Espagne : l’exception économique et diplomatique européenne
22m 35s
L'Espagne se distingue comme une exception économique et diplomatique en Europe. Depuis 2018, le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez affiche une croissance proche de 3 %, portée par une immigration massive (surtout latino-américaine), des réformes du marché du travail et une politique énergétique indépendante qui a évité la hausse des prix due à la guerre en Ukraine. Le salaire minimum a bondi de 61 %, et le pays prévoit de régulariser jusqu'à 500 000 travailleurs sans papiers, une mesure défendue par Sanchez comme un choix d'empathie et de réalisme économique. Sur le plan international, il s'oppose frontalement à Donald Trump, refusant d'augmenter les dépenses militaires de l'OTAN à 5 % du PIB et interdisant l'utilisation de bases espagnoles pour les opérations américaines contre l'Iran, une position partagée par 60 à 70 % des Espagnols. L'Espagne est aussi pionnière dans la lutte contre les féminicides, avec un système intégré depuis 2004. Pourtant, ce tableau idyllique cache un malaise intérieur : les salaires restent bas, le chômage à 10 %, l'accès au logement est devenu une crise majeure, et 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. La croissance n'est pas ressentie dans le quotidien, et Pedro Sanchez, bien que perçu comme un leader courageux à l'étranger, est affaibli en interne par des affaires de corruption et une coalition minoritaire fragile, tandis que l'opposition conservatrice progresse, notamment en vue des élections andalouses de mai 2025.
♪ ♪ ♪ -Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Thomas Baumgartner, il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, direction l'Espagne, l'exception européenne. Depuis 2018, le gouvernement de gauche de Pédre Saint-Chèse mène une politique qui apparaît courolée de succès, une croissance bien au-dessus de la moyenne européenne, une dette publique stabilisée, le selère minimum qui a augmenté de 61 % depuis 2018. Sur le plan international aussi, l'Espagne est à contre courant. Pédre Saint-Chèse n'hésite pas à incarner une forme d'antitrombisme. Il s'oppose au demande du président américain de augmenter le budget espagnol dans l'OTAN et aussi de participer à la guerre au moyenne orient. Et dans un monde occidental qui se crispe face à la question migratoire, l'Espagne se prépare à régulariser 500 000 travailleurs sans papiers. Alors, comment comprendre cette exception espagnole à quoi éduce cette bonne santé économique? Et y a-t-il un modèle espagnol reproductible dans le reste de l'Europe pour répondre à ces questions? J'appelle Isabel Pika, correspondant du monde à Madrid. Espagne l'exception économique et diplomatique européenne, un épisode de "Garance Munehose", réalisation canteinteno. Bonjour Isabel. -Bonjour Thomas. -L'Espagne fait figure d'exception dans une Europe ou la croissance économique stagne. La France a connu une croissance de seulement 0,9 % 2025. Ils sont payés par habitant et sous la moyenne européenne pour la troisième année consécutive. Comment a l'estue la réussite de l'économie espagnol Isabel? -On est fait, l'économie espagnol va très bien puisque la croissance en 2025 a été proche de 3 %. Cette croissance se base essentiellement sur une forte utilisation de l'immigration et c'est le grand Paris de l'économie espagnol. Qui se base aux doutes manières sur des piliers assez classiques. On parle aussi beaucoup de touristes où l'Espagne a train de battre des records sur la construction. Donc le modèle reste assez classique, mais c'est surtout cette croissance migratoire qui est vraiment extrêmement importante. Une immigration essentiellement latino-américaine qui encourage la croissance en Espagne. Ces résultats incroyables vis-à-vis des autres pays européens. Ces résultats incroyables, Isabel, on peut aussi les expliquer par un peu d'histoire d'histoire récente. L'Espagne est en terme de croissance économique et un pays qui revient de loin. -Oui, l'Espagne revient de loin. L'échec de la Bully Mobile Air en 2008 a été extrêmement dur en Espagne. Alice nous le confit. Elle a peur de se retrouver à la rue. Son mari a perdu son empoir, mais il faut rembourser le prêt de la maison, mis le repart moi et la banque ne suit plus. Alors, Alice dépose régulièrement ses bijoux, chez un prêteur sur gase, contre de l'argent. Ces derniers temps, cet établissement ne désempipinent. Aujourd'hui, j'ai apporté ma bague, et mon collier en or, et au moment donné 127 euros seulement. Mais que faire, c'est tellement d'être, j'ai besoin de cet argent. Pourquoi? Pour acheter un manger, si la primaire est la comédia. En 2012, il y avait environ 25 % de chômage. L'une des raisons pour lesquelles il n'y a pas une explosion sociale, c'est parce que la famille a été quand même un moyen pour nombre de la population, pour justement permettre d'accepter des résultats qui, dans d'autres pays, aurait vraiment créé une situation extrêmement difficile. Et à partir de là, l'Espagne a amorcé une croissance qui a permis à l'Espagne de rattraper ce qui avait été un échec absolument terrible, puisqu'on se souvient quand même que l'Espagne, la Grèce, était les mauvais élèves de l'Europe. Et maintenant, on est dans une situation qui est complètement différente. Il y a eu cette remonte d'adéconomie, qu'on en parle, c'est le sujet de notre conversation, Isabelle, pour comprendre les caractéristiques de cette remontée économique de l'Espagne. Car en ce pays-nous a posé quelques questions à l'économiste Cecilia Garcia-Pénie-Alsa, directrice de recherche CNRS et membre de l'école d'économie d'Ex-Marseille et co-autrice d'une tribune sur le sujet dans le monde il y a quelques semaines. Alors l'économie espagnol est devenu un peu le miracle européen depuis la année dernière et un miracle qui est porté sur les cipoles d'une forte croissance de l'encre. Donc pour expliquer la croissance espagnol, il faut regarder plus de ses aspects. Dans 50 textes économiques, comme celle qu'il y en a aujourd'hui, c'est impossible de trouver une politique. Il s'agit des politiques dans les marchés de travail, des politiques d'immigration et de la politique énergétique de l'Espagne. D'un côté l'Espagne était la championne du CDD et finalement on a eu les courage politiques pour changer ses systèmes, augmenter la flexibilité de marchés de travail et en particulier augmenter la flexibilité pour les centréprices en difficulté. Cette politique était accompagnée d'une politique qui a eu beaucoup d'évisibilité à l'étranger qui était l'augmentation du salaire minimum des 60 % tout d'un coup. Cette augmentation a été accompagnée d'une sorprise qui était qui élèfait sur l'emploi à été relativement à la fin de la malgré cette augmentation forte, l'Espagne reste assez compétitive. L'édécie M. Aspect qui a été très important a été l'immigration autour des 44 % des nouveaux emplois créés en 10200, en 10500, en 10500, en 10500, par 10000 grands. Les Troisiens volés qui a été très important a été la politique énergétique. L'Espagne s'est débranchée d'une arché européenne d'électricité et la faissa au bon moment. Par conséquent, l'Espagne a évité la hausse des prix qui est à la guerre en Ukraine. Ça veut dire que l'Espagne est toujours d'uit un pays où l'énergie n'est pas cher et la main ne devre n'est pas cher. Et donc ça, bien sûr, à tir, le Sylvester Sair, choix domestique que étrangeurs. Isabel, ce que disait l'instant, Cecilia Garcia-Péna-Losa, confirme ce que tu nous disais juste avant, le choix d'une immigration assez importante, une clé de cette croissance. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui a été mis en place notamment très récemment sur la regularisation des immigrants? Le gouvernement de Pedro Sanchez vient d'annoncer donc une regularisation massive de 100 papiers. Elle pourrait concerner selon les chiffres gouvernement 500 000 personnes, d'autres organisations chiffrent cette regularisation à 800 000. C'est une manière d'accepter la réalité et d'intégrer toute cette main d'oeuvre qui est aussi là et qui est arrivé la plupart du temps légalement. C'est-à-dire que ça concerne notamment des latinoméricains qui peuvent arriver en Espagne, donc sans visa et qui reste. Donc, il s'écrit finalement à fait accompli que le gouvernement espagnol veut donc régulariser dans de cette politique d'accueil de migrants. Certains disent que nous sommes allés trop loin, que nous allons à contre courant. Mais je voudrais vous demander, depuis quand reconnaître des droits, est-il devenu quelque chose de radical? Depuis quand l'empathie est-elle devenu quelque chose d'exceptionnel? L'espagne est avant tout un pays accueillant et c'est la voix que nous avons choisie. Voilà, on vient d'entendre Pédre Sanches-Chez défendre cette mesure de régularisation. C'était dans une vidéo publiée sur le réseau X, le 30 janvier dernier en Anglais, donc destiné à l'international pour répondre notamment aux critiques d'Elon Musk. Est-ce qu'à l'intérieur de l'Espagne, cette mesure est contestée? Cette décision est contestée un peu par la droite, conteste évidemment par l'extrême droite. Le patronat demandait une régularisation. Les modalités ont été un peu critiquées. Cela concerne les personnes en situation irrégulière, résident en Espagne depuis au moins cinq mois, à la fin de l'année 2025, et ne disposant pas de quasi judiciaire. Donc, on parle quand même de conditions assez large. Donc, pas vraiment, et j'aurais pu être plus sévère selon l'opposition conservatrice, mais c'est, en général, une régularisation qui a été bienvenue, notamment par exemple par l'Église Espagnole, qui continue toujours à avoir un poids assez grand, dans ce cas-là, la vie sociale en Espagne. C'est donc une reconnaissance d'une réalité qui existe. Et puis, en Espagne, si on peut faire la comparaison avec la France, on peut imaginer qu'une telle mesure provoquer une forme de levée de bouclier, politique à plusieurs endroits, il y a aussi desqu'il n'y a pas de modèle de société à priori. Cela se fabrique, cela s'improvise. Oui, absolument. Et ça dépend, ça ne dépend même pas, des partis politiques. Ça dépend aussi de la situation des régions. Par exemple, à Madrid, nous avons la présidente de la région de Madrid, et conservatrice, voire ultra conservatrice, et elle a fait de l'immigration un à tout électoral. Elle a, par exemple, transformée, elle a fait national, qui est le 12 octobre en Espagne, donc en principe, la découverte de l'Amérique par Christophe Colon, comme une sorte de grande fête de l'Espagne d'Ade, de l'Espanyter.
pour créer et encourager l'intégration des latinoméricains, notamment Amadrid. Une intégration facilité aussi par le fait que les immigrés latino-américains partagent la même langue et une culture souvent proche de ces espagnols. Il y a encore un autre aspect de cette immigration. C'est le fait que pendant longtemps, l'Espagne était plutôt un pays dont on partait. - Jusqu'à la fin des années 60, l'Espagne était une terre de migrants. C'est un souvenir relativement récent. Et je pense que ça fait aussi partie du fait justement que les espagnols puissent accepter une immigration dans leur propre pays parce que nombre de parents ou de grands parents se souviennent du fait qu'ils ont eux-mêmes du partir pour des raisons économiques et ou politiques de l'Espagne. - Il y a une question annexe qui n'est pas économique au sens strict, mais que je voudrais poser ici des mesures draconiennes ou étaient prises contre les féministes dans l'Espagne. C'est aussi un des éléments actuelles de cette espagne qui va bien qui fait l'objet de notre conversation. Est-ce que tu peux nous en parler? - Oui, l'Espagne fait figure de modèle en ce qui concerne la lutte contre les violences de genre et contre les féministes. Surtout à partir de la loi de 2004, qui est adoptée par le gouvernement socialiste de Rosellouïse, je vous dirais, sa pâté-là, et qui a bénéficié d'un large consensus politique. Et à l'origine de cette loi, il y a eu une sorte de choc nationale avec certains cas de féministes-ci, dans particulier celui de Ana Oranté. Ana Oranté, 1997, est une espagnelle de 60 ans qui témoigne à la télévision publique de décennies de violences conjugales infligées par son ex-Marie, et qui est assassinée très jour plus tard par celui-ci et qui l'abroule vive dans la cour de l'Ordomici Lagronade. Alors, il y a vraiment eu un choc du situation qui existait au sein de la société espagnole et qui a donc à partir de là créé tout un débat et tout une démarche pour assurer que des mesures soient vraiment prises contre ce genre de violences. Et depuis, il y a tout un système qui a été mis en place de juge spécialisé, de tribunaux spécialisés, de procédures urgentes, qui s'occupe de la victime, non seulement d'un point de vue légal, mais également social, et qui aide à l'intégration des enfants, et qui aide à toutes sortes de choses pour que au moins le système puisse accompagner la victime depuis le début et l'espoigne est donc un modèle dans ce genre de chose. On a évoqué les questions économiques et certaines questions sociétales et aussi le positionnement diplomatique de l'espoigne qui entre dans le schéma de l'exception espagnole face à un Donald Trump imprévisible qui plonge le monde dans le chaos. Il y a peu de chef d'État qui ont osé élever la voix, mais Pedro Sanchez, le chef de gouvernement espagnol, lui, le fait, on l'écoute, le quatre mars dernier, peu après le début de la guerre déclenché par les États-Unis en Iran. Premièrement, non à la violation du droit international qui nous protège tous, en particulier les plus démunis, la population civile. Deuxièmement, non à l'idée que le monde ne peut résoudre sa problème que par les confrits et les bombes. Et enfin, non à la répétition des erreurs du passé, en résumé, la position du gouvernement espagnol peut s'éresumer en quatre mots, non à la guerre. Isabel, c'est une opposition frontale à Donald Trump qu'on entend dans la bouge de Pedro Sanchez. C'est une opposition frontale, qu'oppose donc Pedro Sanchez. Après les critiques du président américain Donald Trump, qu'il avait reproché de me voir refuser l'utilisation des bases militaires conjointes entre l'Espagne et les États-Unis en Nondalousie pour les opérations contre l'Iran, c'est une position qui est largement partagée par les espagnols. Il y a eu quelques récents sondages qui disent entre 60 et 70 % des espagnols sont d'accord avec la position de Pedro Sanchez. Et c'est aussi pour le premier ministre Socialiste, une décision qui est prise dans la ligne de celles prises par Roselylouz au Dresse-Inpatelot. Donc son prédécesseur socialiste il y a 20 ans en 2004, 22 ans, contre la guerre en Irak, où l'Espagne avait participé lorsque le président conservateur José Maria Asnard était au pouvoir et qui était une guerre extrêmement populaire en Espagne. C'est pas la première fois que Pedro Sanchez prend une position sur laissée internationale qui en fait une exception au sein de l'Europe. En effet, Sanchez a été l'un des premiers ou l'un des seuls dirigeant au sein de l'Europe qui a parlé de génocide en ce qui concerne Gaza également une position qui est largement partagée par les espagnols, qui sont traditionnellement propales et stignes pour toutes sortes de raisons historiques. Cette décision a été pour lui en prologgement naturel de la politité extérieure espagnol. Il n'y a pas vraiment eu de rupture comme il y a eu dans le cas de ce nom à la guerre qui a été vraiment très très fort et qui a un peu surpris d'ailleurs au début l'opinion espagnol mais qui est donc largement partagé. Alors il se trouve que Donald Trump a souhaité ces derniers temps que les pays membres de l'OTAN consacrent 5% de leur PIB à la défense, d'ici à 2030, ça reste un débat. Et bien, Pedro Sanchez refuse lui de se conformer à cet objectif, ce qu'il lui a valu, cette déclaration du président américain, c'était le 3 mars dernier. Certains pays européens, comme l'Espagne, ont été terrible. Tout a commencé lorsque tous les pays européens à mademande ont versé 5% ce qu'ils devaient faire et tout le monde était enthousiaste, l'Allemagne, tout le monde. Mais l'Espagne ne l'a pas fait et maintenant l'Espagne a déclaré que nous ne pouvions pas utiliser ces bases. Nous allons donc couper tous nos échanges commerciaux avec l'Espagne, nous ne voulons plus rien d'avoir à faire avec l'Espagne. - Isabelle, on vient d'entendre donc Donald Trump, critiquez le gouvernement espagnol et menacit de couper tous les échanges commerciaux avec le pays. C'est le 3 mars, donc il fait référence comme tu le faisais au base de ROTA et de Moron, qui sont espagnols que les États-Unis utilisés habituellement et donc la ce n'est plus possible. Est-ce que l'Espagne peut craindre des représas et américaines avec des conséquences sur son économie? - En principe non, puisqu'on ne peut pas prendre de représas et commerciale contre un pays au sein de l'Union européenne. Donc il faudrait que ça soit contre l'Union européenne en général. Il n'y a pour l'instant pas eu de retomber direct ni de conséquence après ce déclaration. Trump avait déjà beaucoup critiqué donc la décision prise par l'Espagne en juin dernier de ne pas vouloir souscrire à ce 5 % au sein de l'OTAN. Parce que à ce moment-là le gouvernement espagnol avait dit que ses priorités étaient autres, notamment des priorités sociales et qu'il n'allait pas dépenser autant d'argent dans des dépenses militaires. Pour l'instant, il n'y a pas vraiment des faits à ce qu'il dit Trump. - Depuis le début de cet épisode on fait un portrait très élogieux de l'Espagne, mais j'imagine que tout n'est quand même pas rose dans le pays. Est-ce que cette belle vitrine de la croissance économique des mesures sociales et du positionnement anti-Trump et ressenti comme quelque chose de positif à l'intérieur du pays? - Les Espagnols ont l'impression que toutes ces données macroéconomiques ne se reflètent pas vraiment dans leurs quotidiens. Donc il y a en effet cette croissance d'un peu plus de 3 % mais elle n'est pas ressenti dans les salaires. Alors il est vrai que le salaire minimum a été augmenté de 61 % mais il reste aux environs de 1 300 euros. Il y a un reste très inférieur aux autres salaires européens. Il y a un pourcentage de chômage qui reste toujours très élevé aux environs de 10 % ce qui est quand même toujours une des grandes fragilités de l'Espagne. Les salaires sont assez bas. Il y a une grande préoccupation en ce qui concerne l'accès aux logements. C'est l'acc préoccupation des Espagnols en ce moment. Tous les sondages le disent dans toutes les régions. Les Espagnols ne n'arrivent pas à pouvoir se loger ni acheter à logement. Donc ça c'est quelque chose qui est vraiment très fortement ressenti au sein de la population. Et c'est vrai qu'il y a aussi d'autres chiffres qui sont toujours là donc 25 % de la population exposée au risque de pauvreté. C'est un chiffre qui reste du tout mal même depuis ces dernières années. Ce qui démontre aussi que cette croissance n'est pas partagée parmi tous les Espagnols. Et donc il y a ce ressenti que aux quotidiens vente l'Espagne comme modèle mais les Espagnols ne le sentent pas vraiment. Il y a aussi, il faut qu'un m'ajouter une grande part d'économie souterraine qui reste toujours à ces présents en Espagne. Même si cela s'est beaucoup pas m'y luré, il y a eu des énormes efforts pour justement combattre l'économie souterraine. Mais je pense aussi que s'il n'y a pas une plus grande explosion sociale, c'est en grande partie à cause de ça. Parce que les Espagnols arrivent à trouver des revenus autres par. Il y a donc ce ressenti, il y a un certain malaise en ce qui concerne le fait que les fruits de cette croissance ne sont pas largement partagés. On entend donc le décalage entre l'image extérieure de l'Espagne qui apparaît parfois comme un modèle et le ressenti intérieur par rapport à cette question. Est-ce qu'il y a le même décalage vis-à-vis de Pedro Sanchez lui-même sachant au passage qu'une partie de son entourage proche est toujours lui-même en cause dans plusieurs affaires de corruption, dont sa propre femme des Gognagomais, qui a été inculpée à l'Ami-Averile, est-ce qu'elle a donc ce décalage? Oui, il y a un décalage entre l'image qui est perçu de Pedro Sanchez à l'extérieur, donc ce leader courageux qui aus dire non à Trump, qui aus parlé de génocide à Gaza et un premier ministre socialiste qui est au pouvoir depuis novembre 2023.
avec en minorité, avec une coalition très fragile, qui est devenu un peu plus fragile depuis au top de 2025, où les nationalistes conservateurs catalans ont décidé de ne plus soutenir Pedro Sanchez. Et donc, quelqu'un qui lutte pour rester au pouvoir fasse à des conservateurs qui, même s'ils n'arrivent pas vraiment à avoir une opposition efficace contre Sanchez, ont gagné des élections régionales récentes, et qui, en principe, devraient également remporter les prochaines élections régionales en Andalousie le 17 mai, l'Andalousie, ancien bastion de la gauche, qui a longtemps été socialiste, la région la plus peuplée d'espagne. Donc, c'est vraiment, on peut dire, un test de la popularité ou du manque de popularité de Pedro Sanchez, qui, pour l'instant, continue à être en difficulté. -Isabelle, les prochaines élections législatives tu tiendront en 2027, donc en Espagne, est-ce que tu penses que Pedro Sanchez peut tenir jusque là? -Pédros Sanchez, c'est quelqu'un qui a une tenacité extraordinaire. Même ses adversaires le reconnaissent, il y a vu des rumeurs cette année, comme quoi, il pourrait convoquer des élections législatives avant la fin de l'année, du fait justement de tous les scandales qui ont touché ces proches collaborateurs. Je pense que maintenant, avec cette position du nom à la guerre, il lui a adrôdonné une certaine popularité au sens essentiellement de son électorat, il va tout faire pour rester jusqu'à la fin de son mandat et, comme il a même de fois répété, se représenter aux élections. -Merci Isabel. -Merci, Thomas. -Et vous pouvez retrouver tous les reportages, les analyses et des cryptages d'Isabel Piquert sur notre site le monde.fr, à la rubrique Espagne. Lors du monde, c'est votre podcast d'information du Lundi, pour vous aider à comprendre les enjeux de l'actualité et vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter et toutes les équipes vous en remercie. Et puisque vous êtes là un mot sur un autre podcast du monde, une série diffusée en ce moment, la saison 5 de nos futurs. Vient de sortir nos futurs, NOS. Futur, c'est un podcast qui s'intéresse à ce qui préoccupe les jeunes générations, orientations et education des enfants, précarités étudiantes, de la métier et retrouver les témoignages de nos futurs sur le monde.fr et sur toutes les pâteformes. Pour ma part, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode de l'heure du monde. Bonne journée à vous.
Podcast Summary
Key Points:
L'Espagne connaît une croissance économique exceptionnelle (près de 3 % en 2025), bien au-dessus de la moyenne européenne, grâce notamment à une immigration massive et à des réformes du marché du travail.
Le gouvernement de Pedro Sanchez mène une politique sociale et diplomatique singulière : augmentation du salaire minimum de 61 % depuis 2018, régularisation de 500 000 travailleurs sans papiers, et opposition frontale à Donald Trump sur l'OTAN et la guerre au Moyen-Orient.
Malgré ces succès macroéconomiques, les Espagnols ressentent un décalage
L'Espagne est aussi un modèle dans la lutte contre les féminicides, avec un système judiciaire et social spécialisé depuis 2004, issu d'un choc national après le meurtre d'Ana Oranté.
Pedro Sanchez est fragilisé en interne par des affaires de corruption et une coalition minoritaire instable, tandis que l'opposition conservatrice gagne du terrain, notamment en Andalousie.
Summary:
L'Espagne se distingue comme une exception économique et diplomatique en Europe. Depuis 2018, le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez affiche une croissance proche de 3 %, portée par une immigration massive (surtout latino-américaine), des réformes du marché du travail et une politique énergétique indépendante qui a évité la hausse des prix due à la guerre en Ukraine. Le salaire minimum a bondi de 61 %, et le pays prévoit de régulariser jusqu'à 500 000 travailleurs sans papiers, une mesure défendue par Sanchez comme un choix d'empathie et de réalisme économique.
Sur le plan international, il s'oppose frontalement à Donald Trump, refusant d'augmenter les dépenses militaires de l'OTAN à 5 % du PIB et interdisant l'utilisation de bases espagnoles pour les opérations américaines contre l'Iran, une position partagée par 60 à 70 % des Espagnols. L'Espagne est aussi pionnière dans la lutte contre les féminicides, avec un système intégré depuis 2004. Pourtant, ce tableau idyllique cache un malaise intérieur : les salaires restent bas, le chômage à 10 %, l'accès au logement est devenu une crise majeure, et 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.
La croissance n'est pas ressentie dans le quotidien, et Pedro Sanchez, bien que perçu comme un leader courageux à l'étranger, est affaibli en interne par des affaires de corruption et une coalition minoritaire fragile, tandis que l'opposition conservatrice progresse, notamment en vue des élections andalouses de mai 2025.
FAQs
La croissance repose sur une forte immigration, surtout latino-américaine, un tourisme record, la construction, et des réformes du marché du travail avec une hausse du salaire minimum de 60 %.
L'Espagne s'est déconnectée du marché européen de l'électricité au bon moment, ce qui a maintenu des prix de l'énergie bas et attiré des investissements.
Le gouvernement de Pedro Sanchez a annoncé une régularisation massive de 500 000 à 800 000 travailleurs sans papiers, visant à intégrer la main-d'œuvre latino-américaine déjà présente.
Depuis la loi de 2004, l'Espagne a mis en place des juges et tribunaux spécialisés, des procédures urgentes, et un accompagnement social global pour les victimes.
Sanchez refuse d'augmenter le budget de l'OTAN à 5 % du PIB et a interdit l'utilisation des bases militaires espagnoles pour les opérations américaines contre l'Iran.
Les salaires restent bas (environ 1 300 euros pour le salaire minimum), le chômage est à 10 %, l'accès au logement est difficile, et 25 % de la population est exposée au risque de pauvreté.
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