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Épisode 83 : Pauline Vicard, comment tomber dans la marmite avant 40 ans ?

72m 17s

Épisode 83 : Pauline Vicard, comment tomber dans la marmite avant 40 ans ?

Cette transcription présente une discussion entre Romain Becker et Pauline Vicar, directrice du Singtank, à propos de l’étude « Engaging the Next Generation » sur les consommateurs de grands vins de moins de 40 ans. L’étude, menée à Londres, Paris, New York, Shanghai, Hong Kong et Singapour, explore comment ces jeunes consommateurs entrent en contact avec les vins haut de gamme et ce qui les pousse à devenir des collectionneurs. Un enseignement majeur est la différence entre un acheteur et un collectionneur : grâce à des neurosciences, on découvre que le collectionneur active son circuit de dopamine lors de la quête (recherche, chasse) et non lors de l’achat final. Cela explique pourquoi il achète souvent trop, et nécessite un marché secondaire pour revendre les surplus. La transmission familiale, autrefois essentielle, a largement perdu de son importance ; aujourd’hui, d’autres contextes et groupes sociaux jouent ce rôle. Les collectionneurs sont attirés par la rareté, la complexité et l’effort d’apprentissage, à l’image d’un jeu vidéo stimulant. La valorisation de leur collection leur permet de rationaliser leurs dépenses excessives. Pauline Vicar souligne que cette niche de consommateurs ne répond pas aux mêmes règles que le grand public, et qu’il faut s’adresser à eux de manière spécifique, en jouant sur des éditions limitées, des collaborations artistiques ou des assemblages uniques.

Transcription

14632 Words, 81258 Characters

French
pour quelqu'un qui a grandi à boire que du pétrus de la Romane Conti et du Christophe Rougier. La première fois que tu bois un 20 à 6€ parce que tu commences ton université, tu te rends compte, je sais pas si ça leur a fait une émotion pour répondre à ta question. C'est pas forcément une émotion dont on entend nous le truc, je réalise que je t'ai porté par les dieux et tu vois. Ça va transporter. C'est plutôt une réalisation de tiens. En fait, je me rendais pas compte à quel point c'était spécial. C'est surtout ça. Le vin, le jaja, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermeté. Et parce que vous émoyez mon passionnément, je vous propose de découvrir les secrets d'un bon vin. Parc où on ressemble le vignoble à la rencontre de vignorones et vignorons valeurs et engagés pour des discussions autant couleurs. Nous voyagerons à travers les régions, les sépages, les sabars faire, et les belles histoires du monde dur. Je suis Romain Becker et je vous souhaite la bienvenue dans le bon grain de livresse. Mesdames et messieurs, c'est le grand retour de Pauline Vicar. Il faut dire que le premier épisage avec elle a été un grand succès. Vous avez été nombreuses et nombreux à me dire tout le bien que vous en pensiez. Alors voilà, je remets le couvert à l'occasion du nouvelle publication du Singtank à Rényc Lebal que Pauline dirige. Pour ce nouveau rapport, présenté à Wayne Paris en février 2016, Pauline et ses équipes se sont intéressés au consommateur de grand vin de moins de 40 ans. Quelle parcours les a amenés à devenir des collectionneurs. Quelles sont les déterminants qui font de vous, un ou une mort du, au point de dépenser les sommes folles pour garner votre cave. Une recherche menée sur trois continents, régionseignement et de surprise que Pauline vous présente tout de suite. Pauline Vicar, bon soir. Bonsoir Romain Becker. C'est la première fois que je dis bonsoir, mais là on enregistre un petit peu tard. On se rencontre à l'occasion de Wayne Paris. Donc on est à Paris tous les deux. Je te remercie de ma corde et du temps à nouveau. On se voit aujourd'hui et donc les auditeurs et auditeres les plus fidèles ont déjà reconnu ta voix. Et tu me fais le plaisir de revenir à ce micro pour un nouveau travail que vous avez produit avec les équipes d'Araigny et que t'as présenté ce matin lors du premier jour de Wayne Paris. Ce travail s'appelle Engaging the Next Generation. How consumers and their forte embrace fine wine. Donc, difficile de faire plus d'actualité. Je pense que là tu tapes en plein dans le mille. Est-ce que tu peux nous expliquer qu'est-ce qui a présidé à cette étude? Qu'est-ce qui vous a amené à traiter ce sujet? Merci pour la question. Par exemple, pour ma voix qui est un petit peu erreillé aussi. On a parlé toute la journée. Écoute cette étude, elle est née en fait dans le contexte actuel ou comme tu le sais. On parlait énormément de la déconsomation et des jeunes consommateurs qui se détournaient du vin qui sont plus intéressés par le vin, etc. Et nous, comme on se spécialise sur la niche particulière des grands vins, des fine wine ou peut-être plus simplement des vins un peu plus chers que les autres. Et que le marché du luxe a des niche qui fonctionnent très bien. On nous a beaucoup demandé, mais est-ce que cette déconsomation, elle est la même pour les grands vins? Est-ce qu'en fait, les jeunes consommateurs d'aujourd'hui, boivent moins qu'avant finalement. Est-ce que c'est pareil pour nous que pour le reste du sigme du vin? Et c'est une question qui a un petit peu difficile à répondre tout simplement parce que la notion de fine wine n'allait pas forcément définie. Donc par extension, le consommateur de fine wine n'a pas un échantillon représentatif de ce que c'est qu'on peut suivre et donc on peut analyser ce type de changement quantitatif. Il faudrait le faire en interne chez les marchands ou chez les marchands, pour voir un petit peu si ils arrivent eux à tracer leur données. Parce que tu serais vraiment très étonnés du nombre de marchands qui ne demandent même pas d'être de naissance de leurs clients. Donc en fait, ils ne savent même pas si ils ont des jeunes clients dans leurs bases des données. Et donc du coup, on a pris un peu la problématique à l'envers. C'est-à-dire qu'on s'est dit finalement qu'on boive moins ou pas, c'est peut-être pas la question la plus importante. La question la plus importante, c'est ceux qui boivent aujourd'hui, en fait pourquoi ils boivent, pourquoi ils s'intéressent à cette catégorie. Et donc du coup, on a posé la question en deux temps. La première, c'est où et comment ils arrivent à être mis en contact avec les grands vins, avec les fine wine, et surtout la question du où, c'est où cet endroit le lieu le contexte. Et à partir de ce moment-là, est-ce qu'on ne peut pas essayer de déterminer les patterns, les grands mouvements, les grandes dessins et les grandes conditions qu'elles soient réunies pour continuer à les garder dans la catégorie et faire qu'ils deviennent des consommateurs engagés voire des collectionneurs. Parce que c'est aussi un petit peu essayer de faire la nuance entre les deux. Ce que t'appelle collectionneur, je suis pour préciser, parce que c'est pas forcément un mot qu'on utilise souvent en français, mais toi tu viens à Londres et c'est un mot qui est très courant. On dégine par collectionneur les gens qui, en fait, se constituent une cave à chètes des vins, les fonds vieillir. Est-ce que c'est ça avec un demandes de finition? Oui, non, en fait, c'est un des grandes choses qu'on a démontré avec l'étude parce qu'on a fait beaucoup de travail cette notion de collectionneur, elle est très intéressante. Parce que tout le monde est, pour te donner un peu de. Parce que cette question, elle est au coeur de l'étude. Pour te donner un petit peu de contexte, c'est une étude qu'on a fait du coup sur Londres, Paris, New York, Shanghai, Hong Kong et Singapore. Parce qu'on voulait pouvoir comparer l'est, l'ouest, le fait que il y a des cultures qui soient très développées et d'autres qui sont un peu plus récentes quand il s'agit de la consommation des grands vins. Il y a plein de choses qu'on voulait pouvoir faire en comparaison. Et cette notion de quand tu demandes aux gens de ce, notamment d'entretien de qu'est-ce que c'est un collectionneur pour eux, elle va avoir une nuance assez culturelle et la France, comme d'habitude, à toujours une compréhension encore plus particulière que les autres marchés. Et j'allais dire, même en France, cette notion de collectionneur est presque négatif parfois. Il y a beaucoup de gens qui se défendent et qui ne veulent pas être définis comme collectionneur alors que clairement, surtout quand nous tu suive notre définition, ils le sont dans tous les sens parce que pour eux, un collectionneur, c'est quelqu'un qui a qui a des bouteilles sans jamais les toucher et qui les regardent. Il y a quelque chose de très passif en France. Et donc encore une fois, la France sur cette question-là est le marché qui a le plus. qui a été le plus déferencié des autres. Mais juste pour devenir un petit peu au début, tu me demandais un peu la génèse du projet. Et d'essayer, si on arrive à déterminer ça, si on arrive à déterminer les grandes étapes des parcours de consommateurs, après on va pouvoir appuyer au point qui sont importants. Une fois qu'on a compris ça, quelque soit l'état de la consommation aujourd'hui, on va pouvoir se servir de celles leviers pour accélérer, continuer, etc. Et donc on arrive à un tas questions à le porte directement sur un des principaux enseignements qu'on a retiré de l'étude. C'est la différence entre un collectionneur et un acheteur. Il y avait une slide de ce matin dans la présentation qui était Collectors, Arnott Byers. Exactement. Et ce n'est pas juste une question de cémontique. Et ce n'est pas juste une question de self-définition. En fait, ce qu'on a compris avec. On faisait le travail avec une équipe de neuroscientifiques basés aux Etats-Unis, qui en fait le collectionneur que ce soit devant ou de tout, jusqu'à assez récemment, on pensait que c'était des gens qui devaient remplir un vide. Ils leur manquaient quelque chose dans leur vie donc ils le comblaient avec des objets. C'était la psychologie, la psychanalyse, jusqu'à assez récemment, parce que jusqu'à ce qu'on puisse utiliser les IRM pour arriver à analyser ce que je vais savoir. Et une fois qu'on a pu m'aider ça, ce qu'on sait a perçu, c'est que les collectionneurs y collectionnent parce que ça la rapporte de la joie. Et comment on le sait? C'est parce qu'un collectionneur, et ça, c'est nous la définition, la définition qu'on retient qui est importante pour nous en tant. Pour comprendre les différentes comportements de consommation. Un consommateur, c'est quelqu'un dont le cerveau fonctionne différemment, car un acheteur. C'est la grande différence entre un acheteur et un collectionneur. Et la différence, elle va se faire au niveau du circuit de dopamine, notamment, et aussi recueil de récompense le reward de système en anglais. Et quand tu regardes un collectionneur, son circuit de dopamine s'active au moment de la recherche. C'est tout ce qui va mener ce qu'on appelle le chase en anglais, tout ce qui va mener à cette acquisition, tous les étapes préalables à la acquisition. C'est là où il va revoir la quête. C'est ce moment-là où le chote de dopamine sont les plus importants. Et à partir du moment où tu acquières le produit que tu désirais, ta dopamine elle redécent. Et en fait, ça explique très vite ce que tous les gens qui travaillent avec les collectionneurs connaissent de façon empirique depuis très longtemps. C'est qu'un collectionneur est l'achete trop. Il a un comportement qui est pas rationnel par rapport à ces achats. Et une des raisons qui explique ça, c'est ce chote de dopamine. C'est-à-dire que le plaisir que tu ressens, l'excitation, le jeu, y vient dans cette quête. Et du coup, un collectionneur notamment de vin, une de ses définitions, c'est qu'il va toujours trop acheter. Et une des conséquences du collectionneur ne peut pas être séparé du marché secondaire, parce qu'on va acheter trop, un moment, il va lui falloir une porte de sortie. Et pas parce qu'il va vouloir faire de l'argent avec ses bouteilles, c'est en point de reparlé, c'est intéressant, mais c'est pas forcément ça. C'est parce que la première spécificité d'un collectionneur, c'est qu'il achète trop puisqu'il est en chase de dopamine, en fait, finalement. Et ça, c'est quelque chose qui est différent dans Bayer. Donc finalement, le côté jaciaire des bouteilles pour les regarder ou pour les boire, ça n'a pas vraiment d'importance. C'est est-ce que, entre guillemets à un moment, ce qu'on a compris, c'est qu'on a toute cette prédisposition à collectionner au niveau de notre système génétique. Mais que pour 30 % à peu près de la population, il va y avoir un switch, on va appuyer sur le bouton. Et un jour, tu vas devenir collectionnaire et ton cerveau va se mettre à fonctionner différemment. Une fois que tu es câblée comme ça, tu le restes un peu toute ta vie. Et ce qui est intéressant de comprendre dans ce qu'on fait, c'est que ce qui crée la condition pour appuyer sur le bouton, c'est des conditions environnementales. Les collectionneurs, les collectionneurs produisent des collectionneurs. Enfin, en fait, c'est l'environnement autour de qui va faciliter ce switch au niveau de ton cerveau. Du coup, une fois qu'on nous en a compris ça, on sait beaucoup interroger sur quels sont les conditions environnementales pour produire des collectionneurs. Donc là, il y a deux sujets importants. Je voudrais qu'on les traite l'un après l'autre. Le premier, c'est un enjeu de rareté qui est super important. Si t'invain qu'est extrêmement disponible, finalement, c'est pas un vin qui va exciter et beaucoup les collectionneurs. Oui. C'est un enjeu de complexité. Parce que c'est là où il faut comprendre et c'est très important et c'est contre intuitif par rapport à ce qu'on entend sur le monde du vent en général, où il faut simplifier le vent, il faut que ce soit accessible. Je suis d'accord pour plein de catégories. Pour cette niche là, c'est la complexité qui les intéresse. Cette niche qui est prête à dépenser des sommes très importantes. Oui. Alors, investir des ressources. Parce que en fait, tu as investi des ressources financières, mais surtout investir beaucoup de temps aussi. Parce que tu vas investir du temps pour te renseigner pour conspire Theresaau d'Axèfe. On peut reparler tout ça. Mais c'est un investissement énorme de ressources que ce soit du temps ou de l'argent. Et c'est aussi pour ça pour faire le lien tout à l'heure quand je suis. On a parlé très rapidement de la valorisation d'une collection. Un collectionneur, il n'a pas forcément un comportement qui peut être qualifié de rationnel au niveau de son achet. Il y a ché de pas parce qu'il a besoin. Ça rannable. Et au contraire, c'est cette course à la dopamine au plaisir. Quoi finalement, c'est une joie pour lui. Une des façons de rationaliser ce comportement-là, c'est quand il voit sa collection augmenter en valeur. Parce que c'est acceptable. Et finalement, je fais des bons choix, je gère comme il faut, parce que ma collection prend la valeur. Donc, une des pires choses que tu peux faire pour un collectionneur, c'est de lui envoyer. C'est de lui démontrer qui la fait des erreurs parce que son le vin qui la choisit d'acheter c'est des pressions en valeur. Pas parce qu'il est là pour l'investissement et parce que du coup, il perd l'argent, il n'est pas content. Ça peut rentrer en ligne de compte. Mais surtout parce qu'en fait, tu lui enlèves cette rationnalisation de ton comportement. Tu me dis "En plus de dépenser beaucoup de temps et d'argent, tu prends pas les bonnes décisions". Donc, c'est le toucher dans ce qu'il motive. Et pour revenir sur ce que tu disais sur la complexité, il faut vraiment, une fois que t'accompri ça et une fois que t'accompriques, c'est un jeu. Tu peux faire, moi, je fais beaucoup l'analyse avec les jeux vidéo parce que je trouve que ça marche énormément si il y a des gens qui sont gémeurs autour de vous. Intérès, c'est vous, à l'abxicologie du gaming parce que c'est super intéressant. C'est comment tu gères cette progression et ce voyage. Et si le jeu est trop simple, ça ne t'intéresse pas. Il faut qu'il soit compliqué, il faut qu'il te demande de t'y investir et d'acquérir certaines compétences pour y arriver. Mais il ne faut pas qu'il soit au pack. Il faut que tu puisses comprendre les règles du jeu. Et la complexité et l'opacité, c'est pas la même chose. Et donc du coup, oui, si un avain est trop simple, si il est trop visible, si il est trop facile à acheter, il n'a pas vraiment d'intérêt. Il ne va pas rentrer. C'est pas pour autant qu'il ne va pas l'acheter le boire dimanche prochain. Mais c'est pas quelque chose qui va rentrer dans leur schéma de collection. Ça les intéresse pas. Sur ce côté-là. Est-ce que tu as des exemples de vins en particulier ou de domaines en particulier qui ont déjà senti compris ça et qui jouent très bien avec ces règles? Non. Alors moi, j'en ai peut-être un qui lui me vient en tête. Sur la progression, tu veux dire, sur le côté différents niveaux de progression, etc. Ou qui ont différents niveaux de complexité qui permettent de rendre le vin très excitant de la raquette. Tu pensais à qui, alors toi du coup? Je pensais à l'accuever "Grenge Chappelle". Ah, ok. Parce que. Bien, il y a un niveau de complexité de production pas. Pour moi, c'est un collection de rends effectivement. C'est à une complexité dans la production. C'est pas quelque chose qui est très facile à faire, qui est même très compliqué à faire, en collaboration par exemple entre j'abouler sur l'air mitage et Penfold en Australie. Il met ensemble l'heure "Sira", donc de l'air mitage et de la grosse cuvée de Penfold qui est "Grenge", et ils font un assemblage et donc c'est "Grenge Chappelle" de l'air mitage. Donc ça, c'est effectivement, pour moi, ça ressemble beaucoup à un vin de collection. Mais c'est un truc unique, c'est un truc à une valeur, je crois, qui font 3000 bouteilles. Je sais même pas. il faut le faire un petit quantité. Oui, c'est ce genre de truc, effectivement, c'est un collectible édition. Donc, perignon, le fait chaque année quand il fait sa collaboration avec les artistes et qu'ils ont. Dans certains côtés, je peux dire que Mouton le fait chaque année aussi avec ses étiquettes qui sont différentes, chaque année, qui rajoute un côté unique à cette pièce-là et un côté encore plus recherché. Parce que tu vas avoir, même, dans le. tu peux avoir aussi. tu peux rentrer dans les détails, dans les collectionneurs, mais t'as différents encore sous comportements, mais t'en as pour lesquels la collection est verticale et l'autre est horizontal. Donc, ils vont vouloir avoir absolument toutes les références de tous les milésimes. Il faut que ce soit complet. Il y en a pour qui, c'est absolument pas d'importance. Il faut que ce soit au grès de ce qu'ils aiment et que ça reflète leur personnalité. Tu vas avoir plein de comportements. Mais ce qui est pour moi important et ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte de ça, c'est qu'en fait, on a affaire à. Quand il s'agit des collectionneurs, on a affaire à une niche de consommateurs qui ne répond pas au même règles que les autres. Et qui du coup, tu vas devoir t'y adresser de façon. de façon différente. Et que dans les. enfin après, je sais pas. moi, je vais te laisser. - Pous aider. te questions, sinon, je vais partir dans un monologue de "Una Realme" mais. - Voilà. - L'autre sujet que t'as commencé à aborder et qui m'a pas mal marqué, moi ce matin pendant la conférence, c'est la transmission. - Oui. - Et notamment, tu as expliqué que. la transmission familiale, c'est largement perdu. Ça étonnera, je pense, pas forcément certains auditeurs et auditrices, mais que ce mécanisme, il est aujourd'hui ailleurs. Et qu'il existe toujours, mais qu'il est dans des lieux et avec des groupes différents. Est-ce que j'ai bien compris. - Alors. - C'est un truc ce matin. - Oui, je suis tout le temps dans la nuance, il n'y a pas de. Mais en fait, du coup, un des deuxièmes apprentissages de cet étude, c'est que. on a voulu savoir, encore une fois, la première étape, c'est "O" et comment. le consommateur qui a moins de 40 ans aujourd'hui et qui achète ça, on l'a pas dit par non, on a l'évite sur la méthodologie, mais c'est important. Pour cette étude, on a déterminé. Donc encore une fois, on avait 6 marchés qui sont des marchés villes, qui sont pas des marchés de pays, et pour lesquels on a déterminé le grand vin ou le fine wine avec une notion de prix. On ne fonctionne pas forcément tout le temps comme ça à Rénie, mais quand on fait du cantillon, on met une notion de prix, il y avait une méthodologie pour déterminer les prix, mais pour te donner une idée sur le marché anglais, on était à 50 livres en prix consommateurs. - 50 livres plus. - Et plus à partir de 50 livres, 50 livres, c'est dépris plancher. Et en France, on était à 65 euros, on était à 75 dollars, et après, je crois que c'était 120 dollars de sang à pour, 800 RMB en Chine, et en contre, je me souviens plus j'ai un trou. Mais ce qu'on a fait, c'est pas des équivalences de devise. On a fait toute une méthodologie pour essayer de comprendre pour un même vin donné. Combien le consommateur doit payer pour avoir accès au même vin. En fait, on a fini qu'il va lancer la partie du producteur. Et pas simplement une simple traduction de devise. Donc pardon, comme je suis disais la question, c'est ce consommateur de moins de 40 ans dans ses six vines différentes. En fait, c'est quoi le point de départ? C'est quoi le moment qui va le définir, son moment clique, un peu, qui fait qu'il y aura un moment qui va s'intéresser au fagnon. Et l'hypothèse qu'on avait, de départ, d'ailleurs, pour la Petit-Anecdote, on avait six beautesses de départ, de recherche de départ, et on en avait allé dès qu'une seule. Les cinq autres, elles ont soit été réfutées. Controdites, ouais? Ouais, soit on a porté beaucoup de nuances dans la réponse. Et une des hypothèses qu'on avait, c'est qu'il va y avoir un impact important et une différence énorme en fonction du pays départ. C'est-à-dire que. et de ton environnement départ. C'est-à-dire que si tu as du vin dans ton environnement, ou si tu en as pas, ça va impacter ton voyage et ton parcours consommateur. Et en fait, ça c'était faux, parce que les résultats, ils sont valables à travers les six pays, et tout le monde suit les mêmes patterns, en fait, les mêmes mouvements. Et en fait, on ne s'aperçoit que l'intérêt des jeunes consommateurs n'y vient pas du tout à travers la famille. Et le titre qu'on a de ce chapitre, c'est pas la famille, c'est les amis. Et en fait, tu peux faire tout ce que tu veux avant, tu peux avoir des parents qui sont collectionneurs, tu peux avoir du vin tous les dimanche ou pas, parce que ce modèle de transmission familiale, c'est vraiment une image d'épinal qu'on a en France, mais qui correspond pas à la réalité du marché. Et je ne sais même pas si ça a déjà été la réalité quand tu disais ce modèle de transmission serode. En fait, nous voulons t'en parler même avec les consommateurs du marché par exemple. mais même de ceux de Londres qui depuis très longtemps ont des parents qui peuvent aussi consommer du vent. Il y avait du vent dans leur entourage, mais en fait je pense qu'on fantasme le repas du dimanche et du poulet roti et du perre qui parle pendant des heures des tannins et des millésimes de bordeaux. Et les gens disent "y'avait du genre à table", mais une fois que mon père avait ouvert la bouteille, on ne pouvait m'en parler pas en fait. - Mais sans en parler, ça fait partie de ton environnement et de ta culture. - Sauf que ça, ça n'a pas d'impact dans ce qui les a intéressé au grand vent, il faut que leur curiosité, elle soit validée par un père. Et pas un père P-E-R-E, mais P-A-I-R en fait. Il faut que ce soit quelqu'un qui leur ressemble, qui en moment va valider cet intérêt et qui une prise de conscience en interne, tient ça peut être pour moi. Et ce qui est drôle, c'est qu'après du coup ceux qui parfois avaient des perres, parce que c'est toujours le père, en tout cas dans les exemples qu'on a eu, qui était hyper motivé. Ils sont retournés vers le père P-E-R-E, une fois que leur père P-A-I-R leur a fait comprendre que ça pouvait être pour. Mais c'est pas ce qu'il a fait le père avant, en fait. Il faut qu'un moment, il se rend compte que ça peut être pour. Mais par exemple, dans les marchés comme Shanghai, nous on a des gens qui avaient jamais goûté devant avant. Et qu'on des copains qui leur ont dit "batien", tu devrais t'intéresser au vin, ça peut t'intéresser. Et qui dès le lendemain, sont allés signer un cours du WST, ce sont mis à acheter des bouteilles. On a des gens qui ont voyagé en France pour la première fois, on se vu un prix d'étiquette qui se sont dit "mais mon dieu commence à peucouter un prix pareil, une bouteille de vin". En fait, ce qui se passe à ce moment-là, c'est que c'est validé par un père, donc quelqu'un qui te ressemble, qui a ton âge, et que tu dis "tient du coup qui te permette de projeter en disant sa pète aussi pour moi". Et la deuxième chose que ce qui se passe à ce moment-là, c'est que tu vas comprendre que tu comprends pas. Tu vas comprendre que dans l'univers des grands-vains, il y a un truc que tu saisis pas. Qu'est-ce qui fait que ce vin, il n'a pas du tout le même goût que les autres. Par exemple, tu vois, tu as goûté plein de vends dans ta famille, mais tu as jamais goûté un grand vin qui un moment va dire "m'attends". Mais on a eu aussi le phénomène inverse, ça en compte quand on a parlé à des jeunes de famille très aisés qui boivent tous les grands bourgones depuis qu'ils ont dit ans, parce que c'est uniquement ce qui est à chez eux. Ou ces quantités ont commencé l'université, et où là, ils ont goûté des vends normaux, ils se sont dit "ah ouais, ça parle même goût". Du coup, à ce moment-là, c'est cette prise de conscience, il y a quelque chose que j'ai pas compris. Ça peut fous l'art le coup, ça peut m'intéresser de comprendre. Et en fait, je vais commencer à me intéresser, je vais commencer à regarder. On a mis eu le re-eux-ci après les sources d'influence, quels étaient les premières sources d'influence qu'ils allaient utiliser en fonction des âges. Mais cette curiosité-là, elle est vraiment validaire par les pères. Et si tu veux, c'est pour moi, c'est libérateur parce que ça veut dire qu'on n'est pas prisonnié de la génération d'avant. On n'est pas obligé d'aller dans des marchés où il y a déjà des collections d'avant pour avoir la nouvelle génération de collectionneur. Et on n'est pas obligé d'avoir le repas du dimanche midi avec le poulorotis et le vin pour avoir la génération de consommateurs. Ce qu'on est obligé d'avoir, par contre, c'est une visibilité du vin. Et c'est encore un des seuls endroits où le vin est grand vin ou un objectif commun. C'est, à partir du moment où on verra plus boire les gens boires du vin, que ce soit la thérase d'un restaurant, que ce soit dans un univers de consommation, à partir du moment où le vin va perdre la visibilité, c'est là où on va avoir un problème. Et si on pouvait collectivement insérer des représentations du vin dans des moments d'amitié, on aurait encore plus de chances de jouer là dessus. Mais en gros, toi en tant que marquetteur, tu peux faire tout ce que tu veux pour cette population-là, tant qu'elle a par internalisé cette curiosité et ce dire tiens, ça peut être pour moi. Tu peux faire tout ce que tu veux, c'est un permis à moi. Je voudrais approfondir sur cette question de naissance de la curiosité. Mais avant, je voudrais qu'on fasse un petit apparté. Je voulais poser la question au début, mais on est parti très vite dans le coeur du sujet. J'ai pas su me retenir. C'est sur la méthodologie de travail. Comment est-ce que vous avez travaillé pour obtenir vos résultats? Oui, je pense c'est important la méthodôme, parce que ça te dit aussi si les résultats sont représentatifs ou pas, et dans quelle mesure. Quand on a décidé de mettre en place ce projet, donc une fois qu'on a décidé des questions qu'on voulait traiter et de l'enquon voulait prendre, on a mis en place un réseau de partenaires, en fait, quand on était des partenaires financiers, mais aussi des partenaires pour arriver à réaliser cette étude, qui sont des partenaires privés, qu'on a voulu dès le départ issu de différents points de la chaîne de valeur des grands 20. Et je peux t'expliquer aussi pourquoi il y avait un réseau de monde derrière. On a trois partenaires financiers principaux de cette étude. Le premier, c'est 20 exceptions que vous connaissez peut-être mieux en France. C'est la branche de LVMH, vous avez interviewé Mathieu Julien il y a quelques années, qui est passé dans le podcast. Oui, effectivement, j'avais oublié que c'était une super interview d'ailleurs, j'avais beaucoup eu mes. Mathieu Julien est bien d'exception, qui gère quatre propriétés LVMH qui ne sont pas dans la partie moiténécille, qui sont le domaine des lombards en bourgogne, cheval blanc, hikém et colgine. Quand je viens de s'éder en Californie. En Californie, oui. Cheval blanc et hikém, je n'ai pas dit que c'était abordeau mais voilà. Et puis ensuite, on a Bérie Bressenrod. Là, c'est peut-être un petit peu moins connu de tes auditeurs. C'est le plus vieux marchand britannique de 20, qui sont 325 ans, je crois l'année dernière, et qui sont spécialisés dans les grands 20. Ça fait 325 ans qu'ils traident, comme c'est des britanniques, et à vos quatre coins du monde en développant aussi les structures logistiques, etc. Donc ils ont une vraie expertise sur la commercialisation. Et puis, 678, qui est un private member club, alors aussi, c'est un concept très britannique, mais un club privé d'amateurs de vin pour amateurs de vin. Et donc en fait, où tu viens, tu payes ta même barchie pas l'année et tu peux venir et tu t'es une carte des 20. Tu peux stocker tes 20. C'est un club qui est initialement à Londres. Et qui ouvre des antennes dans plusieurs endroits d'un monde dont bonnes et bordeaux dans les années avenir. Et pour l'instant, il y a Londres, Verbiets, en Suisse, Saint-Gapour, et une petite antennae en Congo aussi. Et en fait, donc on les a choisi à différents pour plusieurs raisons. Et je les remercie infiniment parce qu'ils ont tout de suite accepté aussi le côté collaboratif et le côté de le faire à plusieurs. Et aussi le faire avec ce qui est le cœur d'Arinie, c'est-à-dire le faire pour pouvoir être partagé. Parce que nous, ensuite après, il faut qu'on puisse le diffuser au niveau de nos membres. Et du coup, de supporter un petit peu le coût de cette étude pour finalement que ce soit partagé au plus grand nombre et dont ceux qui pourraient être, vu comme leur congurant, mais ces trois partenaires qui comprennent que on dit en anglais que la mari qui monte fait lever tous les bateaux. En fait, un mouvement positif favorise la filière. Et on les a choisi à différents endroits production et distribution. C'est important pour moi parce qu'on pourrait en reparler et on en avait un petit peu parlé lors du dernier podcast. Pour moi, quand on parle du consommateur de demain au niveau des grands-vins, c'est un duo qui doit se faire entre la production et la distribution personne. Aucun des deux acteurs, mal la solution complète. Parce qu'en fait, le consommateur, il veut parler co-productor, principalement au producteur, mais le producteur, il a besoin d'identifier ses consommateurs. Et ça, sur 80 pays, sur des marchés de niches, il a besoin absolument du distributeur pour le faire jusqu'à preuve du compte à échelle ta besoin. C'est ce côté de ce que j'appelle, moi, la distribution de précision. Ce travail de duo de précision entre les distributeurs et les producteurs, qui pour moi est une déclaie de succès de la conquête des jeunes consommateurs de demain. C'est un important pour moi de les faire collaborer là-dessus aussi. Je mettais un petit peu par non. En plus de ça, on a eu aussi des partenaires locaux, donc dans chacune des villes que ce soit changail, en cong s'ingapour par îles et New York, où on a eu d'autres partenaires qui sont aussi venus participer à la logistique de cet étude. Est-ce que je disais ce matin, je rigole, mais si je dois remercier tout le monde, ça va vraiment, tu vas en dire, "Eh, t'es échevé l'édej", mais c'est vraiment ça. On a y énormément de monde qui nous a aidé. Parce que du coup, ce qu'on a fait, on a fait en trois temps, on avait une partie quantie, du coup, on avait un questionnaire qu'on a proposé devant des collectionaires, devant des acheteurs de grand-vain, donc des gens qui achètent régulièrement, pris plancher et haut de là. Donc bien sûr, on l'a fait à travers les bases de données des marchands, mais on l'a fait aussi sur des bases de données un peu plus locales. Et puis, on a interviewé beaucoup de collectionneurs en privé, en One-Tone. On a fait beaucoup de focus group. On a, et en plus, dans les focus groups, on a aussi ajouté, on a fait beaucoup de focus group avec les étudiants des grandes écoles pour avoir la génération vraiment d'après. Et puis, on a fait beaucoup d'interview du trade aussi, parce que c'est toujours très important pour avoir le contexte parce que le collectionneur, il a sa vision à lui, mais remettre sa vision dans le contexte, c'est toujours très important. Donc en fait, on a une méthodologie à plusieurs étapes et à plusieurs niveaux. La grosse question, c'est, est-ce que les résultats sont complètement représentatifs et statistiquement valables? Non, encore une fois, parce qu'on n'a pas de, on sait pas ce que sert, on est chantillants représentatifs du consommateur de grand-vain. Donc on a des limites à la méthodologie, c'est pour ça que c'est important qu'il faut le préciser. C'est pas universel, on sait pas si c'est vrai sur tout le monde, on ne peut pas le prouver. Mais on sait que c'est quand même assez intéressant pour qu'on puisse en servir au niveau des stratégies statistiquement, est-ce que ces représentatifs ont, c'est pas, mais c'est représentatif d'une grosse part de la réalité du marché? Je reviens sur la naissance de la curiosité, dont on a parlé tout à l'heure. Est-ce que cette curiosité, elle peut n'être d'une émotion? C'est souvent ça, toute façon, j'allais dire, c'est presque tout le temps d'une émotion quand tu réalises que tu n'as pas compris, c'est que tu vois quand tu as quelque chose qui t'interpellent, je ne sais pas, je ne suis pas un neurologe ou spécialiste de ce qui se passe dans ton corps, est-ce que c'est une émotion ou est-ce que c'est une autre forme de réaction? mais c'est quelque chose qui est très intime. Mais je pense que je comprends la question, est-ce que c'est une émotion aussi de dégustation? - Oui, c'est ça, parce que tu parlais beaucoup du fait de faire ça un peu par mimétisme, en tout cas, d'avoir des gens autour de soi, de soi qui te font comprendre que c'est un monde qui fait pour toi, qui peut t'intéresser. Ma question effectivement, c'est de l'émotion de dégustation, est-ce qu'un jour t'as le déclic? Parce que tu dis, tu as juste goutte quelque chose, je pensais pas que ça pouvait être. - Il y en a? - Il y en a aussi émouvant que ça. - Il y en a, oui. Et c'est souvent le cas de tu vois, on a tout ce qu'on tu demande aux gens, vous avez peut-être un vin que vous vous rappelez, qu'il a fait de vous impassionner. Le début de la passion en général, on a tous en vain, qu'on peut. Donc t'as des gens comme ça qui va dire, "Bon bah voilà, c'est mon cousin, mon meilleur pote, qui quand j'ai passé mon diplôme à faire cette bouteille de vin, qu'on a ouvert ensemble, j'avais jamais goutteur en vain comme ça, et du coup, j'ai voulu comprendre, oui. Mais je dirais que c'est plus une réalisation qu'une émotion. C'est plutôt ce côté, je réalise qu'il y a un truc comme je te disais, il y a des gens où c'est quand ils ont coûté pour la première fois un vin qui coûtait 20 euros, et qui se sont 10, mais il y a encore 20 euros, je ne sais rien. Enfin, tu ce que tu bois quand tu étudions à Oxford, peut-être même 10 ou 5. Et eux, ça a été la réalisation contraire, c'était bah du coup, moi, dans mon environnement, parce que t'as beaucoup de populace, enfin, on a aussi parlé au ultra-high net, qui eux boivent du pétrus comme moi, je bois. - Du "Whisper Wing Angel"? - Non. Ouais, j'allais pas faire de comparaison, parce que je ne veux pas. C'est pas parce que t'es pas cher que t'es pas mon nom, c'est pas du tout ce que je voulais dire, mais je ne vois pas du pétrus tous les jours, en tout cas. C'est pas mon vin de. Tu vois, j'en bois pas. Ça reste exceptionnel, bon, moi, dis-moi. D'ailleurs, on va monder dans ton sens, aujourd'hui, là, j'ai dégusté beaucoup de vin à Win-Paris, des vin entre 6 et 9 euros, qui étaient délicieux. Voilà. Mais effectivement, c'est quand même différent encore, en termes de goût et de structure qu'un pétrus. Et donc pour quelqu'un qui a grandi à boire que du pétrus de la romaine et conti et du Christophe Rumié, la première fois que tu bois un vin à 6 euros parce que tu commences ton université, tu te rends compte, je sais pas, c'est ça leur a fait une émotion pour répondre à ta question. C'est pas forcément une émotion dont on entend nous, le truc-là, je réalise que je t'ai porté par les dieux, et tu vois. Ça va transporter. C'est plutôt une réalisation de tiens, en fait, je me rendais pas compte à quel point c'était spécial. C'est surtout ça. Et pareil, pour les quelques personnes à Shanghai qu'on a eu en focus group qui n'avait jamais goûté d'alcool avant. Donc en plus, il partait d'un environnement où il n'y avait même pas d'alcool dans leur famille. Et donc où il se re-trouver dans un environnement qui était un petit peu différent, dans un environnement où peut-être ils étaient plus entourés. Le vin était peut-être plus présent. Donc ils étaient en étude en Australie, au Canada ou en France. Et on a eu des cas des gens qui se sont dit, "Mais j'ai vu cet éthiquel, j'ai vu ce prix-là, j'ai jamais goûté de vin, mais je voulais comprendre comment ça pouvait coûté ce prix-là, en fait." Donc l'émotion, je ne sais pas. Je ne sais pas ce moment-là. Là, ce que tu nous décris, tu m'arrêtes si je fais fausses route, mais c'est comment est-ce qu'on met le pied à l'étrier assez genre-là? Comment est-ce qu'après, tu fais perdre du vrai truc? Parce que c'est quelque chose d'avoir sa curiosité qui est piquée, mais se mettre à acheter des vents de manière déraisonnable pendant les 25 années qui suivent. C'est quand même pas tout à fait la même chose. Exactement. Oh, tu mets le somme là que tu sois collectionnée, en bas, mais c'est ce que je disais ce matin. Je disais si je suis fissée d'être curieux sur le monde du vin, moi, je serais la plus grande collectionuse du monde. La curiosité qui suffisait. Effectivement, c'est la question logique. C'est comment tu passes de ce premier stade qui est de nécessaire, de dévaille de la curiosité, de réalisation que je comprends pas avec ces sacs qui sont intéressants. Encore une fois, c'est la complexité qui est intéressante. Et on a eu nous ce qu'on a vu. Et moi, je ne pensais pas que ce serait aussi clair et que ce serait la même chose sur tous les marchés. C'était une de mes apprentissages personnels. C'est qu'il faut trois conditions. Ces trois conditions elles sont essentielles. Il faut qu'elles soient là toutes les trois pour arriver à en faire des consommateurs qui sont engagés, qui soient collectionneurs ou pas. Mais dans un certain cas, ça va quand même être des collectionneurs parce que les vingt qui s'achètent, ils sont difficiles à trouver. Et tu descend pas forcément à ton caviste pour les acheter. Donc ça veut dire qu'il faut construire des réseaux d'accès aux vingt qui sont un petit peu spécialisés. Donc justement, la première des conditions qu'il faut, c'est l'accès. Alors l'accès à l'argent, il y a un certain pouvoir financier parce qu'on parle de vingt qui sont plus chers. Donc une des premières choses, c'est qu'il faut avoir un spending power nécessaire. Pour avoir d'achat très important. Un pouvoir d'achat important. En tout cas. Mais l'accès, ça veut aussi dire avoir accès aux vingt. Et c'est ce que je te disais parce que tu as quand même des univers un petit peu parallèles. Alors peut-être un petit peu moins en France et encore on pourrait en débattre entre les vingt qui se trouvent et les vingt qui ne se trouvent pas. Et les vingt qui ne se trouvent pas en général. Encore une fois tu vas pas aller les trouver ni au monoprin ni au caviste du coin. Tu as quand même des circuits de distribution qui sont un petit peu sortis des grandes routes et qu'il faut que tu connaissent un petit peu pour savoir où c'est. En fait si tu veux les trouver, où est ce que tu dois aller. Encore plus à Londres. Ou là, c'est complètement séparé. Fine wine du reste ou tal des marchands qui sont là depuis 300 ans qui ont. Pour les auditeurs, les auditeurs du podcast, je pense que un domaine qui peut leur parler, c'est Auvergno-Awiyon dans le genre. Par exemple. Qui est un domaine hyponyque, très petit de production. Aujourd'hui, je pense pas, qui est beaucoup de gens, les auditeurs, les auditeurs, ce qui soit capable de dire où est ce qu'ils vont trouver. Ou est ce que tu vas aller l'acheter. Tu peux penser à des vieux meilleurs hymés, qui sont plus rare, tu peux parler des domaines qui sont produis en toute petite quantité en Bourgogne ou tu sais pas forcément ou est ce que tu dois aller les pour les trouver, tu les connais. Mais si un jour tu veux les acheter, il faut que tu sages, c'est pas évident. Il y a quelques mois, on a eu fionamoryson dans le podcast, qui fait le pain à un pormole. Ils font quelques milliers de bouteilles par an. Alors, au-delà du prix qui est impris très élevés, moi, je suis incapable de savoir où trouver le pain. Celos, moi, je vais acheter ce los demain. Je ne sais pas. Tu vois, je vais t'en faire qu'il y a. Oui, je vais t'entrer quelques cavises où je me dis peut-être qu'ils le ronds, mais ils le ronds peut-être pas. Donc justement, la première chose, du coup, c'est à accès, c'est la accès au bouteille. Et c'est là, ou encore une fois, je reviens à mon jeu vidéo, parce que si le jeu est trop simple, ça les intéresse pas, si les jeux est opaque et qui comprennent pas les règles du jeu, ça ne les intéresse pas non plus. Et ça, c'est très important. Parce que. Si tu regardes un jeu vidéo, tu as toujours le boss final à la fin. Je sais pas, tu joues un jeu vidéo un peu. Oh, mais je jouais à la Game Boy quand j'étais le site. Tu vois Mario. Oh, là, je t'en ai déjà. Et voilà. Et tu as le boss final à la fin, et il faut tout en progression, toute une étape à travers les niveaux. Et donc c'est ça qui te permet de rester engagé. Et à la fin, tu as le boss final. Et tu peux pas le bat tout de suite. Sinon, c'est pas drôle. Le boss final dans le monde des grands vins est pour le futur visible et prévisible à venir. Ces boss vinaux, on les connaît. C'est peut-être 30, 40 de vins dans le monde que tout le monde a envie de goûter. Et que si tu te lance là dedans, tu vas dire à un moment de ma carrière, à un moment de ma progression, je vais avoir envie de les goûter. Peut-être pas tout de suite. Parce que je comprends que c'est complexe. Je comprends que au verre noir, il n'est pas accessible tout de suite. Il faut que j'arrive à y accéder. Mais à un moment, je veux savoir comment il faut faire. Et par exemple, on arrive sur le système des allocations, notamment des systèmes des allocations comme il peut se passer avec les failles noix et de merchant en angleterre. En France, il doit y avoir d'autres façons de le faire. Mais comment tu décides qui a droit d'acheter ces vins? Quand toi tu es remarchant, il t'en a. Tu les donnais qui tes allocations. Et jusqu'à présent, ces systèmes là, ils ne sont un petit peu au pas con sépatreux. Quand tu rentres dans le système, il n'y a pas. Tu vois un manifesto qui te dit, "Ouais, les différentes étapes, qu'il faut que vous suiviez, pour qu'un moment vous propose de pouvoir les acheter." C'est pas très clair. Et quand ils apprennent souvent, c'est des conditions qui, en plus, leur paraissent pas, forcément, superfaire, super équitable. Parce qu'on va te demander à un minimum spend de 200 000 livres par an pour avoir la chance dont on toufre la possibilité d'avoir la location de ce domaine. On va te demander d'avoir été client pendant 20 ans. Alors que toi, tu en as 25, ça ne compte plus de pas trop. Et du coup, il y a à la fois cette visibilité des règles et à la fois cette côté faire, en fait, des règles. Si c'est pas possible pour eux, si ils ne me jugent pas à temps de 20 ans pour avoir une alloc parce que les sous-gés aient maintenant, et j'ai pas envie d'attendre. Tu vois, j'ai envie de savoir que ça va être possible dans quelques années, où il faut qu'il dépense 200 000, où il faut qu'il s'y jachète le jeu beaucoup en Angleterre. Et encore une fois, je connais un petit peu moins le système en France, mais le jeu des faillements et une merchant. C'est que pour avoir accès à ce vent-là, il faut que t'achète 48 bouteilles d'un autre vent que t'as pas envie d'avoir. Et ça, c'était des jeux que les anciennes générations de collectionneurs ont joué. Donc, se retrouvent sur les 8-8 bouteilles qui sont en cave, on n'aura la moitié, qui ne sont jamais voulu avoir en cave, que c'était juste qu'ils leur permettaient d'arriver. Et ça, là, j'ai une génération à la du mal. Elle veut plus trop. Ça, il me semble qu'en France, ça se fait un peu plus au niveau des domaines, en fait, en direct, quand tu as des allocations. - Certainement. - On a moins ce filtre des. - Moi, mais c'est le même principe, en fait. - Elle principe, c'est un peu le même. C'est-à-dire qu'en Bourgogne, alors, j'ai pas d'exemple précis, va citer, mais ce qu'on se dit, c'est que il y a certaines allocations où on te dit, "Bah, si tu veux trois grands trucs, il faut me prendre dans les 24 villages." - Voilà. - Et 24 à l'higote. - Et je comprends le jeu, et encore une fois, si c'est clair, si c'est pareil pour tout le monde, et si ça reste dans la limite du raisonnable, parce que tu peux pas leur demander d'en faire 3000 bouteilles de plus pour qu'il y ait plus de gens qui soient contents. C'est pas possible, et c'est contre-productif en plus. Mais c'est comment tu vas pouvoir le faire? Nous, on a proposé un système. Est-ce que tu peux pas avoir une partie de ton allocations, par exemple, parce que c'est aussi normal que tu récompenses tes consommateurs les plus fidèles, ou les gens qui dépense de 100 000 livres par an chez toi depuis j'entends? Je vais dire à personne d'arrêter l'avant du 20, quoi, tu vois. Mais est-ce qu'il n'y a pas une partie de tes allocations que tu peux réserver peut-être 20% que chaque année tu ouvres et tu mets peut-être un système de l'auterie ou tu offres la participation aux gens de s'inscrire et c'est un tirage au sort. Pas pour tout, mais peut-être pour 10 bouteilles, on sert rien quelque chose qui peut permettre aux jeunes consommateurs qui ont l'argent parce qu'il ne faut pas se vous estimer le pouvoir d'achat de certains jeunes assez rapidement et la volonté de le dépenser dans le 20. Mais comment tu peux faire pour leur laisser ses portes d'entrée? Donc ça, c'est la première egg, c'est cette récd'accès. Accessibilité. Et de niveaux, de progression par niveau. Tu vois, de comprendre un peu la flexibilité, je pense que tu en as peut-être parlé avec ou tes auditeurs, on en a déjà entendu parler, mais le fait de devoir acheter par ques de 12, ça parle plus à personne. Maintenant, tu es une ques de 3 et tu veux pouvoir les bouger rapidement, il y a le côté du stockage, que ce soit à l'ondroit à Hong Kong, le côté Inband, ou tu sais, tu peux garder son Ortax, sans avoir payé la TVA, etc. Du coup, tu peux bouger ton stock plus facilement. Il y a plein de choses sur ce qu'on appelle en jeu vidéo, le tight-mechanics. Il faut que ton jeu fonctionne bien. Il faut que ce soit smooth, si c'est un bug dans le système, ça fonctionne pas le joueur, il décroche. Et c'est exactement pareil pour ce côté-là l'accès. Ça, c'est la première chose. Et c'est important, déjà, on a pas mal de choses à régler sur ce côté-là, au niveau de la transparence. - Ce deuxième condition. - L'éducation. Parce que, comme tu l'as compris, ce qui te pique ta curiosité, c'est que tu comprends que tu n'as pas compris. Donc, à un moment, tu vas vouloir comprendre. Et l'éducation, c'est la. Alors, les conditions que je dis, ce n'est pas forcément des étapes chronologiques et l'éducation, c'est justement une des choses qui changent le plus entre les marchés de l'Asie. Par exemple, les marchés, plutôt. et les marchés occidentaux, c'est qu'en Asie, on commence par l'éducation. C'est une des premières choses que tu fais dans ton truc, dès que tu as un soupe son intérêt, tu te inscrites au WSET ou au moins un cours équivalent. En Europe, on l'a vu un peu plus tard dans les parcours de consommateurs, parce que tu sois en France ou à Londres, tu as plus d'accès, c'est plus facile. Si tu as envie d'apprendre sur le vin, tu ne vous apportes et tu trouves des gens qui veulent te en parler, mais c'est beaucoup plus facile d'accès. Ce soit au niveau des bouteilles et au niveau des ressources. Pis c'est des cultures aussi différentes, ou en Asie, le côté diplôme, l'éducation est aussi énormément valorisée au niveau du statut. Et donc ça, c'est très intéressant. J'ai pu les chiffres en tête et c'est assez visuel comme graphique, mais du coup, nous, dans les tues, on a étudié six classes d'âge qui vont de. 1h35, donc moins de 25. - Donc 25 et moins, 26, 30, 31, 35, 36, 40, 41, 55, - Et 5, 5, 6 et plus. - 5, 6 et plus. Et en fait, tu vois, au niveau de l'éducation qui a eu un énorme shift dans les 20 dernières années, parce que tout le monde qui a moins de 40 ans, l'engagement au niveau de l'éducation entre ceux qui l'ont déjà fait et ceux qui vont le faire, y a un pourcentage énorme d'engagement, par rapport aux 40 ans et plus, c'est où 56 et plus, qui ont été une génération de collectionneur qui ne sont pas forcément passés par l'éducation structurée, certifiée et certifiante. Et ça, c'est un grand changement à le WST, à été dans des acteurs principaux de presque rende sages, à les dire obligatoire. Là où la nuance elle va avoir aussi, par contre, c'est qu'on se rend compte quand même quand on fait les interviews, que les systèmes d'éducation qui a en place en ce moment, ils ne sont pas forcément adaptés aux jeunes. Ascheurs de vingt-chers, on va dire, pour pas tous les appels collectionneurs, parce que ce ne sont pas forcément tous collectionneurs. Parce qu'en fait, ce n'est pas vraiment ce qu'ils ont envie de savoir. Ils n'ont pas les systèmes d'éducation qu'on a aujourd'hui, c'est des systèmes très horizontaux, où on va te présenter l'ariorat, on va te le faire de façon très horizontale, il faut que tu comprennes toute la région, le système d'appel à si on l'histoire, les 2 grades, de vieillissement, etc. Un jeune collectionneur aujourd'hui, un jeune amateur de grand-vain, il va dire, non, non, mais moi, je veux que tu me dises les 5 domaines, déjà, c'est pas travers la région, c'est le filtre du domaine en premier. Je veux que tu me dises les 5 domaines qui comptent, pourquoi ils comptent et comment je les trouve. Et c'est ça qu'ils ont envie d'apprendre, en raison, en raison, avoir quelque chose qui est beaucoup plus sélectionnée pour eux. Ils ont aussi besoin de ce qu'on appelle le "finoy-litre-resist", c'est-à-dire, c'est quoi le marché secondaire, comment il stocke, ou est-ce qu'il peut vous trouver, justement, quel type d'accès doit vous développer, quel type de réseau il doit vous développer pour avoir accès au bouteille, pour avoir accès aux allocations. Et ça, c'est des choses qui se fait beaucoup dans le réseau. C'est pour ça que les collectionneurs produisent des collectionneurs. Et c'est aussi très environnemental. Parce que c'était mentor, en fait, un petit peu, dans le truc. Mais tu parlais de complexité, tout à l'heure. Est-ce que ce que tu decries là, c'est pas un peu à l'inverse de ce qui s'est passé pour la génération d'avant? J'ai l'impression que ce que tu decries, il y a une partie où les nouveaux collectionneurs, en tout cas, ce qui est au moins de 40 ans, ils veulent. J'allais dire qu'on leur mâche un peu le travail, en tout cas qu'on les orient de tout de suite parce qu'ils comptent. Et pourquoi ils comptent plutôt que d'essayer de chercher à comprendre une région et pour faire accélérer? OK. C'est beaucoup plus accéléré, mais c'est parce que aussi, pour être. Je sais pas, ça, je n'ai pas testé près de, ça peut être une de mes explications. C'est que quand était collectionneur, il y a 30 ans, le monde du dégrin 20, il était vachement plus simple. Et le monde des 20 était vachement plus simple de savoir ce qu'il fallait que tu collectionne. C'était plus facile, tu n'avais pas du 8000 régions qui étaient potentiellement intéressantes pour toi. Maintenant, c'est. -Il y en a dans tous les pays producteurs. -Oui, et dans les régions et dans les styles de vin. Donc, c'est aussi. C'est pas forcément que la nouvelle génération qui veut qu'on leur mâche, c'est que ça est plus vite. C'est aussi qu'il se met à tout apprendre. C'est pas possible, en fait, au niveau de. Donc, ils ont envie d'apprendre. Et il y a aussi cette. Un des clichés, je pense qu'on a, c'est que on pense que les gens entre par le vent en trait de gamme et montent en vin haute gamme. Et ça marche pas du tout comme ça, aujourd'hui. -Ca dépend de ton environnement, de départ, j'imagine. -Oui, et même, c'est transfert du plus bas jusqu'au plus haut. Il faudrait qu'on te teste dans le temps, mais non, on ne le voit pas du tout. T'attaques au milieu, milieu plus, et après, tu montes, mais tu ne commences pas par le bas. En fait, on a très peu. C'est pour ça que je disais tout à l'heure. Je suis passé rapidement en disant un des seuls points communs, maintenant, que le vent et les grands 20 ont, parce qu'on voit de plus en plus que ces 2 milieux qui vouluent en parallèle, ce qui se passe au niveau des 20, n'implique pas les grands 20, et vice versa, en fait, même les collectionneurs sont. Même les acheteurs, il y a très peu de permayabilité au niveau des prix, les gens qui achètent des 20 à 50 euros et plus, ils vont peut-être en acheter avant, mais ils vont prendre acheter à 5, en fait. Ils vont pas, jusqu'au début de l'entrée de gamme. Ils ont certainement très rarement acheté à 5. -Je pense qu'il y a pas mal de 10 heures et de 10 tristes qui vont se reconnaître là-dedans. -Ouais. Et encore une fois, pas de jugement pour les 20 à 5 euros, c'est pas du tout ce que je veux dire, c'est juste que tu ne construis pas les consommateurs de grand-main de demain parlant très de gamme. Tu le construis au moins à partir du milieu de gamme. Et la dernière, et ça fait un peu partie de ça, la dernière condition qu'il faut, c'est la communauté. Et ça, encore une fois, c'était moi. C'est une désipothèse que j'avais dit au départ, qui a été nuancée. On a tendance à penser que les gens vont très d'op, donc vont monter en gamme de prix, parce qu'ils ont plus de pouvoir d'achat. Tu grandies au filum, mesure de ta guerrière, tu gagnes plus d'argent, automatiquement, tu as plus d'argent, tu mets plus d'argent dans tes lents. Et c'est que partiel m'ouvrez. Parce qu'en fait, tu le fais uniquement sur ta communauté, uniquement, si les gens autour de toi ils montent en même temps que toi, en fait. Parce que si ils arrêtent de monter, eh ben, toi, d'un coup, tu as plus cercle social, qui valide et qui rationalise encore, ton comportement qui n'est pas du tout rationnel. Et ce qui se passe, et ça, on l'a vu à travers tous les pays, et je suis sûr que toi, c'est la même chose et que beaucoup de diteurs, l'on aussi, les jeunes, enfin, en tout cas, les gens aujourd'hui, quand on a interviewé, ils ont deux vie, ils ont deux réseaux d'amis, ils ont leurs amis normaux, ils ont les amis du vin. Et les amis du vin, la première chose est presque exclusivement ce qu'ils attendent des amis du vin, c'est une occasion d'ouvrir les bouteilles avec eux. Ils sont là pour ouvrir des bouteilles, en fait. Ils sont là pour ouvrir des bouteilles, que c'est des gens qui ont un intérêt et un pouvoir de dédacha, qui est le même que, donc ils peuvent être, ils peuvent naviguer dans les mêmes eaux, et qu'ils vont, encore une fois, se rationaliser le comportement les uns des autres. Parce que si toutes t'aboutais, t'as peut-être des amis qui vont être super content de la goutter, t'aboutais, il y a 150 et même des fois, c'est même pas le prix, c'est ta bouteille de vernois, que t'as trouvé en plus, un bon prix, un millésie, un trouvable, etc. Et à tes poids, ils vont dire "ah oui, il est bon, t'en vas". Et puis qu'ils passent haute chose, et tout est là, non, non, sans doute, vous n'avez pas compris, je n'ai pas assez six mois à chercher. J'ai fait trois ans cher, enfin tu vois, j'ai mobilisé, je sais pas combien de fois pour avoir cette bouteille de vin. Des fois tu dis en plus, j'ai cassé ma tire lire pour aussi l'acheter, et tu peux pas juste me dire, il est bon, t'as besoin de gens qui soient là aussi pour rationaliser ce comportement qui dis "ah oui, on apprécie vraiment, on comprend, on est des gamers comme toi, on sait ce que ça vaut de finir FIFA, tu vois, j'en sais rien, je ne sais pas quoi, c'est mon copain qui joue, je observe les comportements, je joue pas, mais c'est exactement la même chose. Je comprends au premier degré ce que ça veut dire de courir le 100 m en 9 secondes. Je ne suis pas juste derrière ma télé à apprécier la performance, je la comprends, parce que je sais comment c'est dur d'arriver à cette performance, là tu vois, c'est un peu la même chose. Et du coup, l'éducation, pardon, je suis fini là dessus. -Oui, vas-y vas-y. -C'est que, notamment dans les pays, dans les marchés d'Asie, c'est par là que ce forme la communauté. Et pourquoi c'est aussi important et pourquoi c'est aussi en premier, Et pourquoi c'est aussi sous-utiliser si tu me demandes? et pourquoi les éducateurs ils ont de l'ordre dans le moment dans leur base de données, parce que c'est là que les gens ils commencent à se faire une communauté. Si tu fies un pas d'un monde où justement tes parents sont des collectionneurs ou tu connais des vignorons ou tu fais dans les domaines tout le temps et où tes potes pour plein de raisons, ce aussi déjà des gens qui sont hyper intéressés par le vin, là où tu rencontres ta communauté, c'est en général dans les WSET, les Winescoleurs Guild, les gens avec qui tu apprends. Et en fait, il y a très peu de liens maintenant entre les éducateurs et les marchands. Et il y a certaines. enfin je dis, ils peuvent pas non plus vendre leur fichier de données, etc. Il faut devoir commencer à pourr essayer de faire les éducateurs, on l'ordre dans les mains parce qu'en fait, on a beaucoup de gens qui n'arrivent pas ensuite après. On en fait des savants, des sachants, on n'arrivent pas forcément à les emmener. Il n'y a pas de lien avec les marchands, c'est comme si y'avait un mur au milieu et c'est un peu dommage parce qu'il pourrait y avoir beaucoup de choses qui peuvent se faire. Parce qu'on a besoin de construire ces communautés. Et pour moi, l'offre de commune. enfin. Communauté, ça se donne bizarre. En français, j'avais dit une offre communautaire et ça fait encore pire. Mais ce côté de groupe, ça devrait faire partie de l'offre. On devrait arriver à la paquageurne des encore vous venez chez nous. Non seulement vous avez accès au vin, mais vous avez accès à des gens que vous allez trouver sympa, qui vont être like mine did, avec qui vous allez pouvoir être copain et avec qui vous allez pouvoir évoluer ensemble. Parce qu'on sait que la beauté devant, vous allez pas vouloir l'ouvrir tout seul. Je peux donner un témoignage direct de ça parce que. Moi, j'ai passé le dernier niveau du WSET. J'ai fini ça il y a deux ans maintenant et hier soir, avant Royne Paris, on s'est retrouvé chez moi. On était dix, dix personnes de ma promotion du WSET, avec un qui venaient de Cannes, un qui venaient de Verne, un qui venaient du Portugal. Et chacun avait amené des très belles bouteilles de Sakav et était ravie de se retrouver et d'ouvrir des super bouteilles qui gardent pour des moments un peu spéciaux. Avec des gens qui peuvent apprécier et ce n'est pas forcément juste le goût mais apprécier tout ce qui va autour en fait. La rareté de jeu, et imagine, c'est quelque chose que toi, tu as fait de ta propre organisation. Mais si on arrivait à l'organiser, enfin moi, j'ai passé mon WSET à Londres, j'ai jamais eu une réunion dans 5 élèves qui m'a été proposée. Je peux le faire et il se trouve qu'en plus maintenant, il y en a plein qui travaille dans le trade avec qui je travaille pour les études, etc. Mais encore une fois, ça n'a jamais été facilité pour moi de le faire ce très ion dans 5 élèves ou de comité. Si ce n'est pas toi qui garde les liens, on ne va pas aider en tout cas à les garder. Et ça va devenir encore plus important et c'est le. peut-être. enfin c'est le dernier apprentissage que j'ai partagé ce matin. C'est qu'en fait, on aurait pu écrire deux rapports, un sur le nouveau consommateur homme et un sur le nouveau consommateur femme. Parce que à ma grande surprise, et je pensais pas autant, je pensais qu'il y aurait beaucoup plus de nuances en fonction des géographies. Je pensais qu'un des choses dominantes, c'était le pays d'origine en fait. Et en fait, c'est pas le pays d'origine, le facteur le plus déterminant des différences de journey, de voyage et de parcours de consommateurs. C'est ton genre, et c'est est-ce que tu es un homme une femme et c'est complètement différent pour plein de raisons différentes. Mais les femmes ont un parcours complètement différent de ce des hommes et vont interagir sur ces conditions d'accès, d'éducation et de communauté de façon un peu différente. Et par exemple, la communauté, c'est quelque chose d'un encore plus important pour les femmes. On a aussi demandé, est-ce que vos pairs sont aussi. Est-ce que vos pairs paient ailleurs, est-ce que vos amis sont aussi les amateurs de vin? Et tu te rends compte que pour les femmes, la plupart de leurs réseaux vont être aussi amateurs de vin alors que les hommes ont un petit peu moins. Les femmes surinvestissent aussi dans les événements. La grande majorité des gens qui font, je sais plus, déjà de plus dix événements par an, mais même je crois que la caractérité gorie d'avant encore. C'est la majorité des femmes, enfin les femmes sont sur-représentées au niveau proportionnel. Et puis, et le troisième, c'était l'éducation, la communauté et l'éducation. Et c'est justement, est-ce que vous avez déjà fait une éducation ou est-ce que vous pensez le faire? Et les hommes de mémoire, c'est autour de 50%, les femmes, c'est 76%. Je regarde participation aux événements, je ressors le graphique. Donc les femmes, il y a 46% des femmes qui participent à 10 événements ou plus dans la année. Il y a 46% des femmes qui achètent des 20 de plus 50 euros et plus. Donc si tu reviens sur les chantillons, c'est 46% des acheteurs de 20%, 50 livrer plus ou 75 euros qui sont des femmes qui participent à 10 événements. 10 événements plus, alors que chez les hommes, c'est que 19. Donc les femmes sur investissent au niveau des investissements, parce que les femmes, encore une fois, elles ont un réseau qui est moins développé. Ils ont besoin de se le construire. Et donc elles investissent au être ensemble. Et donc en fait, si tu veux, la question des femmes et de la représentation des femmes au niveau des acheteurs de 20, il y a plein de choses qu'il faut qu'on discute, parce qu'on a beaucoup, on a pendant longtemps, pensé que les femmes ne collectionnaient pas, la collection en général, c'est une affaire d'hommes. Alors qu'en fait, c'est une affaire d'indépendance financière pour collectionner, il faut avoir l'argent. Il y a un dépendance financière et les femmes, c'est relativement récent. On a beaucoup aussi pensé que elles n'étaient pas du tout intéressées par le vent. En fait, pas du tout et tu le vois nous dans les chiffres. Dans les moins de 25 ans, on a 44% de femmes et 56% d'hommes. Donc au tout début du voyage, l'intérêt est le même pour les hommes et pour les femmes. Par contre, ce qui change pour les femmes, c'est un facteur qu'il faut prendre en compte, c'est qu'une femme globalement est de façon consistante dans tous les pays et de façon constante, par non pas consistante, une femme boit trois, quatre fois moins qu'un homme. Et ça, je ne peux pas échanger ces dues à plein de raisons, notamment constitutions, etc. Oui, puis il y a aussi une représentation sociale de la consommation d'alcool par les femmes. Oui, il y a plein de raisons, mais il y a aussi aussi une question de constitution, il y a aussi une question de maternité. Enfin, tu vois, il y a plein de raisons pour lesquelles les femmes boivent encore une fois de façon constante et à travers tous les pays et toutes les cultures, trois, quatre fois moins que les hommes. Et en fait, ce qui se passe, c'est que le modèle, c'est beaucoup plus facile devant de 100 bouteilles à 10 personnes, que devant 10 bouteilles à 100 personnes et encore plus que devant une bouteille à 100 personnes. Et en fait, le monde du vin, le monde de la distribution du vin, le présent à la favoriser les gros acheteurs, parce que c'est leur conçon, c'est leur. En fait, elle a joué sur le fait que le consommateur, le collectionneur achète trop finalement. Et du coup, achète même des choses dont il a. qui boira jamais finalement. Et on a beau dire que ce qu'on veut, c'est que les vens soient bu jusqu'à présent, les modèles qu'on a mis en place, c'est des modèles pour que les vens soient achetés. Et on a pas fait les tables d'après. Et encore une fois, pour plein de raisons, peut-être. enfin, c'est des systèmes de facilité. Et moi, je vois certains marchands qui font des efforts pour avoir de plus en plus de femmes. Mais le truc, c'est que pour avoir plus de femmes, c'est pas non seulement juste de créer des conditions avec si on a plus de collectionneur femmes, on produira plus de collectionneur femmes. Et tu vois, c'est. Parce que si tu proposais exactement la même offre, ça va pas fonctionner. En fait, pour moi, il faut complètement changer le business modèle. Si on veut, entre guillemets, pardonnez mon expression, mais faire de l'argent avec des femmes, enfin, le fait que ce soit rentable, d'aller chercher des consommateurs féminins, parce que si on applique juste des modèles où les marges viennent de l'avant de bouteilles, c'est pas forcément là où on va le faire. Par contre, si on arrive à faire des modèles où les marges viennent des événements, parce que honnêtement, nous, on a des femmes à Londres, payé de 2500 livres pour un événement, c'est pas un problème. Encore une fois, c'est pas l'argent, le problème. Et les raisons pour lequel il faut le dépenser. Et d'arriver à pas cagé ce côté communauté et de le vendre, quoi, certains côtés, c'est un peu par là qu'il faut aller, parce qu'on ne fera pas, encore une fois, on ne générera pas les marges de la même façon, chez les hommes et chez les femmes, pas exactement la même façon. Et juste pour terminer, je te disais au début, on a 44 % de femmes, 55% de hommes. Et à partir du moment, les gens rentrent dans la vie active, les femmes dropent. Tous les 50 à donner, tout à l'heure, les catégories d'âge qu'on a traité, toutes ces parenthèses de 5 ans, chaque parenthèse, chaque groupe de 5 ans, voient sa proportion de femmes diminuées. Et en fait, une fois qu'elles sont sorties, elles reviennent pu. Est-ce que ça, c'est pas parce qu'il y a quelque chose de nouveau, dans le fait que les femmes et un. enfin, un certain nombre significatif de femmes et à la fois le pouvoir d'achat nécessaire et ce déclic pour y aller. Et est-ce qu'on peut pas se dire que si aujourd'hui, tu as 46 % des moins de 25 ans qui vont, qui ça intéresse, mécaniquement, même si ça drop un petit peu. Parce que là, si tu regardes les résultats, tu tombes autour de 18 ou 17 % pour ceux qui ont. 26 et plus, c'est après, tu as eu 70 et 40 ans. Est-ce que ça, ça va pas augmenter, petit à petit? Je n'en suis pas persuadée, parce que encore une fois, il y a des facteurs qui sont différents, pourquoi ça drop à partir du moment tu rends dans la vie active et que tu as un pouvoir d'achat du coup supérieur. Tu vois, c'est pour les consommateurs qui nous intéressent. Donc on parle. C'est parce que jusqu'à présent, et c'est toujours d'actualité dans sur les marchés occidentaux un petit peu moins en Asie. Mais l'utilisation de ton pouvoir d'achat pour des objets de statut, sur des choses qui vont aussi affirmer le fait que tu pourrais dans la vie. Le vent fait partie pour les hommes, le fait pas toujours pas partie pour les femmes. Donc la femme va sur investir dans. des vêtements dans des accessoires, dans des choses qui vont projeter son statut social et les hommes vont le faire beaucoup à travers le vin. Ça fait partie de cette projection de statut. Ensuite après, t'as le côté où elle boive moins. Donc t'as le côté aussi, t'as tout un côté où les femmes, quand elles boivent ensemble, elles boivent pour être ensemble. Les hommes ils boivent pour le statut. Et donc du coup, le côté de me faire monter le prix des bouteilles, ça va aussi faire partir de ce côté-là. Il y a des comportements quand même encore différents entre les hommes et les femmes. Et puis, t'as ce côté de nombre ou c'est soit le cercle virtueux si tu arrives à le casser. Mais pour l'instant, c'est le cercle vicieux. Et comme il y en a pas beaucoup, il y en a toujours pas beaucoup. Et arriver à en faire plus. Encore une fois, un collectionneur en anglais, c'est collectus, produce, collectus. Bah, c'est pareil, si t'as pas de femme collectionneuse, puisque t'as ton comportement non rationnel et validé par quelqu'un, par un père, bah, un moment, si t'as pas de femme autour de toi qui s'y collectionne, c'est compliqué. Et le truc, c'est qu'il y a quand même la majorité des femmes encore aujourd'hui, qui entre 25 et 35 ans, vont peut-être se mettre en retrait de leur consommation d'alcool, parce qu'elles vont vouloir fonder une famille. Et cette dizaine d'années là, c'est la dizaine d'années qui est fondatrice de l'innemn. C'est là où tout ce jour pour un collectionneur. C'est là où il va définir qui l'est, je dis, il, parce que du coup, c'est majoritaire mon désum, ce qu'il aime, qui va définir encore une fois, son accès, education, communauté. Et c'est là où il construit tout ça. Et la femme, c'est les années où elle est en retrait de ces années-là. Donc en fait, il faut arriver à trouver des touchpoints qui sont peut-être moins réguliers que ce des hommes, mais qui vont être basés sur le fait de l'expérience. Tu vois, du être ensemble, et on sort pour rencontrer des gens, plutôt qu'on dépense de l'argent pour acquérir des bouteilles. Il y a une question qui me tourlupine depuis tout à l'heure. Je sais pas si c'est quelque chose que vous avez adressé au cours de l'étude. Mais c'est. Est-ce qu'en fonction des pays, est-ce que tous les collectionneurs cours après la même chose, après les mêmes vans? Ou est-ce que. Il y a des. - Des nuances, entre elles. - Oui, des nuances. Est-ce que on cours plus après les vins italien ou espagnols dans certains endroits? Est-ce qu'on cours plus après la Bourgogne ou Bordeaux dans d'autres? - Oui, oui, oui. - Est-ce qu'on cours plus après le champagne en Angleterre, quand on Asie, par exemple? Je pense qu'il va y avoir des nuances, alors on la pas mesurait au niveau des questionnaires, parce qu'en fait, finalement, nous c'est nous intéressé pas vraiment de savoir ce qu'il s'est acheté. On voulait. C'était pas l'objectif. Vous voulez comprendre les mécanismes? On l'a un petit peu vu sur les interviews qu'on a fait en One-Twan avec les collectionneurs puis avec les membres du trade aussi. On a démarché comme mon compte qui sont très marqués par les classiques où les gens c'est ce qu'ils veulent. Et c'est encore et toujours les classiques et qui en plus ne partent encore une fois les structures de marché à fluencer énormément, mais où il y a un tel choix de vieux minusimes de Bordeaux, il y a un tel choix. - Le plus gros acheter mondial d'Iquem, c'est un restaurateur ou un cavissime sombre qui a Hong Kong. - Bah, ça m'étonne pas du tout, mais pétrousse pour avoir vu quelques collections de clients privés. Oui, il doit avoir une grosse partie de leur marché aussi à Hong Kong. - On parle de musée de pétrousse. - Oui, oui, on parle de contenaire, presque à cette taille-là. Mais donc c'est très classique, Hong Kong. Une singe à pour, c'est finalement moi, mais je suis pas une spécialiste. Et comme je dis, c'est plutôt mon perçu des interviews. On n'a pas mesuré au niveau des questionnaires. Ça a l'air de suivre pas mal ce qui se passe à Londres. Donc à la fois, elle a coûté classique, et elle a coûté un peu indépendante, ou à coûté vers nature. Il y a aussi tout ce type de barravin qui est là. Et puis, à Londres, t'as de tout. Et la question souvent qu'on oppose, c'est, je ne pense pas que les boss finaux vont changer. Surtout dans un contexte un peu caoutique. Oh bah. Alors là. - On est désolé, c'est la pétrolette qui vient de passer. - La vie païsienne. - Donc si les boss finaux, c'est pas eux qui vont changer. La robe a une écontit. - Ouais, le pétrousse. - Les grands bordeaux, les grands bourgognes, ça pas vraiment changé. Et dans les contextes caoutiques, en général, de toute façon, les gens se remettent sur ce qu'ils connaissent quand on est sur du save. Donc je ne dis pas que ce sera tout le temps comme ça, mais quelques grands champagnes. Enfin, tu vois, c'est pareil. Tu peux les nommer, c'est marclat, tu peux les nommer. Par contre, les différents niveaux du jeu, ils vont être différents. C'est-à-dire que les différents étapes, que les collectionneurs vont suivre ou que les acheteurs engagés vont suivre pour se définir leur palais. Qu'est-ce que j'aime, qu'est-ce que j'aime pas? Justement, c'est là où ils vont aller explorer. Et c'est là où le marchand le conseiller a un énorme rôle. Et c'est là où de construire une relation de confiance avec ton client parce qu'il va s'en remettre un petit peu d'entêtement pour que tu lui proposes des vins qui vont te plaire, et qui vont te plaire aussi, et qui vont jouer un rôle dans ta progression. Et dans ton statut et dans ton accès, dans ton education, tu vas apprendre des choses, en fait. Et c'est super important. Et là, ça peut être pas mal de trucs. Et là, tu vois, enfin, Londres, c'est peut-être le marché au-dessus qu'il est plus ouvert. La France, on est restreint dans. On aura peut-être plus. Tu vois, les trucs de la loi, on va les avoir en France. On les aura pas forcément sur d'autres marchés. Mais à Londres, tu vas avoir beaucoup de super mains qui vont venir d'Allemagne de nouvelles et lands d'Australie, fin de partout, en fait. Et qui vont venir jouer. Je vais leur enreurer. Mais c'est pour ça qu'ils sont besoins de connaître les cinq producteurs. Encore une fois, ils n'ont pas envie de connaître toutes les strahlys. Parce que la plupart des vents en Australie, les intéressent pas, quoi. Par contre, si tu leur dis celui-ci, tu dois le gouter, parce qu'il est spécial. Si tu as construit une relation confiance avec ton client, ouais, il va te suivre. Ce ne c'est pas si c'était là. (rires) T'es un train de temps d'orblier. (rires) Est-ce que tu peux nous donner un dernier insight, un dernier leçon important que vous avez appris lors de cette étude? Bah, du coup, là, il y en aurait peut-être un petit peu trop, parce que ce qu'on a fait, pourtant, on en a parlé pendant une heure, mais c'est juste une fraction de ce qu'on a trouvé dans le rapport. Et donc là, on explique un peu les phénomènes, mais une grosse autre partie du rapport, c'est maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ça? Comment repense les événements pour les jeunes en particulier? Parce que ça, c'est un gros travail qu'on a fait aussi, parce que c'est à l'entre croisement de l'éducation de la communauté de l'accès, quels sont les événements dont on a besoin de faire? Qu'est-ce qui zème comme type d'événements, la taille, etc. Comment on peut construire des modèles de business modèles qui soient adaptés aux femmes? Comment on fait justement pour ces problèmes d'accès pour régler les problèmes d'allocation? Donc ça, c'est un peu l'autre partie du rapport où on essaye de. Ça vous donne des pistes dans le rapport? On donne des pistes, oui. Non, on ne ne jamais de réponse. Tu commences à connaître un petit peu ce qu'on fait. Mais on donne un petit peu des pistes de réflexion. Est-ce que tu peux nous en donner une ou deux là, pour mettre le vol à la boche à tout le monde? Bah pour les événements, il faut repenser. Pour moi, c'est essentiel. C'est une des choses qu'on oublie dans le monde du vent. C'est pourquoi on sort quand on a 25 ans et quand on t'a 25 ans, tu sort pas pour aller apprendre des trucs sur le vin. On a beaucoup des gaux dans le monde du vent. On met tellement de temps à apprendre et à faire notre produit que ce qu'on veut quand on fait un événement autour du vent, c'est parler du vent du vent. Est-ce que le genre vol quand il y a une vénement, c'est rencontrer des gens et gouter des bons vins. Mais ça vient en deuxième plan. Et du coup pour moi, il y a un gros chiffre à faire au niveau des événements de comment tu les conçois. Et une des métriques que tu pourrais mettre en place, on a beaucoup au riz autour de différentes métriques qu'on pourrais mettre en place pour savoir si les gens sont bien entendu. Mais je ne sais pas le nombre de messages de WhatsApp que les gens s'échangeent après. Est-ce qu'ils gardent contact après l'événement? Parce que si le font ta fait ton taf, tu leur a permis de rencontrer des gens avec qui on pouvoir faire un petit bout de voyage. Et ça va de servir un toit en tant que vendeur de vin, de toute façon. Donc ça, c'est une des choses dont on parle beaucoup aussi non dans le rapport. Une autre piste, allez, une dernière. Ouais, il est tard là. Non, il est tard. Et du coup, il faut que les gens y aillent y a leur rapport aussi en entier. Donc ça, le rapport, il est disponible pour les membres. Il est disponible pour les membres. Les membres du Cintan, donc, areny global. Ouais, les membres d'Areny global. Par encore une fois, c'est des études quand on fait des études comme ça. Tu vois des coups et des valeurs d'études qui sont estimées entre 60, 70 000 euros de mise en place. Donc nous, c'est à absorber en partie par les partenaires. Pas que, mais aussi nous, des ressources sur la table. Et l'idée, c'est vraiment l'idée d'Areny. C'est que on sait qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent mettre ce type de budget pour arriver à faire ces études. Et du coup, grâce à nos partenaires, je les remercie encore une fois, parce que, honnêtement, ce n'est pas gagné d'avance et un part qui joue le jeu de partager ses résultats. Et du coup, la même borsche, elle coûte 440 livres par an. Et ça te permet d'avoir accès au rapport. Mais aussi, on fait des tables ronde, où tu peux venir parler des résultats du rapport entre membres. Et on va aller plus en profondeur. Et on va dire, "Maman, c'est chip. Qu'est-ce que ça veut dire pour vous par rapport à votre stratégie?" Et on peut échanger. Et ça, c'est, ouais, c'est des choses qu'on fait aussi pour nos membres et les articles, le fait en fait plein de trucs. Après. Pour finir, c'est quoi le prochain sujet sur lequel vous travaillez? Alors, le merci. C'est une bonne question, parce que où est-ce qu'on achète les 20 chers, on te rigue "mais", soit dans ces réseaux un petit peu collectionneur-hacheur et l'autre, c'est les restaurants. Et c'est mon gros prochain, le "fine-oign" et les restaurants. Et c'est la dynamique de ces deux univers, change beaucoup. Et on a l'impression qu'ils se comprennent plus beaucoup en ce moment et notamment au niveau des marges. au niveau de plein de trucs. Donc c'est le prochain sujet d'études, les grands vins en restauration. Et après j'aimerais bien faire quelque chose sur le système de distribution aux États-Unis aussi, parce que c'est un peu le basard et j'aimerais comprendre un peu certaines décisions qui se sont prises. Et comment ça nous impacte? Voilà. - Un autre interview précédente, je l'avais terminé de manière traditionnelle, je t'avais demandé si t'étais heureuse et tu m'avais répondu oui. Est-ce que t'es toujours heureuse? - Toujours heureuse. Alors, je vais nuancer par rapport au résultat de l'étude et je peut-être jeter un pafe dans l'eau dans les dernières secondes. Je suis très heureuse parce que l'étude, ce qu'elle démonte, c'est qu'il y a beaucoup d'opportunités. Et il y a beaucoup d'opportunités, parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on fait pas ou pas assez ou pas assez bien. Parce que quand le vince vend bien, on se pose pas de troubles. Donc il y a beaucoup de marches de progrès. Après, il y a beaucoup de choses qui vont demander du temps et de l'investissement. Et avec des retours sur investissements qui vont être un petit peu différents à qu'aire des nouveaux consommateurs, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Et j'ai un peu peur, et c'est là où ma joie par rapport au résultat, j'ai un peu peur que dans le contexte actuel, on n'est pas beaucoup d'entreprises qui puissent se permettre d'avoir cet investissement sur des temps pas longs dans l'absolu, peut-être trois, quatre ans, mais qui peuvent paraître longs dans des situations économies difficiles. Voilà, mais j'espère qu'ils le font, ce qui a beaucoup d'intérêt à le faire. - Merci Pauline. - Merci au main. Une fois plus, Arrènie nous gratifie d'un travail de grande qualité et très instructif. Je suis certain que plusieurs d'entre vous, chers auditeurs et chers auditrices, se sont reconnus dans les résultats de cette étude. Et je dois dire que plusieurs aspects font éco à mon expérience personnelle. Pour celles et ceux qui voudront savoir plus en adhérent à Arrènie, je vous invite à vous rendre sur leur site arrèniearreni.global. Pauline, merci beaucoup pour cette discussion et en rire communicatif. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de l'Ivres. Je suis ravie d'avoir réalisé cet épisode pour vous, chers auditeurs et chers auditrices. Au montage et au mixage, c'était Emmanuel Napet. Emmanuel doré s'est occupé du générique original et le logo a été réalisé par Lénemazie. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là, cléatez-vous et buvez bon.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’étude « Engaging the Next Generation » analyse les consommateeurs de grands vins de moins de 40 ans, en se concentrant sur leur parcours et leurs motivations.
  2. La distinction clé entre un acheteur et un collectionneur réside dans l’activation du circuit de dopamine : le collectionneur tire son plaisir de la quête et de la recherche, pas de l’acquisition finale.
  3. La transmission familiale du goût pour le vin a largement disparu ; elle est désormais assurée par d’autres contextes et groupes sociaux.
  4. Les collectionneurs sont attirés par la rareté, la complexité et l’investissement en temps et en argent, contrairement aux consommateurs de vin grand public.
  5. La valorisation de la collection sert de rationalisation au comportement d’achat excessif ; une baisse de valeur perçue peut être très négative pour le collectionneur.

Summary:

Cette transcription présente une discussion entre Romain Becker et Pauline Vicar, directrice du Singtank, à propos de l’étude « Engaging the Next Generation » sur les consommateurs de grands vins de moins de 40 ans. L’étude, menée à Londres, Paris, New York, Shanghai, Hong Kong et Singapour, explore comment ces jeunes consommateurs entrent en contact avec les vins haut de gamme et ce qui les pousse à devenir des collectionneurs.

Un enseignement majeur est la différence entre un acheteur et un collectionneur : grâce à des neurosciences, on découvre que le collectionneur active son circuit de dopamine lors de la quête (recherche, chasse) et non lors de l’achat final. Cela explique pourquoi il achète souvent trop, et nécessite un marché secondaire pour revendre les surplus. La transmission familiale, autrefois essentielle, a largement perdu de son importance ; aujourd’hui, d’autres contextes et groupes sociaux jouent ce rôle.

Les collectionneurs sont attirés par la rareté, la complexité et l’effort d’apprentissage, à l’image d’un jeu vidéo stimulant. La valorisation de leur collection leur permet de rationaliser leurs dépenses excessives. Pauline Vicar souligne que cette niche de consommateurs ne répond pas aux mêmes règles que le grand public, et qu’il faut s’adresser à eux de manière spécifique, en jouant sur des éditions limitées, des collaborations artistiques ou des assemblages uniques.

FAQs

L'étude vise à comprendre comment les consommateurs de moins de 40 ans entrent en contact avec les grands vins, pourquoi ils les achètent, et ce qui les transforme en collectionneurs engagés.

Un collectionneur ressent une excitation liée à la dopamine pendant la recherche et l'acquisition, ce qui le pousse à acheter trop, tandis qu'un acheteur a un comportement plus rationnel.

Ils sont définis comme des personnes qui achètent des vins pour les faire vieillir, souvent en trop grande quantité, et qui utilisent le marché secondaire pour gérer leurs excédents, sans nécessairement chercher un profit.

La rareté et la complexité du vin sont cruciales : un vin trop facile à obtenir ou à comprendre n'excite pas les collectionneurs, qui recherchent un défi et une progression.

La transmission familiale a largement perdu de son influence, et le mécanisme d'intérêt pour les grands vins se déplace vers d'autres lieux et groupes sociaux.

Des exemples comme le Grange Chapelle de Penfolds et d'Araigny, ou les collaborations de Dom Pérignon avec des artistes, illustrent des vins uniques et complexes qui attirent les collectionneurs.

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