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Épisode 79 : Arnaud Combier, Bourgogne ou Beaujolais, pourquoi choisir ?

79m 9s

Épisode 79 : Arnaud Combier, Bourgogne ou Beaujolais, pourquoi choisir ?

Arnaud Combien, négociant et vinificateur, partage son parcours marqué par un attachement profond à la Bourgogne et au Beaujolais. Issu d’une famille de vignerons, il a passé son enfance chez ses grands-parents, où il a développé une passion pour la vigne et le travail en plein air. Après des études classiques, il a intégré le lycée viticole de Beaune et a effectué son premier stage chez Philippe Valette, figure emblématique des vins nature. Cette expérience lui a inculqué une exigence constante et une quête de qualité. Dans les années 1990, il a rejoint la deuxième vague du mouvement des vins nature, aux côtés de vignerons comme Foillard et Lapierre, une période de camaraderie et de découvertes, mais aussi de difficultés économiques. Son propre domaine, lancé en 1998, a souffert de problèmes climatiques (grêle, gel) et de gestion, le poussant à arrêter en 2011. Aujourd’hui, il s’est associé à Jeff Carrel pour un projet de négociant, apportant son ancrage local et son réseau, tandis que son partenaire fournit une structure financière et technique. Combien insiste sur l’importance de goûter, de voyager et de s’adapter pour progresser, tout en restant fidèle à une vision artisanale et authentique du vin.

Transcription

12566 Words, 70234 Characters

French
Pour moi, c'est le dernier cru blanc de Bourgogne, où on a encore du travail à faire pour le Icé au niveau, ne serait-ce que d'un pouy fissé en termes de renommée. Le vin, le jaja, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermeté. Et parce que vous aimoissez mon passionnément, je vous propose de découvrir les secrets d'un bon vin. Parcours ensemble le vignoble, à la rencontre de vignorones et vignorons valeurs et engagés pour des discussions autant couleurs. Nous voyagrons à travers les régions, les sépages, les sabars faire, et les belles histoires du monde dur. Je suis Romain Becker, et j'ai oucet de la bienvenue dans le bon grain de livresse. C'est l'histoire d'un mec, amoureux fou de sa région. Son terroir, il est là dans les tripes et coule dans ses vaines. Formé par les pionniers du vin nature, il a pris des risques, sorti des jus fous, ses prix des gammelles, et puis ses relevés. Lui, c'est Arnaux Combien, négociant, vinificateur, Helleveur, quelque part autour de s'inverrant entre ma connaît et beau-jeulé. Puis de là, où souffle un vent de liberté et de travail bien fait. Sa région, il l'a défend, beck et ongle, avec rigueur et exigence. Et c'est parce qu'il analyse très bien ses forces et ses févoles, qu'il a décidé de se retrouser les manches pour faire du vin, une joie, sans jamais négliger la viabilité économique. Bonjour, Arnaux Combien. Bonjour. Nous sommes d'aujourd'hui, Achewani, les cheveux riaires, entre bourgognes et beau-jeulé. En tout cas, ce sont les deux sujets qu'on va aborder aujourd'hui. Merci de m'accueillir chez toi, dans ton nouveau chez toi qui va servir des armées à concentrer toute ta production ici pour notamment les bénéfications, les alvages. Voilà. Parce que tu as une activité un petit peu particulière dont on va parler aujourd'hui, dis particulière, parce que c'est pas un sujet qu'on a beaucoup abordé dans le podcast jusqu'à présent puisque tu es négociant. Avant qu'on parle de ça, un petit peu plus précisément, et de trop. A gros mon rôle, en particulier, voilà, de montrer que c'est pas forcément un gros mot, justement. Est-ce que tu peux commencer par te présenter, s'il te plaît? Moi, j'ai un parcours assez classique, mais deux grands pares étaient vineurons dans le village de Pricé, à 2 km de Chewani. Voilà, mes parents ont pas pris la suite, mais moi, j'étais un peu agité du baucal, donc ils étaient très contents de me envoyer chez mes grands parents et de m'envoyer à la ville. Donc voilà, comment le virus est venu. Et puis après, au gré des rencontres, des sensibilités, voilà, j'ai rencontré mes premiers mentors, Valet, Foyard, la pierre et le consort, tout début des vingt-natures. Je ne savais même pas que ça existait, quand je les ai rencontrés. Et puis voilà, puis on a commencé la aventure. Il y a 30 ans. Et voilà, donc j'ai eu mon domaine, derrière mes grands parents. J'ai eu des débois financiers, donc je les plus. Et depuis, je suis allé travailler un petit peu en langue doc, là-dessus, j'ai rencontré Jeff Carrell, avec qui on a monté un projet de négociant on va dire bourguignon Beaujolais. Lui voulait diversifier son activité sur d'autres régions, parce qu'il spécialisé en langue doc. Moi, j'avais les connexions et puis l'ancrage local. Donc voilà, et change de bon procédé. Lui, m'apporte sa structure financière, administrative et technique. Et moi, j'apporte mon réseau, mon nom aussi, puisque j'avais déjà développé quelques vins sous mon nom et donc un quelque client. Et puis l'idée, c'est de ne pas refaire du carrel ici, mais de reprendre le flambeau ce que j'avais lancé quand j'avais mon domaine et de faire les vins qui me correspondent. De faire du renaux convier. C'est ça. Alors, on va revenir sur tout ça en détail parce que c'est une histoire passionnante. On va commencer par tes grands parents, déjà à fin des grands paires qui étaient vignons. C'est une autre époque aujourd'hui. Et travailler dans des conditions très différentes et notamment devenir haut à 100% ça a été un chemin. Il y avait de la police culture, est-ce que tu peux nous revenir là-dessus s'il te plaît? En fait, les deux grands paires avaient à peu près les deux mêmes structures, d'une dizaine d'éktards, quinze hectares de surface agricole à exploiter. Et là-dessus, il y avait trois hectares de vignes, des vaches, des chevres, le cheval pour l'abourer. Donc c'était vraiment l'ambiance locale de ses exploitations à l'époque. Et puis après, l'arrivée des aussées a permis de développer le côté vignoron puisque avant une année, le vin rapportait plus que les vaches et l'année suivante, c'était l'inverse. Donc, il jouait là-dessus. Là, le vin s'est mis à être rémunérateur. Donc, ils sont mis à planter des vignes et à devenir 100% vignoron. Et puis, il y a eu la cave coopérative du village qui s'est développée, qui a permis aussi de vinifier. Donc, j'avais un grand paire qui était adhérent. L'autre qui faisait son vin à la maison. Non, j'ai eu les deux images aussi. Et voilà ce qui m'a permis moi de baigner la dent pratiquement depuis que je suis né. Alors, pas derrière mes parents, mais derrière mes deux grands paires. T'es pas rendu pourquoi ils n'ont pas appris la suite? Parce qu'à l'époque, la vie à la campagne était un peu moins drôle qu'en ville. Donc, ils ont fait partie de toute cette génération. Mon père dans l'administration passait les concours. Et donc, on allait bosser en ville. Moi, je suis né à Lyon, on avait pu apparailler. Et voilà, c'était un peu compliqué pour moi. C'est de ville. Donc, mes parents ont été très, très satisfaits d'avoir l'encresse à la campagne pour m'évacuer quand la pression montait un peu trop dans la part. Quels souvenirs tu gardes de cette vie avec tes grands paires dans des domaines viticules? C'est mon ancrage, c'est mon histoire. C'est là où tout, c'est construit. J'étais assez fusionnel avec mon grand-père maternelle. Donc, forcément, ça aide. J'étais tout le temps collé à ses basques. Lui devait en avoir marre, même certaines fois. Mais voilà, donc moi, je n'avais pas le vin, les vaches. J'avais pas trop de préférence. Ce que j'ai aimé, c'était être dehors. Jamais faire la même chose. Voilà, me défouler à la ville. Rentre les bêtes, faire le passage. Voir les vonètes, m'occuper des chevaux quand tu en avais. Voilà, c'est une enfance idyllique de rêve. Alors comment se passe-t-on de l'enfance à la carrière dans le vin? Quels ont été tes premiers pas, justement, dans le monde du vin professionnel? Moi, j'ai toujours voulu faire ça, mais ça a été un peu un choc de culture pour mes parents. Donc, ils ont essayé de me faire faire des études classiques. Pendant le longtemps, jusqu'au bac, et puis au bout d'un moment, ils ont craqué et j'ai pu partir d'enlever l'étude et et on a l'éthique. Voilà, au lycée de beaux, de classiques. Et puis là, j'étais assez à l'aise. Je me suis même bien organisé pour écourter au maximum mes études et travailler le plus vite possible. Et voilà, j'ai commencé à bosser dans une cave à Chabli tout bêtement, apprendre le métier et puis voilà, vinifier dans des structures et puis pour l'inguer, apprendre, rencontrer et faire l'expérience comme ça. Ta pour l'inguer ou, justement? On a beaucoup en bourgogne, c'était quand même pas un grand voyage. Je suis travaillé aussi un petit peu dans les côtes d'urône. Mais bon, ça n'est jamais vraiment arrêté, puisque quand j'ai arrêté mon domaine, là, dans le maquonnais, je suis parti en longue dock. Donc j'ai vu quand même sur l'axe est de la France, une grosse partie de la champagne jusqu'à Perpignan. Il y a eu une rencontre déterminante dans ton parcours, t'as déjà cité le nom, mais c'est Valette, et plus précisément Philippe Valette. Dans quelqu'un de risque que tu as arrivé chez eux? Ça a été mon premier stage quand je suis arrivé à Ulysset de Bône. J'ai commencé les vignifs et j'ai eu la chance. C'est ce que eux, pour eux, c'était les débuts. Philippe n'était pas encore installé. Son père, Gérard, avait déjà l'ambition de faire des grands vins, ce qui était très nouveau dans le maquonnais. Donc ça a été le début. Comment on fait murir du raisin, l'importance des rendements pour ça? C'était l'époque essentielle. Maintenant ça a changé. On fait plutôt l'inverse. Mais voilà, et puis qu'est-ce que l'ambition d'un grand vin? On a goûté aussi différentes cuvées. Ça m'a fait le palais. À l'époque chez Valette, on ne parlait pas encore de vingt natures ou de vins sans souffre. C'était vraiment les tout débuts. On des parcels, préservés sa vendage jusqu'au pressoir, tous les levagents fut toutes ses sensibilités là, égoutés, goûter, goutter tout le temps. Donc ce fi est à son palais pour construire les vins. La connexion entre vous, elle s'est fait sur la taille. sur quoi, qu'est-ce qu'il y a à coller? - Le travail, le temps passé, et puis cette découverte de ce monde-là, puisque en fait, eux comme moi, on a construit les choses, et c'était super intéressant parce qu'on découvrait, il y avait l'ambition, il y avait des. Il y a eu peu d'échecs, mais il y en a eu, donc aussi, savoir remettre. Remettre l'ouvrage, l'exigence, dans le détail, tout ça, quand on a 18 ans, c'est très formateur, et puis, espèce de personnage, le pervalet, un peu froid, un peu au-ster, mais très exigeant, et puis très pas dans la transmission, mais vraiment à partager tous les doutes et tous les expériences, et puis après Philippe, on a un petit écartage, mais qui est pas énorme, donc forcément, on a fait autre chose que du vin aussi, on a vécu un petit peu, et ça a créé un lien du début, quand j'ai eu mes vines, les premiers vins que j'ai fait, ma femme pourrait vous en parler, mais le premier qui les a goûté, c'est Philippe, et je peux vous dire, je ne me n'ai pas large dans la cour avant qu'il arrive, et cette idiote est arrivé avec deux clients, qui ont été mes deux premiers clients qui avistent, les crieurs de vin à trois et à le vervoler à Paris, et voilà, moi c'est comme ça que ça a commencé, et je le redis à l'époque, j'avais qu'une ambition, c'était de faire bon, je ne savais pas que les vingt bio, les vines naturenes, pardon, existaient, mais j'utilisais déjà pas de le vure, pas de déserbans, mais ça a l'époque, la progression et la finage du projet, c'est fait après par la suite, en rencontrant encore d'autres vignorons, et voilà. Alors on va venir, mais je voudrais juste poser une question sur Valette. Aujourd'hui les vins, c'est qu'ils ont quand même une signature, un vrai style, qu'est-ce qui te plaît dans les vins de la maison Valette? Je trouve qu'ils sont uniques, en fait on peut boire tous les vins produits dans la région, jamais on retrouvera ce style là, et puis c'est longueur en bouge, cette complexité, voilà, et en même temps ce côté digeste. C'est très dur sur un chardonné, le chardonné, c'est de l'alcooler la site, donc il faut vraiment des points d'équilibre assez exceptionnels, il faut des élevages très respectueux pour avoir ces définitions, et quand c'est réussi, c'est un gros moment et puis on s'en souvient. Surtout ce côté-là, on se souvient de ce qu'on a vu. Toi qu'il connaît bien, qu'est-ce qui fait? Qu'il arrive à faire ça? Ou est-ce que c'est dans le travail? Est-ce que c'est dans une forme de talent? Comment il arrive? Mais parce qu'il s'arrête jamais, il réfléchit toujours à faire mieux. Donc, il n'y a jamais de pause chez Valette. Après, on peut discuter ses choix parfois réussis, parfois on est un peu déçu. Mais on a toujours de l'émotion, on a toujours quelque chose à dire. Et puis, et puis ça fait. Tous les ans, là, en ce moment, il est dans le mélange des millésimes. C'est son choix, on va voir où est-ce que ça l'emmène. Mais on a quelque chose à goûter de nouveau. Et on va voir comment on s'y retrouve au niveau du style Valette. C'est ça, jamais rien, des figées, jamais. Et donc, et parfois, on rencontre une bouteille et on se dit "Wow! C'est grand du haut! Rien que pour ça, c'est suffisant." Tu l'as mentionné ton projet personnel, il s'est affiné par la suite avec d'autres rencontres. Et j'imagine que quand tu évoques ces rencontres-là, c'est les noms que t'as déjà cités, foyers, lapières et d'autres. Est-ce que tu peux nous parler de ces gens-là et de ce que, quelle était l'ambiance de l'époque, qu'il y a une trentaine d'années au début des vens nature? C'était exceptionnel parce que déjà, on était pas nombreux. Donc moi, j'étais la deuxième lame. C'est-à-dire que, fouayard, la pierre avait commencé avec Valette. Et puis nous, on était les petits jeunes qui arrivaient avec Maxime Manion, le Renquazote. Il y avait une deuxième lame, je pense, Jean-François-Nique, Bruno du Chène, tout de cette équipe-là. Et c'était vachement intéressant parce qu'il y avait tellement peu de clients. On avait tous les mêmes. Et on y avait une espèce de déchange simple. Voilà, nos vens étaient réussis. On en était très fier. Quand ils étaient louper, on en était pas très heureux, mais c'était pas très grave. Et on recommençait l'année d'après pour essayer de faire mieux. Ça allait pas au-delà. Après, économiquement parlant, c'était une période difficile. Parce que le vain nature à l'époque, ça n'intéressait pas grand monde voire personne. Donc voilà, les dives bouteilles étaient beaucoup moins chargées que maintenant, en termes de frequentations de vignons, mais aussi de clients. On voulait tenir dans une petite salle. Ça allait suffisant. Donc voilà, mais c'était génial. Parce qu'en fait, on a vu que petit à petit, ça a appris. Quand on fait de ces sacs, c'est génial. Si ça n'avait intéressé personne, je pense qu'on se serait soufflé, ou d'un moment où certains refaient autre chose, ou j'en sais rien. Mais là, ce qui était plaisant, c'est de voir des Japonais venir dans notre cave et être complètement bouchculé par Skigout et en même temps apprécié. De voir petit à petit, un sommelier d'une grande table réfléchie, à comment ils pourraient utiliser nos vins sur sa carte et voilà. Puis ce qui était génial, c'est que nos clients avaient notre âge et qu'on était beaucoup plus jeunes que maintenant. Donc on sait bien la musée. Comment est-ce que t'as progressé techniquement? On a déjà pas mal discuté hors micro et t'as l'air d'avoir un connaissance technique et des compétences techniques assez pointues notamment sur la partie viticulture. Comment est-ce que t'as progressé sur ces sujets-là? Ça, c'est le temps qui te fait progresser. C'est des déplacements, c'est de réfléchir. On parlait de valettes qui remet toujours, ça, j'ai appris ça, là bas. Et je me l'applique, donc on se remet en cause tout le temps. Et puis on a toujours l'ambition de faire du vin un peu importe l'endroit et de faire du vin qui est quelque chose à raconter. Donc voilà, ça amène la plasticité. Après, moi, je suis né dans les vignes aussi. Il y a des choses que je ne explique pas et que je ne sais pas expliquer qui sont spontanées. J'aimerais bien, pour pouvoir l'expliquer, ça m'endrait un peu plus intelligents, mais je ne sais pas. Mais après, oui, c'est encore une fois les rencontres, les expériences. De toute façon, c'est un métier manuel, donc qui s'apprend sur le tas. En faisant, on reproduisant, on réfléchissant, en rencontrant des vignorons, d'autres pays. Dans les vignes nature, on a eu cette chance et qu'on a très vite rencontré d'autres vignorons d'Italie, beaucoup d'Espagne, avec des échanges assez forts. Les géorgiens quand ils sont arrivés, ont aussi apporté des choses très étonnantes. Maintenant, c'est le groupe de l'Est, qui est très. On voit des vins autrichiens exceptionnels et voilà. Plus des vins des mises fersus, des communs, ils s'adaptent au climat pour faire des choses pas trop chargées. Je goutte des vins australiens, la dernière manquée. On s'imprène de ça, et quand on goutte une bouteille, il y a le verre qu'on apprécie et qu'on va voir. Mais derrière, on réfléchit un peu comment c'est fait, cette affaire et qu'est-ce qu'il a fait. Et quand on a la chance de rencontrer la personne, on lui pose des questions. Et on essaye de les remettre à notre source, de les appliquer. C'est essentiel de goutter, et d'aller voir àilleurs pour progresser. Tous les jours. Il n'y a pas de possibilité. On n'apprend pas ça dans les livres et puis on pourrait plus la prendre dans les livres, parce que le climat change, le palais des gens change. Quand j'ai commencé les vins nature, la plupart des gens qui je faisais goutter, c'est la grimace. Alors que maintenant, si je faisais goutter le même vin, la moitié des gens serait convaincu. Donc voilà, il faut s'adapter et donc gouter, gouter, gouter. Et puis toujours s'adapter. Parlement du domaine que tu as eu, si tu veux bien, ça s'appelait comment? C'était comment du domaine? C'était sous mon nom. J'ai toujours fait des choses très, très originalement, très classiques, une éthiquette blanche. Mon nom dessus. C'est clair et direct. Alors, est-ce que tu, quand est-ce que tu as commencé ce domaine? J'ai commencé à démarrer. Donc 98, j'avais montblié d'avions pour la Nobel Zélande, je devais partir et travailler et mon grand-père m'appelle. On me disait, il y a une place qui se libère, lui, ses vines étaient reprises. Et le fermier qui était en place, suite à son mariage, j'ai repris les vines. J'ai coûté de sa belle famille et voilà, les célévines libraient ici. Donc je suis revenu sans aucune réflexion, sans aucune préparation, parce que c'était uniquement ce que je voulais faire, mais je pense que. que ça suffisait et là j'ai appris du remance que c'était une entreprise. J'ai découvert ça et là pour le coup je m'enquai cruelement de formations. Qu'est-ce qui s'est passé exactement? Ça a duré combien de temps déjà cet aventure? Ça a duré plus de 10 ans, ouais jusqu'en 2011. Et donc ce qui s'est passé c'est que différentes choses déjà très dur avant de les vingt-natures à l'époque. Et puis après quelques pépins climatiques, la grêle en 2004 à 100%, 2005 avec le gel, 2003 que j'avais oublié, parce que pour moi c'était une année très riche, c'est l'anéissance de mon premier enfant, mais ça a été la première canicule donc on n'a pratiquement pas fait de 20 et puis pas des vingt très joyeux. Donc bah voilà ça a été pas et puis après des erreurs de gestion quand on se met avant, on pense que tout va bien et puis en fait c'est là où on s'entère parce qu'on a le poids du stock, le poids de la trésorerie qui d'envient à la grêle et qui est très douloureux, pas de connaissance du système bancaire, voilà enfin pas de. et puis je travaillais tout seul et ça, j'ai compris que c'était pas fait pour moi. J'en ai eu marre et la raison pour laquelle il y a deux raisons vraiment qui m'ont fait arrêter, c'est le maintien de ma mon cas dans le familial parce que c'est des métiers qui sont très prenant donc qui qui grédient sur la vie familiale et il y a fallu que je prenne une décision aussi au travers de ça et le fait que tout portait seul de venir trop trop lourd pour moi et je voulais plus travailler seul et j'ai trouvé personne pour ça social mon projet à l'époque donc bah voilà, ça s'est arrêté mais derrière ça m'a ouvert aussi à d'autres chants que là maintenant à mon âge je suis bien loin de regretter. T'as arrêté à contre-queur ou pas? Bien sûr on est toujours, on aime pas quand quelque chose qu'on porte avec autant d'énergie et puis on on a mis quand même nos triples dans le développement des vingt natures à l'époque, c'était un vrai engagement même quand vous êtes du vin qui était pas bon, on le défendait, il y avait une entrée, il y avait quitté tout ça, c'était quand même très compliqué, l'ambiance des dives bouteilles, enfin voilà des gens comme Sylvie au jouraux qui étaient des gens qui fédèrent ces groupes avec qui tout le monde s'est développé à peu près en même temps ça fait une rôle de rupture, on se sent un peu seul quand on arrête même si on garde des contacts, c'est pas mais on n'est plus dedans, ne plus dans le groupe, donc voilà mais après j'étais vraiment l'acéd du fait d'être seul, l'acéd du travail administratif que j'avais beaucoup de mal à faire pour moi, parce que là j'en fais beaucoup maintenant je suis dans une entreprise mais je le vis beaucoup mieux, donc pourquoi ça doit s'analyser mais je ne sais pas, mais ça m'a permis aussi de refaire quand je suis arrivé salarié, je suis parti à Pesnasse, je suis arrivé dans une gros domaine, une centaine d'hectares, voilà pas du tout en bio des 20 qui sont du 20, je veux prendre dire plus mais voilà, mais j'ai reprêt gout au travail parce que je n'avais que mon boulot à faire de gérer le domaine, gérer les villes, le vignoble, la récolte, la signification, même si c'était pas du tout mon style de vin, j'ai repris position sur mon métier et ça m'a redynamisé, j'ai touché des sépages, là il y avait 18 sépages différents donc je suis sorti un peu du chardonnée, gamme et pino, quand on occupait quand même quelques années de ma vie, donc ça m'a redynamisé aussi en termes d'idées de réflexion, j'ai rencontré d'autres gens, des techniciens pointus en vignif, des techniciens pointus à la vigne, dans une région que je connaissais pas, où il y avait des irrigations, où il y avait tous des trucs qui étaient pour moi horrible à l'époque, et donc voilà il y a une remise en cause clair, je dis pas que tout ce que j'ai fait là-bas était très glorieux ou me correspondait mais ça m'a relancé, et j'ai repris de l'ambition là-bas, j'y suis resté trois ans, je suis revenu mais j'ai fait un travail pour un gros groupe bourguignon où là je m'occupe de vignes mais je faisais essentiellement de la gestion personnelle, ça m'a appris aussi autre chose mais je faisais plus du tout de vin mais je suis revenu parce que mes enfants trouvaient très dur la séparation donc et ma femme aussi j'espère, faut que je suis en parle et puis j'ai eu la chance de pouvoir quand j'étais en langue d'eau, j'ai rencontré car elle et jef m'a proposé un projet de reprise de domaine avec des amis à lui dans le beau jolais et c'est comme ça que je suis revenu au domaine à la vignif d'abord dans un domaine ce projet là et pas aller au bout mais après on a eu l'idée de continuer l'aventure mais sur une tramne négoce donc les choses en fait n'ont jamais été construites sur un plan de carrière, elles se sont faites comme ça par hasard ou par rencontre et puis j'ai pris ce qui m'était proposé et qui correspondait le mieux. On va détailler le négoce, comment ça fonctionne, comment tu travailles et ainsi de suite et avant j'ai juste une dernière question sur ton domaine à l'époque est ce que tu réussis à faire les ventes, t'avais envie de boire ou qu'il te plaisait. J'ai jamais. Mais ça c'est le prode de tout vignon, sinon on n'est pas un bon vignon. Tu les rgoûtes, c'est vendeur, t'en as encore? J'ai beaucoup d'émotions à l'air goûté. Qu'est-ce que tu penses? Aujourd'hui, comment tu les juge? C'est dur à dire pour moi, je les juge au travers de mes copains qui connaissaient ces vins et le plaisir qu'ils ont à les reboire. Parce que ça leur rappelle des souvenirs. Le vin pour moi, c'est que ça, on n'est pas. J'ai beaucoup de mal avec le vin star où tout le monde se prostère devant une bouteille et oublient de communiquer, de rigoler, de s'amuser. Moi, le vin est là pour participer à la fête. C'est un accessoire, c'est pas un centre. Et de voir que l'émotion qu'on génère dans une bouteille de vin, le souvenir, quand je refais goûter une bouteille de mes vins de l'époque à mes amis proches, à chaque fois, j'ai un retour très plaisant. Même si moi, quand je les goûte parfois, je dis "là, là, t'es un peu loin, Coco, à cette époque", où le vin est un peu fatigué, mais on a quand même du résultat. Donc, je suis très fier de ce que j'ai fait, malgré tout. Et puis ça m'a appris beaucoup, ça a été très riche. Tu me demandais tout à l'heure comment j'ai progressé techniquement, le fait de faire du vin sans filer. On gagne 10 ans de compétence et d'expérience parce que tous les jours, il y a une merde qui arrive et qu'il faut gérer. Donc, c'est très enrichissant, très rapidement. Et puis ça reste l'évin que j'affectionne l'évin nature. Même si là, j'ai des choses plus maîtrisées, moins sur l'émotion, moins personnelle parce que je m'adresse à un autre public. Ça, c'est le métier de négociants, mais on en parlera. Mais pour moi, je défendrai toujours l'évin nature parce que j'ai jamais eu de tels émotions, tel plaisir et de tels souvenirs. Donc, on peut parronier ça ou oublier. Dans le Languedoc, à part de Jeff Carrell, dont on va parler juste après, il y a des personnalités qui tombent marquées. Alors, pas quand j'y travaillais, mais on a parlé de Jean-François-Nic, tout à l'heure, de Bruno du Chène et de voir la fit, puis j'en oublie. Excusez-moi, les gars, c'est qu'on soit ceux qui l'aient oubliés, mais c'est des gens qui m'ont marqué vraiment parce que c'était des vingt-du-suds, donc j'avais jamais vu la même chose. Puis mon pote Max Manion, dans les corbières, ce qui fait, ce qui l'a construit, il n'est partie de zéro, de rien, dans un trou perdu. Lui qui aimait la fête, la vie, en société, chapeau, et puis le style de ses vins, le prix encore pratiqués, très raisonnable. Il fait des vingt qui détonnent dans les corbières et dans le bon sens du terme, il arrive à faire des vingt léger. Il fait des rosées qui vieillissent, des blancs éclatants, égis et des rouges frais. Quand on va passer un peu de temps dans les corbières, on a du mal à voir comment c'est possible. Comment c'est possible? Non, mais oui, moi, c'est mon. C'est les gens-là qui ont été moteurs, parce que à chaque fois, c'est des surprises, c'est de l'émotion. Et puis en plus, quand je reviens un maximum, quand c'est un pot, et qu'on connaît l'exigence de se métier et de voir ce qu'il a réussi, je trouve ça admirable. Donc en train, c'est devenu négociant, un vinificateur éleveur. Donc ça veut dire que vinificateur éleveur, c'est des précisions qui disent que parfois t'achètes du raisin, parfois t'achètes du vent, déjà fait, déjà vinifier. Et c'est vrai que tout à l'heure, c'était une petite bouteau de bouteau, mais parfois négociant en France, c'est un gros mot. Ça fait tout de suite gros acteurs. qui achète des éctolitres de vin pour en faire des choses techniques et les vendre en masse pas très cher. C'est pas du tout ce que tu fais. Et qui s'aigne le vignon en plus en l'exacteur? Exactement. Donc, il y a de tir les prières le bas. Ce qui va de paire avec la grande distribution. Toi, c'est pas comme ça que tu as construit ton affaire. Qu'est-ce que tu défends justement à travers ce négoce? Comment est-ce que tu envisages les choses? Moi, je veux déjà rappeler à tout le monde que derrière chaque bouteille de vin, il y a un vignon. Et moi, je suis négociante, mais je travaille avec des vignons ou en viticulteur? Oui, travailler parfois avec des gens qui ne font pas du tout de temps. Ils font que du résumé, donc ils sont uniquement entre guillemets viticulteurs. Oui. Mais ça devient plus rare. La plupart des gens font quand même le petit cuvet parce qu'ils sont la clientèle de papa pour, voilà, ou d'autres, on rencontrait des gens et vendent un petit peu de bouteille, mais on besoin d'un complément. Moi, quand j'arrive dans un domaine, en fait, je suis pas là pour le vignoron ne va pas faire des miracles économiques avec moi. Moi, je vais lui assurer une très orée constante, qui va lui permettre soit d'investir, soit d'ombocher quelqu'un. Et voilà, je vais lui assurer en gros sa caisse. Et lui, après vendra ses bouteilles, vendra à d'autres d'autres négociants, ou, voilà, ou qu'est-ce, je ne sais pas, mais pour gagner sa vie. Parce que vous mettez d'accord sur un prix de vente à plusieurs années. Et sur plusieurs années. Un prix qu'on veut fixe, parce que nous derrière, on vend des bouteilles, donc on a aussi besoin de construire et on l'avoue pas ni à la grande surface, ni à des gros marchés. On est sur des marchés complètement tradis, c'est à chers, au telle, au telle restaurant, au caviste. Et ça, on France est en export, donc on a besoin de temps, de construction. Et voilà, moi, je prends beaucoup de temps à construire mes cuvés, comme je le faisais quand j'avais mes 20. Je travaille avec le vignoron et on regarde ce qu'on peut faire, répéter, et qui soit intéressant économiquement pour lui, qui lui apporte techniquement et que nous, on puisse le vendre, parce que nous, on orvange, on n'a pas de possibilité des checs, chaque litre de vin produit, de voix trop épreneur. Très très important, ça comme notion, parce que nous, on a une notion économique très forte, puisqu'on est au milieu de la chaîne, on paye le travail du vignoron, on fait l'élevage, on au vinifie, on fait l'élevage, pardon, on fait les mises en bouteille, et puis après, on avance l'argent à nos clients, puisqu'en quand on a eu une facture, on est rarement payé content. Donc voilà, on se doit d'avoir une économie très, très solide, et pour ça, il faut qu'on valorise tout ce qu'on achète, il faut qu'on soit en mesure de le valoriser. C'est pour ça que t'as besoin d'un partenir finance, et c'est ce que tu nous expliquais un petit peu en antenne, mais ton association avec Jeff Carrell, elle part de là. Elle part clairement d'ici, c'est-à-dire que moi, vous l'avez compris, j'ai des compétences, je suis plus à l'aise avec mes gros chaussures au milieu des vignes, à discuter dans un bureau avec un banquier ou avec un comptable. Je le comprends, je le conçoit, mais je ne suis pas très fin, là, dans cette analyse-là. J'aimerais, j'ai dit, ça me ira bien, mais et le dit-le avec Jeff, justement, et était à ce niveau-là, c'est-à-dire, ok, tu fais tes vins, tu l'évants, tu trouves les marchés, tu trouves les producteurs, et moi, je m'occupe du reste. Il faut qu'il y ait une logique de rentabilité pour lui, ça c'est clair, il n'y a pas de. c'est pas un monde complètement éterré et magnifique, il y a une donnée économique très, très forte, mais moi, elle me permet de faire ce que j'ai envie de faire, et j'ai l'impression que les vignons avec qui on travaille ne sont pas trop malheureux de nous avoir trouvé. Tu n'aurais pas pu faire sans lui. Je n'aurais peut-être pu faire sans lui, mais je ne sais pas comment. C'est-à-dire que lui, surtout, ce qu'il a apporté, fin surtout. De ces grosses contributions, c'est de l'argent. Pas que, parce que le métier de négociens est vraiment un métier à part. Quand on achète, on a déjà fait une analyse un peu du marché, et on sait à peu près ce qu'on va être en mesure de vendre. Quand moi, j'étais vignon, on ne le savait pas, nous, on avait des vignons produisées, et puis après, on partait à l'aventure. Il y a toute une analyse en amont. Il y a aussi une réflexion technique par rapport au coup. On achète à temps, parce que derrière, on sait qu'on peut vendre à temps. Ce n'est pas un hasard. Il y a une notion de marché qui est très importante, et ça paraît. Quand j'étais vignon, je ne le maîtrisais pas. J'ai eu aussi tout un enseignement du métier de négociens par Carel. Oui, il m'a apporté une capacité financière et de développement, mais pas que. Il y a aussi un vrai travail d'appréhension du métier de négociens, qui est vraiment un métier à part. Justement, on se métier, parce que tu dis que tu es à l'aise avec tes gros souliers au milieu des vines. Pourtant, le négociens, ce n'est pas là qui passe le plus clair de son temps, normalement, dans les vines. Comment est-ce que toi, tu envisages ton rôle? Qu'est-ce que c'est ton métier exactement aujourd'hui? Moi, déjà, je suis nulle pour faire du vin si j'ai pas mis les pieds à la vigne. Je sais pas faire. Je sais pas non plus pourquoi ou l'expliquer. Mais j'ai besoin d'impréner du terroir pour construire quelque chose. Donc ça, c'est une obligation de chez moi. Donc j'aime visiter, j'aime le contact avec les vines. Et je ne le conçoit pas autrement, en fait, c'est aussi simple. Donc nous, on fait des recherches et vu qu'on veut s'inscrire dans le long terme, c'est-à-dire qu'on lance une cuvette chez un vignuron. On ne veut pas qu'elle s'arrête deux ans après ou trois ans après. On veut s'inscrire dans la durée pour faire progresser nos vins. Et voilà, donc ça, on a besoin de cet ancrage-là viticole très, très fort. Donc moi, tout commence par une visite des vines. A quel point tu interviendras dans le travail de la vine avec les domaines dans les. avec lesquels du colabord? Alors là, ça peut être vaste. C'est vraiment à l'admande, mais j'ai fait beaucoup de conversion bio, en fait, dans les domaines, ce qui m'a permis d'avoir mes premiers contacts. C'est-à-dire que moi, on m'appelle en tant que techniciens pour trouver des solutions pour convertir les vines vers la culture bio ou bio dynamique. Ça veut dire intégrer du matériel. Ça veut dire changer les pratiques des salariés en place. Ça veut dire peut-être trouver de d'autres salariés. Tu fais du conseil à la conversion. Donc, on a une trame de conseils comme ça, qui est forte chez nous et qui nous permet d'entrer dans les domaines. Après, il y a aussi une expertise financière. Parfois, on est mis en contact sur des domaines par des banques, avec lesquels on travaille. Qui nous dit, "Malain, on a ce vignoron-là qui serait peut-être content de vous voir arriver." Et voilà, donc là, on a une expertise. Donc ça correspond plus à la banche. On va dire, "Karelle qui est capable d'avoir une expertise financière et de trouver des solutions pour aider le vignoron." Et après, dans ces solutions trouvées, il y a souvent une cuveille qu'on construit chez lui, qu'on lui achète, à prix fixe. Et qui lui donne cet acys là. Et voilà, donc ça, c'est l'autre point. Et puis après, c'est variable un vignoron qui m'appelle "Afolée" parce qu'il n'a pas d'équipe devant enjeur. Bon, moi par mon passé, dans les gros domaines, j'ai des connexions, et donc je peux lui faire profiter. Et voilà, il n'y a vraiment pas de règles et vraiment différentes portes d'entrée. Mais voilà, mais l'objectif est ce qu'on rappelle, parfois dure à entendre pour les vignorons. Et à comprendre, c'est qu'on veut s'inscrire dans la durée. On a beaucoup de mal et on n'a pas eu que des réussites. Donc on l'a déjà éprouvé. On est très déçus quand les choses s'arrêtent. Mais j'allais dire qu'il y a dû avoir certains accro, parce que c'est pas facile. J'imagine d'arriver dans un domaine et d'être. Enfin, d'essayer de changer les pratiques, peut-être que le vignoron, il peut sentir remis en cause. Il y a eu des moments compliqués comme ça. Tout le temps. On a toujours traversé une face comme ça, mais ce qui est logique, parce qu'on remet en cause de travail du vignon. Donc c'est normal et ce n'est pas toujours bien perçu et à juste titre. Parce qu'on le fait à des saints, on le fait à des saints. Alors on n'est pas là pour lui dire tout ce que t'as fait, c'est de la merde. Ce n'est pas l'objectif, mais on met le doigt sur, par exemple, que toi, tu as trop de surface, par rapport à ton cuvage et le nombre de salariés ou pas où tu bosses tout seul, tu peux pas suivre, donc tu peux pas réussir à t'en sortir, à faire des bons vins, à faire. Et donc à l'évendre derrière, parce qu'il y a plus de place maintenant pour les vins, les vins non réussis. La consommation baisse, donc on sait très bien que l'ambition du vign va revoir. Du vign va re devenir essentiel. La toujours été, mais le vint de masse va commencer d'être compliqué. Donc oui, on intervient là-dessus, ça se passe parfois du durment au début. Et après, il y a les exemples économiques ou de ce qui se passe autour chez les voisins et qui amène nos amis finions, à se dire en fait que ça vaut peut-être le coup. Mais voilà, mes salles. ça fait beaucoup de choses à accepter et c'est pas facile. Alors on vient de changer de lieu rapidement, puisqu'il y a des travaux dans la rue devant la maison et il y avait la disqueuse ou la perceuse qui s'est mis en route, donc on est descendu à la cave, ça raisonne peut-être un petit peu. Mais ça ne nous empêche pas de continuer à discuter. Donc on l'a dit, là, on est entre beau-jolais et bourgogne. Et toi, c'est vraiment deux régions que t'affectionne particulièrement et que t'as aujourd'hui dans ta gamme. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu des terroirs emblématiques que tu as dans ta gamme s'il te plaît? On va les visiter tout à l'heure, on va aller sur Fleurie, qui est pour moi un des cruques que j'affectionne sur le beau-jolais. Et puis on va faire le petit tour, on va passer par Juliana. Et là, je pense qu'on croisera à l'exembre qui est l'indéfinirant avec qui on travaille et on finira par les invérants qui est l'autre cru emblématique pour moi. Et j'espère bientôt pour beaucoup, parce que ça va être ce que je vais vraiment chercher à développer. Et voilà, donc, oui, j'ai d'autres crues dans le beau-jolais pour lesquels j'ai beaucoup d'infections comme chirubles. Mais les conditions de travail sont vraiment très compliquées sur ces vignes très pantues. Donc, voilà déjà Fleurie, vous le verrez à ces bons seuls vignons qui n'est pas en bio. Voilà, je défense ça parce que vous verrez la topographie du lieu. On comprend vite pourquoi et je voudrais que ces vignes la restent en place et ne soient pas arrachées à terme, parce que c'est des terroirs. Mais voilà, faut qu'on trouve des solutions. Qu'est-ce qu'il te plaît à chirubles en particulier? L'altitude et la pente, ça fait des vignes plus frais qui murissent lentement. Et puis, j'aime bien le grain chirubles, parce que c'est des notes aromatiques qu'on n'appaille. Et ça fait toujours des vignes légers mais qui vieillissent bien. Comment est-ce que tu envisages les choses dans les années à venir? Est-ce que tu veux faire plus de cuvets? Est-ce que tu veux approfondir les relations que tu as déjà avec certains. Comment dire? Je vais dire fournisseurs mais c'est plutôt collaborateur, les domaines avec lesquels tu collabors. Comment t'envisage le développement du négoce? Le développement est fait par le biais des rencontres. Ce qui est sûr, c'est là, je ne vais pas les construire. J'en ai plus besoin, je dirais, mais fournisseurs stables, je les ai trouvé. Maintenant, il faut que je trouve les clients. C'est ça qui va me permettre de vraiment manquer sur le long terme chez eux. Et puis, après, ce sera de l'opportunité, comme maintenant. Je suis très alerte. J'aimerais faire un pinon noir en coach Allenès, parce que j'adore ce coin sur Givri et voilà. Mais si je rencontre personne qui a besoin de moi ou voilà, et bien, un tempi, je ferai pas. Mais il n'y a pas de réel en jeu. Là, on est très contents parce qu'on a un partenaire dans lequel, avec qui on va travailler sur le vignoble, qui va nous permettre d'asseoir l'offre en vain de m'acconner. Donc, on continue en sainon, mais on va faire un peu de bourgonne blanc et de plus effissé chez lui. Et surtout, il a une structure qui va nous permettre de vinifier l'ensemble de nos vins sur place. Donc, ce qui fait qu'on aura une corde de plus et une stabilité de travail. Donc, le long jeu était vraiment là ces dernières années. Maintenant, développer, ça va être le commerce qui va décider de si on rouvre une nouvelle cuvee ou pas. En vanche, il y aura des nouvelles cuvees sur les sélections par cellères dans le beau-jolais. Et entre au tas Juliena, on a en train de faire un travail sur les capitans qui j'espère. Trouvera éco chez la clientèle, parce qu'on a une grosse grosse ambition. Et on veut, on a parlé des beaux-jolais légers, mais on a aussi une ambition vers des beaux-jolais plus structurés avec de l'élevage. Et on va voir comment on commencez reçu auprès de la clientèle. Oui, toi, t'as un gros prisme, en tout cas, t'as une grosse conviction sur l'élevage. On en a parlé plusieurs fois déjà ce matin. Ce qui n'est pas forcément quelque chose dont on entend souvent parler dans le beau-jolais. Ou en tout cas, l'élevage il est toujours un petit peu en retrait. Et toi, tu penses qu'il y a des terroirs ou des vins qui mérite quelque chose d'un peu plus important. Ou en bissue, on va dire. Je crois plus aux beaux-jolais. En fait, on défend toujours une seule chose dans le beau-jolais. C'est ce rouge légé, facile à boire, frère. Ça, très bien, il y a le gamme et si prête. Il n'y a pas de problématique là-dessus. Mais il y a autre chose parce que dans le beau-jolais, il y a des terroirs. On parle de fleurie. Il y a au moins cinq sites différents à fleurie qui mériterait d'être sélectionnés. On va aller tout à l'heure dans un site qui s'appelle Niagara. Mais on pourrait parler de Grimilli. Il y en a plein d'autres, je ne vais pas tous les citer. Mais voilà. Et on fait pas les mêmes vins partout. Et donc, moi, j'essaie de m'appuyer là-dessus pour faire ressortir justement l'essence intervoir. Et pour ça, j'ai besoin de temps. J'ai besoin de temps d'élevage en cave pour stabiliser, affiner les arômes. En plus, je travaille sans souffre pour toutes mes vignifs. Donc, j'ai besoin de temps pour amener la stabilité du vin. On ne peut pas le faire de manière rapide et instantanée. Donc, voilà. Ces deux phénomènes qui compliquent un peu l'attache. Mais quand on a de l'ambition, on a besoin de temps. C'est vrai que pendant la première partie l'interview, on l'a pas dit, mais on avait quand même un petit peu de fleurie dans le verre, qui était à la fois léger et avec de la profondeur. Et tu me disais que c'était un vin avec un élevage bois, dont 50% de bonheufs. Et c'était quand même assez bluffant de savoir qu'il y avait 50% de bonheufs. Parce qu'on sentait l'élevage, mais c'était vraiment un support du vin, un support du fruit, sa structure élevain, c'était vraiment intéressant. Faut faire attention avec le flux, parce qu'on entend. Alors, il ne faut pas cacher. Il y a des flux qui sont là pour aromatiser le vin. Ça existe. Il y a des gourds. On a connaissé parcaire. Il y a 20 ans, je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, si la hauteur aura qu'avant. Mais voilà, qui lui avait déterminé un profil aromatique, qui lui plaisait, qui a plus d'ailleurs à beaucoup, beaucoup de monde. Nous on commence les vanatures un peu en réaction, d'ailleurs, de ce phénomène là. Mais voilà, mais il y a aussi tout un travail de bois, différents, souvent qu'on retrouve en Italie, parce qu'on italie, ils utilisent des tonneaux de plus grosses volumétries, foudres, voilà, qui peuvent faire 1000 litres, jusqu'à 2500 litres, et parfois plus. Et parfois, ils intègrent aussi un peu de bois de darbre frutiers, il n'y a pas forcément que du chaîne dedans, et ça donne des profils aromatiques très différents. Mais ça aromatise quand même un petit peu. Et puis, il y a tout ce que les bois, qu'on fait sécher de matière très lente, avec très peu de chauffe, et ces bois-là sont vraiment les supports de fruits, c'est-à-dire que l'atramtannique qui s'apporte va nous porter le fruit vers l'explosion. En fait, donc moi, c'est un petit peu ce que je recherche. C'est un petit peu ce que je défend. Sur les blancs, je fais la même chose, mais parfois sur les blancs, la première année de mise en bouteille, on ressent quand même, on parle de notre délvage, mais en fait, c'est des notes boisées, comme on ressent. Et voilà, il faut un petit peu de temps pour qu'elle soit digérée, mais c'est le même procédé. Et ça marche, c'est vrai, ça marche très très bien, par exemple, sur fleurie, sur des fleuries qui mettent du temps à murir. On a vraiment un support de fruits qui est très explosif et très intéressant. Concernant le commerce que t'as commencé, va évoquer, le contexte est particulièrement difficile en ce moment pour tout le monde. Et il y a beaucoup de discussions dans la presse, dans les domaines, dans des colloques, tableurons sur des questions de marketing, et du. alors certes, c'est la déconsommation. Mais il y a aussi le fait que. Certains expliquent que. En fait, on fait du vin sans se poser la question de qu'il consomateur final, les ques qu'il aime, qu'est-ce qu'il en vit de bois, rien se tut. Est-ce que toi, tu penses qu'aujourd'hui, les 20 tu fais? Ils sont adaptés au goût des consommateurs. Est-ce que c'est ce dont les gens ont envie? Alors oui, je pense qu'on a des 20 adaptés au goût du consommateur. D'ailleurs, c'est notre rôle de les produire. Là, c'est ça la vraie clivage entre un vignoron et un négociant. Nous, on est là pour coller au marché. On allait moyen de les faire. Tout à l'heure, je disais que je faisais des 20 un peu plus consensuels. C'est ça que ça veut dire. C'est-à-dire qu'on va s'adresser à une clientèle plus large. Un vignoron, lui, il a ses vignes. Et il doit faire le vin avec ses vignes, avec son style, avec son terroir. Il ne peut pas n'ider aux gays à ça, ni donc en face. si l'année clientèle, personnelle qui lui correspond, qui va se faire avec le temps. Voilà, moi, je suis qu'une passerelle. Je suis une passerelle entre des gens qui vont pas s'intéresser au rovin, qui vont découvrir le vin avec mes Cubés et qui, à force d'engouter, vont aller gouter chez les autres vignorants, uniquement ça. Le négociant, il se doit être là et moi, c'est comme ça que je vois mon métier. Est-ce qu'aujourd'hui tu dirais que t'as le meilleur des deux mondes parce que tu passes beaucoup de temps dans la vigne, et sans avoir les contraintes, d'avoir son propre domaine? C'est clair que quand j'ai arrêté mon aventure de domaine, j'étais fatiguée. Donc, j'étais fatiguée, mais en même temps, j'étais inquiée. Parce que j'aime vraiment ça. Et voilà, j'avais peur de pas retrouver ça. Là, c'est vrai que je prends beaucoup de plaisir parce que déjà, on apporte beaucoup de solutions aux vignorants avec lesquelles on travaille. Parce qu'on a ce détachement là. Les pauvres, ils sont la tête dans le guidon tout le temps. Ils n'ont pas la possibilité de prendre un mètre de recul, souffler un grand coup et réfléchir. Voilà, moi, j'ai ce plaisir là. Et voilà, et quand ça marche avec les vignorants, ça amène vraiment un échange impactant dans leur vie. Il médias et ça, pour moi, c'est très important et très gratifiant. Au-delà de la réussite commercial, c'est vraiment un axe qui me plaît beaucoup. Et donc, je précise vraiment ma position actuelle. Donc, tu nous as promis un focus sur Fleurie et Saint-Vérant. Je te propose qu'on y aille, on prend la voiture et on va dans les vignes. Partis, allez, c'est parti. Alors justement, Arnaud, c'est notre premier arrêt après la séquence chez toi. Est-ce que tu peux nous dire où on se trouve et pourquoi est-ce que tu nous vous as amenés ici? Alors là, on est à Fleurie, en haut du col des labourons. Donc, on arrive sur un lieudie qui s'appelle Niagara. Donc, Niagara, vous doutez bien, c'est une grosse chute de pente. Et là, on a des vines tout autour, mais on n'a pas beaucoup de vignons bio. Donc, voilà, je voulais te montrer ça pour vraiment expliquer la difficulté du vignoron qui, parfois, pas sur un choix très facile à faire entre ses idées culturelles, le poids économique de sa société et la capacité à faire et à rendre pérène son activité dans ce genre d'endroit. Mais l'intérêt terroir en revanche est là. Comment on fait? Alors justement, comment on fait? Comment est-ce que ça peut fonctionner ici en bio d'après toi? Il faut restructurer, malheureusement, moi, j'étais un défenseur des hautes densité du goblé, bas, pendant des années. Et là, on se rend compte de la limite, entre autres, sur des terroirs, là, pour être restructuré mécanisé en vines plus large à 5 000, peut-être 6 000 pieds, même. Et là, on a des techniques, maintenant, on perdre un peu de surface, mais en revanche, on pourrait les élever en bio, travailler à minima les sols pour pas trop les conclurencer, et puis surtout pouvoir les traiter correctement. Là, on n'est pas sur des zones très sensibles au maladie. Donc voilà, c'est l'avantage des cotos et on pourrait avoir un vin absolument incroyable. Là, on est sur une zone qui d'altitude s'amurillentement. On a du vent tout le temps, donc on le sent là. Donc voilà, mais si on fait pas ça, la moitié de ce vinible-là va disparaître pour être planté en bas dans la plaine. Et bon, on sait ce que ça veut dire en termes de qualité, de définition de terroir. Et voilà, je t'ai ramené ici pour que vous appréhendiez bien ce choix-là qui est devant nous. Aujourd'hui, le beau jolet, il a plutôt le vent en poupe. En tout cas, c'est une région qui va relativement bien, si on compare à d'autres régions françaises. Est-ce que les vignorons qui sont ici, ils auraient les moyens aujourd'hui, est-ce que les valorisations elles suivent pour pouvoir restructurer le vignoble comme de tu le préconises? Moi, j'entends ça tout le temps que le beau jolet va bien. En fait, pour moi, c'est un mirage parce que c'est pas la réalité. Le beau jolet va bien chez des grosses références, on parle de Jean-Foyard. Là, on est à côté des vignes, d'y vont mettre à. Oui, des gens des références, en plus dans le bio, dans les natures, qui valorisent très bien leur récol. Mais il y en a très peu et surtout pas assez. Et tout le reste, le vin, ceux qui vendent au négo sont vrais qu'au gros marché, c'est des vins très peuchaires. Il y a une perte de volumétrie, de consommation. Et voilà, on entend toujours le beau jolet. C'est un rouge léger, c'est frais, c'est plaisant. Mais en fait, si chaque auditor fait le compte dans sa cave, il va se rendre compte qu'il en achète très peu. Et on patit de ça, et puis en plus, on patit d'un changement climatique ou de plus en plus dur, de faire des rouges léger sans tannins. Donc, il faut aussi qu'on réfléchisse à une autre définition du beau jolet. On peut faire des vins structurés qui gardent du fruit, qu'on ne ronpa beaucoup de tannins de la couleur, mais un peu plus de structure, un peu plus de chaleur, qui peuvent supporter des élevages. On manque un peu de moteur vers des cuvés très haut de gamme, très construite. Et voilà, et c'est ce qu'il fait que pour moi, le beau jolet, là, est toujours en crise, et c'est toujours très dur, très dur avant. C'est quoi le style de fleurie, justement? On en parlait un petit peu dans la voiture envenant, sans t'amour, ça fait pas les mêmes vins que fleuries, il fait pas les mêmes vins que moulons avant. Si on faisait un beau fleurie aujourd'hui, là, comme tu en parles, ça serait quoi comme type de vins? Voilà, c'est compliqué parce que fleurie, ben là, on est tout en haut, donc on voit bien, fleurie, c'est la moitié de pleine, plutôt productive, et quelques côteaux très escarpés, très faible rendement, très concentrés. Donc suivant la zone où on fait, on n'est pas du tout sur les mêmes profils. Là où on est, franchement, on a des bonnes niveaux d'acidité, malgré des maturités qui peuvent monter assez haut, donc on peut faire des vins sur des élevages assez longues, une macération qui peut être égrapée ou vendant gentillère, il n'y a pas vraiment d'enjeu, c'est vraiment le choix du vignoron suivant sa capacité aussi de cuvries et son feeling. Mais là, on peut faire un vin quand même qu'à du fruit, une bonne couleur assez sombre, et surtout un goût toujours frais de la longueur en bouche. Et pas trop de lourdeur. Voilà à peu près, moi, comment je caractérise le fleurie. C'est l'altitude qui fait qu'ici on arrive à avoir une maturation lente et qu'on garde de la fraîcheur. C'est ça, là, on est vraiment à la limite, si on garde derrière nous, après il y a plus clébois, on est vraiment au dernier lieu, ou dans notre région, on peut planter de la vigne. On n'est pas très haut, on altitude, là, on doit être à 450 ou 470 mètres, mais au-delà chez nous, la vigne pousse plus. Et c'est vrai que là, on sent, on adlère depuis le qu'on est arrivé, les nuits sont fraîches, même quand il fait très chaud. Donc, on arrive à mur et en journée, mais la vigne se ressource, fait sa transpiration le soir et la nuit, donc ce régénère et donc ce qui amène des maturités plutôt lent. On a des vraies maturités, pas des maturités de concentration ici. - Tu travaillais avec un vignoron dans ce qu'on l'a? - Oui, moi, je travaille avec Sylvan Paturot. Donc qui reprend tout à fait ce que j'expliquais tout à l'heure, parce que c'est mon seul vignoron sur ma carte qui n'est pas en bio et qui n'a pas encore engagé de procédures de conversion. Et là, une dizaine d'hectares, de vignoble uniquement dans la configuration d'ici, c'est-à-dire des côtoes, en fait, il doit tout faire à la main. Il a un seul salarié, il vend un tout petit peu de bouteille, donc voilà, il n'arrive pas à valoriser suffisamment son vin pour tout l'abourer, pour voilà. On essaye de la compagnie, nous l'objectif dans notre engagement avec ce vignoron, c'est de pouvoir la compagnie, lui acheter son vin tous les ans, au même prix, qui puisse générer un petit peu de finance pour pouvoir justement à terme, être en capacité à restructurer son vignorbe. Quand il pourra partir dans cette logique-là, là, on va commencer de l'embêter pour la conversion en bio et je suis pas inquiée, il ira volontier parce qu'il est assez sensible, mais là, lui, ça ne leur en. ça ne leur enpâler, parce qu'il n'est pas tout à fait en accord avec ses techniques de production, mais il n'a pas d'autre choix. Donc, c'est un projet de long terme que tu mènes avec lui parce que, si on reprends ce qu'on s'est dit tout à l'heure, le fait qu'il soit pas en bio, notamment, ça ne colle pas exactement avec ta philosophie de base. - Ah non, ça c'est clair, c'est pas du tout l'idée, mais là, quand on est là, moi, je peux pas m'empêcher de dire, on a un rôle à jouer pour essayer de préserver ce vignoble. Donc, j'accepte. Mais client d'ailleurs l'accepte aussi, parce que la plupart sont venus. Je leur explique et donc ils materialisent l'endroit et les lieux et le pourquoi. Mais malgré tout il faudra qu'on trouve les moyens pour évoluer. Donc on se donne 5 ans, 6 ans encore pour réussir à trouver les solutions pour faire évoluer. Mais ça passera par une meilleure valorisation des 20 encore pour lui donner ce choix. C'est quoi les coûts de production dans un coin comme ça là? Ça coûte combien de faire une bouteille devant? C'est compliqué à dire mais si je ramène ça sur un prix bouteille, c'est très compliqué pour un prix de vente au particulier, à 16 euros. C'est quasiment impossible et à 16 euros il reste pas grand chose quand même. Donc le prix pour ces fleurites côteaux pour Étalaise, ça commence à partir de 20 euros. Pour toutes les raisons dont on vient de parler, tout ça nécessite beaucoup de main d'oeuvre. Et puis on a des rendements un petit peu variables parce que la vigne a du mal à se régénérer quand elle n'est pas travaillée. Donc il subit les effets de la chaleur et on perd un peu de récolte les années très chaudes. Même si on est en altitude, on est un petit peu moins impacté, mais le bas de ce côteaux-là, les par exemple beaucoup. Pour moi, en dessous de 20 euros, on ne permet pas aux vignons de pouvoir se développer et justement de faire ces transitions de manière sereine. Le minimum c'est 16 euros TTC pour le client final, précaviste ou départ de main. Et toi tu dis que avant un euro, on commence à être dans une économie raisonnable. On va dire, concrètement, tu payes combien toi le raisin que t'achètes à s'y le empaturer au-dessus. Alors moi, je lui achète 4 euros 50 du litre. Le vin, donc je fais, en gros, on lui fait un contrafix avec un volume prédéterminé avant la récolte. On lui assure, en gros, un chiffre d'affaires. Ce qui n'est pas suffisant pour lui, parce que je suis achète, vu qu'il n'est pas en bio, j'achète très peu de volume chez lui. Mais même à 4 euros 50, moi, ça m'oblige à l'évendre à 15, 16 euros. Le prix d'enton n'a un liqué. Mais c'est très juste pour tout le monde. En termes de marge, c'est pas suffisant pour s'il va. Et pour moi, ça m'oblige à expliquer où j'rends beaucoup, pourquoi c'est pas bio, pourquoi. Je ne peux pas non plus monter les prix parce qu'il n'y a pas l'engagement culturel derrière. Donc c'est compliqué. On est vraiment à la limite là de ce que nous, on peut réaliser et de ce qui est intéressant pour le vignon. Si on montait les prix à, ne serait-ce que de 50 centimes de euros, ça ne changera pas trop. Le prix de sortie a un euro près, mettons. Et tout le monde sera un petit peu plus à l'aise. Pour les années, on a le rendement correct. On est toujours l'épée et la finalité, elle vient quand même du rendement. Donc voilà, mais le ce côté-là devrait s'acheter à 50 du litre, 6 euros, pour vraiment attaquer le travail dont on a parlé tout à l'heure. Mais là, ça veut dire, oui, au moins 20 euros la mouteille. Donc là, si je comprends bien ce travail de restructuration que tu m'enchanne à 80 euros 50, c'est difficile de lancer. C'est bien ça? Oui, oui, c'est ça. Pour l'instant, il n'y a pas une appétence suffisante sur les 20 du beau gelé pour avoir vraiment un développement commercial. Simple, visible, linére. On vend beaucoup à l'export. On a parlé des références tout à l'heure. Bon, voilà, ces références-là se vendent beaucoup à l'export, mais il y a très peu de place pour les autres. Donc, on fait ce travail-là. Ça nous coûte, nous, c'est pour ça qu'on ne peut pas acheter beaucoup plus cher, parce qu'on investit dans le développement commercial et ce qu'on fait aujourd'hui, d'expliquer aux gens qu'elle est le travail, pourquoi ce lieu, pourquoi ce vignorant, pourquoi tout ça. Donc ça, ça met beaucoup de temps avant d'avoir un vrai impact, voire dire, de développement commercial, et après, on va attaquer si on a une réussite sur l'étape d'après, c'est-à-dire la valorisation. Est-ce que tu penses là que dans les années qui viennent, tu vas revenir les conditions qu'il faut, éventuellement, quels sont ces conditions là pour réussir à monter le prix et à engager le travail de restructuration? J'aimerais. En fait, on a aucune visibilité en ce moment, sur rien. La baisse de la consommation est quand même forte. On commence de l'avoir arrivé très fortement. La concurrence du prix, on revient dans un marché tendu, donc il nous demande de faire des prix bas. Donc, ils ne sont pas en adéquation avec ces terroirs. On se bat, on y croit, mais avoir une perspective claire et définie impossible. Allez, merci pour ce passage par Fleury. En plus des explications intéressantes, on est quand même dans un lieu magnifique, avec la vue sur toute la vallée. Et je te propose qu'on aille à notre prochain point de rendez-vous. Allez, c'est parti. [Musique] On change de décor. On a toujours les belles collines du coin, mais il y a un petit peu plus de calcards qui a Fleury. Est-ce que tu peux nous dire où on est, s'il te plaît, Arnaud? Alors là, on est à Laine. Et donc, on rentre dans le cru s'inverrant. Donc, on est passé de paysages qu'on avait que dégamer. À un paysage, on a que du chardener. On arrive, si on se retourne, on est face aux roches de salut trés. Voilà, les grosses falaisent calcards. Et voilà, donc on coit en 4 km, on a changé complètement de paysages. Voilà, on arrive dans les vines palissées, des portes haut. Et voilà, on est dans une vine, là, qu'il peut souffert, parce qu'elle a pris un orage de grail, il y a une dizaine de jours. Mais voilà, ce qui est rassurant, c'est qu'il reste des raisins. Et surtout, la vine s'est remise en route, là, on voit des jeunes pouces, là, qui sont en train de redémarrer. Donc voilà, la fleur a pu se finir. Les choses vont rentrer dans l'ordre, mais on a perdu une bonne moitié de récolte, là, voire un peu plus. On verra, à la fin, pour l'instant, c'est trop tôt, pour en parler. Qu'est-ce que t'aime dans cette parcelle ici? Cette parcelle, elle a une spécificité qui est rare sur le cru s'inverrant. C'est là, on est sur un sous-sol, vraiment, sur une base de grail. Et, ça nous confère, chaque fois des profils, on ne fera pas des scinvérants très, très gras, très, très épées ici, mais en revanche, on aura des notes vraiment d'agrues et, entre autres, citronées, assez claire, assez définie. Voilà, donc, l'idée ici, c'est de profiter de ce marqueur aromatique là, qui sort pratiquement tous les ans, et puis d'essayer de le rendre digeste, intéressant, et voilà. Donc, ça fait là, on est sur notre deuxième millésime. On va voir un petit peu l'évolution, mais on a déjà bien déterminé le profil. Ici, on va faire un parcellère, donc ça va être une cuvelle qui va s'appeler à la vercher. Et parce qu'on a vraiment un profil complètement atypique, par rapport à ce qu'on fait, sur l'eau de versant de l'aine, sur le côté des messis, où là, on a plus de volume en bouche, plus de gras, et voilà. Donc, on a fait le pari de séparer ça. Ce sera peut-être pas le vin le plus complexe, mais en revanche, il y aura toujours cette trame citronée qui lui donne vraiment une spécificité qu'on trouve nous très intéressantes. Tu viens de le dire, on a fait 4 km, on a changé de paysages, on a changé de types de sol, on a aussi changé d'appelations. On est dans la Bourgogne ici, donc les enjeux, ils sont pas les mêmes que dans le beau jolais, tout à l'heure là. C'est quoi les enjeux, la quanté à sa environ, ici j'imagine que déjà, c'est un petit peu plus facile de vendre le vin. Alors, c'est. tu l'as dit, complètement différent, en termes d'approche. Là, il faut créer de la confiance pour rentrer dans un domaine. Il faut apporter de la plus value, pas financière, mais de la plus value technique. Voilà, tout le chardener se vend plutôt bien. Donc, nous, on apporte quand même beaucoup d'exigence dans ce confé, donc beaucoup de problématiques pour le vignoron qui pourrait s'en passer. Donc, il faut qu'on arrive à attisser vraiment une relation forte. Là, on a un peu triché parce que le vignon est basé sur Juliena. Donc, ben. On travaille beaucoup ces Juliennes-aussies et qui eux sont plus dur à vendre et ça nous permet d'avoir accès à ces scènes verrants. Voilà. On peut citer le nom de la personne qui tu achètes les raisins ici? Ici, c'est Alexandre de Pardon qui est basé à Julienna et avec qui on travaille depuis deux ans. Sur un accompagnement assez fort puisque lui travaille tout seul. Donc il n'a pas le temps de tout faire et il nous a demandé de l'ugérer une grosse partie de sa cave pour lui trouver des points de sortie. Alors pour nous, c'est très bien. Mais on lui est construit aussi d'écuver pour les autres négociants. Voilà. On amène une garantie à un savoir-faire qui permet aussi pour lui de en gros passer en premier quand il y a des ventes et quand il y a une demande du marché. Comment tu payes le s'inverrant ici? Comment tu lui payes le s'inverrant ici? Ici on est à peu près sur un équivalent de 10€ du litre. Et ça c'est des ventes qui vont sortir combien pour le client final à la luche? À la luche on va être à 23. 22, 23€. Donc ça veut dire que toi tu marges quand même potentiellement moins ici que dans le beau gelat. Est-ce qu'on disait tout à l'heure à Fleurie par exemple? Oui oui mais sauf que l'impact commercial n'est pas le même que dans le beau gelat. Ici on a plus de facilité avant de l'évain, l'appelation est porteuse, le s'est pas géporteur. Donc nous ça génère moins de coupes donc on peut dégager moins de marge. L'énergie qu'on met pour vendre les Fleurie, les couteuses. Donc oui en fait on fait pas plus de marge d'un côté que de l'autre quoi. Comment tu l'as convaincu de travailler avec toi? Au sas c'est fait de manière assez simple mais bien sûr on est passé au travers du Juliena. Le Juliena était en difficulté en termes de ventes, en termes de valorisation. On a déterminé un différent étage dans sa production, on fait 3 vingt rouges différents à base de gamme. Un Juliena sélection de terroir les capitans, un Juliena classique. Et tous les Juliena et les moins concentrés, les moins on les déclassent en bourgonne gamme pour nous faire une appellation qu'on appelle appel d'air. On peut être un peu plus agressif en prix et voilà. Et donc avec lui on a fait aussi l'affuser des trois étages, c'est à dire qu'on lui achète plus cher les capitans et bien sûr moins cher les bourgonne gamme. Pour ton entret de gamme, est ce que le fait qui a écrit bourgonne sur les tickets? C'est une force commerciale. Ah oui, c'est clair. Après on verra bourgonne gamme, c'est un essai qu'on fait. On ne connaît pas encore, il y a 0 bouteilles pour l'instant sur le commerce, donc on va découvrir ça. Mais je pense que c'est plus facile à vendre, où ce sera plus facile à vendre. J'espère, disons, que un beau jolé village, voilà, on sera prêt sur le même niveau de prix. Il y a des partenaires qui ont été mal à convaincre de travailler avec toi. Et si oui, comment est-ce que tu leur montres que tu as une valeur ajoutée? On a eu des échecs, il y a des gens avec qui on a commencé de travailler et qui n'ont pas voulu accepter l'exigence qu'on a et donc les contraintes que ça générait. Au-delà du prix qu'on proposait, qui est un petit peu plus élevé que le prix du marché. On a aussi, à l'inverse, cru en dévin et des vins qui n'ont pas trouvé leur sortie commerciale. Donc on a dû arrêter parce que pour nous, on se doit de valoriser tout ce qu'on achète. Et puis après, il y a des gens qui n'ont pas voulu travailler avec nous parce qu'ils estiment, qui valorisent mieux sur le marché. On va dire traditionnel et qui n'ont pas envie de faire ce genre d'effort. Donc on a eu tous ces profils là et puis quand on a réussi, c'est plutôt des profils comme à l'exembre, comme chez Alain et Sylvanne Normand, où là, il trouve de l'intérêt dans notre action parce qu'il n'arrivait pas à fournir le travail que nous, on est en mesure de fournir. Donc on arrive à avoir une synergie en fait. Nous, on le voit tout de suite dès que les choses se passent bien, ça veut dire que les deux parties arrivent à trouver leur intérêt. On voit bien que les choses se tassent ou se tendent quand il n'y a pas de progression, il n'y a pas d'avancer, il n'y a pas de. Voilà, et on voit que d'un côté comme de l'autre, ça finit par plus réellement fonctionner. Je voudrais qu'on parle un peu de s'inverrant, de manière un peu plus globale, au-delà de la langue de Grès, sur laquelle on se trouve, c'est quand même intervoir très calcaire. Et s'inverrant, c'est une appellation qui est connue, un peu moins que Pouy, malgré tout. Est-ce que d'après toi, c'est un grand terroir et si oui, pourquoi? J'espère, parce que moi, c'est mon histoire, mais deux grands pairs, vous avez parti un peu de la génèse du cru. Quand j'avais mon domaine, c'était les cheveux du s'inverrant. J'étais un des premiers, des pionniers à faire des s'inverrants bio et nature, ça n'existait pas, il y a 25 ans. Et moi, j'y crois, c'est vraiment mon marqueur, mon identité. Je vais tout faire pour essayer de monter ça, mais le s'inverrant et pas encore sur un niveau de renommée. Pour moi, c'est le dernier cru blanc de Bourgogne, où on a encore du travail à faire pour le Icé au niveau, ne serait-ce que d'impouiller fuissé en termes de renommée. Donc, à notre travailler les vins pour les faire meilleure, plus identitaire, trouver leur style pour après pouvoir le développer. Pour l'instant, il y a un paysage vignoron qui est très éclaté sur s'inverrant, qu'on ne retrouve pas sur pouïe. C'est-à-dire qu'il y a des grosses clave coopératives qui génèrent une grosse partie de la production du cru. On a quelques gros vignorons sur d'availlers qui ont beaucoup de surface et qui eux font un boulot depuis très longtemps autour du s'inverrant, mais ils sont un peu seuls. Et puis après, c'est que des petits satellites comme là, par exemple, un domaine à Juliena, mais qui est un hectare de s'inverrant. Il y a des domaines à pouïe fuissés qui ont pareil une par celles ou deux de s'inverrant, mais pas de quoi développer vraiment une gamme commercial autour du s'inverrant. Nous, on va essayer de s'implanter en tant qu'acteur négociant avec l'identité s'inverrant et de la développer. Nous avons vraiment notre track de travail. On est très attaché au beau-jolais. On fait tous les efforts pour essayer de continuer d'accompagner. On va faire un petit peu de bourgonne rouge de pinot noir, mais l'identité de notre travail va vraiment être attaché aux chardonnées et surtout aux crues s'inverrant. Oui, j'espère qu'on aura les terroirs, qu'on aura les partenaires pour nous accompagner. On est au début de l'aventure, mais l'ambition est vraiment là et elle est vraiment sur ce cru. C'est l'heure de la dernière question traditionnelle, on est à la fin de cette interview. Arnaud, est-ce que t'es heureux dans ce que tu fais aujourd'hui? Oui, j'ai toujours connu que ça. Grand-parents vignorons. J'ai eu mon domaine, j'ai toujours bossé que dans le vin et je m'éclate. Là, j'apprécie beaucoup. Le fait de plus avoir mes vignes en propre me donne beaucoup plus de liberté de création, de réflexion. On se raconte différents acteurs, différents profils. Ça m'amène aussi à une certaine gymnastique intellectuelle, un peu moins physique, vu que c'est plus moi qui fais le travail en direct. Mais oui, là, je suis très content de ma fin de carrière. J'ai 50 ans. Maintenant, le projet sur le sain verrant, par exemple, devrait bien occuper les 20 ans qui viennent. Donc, oui, non, je suis très heureux de ma situation. Merci, Arnaud. Chers auditeurs, chers auditrices. Je suis très heureux de partager cet épisode avec vous aujourd'hui, en grande partie, parce que je pense que Arnaud pose un regard original sur le vignol dont il fait partie. Un regard qui fait la parbelle certes, au qualité des parcels, au potentiel viticol, mais il ne se manpa sur les risques à venir et sur la situation de certaines entreprises. J'espère que cet épisode vous donnera matière à réflexion et qu'il agrandira votre palais de gustatif car les 20 Arnaud sont vraiment délicieux. Merci Arnaud pour ton accueil et merci Camille d'avoir joué l'entre-méteuse. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de livresse. Réalisation Romain Becker. Merci Emmanuel Napé pour la pose production, à Emmanuel Doré pour le générique original et à Lénin Mazilu pour les graphismes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là, avec la T-vous, et buvez-vous bon! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Arnaud Combien est un négociant et vinificateur bourguignon/beaujolais, passionné par son terroir et les vins nature.
  2. Il a grandi chez ses grands-parents vignerons, ce qui a forgé son amour pour la vigne et le travail manuel.
  3. Ses mentors, notamment Philippe Valette, lui ont appris l’exigence, la remise en question et la recherche de l’excellence.
  4. Il a participé aux débuts du mouvement des vins nature dans les années 1990, avec une communauté restreinte mais très soudée.
  5. Son propre domaine a connu des difficultés financières et climatiques, l’amenant à arrêter en 201
  6. Aujourd’hui, il collabore avec Jeff Carrel pour développer un projet de négociant, alliant réseau local et structure solide.

Summary:

Arnaud Combien, négociant et vinificateur, partage son parcours marqué par un attachement profond à la Bourgogne et au Beaujolais. Issu d’une famille de vignerons, il a passé son enfance chez ses grands-parents, où il a développé une passion pour la vigne et le travail en plein air. Après des études classiques, il a intégré le lycée viticole de Beaune et a effectué son premier stage chez Philippe Valette, figure emblématique des vins nature.

Cette expérience lui a inculqué une exigence constante et une quête de qualité. Dans les années 1990, il a rejoint la deuxième vague du mouvement des vins nature, aux côtés de vignerons comme Foillard et Lapierre, une période de camaraderie et de découvertes, mais aussi de difficultés économiques. Son propre domaine, lancé en 1998, a souffert de problèmes climatiques (grêle, gel) et de gestion, le poussant à arrêter en 2011.

Aujourd’hui, il s’est associé à Jeff Carrel pour un projet de négociant, apportant son ancrage local et son réseau, tandis que son partenaire fournit une structure financière et technique. Combien insiste sur l’importance de goûter, de voyager et de s’adapter pour progresser, tout en restant fidèle à une vision artisanale et authentique du vin.

FAQs

Arnaud Combien est un négociant, vinificateur et éleveur basé entre Mâconnais et Beaujolais. Il produit des vins nature avec rigueur, en défendant son terroir et la viabilité économique.

Il a grandi chez ses grands-parents vignerons, puis a fait des études viticoles au lycée de Beaune. Il a commencé à travailler dans une cave à Chablis et a appris le métier sur le tas.

Philippe Valette a été son premier mentor lors d'un stage. Il lui a appris l'ambition des grands vins, l'importance du palais et la remise en question constante.

À cause de difficultés financières, de pépins climatiques (grêle, gel), et du poids de travailler seul. Cela pesait trop sur sa vie familiale et il voulait collaborer.

Ils sont uniques, avec une longueur en bouche, une complexité et un côté digeste rares. Le style est en constante évolution grâce à une recherche permanente de perfection.

Par l'expérience, les rencontres avec d'autres vignerons (Italie, Espagne, Géorgie), la dégustation constante et l'adaptation au climat et aux goûts changeants.

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