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Épisode 76 : Margot Laurent, jeune champenoise ambitieuse

41m 40s

Épisode 76 : Margot Laurent, jeune champenoise ambitieuse

Dans cet épisode du podcast "Le bon grain de l'ivresse", Romain Becker se rend à Bonnet, en Champagne, pour rencontrer Margaux, vigneronne du domaine "La Vie de la Taille Fille". Margaux a repris l'exploitation familiale de 2,5 hectares il y a dix ans, avec l'objectif de vinifier ses propres bouteilles plutôt que de vendre le raisin au kilo. Elle s'est lancée sans infrastructure, louant un espace dans une coopérative pour le pressoir et le stockage, ce qui lui a permis de démarrer avec des coûts réduits. Ses champagnes, principalement à base de pinot noir, reflètent le terroir des Coteaux du Petit Morin, caractérisé par des sols argilo-sableux riches en fossiles, qui apportent salinité et finesse. Margaux utilise les réseaux sociaux pour promouvoir ses cuvées (Sablonière, Unitaire, Composition) et a développé un marché à l'exportation, tout en travaillant avec un agent en France. Elle souligne l'importance de prix justes (39 à 48 euros) et de la qualité, malgré une production modeste de 4 000 bouteilles. Son approche, alliant tradition et innovation, montre comment une jeune vigneronne peut s'imposer dans un secteur concurrentiel, en valorisant un terroir méconnu et en cultivant une vision durable.

Transcription

6489 Words, 35860 Characters

French
Si j'aime un mot, par exemple, à assembler que le mot vignoron ou vignoron, ça serait liberté. C'est vraiment ce que ça me procure, en tout cas. Le vin, le jaja, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermeté. Et parce que vous aimoissez mon passionnément, je vous propose de découvrir les secrets d'un bon vin. Parcours on ensemble le vignoble à la rencontre de vignorons et vignorons valeurs eux et engagés pour des discussions autant couleurs. Nous voyagerons à travers les régions, les sépages, les savoirs faire, et les belles histoires du monde dur. Je suis Romain Becker et j'ai oucet de la bienvenue dans le bon grain de livresse. Aujourd'hui, place à la jeunesse champenoise. C'est une émotion qui m'a conduit jusqu'à sur les rives du petit morin au sud de la marne à quelques kilomètres de berger les vertus. La cuvette, les sables nières de la maison ou diette fille. Ce 100% pino noir, des côtés du petit morin, m'asséduit par sa finesse, sa tension, et en même temps sa chère, propre pino. Un savante équilibre qui m'a immédiatement touché. Par un froid matin de janvier 2025, je suis donc allé à la rencontre de Margoloron dans le vignage de Bonnet pour découvrir les coulisses de la création d'un domaine en champagne. J'y rencontré une jeune vignoronne déterminée et à l'avenir très prometteur. Bonjour Margoloron. Bonjour. Alors on est dans la vignoronne en champagne. Merci beaucoup de nous accueillir dans ce beau village qui s'appelle Bonnet. C'est ça. Est-ce que tu peux te présenter sur le t-plaise pour démarrer cet épisode? Alors donc, m'appelle Margaux. Je suis vignoronne au champagne de la vie de la taille fille. C'est un domaine que j'ai repris il y a dix ans pour lequel je suis associé avec ma maman et ma sœur. Mais je travaille tout seul sur cette partie de l'entreprise. Donc je fais à la fois les vins, un aving, le commerce et tout ce qu'il va avec. Quand tu dis que tu la repris, tu la repris auprès de qui c'était. Comment ça fonctionnait avant que tu mettons-tu dedans? Alors pour la base, mais grand-paro, donc, avait. On travaillait toute leur vie pour acheter des terres. Donc ils ont eu un vignoble de 5 hectares. Mon grand-père a décédé très jeune. Donc ma grand-mère s'est attelée à la tâche de la vigne à repris tout seul ce domaine de 5 hectares. Il venda au kilo. C'est quelque chose de. Ils ont toujours travaillé comme ça. Ils ont eu deux enfants. Maman et mon nom-clin et maman elle a décidé de faire d'être double active. Elle a toujours conservé la vignoble. Elles sont aussi travaillées, mais avec des employés dedans, et pareil, de l'avante au kilo. Et moi, après, moi, des études de marketing et de commerce, enfin, j'ai fait de communication. J'ai voulu reprendre les vignes en ayant pourbûte de vinifier des bouteilles. Quelle surface? Il y a deux hectare à 1 000. Qu'est-ce qui t'as donné envie de revenir au domaine toi et puis ta soeur si je comprends bien, parce que vous êtes toutes les deux insocécies ici? C'est ça. Alors moi, parce que, en fait, le marketing communication, c'est quelque chose qui me plaisait. Mais j'avais besoin d'être dehors, j'avais besoin de faire quelque chose de mes mains. On avait quand même un bel outil de travail. On avait déjà des deux hectarets ennemis de terre. Et puis, voilà, ce projet de éventuellement de pouvoir monter une marque de champagne qui n'existait pas auparavant. Je pense que c'était l'un des premiers facteurs qui m'a donné envie de revenir ici. Et puis ma soeur, elle a été sur Paris aussi, elle faisait d'autres études. Et puis, elle avait pourbûte de revenir pour faire une maison d'autres en champagne. Du coup, en fait, nos deux projets se sont un petit peu liés. Est-ce qu'il nous a permis de revenir en même temps et de monter chaque ligne au projet et d'être l'une avec l'autre? Mais en ayant nos parties de travail qui étaient différentes. Je pense qu'il y a un besoin de revenir ici. Je pense que tout ce que l'on part avec on vient, on dit qu'au final, on n'est pas trop mal où on est. Et donc, ouais, c'est un envie de revenir et de faire des nouvelles histoires sur les vignables de mes grands-parents. Comment ça se passe concrètement quand on reprend en domaine? Est-ce que tu t'es associé avec ta mère? Est-ce que les vines t'appartiennent aujourd'hui? Comment ça se passe toutes ces questions-là? Alors, en fait, on a associé toutes les trois parce que on a souhaité rester ensemble. Donc, un moment est propriétaire des vignes. Et moi, je suis gérante de la société pour laquelle on a associé toutes les trois. Et c'est ma société qui loue les vignes de normalement pour le moment. Parce que même si on a transmis une partie des vignes, on n'est pas aujourd'hui propriétaire pleinement. Donc, la société, ma société, loue les vignes à un moment. Voilà, comment ça se passe? Et est-ce que c'est facile de se lancer en champagne de créer une marque et de réussir à vendre des bouteilles et de se faire une place sur le marché? Facilement. Moi, en fait, j'ai démarré pour être totalement transparente. J'avais un séquateur et deux hectares et demi-dvignes. Ce qui est pas négligeable, un de ces hectares et demi-dvignes, mais j'avais rien. Pas de bâtiment, pas de. Rien, pas de maison, pas de hangar. Donc, il a fallu quand même. Ouais, bien se bouger. Donc pendant trois ans, j'étais beaucoup dans les vignes et c'est être compréhent de mes parcelles et essayer de comprendre comment le travail, ce que je voulais faire sur ce domaine. Donc, ça m'a mis beaucoup de temps parce que j'étais seul. À prendre aussi, enfin, même si on fait des études et corsorts, des écoles de vie culture. D'arrière, il y a la théorie et puis il y a la pratique. Donc, la pratique seule, ça ne se fait pas comme ça en un claquement de doigt. Donc, j'ai déjà mis trois ans à bien comprendre un peu mon vigno, parce que là où j'avais envie d'aller. Et puis, en 2017, donc quand j'ai souhaité m'installer, là, il a fallu quand même réfléchir à comment s'installer sans que ça nous coûte vraiment beaucoup trop d'argent, parce que en chanteagne, c'est quand même cher de s'installer. C'est pas si vie dans que ça, quand on reprend, qu'il y a déjà des choses de mise en place, il n'y a plus qu'à développer. Mais quand il n'y a rien, il faut tout créer et créer en 2017. C'est pas comme créer en les années 80. Donc, j'ai cherché un petit peu autour de moi qui pouvait éventuellement, au début me prêter de l'espace, parce que c'était ce dont j'avais besoin pour entreposer mes fous, pour un pressoir, pour avoir tout ça. Et donc, j'ai la chance de tomber sur un copper atif qui a 5 minutes d'ici, qui m'a ouvert les portes. En ayant pour contraint entre elle et moi de respecter le fait que je sois récoltant manipulante, mais au centre de cette coopérative, juste en ayant un espace, je loue un espace, j'ai tout un tas d'outils qui est hyper à la pointe, parce qu'ils vont réinvestir des nouveaux pressoires, des choses que je ne pourrais pas du tout me payer, et qui m'a permis de me lancer dès le départ, pour stocker aussi mes vins, pour tout. Donc, tout est fait là-bas, tout est fait là-bas, jusqu'à là. Et depuis 2 ans, j'ai commencé à vendre en entretenant mes minésimes 2017 en 21. Et depuis 2 ans, j'ai acheté cette maison dans laquelle je vous reçois aujourd'hui, qui va me permettre d'installer mon propre cher désormais sur place, et avoir tout sur place. Tu nous as dit tout à l'heure que une des grosses motivations pour revenir, c'était de créer une marque de la faire connaître, en profiter du fait que tu as une expérience en marketing et en communication. Justement comment ça se passe quand on parle de zéro, pour se faire connaître que le vin soit apprécié, je communiquais déjà pas mal sur les réseaux sociaux. C'est quand même un des plus gros. - Le vie? - Oui, le vie, enfin, qui a été le plus gros le vieux pour moi, parce que c'est par ce bien là que j'ai trouvé tous les importeateurs, et qui je travaille aujourd'hui. J'aurais qu'on se paye différents, et les onspillons, on s'est rencontré d'abord sur les réseaux sociaux après en vrai. Donc, ça pouvait paraître des buires, on était un peu frileuses, on se demandait, c'était vraiment une vraie demande, ou ce genre de choses, et il s'avère qu'il s'avère qu'il s'avère qu'il s'avère. C'est comme ça qu'en tout cas, on n'a pu. J'ai pu développer ce marché. Après, j'ai pas eu l'occasion de faire beaucoup de salons de vin. Pour nous faire connaître, déjà, parce que je devais sortir mes cuvets à la base en 2020, un éco vide, ça m'a. Alors, l'un dans l'autre, c'était pas plus mal, parce que j'ai gagné un an de stock de vieillissement, donc c'était. c'était la petite. Ça fait jamais de mal. Et aujourd'hui, voilà, le fait d'avoir aussi différents marchés, ça me permet de pouvoir avoir des volumes qui sont pas énormes sur chaque marché. Mais justement, demain, on augmente un petit peu la cadence de production. Ça me permettrait justement de pouvoir être. comment? De proposer des volumes un petit peu plus intéressants pour s'arrêter en pays. Et voilà. Aujourd'hui, tu travailles majoritairement à l'expo. Oui. Et en France, comment est-ce que tu distribues? Alors, je suis distribué. J'ai un agent sur la marque. Ça me paraît important. Aujourd'hui, je suis développé. Au début, c'est moi qui démarchait quand même un petit peu sur la marque. Et depuis peu, j'ai un agent parce que j'ai pu vraiment le temps d'aller t'auquer au porte et de recevoir et tout ça. Et j'ai développé aussi pas mal le marché par Is itin depuis deux ans. Quand tu t'es lancé, t'étais plutôt dans un marché qui montait au moment du Covid. Aujourd'hui, l'attendance a un peu différente. Ça va plutôt dans l'authence. Est-ce que toi, en ayant une marque nouvelle comme ça et des champagnes qui commencent à avoir une bonne réputation? Est-ce que cette base du marché tu la sens quand même ou est-ce que l'effet de nouveauté, l'effet de qualité du vent? Est-ce que tu as une marque prémunie? J'ai pas. pour être honnête, j'ai part en tout cas, en tout cas, sur cette année, j'ai pas eu de baisse de ventes. Donc je ne m'en sort pas trop mal. Après, je ne m'en sort pas trop mal parce que aussi, je ne m'en pas beaucoup de bouteilles. Il faut pas se le réun quand on fait 4 000 bouteilles. Il n'y a toujours pas 4 000. C'est rien. C'est une toute petite goutte d'eau dans le marché champé noir. Donc aujourd'hui, il n'y a pas de prétention là-dessus, mais ça va bien se vendre parce que aussi, il n'y a pas beaucoup de volume et aussi parce que la qualité des vens est bonne. Et en moins, je reste assez d'épices sur terre parce que c'est que mon 7e millésime, donc ce n'est pas non plus énorme dans le recul que j'ai aussi sur les vens. Donc il y a encore plein de choses à faire, plein de choses à développer. Et je demande aussi que ça que les années passent pour avoir aussi un petit peu plus d'oréflection sur où aller. Mais oui, parce que quand j'ai commencé, il y avait une vraie demande. Il y avait toute cette champagne devenue vraiment à la mode sur les années 2016-2017-2018. Il y avait vraiment une folie sur les vens de champagne qui est toujours un petit peu plus mais qui l'est un peu moins. Et puis, je pense que, il y a des rapports, enfin, il faut parler. Il y a des rapports qualités prises aussi qui doivent être correctes actuellement. Et que parfois, ça s'envoie un petit peu et que ce n'est pas forcément nécessaire d'avoir des prix comme ça qui s'enflament sur la champagne. Tous les vignorons font des vens de qualité. Il faut faire attention. Il faut faire très attention. C'est une excellente transition vers ma question suivante. Je vois, il y a une petite affiche avec les prix particulier. Donc ça va de 39 à 48 euros. Est-ce que tu trouves que tes vens sont aux prix justes aujourd'hui? -Compiquer. J'ai dit qu'il n'y avait pas de piège mais pas de question difficile. -Alors, je ne sais pas si. En tout cas, moi, ça me semble. Parce que j'aime le vin, j'en ai chète. J'ai mon conjoint qui a une cavavane. Donc je vois aussi les prix pratiqués. C'est des prix aussi que je mettrai moi dans ce genre de cuvée. Après, je pense que justement, j'avais des prix comme en disant. J'avais que sableau nière et unitaire qui était entre guillemets et une cuvée ou autre gamme et j'avais pas de prix en trait de gamme. C'est pour ça que composition est arrivée en 2021. On va aussi avoir un prix plus accessible parce qu'il me semble important que ça reste accessible. Et voilà, il y a des paliers à Pafran-Chier. Aujourd'hui, on est pas un grand cru. Il y a aussi plein de facteurs qui font que des prix peuvent être plus ou moins grands. Enfin, haut, en tout cas. Et voilà, il faut rester coerant avec le produit. Je trouve que c'est important. On n'est pas en grand cru. On a compris, mais on va profiter de cette émission pour, comment dire, se passer redoré, mais en tout cas faire briller le blason de la région. Est-ce que tu peux nous expliquer concrètement dans quelle partie de la champagne on est et qu'elles sont les spécificités de cette sourégion en termes de sol, en termes d'ensepagement. Et si on pouvait discuter un petit peu aussi après, mais je reposerai peut-être la question du style des ventes du coup qui est produit dans le coin. Et déjà où est-ce qu'on se trouve? Alors ici, on se trouve au sud de la chanteagne. On est entre la côte des blancs et les côtes du saisonner. Suit de la main. Suit de la main, oui, pardon. Oui, oui, suit de la main. C'est dans y en a qui vont reprendre les fourches, je vais essayer de nerver la main. Suit de la main. Et donc, ici, de la main, entre la côte des blancs et côtes du saisonner, on fait partie de la région côte des blancs, mais on est une sourégion qui s'appelle les côteaux du petit morin. Donc c'est pour ça que sur les cartes, on est souvent attaché à la côte des blancs, sur les couleurs, etc. Mais on est complètement différente de la côte des blancs, malgré qu'on soit à 5 minutes ici de Berger les vertus. Donc, on est vraiment très proche. Donc, ici, on est donc les poteaux du petit morin, c'est 20 villages totelles. Ça représente 3% de la chanteagne. Il y a 1.3 hectare sur tous les villages. Le petit morin, c'est la rivière qui traverse cette zone. Oui. Et en plus, donc on est vraiment sur des profils déjà sur des expositions plein sud, sud de la côte, ce qui donne aussi d'autres caractéristiques à Novin. Et au-delà de ça, on est donc lancé pagement historique. Ici, c'était plutôt démonier parce que t'as argileuse beaucoup. Et ça change avec le temps. Les années de production a amené un peu plus de chardonnées dans notre région parce que mieux valorisé, mieux vendu. Mais aujourd'hui, surbonnaie, en tout cas, la majorité des sépages plantés, c'est quand même démonier et abonné ces 40 hectares de vignes. Donc, c'est vraiment tout petit. Et toi, t'as les vignes uniquement surbonnaie? Non. J'ai une partie qui est dans celle les condés, dans l'N. Ok, c'est pas la porte à côté, ça? Non, non. Ici, on a 40 minutes. Et on a deux, vraiment, deux régions différentes. Là, sur l'N, on a vraiment une par celle de 75 arts, c'est que du menier. Et surbonnaie, on avait en a du menier, mais là, je suis en train de les replanter en Pinot Noin. Tu replantes ou tu sur une rèfe? Je replantes. Pourquoi? Tu fais ce choix? Pourquoi je fais ce choix? Parce que c'est ma première plantation. Pour l'instant, sur les meniers qui étaient existants, ils commencent à être vraiment, vraiment très, très vieux. Et j'avais beaucoup beaucoup de pieds morts, donc c'était pas une vigny hyper intéressante pour surgraffer. Et puis, ouais, je voulais aussi les conduire d'une autre manière. Voilà, c'est une par celle de 20 arts que j'ai arrachée. Et je voulais essayer sur des pinots. Là, en fait, on a des pinots sursables. On a une par celle de pinots ici sur le domaine, qui est de 23 arts. Et moi, j'adore les pinots noirs. Donc là, ça serait pour faire un test sur des pinots, mais plutôt sur des argiles avec notre exposition. Pourquoi est-ce que le pinot se plaît bien ici? Bah, tarage gileuse, tar sableuse, c'est quand même des terres qui vont bien avec les pinots. Les meniers historiquement, bien sur les tarage gileuse, c'est une match parfait. On n'a pas beaucoup de crètes, donc il faut quand même avoir des sépages qui soient un peu russes. Et les charredonnages, j'en ai pas mal, mais on a replanté aussi. Et puis, je trouve ça hyper intéressant, en fait, le pino, je trouve que ça, une palette d'évustation qui est énorme entre les pinots de la montagne, les pinots de l'eau, le pino, il est une interprétation qui est hyper différente. Et moi, c'est ce que j'aime dans ces pages. Donc, je replande du pino noir pour ça. Et il se goutte comment le pino de bonnet? Alors, le pino de bonnet, mais comme les charredos, il y a beaucoup de salinité ici, du par justement, on a pas mal de sable de limon. Et puis, sur les bâtes coutons, on a un peu de crètes ailletéré. Et si on monte un petit peu aussi dans les. sur un des coutons, on voit vraiment les fossiles plantés dans un espèce de déverte. On voit la forêt qui a eu de sué, le chemin qui passe en dessous, on a vraiment plein de fossiles. Donc, on a fait des analyses de sol, une part de foie avec j'offre à Orban. Il s'avère que, ici, c'était beaucoup des lagunes, donc il y a eu beaucoup de dépôts fonds de fossiles, ce qui donne aussi ce côté un petit peu salinité. Et on a vraiment des piches. des pinaux hyper fin, très léger, c'est pas dans la structure du pino, on est vraiment sur de la finesse. Et moi, c'est ce qui. Enfin, j'ai pas le choix, mais j'aime beaucoup du coup. Ça, ça vient de t'être un peu tardif, avec le fin froid, en tout cas, avec l'argile. Si vous avez des bonnes expositions, vous allez vous arriver quand même à avoir des maturités intéressantes, j'imagine. Oui, on a des bonnes maturités. Alors sur les pinaux, comme c'est des pinaux, c'est toujours un petit peu plus tardif. En tout cas, pour cette parcelle-là de pino noir, j'ai, je fais en sorte de l'attailler, un petit peu plus fort. Je fais attention à tout. Oui, toute la partie végétative, parce que je veux vraiment que les raisons soient concentrées. Sur les charredos, on a des belles maturités. On va être souvent à 10,5,11. Moi, je ne recharge pas des maturités hyper poussées. 10,5, c'est déjà bien. Après, c'est toujours des charredonnets, par exemple, pour les baviniques, d'utiliser dans la cuve unitère. C'est toujours des petites grapes très concentrés, très dorés. Et moi, c'est ce côté tardif, c'est toujours. Par exemple, c'est toujours cette parcelle-là qui est mieux en premier de tout notre secteur. On a 9 parcelles avec celle de l'île. Et puis, on est en plus de 8 par semaine. Ici, sur Bonne, il y a des grosses différences. Parce qu'on n'a pas les mêmes sols. Parce qu'on a des expositions diverses, mais ce n'est pas, en soi, hyper différent. On est quand même sur le même village. Mais pas les mêmes sols. T'as 8 parcelles. T'as 4 champagnes dans ta gamme. 3. 3 par non. C'est plutôt simple. Pour sableonia, du coup, c'est un parcellin. J'utilise uniquement la parcelle des sableonia, donc 100% pino nois. Ce qui concerne unitère, j'utilise deux parcelles. Une embate couteau qui s'appelle les bavini. Elle est sur la crée. On a des limons plus s'en sur les hauts. Que j'assemble avec une autre parcelle qui s'appelle le poirier. Enfin, ma gamme a la plai le poirier. Donc, j'ai gardé le nom. Et en fait, sur cette parcelle, on garde que un tiers de toute la parcelle, tout le bas, qui correspond les profilés aromatiques des beurs. En fait, on est même entre toute la parcelle des bavini et ce premier tiers de la parcelle des poiriers. On est exactement le même profil. Donc, on a fait plein d'essais comme ça. C'est pour ça que plus les années arrivent. Plus on est, enfin, je suis précis sur mes assemblages. En tout cas, pour même ces deux parcelles, je sais exactement que jusqu'au chevalier dans tel parcelle pour avoir ce que je recherche. Et pour composition, en fait, elle a été faite sur 21. Parce que, jusqu'au gelat, je fais une cuvette-parant. Et en 2021, j'ai fait que composition parce que, ben, 21. Voilà, année. - Une dizime difficile? - Oui, voilà. - Pour Rastepoli. - Exactement. Qui vient d'enverter tout le monde. Et donc, sur composition, j'étais parti pour faire unitaire et sablonia. Mais ça ne plaisait pas. C'était pas la hauteur de mes attentes. Et plutôt que faire moins bien, j'ai préféré faire un assemblage en me disant, "Bon, ben, écoute, c'est aussi ça, notre métier, enfin, il y a un moment, faut aussi s'adapter à ce qu'on a. Et, ben, changer si on a besoin de changer." Et donc, composition, j'ai assemblé Charles Dopino, qui meurt. Je trouve qu'il y a la petite sœur en gros des sablonia. Et depuis 21, composition est toujours là, mais on a semblé que des meniers de bonheur. Et cette année, j'ai fait 100 % menier de l'hine. - Tu nous as dit que t'es parti de zéro pour la marque et que t'avais pas fait d'études dans le vin. Fait que t'avais fait des suites de marketing, de communication. Comment est-ce que t'as appris à faire du vin? Ça s'improvisse pas? - Non. - On fait du vin. - Non, c'est vrai. - Ouais, quoi que? - On fait de bons cuisiner, sans être profs de cuisines. Mais non, j'ai quand même fait deux ans. J'ai repris deux ans un BPR à la vis pour apprendre quand même les bases du métier, parce que personne était en mesure de montrer chez moi. Donc, ça, ça m'a permis déjà de savoir un peu grossièrement tout ce qu'il y a à faire sur un domaine viticole. Après le vin, je pense que je suis très curieuse. Je visite beaucoup de vignables. J'aime déguster. C'est quelque chose que. J'ai pas qu'on s'improvisse, mais il y a des goûts qu'on aime, de choses qu'on aime pas. Et après, on a fini avec le temps. Moi, j'ai fait des essais, par exemple, avec de la cuve. La cuve, ça me plaît pas. C'est vraiment pas ce que j'aime, en tout cas pas sur mon terroir. Et ça me clate pas. J'utilise que des barriques. Après les élevages, voilà, je fais des élevages plus tout long. Parce que j'aime cette microxygénation que ça apporte à mes vins. Quand je parle d'élevage sur l'atte? Non. Sur les ventriques. Donc, tu fais une effication en barrique et à l'avage de combien de temps? Alors, ça dépend. Pour s'ablomir, je fais 24 mois. Composition, c'est du 15 mois. Et unitaire, j'essaie de la garder 30 mois. En barrique? Non, là, il y a un séjour, là. En barrique, je fais des élevages. Je fais des élevages en barrique. Et ensuite des élevages. Plus ou moins long. Oui, plus ou moins long. Que se que tu cherches avec les élevages en barriques sur les vent clairs? Ce que je recherche dans les élevages en barrique, c'est plutôt la microxygénation des vins. Je garde les lits aussi. Je suis un petit peu de bâtonnage sur les blancs. J'aime bien ce que ça apporte. Ce que tu as un petit peu plus généreux, un petit peu plus près aussi. C'est pour ça que j'utilise ce qu'on te donne là pour ça raison. Et en cave? Pendant les élevages ou de la signification, comment tu travailles? Est-ce que tu as plutôt tendance à intervenir? Ou a plutôt maîtriser ton processus de fabrication? Alors entre les deux, je ne suis pas partisant de rien faire, parce que le vin a quand même besoin d'être accompagnant. En tout cas, c'est ce que je fais. Chaque année, depuis quelques années, on fait des pieds de cuve à chaque grand danger pour faire en le durin d'hygène. Je le fais sous ce format-là, parce qu'en fait, ça me rassure. Moi, si j'ai un problème sur trois barriques, c'est énorme. J'ai 30 barriques au total. Donc 3, c'est 10%, je ne pourrais pas me permettre d'avoir un problème sur mes 20. Donc je fais des process où j'arrive quand même à maîtriser. Et donc on fait l'hygène vers un digène. Mais on fait avant l'abot pour voir s'il n'y a pas de levure qui serait mauvais et qui pourrait impacter les 20. Si c'est bon, ni va comme ça, c'est pas bon, je vais utiliser de la levure sèche. Après, je sulfite à préférer mentation et puis à la mise. Ça, c'est quelque chose qui te convient comme manière de travailler aujourd'hui. Qui me rassure, après aujourd'hui, je ne faut pas oublier que je ne suis pas toute seule dans l'espace aussi où je vinifie. Donc il y a quand même aussi un. Il faut maîtriser des process et pas faire n'importe quoi. Peut-être que c'est des essais que je mettrai plus en place et essayer de diminuer, suifite malgré que, enfin en total, je suis à 30, donc c'est pas non plus énorme. Mais voilà, essayer de réduire au sauté des étapes. En tout cas, mais je suis pas partisant d'avoir des vins qui ne soient pas bien structurés. Est-ce que t'as l'occasion de travailler avec d'autres vignants qui ont le même genre d'approche terroir que toi, tu vois, même si tu fais des assemblage, on a quand même parlé de parcellaires, tes vins, ils sont quand même issus d'une zone géographique bien délimité. Est-ce que t'as l'occasion d'échanger avec d'autres personnes et qu'est-ce que ça t'apporte? Oui, oui, j'ai l'occasion, alors déjà, j'ai une amie viticule, ce qui est dans le même secteur que moi qui s'est installée aussi, il n'y a pas très longtemps, donc mes sons le faits bure, avec qui on échange pas mal aussi, parce qu'on est sur les mêmes cotomnes, on n'a pas du tout les mêmes sols du coup et pas les mêmes problématiques, donc c'est intéressant. J'ai un ami aussi qui est sensulfite à le voter et à lui, pour le coup, on a des longs débats ensemble et c'est champagne chavost. La coopérative de chavoste est qu'à fin un énorme travail, sur le son solfite et c'est hyper enrichissant, parce que c'est des points de vue, c'est des énormes volumes, c'est tout petit volume, il y a des choses qui me font peur, lui qui lui paraissent tellement simples à mettre en place. Donc, c'est important aussi d'avoir, oui, ces ouvertures d'esprit autour de soi quand on fait du vin, ça permet aussi d'essayer des fois des choses qu'on n'aurait pas fait ou d'être un peu plus accompagnées, de prendre de faire quelque chose qui ne va pas. - Est-ce que la vie est la plus importante? de Vignorone que t'as aujourd'hui, c'est celle que t'imaginais quand tu t'es lancée. Et est-ce que t'es là où t'espéré être 10 ans après t'être lancé? Oui, je pense que globalement, c'est plus ou moins ce que je m'attendais, mais il s'appare les deux dernières années qu'on a bien vavé quand même avec la pluie, voilà, nous on en a un air butou. Donc j'ai dû faire des choses aussi pour lesquelles je pensais t'es pas prête, c'est-à-dire, Vachach Tarnignyach, Fé Duchnia, Fé Duchnia, Fé Ducsol, c'est tout un tas de choses que je n'étais pas trop posées comme question, comme j'ai démarré, on avait des années sèches, des belles années, c'était assez simple là aujourd'hui, voilà, être Vignorone en champagne, c'est pas évident. D'autant plus que, malgré tout, on a. je reste une femme, il y a des choses que je peux pas faire, malgré que j'ai l'envie de faire, je ne peux pas. Après, je suis heureuse d'être là où j'en suis, je sais qu'il y a encore plein de choses à faire et plein de choses à découvrir sur mon vignoble et, oui, peut-être essayer de nouvelles choses et c'est ça aussi qui me plait dans ce métier, c'est que, en fait, j'ai la chance d'avoir deux hectare et demi sur lequel j'ai créé une nouvelle histoire, donc à moi de savoir quel histoire j'ai envie de laisser sur ce domaine, à moi de savoir où j'ai envie de l'emmener, mais j'ai pas de. En fait, je me dis tout vient avec le temps, il y a des choses qui prennent plus de temps que d'autres, très mettre en place, il y a aussi une certaine confiance aux sias données. Oui, on n'est pas. C'est pas iné, on ne peut pas arriver au bout de 10 ans, dire "Ouais, moi, je maîtrise tout, non, il y a encore plein de choses à découvrir, et j'espère que mes ma 65 ans, je serai encore en train de me dire, "Vas-le, en attendant, qu'est-ce qu'on pourrait faire cette année?" Parce que c'est ça qui est hyper riche dans ces métiers-là, c'est pour faire tous les ans la même chose. "Bah, moi, ça m'intéresse pas, quoi, c'est justement cette marche de progression qui a devant moi, qui m'intéresse." Tu te souviens la première fois que tu as fait gouter tes champagnes? Tu te sens t'es comment? Pas fière. Non, j'étais un peu stressée. C'est normal, ça un peu présente son bébé à tout le monde, et là, pour le coup, tout le monde a même d'avoir un avis. Donc, ouais, c'était un petit peu stressant. 2017, en plus, j'ai pas commencé avec une année hyper facile. On avait beaucoup d'odiums, on avait fait un tri de rastique, c'était assez. c'est une rôle d'année pour commencer. Aujourd'hui, c'est pas la cuvette, donc je suis la plus fière, mais ça reste ma première cuvette. Je me souviens que, en fait, je me suis dit, "ça y est, c'est. On y va, quoi, enfin, ce genre là où le pressor s'est fermé, c'était le début de ce domaine." Donc, c'était un grand moment quand même. Un grand moment, après, j'avais plein de convictions, j'étais armée et au final, il y a plein de choses qui tombent, au fur et à mesure du temps. Mais c'est comme ça. C'est comme ça qu'on avance, comme ça qu'on change aussi nos manières de faire. Et de Vignorone, ça demande quand même de prendre tout un tas de micro-décisions toute l'année. Est-ce que t'arrives à avancer, prendre facilement les décisions et en être contente, après? Ça son, j'ai pas le choix, faut bien aller prendre. Ça reste des moments, enfin, des choix un peu compliqués, mais j'ai pas le choix de me faire confiance là-dessus. Après, je travaille vraiment de la Vignorone jusqu'au 20. J'ai quand même. Je fais déjà des choix tout au long de l'année, sur comment je travaille mes vignes, ce que j'ai envie d'en faire. J'ai déjà ce raisonnement là, à la fin. Après, il y a toujours parfois des déceptions, des choses où on s'attendait à mieux, et puis en fait, ce n'est pas ce qu'on attendait. On s'adapte et puis on revient à nous manières de faire. Mais, ouais, de toute façon, j'ai pas le choix. Même si je fais des erreurs, c'est tout ça fait partie du métier, il faut être pris pour être pris parfois, ça permet de. Ça remette en question, puis toujours se poser les bonnes questions. Pour ça, aussi, d'avoir des amis qui font d'autres choses, qui allez voir aussi ailleurs, différents vignables. Ça permet aussi d'avoir une certaine ouverture d'esprit, être échangée avec eux, voir aussi leurs problématiques, et de ne pas rester seul et de pouvoir, ouais, un peu souvent, des portes, et ils vont aussi s'éterriver comme ça. Mais j'ai pas le choix des décisions, qu'elles soient bonnes ou moins bonnes. En tout cas, j'essaye de faire le moins de faire des mesures et des risques. Est-ce qu'il y a des vignorons ou des vignorons de champagne, ou d'ailleurs, éventuellement, qui t'inspire, et est-ce qu'il y a en champagne des gens qui font des vans qui te plaisent particulièrement et qui vont dans une direction qui te plairait? Par qui te plait? Bonne question, il y en a plein. On a un peu partout, d'ailleurs, par exemple, on va dire, "Horchampagne", parce que comme ça, ça. J'adore les vins de Thomas Bata-Radier, qui vignoront dans la loi. J'ai eu la chance de l'encontrer il y a deux ans, un an. J'aime, en fait, ces philosophies de personnes qui font leur travail du mieux qu'ils peuvent, qui sont là pour transmettre à un moment donné tout le travail qu'ils ont mis en place avec leur conviction, avec leur manière de voir les choses, et penser que ça peut être être pris différemment par quelqu'un d'autre. Et ça, un peu, a contribué aussi de la champagne, ou le papa faisait ça, donc les enfants font un peu ça, même si c'estment si peu plus maintenant, mais il y a une espèce de continuité familiale. Chaque que c'est beau aussi, les autres vignumes, d'avoir aussi des gens de passage, comme ça sur des domaines qui sont prêts à faire beaucoup, qui amène toute leur histoire, leur énergie, et qui peuvent un moment donné des ces places à d'autres quand on vit d'y mettre autre chose. Je trouve que ça, c'est chouette. Et en champagne? Est-ce qu'il y a des styles. Tu nous as dit que tu as mis le pino, par exemple? Oui, le pino. Qui fait des pino qui te meuf? Que j'aime beaucoup. Ma première émotion en pino noir, c'était Fred Eric Savin. Avec Ouy. Dans la petite montagne de rince. C'est ça. Et c'est un des premiers champagnes où je me suis dit, "Voie, c'est dingue, d'arriver à faire ça, mais enfin, je vous parle de ça, il y a 15 ans, et je m'étais dit, "Voie, on arrive à faire ça avec des champagnes, et c'était la première émotion de 20 que j'ai eu. Et je me suis dit, si demain, je fais du champagne, j'en ramie en tout cas que ça ressemble un peu à ce genre de champagnes, où il y a une vraie émotion dedans. Et puis depuis, j'ai coûté plein d'autres choses de pino noir. J'aime beaucoup les pino noirs de l'eau. C'est quelque chose que j'apprécie beaucoup. Malheureux, qu'on soit pas du tout sur les mêmes taroirs, pas du tout sur les mêmes côtes. Et il y en a plein. Franchement, je ne serais pas bien à non, en particulier, mais j'ai. J'ai. Chauve qu'aujourd'hui, on a la chance en champagne, cette nouvelle génération, ces chouettes, pas importe la région, va, pas importe le vignoron, connu moins connure, il y a vraiment des styles des pattes, des histoires qui sont ces chouettes. Et on a la chance en tout cas dans cette belle région, de avoir autant de nouvelles générasations qui s'attêtent à mettre en valeur en leur terrain. Et si on parle du menier, et souvent un sépache qui est regardé avec un peu de dédain, on va dire, est-ce qu'il y a des meniers qui sont émus récemment? Oui, alors un menier qui m'a émus récemment, c'était la cuvette et la rosière de chez André Euc. Éceptionnel. Vraiment, enfin, j'ai trouvé ça exceptionnel. Et ce côté, un côté pote clémentine, c'est un richesse et d'une finesse pour un menier. J'ai trouvé ça vraiment. Ouais, ça m'a surpris. Est-ce que t'es fier de Chorvain de que tu fais aujourd'hui? Bah oui, quand même, franchement. C'est sûr que Chishia, de ce que je fais, quand je me retourne un petit peu de temps en temps, parce que ça fait du bien de s'ortourner de voir ce qu'a été fait. Je me dis bon, voilà aujourd'hui, je vais dans une direction que j'aime, j'essaye d'emmener ce nom à la houche peu avec l'énergie que j'ai. Et je sais qu'il me reste encore plus. plein de choses à faire. Mais je suis très fier aujourd'hui de voir que mes cuvées se boivent dans différents endroits que j'ai des retours dessus. Tout ça, ça me fait plaisir, bien sûr. J'ai heureuse d'avoir cette liberté. Oui, cette liberté, enfin franchement, pour moi être vignante, c'est aussi une certaine liberté de tout, de choix, de pratiques culturelles, d'invides. Je pense que si j'ai un mot, par exemple, à assembler que le mot vignoron ou vignoron, ça serait liberté. C'est vraiment ce que ça me procure. Merci Margot. Merci à vous. Vous l'avez compris, Charles Auditaires et Charles Auditrices, cet épisode a été tourné il y a quelques mois déjà. Une saison est passée depuis, une saison enthousiasmente pour Marco. Comme beaucoup de vignorons et vignorons de toute la France, les ramens fut limités chez Wudjet-Fy avec 30 % de moins que ce cotoriste l'appellation. En revanche, la qualité est au rendez-vous avec de belles maturités et des conditions sanitaires très bonnes, ce qui permet à Margot de nourrir de grands esports pour le minusime et à moi aussi. Rendez-vous donc dans quelques années pour goûter tout ça. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de livresse. Realisation Romain Becker. Merci Emmanuel Napé pour la pause production, Emmanuel doré pour le générique original et à l'éname Masilu pour les graphistes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là avec la T-vous et buvez bon.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Romain Becker présente son podcast "Le bon grain de l'ivresse" consacré aux vignerons engagés.
  2. Il rencontre Margaux, jeune vigneronne du domaine "La Vie de la Taille Fille" à Bonnet, en Champagne.
  3. Margaux a repris le domaine familial de 2,5 hectares il y a dix ans, avec l'ambition de créer sa propre marque de champagne.
  4. Elle a débuté sans bâtiment ni équipement, utilisant une coopérative pour le pressoir et le stockage.
  5. Ses cuvées (Sablonière, Unitaire, Composition) sont principalement du pinot noir, vendues entre 39 et 48 euros.
  6. Elle mise sur les réseaux sociaux pour se faire connaître et exporter, avec un agent en France.
  7. Le terroir des Coteaux du Petit Morin (sols argilo-sableux, fossiles) donne des vins fins et salins.
  8. Margaux replante du pinot noir pour explorer sa diversité aromatique.

Summary:

Dans cet épisode du podcast "Le bon grain de l'ivresse", Romain Becker se rend à Bonnet, en Champagne, pour rencontrer Margaux, vigneronne du domaine "La Vie de la Taille Fille". Margaux a repris l'exploitation familiale de 2,5 hectares il y a dix ans, avec l'objectif de vinifier ses propres bouteilles plutôt que de vendre le raisin au kilo. Elle s'est lancée sans infrastructure, louant un espace dans une coopérative pour le pressoir et le stockage, ce qui lui a permis de démarrer avec des coûts réduits.

Ses champagnes, principalement à base de pinot noir, reflètent le terroir des Coteaux du Petit Morin, caractérisé par des sols argilo-sableux riches en fossiles, qui apportent salinité et finesse. Margaux utilise les réseaux sociaux pour promouvoir ses cuvées (Sablonière, Unitaire, Composition) et a développé un marché à l'exportation, tout en travaillant avec un agent en France. Elle souligne l'importance de prix justes (39 à 48 euros) et de la qualité, malgré une production modeste de 4 000 bouteilles.

Son approche, alliant tradition et innovation, montre comment une jeune vigneronne peut s'imposer dans un secteur concurrentiel, en valorisant un terroir méconnu et en cultivant une vision durable.

FAQs

Margaux est vigneronne au domaine de la Vieille Taille Fille, qu'elle a repris il y a dix ans avec sa mère et sa sœur. Elle a des études en marketing et communication, et travaille seule sur la partie vinification et commerce.

Elle a commencé sans bâtiment ni hangar, avec seulement deux hectares et demi de vignes. Pendant trois ans, elle a travaillé seule dans les vignes, puis a rejoint une coopérative qui lui a prêté espace et outils.

Elle utilise principalement les réseaux sociaux pour trouver des importateurs et clients, ce qui a été son plus gros levier. Elle a aussi un agent en France pour la distribution.

Les prix vont de 39 à 48 euros pour ses cuvées. Elle estime qu'ils sont cohérents avec la qualité du produit, mais elle a aussi introduit une cuvée plus accessible à 39 euros.

Il se trouve au sud de la Marne, dans la sous-région des Côteaux du Petit Morin, près de la Côte des Blancs. Cette zone ne représente que 3% de la champagne.

Elle cultive du pinot noir, du meunier et du chardonnay. Elle replante du pinot noir parce qu'il s'adapte bien aux sols argileux et sableux, et qu'elle apprécie sa palette aromatique diverse.

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