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Épisode 73 : Audrey Thomas, un horizon bien flou

65m 6s

Épisode 73 : Audrey Thomas, un horizon bien flou

Dans cet épisode, Romain interviewe Audrey Thomas, viticultrice au Château Reverdy à Listrac, dans le Médoc. Le domaine, familial depuis les années 1950, est dirigé par Audrey et son frère Mathieu. Listrac, point culminant du Médoc avec ses sols argilo-calcaires, offre un microclimat favorable, produisant des vins à base de merlot et de petit verdot. Audrey explique que leur style s'est affirmé en augmentant la part de petit verdot (jusqu'à 35%), un cépage résistant qui apporte couleur, fraîcheur et longévité. Leur approche de vinification privilégie une sélection parcellaire rigoureuse et un assemblage avant l'élevage, avec moins d'interventions comme le collage ou la filtration. Malgré le succès du millésime 2020, classé Cru Bourgeois Exceptionnel, le domaine traverse une crise commerciale sévère, avec des ventes en forte baisse et l'arrachage de parcelles pour réduire les coûts. Audrey évoque aussi l'échec d'une conversion au bio en 2021-2022, dû au gel et au manque de main-d'œuvre, les ramenant à une agriculture conventionnelle certifiée Haute Valeur Environnementale. L'épisode explore le paradoxe entre la qualité des vins de Listrac et les difficultés économiques des producteurs, tout en mettant en lumière la passion et la résilience d'Audrey face à ces défis.

Transcription

9620 Words, 53551 Characters

French
On va dire que la totalité des viticuteurs à l'Eastrak, on a raché une petite partie, une plus grosse, mais il y a eu la rachage. Et il y a de la rachage. Le vin, le jajat, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermenté. Et c'est parce que nous les mons plus que tout, que nous voulons mieux comprendre ce qui fait un bon vin. C'est pas, je, climat, éterroir, irparticip, mais avant tout, il y a la pâte des vignorones et des vignorones. Je suis Romain, je suis Florion, je suis Antoine. Nous sommes trois copains et nous nous en nom, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, dans leur domaine, pour les interroger sur la magie de leur métier et leur vie au milieu des raisins, des vignes et des bariques. Bienvenue à toutes et à tous, dans le bon grain de livresse. Explorer le bord de l'air aujourd'hui, c'est se confronter non seulement à la bonne qualité de beaucoup de vin, mais aussi aux grandes difficultés commerciales de nombreux producteurs. C'est pour tenter de comprendre ce paradoxe et les solutions possibles que je vous propose cet épisode avec Audrey Thomas. J'ai rencontré Audrey à Listerac, au château Reverdy, qu'elle dirige avec son frère Thomas. Alors que leur premier vin, dont j'ai spécialement aimé le millésime 2020 en dégustation à la vogue, est devenu crue bourgeois exceptionnel en début d'année, le domaine voit ses ventes pénées très sérieusement. A tel point que l'arachage de certaines parcelles est devenu l'ultime solution pour réduire les coûts de production. Audrey a accepté de répondre à toutes mes questions à cœur ouvert et je leur remercie sincèrement qu'à leur situation est particulièrement délicate. Bonjour Audrey Thomas. Bonjour Romain. Merci de m'accueillir à Listerac au cœur du Médoc. Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter s'il vous plaît? Je suis ravie de vous accueillir. Je suis Audrey Thomas, je suis un viticultrice avec mon frère et propriétaire du château Reverdy à Listerac Médoc. En introduction je voudrais expliquer comment est-ce qu'on s'est connu. Il y a quelques mois, j'ai eu la chance de participer à une dégustation des crues bourgeois sur le millésime 2020, organisé par un magazine sur le 20. Et je dois vous élever que j'ai beaucoup aimé vos vans dans la masse des vans que j'ai goutté. Il y a quand même des qualités qui sont ressorties et je vous ai eu au téléphone pour discuter un petit peu de votre situation, du château, de vos vans. J'ai été assez touché par la conversation parce que j'ai senti quelqu'un de un peu fatigué par la situation dans laquelle elle était. Et c'est en partie pour ça que je suis là aujourd'hui parce que je voudrais comprendre comment le fait d'habitude de revertir de votre propriété, de son histoire et de votre approche de la viticulture et de la production de vin. Mais je voudrais aussi profiter de cette conversation avec vous pour comprendre et s'y comprendre un peu plus largement ce qui se passe pour revertir et pour bordeaux en ce moment, qui est dans une situation économique très difficile pour ne pas dire plus. On va commencer par des choses peut-être la partie la plus réjouissante. Est-ce que vous pouvez déjà commencer par nous faire un état de lieu de ce qu'elle domaine aujourd'hui? Et après, nous faire un historique l'histoire de la propriété si vous voulez. Le domaine aujourd'hui, réverdi, appartient à notre famille depuis les années 50. Et je travaille avec mon frère Mathieu depuis les années fin 90 début 2000 sur le domaine. Donc en fait, à l'heure actuelle, réverdi appartient à notre famille et en tous ces 30 hectares, mais réverdi ne produit que sur ces hectares. Donc aujourd'hui, réverdi, c'est un membre de la famille. On le traite comme un membre de la famille puisqu'il fait partie de nous. Sur l'istraque, on est sur une propriété familiale. Il en reste encore quelques-unes sur l'istraque où vous allez avoir une âme dans le domaine. C'est à dire, on parle pas de la famille tout main, on parle de réverdi. En fait, les gens nous disent "Ouais, c'est Audrey, c'est Mathieu, mais de réverdi." On a vraiment cette identité là, elle est forte, réverdi, pour nous. C'est une identique forte pour vous et pour les gens autour de la ville. L'istraque, justement, est-ce qu'on peut faire un focus là-dessus avant de revenir sur toute l'histoire du domaine? Pourquoi est-ce qu'on fait des bons vins à l'istraque? Pourquoi est-ce que la vigne se plaît bien ici? On est sur le point cumiel en du médeuque, un listraque, c'est 40 mètres d'altitude. Donc, point haut du médeuque. A l'istraque, ça veut dire l'is air en occident. Donc, on est vraiment protégés avec les bois et grâce à ça, vous allez avoir un microclimin et des soldes avant tout. Puisqu'on est sur des terrasse. Nous, on est sur de l'argie de calcaire, on travaille avec de l'argie de calcaire. On est sur la plus petite communale du médeuque, l'istraque. C'est combien de propriétés ou combien d'éktats pour avoir une idée? En fait, combien de propriétés vous avez entre 15 et 20 propriétaires indépendants? Et après, le nombre d'éktats, il faut vous dire que d'une année sur l'autre, ça peut assez varier. Donc, en potentiel hectare, superficie, vous êtes sur un peu plus de 600 hectares. Mais en dernière déclaration de récolte, vous êtes à moins de 250 hectares. On va revenir un petit peu sur la situation de l'istraque, en plus de celle de Reverdi. On parle beaucoup des soldes graves sur la rive gauche de Bordeaux. C'est pas le cas ici, comme vous l'avez dit. On a plutôt des soldes argiles au calcaire. Qu'est-ce que ça, comme conséquent, sur la viticulture, par rapport au village qui sont davantage composés de soldes graves le? Là, on va plus adapter notre matérielle végite à l'enfaite. On ne va pas travailler avec un forcerie plus de cabernes ou vignants, comme le frais inviticulteur sur les graves. Nous, on sera plus sur des merlot. Et sur des petits verdos. Parce que, avec le largeil, on a des soldes un plus froid. Et donc, il y a des bourments et des maturités un peu plus tardives. Donc, il faut des. on sait pas, je suis comme le merlot, qui m'aurez un petit peu plus facilement que le cabernet s'aupignant. Il y a un peu plus facilement mais qui est aussi plus fragile. Et on est suger quand même pas mal aux jolets. Nous, ici, sur Avril et Mets. Donc, c'est aussi. Pourquoi pas travailler différemment en termes de sépages. Mais en tout cas, l'Eastrak a toujours eu cette dominante d'avoir des vins avec plus de merlot pour, justement, à souplir quoi aussi, parce que les soldes argés locales qu'aient, ici, si vous faites avec du cabernet solignon uniquement, ça va être quand même assez difficile en termes de buvabilité. Ça peut donner des cabernets un peu végétaux et aussi des tannins, enfin, beaucoup d'acidité et des tannins, un petit peu. Des tannins trop forcés et qui correspondent plus forcément aux vins de papa, quoi. Quand on parle du médeau, que souvent on dit "Margot, c'est-elle style, Saint Julien, c'est-elle style devant? C'est quoi le style listrak? C'est un peu. L'Eastrak n'a pas forcément de style identifié, en fait. Donc, on n'est pas sur une. Vous pouvez trouver tout type de vins. Mais en fait, l'Eastrak, ce qui va se faire, c'est que c'est en termes de accessibilité et vous ne le voyez pas forcément beaucoup en rayant cette appellation là, parce que forcément, elle n'est pas beaucoup produit. Donc, un listrak, on va dire que vous avez de la goulée, ce que vous êtes sur des vins qui peuvent être gourmants dans leurs jeunesses. Donc, ça, c'est sympa. Et on est sur aussi sur une appellation, vous avez un bon rapport qualité prix pour une commune à l'escois. En fait, c'est surtout ça qu'il faut voir pour le consommateur de se dire "Main listrak, je vais taper dans une commune à l'escois. On a juste un vin de listrak." Et voilà, on est sûr de faire un bon achat. Alors, ce qu'on peut remonter le fil du temps, vous a dit que la propriété est dans la famille depuis les années 50, comment ça va commencer l'aventure vertie? Alors, l'aventure vertie, c'est notre grand-père, Georges, dans les années 50, qui s'est dit, "moi, je vais faire du vin tout seul. Je vais me du brouiller." Il avait commencé à apporter ses vins à la Cavcope. Il n'était pas super emballé. Il s'était débrouillé et il avait acheté trois hectares de vignes. On les a toujours ces trois hectares, on les a renouvelés. C'est des parcels historiques qui nous tiennent à cœur à chaque fois qu'on y va. Et qu'on travaille dedans et qu'on se dis "y'a". Les ordres n'ont vécu, elle. Donc en fait, il a acheté ces trois hectares. Et la maison familiale qui, juste à côté, elle avait déjà un cuvier. Donc voilà, il a commencé à un prix couler un peu son vin, à un vinifier. Il n'avait pas de cuvier. Il est été adapté. Et puis les années 60, 70 passent avec quand même une certaine. La notoriété était là. Et puis après, dans les années 80, notre papa, Christian, qui travaillait au pététait. La nuit et le jour, il travaillait sur le domaine. Et c'est lui dans les années 80, qui s'est dit "la il y a un potentiel". Il était quand même super terriens notre papa. Donc en fait, avec les remembromons qui avaient eu dans les années 70, le fait de rattacher des parcels, en fait, de les unifier les parcels depuis avoir deux ou trois parcels par là. On n'a plus. il n'a plus développé la marque et grossir. C'est vraiment le truc. Ça fonctionne. Les années 90, même si il y a un vin, c'était compliqué. Les années 90, c'était compliqué, mais il y avait quand même des mes désirs. Ou ça fonctionnait pas trop mal. Il a eu la possibilité d'accroître la surface. Il est passé de combien à combien? Il est passé de 5 cliquetards à une trentaine en tout. Parce que là, on n'a pas bougé. On n'a pas tellement bougé les surfaces. Tout en achat? Non, en échange. Après, c'était pas mal des échanges quand même. Tout en propriété. Ça veut dire, il n'y avait pas de fermage. Nous, on a toujours vécu dans ce. Parce que ça fait partie du patrimoine familial aussi. On a toujours vécu avec Rverni. Quand c'est posé la question de la suite, quand notre papa voulait un peu. Les années 2000, il y a partie à la retraite. On peut comprendre. On en a besoin parfois. Oui, parce qu'il avait aussi d'autres activités. Il était investi dans la ville au cal. Si il y avait un problème, c'était monsieur Thomas qui fallait aller voir. C'est que ce côté village, tout le monde se connaît. C'est ça aussi. C'est important sur nos. Dans notre médeau, où tout le monde se connaît. Vous allez avoir une. Voilà, une. Une sensibilité. Vous connaissez un membre de la famille, donc il va falloir l'idée comme avant. Nous, moi, mon frère est arrivé sur la structure en 1997. Et moi, je suis arrivé en 2003. Avec l'envie, dans des coudres. Avec l'envie de se dire, notre génération peut aussi prouver quelque chose. Donc en fait, on a eu des générations de bâtisseurs avec mon grand-père, notre père. Et maintenant, ça va être surtout de se dire qu'on va aller où? On va tendre vers quoi? Une finie, l'en disant, comment on veut voir vers dit. Et c'était quoi votre vision pour revertir au début des années 2000? Pour la propriété. Pour la propriété. Et pour les vents aussi. D'avoir une identité plus marquée, d'avoir une. des assemblages beaucoup plus atypiques. Et quand tout vous m'avez appelé pour ce magazine, quand vous m'avez dit, on a super bien accueillis à revertir. Mais je me suis dit, voilà, en fait, non, on a fait notre job. Moi, j'adore au second, on écoute les comme ça. Ou même quand un client en particulier me dit, on s'est régalé. Oui, oui, c'est ça. Qu'est-ce que vous avez modifié dans les assemblages justement? On a rajouté la part petit verdo, qui était déjà à 10%, on l'a monté jusqu'à 35%. Ok, donc ça, c'est quand même assez atypique, effectivement, le petit verdo. On en entend toujours parler à Bordeaux, mais c'est souvent 5%, 6%, voilà, ça paraît peut-être un peu anecdotique. Ça n'est pas toujours, c'est pas ça que je veux dire, mais c'est pas souvent qu'on lui consacre une place aussi importante. Alors, c'est intéressant parce que j'étais récemment chez un autre viticuteur à RSAQ, lui qui a monté à 18%, aussi, ça me paraissait déjà beaucoup, mais là, 30% c'est ça paraît énorme. Enfin, en tout cas, c'est une place importante. Qu'est-ce qui vous plaît dans ces pages? Et pourquoi vous lui laissez une place si importante? Ce qui nous plaît dans ces pages, c'est déjà qu'il s'adapte, il est comme nous, quoi. Donc en fait, il va s'adapter à la météo. C'est un sépage moins sensible, au maladie. Et c'est un sépage signature, et c'est un sépage que l'on va vraiment, qui nous suit depuis le début. En fait, notre père a commencé à le planter, et on s'est dit, "Mais ouais, quoi, mais il y a des raisons de planter du petit verdo." Et en fait, quand on dit "discuses-tu" avec, après, on plante pas le petit verdo n'importe où, quoi. Il faut vraiment que le sol soit en des surnées, dans des bels argils. Oui, c'est des argils qui lui vont bien en petits verdos. Pourquoi? Parce qu'il va bien puiser ces forces longs, et il va être l'humidité lui fait pas très peur, quoi. Donc voilà, on est sur un bon combo. Donc tous les secteurs qui peuvent faire varier un peu le cabernet Sauvignon, par exemple, c'est plutôt adapté aux petits verdos qu'il a une meilleure résistance au maladie phanjique. C'est ça. Ok, et dans les vents? Et dans les vents? Qu'est-ce que ça apporte? Nous, d'abord, nous, le petit verdo, on adore le vinifier. C'est notre équil arrive, on est super content, même quand il arrive à la vina, on est content. Il va amener une couleur beaucoup plus intense que vous n'auriez jamais avec des cabernets Sauvignon ou des mers-laux, même si vous vous êtes sur ma durité ou comme ça. Il va vous amener un côté frais, un côté un peu mentolé, un petit truc, un petit peu nerveux. Et après, en termes de longs javités dans ma bouteille, il va vraiment super bien lier les mers-laux et les cabernets Sauvignon. Et il est tranquille le petit verdo. Il est voulu bien dans la bouteille. Bon, on travaille avec 30, 35 % quoi. Donc il faut être sûr aussi du potentiel petit verdo parce que sur certains milésimes, le potentiel petit verdo, on l'a pas. Donc on va le mettre un peu moins, on va le mettre à 15 ou à 20 %. Sur quel genre de milésimes vous le privilégiez et à contrario sur quel genre de milésimes vous baissez à proportion? Alors là, on va plus, on va pas tellement parler nous en termes de milésimes. Ça va être en termes de qualité surtout, donc oui, à forçourir une de milésimes. Mais en fait, on ne part jamais du principe que cette année, il faut produire par exemple 40 000 bouteilles de revertis. Ça, on n'est jamais dans ce principe-là. Est-ce qu'on a vendant gée avec la qualité des raisins qu'on a vendant gée? Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire pour optimiser revertis pour qu'il soit d'année en année au top? Donc on travaille par celles, par celles. Donc les sélections par cellères, c'est-à-dire qu'une par celles va les danser une queue. On fait vraiment une. On fait de la sélection par cellère poussée. Et chaque année, on va avoir une identité à respecter. On ne va pas produire du revertis parce que le super. Il se passe que c'est un super milésime ou autre. La recherche, c'est vraiment la qualité et d'être toujours dans la qualité milésime par milésime. C'est pas parce qu'on a beaucoup de preu dans les raisins, qu'on va faire beaucoup, on va produire beaucoup en revertis. On va rechercher la l'angévité et le tuto de se dire. La revertis, on souhaite maintenant le développer avec plus de petits verdos. Mais les petits verdos, j'en ai que. Voilà, j'ai que deux queue de petits verdos. Il y en a une qui est un peu faible. On va produire moins de revertis. Pour expliquer, il y a le château revertis et puis il y a une autre partie de votre production, qui est sous une marque différente. Oui, sous une marque le château l'air vintage. Donc, lui aussi, le recycle bourgeois. Là, vous nous parlez de la sélection par cellère. Est-ce que vous vinifiez aussi par celles et à quel moment vous décidez de faire vos assemblages? On vinifie par celles et on va faire nos assemblage juste à la fin des écoulages. Vous êtes juste à la fin des presse quand on a nos vingt de gouttes et nos vingt de presse bien identifiés. On fait nos sélections à ce moment-là, mais on a déjà une petite idée de ce qu'on veut, qu'on a vinifié, on est tous les deux à travailler avec Mathieu, on sait ce qu'on en cuve, on n'a pas fait de merveille. Ou autre, si on peut faire des merveilles, on les fait. -Ouf, faites les assemblage avant l'élevage. Donc vous élevez les vents assemblées, le vent final. -Oui. -C'est plus cohérent pour nous. Parce qu'en fait, on a un cycle, nous on prod ici, mais on est que deux. Donc on a un cycle de travail. Et on a trouvé notre cycle maintenant. Avant notre papa, assemblé à la fin des élevages, mais nous, en fait, comme on a la tête dans le guidon, septembre, octobre, novembre, décembre. Pour les vinif, quoi. Donc on se dit qu'on va être en cafère, on a une vision, on est conseillé par un onologue. On arrive à faire des assemblage minovembre, début décembre la rigueur, justement les malo-lactiques, ou malo-lactiques, on sait les loups qu'on a entonné. Et puis voilà, quoi. -Si vous aviez les bras pour le faire, il y aura un intérêt, d'après vous, qualitativement ou stylistiquement, à faire les élevages avant les assemblage. -Pas forcément, parce que je trouve qu'on les faisant ainsi, le vin est plus clé, il a plus de consistance. Il y a quelque chose qui s'est faite déjà dans la barrique. Donc on est moins sur de l'interventioniste, d'interventionisme, qu'avant aussi sur le. On le laisse tranquille. - Vous avez changé votre manière de faire le vin depuis 20 ans? -Oui. -Dans quel sens? -Il y avait des sous-titrage qui se fais régulièrement en barrique. Quand on. Voilà, quand on. En moment de l'élevage, il y en avait un. On ne trouve pas. On trouve que c'est plus tellement cohérent maintenant. -Pourquoi qu'est-ce que ça a faisé au vin? Et que qui ne vous plaît plus? -Alors en fait, ça a enlevé quand même pas mal de matière. Au vin. Le fait de s'outirer, donc vous enlevez la ligne, vous clarifier le vin. Vous allez lui enlever sur certains milésimes, un peu fragile ou un peu classique. Vous allez quand même lui enlever de la matière. Et pareil, pour les soins prémis en bouteille, on va. On fait plus de filtration, par exemple. On fait pas de collage. Donc voilà, notre. On laisse vivre. -Si on parle de la vignes, c'est quoi votre mode de culture aujourd'hui? -Rà la mode de culture. On aime bien ce terme. On est sur une agriculture raisonnable. On a fait des tests. On a fait des tests de bio, au conversion de bio à 21-22. Pfff, ça a été très très dernière. -Qu'est-ce qui a été difficile? -Sur 30 hectares en monoculture vignes, une seule personne, c'est mission impossible. Sur 10 hectares, oui. Mais là, c'était. On avait pas. On avait beaucoup d'envignes, parce que ça nous tenait à cœur depuis 15 ans. On a parélucis. Et ça, ça a été compliqué pour nous. Parce qu'on se disait, "ouais, on va réussir." Et en ben, non, on a parélucis. Donc on est revenus en conventionnel. On est en agriculture conventionnel. Et on est en haute valeur environnementale depuis le milésime 2015. Ça veut dire qu'en fait, il aurait fallu investir davantage à ce moment-là et que pour avoir, par exemple, du personnel entier. -Un petit humanement. -Exécuter pas possible. Donc là, on en revient à toucher éventuellement la situation économique dans laquelle vous êtes. C'était déjà le cas, si je comprends bien en 2021-22, c'était un peu les débuts. -Vous avez eu des 21, on a eu un gros gros épisode de gel. On a perdu les trois-quarts de la prod. Ça nous a pas mal arrêté. Ça nous a très sad. Et après, oui, après, le humainement, il va vous falloir une force d'intervention énorme. Ou en bio, il faut être tous les jours. Il faut être tous les jours sur le tracteur pour pouvoir couvrir l'ensemble de votre vignoble. Et en bio, il faut couvrir votre vignoble 24 heures. -Je suis pour comprendre comment vous faites les 20. On appare les rapidement d'alvages, mais les alvages il durent combien de temps? -C'est 12 mois. Ici, c'est 12 mois, ce qui se fait traditionnellement dans le médeau. -Qu'est-ce qui fait la décision sur le temps d'alvages? -Est-ce que c'est des raisons économiques? -C'est des raisons économiques et des raisons de faisabilité. -C'est-à-dire? -Par rapport au mouvement des vins. Donc, en fait, je vais juste lisser un peu le moment du vin. En septembre, c'est l'avandange. Septembre, octobre, novembre et décembre, le vin est en cuivri. En janvier, il passe en barrique. Le truc, c'est que en janvier, on va switcher. Vous allez avoir un millésime qui termine son élevage et un autre qui va commencer. Donc, le millésime qui a terminé son élevage est reparent cuvri. Donc, en fait, voilà, il fait cuvrir, ché, cuvrir. -Pour la mise en masse, pour préparer la mise en hauteur. -Exactement. Ça tombe, on date, on vous tombe sur juin juillet. Je juillet faire des opérations au ché, en cuvrir. -Alors, il y a beaucoup de travail à la vignes. -Si mission impossible. -Et si on imaginait des élevages plus longs? -Alors des élevages plus longs, les affailles, sur des cuvés spéciales qu'on a créé pour célébrer la naissance de la quatrième génération de notre famille. Et on a fait 12 ans. 24 mois, et c'est top. -Ouais, on est sur des cuvés avec des jolis fondus. Voilà, on avait travaillé sur les deux la barric 9 en plus. -Ca vous a pas donné envie de généraliser la pratique? -Oui, mais alors, le truc, c'est que. Vous êtes sur des investissements, après, des investissements en barric. Vous êtes sur des mises en commercialisation plus longues du 20. Puisque forcément, vous ajoutez un an plus, donc. -On s'est dit, on va rester sur ces élevages longs pour les cuvés. On en a fait 4. -C'est bien. -Oui, mais. -OK. -Ouais. -Alors, quand on s'est eu au téléphone, vous m'avez dit clairement la situation aujourd'hui pour revertir les difficiles. Qu'est-ce que ça veut dire exactement? -Qu'est-ce que ça veut dire? -Vous le manières vraiment très scolaires, vous voulez dire? -On peut commencer par là. En fait, ce que je voudrais, c'est que les auditeurs, les auditeurs, qui vous écoutent aujourd'hui, on parle beaucoup de la situation économique de Bordeaux, des vingt qui se vendent pas, des coûts de production. Vous, vous avez l'air d'être dans cette situation. Donc, concrètement, quand vous dites ça va mal, qu'est-ce que ça veut dire? -Ça va mal depuis quelques temps déjà. La chose est en ce que ça va mal, parce que parce que vous avez des marchés qui se sont complètement effondrés, vous allez avoir plusieurs facteurs, mais c'est surtout des marchés qui étaient vraisemblablement pérennes et qui ne sont plus. -L'aikail, par exemple? -La Chine. -La Chine, sur laquelle Bordeaux a beaucoup misé il y a quelques années, et les vente de vingt ont finalement chutez sur les 4, 5 dernières années, ont été divisés par 3, et donc forcément il y a de la casse. -Oui. -Quels ont été les premiers signes avec leurs cules ou la situation de la situation, la commence à se dégrader? -Par une baisse de la fréquentation est signée sur le domaine, parce qu'on accueille, tu n'as un dieu samedi. -Vous avez vu un prix en 2018, d'ailleurs, sur le tourisme, il faut un prix notouristique. -2111 par mois? -2111, un baisse d'off-wine. -Oui, oui, oui, un baisse d'off-wine qui récompensait justement les activités et tout ce qui est émis en place pour célébrer le nom de tourisme à travers le monde, puisque il reconnaît sans sa mandiale. -Vous avez l'habitude d'accueillir aux domaines, on est d'ailleurs dans la salle d'accueil, il y a une boutique, c'est bien éclairé, il y a des fenêtres qui donnent sur la rue, c'est plutôt agréable comme endroit. -C'est un endroit qui est le plus récent du domaine, qui a été finalisé dans les années 2000, et c'est un endroit où nos parents, qui ont fait ces investissements, et après nous, chacun, on a chacun mis notre touch, mais c'est un endroit où les gens, quand ils arrivent, ils se disent "Ah ouais, c'est sympa ici, un même camp". C'est chaleurieux, c'est pas trop gandé, puis il y a un petit canapé, c'est sympa. on va pouvoir déguster à tranquille. Donc oui, l'accueil, moi quand tu arrives sur le domaine, c'était un peu. Voilà, c'était mon rôle. On va dire de le développer, je vais développer, jusqu'à voilà dans les années. Dans les années. J'ai mis 10 ans, on va dire, en 10 ans, 15 ans, à le développer pour avoir un réseau pertinent, fidèle, et puis le Covid est passé par là, et là il faut tout remettre en ordre. Il faut tout redevelopper. Il y a une baisse de fréquentation importante après le Covid. - Oui. - De quelle ordre? - On est sur. - Un moins 60, moins 70 %. - C'est quoi la gamme de prix aujourd'hui de revertir? - Revertir sur le 2019, on est à 18 euros 50. - Donc ça, c'est le prix en vente à la boutique au domaine? - Oui. - Et si je vais chez un caviste à Paris ou à Strasbourg, il sera au même prix à peu près? - Un peu moins cher. - Un peu moins? - Oui, un peu moins cher. - Pourquoi vous n'alignez pas sur les prix? - C'est le caviste qui fait ça marche après. Le restaurateur va la faire aussi. Le caviste ou le grossiste va avoir un prix d'éparici. - C'est quoi votre prix de référence pour les pros? - Pour les pros, on tourne jusqu'à 850. - Ortax? - Ok, donc c'est un prix relativement accessible. Ça va sortir à 17 euros, 18 euros chez des cavistes. - Oui. - Entre 16 et 18 euros. Comment est-ce qu'il a évolué, se pris au cours des 10 ou 15 dernières années? - On a baisse le volume de production de revertis. On a souhaité le valoriser. - En fait, ce tarif là, on était à 12 roues à bouteilles. - Il y a peut-être 20 ans. - Prépublic? - Oui. - Et cette sous-valorisation, est-ce qu'elle s'est accompagnée d'un travail qualitatif sur les ventes? - Oui. Puisque en fait, on s'est dit, on produit non moins. Donc il va falloir mettre le paquet sur les élevages, sur les vignes. Sur la bouteille, sur le bouchon. Parce qu'après, c'est aussi les produits secs que vous allez utiliser pour la mise en bouteille. - Comment est-ce que votre coup de production il a évolué dans le même temps? - Les coups de production ont toujours évolué et ils ont suivi l'inflation plus plus. - Ok, particulièrement ces dernières années. - Oui. - Je vous imagine le prix des bouteilles. - Le prix des bouteilles post-COVID, c'était n'importe quoi. - Non, oui. Tout le monde cherchait de la bouteille pas trop cher. Après, on est sur des problématiques, à l'économique. - Je dois avouer que dans les domaines dans lesquels je circule, ça grogne souvent sur le prix des bouteilles envers. C'est des dernières années. - Bien sûr. Bien sûr, mais bon, après, ici, Saint-Gouban a fermé plusieurs fours cette année. Les maisons bouteilles peuvent pas être réalisées. Les vins restent en cuve. Les vins restent en cuve pendant combien de temps ça? On ne peut pas. Alors actuellement, faire des maisons bouteilles, c'est très onéreux, surtout, que vous ne savez pas comment vous allez pouvoir vendre votre bouteille. - Ce qu'on comprend en filigrant au ciel, vous ne dites si c'est juste ou pas, c'est que vous avez de plus en plus de mal à vendre votre vingt, à trouver des marchés et des clients finaux. - En fait, les marchés. Vous pouvez les prospéter, mais vous allez avoir aucun autour. - Qu'est-ce qu'on vous dit? - Je suis en train de faire ma sélection. Oui, mais j'ai déjà un istraque. Mais ça vous intéresse pas d'en goûter un autre. Ah, non, parce que moi, je suis fidèle. Après, c'est vraiment de. Si il y a des marchés qui fonctionnent, en tout cas, ils continueront de fonctionner, mais ils baisseront le volume d'achat. - On parle beaucoup dans les médias, en ce moment, dans des amours pour les vingt de bordeaux. Est-ce que vous le sentez aussi? Est-ce que les consommateurs finaux, ils aiment moins le bordeau qui a 15, 20 ou 25 ans? - Oui. - Parce qu'ils ont été tellement. Bordeaux a tellement été rabachés aux oreilles. Ils ont consommé beaucoup de bordeaux, mais ils sont allés voir d'autres régions. Parce qu'ils se sont dit, "Bah, pourquoi pas? On va essayer, puis dans d'autres régions, ils font du bordeaux aussi, quoi? - Oui, encore heureux, quoi. Bordeaux a toujours été. une. On va dire une. Une chappelle, quoi. C'est-à-dire. Bordeaux. Mais en fait, les clients, les clients particuliers, notamment, que je peux recevoir ici, vont, si ils viennent faire. Si ils viennent nous rendre visite et découvrir le médeau, ou d'autres propriétés, ils vont se dire, "Bah ouais, mais ça a changé, quoi? On nous l'a pas dit." Je dis oui, oui, mais c'est grâce à vous, en fait, vous faites l'effort de venir, et vous déguster plusieurs vins, mais en fait. Ah ouais, d'accord. Ah mais à l'embordeaux, c'est plus, non, c'est plus. C'est plus comme avant. C'est plus comme avant, vous avez des générations qui sont passées, vous avez des états d'esprit qui ont évolué. Et on est plus dans ce carcan bordeaux, quoi. - C'est quoi, le carcan bordeaux, justement? - Le carcan bordeaux, c'est d'être dans un vin figé. On se remet pas forcément en question. Alors que nous, quotidiennement, on se remet en question, tout en tant, tout en tant, et encore. C'est oui, c'est plus cet image figé des vins de bordeaux. Ça ne peut pas trouver vous, mais c'est le vin du dimanche. - Bon. - C'est le vin à la papa, c'est ça? - Oui, c'est le vin à la papa. C'est le vin à la papa, les jeunes générations ne vont pas forcément s'approprier, bordeaux, ils vont le faire, mais ce sera trop tard. Aujourd'hui, produirez combien de bouteilles à reverdie? - En reverdie, c'est 30, entre 30 et 40 000 bouteilles. - Et vos chiffres de vente? C'est quoi? Par exemple, si vous produisez 30 000 bouteilles, vous faut combien de temps en ce moment pour les vendre? - Pour les vendres, il me faut 6 ans. - Oui. Donc là, ça veut dire qu'aujourd'hui, à la boutique, je peux avoir du 2018, du 2019, du 2012, sans problème. - Du 2019, du 2019, je suis en train de le terminer aussi. - Oui, après, il faut savoir qu'on cherche à le valoriser. Donc, c'est vrai que des clients à remistier la boutique, proposer un vin qui est déjà après avoir paré pour les restaurateurs ou les cavistes, c'est quand même un gros plus de proposer un milésime déjà ouvert et où vous n'avez pas tellement besoin d'avoir de soins avec, vous l'ouvrez juste avant. - En fonction du milésime, le prix modifié? - Non. - OK. - Si on explore un peu les pistes, que vous avez pour sortir de cette situation, qu'est-ce que vous explorez comme pistes? - Ah, justement. - Qu'est-ce que vous avez comme solution? - Il y a plusieurs solutions. Il y en a eu une qui est, on va dire, automatique, c'est d'arracher. - Ça, vous me la vidéo téléphone, et ça m'avait ce coup, on va dire. Parce qu'on parle d'un domaine ici qui fait 30 000 bouteilles, en tout cas, au vert dit, il y a une autre partie de la production qui va dans une autre marque, mais donc, on fait 30 000 bouteilles à 8 euros ortax. On l'a dit un petit peu, mais on va en parler après, vous êtes classé dans les crus bourgeois. Et vous êtes des crus bourgeois supérieurs, là, vous venez de passer récemment le crus bourgeois exceptionnel, bravo. - Merci. - Et donc, on est sur un 20 000 d'eux de gamme, un tarif relativement accessible reconnu pour sa qualité, et malgré tout, vous avez du mal à vendre. Et donc, une des solutions, comme vous le dites, c'est de réduire les coûts de production, et pour réduire les coûts de production, vous avez décidé d'arracher, ça ça. - Vous avez été fortement conseillé d'arracher, puisque c'est de la rage primée. Donc, nous, on est sur un domaine qui fait 30 hectares en tout, et on a raché 10%, c'est-à-dire 3 hectares. Avec cette baisse de production, forcément, vous allez avoir moins de coups. Donc, donc, petit dit, moins de coups de prod, après, moins de 20 avant, forcément, on est comme vous n'arrivez pas avant de votre 20. - En fait, ça c'est ce. On va taper à la source. On va taper à la source, on peut plus vendre, on arrache. - Juste pour qu'on reprenne, excusez-moi de vous couper, vous connaissez beaucoup de production, ça vous coûte combien de produits en une bouteille de revertit? - Alors, on va voir des coûts électares. - Alors, un coûte production électaire, c'est combien? - On est. ça dépendra des années, mais vous êtes. vous êtes entre 8 et 12 000 euros électares. - Et la prime d'arrachage, ça a été valorisé combien? 6 000 euros, c'est ça, non? - Non, c'est 4 000 euros, la dernière prime d'arrachage qui a été fait la dernière campagne de prime, d'arrachage qui a été faite et je voulais juste vous dire que son nom ça s'appelle il s'appelle crise ukraine alors me demandez pas pourquoi non mais ça c'est résime c'est pour vous dire qu'en fait on ne pousse pas les problèmes un peu pourquoi l'Ukraine le crème ne produiterait peu de vin que je sache mais voilà c'est comme ça alors non la prime à l'arrachage c'est 4 000 euros le hectare 4 000 euros le hectare il faut vous dire qu'en vous faites appel à un entrepreneur pour râcher votre vignes mais en amont vous aurez arraché tous les fines de faire tous les vieux piquets tout ça l'entrepreneur va vous prendre signifiant un travail assez soigné vous allez devoir le rémunérer à 3 000 euros le hectare 3 000 3 500 s'il y a le broulage de souche un peu plus enfin voilà donc en fait c'est 4 000 euros ça couvre juste la main de juste c'était uniquement c'est 4 000 euros c'était vraiment la dernière sortie pour tous les viticulteurs qui étaient proches de la retraite et c'était c'était la solution pour ce qui est pas votre cas vous êtes pas de la retraite pas de la retraite plus les retraites agricoles elles sont super faible donc donc voilà donc certains ont fait ça dont vous vous avez décidé de d'arracher 3 hectares on va dire que la totalité des viticulteurs à l'istraque ont arraché une petite partie une plus grosse mais il y a eu la rachage et il y a de la rachage il y a d'autres situations à l'istraque là dont on a parlé un petit peu quand je suis arrivé il y a carrément des parcels voir des propriétés qui sont à l'abandon aujourd'hui à l'istraque oui il y a des propriétés qui sont à l'abandon alors quand on dit à l'abandon pour que ce soit bien clair ça veut dire qu'on a mis le verrou sur la porte il y a du vin à l'intérieur et c'est fini plus personne ne fait rien plus personne ne fait rien l'entreprise a été littéralement abandonné elle a été abandonné tous les salariés ont été en plus rémunérés et en Dieu se trouvait un autre travail si il le pouvait parce que c'est pas il n'y a pas tellement d'offre d'emploi non plus il faut pas se le ré on est sur un sur un secteur quand même assez en difficulté donc oui c'est les vignes sont à l'abandon et le problème c'est qu'elle mette en péril les rivrins les autres viticulteurs pourquoi est ce que vous pouvez expliquer parce qu'en fait comme vous avez des vignes à l'abandon il n'y a plus du tout du tout aucune intervention humaine qui se fait dans la vignes donc ça veut dire que les travaux divers n'ont pas été fait les premiers traitements phytosanitaires ne seront pas faits ne seront jamais faits donc en fait vous allez avoir des maladies qui vont se développer ça va être des foyers énormes de contagion énorme et vous si vous avez votre vigno à la côté mais vous pouvez savoir que vous 5 6 premiers rang qui touchent se rencontre terminé et que vous n'aurez aucune récolte dessus donc si vous êtes dans un hilo ou votre votre collègue viticulteur à tout abandonner et voilà vous pouvez vous dire je suis pas prêt à de ramasser des raisins cette année ce qu'on a eu le cas on a eu sur justement notre le le parceler historique de revendie sur les 5 hectares on a eu une mise en périte des 5 hectares et il a fallu que quand on est recours à une voie je vous discière c'est à dire c'est à dire que vous êtes tout seul que tous les organismes qui pourrez vous défendre vont vous faire passer la balle ballon de chaude ou autre la la la la patate chaude pardon et vous dire bah nous on n'a pas on ne peut pas vous représenter on peut pas vous défendre donc là c'est une voie judiciaire c'est à dire faire appel à un avocat alors d'abord des experts fonciers pour vous pouvez le préjudice lui ci est pour faire des constats avocat tribunal pour obliger l'autre partie en fait à prendre soin à prendre soin ou à raché parce que arrive un moment la vignes quand elle est à l'abandon depuis une heure non deux ans en fait il y a il y a plus moyen quoi là le travail va être dans le test pour la remettre à niveau donc il va mieux raché donc oui non on a eu on a eu on n'est pas isolé j'avais ça donne de trois quatre ans j'ai y a énormément il y en aura de plus en plus de parcels en péril mis en péril non parcels on était mis en péril si on vient sur les pistes des possibles solutions donc il y avait la rédiction des coups dont on vient de parler qu'est-ce que vous avez d'autres comme solutions diversification c'est à dire alors la diversification j'aime beaucoup ce mot là parce que en fait nous on se diversifie depuis pas mal de temps quoi déjà mais maintenant on va vous conseille de vous diversifier encore plus c'est à dire on va de faire pourquoi pas du marie chage pourquoi pas faire donner le vage oui note oui note mais le problème c'est qu'on n'est pas équipé quand vous dites on s'equit vos principaux représentants vos vos principaux conseillers agricoles j'imagine que c'est la chambre d'agriculture le cvb le cvb pas forcément mais bon enfin après on est le cvb bon il voit que les les montants des cotisations baissent parce que forcément il n'y a pas devant de 20 donc il faut savoir que tous les mois on doit une cotisation au cvb pour la sortie des 20 donc si vous sortez si vous rendez pas de 20 forcément vous allez pas vous allez pas payer le cv mais après la après c'est plus une instance qui va être plus dans le dans la communication le cvb on est quand même sur du bon du du du du du du du du du flou quoi du flou hein nous on est des terriens on est des terriens donc on veut des solutions alors la diversification oui on la fait la pique culture on fait du rosé n'a pas la possibilité des bergements sur le domaine c'est quelque chose qui qui aurait pu être femme et qui peut pas qui peut pas l'être on a des pistes on fait pas mal d'événements sur le domaine de souillquien de par exemple il y a les le printemps des châteaux du médeau qui y a des portes les portes qui se vous faites d'autres comme événements on va faire cette année je fais un jazz and brunch dans le ché je vais faire une soirée au mois de juin pas il a mixologie parce que la mixo aussi c'est super sympa de pouvoir voilà remettre le vin rouge et le rosé et pas forcément le déguster traditionnellement mais de se faire en cocktail c'est sympa donc il y a des gens qui ont du talent et il faut se il faut travailler avec eux donc là dans le médeau qui a il y a un jeune qui a menté sa petite boîte et c'est sympa quoi donc et après je fais des apéros châteaux à l'été donc qui la manifestation s'appelle les drodis de reverdi mais on est ouvert aussi tous les jours sauf le dimanche donc en fait on a on a toujours un petit peu de passage la diversification elle est multiple mais le problème si on parle réellement de diversification de culture il faut s'équiper donc ça veut dire qu'il faut une capacité d'investissement il faut une capacité d'investissement et de transformation parce que c'est à dire qu'on vous on va peut-être vous conseiller sur vos terres de de planter de planter des Olivier ou autre ce qui se fait dans le médeau qu'il y a des grosses structures qui plantent des Olivier bon je suis pas sûr que les consommateurs attendent à lui le du médeau qu'on faisant là au-là quoi en fait c'est un autre truc c'est ça donc en fait c'est ça il faut il faut penser diversification mais il faut aussi penser tout le circuit de transformation et d'ouvante et ça à l'heure actuelle personne peut vous donner ces clés à si on regarde de manière un peu plus générale la situation bordelise comment est ce que bordel peut s'en sortir aujourd'hui est-ce que c'est les mêmes pistes à explorer les pistes à titre individuel que vous présentez est-ce que c'est les mêmes à votre avis à l'échelle collective non parce que je pense que chaque structure chaque domaine va être unique et en fait c'est c'est ce côté unique qui il faut travailler et c'est ce côté humain aussi parce qu'il reproche à Bordeaux c'est c'est d'avoir d'avoir remplu un peu le contact avec avec ses consommateurs finaux quoi c'est ça c'est qu'on s'entend on s'en tente on se comprend plus les gens comprennent plus il y a tellement il y a tellement de choses ou peut maintenant tellement tellement avoir d'informations qui et puis Bordeaux il nous quand même une région super vaste avec des domaines qui font 200 de 150 avec des domaines qui en font 34. La solution ne peut pas être valable pour tout le monde, c'est pas possible. Ça aussi, c'est pas possible de trouver une uniformiser tout. Qu'est ce que c'est? C'est pas possible. Après vous pouvez avoir des. Voilà, il y a des. Vous allez avoir des sensibilités différentes. Vous allez vous dire, je ne vais pas faire du maré-chage à 45 balais. Parce qu'après, je suis enbredouvant tout ça. On sent un peu de rancœur ou d'animosité. Je suis pas très commandeur, mais on vis-à-vis notamment des instances, peut-être. La chose étant, c'est qu'il faut savoir que tous les ans, vous faites une déclaration de récolte, une déclaration de revendication. Et vous avez quand même un certain nombre de cotisations à payer pour pouvoir mettre en marché vos vins. Si vous ne payez pas ces cotisations, vous n'aurez pas droit à l'appellation. L'appellation, donc, l'istraque, l'appellation, le terroir, le sol. Et ça, j'avoue que c'est de plus en plus compliqué parce que quand tout roule, vous vous dites, "Bon, c'est normal, c'est des personnes qui me représentent, qui vont me défendre." Et en fait, on est là, on est sur ce point-là, qui vont me défendre. Mais si je reviens et si je rebondis sur les vines mises en péril, sur des choses comme ça, c'est des organismes que vous ne voyez pas, et qui ne sont pas là pour vous défendre. Et ça, j'avoue que des fois, c'est un peu compliqué. Donc non, rebondis parce que, bah, parce qu'il faut se débrouiller tout seul. Il n'y a pas de rankeur. C'est plus une fatigue. Si on parle distribution, comment est-ce que vous avez distribué aujourd'hui, est-ce que vous avez des agents, est-ce que vous passez par la place de Bordeaux? Alors, au vert-endit, il est distribué uniquement en direct. On a nos marchés, donc c'est moi qui mange, on a nos marchés, export historique, les États d'unis, la Suisse, l'Angleterre, après un peu plus, un peu plus, un peu plus timide, l'Autriche, mais en tout cas, la Proche Europe et en France, on travaille avec des grossistes. On a la 3. Caviste, restaurateur et client en particulier. Vous vendez quel proportion en France et quel proportion elle est étranger? On va être 70% étranger. Et la place vous avez déjà travaillé avec la place de Bordeaux, les négociants, les courteaux? La place, j'ai travaillé uniquement sur un pain simple, sur un marché simple. J'ai pas laissé la marque uniquement avec la place de Bordeaux. J'adore Verdi, on n'a pas tellement souhaité qu'elle soit travaillée par la place de Bordeaux en général, parce que certains châteaux vont se dire, j'ai un négociant qui travaille ma marque et je le laisse faire. Mais le problème avec cette vision commerciale qui est tout à fait entendable sur d'autres structures, c'est que un client va vous appeler, va vous dire, je peux vous dire, vous trouvez vos vins, j'ai bien aimé, j'ai bien goûté, et la personne au bout du film va être un capum de vos répondants. Alors que vous me voyez, vous pouvez me dire, je voudrais bien trouver votre vin sur Roi ou sur Paris, je serais vous dire. On trouve vous sur Paris? Sur Paris, j'ai plus de revendeur, je suis en train de travailler. Moi, ce qui est sur mon déceau? Non, je suis dans un seul restaurant dans le 6e. Qui s'appelle? Le petit Olivier. Quand on s'était vu au téléphone, vous m'aviez parlé du milieu de gamme. Et en préparant l'interview, comme thème pour cette interview, je m'étais noté, le milieu de gamme payit-il encore à Bordeaux. Je connais votre réponse, mais j'ai rien goût la partage avec les auditeurs et les auditrices. Non, parce que qui dit milieu de gamme, donc dit moyen, donc en fait, à leur actuel, où vous allez être sur du vin prestige, au de gamme, luxe, ou sur des vins entrés de gamme, qui vont vous permettre de faire du volume et énormément de volume et de faire des apports de trisoré. Donc, nous en fait, on est entre deux. Il y a trop de châteaux aujourd'hui qui font du milieu de gamme à Bordeaux, d'après vous. Il y en a voir de moins en moins, donc ça va écrémé. Oui, ça va écrémé. Ok. Oui. Je l'ai dit tout à l'heure. Vous êtes pas secret bourgeois exceptionnel l'occasion du nouveau classement, la publication du nouveau classement en 2025. Pourquoi vous avez décidé de faire partie de ce classement en tout cas de présenter vos vins à ce classement? Et qu'est-ce que ça vous apporte? La famille des creux bourgeois, pour nous, on est adhérent depuis le début, depuis le commencement. Et c'est vraiment quelque chose de… c'est un fil conducteur. Donc, on s'est dit, quand il y a eu le classement qui a été… il y a eu un des périphétiques signes les années 2000, jusqu'au milieu 2001-2009. Et après, quand on a sur… qu'on avait des mentions complémentaires supérieures ou exceptionnelles qui pouvaient être demandées, on s'est dit, on va présenter un dossier parce qu'on est sur de notre produit, on est déjà, parce qu'on est super contente des qualités, c'est assez régulier aussi, parce que c'est ça qu'il faut chercher. Et puis, on a tous les outils en production, en accueil, en termes de visibilité, on va demander une mention complémentaire pour le mesdésime 2018. On a obtenu, à partir du mesdésime 2018, jusqu'en 2023, on a la mention complémentaire supérieure. Et quand le renouvellement du classement s'est fait, donc les dossiers à faire et autres, et on s'est dit, on va demander exceptionnelles, pourquoi pas. On a cet taille humaine, ça peut être un bon point pour nous, exceptionnel, signé 20, puisque c'est les 5 derniers melysines qui sont dégustées. Et après, vous avez un dossier complémentaire à faire. Je suis pour rappel pour être sûr que tout le monde est le cadre en tête, donc c'est un classement qui classe des vans et pas des propriétés. Exactement. Et sur qu'il renouvelait tous les 5 ans, donc la commande Macaron, il est donné pour 5,5 millésimes à venir. Ce qui est classé, ce n'est pas le château revers dit, c'est le vent du château revers dit sur les millésimes, sur 5.000 lesimes consécutifs. Et pour attribuer Macaron, c'est les ventes des 5.000 lesimes précédents, c'est ça qui sont dégustées. Là, ça veut dire que, à partir du millésime 2025, et donc 2025, 2016, 2017, 2018, 2019, 2019, vous allez pouvoir mettre Cruborjo exceptionnel sur l'étiquette. Le classement a été promulgué en 2025. Et en fait, c'est un peu rétroactif, on va dire, puisque c'est à partir du millésime 2023, - 2020, 3 ans. - Vous aurez le droit d'apposer, on aura le droit d'apposer Cruborjo exceptionnel. - Donc, 2025, jusqu'au millésime 2017. - Donc, 2020, 2017, 2018, quoi, 2018. - Qu'est-ce que ça vous apporte, ce classement? C'est quoi ça force? - Ça force, c'est de se dire que notre travail quotidien a quand même super bien payé, parce qu'avec moi, avec mon frère, on est super content, quoi, enfin, on se dit, puis on est les sols à l'istraque. Donc, voilà, c'est une fierté personnelle familiale aussi, parce que c'est vraiment, il y a eu un élan familial, on a porté le dossier, on a fait en sorte d'avoir cette mention complémentaire, et après, en termes commerciales, parce qu'elle est assez sang, qu'est-ce que ça va vous amener en termes commerciales? Je ne sais pas encore, puisque 2023 et le millésime qu'on va commercialiser, on va le mettre en bouteille cette année, et on le commercialisera que la neige prochaine. - Mais quand vous étiez passé Cruborjois supérieur, est-ce que ça avait eu un impact sur vos ventres, sur votre notoriety? - Alors, pas forcément, parce qu'il y avait quand même pas mal de Cruborjois supérieur. Alors que là, Cruborjois exceptionnel, on est que 12, 14. - Alors effectivement, le rappel sur le cadre aussi, c'est un classement en trois niveaux, Cruborjois, Cruborjois supérieur, Cruborjois exceptionnel. Et effectivement, la plus la pyramide augmente, plus rétrécie par définition. - C'est le principe aussi d'avoir une excellence et de se dire. Une quinzane d'excellent, c'est exceptionnelle, parlement, c'est intéressant. - Alors, c'est un classement, il me semble, qui est parfois un petit peu critiqué, à le fait pour son défaut de notoriety, peut-être, où il y a un certain nombre de consommateurs qui ne comprennent pas forcément le cadre, qui ne connaissent pas, plutôt, le Canada. de ce classement et là, ce qui a des discussions qui avaient autour d'une nouveau classement, c'était la baisse du nombre de domaines qui ont présenté un dossier. Certains se sont dit, ça traduit peut-être un manque de confiance dans l'impact de ce classement, mais c'est pas la seule explication. Non, c'est pas la seule explication parce que ce classement va quand même faire appel à une très orie. Ça coûte combien de faire partie de classement des crus bourgeois? Vous avez un chac de 8000 euros en première lecture pour faire pour être cru bourgeois et après les mentions complémentaires, on est sur 4000 euros. Donc pour être cru bourgeois exceptionnel, il faut investir 12000 euros. Oui, mais en fait quand vous êtes cru bourgeois exceptionnels, cette investissement, vous l'avez fait tout au long de l'année et tout au long des décennies qui ont couru parce que il faut maintenir l'outil de prod parce qu'il faut faire des efforts partout. Mais ça veut quand même dire que pour des châteaux ou des domaines qui sont dans des difficultés économiques et financières, ils n'ont pas forcément les reins pour sortir une telle somme d'argent et faire partie du classement. Donc d'où la baisse des châteaux qui normalement s'encoulent bourgeois, mais qui ne ne sont pas cette année, pour le nouveau classement. C'est tout à fait normal et c'est tout à fait compréhensible. Quand vous avez du mal à payer vos salariés ou vos fournisseurs, vous n'allez pas postuler et faire un cheque pour un classement qui vous dit "ça va vous faire un peu réfléchir" et vous dites "mais oui, je suis plus con bourgeois, mais alors qu'est-ce que je vais perdre mes clients?" Après, c'est vraiment un état d'esprit de la part de chaque viticuteur. Il faut aussi vous dire que la famille des croyons bourgeois, c'est celle qui représente en termes de nombre d'adhérents et de volumes produits. C'est une classification qui est super importante dans mes docs et qui est propre au médoque. Il y a combien de châteaux qui sont classés? De même. Il y en a un peu moins de 180. Donc c'est beaucoup plus que les grands trucs classés, par exemple. C'est trop pas plus. Et en termes de volumes, j'imagine que c'est considérable. C'est considérable. Je ne sais plus les chiffres en tête. Au-delà du classement, lui-même et du macaron sur la bouteille, qu'est-ce que ça apporte? Est-ce qu'il y a un collectif qui se crée, des échanges, des moyens de promotion qui sont mis à votre disposition avec ce classement? Ça en cours. Ça en cours. Il y a rien d'établi encore. Donc voilà. Donc il n'y a pas l'équivalent de l'inondée grande rue de Bordeaux qui fait de la promotion, qui est dans les médias et ce genre de choses. Non, parce que je crois qu'il y a quelques croyons bourgeois exceptionnels qui font déjà partiment du nom des grands crées. Ça aussi, c'est propre à Bordeaux de rajouter. C'est pas assez compliqué, mais on va rajouter d'autres petits mille feuilles pour bien que le consommateur final n'arrive pas à comprendre en fait. C'est un peu. Non, alors actuel, il n'est rien. Il n'y a rien dans les tuyaux. Alors j'arrive à la dernière question traditionnelle du podcast. Est-ce que vous êtes heureuse dans ce que vous faites, vaudrez? Non, alors actuel non. Alors je veux modifier ma question. Voilà. Exceptionnellement aujourd'hui pour essayer de finir sur une note positive. Est-ce que vous êtes fier des vingues vous faites? Quare et moi trop? Je suis fier. Je me dis qu'on n'a pas travaillé pour rien. On ne plume, parce que c'est quand même un des investissements humains qui sont énormes. Un familial humain, ou un bon parti de votre vie sociale, notamment à côté. Et le truc étant, c'est que, ouais, on est super fier. Ouais. Et je suis très fier. Merci au droit. Merci au main. Au Dremne, merci infiniment pour votre accueil et votre franchise. J'espère que le domaine sortira vite la tête de l'eau car la qualité des ving est au rendez-vous. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon gain de l'Irisse. Réalisation Romain Becker. Merci Emmanuel Napé pour la poste production, Emmanuel doré pour le générique original et à l'énamas élu pour les graphismes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là, avec la télé, est buvez bon!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le domaine Château Reverdy, situé à Listrac dans le Médoc, est une propriété familiale depuis les années 1950, dirigée par Audrey Thomas et son frère Mathieu.
  2. Listrac se distingue par ses sols argilo-calcaires et un microclimat, produisant des vins à dominante de merlot et de petit verdot, avec un bon rapport qualité-prix.
  3. Audrey et son frère ont augmenté la proportion de petit verdot dans leurs assemblages (jusqu'à 35%), apportant couleur, fraîcheur et longévité aux vins.
  4. Le domaine pratique une sélection parcellaire poussée et assemble les vins avant l'élevage, avec moins d'interventions (pas de collage ni de filtration).
  5. Malgré l'obtention du statut "Cru Bourgeois Exceptionnel" en 2020, le domaine fait face à de graves difficultés commerciales, avec une baisse des ventes et l'arrachage de certaines parcelles.
  6. Une tentative de conversion au bio a échoué en 2021-2022 en raison du gel et du manque de main-d'œuvre, les obligeant à revenir à l'agriculture conventionnelle avec certification Haute Valeur Environnementale.

Summary:

Dans cet épisode, Romain interviewe Audrey Thomas, viticultrice au Château Reverdy à Listrac, dans le Médoc. Le domaine, familial depuis les années 1950, est dirigé par Audrey et son frère Mathieu. Listrac, point culminant du Médoc avec ses sols argilo-calcaires, offre un microclimat favorable, produisant des vins à base de merlot et de petit verdot.

Audrey explique que leur style s'est affirmé en augmentant la part de petit verdot (jusqu'à 35%), un cépage résistant qui apporte couleur, fraîcheur et longévité. Leur approche de vinification privilégie une sélection parcellaire rigoureuse et un assemblage avant l'élevage, avec moins d'interventions comme le collage ou la filtration. Malgré le succès du millésime 2020, classé Cru Bourgeois Exceptionnel, le domaine traverse une crise commerciale sévère, avec des ventes en forte baisse et l'arrachage de parcelles pour réduire les coûts.

Audrey évoque aussi l'échec d'une conversion au bio en 2021-2022, dû au gel et au manque de main-d'œuvre, les ramenant à une agriculture conventionnelle certifiée Haute Valeur Environnementale. L'épisode explore le paradoxe entre la qualité des vins de Listrac et les difficultés économiques des producteurs, tout en mettant en lumière la passion et la résilience d'Audrey face à ces défis.

FAQs

Le château Reverdy est un domaine viticole familial situé à Listrac, dans le Médoc, dirigé par Audrey Thomas et son frère Mathieu. Il compte 30 hectares de vignes.

Les vins de Listrac sont souvent gourmands dans leur jeunesse et offrent un bon rapport qualité-prix. Le style peut varier, mais ils sont souvent à base de merlot, avec des sols argilo-calcaires.

Le petit verdot est un cépage signature à Reverdy, représentant jusqu'à 35% des assemblages. Il apporte couleur intense, fraîcheur et longévité, tout en étant résistant aux maladies.

Les assemblages sont réalisés juste après les écoulages, avant l'élevage. Cela permet au vin de gagner en consistance et de réduire les interventions.

Le domaine pratique une agriculture raisonnée avec certification haute valeur environnementale (HVE) depuis 2015. Un passage en bio a été abandonné en raison de difficultés financières et humaines.

Le domaine fait face à des ventes en baisse, ce qui a conduit à l'arrachage de certaines parcelles pour réduire les coûts. Le gel de 2021 a également lourdement impacté la production.

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