Épisode 72 : Guillaume Pouthier et Thibaut Richard, amener les Carmes Haut Brion au sommet
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Ce podcast, animé par trois amis, se penche sur la crise que traverse le vignoble bordelais tout en mettant en lumière des domaines qui réussissent, comme les Carmes Haut-Brion. Ce dernier se distingue par sa situation unique en plein centre-ville de Bordeaux, sur un clos de 10 hectares. Guillaume Poutier, directeur général depuis 13 ans, et Tibor Richard, directeur commercial, expliquent comment le microclimat urbain (températures nocturnes plus élevées) et la diversité des sols (13 unités pédologiques) permettent une maturation précoce des raisins, notamment du Cabernet-Fran, cépage dominant ici. Face au réchauffement climatique, ils adoptent des techniques précises : gestion des couverts végétaux, ajustement de la charge de raisins, et travail aux chevaux pour préserver les vieux pieds et limiter le compactage des sols. Le domaine refuse les certifications classiques, jugées trop axées sur le seul produit, et préfère une approche globale incluant la vinification et l’expédition. Pour faire face aux pressions mildiou, ils misent sur la réactivité humaine et l’engagement de leur équipe. En somme, les Carmes Haut-Brion incarne une vision où la technicité bordelaise, la passion du terroir et une ambition environnementale cohérente créent des vins uniques, loin des copies, tout en tirant leur épingle du jeu dans un contexte difficile.
Comment dit toujours? C'est peut-être ces sépages-là qui donnent le plus un terme de signature dans les vins et donc peut-être la race de main des Grands-Van-Bordos. Le vin, le jajah, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermenté. Et c'est parce que nous les mons plus que tout, que nous voulons mieux comprendre ce qui fait un bon grain. Ces pages, climats et terroirs irrient participe, mais avant tout il y a la pâte des vignorones et des vignorones. Je suis Romain, je suis Florion, je suis Antoine. Nous sommes trois copains et nous en nom à la rencontre de ces hommes et de ces femmes dans leur domaine pour les interroger sur la magie de leur métier et leur vie au milieu des raisins, des vignes et des barriques. Bienvenue à toutes et à tous dans le bon grain de livresse. Bordos souffre, c'est indéniable. Dans les mois qui viennent, vous pourrez égouter les témoignages de plusieurs vignorones et vignorones que j'ai rencontré en ce printemps 2025 et qui vivent des situations diverses. En parallèle de la découverte de leur domaine respectif, je les ai questionnés sur les déterminants de la crise actuelle pour essayer de comprendre ce qui se passe dans le bord de l'é. Dans cette période compliquée, j'ai tenu à rencontrer un domaine qui tire très bien son épingle du jeu, les Carmes Oubriens. Et si leur situation est si enviable, c'est pour de bonnes raisons. Il y a une vision, une ambition, et la chance d'avoir les moyens de les concrétiser. Pour rentrer dans le détail, Florent et moi avons rencontré Guillaume Poutier, directeur général du domaine depuis 2012 et Tiborechard, directeur commercial depuis 2024, un tandem qui ne laisse rien noiser. Guillaume Poutier, Tiborechard, mon jour. Merci infiniment de m'accueillir, moi et Florent à Carme Oubriens. On est sur une propriété singulière à bien des aspects, et le premier, c'est que c'est la dernière propriété qu'il y a une adresse à Bordeaux, donc 33 000 Bordeaux. Avant qu'on parle de cette propriété en détail, est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter, si vous voulez? - Alors, je vais commencer, donc je m'appelle Guillaume Poutier. Ça fait maintenant 13 ans que je suis au Carme Oubriens, en tant que directeur de la propriété. Et je jure à la fois les aspects, en fait, très transverseaux, un peu de commerce, un peu de technique, et surtout beaucoup de passion. Parce que c'est une propriété, comme vous avez dit au départ, avec beaucoup de spécificité, et on essaie de mettre en lumière la signature de ce lieu, qui est un lieu assez magique, parce que d'abord qu'on vous dit, il est centre-ville. Donc, on y reviendra, je pense après, mais il amène beaucoup de caractéristiques assez spécifiques, à la. on va dire, la maturité du raisin, et nous avons beaucoup de choses unique sur ce lieu. - Bonjour, donc, moi, c'est Tiborichard. J'ai la chance d'être donc le directeur commercial des Carmes. Je suis arrivé ici à peu près un an, et avant, j'avais donc été négociant, pendant pas mal de temps sur la place de Bordeaux. Donc, ça a été une transition hyper intéressante pour moi, et c'est vrai que de se retrouver dans ce lieu, et de pouvoir être le responsable de tout ça, au côté de Guillaume, et surtout participer à l'expansion de cette propriété, c'est un vrai challenge à un honneur aussi. - Guillaume. Est-ce qu'on peut revenir sur ton parcours un petit peu, s'il te plaît 13 ans au Carme Ombrian, avant. qu'est-ce que tu as fait? - Alors, avant, j'ai un peu voyagé, j'ai travaillé un peu dans le run, pendant quelques années, dans une très belle maison qui s'appelle la maison chapeutie, et avant, j'étais aussi à Bordeaux, chez un autre négociant qui avait aussi des propriétés, qui s'appelle Durt, cvbg Cresman, et ça m'a beaucoup appris, puisque c'était juste un sur 30 d'école, et donc là, on m'a donné très jeunes des responsabilités qui m'ont pas mal forger, surtout technique, puisque, à ce niveau-là, j'étais surtout sur de la technicité, et j'ai basculé, en fait, sur une partie commerce, et on va dire, place de Bordeaux, quand je suis arrivé au Carme Ombrian. - T'as pas un accent bordolais, il me semble? - Y paris. Donc, je suis pas très loin ici, à peu près à 250 km, moi, je suis né à Toulouse, et la patrie du rugby, et donc c'est un moment, c'est le gros challenge avec du bébé. - T'as toujours voulu travailler à Bordeaux, ou qu'est-ce qui t'a amené dans le bordolais? - Alors non, non, pas du tout, ça a été juste un concours de circonstance, c'est-à-dire que j'ai eu la chance en sortant de l'école, donc j'ai fait pur pas, en pur pas, c'est une école agricole, et j'ai mis à le dire, parce que c'est une école qui nous apprend vraiment la notion terrienne, et quand on veut essayer de faire un grand vin, c'est très important d'avoir des notions de terriennes, parce que tout part de là, et on le verra ici, parce que c'est vraiment vraiment très important pour nous. Par contre, derrière Bordeaux, vous amène un dynamisme rare au niveau de technicité, pour avoir voyagé d'un pas mal d'endroits, parce que quand j'étais chez Chapeutie, j'avais la chance aussi d'aller aller étranger, au Portugal, un Australie, et ailleurs, et la technicité de Bordeaux aujourd'hui est à la pointe, que ça soit vitie-colman parlant ou, on va dire surtout, vinie-colman parlant, mais d'autres régions, par contre, grandissent, c'est grandissent très vite, rattrape beaucoup leur retard, mais je trouve que Bordeaux encore des techniciens qui sont en repère. Qu'est-ce que ça veut dire que la technicité elle est à la pointe, à Bordeaux, et comment ça se fait que Bordeaux est en pointe? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, Bordeaux doit se remettre en cause sur beaucoup de niveaux, et a fait une grosse évolution en termes de qualité de raisin et de spécificité de vin. Et pour ça, avec essentiellement aujourd'hui le réchauffement climatique, on travaille pour garder toujours ce climat océanique et cette frécherre dans les vins, que l'on a à Bordeaux et que l'on veut garder, puisque si on donne la définition du grand vin, c'est avant tout l'équilibre, la complexité et la race, et je trouve qu'aujourd'hui Bordeaux va de plus en plus sur des vins de lieu, et du coup pour affiner ces vins de lieu, on arrive à travailler dans notre sélection viticole, c'est-à-dire d'abord sur nos plans, sur les plantations, sur le raisonnement en fait de la production viticole, et derrière au chais, nous avons des moyens maintenant de sélection qui sont accru pour optimiser toujours une qualité que l'on a décidé. Ce que je comprends là, c'est qu'il y a un savoir-faire qui est propre à la région, et en tout cas qui se diffuse dans la région, comment ça se diffuse une propriété à l'autre, comment est-ce que tout le monde avance? Alors en fait, je pense qu'on a toujours reproché à Bordeaux d'être plutôt fermé et même peut-être entrepropriété, alors que je pense que la nouvelle génération qui est un train d'arriver, mais même là qui a plus de 10 ans, communique beaucoup entre elle, n'hésitez pas à donner les recettes, parce que toujours il faudra un chef d'orchestre pour appliquer la recette. Et donc toujours, il y aura une interprétation de cette recette qui sera différent, et au final, le lieu l'importera toujours. Alors parlons des karmes, si tu veux bien. Qu'est-ce qui fait? Au-delà de sa situation géographique, et peut-être même, on va commencer par ça, la singularité des karmes obriens. Alors, situation géographique, puisque là on est sur un club de 10 hectares de terre, donc avec un vignoble implanté, où on a malgré tout un microclimat pour vous donner un ordidé d'une façon générale, puisque nous, on a la chance d'avoir deux vignobles, un vignoble ici, un vignoble à l'éognement. Et généralement, on récolte ce vignoble ici 15 jours avant le vignoble de l'éognement, d'une façon générale. Pourquoi? Parce que, en fait, durant la journée, on a à peu près les mêmes températures, mais par contre, durant la nuit, l'effet de la ville, en train d'une température significativement plus haute, et donc, une maturité accrue, parce que nous n'oublions pas qu'on travaille une vigne, et une vigne, pour la plupart du temps, elle se développe énormément de la nuit. Le jour, elle est plutôt en l'absorption, comme on dit. Et ce lieu, en fait, c'est un lieu très atypique, puisqu'abord, il a un assez pâgeement qui est rare pour une rive gauche, c'est-à-dire qu'on est une dominante de Cabernet-Fran. Donc, c'est plutôt rive droite que l'on trouve, en fait, c'est Cabernet-Fran. Pourquoi? Parce que pour optimiser vraiment la maturité d'un Cabernet-Fran, il faut un type de sol assez particulier, ce qu'on appelle les sols graveleux sur un sous-socle, qui peut être argileux, et l'optimum, c'est s'il y a du calcaire, et on a la chance d'avoir ça. Mais il y en a plus que ça, puisqu'on a une complexité de sol qui est très diversifiée. On a quasiment 13 UPB. UPB, c'est des unités pédologiques, donc c'est des types de sols différents, sur 10 hectares, donc de ce clos. Donc, c'est ça aussi, cette diversité qui est en train de la complexité de notre lieu. Et après, on a amené une signature, et c'est en peut-être on en reparlera sur notre signification, parce que je pense qu'aujourd'hui, il n'y a pas besoin de décider, d'optimiser un endroit, je pense qu'il faut le signer. On a deux voisins qui sont quand même des voisins assez emblématiques, au brillon et mission, qui font des vens depuis des décennies qui sont magiques.
et on ne voulait pas faire, je pense, une pâle copie, et d'ailleurs, je pense qu'on ne serait pas arrivée. Donc, on a appris une autre voix, c'est de faire un vin unique singulier qui nous ressemble. - Si on revient juste sur une partie historique, qu'est-ce qui fait que le vignoble, là, il a résisté l'urbanisation? - Alors, il faut savoir que c'est un vignoble, d'abord déjà juste, administrativement parlant, il faut savoir que une zone à classer agricole ne peut pas être transformée. C'est si facilement que ça, un zone de constructible. Il faut faire beaucoup, beaucoup de démarches. Et c'est plutôt la ville qui a gagné sur nous, plutôt que l'inverse. Donc, ce vignol, il est là depuis le 13e siècle. Donc, tout autour, il n'y avait pas une seule maison, il n'y avait plutôt que des champs. Et du coup, on ne la conservez ça aussi, parce que je pense que l'intité sur le lieux d'Io-Brion, que ça soit au brioche, mission ou nous, était quelque chose d'ingré, que les gens voulaient conserver. - C'est entité, la Obrion, ce nom, il vient d'où, et est-ce qu'il y a une signification derrière? - Alors, le nom Obrion, en fait, il vient, comme je te disais, de même plus loin, puisque, en fait, ce lieux, c'est Obrion et Petit Brioche, que l'on a ici. Donc, le Obrion pour donner un indidé, c'est la où est située le premier grand cru classé. C'est une petite groupe et c'est l'endroit haut, en fait, de cette groupe. Et pour vous donner un indidé, un brillon, en fait, c'est l'avant, en fait, d'un bateau, qui est en fait en robe la carcasse et qui permet, en fait, d'être un peu comme un briseau glace. Et ce nom, l'histoire, un et le même, on ne dit pas exactement pourquoi, ça s'appelle Obrion. Mais en tout cas, le haut et le bas, il y a, en fait, à se déniveler, on va avoir ici, à Pessa, alors, pour nous, des niveaux lés, on parle de même mettre. Mais bon, c'est déjà énorme pour nous. Vrillon, j'imagine que ça a influencé l'architecture du chef dans lequel on se trouve. Exactement. Tu as parlé de maturité et du fait que vous avez une maturité précoce ici par rapport à l'éognement, dans le contexte du changement climatique actuel et de la hausse des températures moyennes. Est-ce que ce n'est pas un inconvénient ou un défi en ce moment? Alors, on pourrait le croire, mais si on regarde les deux derniers milésimes, 2024 et 2023, on est très content d'avoir cette précocité, puisque c'était 2 milésimes qui étaient au départ précoce qui sont devenues tardif. Donc, dans la maturité, on pourra peut-être en parler de tannique et d'engler la texture des 20 abordeaux, parce que pour moi, un grand 20 bordeaux doit être texturé. Ça nous avantage beaucoup. Et aujourd'hui, je pense qu'il y a énormément de techniques culturelles qui nous permettent à quelque part de limiter ce réchauffement climatique. On peut parler du rendement, on peut parler des surface foliaires exposés, du travail des sols. Donc, il y a beaucoup de paramètres encore sur lesquels on peut jouer pour dynamiser vers le bas, en fait, cette est silence du réchauffement climatique. Par contre, je pense que l'incidence du réchauffement climatique est bénéfique vraiment à bordeaux sur la maturité globale des milésimes qui vont arriver et la maturité moyenne pour la qualité des vannes bordeaux. Sur le rendement, dans le détail, t'as parlé de surface foliaires exposés, de travail des sols. Est-ce que tu peux nous expliquer comment vous travaillez justement pour modérer les températures? Nous, si on parle de travail des sols, on a des couverts végétaux qui sont implantés à l'automne et suivant comment se passe le livre en termes de puvierometrie, en termes de réchauffement, en termes de température, on va garder ces couverts végétaux. On va les différencier suivant les types de sols. Après, on va soit les détruire, soit les rouler, soit on va les détruire pour replanter d'autres couverts végétaux. On va pas les détruire au même moment de la journée. Voilà, suivant, en fait, on va dire le statut hydrique de l'eau dans les sols. Donc si on a un manque de sol, on le fera pas au même moment que si on est en excès d'eau dans le sol. Et ensuite, on va travailler sur la surface foliaire exposée, c'est-à-dire les pesseurs de la surface foliaire, la hauteur et la forme. Donc, c'est quand même trop paramètre qu'il faut gérer. Et le dernier point, quand même, et dans tout ça, qu'il est plus important, c'est la charge. C'est suivant, en fait, si on est en déficit d'eau ou pas, on va laisser plus ou moins de raisins à partir du départ. Et si on va travailler un aspect qui est quand même primordial, ne l'oubliez pas pour essayer de faire un grand verrouge. Le vignoron travaille au niveau viticol. Un seul aspect, c'est gérer sa contrainte hydrique. Donc, nous déclompe, c'est-à-dire que la vigne des bours, notre objectif, c'est de rentrer cette vigne en contrainte hydrique. Parce que nous n'oubliez pas que c'est une liane, tant qu'elle a de l'eau et du soleil, elle pousse. Et nous, on va devoir la contraindre pour récolter ses fruits. Et pour qu'elle amène à maturiter ses fruits et ses pépats. Donc, du coup, pour faire un grand verrouge, je l'aurai dit, parce que la gestion de un grand-mèbre blanc, c'est un peu différente. Et là, on est vraiment sur un travail tout au long. Donc, on a tout un processus viticol avec des indicateurs. Puisque on a des soins de pédimétrique dans les sols. On a fait des mesures avec des chambres pressions. On travaille aussi avec du delta C13. Donc, bon, voilà. Beaucoup de paramètres d'élicateurs qui nous permettent suivant les lieux d'adapter régulièrement, c'est-à-dire à la quinzaine, en gros, notre travail viticol. Par exemple, ce matin, quand on est arrivé, il y avait un travail des sols qui était fait avec deux chevaux, là, dans une parcelle. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'ils font? Et pourquoi vous avez choisi de faire cette action-là aujourd'hui? Alors, aujourd'hui, donc, 2025, à ce stade. Donc, on est le 4 avril. Nous avons, en fait, depuis un mois une pédimétrique plutôt faible. Donc, on a des sols plutôt réuyés. Ce qui n'était pas du tout le cas sur les deux derniers millésimes. Donc, alors, est-ce que c'est. Parce qu'on est à millésimes en 5, toujours en dit qu'à bordel mille et en 5, sont des grands millésimes. Mais en tout cas, on va dire que ça part plutôt bien. Donc, espérons que ça dure. Donc, on a décidé là, pour que la vignes commencent à minéraliser et absorber, en fait, les éléments qu'il faut sans être trop déficitaires, de lui enlever le couverbe végétal. C'est pour ça que là, on est sur un travail où, avec des chevaux, alors, pas pour se dire que c'est mieux ou moins bien, les chevaux, c'est juste pour nous quelque chose qui est important à deux niveaux. La première raison, c'est que un cheval travaille avec moins de destruction de pied, puisqu'ici, on a des très, très vieux pieds qui ne sont pas tous bien alignés, bien droit et autre. Et le mécanisme, avec, pardon, avec une activité purement mécanique, on détruit beaucoup de pieds environ 2%. Alors qu'on n'est même pas à 0,1% avec un travail au cheval. Donc, c'est très important pour conserver nos pieds. La deuxième chose qui est importante, c'est que humain, on va pouvoir avoir des pressions moins fortes sur les sols qui nous permet de conserver pour nous ce travail et ce côté vivant dans les sols. Et qu'on veut absolument avoir ici, puisqu'il faut savoir maintenant que ça fait plus de 20 ans que même sur le revendique pas, et je vous expliquerai pourquoi on revendique pas une certification en travail avec une vision de l'environnement qui est très importante pour nous. D'abord, pour notre équipe, et pour l'environnement, puisqu'on vous dit, on a un touré de maison, un touré de famille qui vive avec leurs enfants, donc on essaye d'être très précautionnel à ce niveau-là. Et pourquoi, malgré tout, vous ne revendiquez pas une certification, du coup? Parce que les certifications aujourd'hui, elles ne sont que produits d'une part et surtout que viticoles. Alors que lorsqu'on fait un vin, on plante du raisin et on va jusqu'à l'expédition, donc nous on veut couvrir l'ensemble en fait de nos activités, viticoles, vinicoles, mises embouteilles, expéditions. Donc c'est plutôt nous une gestion, on va dire, de bilan carbone, comme on veut gérer, et quelque chose qui est important pour moi, dans une certification, ce qu'on n'a pas besoin de gérer, c'est les résidus. Et pourquoi? Parce qu'on ingère un produit, moi le premier. Donc voilà, pour nous ce qui est plus important, c'est plutôt avoir le minimum de résidus et gérer un environnement complet, plutôt que une certification qui n'est, je le redis, que produit. Et sur une année comme 2024, où il y a eu une grosse pression milieu, une avis aussi en 2023, comment est-ce que vous gérer et quel arsenal vous avez à votre disposition à la vignes? Alors, l'arceau n'est pas plus important que les autres, il est juste pour moi de la réaction, de la réactivité, et ça, c'est le moyen humain, de dire qu'on renouvelle notre athlètesment quand on estime quand on en a besoin. Et c'est vrai qu'en 2024, il y a des moments où c'était compliqué à pouvoir passer et qu'on ne peut pas passer avec des machines. Et bien on passe à ados. Donc c'est laborieux, c'est contraignant, mais c'est le prix d'une récolte. Et c'est vrai que je trouve que l'équipe ici est vraiment formée et attaché à ce lieu pour quand il faut venir travailler, même des samedi, même des dimanjements.
même des jours ferriers pour sauver la récolte et ils répondent toujours présent. Tu as mentionné le Cabernet-Fran comme il y en a une part prépondérante dans l'ensepagement global. Comment est-ce que vous en est arrivé à cette situation? Alors en fait on n'y est pas arrivé, on a un aérité. Donc c'est souvent le cas, il faut savoir qu'il y a du Cabernet-Fran ici depuis tout temps, c'est à dire que dans toutes les archives qu'on a, nous, c'est à dire en romant de même aux années 1880, on a en fait des pieds de Cabernet-Fran ici. Pourquoi? Mais peut-être les anciens avaient vu que c'était un sépage qui sait pas nous ici. Alors les anciens, même pas de Cabernet-Fran par les plus de boucher, puisque en fait c'est un Cabernet-Fran qui a, on va dire, pour votre information il faut savoir que le Cabernet-Fran est le papa du Merlot et du Cabernet-Fran et ici on a la cette chance d'avoir ces vieux pieds qui donnent naturellement des grappes toutes petites sur 70 grammes, 80 grammes, des baies qui font des fois même pas un demi-gramme. Donc qui naturellement sont très riches, très concentrés, très équilibrés. Ce qui nous permet quelque part de quasiment rien faire après en vignification puisque c'est eux qui donnent les sens eux-mêmes et la trame de nos vains ici. Et c'est les sols particuliers dont tu vas parler déjà, qui font qu'ils se paient bien dans cette partie du vignoble. Je vous parlais tout à l'heure de contraintidrique. On a des sépages comme le Cabernet-Sovignon, comme on a de contraintidrique assez forte. Les merlot on va dire entre deux. Le Cabernet-Fran il faut vraiment qu'elle soit modérée et donc c'est pour ça qu'il faut qu'ré-rapidement il ait un ré-suitage des sols et derrière une contraintidrique, comme je disais tout à l'heure, modérée pour pas qu'il bloque parce qu'il peut vite bloquer surtout en période de vraisons. Et donc là ça devient un sépage, on va dire plutôt commun. Par contre lorsqu'il arrive à maturité il a une dimension triptique, c'est à dire à la fois flora, les frité, tout en nonant beaucoup de trame parce qu'il arrive à avoir un degré alcoolique plutôt conséquent. On va dire aux entoures des 13 ennemis avec des acides relativement marquées, donc que c'est vraiment cette typicité des mêmes bordeaux, cette fricheur, ces côtés mentholés qu'on peut avoir et que nous on adore ici. Avec le changement climatique il y a beaucoup de bordeaux qui se posent des questions sur comment s'adapter, comment il ferfasse et qui se posent des questions sur les sépages. Et on entend beaucoup parler du Cabernet-Fran et de ses atouts également du petit verre d'eau parfois. C'est quoi ton avis toi, sur ces deux sépages? Est-ce que c'est des sépages qu'on a un bel avenir à bordeaux? Alors le Cabernet-Fran, je pense que sur le papier, il pourrait avoir un bel avenir mais je pense qu'il n'y a pas de temps de lieu qui peuvent accepter, de faire murir un très grand Cabernet-Fran et comme je vous disais tout à l'heure, quand c'est grand c'est grand et on s'aperçoit que les gens qui ont une dominante de Cabernet-Fran dans leur assemblage sont quand même des châteaux assez emblématiques et plutôt vos héritus droites puisqu'on peut parler de cheval, dosone, de la fleur. Ce sont pas des petits châteaux, quand je dis "châteaux" je m'entends c'est à dire en termes de qualité et donc on s'aperçoit qu'on essaie tous d'en mettre un peu mais peu y arrive de façon aussi digne et quand je dis digne et ça dit avec autant de caractéristiques et de signature parce que c'est un sépage je dirais capricieux. Le deuxième sépage que tu as cité le petit verre d'eau. Alors lui aussi c'est un sépage compliqué. Nous ce qui nous pose le plus de soucis puisqu'on en a à l'éognement c'est en fait c'est un sépage qui bascule très vite en termes de maturité mais aussi en termes d'état sanitaire et il est très difficile à être érafflé. Alors comme nous on en reparlera, on a une partie de vendre d'ingentière ça c'est plutôt sympa pour nous mais c'est un sépage aussi compliqué à donner mais comme on dit toujours c'est peut-être c'est pas je la qui donne le plus un terme de signature dans les vingt et donc peut-être la race de main des grand-mane bordeaux. Tu m'offres une bonne transition en parlant de léognan en dehors de la différence de maturité dont on a déjà parlé quels sont les caractéristiques par celles que vous avez à léognan. Alors là donc c'est toujours pareil la même équipe qui gère la même philosophie mais en fait et on gouttera sûrement les vingt après vraiment deux signatures très différentes pourquoi parce que là-bas nous sommes plutôt basés sur des cabins des sauveignants qui est vraiment la typicité de pèsac et donc de léognan là-bas pardon et nous sommes sur ce qu'on appelle des pérosoles c'est des sols grave le profond donc avait des graves un peu plus grosses qu'ici de ce qui ici c'est une énergie logique on appelle du midele donc c'est des graves sables alors que là bas c'est des graves du guns donc c'est des graves un peu plus grossières qui est des sols qui se réchauffent un peu plus vite où les cabins des sauveignants en fait en une très belle maturité donc là bas on est plutôt sur 60 70 % de cabins des sauveignants un peu de merlot et comment on disait tout à l'heure poil de petits verdos. Tout ce que tu nous decries là sur les méthodes culturelles que vous avez au domaine est ce que c'est indispensable pour révéler le lieu dans les vingt? Vous verrez après quand on en parlera de notre vision et notre philosophie de vinification elle est quasiment pas interventioniste je dirais même qu'elle est passive donc du coup moi je suis intimement persuadé d'une chose c'est que c'est la diversité la complexité de notre vineuble qui nous permet d'avoir cette diversité complexité dans les vingt et en fait le ché c'est quelque chose que on montre beaucoup parce que c'est facile d'appréhender mais 80 % de la qualité se fait à l'extérieur à l'extérieur dans le matériel végétal, dans l'héritage parce qu'on l'oublie souvent on érit de le lieu et ce lieu là il faut juste l'appréhender dans son minimalisme c'est à dire laisser la vigne agir et à nous juste d'intervenir pour l'amener à maturité mais une maturité qu'on a décidé moi je parle souvent d'équilibre c'est pour ça que j'aime pas parler de tout d'alcool de d'acidité ou autre quelque part on s'en fiche à dire qu'un grand vin on ne s'en revient on s'en jusque quelque chose on s'en s'est plénitude cet équilibre c'est harmonie lorsqu'on va le boire et je pense aujourd'hui la meilleure preuve lorsque on fait du vin c'est d'essayer de se dire ce vanlage le fait pour qu'il soit partagé partagé en tramie entre autres personnes qui vont apprécier quelque part ce brevage mais il peut être très différent de l'un à l'autre je pense qu'il n'y a pas une seule vérité lorsqu'on fait du vin il y a beaucoup de vingt différents il y a beaucoup d'appréciations et c'est ça la richesse en fait de Bordeaux la richesse de la France voire du monde et un vrai amateur de vin un vrai passionné de vin va chercher en fait cette diversité pour pour lui même s'améliorer sur son lieu quand t'es arrivé il y a 13 ans donc elle est à été la propriété qu'est ce que t'as trouvé en arrivant alors la première fois que je suis arrivé j'ai demandé à notre propriété à une chose c'est à dire que je les demandais juste de pouvoir goûter des anciens millésimes de une 60aine 70 ans qui m'a permis de goûter et c'est vrai que là on voyait d'abord la la signature de ce lieu qui une signature très particulière surtout sur le long terme parce que je pense qu'un grand vin ne devient pas grand inégrant quand il dit ça c'est à dire que la qualité étanique ici cette texture étanique assez particulière c'est la chance on a c'est qu'on arrive à allier des vins assez opulents assez riches assez danse avec ce côté aérien du cabernet franc et surtout cette buvabilité ce que je pense que bordeaux est un pleine mutation dans sa buvabilité on dit souvent les bourgognes et les rônes on peut les appréhender dans leurs jeunesses je pense que bordeaux depuis une dizaine d'années c'est la même chose et on travaille de plus en plus les clas du vin parce que la première chose que l'on ressent dans un vin c'est bien sûr c'est ces aromatiques et je pense qu'aujourd'hui on est sur une démarche un peu nouvelle pas nouvelle dans le travail parce que comme je vous disais tout à l'heure je pense que bordeaux là-dessus travaille depuis longtemps mais on met moins d'exerces les textures à absolute des bouches et les élevages on travaille plus sur un équilibre commun en fait de ce que l'on veut représenter au sein du vin et je pense surtout on met un exergue une notion qui est très importante pour moi c'est la buvabilité des mains parce que ce qu'on fait du vin pour que la bouteille soit finie la bouteille soit vide et qu'on puisse éventuellement en recommandait une autre qu'est-ce qu'il y a présidé à changement de style il y a une dizaine d'années pourquoi est-ce que tout le monde s'est dit il faut faire différemment plusieurs facteurs le premier facteur je pense que on se rend déconne que les vains que l'on gouttait en 2010 qui avaient déjà une dizaine ou une quinze d'années étaient des vains qui sur la garde des fois avait du mal à être gardé comme ils souhaitaient il faut savoir qu'il y a des gens qui ont toujours fait la même trame de vin qui ont jamais couru au syren et les syren c'était quoi c'était la syren de certaine critique qui ont peut-être homogénisé la vision de bordeaux le style parkeur notamment qui a été appelé comme ça oui le style parkeur mais moi quelque part je dis qu'on parle de parkeur c'est bordeaux aussi qui a créé parkeur on était très content que par contre
par cœur, viennent à 82 et des bordeaux, le mettre à un avant, dire que parmi les plus grands vannu-monde, il y avait beaucoup de vannu-bordeaux. Donc je pense que bordeaux lui-même, est rentré dans un cercle qui peut être au départ vertué et qui peut-être devenu un peu vicieux à la femme, parce que voilà, on s'est engouffré sur quelque chose un peu plus d'uniformité, mais pas tous. Beaucoup de gens ont gardé leur entité et leur vision. Et je pense qu'aujourd'hui, on doit une statue à par cœur de nous avoir aidé. On lui doit aussi une statue pour avoir arrêté. Et aujourd'hui, il y a beaucoup de critiques différents avec chacun peut-être ses voix. Il y en a peut-être certains qui sont peut-être un peu plus en plus en plus d'autres. Mais on a beaucoup de diversité qui nous permet aussi de reprendre un peu le lead. Et la nouvelle génération qui arrive dans les propriétés qui viennent vinifier des propriétaires ou des gens des techniciens ou des directeurs, c'est des gens aussi qui ont un peu plus voyagé. Alors que par le passé, je pense que les gens de bordeaux voyagaient beaucoup moins. Ils avaient qu'une vue comme prisme bordeaux-le, uniquement en bordeaux-le. Aujourd'hui, on s'aperçoit que la plupart des gens avant de venir prendre à l'hérenne de la propriété, voyage à travers le monde. Et là, il y a beaucoup de vertures. Et veulent donc du coup essayer d'amener leur touche sur nos les vannes bordeaux. Et on s'aperçoit qu'il y a quasiment plus de mauvais vin à bordeaux, plus de mauvais milésimes. Un travail qui a accru, viticulment, sélection vini-colle, qui nous permette aujourd'hui. Je pense vraiment d'avoir un reflet de l'expression des lieux. Quand t'es arrivé ici à 13 ans, t'étais déjà dans cette réflexion de. Il faudrait affiner le style d'évent ou alléger les vans. Alors, moi, et en eue, un parcours en fait Rodaniens, au niveau du run, on est beaucoup plus sur ces notions, en fait, de lieu, qu'à bordeaux, parce qu'à bordeaux, à la base, c'est plutôt la semblage qui donne la veille de la sélection. Donc, sur un vignoble, on fait un grand vin, un second vin, des fois, un troisième vin, voire une partie de vrac. Donc, voyez, il y a une sélection, mais qui est donnée que sur un paramètre, souvent, qui est le paramètre soit alcoolique, donc, de richesse insucre, ou soit une richesse phénométique. Nous, ici, on a pris un peu le contre-pied de tout ça, on travaille sur une intitée, on va dire comment bourgonne ou en run, un lieu égale un vin, et donc, ou dé lieu égale un vin, mais on ne veut pas trier par rapport, en fait, on va dire à une sélection qui est purement, on va dire, analytique ou quantitative. Je ne dis pas que c'est mieux. Je dis juste que c'est pour nous une notion de se dire que, celui-là, il a tellement nous donné que la véracité dans la bouteille se retrouvera parce qu'il y a cette diversité sur celui. Alors, t'as parlé de qualité des vents, et avant qu'on parle de vignification, je voudrais qu'on fasse un petit détour. Est-ce que tu dirais qu'aujourd'hui les vents à bordelies n'ont jamais été aussi bon que maintenant? Alors, au c'est bon, je ne peux pas dire au c'est bon, parce que moi, je goutte des dents. Je suis un amateur de vieux millésimes, et je goutte des choses assez exceptionnelles. Par contre, il n'en a jamais été aussi précis et aussi définie. Ça, c'est une autre volée, pour moi, aujourd'hui des vents de bordel. Et par contre, jamais aussi homogène, un qualité, quelque soit le millésime. Ça veut dire qu'on a un millésime de Vignan-Cat qui est compliqué. Il a été difficile à amener, mais je pense que ce millésime, en le réfé y avait un pietre millésime, alors qu'aujourd'hui, entre le travail vitico, et surtout la sélection vignicole qu'on a pu faire cette année, alors, mais sur certaines, me dirons qu'il fallait des moyens, oui, le jain convient, puisqu'il faut accepter de perdre la récolte pour faire ce niveau qualitatif. Mais, quelque soit le millésime, on doit sélectionner ce que nous on souhaite pour le niveau qualitatif d'un cru. Et je pense que ce que l'on présente, par exemple, en 2024, au Carme Ombrian, est de belle facture dans le millésime. Tivot, si le niveau qualitatif est aussi bon, pourquoi, qu'est-ce qui explique la situation commerciale compliquée de bordel en ce moment? -Ou, il y a beaucoup de facteurs. C'est une question qui est assez large, qui soulève beaucoup de discussions et de débats en ce moment, qui mériterait peut-être trois heures de discussion. Mais il ne faut pas oublier d'où bordel vient, sont passés. On a parlé de la qualité. Je pense qu'il y a eu un procès injuste ces derniers temps, qui a été fait à l'encontre de bordel. On parlait il y a quelques années de ça, de Bordeaux-Baching, qui a été fait encore une fois de manière très injuste. La plupart du temps, ces personnes, en plus de ça, sont des gens. On se rend compte quand on commence à les questionner et converser avec eux. Ça faisait depuis très longtemps qu'ils n'étaient pas venus à Bordeaux et qu'ils n'ont pas eu la curiosité de venir parler avec les vignorons et égouter nos vins. Vous voyez quand la génération, moi je suis assez jeune, j'ai 36 ans, la génération de mes parents, je vois quand ils avaient mon âge et qui souhaitaient se faire plaisir avec une bouteille, il n'y avait pas 36 mai solutions. C'était un joli bourgogne, un joli bordeau ou un champagne. C'est vrai qu'aujourd'hui, on est dans un monde qui est global où tu as plus désormais une seule grande région viticole dans le monde, t'en as des multiples. Ça ne veut pas dire qu'à l'époque, il n'y avait pas des grands vins là-bas, mais c'est juste qu'aujourd'hui, c'est désormais à la portée de tous. Et en plus de ça, ça se fait savoir par les réseaux et par les différents réseaux de communication. Donc c'est-à-dire que Bordeaux n'est plus en situation de monopole, si je peux appeler ça comme ça. Du coup, bien, ça implique une certaine concurrence dans le monde des vins fins, mais pas que. Et également une grande remise en question. Voilà. Il y a des boules versements, en ce moment, on a un contexte micro-machroéconomique, politique, mondial, qui est assez compliqué. Ça arrive qu'on est des belles nouvelles. Il y a deux semaines de sache. Certains que vous avez lu les nouvelles, la première boisson que les Français boivent, notamment la génération c'est le vin. Voilà, ensuite vient la bière. Bon, avec 1 ou 2 % des cartes, c'est certain, mais n'empêche que le vin et en polle position. Et je trouve que c'est une excellente nouvelle, et il faut que nous, en tant que vignorons, on s'assure que justement on arrive à parler à cette génération et à s'engager avec eux et à les recevoir leur faire goûter nos vins. Parce qu'on s'encomme notamment que aujourd'hui faire un grand vin, c'est plus fissant. Il faut également bien le distribuer. Guillaume disait qu'effectivement, on était assez passif au niveau de nos modifications et également au niveau de nos élevages. En revanche, on est très actifs sur la distribution des vins pour les raisons que je viens dévoquer. Et par les temps qui cours, c'est très important d'être proche de son consommateur, d'être en contact avec les marchés. Et c'est vrai qu'il y a ce système de la place de Bordeaux où on aurait tendance à se dire qu'on va se reposer sur nos partenaires négociants. C'est certain, on se repose sur eux, mais pas que c'est un réel travail de partenariat où le négociant, l'extension de la propriété et l'importateur également l'extension de la propriété pour une finée venir parler à ce consommateur. Donc il y a un réel travail de fond qui est fait par la propriété en s'appuyant et en partenariat avec les négociants. Et je pense que ça c'est un peu une nouveauté sur Bordeaux. Également. T'as ouvert pas mal de porte là dans ta réponse. Tu viens de du négoci, c'est ce que tu peux nous expliquer comment ça marche et en creux aussi, qu'est ce que la place de Bordeaux parce que c'est qu'un système spécifique à notre région? Ce que tu peux nous en dire de bon. Alors la place de Bordeaux, j'aurais du mal à le daté, mais c'est effectivement un système qui est très particulier à la région Bordeaux-Lais qui est assez unique, que tu ne retrouves pas d'autres endroits dans le monde. Apart en Bourgonne où effectivement, ils ont une campagne primaire, comme nous, qui s'échelone sur le débulané et notamment sur le marché en Glossaccent. Et cette place de Bordeaux voit trois acteurs. La propriété, du coup, il y a en charge de, basiquement, produire le vin. Le négociant qui est en charge de le vendre, le diffuser, le distribuer, et le courtier qui est au milieu et qui est en contact, donc ce négociant avec cette propriété. Voilà. Donc ça, c'est la manière dont cette place de Bordeaux est construite. On a beaucoup de respect pour le travail que le négoci peut faire. C'est vrai que quand Carme Oubrion a été récupéré, il y avait que très peu de clients de Carme dans le monde pour différents raisons, des raisons historiques, des raisons également liées à la surface de ce vignoble. Et aujourd'hui, grâce aux travail, justement, en partenariat avec cette place de Bordeaux, avec nos négociants, on a pu diffuser un maximum, justement, Carme à travers le monde. Parce qu'aujourd'hui, on est distribué entre 60 et 70 pays. Voilà. Avant de parler de ton activité, au Carme,
Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui était ton quotidien de négociant? - Alors mon quotidien de négociant c'était d'essayer déjà de défendre Bordeaux. Voilà, ça c'est une réalité et d'essayer de porter la bonne parole et toujours avec beaucoup de franchises, de nette et de passion. Moi je travaillais essentiellement sur les marchés européens et qui sont des marchés qui sont très mature. Du coup c'est un certain confort parce que ça évite de raconter comment on fait un varouge ou un blanc. Et c'est également des challenges parce que tu es face à des personnes qui connaissent très bien le vin. Le métier de négociant, il est multiple et assez complexe. Du coup ça s'ouvre l'ève également beaucoup de questions aujourd'hui. Parce qu'effectivement ce négociant est responsable d'une centaine, on va dire de propriété, voire même de temps en temps plus. Et ça implique qu'à certains moments il va pas être suffisamment focus sur certaines choses quand la propriété justement va lui demander d'être focus. C'est pour ça que nous, dans notre sélection des négociants, on a tâché justement à avoir des personnes qui embrassent complètement le projet des câms et qui, comme je te disais, sont réellement l'extension. C'est-à-dire que c'est des personnes qui aujourd'hui, nous on n'a aucun qu'une crainte et au contraire. On est très fière parce qu'ils arrivent à parler des câms comme nous on serait capable d'en parler avec la même intensité et avec la même passion. Mais ça c'est quelque chose qu'on a et surtout, Guillaume qu'on a arrivé réussit à mettre en place cette dernière décennie. Dans la crise actuelle on entend parfois un reproche qui fait à la place qui est qu'elle coupe le domaine des consommateurs finaux et donc les domaines sont pas totalement incarnés auprès des revendeurs et des consommateurs finaux. Est-ce que c'est un reproche que tu entends, qu'est-ce que c'est ton avis là-dessus? Oui, oui tout à fait, on parcourle le monde, on parcourle le monde, on échange beaucoup avec des personnes et c'est vrai que de temps en temps on peut avoir ce genre de feedback qui nous est donné. C'est pour ça que encore une fois, nous notre rôle en tant que propriété, sachant que notre intérêt principal, c'est juste sur un seul vin, c'est de remonter ces informations, d'en parler avec nos négociants, dans le sens où il faut avancer et regarder le futur. Voilà, c'est pas le temps des reproches, on sait qu'elles sont de temps en temps les lacunes, sachant que moi je trouve qu'il y a beaucoup plus de force dans cette place de bordeaux que de lacunes. Mais c'est juste qu'effectivement peut-être que c'est le moment de venir redéfinir un peu de temps en temps la manière dont cette place de bordeaux doit être travaillée. Et c'est un reproche qu'on entend essentiellement sur des acteurs qui sont spécialisés dans la restauration. C'est vrai que Bordeaux, le Bordeaux Baching, arrivait essentiellement d'acteurs qui étaient spécialisés dans la restauration et il y a un travail de fond à mener là dedans. Et il y a beaucoup d'enjeux. Et toi qui es agent? Je connais que trop bien de ce sujet, il y a quelque chose qui est bon, petit à part, puisque tout vaut la part, c'est quelque chose qui me dérange à Bordeaux. Que je vois pas par exemple en Bordeaux, c'est qu'en Bordeaux, tu pousses la porte d'un resto, touvre la carte des ventes à 15 pages de Bordeaux pour démarrer. À Bordeaux, il y a très peu de restos où tu démars par 15 pages de Bordeaux. C'est diffusé dans une carte des ventes globales et qui, moi qui me dérange un peu en tant que Bordeaux l'a aussi. J'essaie un peu d'apporter ce débat avec les gens et qui je travaille. C'est un travail long et fastidieux qui nous attend. C'est vrai que la place de Bordeaux, c'est également le constat qu'on peut faire. C'est un peu désengager de son marché domestique avec l'émergence de marché à l'export. Mais je trouve que depuis quelques années, Bordeaux revient énormément sur son marché domestique parce qu'on a beaucoup de choses à raconter. Il y a une qualité de vin qui est indéniable sur toutes les strates de prix. Dans toutes les appellations, il y a des vins d'une grande qualité. Il y a une grande versité, cette utilité également, avec un niveau rapport qualité prix qui, je pense, est un bâtable. Je suis bordelé, un peu chauvain, je prêche ma paroisse, mais j'en suis convaincu. Oui, oui, c'est certain que, après cette situation vient du fait également que beaucoup d'agents qui sont spécialisés dans la restauration, vont avoir des priorités, qui sont priorités, voire de la plupart du temps des exclusivités. On en revient à cette structure de la place de Bordeaux, ce qu'on appelle l'opène-market. Au final, il y a très peu de exclusivité et de temps en temps, finalement, avec des prix qui peuvent arriver sur le marché différents. Oui, je ne vois pas que ça comme étant une menace, mais c'est un enjeu. Est-ce que ça fait partie du. tu parlais de retravailler avec la place de Bordeaux, d'embrasser les défis qui a d'auvernaux, est-ce que ça fait partie de ce que vous allez faire avec les négociants, avec les négociants, avec lesquels vous travaillez, de leur demander peut-être de se spécifier sur certains marchés, de dire à l'un, bien viens vers la restauration plutôt sur Bordeaux ou en France, ou que ce ne se sèche, de leur demander, de sortir un peu de cette état d'opène-market et d'avoir des spécificités propres. Tout à fait, je te disais qu'on était très actifs sur de notre distribution parce qu'évidemment, nous on a des objectifs, notamment d'être présents sur les cartes de restaurant, à la fois sur le CD-Carmon-Broyon et Château-Carmon-Broyon. Et effectivement, on va tâcher d'accompagner et de donner des directives sans être non plus trop autoritaires, mais quand même un peu, au prix de nos négociants, et également, d'aller sur, tu parles de Bordeaux régulièrement, que ce soit Guillaume ou moi, on va rencontrer des cavistes des restaurants et on va leur raconter l'histoire des Carmon-Broyons, on va leur faire déguster, on va partager un moment, on va essayer de créer du lien, et ensuite on va remonter toutes ces informations, effectivement, à nos partenaires négociants. Et il y a que comme ça qu'on y arrivera, c'est un travail qui est là Bordeaux, mais ça fait partie de notre métier. Il y a un nom, tu fais le chemin du négoce vers le domaine. Comment maintenant tu travailles avec le négoce? Comment ça a été perçu par le négoce de te voir arriver dans le domaine? Je me dis que la transition doit être assez rigolote, quand même. Alors la transition est assez rigolote, j'emploi le terme de Guillaume, le computer a dû être un peu risette, parce que c'est vrai que pendant presque 12 ans, j'ai dû être confronté justement à une manière de vendre et des objectifs qui sont différentes que j'ai aujourd'hui. La manière dont ça a été passue par la place de Bordeaux, il faut questionner cette place de Bordeaux, mais je pense très bien. Ou du moins j'espère. Guillaume, vous a parlé tout à l'heure un petit peu des critiques. Quelle importance, ça, pour vous, dans la distribution, ce monde de la critique? Alors je vais commencer après je donnerai la main à Guillaume aussi parce que c'est un sujet qui est très important. Les critiques effectivement pendant très longtemps, c'était gouverné par une seule et même personne. Aujourd'hui, il y a une dizaine de critiques dans le monde et il va y en avoir certains qui seront plus influents que d'autres et qui auront du coup certains de leur spécificité en termes de zone. Tu vas avoir des critiques qui seront très forts sur le marché anglo-saxon, d'autres qui sont très forts sur le marché asiatique, d'autres qui seront reconnus pour être fort sur le marché américain. Et nous, on n'a pas vraiment un. C'est des gens que l'on reçoit volontiers à la propriété. Mais j'ai pas réellement compris l'enjeu de ta question. Est-ce que vous trouvez, par exemple, qu'ils ont un vrai impact sur le marché? Oui, je dirais que oui, ils ont un impact sur le marché, peut-être moins qu'avant. Mais tu sais, c'est très important de pouvoir se reposer sur ces personnes, dans le sens où il y a beaucoup de consommateurs pour nous carambourions, qui ont pas encore eu la chance d'ouvrir leur caisse, de découvrir la qualité des vingt de karma. Et du coup, ce consommateur a besoin de se reposer quand même sur une voix. De temps en temps, il va trouver peut-être que les commentaires de ce consommateur, quand lui va être amené à déguster le vin, sont pas en lien avec ce que lui va trouver dans son verre dans la bouteille. Donc après, à ce consommateur, de trouver qu'il est le journaliste qui lui convient le mieux. Mais je trouve que c'est capital d'avoir justement des relais qui puissent raconter qu'elles étaient les conditions climatiques. Évidemment, nous, en temps de propriété, on le fait. Mais on n'a pas cette diffusion.
que peut-on avoir un journaliste et en plus de ça le journaliste le fera toujours de manière assez subjective. Avant qu'on parle de signification, je voudrais qu'on parle si vous voulez bien de prix. Les carmonbrions, c'est un vin haut de gamme, malgré tout, qui est positionné assez loin en tarif d'autres très grands mots qu'on a pu citer tout à l'heure dans le domes vineable bordelais. Est-ce que le prix de la bouteille aujourd'hui il est au prix juste, d'après vous? Alors c'est toujours une vaste question, le prix, ce qu'il faut pas oublier que aujourd'hui, un consommateur et vous l'avez compris entre le moment où il y a un prix sur Tichato et un prix TTC, le prix de la bouteille est quasiment double, parce que c'est en fait l'architecture de la place de bordel. Et moi j'estime que quand on commence à vendre des vins supérieurs à trois chiffres, c'est à dire supérieurs à 100 euros, ça commence à faire des vins très chers. Très chers si on veut travailler avec l'ensemble des consommateurs, c'est à dire que moi je vois, j'ai des enfants qui ont une vingtaine d'années et ils ne peuvent pas se payer à ce jouet, ils n'ont pas de bouteille à 100 euros, mais c'est ces futures consommateurs qui va falloir séduire. Et donc je pense qu'on fait déjà partie des vins chers pour Bordeaux. C'est vrai qu'il y a des vins beaucoup plus chers que nous et tu parlais des critiques tout à l'heure, en termes de reconnaissance, on a peut-être la reconnaissance aujourd'hui qui valente à ces cruis-là. Mais je pense qu'il faut laisser le temps autant, c'est à dire que créer et se faire reconnaître à travers d'abord nos pares, puis en fait les différents marchés, les différentes importateurs et au final les différents consommateurs, ça prend du temps. On parle souvent de décennies aujourd'hui des vins comme l'ijbaige, parce que c'est quand même des vaisseaux à MIRAL à Bordeaux, on mi. On va dire près de 50 ans avant d'arriver à cette qualité de distribution. Nous, on est encore au bal du ciment. Alors c'est vrai qu'aujourd'hui, on est un peu tout sympa, on aime bien que ça y vit. Mais je pense que déjà on a fait beaucoup, beaucoup de chemin. Alors peut-être mon propriétaire, s'il m'entendait, il me dirait "Non, on ne va pas assez guillaume, mais je pense que quand même le chemin parcouru est déjà vaste. Et puis voilà, il y a karma qui est une petite entité, mais il y a surtout ces qui arrivent et là où on a quand même une trentaine d'ectats aujourd'hui en production. Donc ça va faire quand même un certain nombre de bouteilles assez importants, qu'on va mettre sur le marché dans le futur, puisque malgré tout, c'est un vin qu'on ne réalise pas en primaire, mais qu'on réalise en livrable, c'est-à-dire après un certain nombre d'années et d'élevages que l'on veut, et qu'on va amener ce vers à maturité. Et puis c'est un vrai pour que le consommateur, lorsqu'il a acquière cette bouteille, puisse l'ouvrir du moment qu'il acquière et garder la dienne de bordeaux c'est cette capacité de garde d'une quinzaine, d'une vingtaine ou même voire plus. Cependant, voilà, j'estime qu'aujourd'hui déjà la tranche, on va dire, pour ces décards, nous en tourne d'une trentaine à une quarantaine d'euros, est un prix déjà assez conséquent et karma, moi j'ai dit toujours, qu'il faut acquière cette bouteille en primaire parce que c'est vrai que pour l'instant, on a la chance d'avoir un vin qui prend de la valeur comme d'autres crus à bordeaux et comme d'autres crus dans le monde, mais je pense que déjà la propriété a une certaine valorisation et je pense que c'est pas moi qui veut décider où nous, qui allons décider la valorisation de karma, c'est vous en fait, vous consommateur, qu'elle est décidée à quel niveau vous devez quelque part à mener karma ou comparer karma et être prêt à acheter une bouteille de karma. On avait préparé une question pour un peu plus tard dans l'interview, mais t'aborder le sujet, donc je te l'appose maintenant. Comment est-ce qu'on s'est dû la nouvelle génération? Je pense qu'on s'est dû la nouvelle génération en faisant des vingt ou en leur disant qu'aujourd'hui, bordeaux n'est plus un vin qui va falloir attendre 20 à 25 ans avant d'être bu, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas cette immobilisation comme la plupart de nos parents ou de nos grands parents faisaient parce que c'est vrai qu'ils achètent les vin avec cette particularité qui est bordeaux et les primeurs et garder les vin en cave une dizaine, une vingtaine, voire plus avant de les consommer. Aujourd'hui, je pense que le monde bouge au bongeau très rapidement on a besoin d'un peu plus d'immidiatité et donc je me dis que si le nouveau chère l'angle, des grands vingt bordeaux, c'est en fait leur plage de dégustation, il faut qu'il soit abordable au bout de trois, cinq ans. Je ne dirais pas qu'ils auront toute leur complexité, mais déjà vraiment que les gens prennent un déjà beaucoup de plaisir. Et je pense que, au vieillissement, le plaisir pourra éventuellement se transformer avec un peu d'émotion et là, on remplira complètement notre mission. -Vas-y, Tibou, je t'en prie. Je te permets également de prendre la parole sur ce sujet qui m'intéressait énormément. Faut apporter également beaucoup de fun. Je pense que la jeune génération est friée par bordeaux. Voir toujours bordeaux, comme étant tu sais, un peu la bouteille de vin du dimanche avec le poulet et servie par les parents. Et donc du coup, voire comme étant une région assez traditionnelle et un peu l'escoule. Faut amener beaucoup de modernité dans tout ça, dans la perception également, et l'image. Et je pense que, carme, justement, on est très sensible à tout ça. On doit être un des rares exemples de modernité, une certainement une propriété très contemporaine pour bien des raisons. Et notamment dans cette aptitude à recruter cette jeune génération et essayer justement de lui parler. Parce que c'est vrai qu'il y a une incompréhension aujourd'hui entre cette jeune génération et bordeaux et un gap énorme. Et il faut réussir à l'acidure et à lui parler. -Guyome, on a compris que la qualité et le style des vins, ça se faisait beaucoup à la vignes. -C'est une la vie. Mais ce style d'actu décrit accessible dans la jeunesse, mais c'est pas met et aussi capable de vieillir ou de durer dans le temps. Comment est-ce que vos chers ont tout y prend pour atteindre ces objectifs? -D'abord, le ché, si vous voulez, est un endroit où on va travailler, on va dire avec un peu de. On va dire de recul, on va dire pas siff, je m'explique. C'est-à-dire que je pense qu'on nous doit prendre ce que la nature nous donne, pas plus. On doit jamais aller sur une sure, que ça soit sur extraction, une sure maturité, une sure exposition à quelques niveaux que ça soit. De ce fait, on a mis en place un système un peu particulier. On part du principe que le grand vin, c'est un équilibre entre, en fait, c'est dominante. Donc, on a le call, sur l'acidité, et tout ça. Donc c'est pour ça qu'on a travaillé depuis le début que je suis arrivé ici avec une partie de 20 ans gentillaires, ce qui se fait rarement abordeaux, puisqu'on va dire abordeaux n'est plutôt, jusqu'aux années 2010, des ailles à tolades, et la partie végétale, et moi, je pense que la partie végétale peut être noble. On parle pas de végétale sur le côté verdeur, mais on parle de végétale sur la côté plutôt varietale, parce qu'on fait du vin avec du raisin. Et du coup, je pense que l'essence-même des sépages de se retrouver dans notre vin. Donc, la partie de la vingt-in-jantière nous permet plusieurs choses, d'abord de signer nos vins en termes aromatiques, puisqu'il y a une signification, une partie de cette signification qui est un tracé l'ulère. La deuxième partie, c'est qu'elle nous permet d'extrérer une certaine forme de tannin et d'avoir une certaine forme de texture dans nos vins, parce que je vous disais que pour moi le grand bordeau n'était pas que dans les clas. Il doit être aussi sur de la densité, de la profondeur, du volume, et dans la texture et la maturité de ce tannin. Et derrière, pour finir, et pour pas aller sur un côté trop d'extraction ou trop de tout, en travaillant avec un principe un peu particulier qui s'appelle les marie mergée, c'est-à-dire qu'au lieu de faire, pendant la deuxième partie de la fermentation le collique des romantages et des pillages, on met les mars sous clés, c'est-à-dire qu'on pousse le mar au fond de la cuve avec un système mécanique et on le laisse émerger pendant la deuxième partie de la fermentation le collique, plus toute la macération pousse ferme en terre et là ça peut durer 10 jours, 20 jours, 30 jours, jusqu'au moment où on estime que voilà le vin a pris toute sa dimension et tout son enrobage et à ce moment-là, on écoule nos vins et on les assemble assez rapidement pour en faire une unité que l'on élève.
On a grandi, en fait, l'espace d'élevage, parce qu'on a allongé nos élevages. Carme Obrillon, il y a une quinze ans d'années, était sur un élevage à peu près de 12 mois, mais non, c'est deux ans. Pour permettre, en fait, vraiment cette intégration de ces élevages à travers les fous, les foudres ou les enfords dans le vin, qui est vraiment une synergie, un mariage de cet élevage, afin de mettre en bouteille. Et là aussi, on a énormément travaillé sur nos mises emboutés pour les rangs de les plus homogènes possibles, au niveau, en fait, des Carme Obrillon. Dans la signification souclair, nos auditeurs les plus fidèles, ce souvenir de Ron Petat, qu'on en avait parlé dans la Vallée du Ron, à l'horatoire Saint-Martin, à Kieran, qui a longtemps fait du pijage, et beaucoup d'essais sur les pijages, et qui étaient arrivés la même solution que vous, et donc qui avait créé des clés pour pouvoir exactement, enfin, faire exactement la même chose, qui est immergé le chapeau, et faire des extractions assez douces. Voilà. Le vrai intérêt, en fait, de ces mari mergés, c'est qu'en fait, vous allez travailler sur la totalité de votre marre, alors que les gens, peut-être, et vos auditeurs, savent pas, mais lorsqu'on fait une vinification classique, donc avec des remontages et des pijages, on va dire que 23 heures sur 24, puisqu'on travaille à peu près une heure par jour ou une heure et demi par jour les marres sur une vinification classique, deux tiers du marre et hors du jus, puisque une fermentation alcoolique, c'est une transformation du sucre, en alcool avec un dégagement de gaz et donc du CO2, qui pousse le marre vers l'eau, et donc la totalité pour moi du marre n'est pas immergée, donc n'est pas un infusion, n'est pas en contact avec le jus, et donc ne libère pas tout son potentiel, ce qui est dommage, puisqu'on travaille une année complète, à essayer d'avoir les meilleurs raisins impossibles, et de ne pas l'exploiter complètement, pendant cette vinification qui dure en gros, on va dire la totalité une trentaine de jours. Dans ton processus de vinification, là, il y a de la macération post-fermentaire, qu'est-ce que tu cherches avec cette macération, après la fermentation? En fait, si vous voulez, il y a deux phases chez nous. Première phase, on ne fait pas de macération à froid, on démarre la fermentation alcoolique directement, puisqu'on fait ce qu'on appelle des crèmes de levure, donc j'explique très rapidement, c'est qu'un jour avant les vannages, on vient vannager du raisin, que l'on amène au laboratoire, que l'on vignifie, et on sélectionne nos levures, après on les met sur un substroganique pour en faire une crème, qui nous sert, en fait, de pieds de cuve, et donc dès que l'on en cuve nos raisins, on travaille avec ces pieds de cuve, on fait notre fermentation alcoolique, donc la fermentation alcoolique pour moi, elle doit être assez rapide, assez précise, qui permet d'obtenir la du vin, et donc toute une extraction des différents composés, surtout les tanins et la couleur et la structure du vin, et ensuite on va venir la modeler, la former, moi j'ai bien parlé lorsqu'on goutte du vin de forme, et donc suivant les milésimes, on peut obtenir plus ou moins les formes que l'on souhaite, et là, chaque cuve va avoir une couleur, j'ai bien defini un cuve par cuve, c'est-à-dire rouge, noir, bleu, vert, c'est-à-dire que pour donner en fait l'intensité et la trame, en fait, de chacune des cuve, pour connaissé et de d'optimiser, en fait, cette forme-là, parce qu'on sait que chaque couleur après va être noyée à travers la assemblage finale, puisque la assemblage finale chez nous, il est simple, c'est que toutes les cuve sont assemblées, donc c'est pas nous qui décidons de l'assemblage, c'est les proportions sont liées au rendement par par celle, mais par contre, il y a un gros tri qui est fait un amont, et l'autre particularité, si je fais juste un petit retour en arrière sur karma, c'est comme sur c, c'est que souvent, on cofermente, c'est-à-dire qu'on ne vinifie pas un sépage pure, on mélange des sépages, parce que je pense que ce qui est plus fort que un sépage, c'est l'intité du lieu, l'intité du sol et du sous-sol, qui va amener vraiment cette race au niveau de la couleur. Tu viennes fait par unité pédologique, celle que tu as mentionné au début, c'est ça? Exactement. Est-ce qu'il y aurait un intérêt à décuver plutôt et à ne pas faire de macération de poste fermentaire pour avoir davantage de fraicheur et à léger les vents? Alors je ne pense pas, parce que en fait, on m'assère quand même chez nous, relativement longtemps, 20, 30 jours des fois. Et alors pourquoi ça, c'est qu'on voit que les 20, en fait, prennent une autre dimension, c'est-à-dire que après l'affairement à sur le colis, que bien sûr que c'est du vin, mais c'est du vin un peu brut, qui pour moi n'est pas le grand bordeau. Le grand bordeau, je le redis, il y a à avoir de l'éclame, il y a à avoir de la texture et cette enrobage étanique est très important, puisque quelque part, on va finir quand même cette enrobage au cours de l'élevage. Et aujourd'hui, je pense qu'on sous-estime un peu trop l'élevage à bordeaux, on peut transcendez un vin au cours de son élevage, on peut aussi à l'opposer si on élève pas bien, quelque part, l'abîmer. L'abîmer, pourquoi? Parce qu'il va être déviant, que ce soit aujourd'hui des aromatiques que l'on souhaite pas forcément, que ce soit des déviations, on va dire micro-biennes, mais ce qui est pour nous important, c'est que l'on livre aujourd'hui des 20 avec, un copulse de pureté, plus de précision, plus de définition, qui nous permettent, quelque part, d'avoir vraiment l'image et la définition du lieu. Quel type de content vous utilisez pour l'élevage? Nous, on va travailler sur trois, on va dire grand principe. On ne change pas une tradition, on va énormément travailler sur l'abarique, donc l'abarique de 255 litres, un petit contenant, avec 4 à 5 ton hudier différemme, mais avec deux majoritaires, qui nous permet d'avoir cette filiation d'année à n'année, qui nous convient bien aujourd'hui. Deuxième point, on va travailler sur des foudres, donc là, je vous parle pour karma, et on va finaliser avec un peu d'enfort. Alors, au niveau des enfants, on n'a pas dépassé aujourd'hui le seuil de 10%. Les enfants pour nous sont en argis, le seuil de sang, le but de ces enfants pour nous, c'est de garder l'énergie dans le vin, puisqu'on n'amène pas d'aromatiques secondaires. Les gris sont dégrés relativement chauffés, donc quasiment ça s'apparente de la céramique. Donc, on va aller chercher de la réduction sur cette partie du vin, qui est élevé en gré. On va en en forre. Par contre, on va aller travailler, en fait, une complexité et une amenée de gras, surtout de notre partie barique. Il y a une sorte de bois bachigné, en ce moment aussi. La perception des consommateurs ou des consommateurs du bois est peut-être un peu éronné ou marquée par l'apport aromatique que ça apporte. Je te demande comment tu vois cette question et comment tu comptes répondre au fait que le bois aussi fait des grands vingt quelque part. Tu vois quand tu me dis ça, c'est marrant, parce que souvent, on fait goûter, nous, beaucoup de vin à la vogle, et on s'aperçoit avec pas mal de consommateurs qu'ils disent qu'ils n'aiment pas le bois, mais les vingt qui préfèrent s'ils aiment boiser, malgré tout, donc lorsqu'ils savent pas que ces vingt sont élevé dans le bois ou pas, c'est déjà le premier paradoxe, parce que c'est vrai que la jeune génération d'autant plus aime se côté sucran, quand même le bois. Par contre, la wition un peu plus sensible, et là où je suis rejoignée, c'est que on avait des élevages dans les années, on va dire, il y a une dizaine, une quinzaine d'années, des chauffes un peu plus marquées, un peu plus obstentatoire, qui dominait vraiment le né des vingt. Et là aujourd'hui, je pense qu'on a jamais mis autant de fus sur les vingt-bordos, mais comme on a un peu plus intégré nos chauffes, c'est à dire des chauffes un peu plus médiumes, qui sont moins dominantes sur le caractère organoleptique, les gens ont l'impression qu'on élève moins le vingt dans les fumes, mais ce n'est pas le cas. Par contre, là où je les rejoins, c'est que, en ressent moins, par contre, on amène toujours ce qui est vraiment important, dans un élevage de main rouge au niveau du fût. C'est cette microoxygèneation ménagée qui permet de polisser le tannin après la fermentatioalcolyte, puisque la première partie se fait en macération de posse fermentaire. Mais ces élevages, et nous les premiers, c'est pour ça qu'on les a allongés pour finaliser la qualité du tannin, pour que lorsqu'on propose, même tu vois des milisimes comme 2020 au Carme, Bessie aujourd'hui, je trouve une bouteille, mais je suis sûr que tu dirais, mais elle est déjà prête à être bu. Par contre, je suis sûr d'une chose, c'est que tu prends la barre dans 50 ans. Et c'est là où on remplit, je pense, le vrai rôle de borde aujourd'hui, c'est cette plage de dégustation qui multiplie par deux ou par trois, comparée aux anciens vingt que l'on faisait, y a peut-être 20 ou 25 ans, mais sans trahir bordeaux, c'est-à-dire en proposant toujours cette richesse et cette adhienne de texture et de structure, manier, ajoutant des dimensions d'accessibilité, des clans et de frécheurs que peut-être,
légèrement perdu? Est-ce que vous travaillez avec des oeunologues conseils? Un ou des oeunologues conseils? Alors, nous ici nous travaillons avec un oeunologue conseil, puisque moi, quand je suis arrivé, il y avait déjà une personne en place qui était là, donc on a continué à travailler avec eux. L'idée pour nous de ce partenariat, c'est un partenariat en fait d'une vision, on va dire général, je m'explique. Ce que nous, nous sommes ici sur notre vineuble à Pessac, sur notre vineuble à Léonien, on est un peu quasiment un autre arsi. Et c'est vrai que le neulogue conseil nous donne aussi une vision un peu plus d'ensemble, une vision un peu plus générale de ce qui se peut se passer à Bordeaux, voire beaucoup plus large, parce que souvent les oeunologues conseils aujourd'hui ne conseillent pas que des propriétés bordelaises, et souvent ils conseillent en France voire plus, parce que beaucoup de nos conseils un peu renommés vont travailler à l'étranger. Et ça nous permet aussi de se confronter à une vision plus générale, parce que nous bions pas que. On va dire le consommateur qui va acheter des bouteilles de karma, qui veut un certain prix ne va pas acheter que karma, il va acheter beaucoup de bouteilles de d'autres régions et que ce ne pas que française, mais aussi international. Et c'est là aussi où on doit se remettre en cause, parce que toutes les régions aient évolu très vite, très rapidement. Et c'est là où on doit aussi prendre le train un marche sur ce que disait tout à l'heure Tibo, c'est-à-dire comment on peut aller chercher les futures consommateurs de Bordeaux, parce qu'on a une population qui consomme Bordeaux qui est plutôt vieillissante, et il faut qu'on intéresse de plus en plus la génération intermédiaire et la jeune génération. Et c'est là aussi où il faut les écouter, les entendre, et voir pourquoi certains vains réussissent très bien auprès de ces nouvelles générations et que nous on doit aussi s'adapter. Mais quand je parle d'adaptation, je ne parle pas de me dire, je vais transformer le 20 des karma, ou ces des karma pour cette génération, c'est juste en fait de voir quelle est leur sensibilité et de nous travailler, ou là on parlait de bois, comment on peut toujours joindre l'util à l'agrable, c'est-à-dire que toujours faire un élevage pour bonifier le 20, tout un étant intégré sur sa consommation. J'en reviens juste rapidement sur les zones de conseil. Ils ont une situation un petit peu particulière à Bordeaux, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune autre région en France, où ils ont une telle importance. D'après toi, c'est dû au fait que ce qui vous apporte, c'est ce partage d'expérience, cette vision, sur d'autres propriétés et d'autres régions. C'est ça, leur atout principale? Alors, on est de moi, je pense qu'ils ont les conseils, on beaucoup d'atouts. Alors, au karma ils ont, on va dire, ce rôle, mais par contre, on ne demande pas nous un rôle beaucoup plus technique en demandant le rôle de partage, puisque je pense qu'à un interne, on a une technicité qui est largement suffisante et largement accrue avec un directeur technique qui est, je pense, très pointu et des équipes aussi. D'ailleurs, nous c'est plutôt un à poème pour nous et un échange et comme je disais tout à l'heure, un partage. Par contre, je pense qu'aujourd'hui, certains domaines pour des raisons d'entiter peut-être de grosseurs ou autres ont besoin, en fait, d'un peu plus de conseils technique. Et c'est vrai que là, il peut vider. Ensuite, il ne faut pas oublier que là aussi. Nous avons, donc, Abordo, ce qu'on parlait tout à l'heure, un certain nombre de journalistes qui viennent nous gouter. Les journalistes ne peuvent pas tout gouter et souvent, en fait, ces zones-là conseils ont soit des laboratoires pour certains, soit des centres qui permettent de regrouper un certain nombre de propriétés qui permettent de présenter. Alors eux, ils parlaient décourir, en fait, au journaliste. C'est alors semplifilatage. Cependant, nous, par exemple, au quarts, c'est vrai qu'aujourd'hui, on a cette chance que la plupart des critiques viennent à la propriété, où nous on échange avec eux notre vision du millésime, nos processes techniques sur le millésime, parce que je pense qu'on est aussi reconnu pour notre technicité. Et donc là, le rôle du consultant, je reviens vraiment sur plus à l'échinge qu'autre chose. Tibo, on est début à Vril. Il y a la campagne des primaires qui approche. Comment est-ce que tu la prépare et qu'est-ce que tu en as tant? Alors effectivement, il y a cette campagne de primaires. Donc là, on est le 14 avril qui va commencer pile poil dans 10 jours, avec les acheteurs et critiques du monde entier qui vont bien venir se faire une première impression de ce millésime 2024. Nous, on est positif, parce que je pense que l'optimisme aujourd'hui, c'est quelque chose de très important. Et c'est quelque chose, je pense, qu'on partage tout ça à la propriété, mais non sans mesure. Dans le sens où on sait très bien quelle est le contexte, on a eu une idée de où on va et quelle est la marche à suivre. Dans le sens où on a un objectif clair à la propriété, c'est bien diffuser notre vin au consommateur du monde entier. Et être en mesure d'avoir ce feedback, on en parle souvent de se dire que dans 5-10 ans ce consommateur, il aura. Et c'est lui donner raison d'avoir acheté cette bouteille. Il faut constamment donner une raison au consommateur d'acheter une bouteille. Et nous, le meilleur de retour qu'on puisse avoir, c'est merci de nous avoir motivé à la chate de cette bouteille. Et ça, au travers des différents acteurs de la filière. Et la campagne-primeur est un moment très important pour nous, parce que c'est là où on diffuse notre vin dans le monde entier. C'est toujours un moment de l'année qui génère beaucoup d'excitation, parce qu'on reçoit un énormément de monde, mais également beaucoup de questionnements, un peu de stress, de pression, ce qui est normal, parce qu'on met quand même une partie de notre production en vente. Et un moment également où il y a beaucoup d'attentes. On a la chance qu'arme d'être dans une position où on a la reconnaissance des acteurs, on a la reconnaissance des consommateurs, mais il faut toujours rester humble dans le sens où, c'est ce qu'on disait au début, il y a beaucoup de grands vins dans le monde. Donc il faut se faire une place et il faut donner la raison au consommateur de continuer à acheter sa case de karma. La première, ça va être la qualité des vins, mais pas que. Dans le contexte actuel, est-ce que c'est une campagne-primeur qui est déterminante pour le bordel dans son ensemble? Je pense oui. Je pense que cette campagne-primeur, qu'on vous parle avec les anciens, beaucoup vous disent que cette crise est certainement une des plus brutale et surtout dans sa durée. Elle est longue. Mais je pense que c'est une crise qu'on vous voyez apparaître il y a quelques années. Donc oui, pour sa brutalité, est-ce qu'elle est nécessaire? Je ne suis pas certain, c'est le marché qu'il y a. On va bientôt passer à la dernière question traditionnelle, mais j'ai une dernière question pour toi, Guillaume, si on peut faire ça brillèvement, comment est-ce qu'on fait un grand blanc à Bordeaux? Un grand blanc? Parce qu'on a beaucoup parlé de rouges jusqu'à présent, mais il y a aussi des d'excellents blancs dans la région. Alors, donc nous, malheureusement, à ce jour, on ne fait toujours pas de blanc. En fait, techniqueement, c'est une appréhension un peu différente, c'est-à-dire que dans une autre vie, moi j'en ai fait pas mal de blanc. Mais je pense qu'à Bordeaux, aujourd'hui, il y a beaucoup d'un droit et beaucoup de château qui se lance dans le blanc et je pense à raison. Alors, à raison de pourquoi? Parce qu'abord, on a beaucoup d'un droit où on peut faire des blancs, en fait, de renon. Alors pourquoi? Je dis des blancs de renon. Parce qu'abord, on a un climat tempéré au Séannique qui nous permet, malgré tout, d'exprimer pas mal la romatique au niveau de nos sépages. Et par contre, après, derrière, à chacun, va travailler, on va dire l'expression du. soit du souvillon, du cemillon, ou d'autres sépages que les gens peuvent planter. Par contre, je pense que là où nous devons travailler sur les blancs, je pense c'est sur nos élevages, c'est-à-dire que les blancs sont pour moi des modifications un peu plus techniques puisqu'il y a beaucoup de paramètres qu'on peut modifier. Donc les massérations, ou inan, les débourvages, quels turbidités, les élevages. Est-ce qu'on fait barri de pas barri qu'une. Bon voilà, beaucoup de paramètres qui changent en fait la donne au niveau de la version finale du produit que l'on va proposer. C'est là aussi la richesse que l'on peut avoir. Mais je pense qu'aujourd'hui, les Grand Blanc de Bordeaux ont un bel avenir devant un peu.
pour la raison que quelque part, on va arriver à amener des sépages sur des endroits frais, beaucoup plus à maturité non végétale mais beaucoup plus variétale. Et ensuite on va pouvoir redonner de la race à des vieux sépages comme les sémions où je trouve que par exemple, aujourd'hui des sauternes où la production est un peu plus difficile à valoriser et à s'écouler. Ces sauternes-là font mettre une partie à un blind-sec qui sont de très très belle qualité puisque eux-mêmes ils ont toujours pareil une qualité au niveau viticole qui est assez exceptionnelle. Donc je pense que là la production ainsi que la consommation des blindes va augmenter à bordeaux. Nos échanges touchent à leur fin et donc la dernière question arrive aussi. Est-ce que vous êtes heureux? Alors du coup je vais commencer par apprendre à cette question oui énormément notamment parce qu'on a la chance de rencontrer des gens qui sont aussi passionnés que nous sur lesquels on peut avoir des échanges qui sont parfois intenses mais toujours très intéressants et ce qui nous lis à chaque fois c'est cette bouteille devant. Voilà on a eu une invitation assez généreuse il y a deux jours de la part d'amis avec Guillaume où on a partagé un moment à table avec des belles bouteilles on s'est récalé. On a découvert un blanc de l'Ariora qui avait presque 40 ans qui nous a complètement bluffé et c'est ça la magie à la beauté de ce métier. C'est le partage et la découverte. On a un peu de bruit derrière effectivement sa travail dans le chef. Alors je vais remontir ce que dit Tibo en fait être heureux on peut le voir à plusieurs niveaux. être heureux de venir tous les matins dans cet endroit assez magique hors du temps d'un bordeau mais oui affirmative être heureux de travailler avec cette équipe motiver passionnée passionnante et bien doulement affirmatif. Par contre il y a une petite part malgré tout d'inquiétude. Pourquoi inquiétude parce que là on est en pleine mouvement comme vous l'avez compris à bordeaux mais pas qu'à bordeaux dans le monde avec tous ces changements brutaux surtout on va dire macroéconomique et politique qui font que aujourd'hui on s'aperçoit que le consommateur et bé ce détourne ou pourris se détourner en fait de cette bouteille de vin qui est quand même un moment de partage assez magique et c'est pas trop vendre ou pas vendre son main c'est juste continuer auprès des jeunes générations à conserver ce bien et en fait cette éducation qui fait partie de l'art de vivre à la française pour moi comme d'un d'autres pays on a d'autres choses et nous on a vraiment cette art de vivre et je pense que la bouteille de vin en fait pleinement parti. M. Merci beaucoup. Merci à vous. Guillaume Tibo merci pour cette discussion passionnante et pour votre école chaleur. Chers auditeurs chers auditrices j'espère que cette épisode vous a plu car j'ai pris un énorme plaisir à l'enregistrer et à vous dévoiler les coulisses des carmeaux brille. Les vins je vous vrais mon lac pour des grands alors ne vous privez pas. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de l'ivresse. Réalisation Romain Becker et Florian Nunez. Merci Emmanuel Napé pour la poste production, Emmanuel Doré pour le générique original et à Lénin Mazilu pour les graphismes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là avec la T-vous et buvez bon.
Podcast Summary
Key Points:
Le podcast "Le Bon Grain de l’Ivresse" explore le métier de vigneron à Bordeaux, en mettant l’accent sur la crise actuelle et les réussites.
Les Carmes Haut-Brion, propriété unique en centre-ville de Bordeaux, bénéficie d’un microclimat et d’une diversité de sols exceptionnelle.
Guillaume Poutier (directeur général) et Tibor Richard (directeur commercial) dirigent le domaine avec une vision axée sur la signature du lieu et la technicité.
Le domaine utilise des techniques viticoles avancées (gestion hydrique, couverts végétaux, travail aux chevaux) pour s’adapter au réchauffement climatique.
Les Carmes Haut-Brion privilégie une approche environnementale globale sans certification, en raison de leur volonté de couvrir toutes les étapes de production.
Le Cabernet-Fran, cépage historique du domaine, est mis en avant pour sa capacité à exprimer le terroir.
Summary:
Ce podcast, animé par trois amis, se penche sur la crise que traverse le vignoble bordelais tout en mettant en lumière des domaines qui réussissent, comme les Carmes Haut-Brion. Ce dernier se distingue par sa situation unique en plein centre-ville de Bordeaux, sur un clos de 10 hectares. Guillaume Poutier, directeur général depuis 13 ans, et Tibor Richard, directeur commercial, expliquent comment le microclimat urbain (températures nocturnes plus élevées) et la diversité des sols (13 unités pédologiques) permettent une maturation précoce des raisins, notamment du Cabernet-Fran, cépage dominant ici.
Face au réchauffement climatique, ils adoptent des techniques précises : gestion des couverts végétaux, ajustement de la charge de raisins, et travail aux chevaux pour préserver les vieux pieds et limiter le compactage des sols. Le domaine refuse les certifications classiques, jugées trop axées sur le seul produit, et préfère une approche globale incluant la vinification et l’expédition. Pour faire face aux pressions mildiou, ils misent sur la réactivité humaine et l’engagement de leur équipe.
En somme, les Carmes Haut-Brion incarne une vision où la technicité bordelaise, la passion du terroir et une ambition environnementale cohérente créent des vins uniques, loin des copies, tout en tirant leur épingle du jeu dans un contexte difficile.
FAQs
Sa situation en centre-ville de Bordeaux, son microclimat et sa diversité de sols (13 unités pédologiques) sur 10 hectares, avec une dominante de Cabernet-Fran.
Pour préserver les vieux pieds de vigne (moins de 0,1% de destruction contre 2% avec des machines) et pour maintenir la vie des sols avec une pression réduite.
En ajustant les couverts végétaux, la surface foliaire et la charge de raisins, et en profitant de la précocité du vignoble urbain pour les millésimes tardifs.
Parce que les certifications actuelles ne couvrent que la partie viticole, alors que le domaine vise une gestion complète du bilan carbone et des résidus, de la vigne à l'expédition.
Il vient du lieu-dit 'Haut-Brion', qui désigne le point haut de la croupe où se trouve le premier grand cru classé de Bordeaux.
Grâce au microclimat urbain : les températures nocturnes plus élevées en ville accélèrent la maturation, permettant une récolte 15 jours avant leur vignoble de l'éognement.
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