Épisode 71 : Thibault Legrand, immersion dans le terroir
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Dans ce podcast, Tibo Le Grand du domaine Le Grand La Tour à Fleury-la-Rivière en Champagne partage une histoire familiale hors du commun. Son père, viticulteur passionné de géologie, a passé 26 ans à creuser à la main un réseau de galeries de 400 mètres dans une colline, révélant des strates fossilifères du Lutétien, vieilles de 45 millions d’années. La cave, appelée « cave au coquillage », expose des milliers de fossiles marins, dont des campaniles géants, des dents de requin et une feuille de vigne de 60 millions d’années, preuve que la vigne existait déjà en Champagne à cette époque. Tibo a rejoint ses parents en 2007, modernisant les pratiques : arrêt des herbicides en 2012, conversion au bio et à la biodynamie en 2016, puis sortie de la coopérative en 2017 pour élaborer ses propres vins. Il a appris la vinification auprès de son ami Flavien Novak, adoptant une approche naturelle. Aujourd’hui, le domaine allie respect du terroir, histoire géologique et innovation viticole, tandis que le père continue de creuser, transformant chaque découverte en un voyage dans le temps. Cette cave unique est ouverte aux scientifiques et aux visiteurs, offrant une immersion dans l’histoire de la Terre et du vin.
[Musique] Le vin, le jajat, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermenté. Et c'est parce que nous les mons plus que tout, que nous voulons mieux comprendre ce qui fait un bon vin. C'est pas à je, climat et terroir, il participe, mais avant tout, il y a la pâte des vignorones et des vignorones. [Musique] Je suis Romain, je suis Florion, je suis Antoine. Nous sommes trois copains et nous vous en nom, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, dans leur domaine, pour les interroger sur la magie de leur métier et leur vie au milieu des raisins, des vignes et des bariques. Bienvenue à toutes et à tous, dans le bon grain de livresse. [Musique] Chers auditeurs, chers auditrices, j'ai vous invite aujourd'hui à un voyage singulier. Un voyage en champagne, sous l'angle hénologique, évidemment, et sous l'angle géologique. Pour cela, j'ai rencontré Tibo Le Grand du domaine Le Grand La Tour à Fleur et L'arrivère. J'avais été prévenu, j'avais entendu parler de la démesure de la cave au coquillage, mais c'était encore plus impressionnant que ce que je pensais. Imaginez donc, depuis 26 ans, le père de Tibo creusse la coline mettant toujours des milliers de fossiles et coquillages. Sur place, c'est un véritable voyage dans le temps qui se lisse les parois des galeries, un voyage qui se compte en dizaines de millions d'années. Et dans ces galeries, une cave a été creusée pour accueillir la production du domaine, une histoire un peu folle que Tibo est très heureux de vous raconter. Bonjour, Tibo Le Grand. Bonjour. Merci beaucoup de nous accueillir au domaine Le Grand La Tour à Fleur et L'arrivère en champagne. Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter s'il vous plaît? Moi, je m'appelle Tibo Le Grand, je viens à Fleur et L'arrivère. J'ai commencé avec mes parents en 2007. Et puis après, on va expliquer l'histoire, la fil du temps, mon histoire, notre histoire avec mes parents en fil du temps, en fil de la visite. Oui, parce que c'est avant tout une histoire familiale ici. Plusieurs générations de viticulteurs qu'on d'abord était coopérateurs. Et vous, depuis quelques années, vous avez décidé de franchir le pas de faire du vin, c'est bien ça? C'est ça, donc mes parents étaient coopérateurs. Donc mon père lui faisait uniquement le travail de la vingue. Et après, là, on va le découvrir aussi par la suité, il était plutôt passionné par l'histoire de la champagne, plutôt par la géologie et les fossiles qu'on peut retrouver en champagne. Et puis après, moi, je suis revenu sur le domaine. Là, j'ai fait évoluer les pratiques au domaine et du coup les vins aussi. Qu'est-ce qui t'a donné envie de sortir de la coopération et de faire des vins? Ça, on va le découvrir un peu plus loin, ça. On va pas les trop vite. OK, alors on avance, on est dans un lieu là qui s'appelle la cave au coquillage et que tu vas nous présenter petit à petit. On y va? Donc là, on est dans les anciennes caves champs noises. Et donc à fleur et la rivière, on descend pas à la cave, mais on monte à la cave. Donc là, on est monté à l'étage. Et ça, c'est parce qu'on a dans ces câbles-là le sous-sol naturel. Donc la roche naturelle qui est un sable quelqu'un qui a permis aux anciens de creuser les caves sans devoir masonner. Donc on voit les voutes, sont allés à même le sable. Par contre, en dessous, on a des sables fins. Les sables fins étant plus fragiles. Là, ils ont dû masonner les banemurs. Donc nous, on est originaire de vendière. Ça est une dizaine de kilomètres d'ici sur le même couteau. Et mon père, quand il était enfant, est de vers amasser les cailloux dans les vingues et dès qu'il voyait une empreinte de fossile et il le mettait de côté. Et quand il est 18 ans, il a eu un petit ouvrage sur le village de fleur et la rivière. Donc ce village-ci, où là, les coquillages sont extrêmement bien conservés, du à une couche d'argile qui y a juste au-dessus de ces sables-là, qui a empêché l'infiltration d'eau et la dissolution des coquillages. Donc il venait régulièrement à fleurer les rivières. Il profiterait d'un arrachage de vingue, du petit bois de fleurie qui est en plein dans la couche fossile-faire, pour trouver les fossiles. Il a acheté aussi un peu partout en champagne et en France, suivant les vacances, les copains. Mais quand il venait à fleurer les rivières, il se dit à cette dommage d'extraire les fossiles pour les mettre dans une vitrine. Il faudra un lieu. On puisse laisser dans leur milieu naturel. Et quoi de mieux que les caves à fleur y, vu que les caves sont en plein dans la couche fossile-faire. Donc là, il s'est mis à la recherche de caves à fleur y. Puis en 1993, en 1995, il a pu accraire deux maisons avec deux entrées de caves, deux maisons voisines. Et à partir de cette deux entrées de caves, il a creusé tout un réseau de galerie. Donc là, ça fait 26 ans qui creusent, ce réseau de galerie pour les relier ensemble, et montrer toute cette couche fossile-faire. Donc c'est ce qu'on va voir juste après là. Il y a quelle distance de galerie aujourd'hui, quelle longueur? Alors nous, la visite, on va marcher environ 250 mètres, mais avec les amores de caves, les caves et tout qu'il a pu faire à droite à gauche, il a creusé environ 400 mètres de caves, en 26 ans de temps. Tout seul. Tout seul. Et il creuse toujours. Peut-être, on va l'entendre, je pense, tout à l'heure. On l'a vu, surtout, tout à l'heure, avec les mains, un petit peu, comme on dit, poussièreusement, on va dire quoi. Donc on a cru comprendre que c'était lui qui creusait. C'est ça. C'est ça, il est dans son bac à sable. Ah, vrai, enfin. Donc là, on est dans cette fameuse ancienne cave, champénoise. Et dans cette cave-là, on explique l'évolution de la vie sur terre. Donc là, on va avoir différents globes, avec différentes paléologiques, donc différents fosséries qui correspondent à chaque paléage géologique, mais qui ne vont pas promener un décive, que là, on n'en a pas des enchampagnes, des terrains assez anciens pour retrouver tous ces fosséries-là. Donc sur ce premier globe-là, on va passer, on commence à moins 450 millions d'années. Donc c'est des fossiles qui ont 450 millions d'années, et eux qui viennent de Bretagne. Là, on va des fossiles prises dans une roche très dense et très foncée. Oui, après, voilà. Chaque période va avoir chaque différent fossile. Donc là, par exemple, on a des fougères, des entraines de feuilles, de fougères, avec à côté un peu plus noir, le tronc de la fougère. c'était à l'époque, c'était le carbonyfer, c'était vraiment des forêts de fougers. c'est pas la petite fougère que l'on connait aujourd'hui, c'était vraiment des fougers arborés, sans de quoi. - - - - - - - - - - - - - - - - On continue à progresser, on passe devant les ammonites du juracique. 180 millions d'années. - - - - Et nous, en champagne, on va commencer à ce globe-ci. Avec la des amounites, donc lui, Crétace et M. qui viennent de l'aub. Dans la main, pareil, on n'a pas de terrain assez ancien pour retrouver les amounites. Donc, là, il faudra aller dans l'aub. - On y aura un de ces quatre. On y aura voir aussi là-bas. Ici, on voit la Crêche en Penoise. Donc, on connaît bien cette Crêche et le fossile caractéristique de la Crêche en Penoise est le Roce de Belémite. Donc, ça, c'est l'ancêtre de la sèche et venait autour le moulusque. Donc, c'était un peu l'os du l'animal. Là, on est à moins 80 millions d'années. C'est ça? - - - Oui. Donc, là, la couleur a radicalement changé, effectivement, on est dans la Crêche en Penoise. Blanche, très blanche et très friable. - - - La Belémite, on l'a bois représentée sur le schéma juste ici. Donc, voilà, c'est une sorte de calamar. Est-ce qu'on voit ce qui ressemble à la plume du calamar aujourd'hui? - - - - C'est vraiment la partie dure, donc, ça va venir autour le moulusque, qu'on a partie intérieure de l'animal. Ici, on est à Cézanne, donc on est toujours dans la marne. Et à Cézanne, il y a des feuilles qui ont été emprisonnées dans une noe calcaire. Donc, calcaire, c'est dur, si. Un garde et l'empreinte de la feuille. Et donc, on va avoir différentes espèces de feuilles. Donc, une feuille de ving, on la vaut de celui-là, à les fragmentaires. Mais ça, c'est une des premières feuilles de ving au monde. Donc, c'est la vitiste Cézanne-Henthys. Et donc, il y a 60 millions d'années en champagne. Il y avait déjà de la vingue. Alors, quoi de mieux pour mon père? Un viticulter, un champs-nois, d'avoir trouvé une des premières feuilles de ving au monde. Et en plus, un champs-nois. Alors, on est dans l'air du Tannetien. C'est ça? Tannetien en pardon. Effectivement, il a dû. C'est un jour en qui doit être gravé dans sa tête le jour où il a trouvé cette feuille. Alors, l'anegdo, c'est qu'il avait une vingtaine d'années. Par contre, ça fait que quelques années, qu'il a pu identifier la feuille et dire que c'est une feuille de vingue. Donc, quand il l'a trouvé, il ne savait pas que c'était une feuille de vingue. C'est vrai que, allez, entre 5 et 10 ans, on sait que c'est une feuille de vingue, mais il l'avait trouvé maintenant, il y a une quarantaine d'années. On passe ensuite au cuisien. Voilà, le cuisien, mais les cuisien, c'est les sables fins que l'on a juste derrière le mur ici. Donc, juste avant le lute-tien, la prochaine strata que l'on va voir. Et là, ces fossiles-là, par contre, nous, à florel à révière, ces sables-là ne sont pas fossiles, il faut aller de l'autre côté des pernets. Ça a un petit village qui s'appelle Mansie pour retrouver les fossiles du cuisien. Alors, on a des spécimens ou des objets des fossiles très différents. Voilà, on a des dents de crocodiles, on a des écahes de poisson, un peu de coquillage du bois petrifié et des terrèdes d'initien. Donc, ça, c'était des animaux perforateurs du bois. Le bois petrifié qui vient directement de vendir votre village d'origine. C'est ça. C'est ça. Ici, on commence à percevoir la sur l'eau de la cave. Une petite couche qui fait 5 cm d'épaisseur avec plein plein de coquillage. Donc, cette couche-là est vraiment horizontal. Si on coupait la colline en deux, la montagne en deux, on aurait vraiment une strata avec plein plein de coquillage. Et mon père, il savait envoyer en sac, Merci.
de mettre au-dessus de cette couche-là, il était dans la couche la plus spectaculaire. C'est pour ça qu'à partir d'ici, on a commencé à monter. Comment est-ce qu'il savait ça? C'est l'expérience du terrain. Ici, quand on a acheté la câble, la câble s'arrêtait à la stand-on-roci. Et c'est en 1997 où la mise son premier coup de marthopiqueur. Maintenant, tout ce que l'on va voir, c'est 26 ans de creusement. On creuse à l'aide d'un marthopiqueur électrique, comme on peut voir sur les photos ici, au piochon et au couteau quand il y a des coquillages, et à la pelle et à la boîte pour évacuer les sables. Donc, de ce format-là de câble, il creuse environ 30 cm par jour et il sort de tonne de sable par jour. Ok. Qu'est-ce qui fait du sable et des roches qui les vacuent? C'est un sable qui apprend très bien sa place. Et du coup, qui est très pratique, donc dans le village, on nous en demande régulièrement. Par exemple, après une construction, on peut remettre autour, si on veut refaire un chemin, on met un terrain un peu à plat. C'est un sable qui va bien durcir et qui apprend bien sa place. Et du coup, il y a plus de nement que ce que mon père creuse. Donc, ça c'est simple de le donner. Et comme vous le disiez tout à l'heure, on voit donc ces creusées directement dans la roche. Et il n'y a aucun ouvrage de maçonnerie ici. Non. Donc, c'est un sable calcaire qui est dur du fait du calcaire. Et donc, on peut creuser à droite et à gauche comme on le souhaite. On a juste une certaine largeur à pas dépasser, une certaine auteur toujours en forme votée. Et si on est dans ce cadre là, il n'y a aucun souci. Donc, là, maintenant, tous les coquillages que l'on va voir, dans les différentes niches, proviennent des câbles. Rien, ne vient de l'extérieur tout. T'as été trouvé dans ces câbles. Donc, c'était l'époque du littécien. Ça a 45 millions d'années. Tout ce que l'on va voir, maintenant, c'est 45 millions d'années. Et donc, dans ces sables, il y a environ 300 espèces de coquillages différents. Alors, il y en a qu'on va trouver fréquemment, puis d'autres, qui seront plus rares un peu comme les espèces actuelles. Et si on a le plus spectaculaire, donc le campagnie gigantéum, donc de par sa taille, qui est un coquillage qui va mesurer entre 40 et 60 cm de long. Donc, c'est un des plus gros gastéropodes qui évequent sur terrain. Je veux dire que ça s'incroyable. Donc, on lève la tête et on a des énormes coquillages pris dans la roche. C'est assez impressionnant. Dans cette niche-là, depuis tout à l'heure, on a vu pas mal de coquillage, mais dans ces sables, on ne retrouve pas que du coquillage. On va avoir sur la planche centrale des dents de rocaines et de crocodiles. À gauche, on va avoir des coraux et des peins de crabe. Au-dessus, avec le côté un petit peu nacré, on a le notile. Extrême gauche, ici, on a le rostre de Belosépiais. Donc, comme tout à l'heure, dans la craie avec la bêlée mnite, c'est l'ancêtre de la sèche, venait autour le moulusque. À côté, on a de la carapace de tortue des peines vides enterres de ré. Au-dessus, on a des dents d'animaux terrestres. Vu qu'ici, on était en bord d'héroïvage et les animaux qui sont morts en bord d'héroïvage ont pu être charrient un petit peu par la mer. Donc, on a un cauchon et un petit fal de l'époque. Et à l'extrême droite, lesours ça. Et ça, c'est découvert que vous faites là. Ça interesse des scientifiques. Il y a des gens qui viennent voir ce que vous mettez à jour. Oui, alors on a déjà eu des personnes qui viennent, qui viennent faire aussi de nouvelles études, qui vont nous enrichir nos connaissances. Et donc, le lieu, il est bien sûr ouvert aux scientifiques, aux étudiants, qui veulent venir faire de nouvelles recherches. Alors, on a une belle carte là-dedans-nous, qui nous montre un peu, enfin, qui nous montre la France et l'étendue des maires. Il y a 45 millions d'années, c'est bien ça. Oui, donc, il y a 45 millions d'années. Les continents n'étaient pas du tout ce qu'ils sont aujourd'hui. Donc, là, on voit ici la Terre, la mer. Et donc, nous, on était à l'extrême est du bassin parisien. Donc, les Alpes, de soi, bien sûr, n'existaient pas. Et après, avec les millions d'années, donc il y a eu des mouvements dans les continents, jusqu'à la création des continents actuels. Donc, là concrètement, on voit que toute la partie, enfin, il y a toute une partie au nord, ce qui est aujourd'hui la France, au Tue de Paris, qui était sous l'eau et une bonne partie de la champagne actuelle. Exactement, c'est ça. Et donc, en champagne, on va aussi avoir différentes périodes géologiques. Par exemple, qui était une mer plus ancienne, donc il y a eu des mouvements aussi avant. Et donc qui va former la champagne, donc c'est différentes estrates, c'est par exemple sur un couteau. Si on a en bas du couteau ou du couteau, on n'en a pas la même stratéologique. Due à ces différentes maires. Donc là, on continue à progresser dans les caves. Il y a des gros campagnes qui dépassent des murs qui sont encore pris dans la roche. Et on arrive face à un puits. Oui, donc là, pour la sécurité, pour pouvoir recevoir du public, on a dû faire une zone de refuge. Ces zones de refuge devaient alimentaire en air, donc on a dû faire un forage qu'on voit au-dessus. Et on a profité de ce forage là pour montrer l'intégralité de ce sable calcaire. Donc, il mesure environ une dizaine de maîtres d'épaisseur, donc on peut voir juste devant nous. Et l'idée, après, c'était de montrer les différentes strates. Donc, on voit, dessus, le sable est plutôt homogène, plutôt jaune. Devant nous, c'est un peu plus foncé, c'est dû à tous les fragments de coquillage. Après, on retrouve un sable plutôt homogène. Et plus bas, on retrouve les petites nines qu'on avait en début de câble avec tous les coquillages. Donc, nous, début de câble, on était au niveau de la première ligne, la ligne A. Et maintenant, on est bien monté au dessus pour avoir la. pour être dans la couche la plus spectaculaire. Donc, là, ça veut dire concrètement que on est à 28 m sous la surface, comme c'est indiqué là sur le panneau sur la gauche, enventait rien. Et en fait, on est directement sous le couteau qui surplomb le village. Exactement, le village lui est batti à Mikoto. Et donc, nous, on a la maison qui a collé au couteau, qui est contre le couteau. Donc, les câbles, elles rentrent dans le couteau. Donc au début, on va être à quelques mètres sous terre. Mais vu que nous, on creuse à l'horizontale et que le couteau lui monte, même plus on avance dans le couteau, plus on s'enfonce dans le couteau, et plus on va prendre de la profondeur. Donc, si on continue toujours dans cette direction-là, là, en ce moment, on a 30 mètres sous terre, mais après, on sera 40, 50 mètres, jusqu'à arriver au top de la colline. Comme on disait au début, mon père, lui, était viticuleteur, il était récolteant coopérateur. Moi, je suis revenu travailler avec mes parents en 2007. Je n'ai aucune formation de la ligne éduvain. Donc mon père m'a appris le travail de la ligne, classiquement. En 2012, on arrête les herbicides. En 2016, on passe en bio et en bio dynamique. Ce n'était plus cohérent avec la coopérative. Du coup, en 2017, on décide de quitter la coopérative et de faire le vin. Au début, n'ayant pas de pressoir un hid cuvri pour presser les raisins. J'ai demandé à mon ami d'enfance qui est Flavien Novak, qui sort vendière, de me presser les raisins. Donc je pressais chez lui, j'entonnais chez lui, et après, je ramener les tonneaux à la maison. Ce qui était bien, c'est que, toujours, on n'aille pas fait d'études dans la vie n'y éleuvain. Mon père n'est jamais vinifié. C'est Flavien qui m'a appris à vinifier. Et lui avait déjà une approche plutôt naturelle du vin. Donc ça m'a permis d'avoir une approche déjà naturelle dans le vin. Et ne pas te voir apprendre tout ce qu'il ne faut pas apprendre à l'école. Le bio et la biodidnani vous y a t'arri. Vous y a t'arrivez comment? J'ai dit que j'ai répondu à cette question là, parce que ça s'est fait un peu naturellement. C'est l'arrêt des herbicides, au début où, voilà, d'or travailler les sols, d'or voir la terre et tout ça, qui m'a fait un peu motivé. Après, j'avais déjà été dans mon tourage, un miquel des copains qui étaient déjà en biodidnami. Donc ça m'a peut-être un peu donné l'envie aussi. Et puis, 2016, vraiment, de passer le pass, c'est que Flavien avait aussi la même idée de faire la conversion et on l'a fait tous les deux ensemble. Donc c'est vrai que d'avancer à deux, c'est beaucoup plus motivant que d'être tout seul dans son coin. Donc on sait un peu porter l'un d'autre avec Flavien dans la conversion et l'évolution de nos domaines. Et l'arrêt des herbicides déjà, puisque c'est ça un peu la gênesse, qu'est-ce qui vous avez amené à stopper? Je sais pas, ça m'a appris un coup de tête peut-être. J'ai toujours fait beaucoup de montagnes, j'aime bien la montagne, et d'avoir ressorti les vieux outils de mon père, du travail du sol, j'ai trouvé un peu ce côté nature et tout ça. Et ça m'a vite pris et je suis vite arrivé à 0 herbicide. 2012, on était 80% de 2013 à 100% en 0 herbicide. Et ça, la coppe à l'époque, elle le valorisait, le fait que vous vous aidez, y a fait ces changements-là? Non, parce que la copérative, on a mis le nair à un tout et mes langes. C'était la problématique à la copérative. C'est des gros pressoirs, et moi, une journée, je ne connais même pas, l'équivalent d'un pressoir. Donc il n'y avait pas possibilité de séparer.
En maintenant, il y a le VDC où il valorise un peu plus, mais ce n'est pas du tout cohérent avec ce que l'on fait, ça n'a rien à voir avec ce que l'on fait dans les lignes. VDC, c'est vie de culture durable en champagne, qui est un label local qui permet de mieux valoriser certains raisons, notamment en près des coptes, c'est ça? Oui, c'est au près des coptes, au près des maisons. Voilà, c'est pas forcément un label. Voilà, toute la champagne qui est VDC. C'est plus un côté administratif, qui n'a qu'un côté éculture, elle, comment dire? On est ici sur la copte, je peux aller pour les petits pays sur le bio. On va quitter la copte, donc je presse pendant 4 ans chez Flavien. Depuis 2021, maintenant, on a fait un pressoir ici. On a deux petits pressoires de 2000 kilos en traditionnel. Et à côté de ça, j'ai demandé à mon père de me croiser les cas pour mettre les bouteilles et les tonos. Depuis 2017, il me croise les cas pour mettre les bouteilles et les tonos. Vous l'avez mentionné le fait que. Vous pouvez même pas remplir un pressoir en une journée, ce qu'on n'a pas encore dit, c'est que c'est un domaine de taille modeste. Vous avez 4 hectares en exploitation, ça a bien ça? Oui, on est sur 4 hectares, ce qui est déjà bien, un limite de trop pour moi. Mais voilà, ça se passe plutôt bien sur 4 hectares. Ça va être que plus. Plus on est grand, plus d'avoir nos petites logistiques de petits domaines et compliqué, et quoi. Donc même avec moi, on peut être plus pointue. Je pense qu'on pourrait être pointue sur plus grand, mais il faut trouver une bonne équipe. Ça va, pour son 4 hectares, j'ai une bonne équipe. C'est ça qui fait qu'on peut aller loin. Après, sur plus grand, il faut trouver les personnes qui veulent lui insuiver. L'ambiance a totalement changé. Peut-être que nos auditeurs et nos auditeres tristes l'entend parce que le son est différent de ce qu'on entendait à l'instant dans les galeries. C'est toujours les mêmes matériaux au mur. On est toujours au milieu de ce tufau. Mais c'est creusé de manière un petit peu plus. Comment dire? Ordonner, on va dire, avec des alcoves où il y a des bouteilles qui reposent. Et ce qui a changé aussi, dans l'ambiance, c'est l'odeur. On sent qu'on est dans une ambiance de cave ici. Ça sent un petit peu le raisin et le vent. On voit sur les caves précédents tous les coups de marqueurs et le côté alléatoire du creusement. Ici, pour la finition, je vais faire un gabarit pour la cave. Comme ça, la cave est très régulière et il finit tous les murs aux petits piochons. Tous les petits piques, c'est des coups de piochons, ce qui évite d'avoir le coup de marqueurs qui était lui plus grossier. Donc, on a demandé quelque chose de plus régulier pour faire vraiment l'ancienne cave, championne ouasse quoi. La ligne droite, il l'avait déjà creusé avant 2017, par contre du format de cave précédent et ça a partir du 2017, où là, je vais demander quelque chose de plus régulier. Et tout ce qui est caveau à une ex que l'on voit, là, est écrusé après 2017. Et pour le coup, le Covid m'a bien aidé, parce qu'on était fermé au public, on ne pouvait pas acquérir du public dans la cave. Et là, il a pu creuser 10h par jour, 7h sur 7, non stop. Du coup, j'ai fri pas mal de mettre de cave à ce moment-là. Alors, c'est aussi une ambiance qui est bonne pour, justement, vinifier, fervir les bouteilles en termes d'humidité et température. Oui, là, c'est cavité, parce qu'on a 12 degrés toute l'année, pas de variation de température, on est 30 mètres sous terre, et entre 95 et 100% d'humidité. Donc, alors là, pour le vin, c'est l'idéal. Mais avant par les 20, on va déjà par les vingues, parce que la priorité, avant tout, c'est de faire des bours raisins. Donc, en biodynamie depuis 2016, avec une biodynamie qui est évolue, qui va continuer à évoluer. Donc, avant, on a été un bio un peu maîtrisé, où il y a un travail du sol, les vingues étaient renies au carré. Et maintenant, on a fait évoluer, où on a retiré, par exemple, les tracteurs. On a pu de tracteurs dans les vingues. Par exemple, en ce moment, c'est le moment de la taille. Et bien, au lieu de mettre les bois par terre pour un amener un broyer derrière et les réduits en petits morceaux. Ce que l'on fait, c'est qu'au moment de la taille, on va couper les bois en petits morceaux, ce qui nous évite d'enlever une machine pour broyer qui est du tassement de sol, de l'essence et du bruit. Autre exemple, on ne rend plus les vingues. Toutes les vingues sont trécées. J'ai toujours tendance à dire, l'être humain est un problématique qui cherche une solution au problème. La problématique de l'être humain était de mécaniser la ving. La solution était de la ronnier au carré. Sauf que quand on ronge la ving, on coupe la pexe. Là, ça va déjà faire une blessure à la vingue. Elle va devoir s'icatriser au niveau de la coupe, un peu comme nous, quand on se coupe, on va devoir s'icatriser et prendre de l'énergie pour s'icatriser. C'est pareil pour la vingue. Et la vingue, elle a besoin d'un apex. Quand on lui coupe la pexe, elle va faire des entre-queurs. C'est des brains secondaires qui vont pousser sur le côté. En général, au niveau de la zone de rap. Et là, la nouvelle problématique de l'être humain c'est qu'il y avait des brains secondaires qui poussaient sur le côté. Donc là, il a ressorti la ronnier. Chaque fois que ces brains là repous, c'est mon ron-rong, ce qui est refait du tassement de sol, du bruit et de laissances. Et il nous les sur pour la vingue. Et la problématique, selon, c'était qu'à force, d'avoir des entre-queurs qui poussent au niveau de la zone de rap. Et bien, on a eu un amat-faire. Donc là, la solution s'était inventée et n'est furieuse. On n'a pas cherché une solution au problème, mais la cause du problème, la cause du problème, c'était de ronnier. On arrête de ronnier, on tresse, on a pu d'entre-queurs, on a pu d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, plus d'entre-queurs, et la vingue. Et ça se passe bien aussi. Donc l'idée, c'est d'essayer de faire le plus simplement possible avec le moins de matériel possible. Très peu de travail du sol aussi. Donc on a beaucoup d'herbes au sol. L'idée, pareil, vous imaginez que nous, être humains, on est l'espèce la plus développée sur terre. Mais imaginez-nous qu'il n'est espèce au-dessus de nous qui tous les 15 jours venait raser notre village. On serait quand même dégoûté. Et c'est pareil, par exemple, pour les formilliers, qui m'ont formé le petit village dans le sol. Si on arrive même avec une charrue tous les 15 jours et qu'on détruit la formillière, on va devoir recommencer à faire sa formillière. L'idée, c'est d'être le moins impactant possible sur cette vie du sol, donc de moins traîner les sols possibles. Par contre, on reste sur une culture. C'est difficile de faire zéro travail du sol, parce que, au bout d'un moment, on va vraiment dégraminer des espèces de l'herbe qui vont être un peu plus concurrentiel pour la ligne, en termes d'eau et d'asote. Et du coup, là, il va falloir en retirer un petit peu. Comment ça s'est passé avec vos parents, quand vous avez commencé à me laisser des nœuds aux domaines? Là, j'ai de la chance. En champagne, je pense dans le milieu de la vie de culture générale, quand les enfants arrivent, les parents, c'est un moment où on a fait comme ça, on continue comme ça et c'est difficile de changer les choses. Ou tiens, voilà, on a 10 hectares, on a 10 hectares, on prend la parcelle de 10 ans, et puis si dans 5 ans, on voit que ça va bien, peut-être, on aura 20 ans pour ta musique. Et là, j'ai le 2016, on veut passer en bio, mon père me laisse passer l'intégralité du vigno blanc bio. 2016, c'était une année compliquée, on n'avait pas l'expérience, le matériel, donc on perd quand même pas mal de raisins, ou c'est la première fois où on voyait autant de milieux, surtout pour mon père, c'est la première fois que il y avait du milieux comme ça. Donc, c'était quand même assez compliqué. Mais même après 2016, il me laisse en 2017, pour nous ce qui était encore le plus dur, c'était quitter la coopérative, vu que c'est quelque chose qui est très sécurise. Et en 2017, il me laisse quitter la coopérative. Donc là-dessus, j'ai eu des parents assez cool et après on voit, c'est bien, parce que ça a évolué dans le bon sens et ça a fonctionné. Mais ils ont été sympas de même faire confiance. C'est-à-dire qu'il y a eu une période de très peu de transition, en fait, entre le moment où vous appartiez vos raisins à la COP, et le moment où vous produisiez vos bouts à ICT, quasiment tout au reyant d'une année sur l'autre. Oui, parce que la coopérative, on devait, c'est soit, je restais, soit, genre, 200% de la coopérative. Donc, du coup, on a retiré 100% de la coopérative. Par contre, au début, je n'ai pas vinifie l'intégralité de ce que je pouvais faire des 4 hectares. J'ai quand même vendu des kilones raisins à différents zones. Ne sachant pas si ça allait être bon, si ça allait être bon. Au début, j'ai commencé par un petit volume. C'est être comprend pour faire le vin et puis maintenant on vinifie l'intégralité. On passe à la vérification, c'était ça le sujet suillon. L'idée, c'est de faire des bon raisins. Je continue à faire un petit point sur la ligne. On a beaucoup d'air, on a aussi des arbres dans les vignes. Donc, des arbres qu'on a planté, mais maintenant qu'on travaille plus les sols, il y a aussi des arbres qui poussent naturellement dans les vignes. Tout ça a fait quand même qu'on a baissé les vigueurs dans les vignes. Donc, on baisse en rendement. Par contre, on gagne en maturité et en aromatique dans les jeux. Après, on coïtout en petites cassettes. Donc, des petites cassettes de 10 kilos. L'idée, c'est d'être le moins trituré les raisins, que quand classiquement, on va crier dans la sauve, venez dans une grosse caisse. Après, la grosse caisse, la charrie, ce qui va déjà la chute du saut dans la grosse caisse plus le testement dans la grosse caisse. On va déjà impacter le raisin. Que les petites caisses, on va voir des raisins intactes.
qui arrive au pressoir. Pour d'une énorme idée, avec une cléète classique, au moment du chargement du pressoir, on va avoir une centaine de litres de jus qui va s'écouler pendant le moment du chargement. Nous on a réduits cette centaine de litres à 5 litres. Donc on a vraiment aucune perte de jus et ces premiers jus sont de la cuvée, vu que c'est des premiers jus qui coule. Oui, la cuvée, ce dont vous parlez là, c'est le fractionnement des jus en champagne. La cuvée, la taille, les rebeches, la cuvée et la taille qui servent à produire les vents sous appellation champagne avec une réglementation précise sur la quantité de jus qui peut rentrer dans la cuvée et dans la taille. C'est ça. Donc sa cuvée, c'est 20 hecto et la taille sont 1/4 000 kilos, sur la base 1/4 000 kilos. Il y a 20 hecto de cuvée et 50/50 de taille. Et mon l'occurrence, maintenant à la maison, je ne sais pas plus le cuvée taille, vu que à la fin, chez nous, on n'a pas des grands rendements, donc on ne fait pas les rendements champenoires, et donc on vinifie l'intégralité des raisins. Et pour moi, le raisin, c'est une entiarté. La cuvée va me donner plus de finesse, la taille va me donner plus de richesse. Les deux ensemble, donc maintenant, c'est pas un, je ne sais pas, très rarement. Mais l'idée, c'est vraiment de pas alterer ces premiers jus et de les perdre, les jus, entre guillemets et d'autopressurage, cela, on les écarte. Donc là, on gagne vraiment des premiers jus au moment du pressoir. Ça veut dire que vous venez en danger sensiblement plus tard que les voisins, vous allez chercher des maturités un peu plus importantes ou pas? En général, la coppe a le ferme et nous on ouvre. Pour donner une ordre d'idée, c'est ça. On est toujours, il y a une semaine, 15 jours, après le village, mais c'est bien, on est tranquille dans les chemins. Ça veut dire que vous arrivez avec des deux grés, relativement élevés pour le vin clair? Il est élevé. Probablement autour de 12 ou quelque chose comme ça? Souvent, les années, il y a des années 8, ça peut monter à 12, alors en général, on va être entre 11 et 12. Là, c'est vrai que ces dernières années, on a eu des vendanges assez tardives avec des maturités qui avaient du mal à monter. Donc là, on est plutôt aux alentours de 11. Après, le 2° reste un indicateur. C'est un jeu à 11. La maturité sera là, qu'une autre année, ça sera plutôt à 12. Donc, c'est un indicateur. C'est pas le 2° qui donne, qui va nous donner un date de collette. Avant tout, il faut gouter les raisins. Et après, c'est ça qui va nous donner les chiffres. C'est bien, mais il goutait ses mieux. C'est quoi un raisin mur? Quand est-ce que vous êtes content? Quand il y a aromatiquement, déjà quand les jugues, le juillet goutte aromatiquement, après on regarde aussi les paie-pains, les raisins qui soient murs, la rafle, ça serait quand champagne, il y en a difficilement des rafles murs. Mais voilà, quand la rafle commence à impronir, que les paie-pains impronisent et que aromatiquement dans le juin, on a quelque chose d'équilibré. Et voilà, pour événation, on regarde un petit peu les acides, et la maturité, mais c'est un tout. J'avance un tout petit peu. J'ai cru en temps de parler de tirage au mou ici. Vous avancez trop vite. Continuez l'histoire. On n'y est pas. Donc, c'est pressé. Par gravité, ça coule dans une cuve de débonbage et un léger débonbage naturel. Et par gravité, après on m'entonne. On ramène tous les tonneaux ici dans la cave et ça part naturellement en fermement. Ici, il fait 12 degrés, à 12 degrés, les levures, elles ne vont pas faire un sprint. Ça fait plutôt une longue marche tranquille. Et du coup, on va avoir des fermementations assez longues. Entre deux et six mois, entre deux et six mois. Même trois et six mois. Classiquement, je n'en pagne une fermementation. C'est deux semaines. On remonte des longues fermementations. Et donc pendant un an, je ne vais rien faire. Il n'y a pas de sous-chirage, pas de picturation, pas de passage au froid, pas de collage. Enfin, on ne fait rien. On ne met aucun produit uneologique dans les vins sauf du souffre si besoin. Comme nous, être humains, si on n'est pas malade, de ce matin, on n'est pas malade. On ne va pas prendre un médicament au caout dans son malade. Demain, on est malade et on va se soigner. Pour moi, le vent s'est pareil. Si mes résins sont ça, si mon vent est ça, je vais pas mettre de souffre. Si je vois qu'il y a une problématique ou une tendance à problématique, je ne m'intère à mettre un petit peu de souffre. Donc ça reste un an en tonneau. On ne fait rien pendant un an. Et au bout d'un an, là, je vais faire mes soutirages et mes assemblages. Pour faire mes assemblages, j'ai regardé sur quel stratéologique poussait chaque parcèle de mine. Et toutes les parcels de mine qui poussent sur la même stratéologique, je vais les assembler ensemble. Donc dans mon parcèle, j'ai le campagnien, c'est la crèche en peinoise qu'on a vu au début. Là, j'ai qu'une seule personne en me lié. Donc c'est un 100% menier sur le campagnien. Au dessus, on a l'hyprésien. C'est les sables fins qu'il y a juste en dessous, qui étaient derrière le mur du départ. Là, on a des monnaies et des pinoenoires. Au dessus, on a le lutécien. C'est ce que c'est sable là. Là, j'ai des chardonnets et des pinoenoires. Et tout en haut du couteau, on a le Bartonien. Et le Bartonien, j'ai qu'une petite parcèle de mine où je fais du vin rouge avec. J'ai une autre parcèle qui est en bas de couteau, mais qui n'est pas sur une géologie franche. Avec les millions d'années, il y a eu des glissements de terrain, des ébullements. Et si on mélange tout, les stratéologiques du couteau, ils présient lutécien et Bartonien. Ça va former les ocènes. Donc, j'ai une cuveille qui s'appelle les ocènes. Je fais mes assemblages par rapport au stratéologique. Et après, on va mettre en bouteille. Nous en tonneau, donc on a un blanc, un vin clair. L'idée, c'est d'avoir un vin effervescent en champagne. Pour ça, on va faire une prise de mousse. L'acquisiquement, on rajoute du sucre et de le mur. 24 g de sucre, on va nous donner 6 bars de pression. Et ce sucre là, faire longtemps dans la bouteille. Il va se transformer en alcool et donner à 2,5 g de colle. Dans la bouteille. Si en tonneau, j'ai un vin à 1,5 g de grége, même les 24 g de sucre. Avec cette fermentation, on aura un champagne à 12,5 g. Donc, ça, pour une cuveille, qu'à cuveille présière, on mentir avec du sucre classique. Nous on prend un sucre issu de résins, que l'on appelle MCR. On va mettre 24 g de ce sucre là, qui va mettre plutôt 20 g de gramme, qui va me donner 5 bars de pression et un petit bar et demi de vrai en plus. Les autres cuveilles, ce que je fais, c'est que nous, on en produisent naturellement du sucre, on veut qu'on fait du jus de résins. Et donc, au lieu, je vais attendre, ça reste un an en tonneau, je fais mes assemblages, et je vais attendre l'avandant de l'année suivante pour pouvoir faire ma prise de mousse. Donc, je vais mettre du jus de résins de l'année suivante, non, non, non, non. Et c'est ce jus de résins là, qui va faire monter dans la bouteille. Ce qui nous permet d'avoir de maîtriser l'intégralité de ce qui rentre dans la bouteille, je n'ai pas de champs de bétrable. Donc, j'aurais eu un champs de bétrable et j'aurais pu utiliser mon sucre pour me donner de mon champs. Par contre, on a fait du résins. Donc, on utilise le sucre de ce résins là. Ce qui va avoir la vantage, donc d'abord, un champagne, juste avec du résin dedans. Et l'autre avantage, c'est que quand on rajoute du jus de résins pour la prise de mousse, on a vu tout à l'heure qu'on, que 24 g de nez, c'est un degré une mi d'alcool en plus. Sauf que là, on ne rajoute pas que du jus de résins. On rajoute toute la matière résins, l'eau, etc. Et bien ce sucre-là va alcooliser sa propre matière. Donc, si en tonneau, j'ai un 11 degré et j'ai un jus de résins qui a un pot essentiel de 11 degré. C'est comme si je mélangeais devant 11 degré. Je reste à 11 degré. J'ai pas l'augmentation d'alcool. J'ai pas l'augmentation d'alcool d'un degré une mi. Et maintenant, comme on le disait tout à l'heure, on a avec nos techniques culturelles, avec le réchauffement climatique. On va chercher les résins de plus en plus mûres, proche des 12. Et si on rajoute un sucre sec, on aura des champagnes qui montent à 13, 13 et 14. Que là, on reste sur des champagnes, on nous a en tour de 12 et 12 et demi. Avec la problématique, si on monte sur des degré haus à 13 et 14, d'avoir des arrêt de faire mentation en bouteille, parce que le vure à ce degré d'alcool en bouteille a du mal à finir des sucres. Donc, il peut y avoir des sucres résuels et des prises de mousse incomplètes si on est des degré d'alcool trop haut, avec un tirage avec un sucre sec. Dans l'absolu, ce qui se passe en bouteille, pendant la fermementation, la seconde fermementation, c'est un milieu qui est plutôt hostile au le vure avec une acide littérolativement élevée, un degré l'acquoli qui monte, beaucoup de pression. Tout ça, ça ne nette pas les leures à travailler sur un moment. - Non, et encore Pierre-Chanoux, parce que donc, ne mettant pas dans legré, dans les vignes et tout ça, on a beaucoup moins d'azôbes dans les mous. Ce qui va pour l'alcool est plus compliqué. On ne fait pas de sucre sec. Donc, déjà le vin en lui-même, il y a toujours un peu de CO2 dedans, après la première fermentation. Donc, on va le mettre en bouteille. Il va être dégazé, mais pas de temps, parce qu'il est en éclant de mes pas de produits neurologiques, on reste assez protecteur dans les tonneaux. Donc, du coup, autre chose qui va pas améliorer le facteur à faire mentation. On est dans des cas, on a vu tout à l'heure, en tonneau à 12 degrés, ça a du mal à faire menter, mais en bouteille, ça encore pire. Une prise de mousse chez moi, c'est entre deux et trois mois. Normalement, je pense, de trois semaines. Un petit mois, ça va être fini, mais on a des longues prises de mousse. Alors, ce qui va m'amener plus de finesse aussi dans la bulle, ça peut être compliqué. Et après, bien sûr, le milieu de la bouteille avec l'impression, qui aussi limite le. le côté fermentissible. On avance. On commence à être pris par le temps un tout petit peu. Entir tout liège. Donc l'idée du liège, c'est que pour nous, il y a un échange plus fort entre la câble et le vin. Et donc voilà, cette câble qui a 12 oegrés toute l'année, 95% d'humilité, il n'y a pas de téléphone, il n'y a pas du effis. C'est l'énergie de mon père qui a mis accroger de toute cette câble-là. Tout ça m'intéressait avec les changements avec le liège. Et aussi, on est sur la continuité boit du tonneau, quoi. Toujours sur cette matière boit. Donc là, on est une partie de l'avantage 2024 qui est en tonneau. On voit les bonnes sont encore ouvertes. Ça continue toujours de faire monter. On a mis un petit prénom à chaque tonneau. L'idée, c'est qu'on appelle pas nos enfants en numéro 1, numéro 2, numéro 3. Mais voilà, chaque tonneau, ça a un peu nos enfants. Donc on aura donné un petit prénom à chacun. Ce qui me permet de faire la transabilité de l'avantage et du tonneau au fil des années. Celui du fond, on a Foudon qui s'appelle Jude. Et Jude, c'est le prénom de mon fils qui est né en 2019. Et donc on a commencé une réserve perpétuelle dans le Foudon en 2019. Donc comme ça, dans 20 ans, mais il y a un ça réserve perpétuel de son année de naissance. Et c'est aussi ma première année, certifier bio et des métères qu'on a fait une conversion en 2016 et à trois années de conversion. Et 2019, la certification. C'est un bouc à dos. Là, on voit les pupitres. Par ailleurs, on remue tout à la main. On n'a pas voulu prendre de giropalettes. L'idée, c'est pareil, c'est chaque bouteille. C'est un peu comme nos bébés. On met pas notre bébé dans une acélie électrique en préfère aller verser dans nos bras. Alors là, c'est l'imaginer, c'est pas de remuer les bouteilles à la main et qu'il va faire que le vin sera meilleur. Mais c'est toutes ces petites intentions là que l'on va mettre tout au long de l'année, que ça soit dans les vignes ou en câble, qu'il l'a va donner l'énergie au vin. C'est un sacré travail. Il fait combien de bouteilles par an en ce moment? Alors peut-être pas 2024, je sais pas si l'année a été excellente? Sur Cadecta, on va dire qu'on va faire entre 20 et 25 000 bouteilles. C'est un peu moins rendement moyen que je veux avoir. On est un peu en dessous de ce qu'il se peut se faire en champagne, mais c'est vraiment notre technique culturelle qui fait qu'il y a des alléatoires. On a déjà moins de vieux. Donc potentiellement, on a moins de raisins. Et on est plus facilement avec les maladies. On traitant avec des te faibles douze, et on est un peu plus sensible aux maladies. Et le commerce, la distribution, ça se passe bien. C'est facile de vendre 25 000 bouteilles. J'entiens à 25 000 aujourd'hui, mais je n'en rends pas encore 25 000. Donc je ne sais pas si c'est facile de vendre 25 000. En le moment, on rendit 10. Ça, ça va. La priorité, c'est qu'il faut que les 20, il faut faire des boursins, comme je dis tout à l'heure, il faut que les 20 soit bons, ça c'est vraiment la grosse priorité. Et après, c'est vrai qu'il y ait une histoire qui se met autour de tout ça, qui je pensais plutôt sympa. Et du coup, ça fonctionne plutôt bien. Ça fonctionne plutôt bien. Mais voilà, on pourra l'avenir. On ne sait pas. Aujourd'hui, vous laissez l'évén sur l'âte combien de temps? Donc en ce moment, c'est un an de tonneau, 30 ans de bouteille, 6 mois de dégorgement. Ah voilà, comme l'incolérisation, c'est un peu presque le essayer de faire. On a vu qu'en cav, ça fait remonter très lentement. Donc chez moi, par exemple, si on goûtait des 20 claires aujourd'hui, tout est encore un peu fermontaire, rien n'est en place. Et du coup, on commence à faire des élevages à deux ans. Donc on commence à faire des élevages à deux ans en tonneau, puis 3 ans de bouteille et 6 mois de dégorgement. Donc on est sur des 11 élevages quand même. Et c'est vraiment la cav qui me fait faire ça, parce que la douze devrait, le vin évolue beaucoup plus doucement. Si on goûtait chez moi aussi, je vais goûter chez un copain, les copains, les 20 sont beaucoup, seront prêts aujourd'hui. Et moi, ça sera encore un peu bruyon, un peu fermontaire. Et du coup, à chaque fois, ça me frustre. On va se faire chez les autres, c'est bon. Et chez moi, c'est pas encore bon. Mais il faut que j'attendre 3, 4 mois en plus du fait de la fraîcheur de la CAF. Et à la fin, ça fait quand même des vents avec. J'imagine d'avantage de profondeur et peut-être de complexité, le fait de prendre le temps, ou pas? Ce qui est sûr, c'est que si je n'étais pas dans cette cav là, si genre une autre cav, les 20 seraient différents. Je ne sais pas, ce serait mieux, moins bien. Il serait juste différent. La CAF a une forte influence sur les 20. C'est un prève, c'est subjectif. Ce qui est bon, pas bon, c'est difficile à dire. C'est quand même pour chacun, il va préférer un vignorant, l'autre un autre vignorant, même dans une gamme de vignorant, il va préférer essayer de tuver là, l'autre, cette cuvée là. Souvent, le moment on va l'aboi, si c'est l'été, l'hiver, on va préférer une cuvée, notre cuvée. Il y a tellement de choses qui. qui impactent, que le bon et le pas bon, il n'y a pas d'échelle du bon et pas bon. Alors je vais poser la question autrement. Est-ce que vous êtes satisfait, ou est-ce que vous aimez les vans que vous faites? Pour le moment, oui. Après, allez, des fois, c'est pareil, des fois, il y a une cuvée, on va préférer, et puis, vous, des fois, tout va bien goûter, et des fois, ça va en dire, "Ah, mon main, on aime un peu moins, c'est vraiment très confal. J'ai dit que si la. c'est. c'est vraiment très dur. Oui, en le cas, ce qu'on fait, j'aime bien. Ce que l'on fait, et c'est pareil. On est dedans, le goût, je pense pas être le meilleur. On fait ce qu'on fait en goût tout le temps, donc notre palais s'habitue aussi à ce que l'on fait. C'est comme aujourd'hui, si je vais dans un pays étranger, je n'ai pas la culture, je ne vais peut-être pas aimer leur nourriture. J'y reste un an, deux ans, et puis mon palais va s'adapter à cette nourriture. Donc moi, je suis adapté à mes 20. Et donc, je ne suis pas le meilleur juge. Le meilleur juge, parce que oui, je vais dire que c'est bon, mais parce que je le mon palais est adapté à ce moment-là. Mais parfois, on entend des vignirons qui ont du mal à être content de ce qu'ils font. Ils trouvent toujours un défaut. Ils disent que ce n'est pas assez bien, qu'ils ne repus faire s'il y, qu'ils ne repus faire ça. C'est pas votre cas. Vous arrivez à être content de ce que vous sortez pour l'instant. Ouais, ouais. Allez, des fois, oui. Alors, je sais, des fois on peut t'attir, un peu plus jure, t'attir un petit peu. Après, je me souviens toujours, j'en ai un copain, il m'avait dit qu'elle stile de main tu veux faire. Et puis alors, je ne connaissais pas non plus les vignons encore qui faisaient un peu autrement et bien, entre y et mes. Et alors, je vais difficile à citer quelqu'un ou à dire quelque chose sur les vins. Et je trouve que cette question-là, en fait, peut même, c'est pas moins que je ne fais rien. Je me jose, je dis à la raison, dans un pressoir, du jus, dans un tonneau, du vin, dans une bouteille. Techniquement, je ne sais même pas comment on a un flux pour faire un vin comme si comme ça, mais, à sûr, c'est là, on nous, on nous irregulièrement en des sourlis, on va être plutôt sur un côté réducteur, on nous y part, on ne laisse un peu plus d'air, un peu plus d'air, on va être sur l'oxydation. Donc, on sait un peu, on a quelques leviers à mener, mais, mais grosso modo, je n'essaye d'être le moins impactant sur le vin. Je mets juste du jus dans un vin, des raisins, dans un pressoir, du jus, dans un tonneau, du vin, dans une bouteille. J'arrive à la dernière question traditionnelle. Est-ce que vous êtes heureux, dans ce que vous faites aujourd'hui? Ouais, c'est sympa. Ce qui est cool, c'est de se remettre en question chaque année et de faire évoluer les choses cette année. Ce qui était plus en mettant dans la technique de mon père, c'est que chaque année, il met son engré, il met son engré, il traite tous les 10 jours, il y a des raisins. C'est simple, ça fonctionne, ça marche. Nous, ce qu'on recherche, c'est que chaque année, on fait évoluer les choses. Il y a des choses qui ne vont marcher, il n'y a pas marché là, on fait évoluer les méthodes de taille. Voilà, on voit avec l'air, on voit les arbres, dans les 20 ans, il y a plein de choses qu'on peut faire évoluer, et qui est intéressante. Et les change avec les autres vignons. Quand, entre guillemets classiques, chacun fait son petit truc dans son coin, chacun s'a piqué clientèle, diré à un personne, que dans ce petit milieu là, on se connaît un peu tous, on va goûter un peu chez tout le monde. Si on a une problématique, on va la faire part, j'ai vu ça comme des faux, par exemple, "Ah bah oui, moi ça m'est arrivé aussi, j'ai fait ça, tu peux rester là ça." Et il y a beaucoup d'échange avec tout le monde, et ça c'est ça qui est cool. Dans tout sujet, c'est sur la ligne, du vin, du clientèle, tout le monde est en train de changer sur ces sujets-là, et ça c'est le côté cool. Merci Tibo. Avec plaisir. Alors, quand dites-vous, ça crée projet, n'est-ce pas? Pugnacité, voilà certainement le mot qui me vient immédiatement après cette rencontre. Le second est délicieux. Comme les champagnes de Tibo, qui frappent par leur évidence et leur énergie. A coup sûr, des champagnes de terroir et d'émotion, a goûté absolument. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de livresse, réalisation Romain Becker. Merci Emmanuel Lappé pour la post-production, Emmanuel Doré pour le générique original, et à l'éname Asulu pour les graphistes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là, avec Laté-O, et buvez-bon! [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Tibo Le Grand raconte l'histoire de son domaine familial en Champagne, avec une cave unique creusée dans une colline fossilifère par son père pendant 26 ans.
La cave au coquillage expose des fossiles vieux de 45 millions d'années, dont une feuille de vigne de 60 millions d'années, témoignant de l'histoire géologique et viticole de la région.
Tibo a repris le domaine en 2007, arrêté les herbicides en 2012, et converti la viticulture en bio et biodynamie en 2016, avant de quitter la coopérative en 2017 pour vinifier lui-même.
Il a appris la vinification auprès de son ami Flavien Novak, avec une approche naturelle, et creuse toujours la cave avec son père pour révéler de nouveaux fossiles.
Summary:
Dans ce podcast, Tibo Le Grand du domaine Le Grand La Tour à Fleury-la-Rivière en Champagne partage une histoire familiale hors du commun. Son père, viticulteur passionné de géologie, a passé 26 ans à creuser à la main un réseau de galeries de 400 mètres dans une colline, révélant des strates fossilifères du Lutétien, vieilles de 45 millions d’années. La cave, appelée « cave au coquillage », expose des milliers de fossiles marins, dont des campaniles géants, des dents de requin et une feuille de vigne de 60 millions d’années, preuve que la vigne existait déjà en Champagne à cette époque.
Tibo a rejoint ses parents en 2007, modernisant les pratiques : arrêt des herbicides en 2012, conversion au bio et à la biodynamie en 2016, puis sortie de la coopérative en 2017 pour élaborer ses propres vins. Il a appris la vinification auprès de son ami Flavien Novak, adoptant une approche naturelle. Aujourd’hui, le domaine allie respect du terroir, histoire géologique et innovation viticole, tandis que le père continue de creuser, transformant chaque découverte en un voyage dans le temps.
Cette cave unique est ouverte aux scientifiques et aux visiteurs, offrant une immersion dans l’histoire de la Terre et du vin.
FAQs
C'est une cave creusée à Fleur et L'arrivère, en Champagne, où le père de Tibo Le Grand a passé 26 ans à creuser un réseau de galeries pour exposer des fossiles et coquillages découverts sur place.
Il voulait laisser les fossiles dans leur milieu naturel, plutôt que de les extraire pour les mettre en vitrine, et montrer la couche fossile de la région.
La cave est creusée dans un sable calcaire du Lutétien, vieux de 45 millions d'années, contenant environ 300 espèces de coquillages, dont le Campanile giganteum.
Sans formation œnologique, il a appris auprès de son ami Flavien Novak, qui avait une approche naturelle du vin.
En 2016, il est passé au bio et à la biodynamie, ce qui n'était plus compatible avec les pratiques de la coopérative.
En 2012, arrêt des herbicides ; en 2013, passage à 100 % sans herbicides ; en 2016, conversion au bio et à la biodynamie.
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