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Épisode 69 : Margaux Calland, artisane maconnaise

57m 1s

Épisode 69 : Margaux Calland, artisane maconnaise

Cette transcription présente un entretien avec Margot Caland, vigneronne et présidente de l'association des Artisans Vignerons de Bourgogne du Sud (AVBS). L'association, créée il y a 20 ans par un groupe d'amis, rassemble aujourd'hui 28 domaines tous certifiés bio. Margot explique que l'AVBS permet aux vignerons de partager leurs expériences, d'organiser des formations (notamment sur la taille) et de discuter des défis communs comme la main-d'œuvre ou les choix techniques. Le salon annuel, dont c'est la 19e édition, attire environ 1200 visiteurs. Le millésime 2024 a été particulièrement compliqué à cause du mildiou, mais les échanges ont mis en lumière l'importance des terroirs et des pratiques d'anticipation. Margot, jeune présidente de 30 ans, a impulsé des changements comme la modernisation du salon et l'officialisation de la certification bio. L'association explore aussi l'utilisation de cépages résistants pour s'adapter au changement climatique, bien que les avis soient partagés. Les projets à venir incluent les 20 ans de l'association, un événement local à Mâcon, et une journée de réflexion collective pour définir l'avenir du groupe. Margot souligne l'importance de la transparence, de la solidarité entre vignerons et de la valorisation du travail artisanal face aux défis climatiques et économiques.

Transcription

9877 Words, 55026 Characters

French
Je pense que c'était ça, l'agriculture en général, pas que la vie, mais c'est des métiers, on a 8 fêtes surtout un petit peu isolé, et si on ne discute pas de ce qu'on fait avec des gens qui font ce qu'on fait, je pense que c'est vite compliqué. Le vin, le jajat, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de résin fermenté. Et c'est parce que nous l'aimons plus que tout, que nous voulons mieux comprendre ce qui fait un bon vin. Ces pages, climats et terroirs, ils participent, mais avant tout, il y a la pâte des vignorones et des vignorones. Je suis Romain, je suis Florion, je suis Antoine, nous sommes trois copains et nous en nom à la rencontre de ces hommes et de ces femmes dans leur domaine pour les interroger sur la magie de leur métier et leur vie au milieu des résins, des vignes et des barriques. Bienvenue à toutes et à tous dans le bon grain de livresse. Au confin du Maquonais, du côté de Chissais, se trouve le domaine la Vignumouton. Ce curienon n'a rien à voir avec l'éventuel présence d'Ovidé, mais avec le nom d'une parcelle en appellation Macombrée, dont s'occupe Margot-Caland et son compagnon Valentin Richou. C'est avec Margot que j'ai eu le plaisir de discuter à l'occasion du salon annuel de la VBS. A VBS pour Artisans Vignorons de Bourgogne du Sud. Margot est la présidente de cette association qui fait d'air, comme son nom l'indique, des artisans vignorons, tous plus excitants les uns que les autres. C'était donc une évidance pour le bon grain de livresse de s'intéresser à ce groupe avec sa présidente et d'examiner le travail de Margot en tant que néo-vignoronne. Bonjour Margot-Caland. Salut. Je suis Agrinie aujourd'hui. Avec toi, merci beaucoup de m'accueillir. On est dans le parc du Château, qui a un petit couple loin derrière nous, la magnifique Château, à l'architecture assez original quand même. On est là parce qu'il y a un très beau salon qui se déroule depuis samedi dernier. On est lundi aujourd'hui. C'est le jour des pro, il y a eu deux jours pour les particuliers. Exactement. Je voudrais qu'on parle de ça, je voudrais qu'on parle de ton domaine, également la vignoron. Mais avant toute chose, est-ce que tu peux commencer par te présenter, s'il te plaît? Oui. Alors donc moi, c'est Margot. Je suis Vignorons du coup dans le nord-ouest m'acconnais avec mon conjoint Valentin. Donc sur la pélation Macombraire, on a cet hectare, donc c'est un domaine en bio et bio-dynamique qu'on a repris à cinq ans. Et puis voilà, donc cet hectare, avec principalement du chardonnay, de la lignotée, du gamme et du pino. On parlera de ton domaine dans une seconde partie. Je voudrais qu'on démarre parce qu'il nous réunit aujourd'hui à savoir le salon des artisans vignorons de Bourgoyne Sud. Voilà. Avec un mot très important, là dedans, qui nous outient un cœur au bon grand livraisse, le mot artisan. Oui. C'est un peu plus puissant, mais c'est un peu plus important. C'est un peu plus important, mais c'est un peu plus important, mais c'est un peu plus important, mais c'est un peu plus important, et puis vraiment qui maîtrisait toute la chaîne de production, de la vignes à la cave, à la commercialisation. Dans un contexte où peut-être, il y a 20 ans où le maquenette est surtout connue plutôt pour le travail des cafés opératives, en fait. Et donc eux, et il y avait déjà vraiment le souci de la notion de terror, du travail du sol, de l'avantage manuel. Donc c'est ce qu'ils a réunis au départ, c'était vraiment un groupe de copains vignorons. Et ils ont créé cette association là. On peut citer quelques noms, peut-être des personnes qui ont créé cette association. On peut citer des prénoms, donc il y avait les sommets Michelin, il y avait les contre-la-fonds, les meralin aussi. Jean-Philippe Bret et son frère, vous connaît bien dans ce podcast. Les chalandres, donc non, non, non. Beaucoup de beaux mondes. Ouais, ouais, complètement. C'est quoi le but de cette association? Alors déjà, donc au départ, c'était ce premier but là de se réunir pour parler de leur pratique et aller toujours dans son sens, vraiment et pour la conservation de st idées d'Artisana du métier. Et aujourd'hui, il y a vraiment le but de l'association, donc aujourd'hui, on est quand même 28 hommènes. Donc c'est de se réunir d'être un groupe vraiment ensemble, et de ne pas être chacun déjà dans son coin, dans le métier qu'on fait, parce qu'on est tous confrontés, finalement, on se rend compte même problématique. Même si chacun, à sa manière, à des pratiques différentes, c'est ce qui fait aussi les téreux généités du groupe et c'est ce qui est intéressant, c'est que tout ce même métier sur des appellations pour certaines, enfin, pour certains domaines, les mêmes appellations, mais on a tous des vans, finalement, différents. Donc on se réunit plusieurs fois dans l'année, déjà pour juste des discussions sur une thématique qu'on a décidé, où on estime que là, on a une problématique qu'on rencontre tous, ça peut être, je sais pas, comment trouver de la main d'oeuvre, ça peut être sur des choix de bouchons, différents bouchoniers, ça peut être en général, en fin de saison, on se réunit pour faire un bilan de campagne en gros, sur l'été, comment c'est dérouler la saison par rapport au traitement, comme en chacun, à piloter en gros, à la vigne. Donc ça peut être plein de choses comme ça, on fait aussi des formations avec des intervenants extérieurs, tous les ans sur la taille, avec François Dalle, par exemple de la Sikavak, qui vient pour former un petit peu là-dessus, sur des engrais vers, donc c'est toujours dans un but aussi de recherche, de développement de notre métier, de s'améliorer dans le contexte actuel qui est de plus en plus compliqué aussi, et puis on fait ce salon, on qui nous réunit tous les ans, là c'est la 19e edition, 20 ans d'associations, mais il y a eu le Covid, donc il a fait une année de pause. La grosse fête c'est l'année prochaine. La grosse fête c'est ça, c'est où on réfléchit à tout ça, ça va se réfléchir dans l'année, mais à marquer le coup pour les 20 ans, c'est vrai que ça serait quand même cool. - Tu parlais des reunions où vous faites le bilan de la saison, vous avez déjà fait le bilan de 2004? - Pas encore, ça sera en même temps que le bilan du salon, pour l'instant, on a déjà discuté un peu tous ensemble, c'est vrai que c'était une année très compliquée, globalement par rapport à la plus vieux métrie, quoi, l'humidité, la de l'été, pour beaucoup, il y a eu grosse perte du au milieu. Après, on voit déjà des régénéités, dans les résultats, selon comment chacun a piloté un peu sa saison, mais on se rend compte que nous, par exemple, de ce côté, on a tout un côté qui est exposé pleinouest, du coup, on a le soleil de terre le matin, il y a beaucoup d'humidité, on a des argiles, donc c'était compliqué de tenir le milieu, il y a des vignorons qui ont des perçails vraiment différentes en termes d'exposition, de pentes aussi, et on voit qu'il y a des perçails qui sont sortes mieux, selon les terrairs, vraiment, à traitement équivalents, donc c'est intéressant. Mais globalement tout le monde a eu un peu de perte, mais il y en a qui ont vraiment, qui tire leur épingle du jeu, plutôt grâce aux terrairs aussi, qu'ils ont. - Oui, et par certaines pratiques également, tu penses qu'il y en a qui ont un savoir faire peut-être un peu particulier? - Oui, la manière d'anticiper aussi dans les traitements, je pense, ce qui arrive vraiment à positionner le traitement, les premiers traitements au bon moment. Et puis c'était vrai qu'en bio, il y en a des comme ça, on est tous en bio dans la sceau, donc c'est intéressant si tu en discuter tous ensemble, parce qu'on a des produits, voilà, il y en a des comme ça, vraiment c'est moins efficace, le cuivre pour le milieu, c'est le seul produit qu'on peut utiliser. On remarque qu'il y en a qui sont sortes mieux, en termes de. en fait, de volume de bouillies à l'éctorre utilisées, ce qui mouille plus le feuillage, on des meilleurs résultats. Après, voilà, ce qui sont passés un peu plus souvent aussi, avec peut-être mes de moi de dose de cuivre par traitement mais passés plus régulièrement. Donc, il y en a qui s'avent mieux anticiper, c'est vrai les domaines qui ont plusieurs millésimes derrière eux, forcément aussi sans sorte, je pense mieux que les domaines plus récents, qui ont jamais connu une millésime comme ça, et même ceux qui ont 20 ans de métier, ils n'ont pas forcément connu un millésime comme celui-là. Tu l'as dit, c'est un élément important, les 28 domaines sont en bio aujourd'hui. C'était pas le cas de tout le monde. Est-ce qu'il y a aussi cet effet de groupe, ce partage d'expérience qui a permis à certains de se lancer, qui les a convaincu? Oui, oui, il y a 5 ans, il y a 30 ans de ça, et encore qui était vraiment par en bio, qui avait pantamé la conversion, et c'est vrai que les discussions, déjà dans l'estatue et de l'association, il y a toujours eu le fait que les désarbans chimiques sont interdit. Donc, ça, il n'y a jamais eu que désarbans chimiques depuis le début de l'association parmi les membres. Donc, après, c'était beaucoup les discussions sur le travail du sol, et c'est vrai que l'association a mené naturellement les choses vers le bio, et tout le monde a fini par se certifier. Finalement, donc on a pu l'ascre et restatue officiellement l'année dernière. Vous vous réclamez aussi la certification? Oui. C'est important d'avoir ce macarons-là pour tout le monde. Alors, c'était par souci, ça a été un petit peu voilà des discussions un peu plus ou moins compliquées, mais ça nous paraissait hyper important en termes de transparence déjà entre nous, entre nous pour que la discussion se rendra. plus fluide et plus honnête aussi, qu'on discute si on a les mêmes pratiques à l'origine, le même qu'à aider charge, on va dire, c'est plus simple de discuter aussi de ce qu'on fait. Et puis la transparence aussi par rapport au consommateur, parce que le consommateur est plus en plus un peu peut-être trompé, où il y a beaucoup de labels, il y a beaucoup de choses, et la certification bio pour nous, c'est un peu la seule façon qu'on aide, vraiment, d'apporter la preuve que nos pratiques sont bonnes, donc, transparence pour le consommateur aussi, puis entre nous. - Oui, parce que sans citer de nom, et sans dire qu'il y a d'intentionnalité, mais il y a quand même une profusion de labels, qui peuvent créer pas mal de confusion, ou en tout cas, qui sont difficiles à lire pour les consommateurs. - Qui sont difficiles à lire, oui. - Et parfois, on a l'impression que ce label, un label donné est très simple, et en fait, quand on creuse un petit peu, ce n'est pas si virtueux que ça. - Oui, du coup, le consommateur, qui est pas forcément avverti, ou enfin, sur les pratiques, qui lui évite de tromper, quoi. C'est vrai. - Tu l'as dit au début, ce salon-là, il s'est fait un petit peu en réaction, en fait, que l'écooperative avait une place prépondérante dans le Maquenae. C'est un peu toujours le cas quand même, il y a un très gros volume de vent qui est vendu par les coopératives. En 20 ans, qu'est-ce qui a changé dans le Maquenae? - Il y a déjà plus de domaines, on va dire, qui sont. Beaucoup de domaines sont sortis de la casque coopérative, aussi, parce qu'ils ne se retrouvaient pas forcément, et beaucoup, notamment, qui avaient des pratiques ambios, et ça n'a jamais été valorisé en casque coopérative, donc qui était sorti un moment. Maintenant, les casque coopératives ont aussi une cuvebiose. Ça vient un petit petit petit, mais l'association a vraiment eu. Pour But, je pense, depuis son origine, de promouvoir les 20 du Maquenae, et de redorer un petit peu aussi l'image, puisqu'il y avait un bel élan, un bel élan, quand même là-dessus, de montrer qu'il n'y avait. C'était pas que ça dans le Maquenae, qu'il y a aussi des domaines natais humaines, et que ça fonctionne. - Alors, on en semble aujourd'hui, parce que toi, t'es la présidente de l'association depuis deux ans. C'est quand même. Moi, je trouve courageux et osé, que t'es jeune, t'as un domaines qui a seulement cinq ans. - Oui. - Et tu te lance à la tête de cette association pour éguer 28, enfin, 27 autres domaines. Qu'est-ce qui t'as donné envie de prendre cette engagement-là? - Alors, ce qui m'a donné envie, c'est comment on a parlé. Enfin, voilà, on est venu m'en parler, mais dis-moi, est-ce que cette. Je pense de moi-même, je ne serais pas dit. "Tire, je vais me proposer, parce que ça faisait pas longtemps qu'on était dans l'association, voilà, peu d'années de recul sur le métier." Et puis, finalement, je pense qu'il y avait une volonté de la soe et peut-être de prendre un nouveau tournant et peut-être un élan plus jeune d'une certaine manière. Donc, les gens se sont tournés à peu vers moi. Moi, on fait confiance et j'ai dit, bon, bah, allez, c'est parti, on y va. - On t'a pas mis un pistolet sur la tempête. - On m'a pas mis un pistolet sur la tempête, non? Non, non. Et puis, c'est hyper stimulant. Je me suis dit, allez, c'est parti. Et puis, c'est un très joli groupe. Donc, je me suis dit, si je peux apporter quelque chose, à tout ça, ça me fait plaisir. - On peut citer son âge, peut-être, parce que tu as parlé de Genesse? - 30 ans. - Voilà. - Justement, quand tu arrives à la tête de cette association, j'imagine qu'il y a un héritage apporté, mais qu'on arrive en ayant envie de faire quelque chose, surtout, si on t'encourage à mettre du peps de la dynamique et voilà, qu'est-ce que une facturité était décidée? Qu'est-ce que t'as eu envie de faire? - Déjà, il y avait cette question du bio qui posait question à beaucoup dans l'association. Il y avait vraiment un besoin que ça soit officialisé. Donc, ça a été le premier, on va dire, travail. Après, il y avait aussi. Là, beaucoup qui trouaient que le salon avait une image un petit peu vieillissante, peut-être, et qu'il fallait reporter un peu de peps, un peu de dynamisme. Donc, c'est passé par toi, de nouveau, standard, là, il y a les huitres, un barista, des choses un peu plus à pas, faire une journée plus dessinée au pro, qui, enfin, ça a été des choses comme ça, et puis là, on organise un petit voyage aussi, on part tous ensemble dans le jury pour rencontrer des vignorons du coup qui travaille sur l'essayepage résistant. Parce qu'on se pose beaucoup de problématiques par rapport aux problèmes climatiques. Donc, on cherche des solutions et voilà, à bouger un petit peu. Ça repousse les choses. Il ne sais pas, je résistant, là, vous y pensez sérieusement, enfin. Il y en a dans l'association qui pense sérieusement, il y en a, pour l'instant, qui ne sont pas du tout convaincus. Donc, c'est pour ça, ça va être bien de faire un travail ensemble, là-dessus. C'est quoi les pourrer les contre? Pour l'instant, si t'as sentait. Les pourrer les contre, bah, il y en a, les contre, on va dire, c'est surtout. concernant la dégustation, il y en a qui, il pense que c'est pas du vin, que c'est pas le vin qu'on connaît et qui en du mal a passé, outre l'aspect dégustation. Après, après les pourr, bah, c'est vraiment. C'est fait de se dire, bah, surtout après un millésime comme celui-là, c'est fiorrer si on peut ne pas traiter ou faire qu'un traitement ou si peu et faire un cuvé aussi plus accessible. Parce que c'est un. C'est des sépages qui nécessitent quand même moins de travail à la vie. Donc là où les vins prennent. Enfin, augmente. De plus en plus, parce que oui, on a des. Le coup de production, on peut dire le mot. Le coup de production, oui. Augmente vraiment. Ça permettrait de faire un vin vraiment plus accessible et puis nous rendre aussi peut-être la vie un peu plus facile certaines années. Parce que l'artisanat, mine de rien, c'est quand même du temps. C'est plus de précisions, plus attention, mais c'est du temps. Et donc, c'est un coup de production qui augmente et donc forcément, à la fin, ça a une valeur sur le prix de la bouteille. - C'est ça. - On n'a rien, ça rien. - C'est ça, tout à fait. - Avec une année difficile comme ça, là, sur le bio, il y en a qui se pose des questions, qui doute, sur le d'avoir fait le bon choix. - Dans l'asso, on en a parlé avec quelques artisans. Je pense pas qu'il y en a qui, en tout cas, se sont dit, on va faire ma chenarrière, on a fait n'importe quoi, pas passer en bio, faut quitter le bio. Mais on a entendu, nous, on fait partie de l'association, bio bourgogne. On a entendu qu'il y avait eu, peut-être, des déconversions. Du coup, une année comme ça, en effet, il y en a qui n'ont pas tenu le coup, et après, nous, globalement, j'ai l'impression qu'on a un bon groupe et que les convictions sont plus fortes. Et on cherche d'autres alternatives, justement, à la chimie, quand même. - Oui, parce qu'un acte sont là depuis longtemps. J'imagine qu'ils ont aussi déjà un peu sué les plate, ils ont connu quelques millésimes désagréables, on va dire, donc ils ont tenu, donc ça doit être un exemple. - Exactement, oui, tout à fait. - Est-ce que quand t'es devenu président de cette association, il a fallu que tu fasses tes preuves? - Alors, j'ai pas eu le sentiment de me dire, il faut que je fasse mes preuves. Après, j'ai pris, je pense, la tâche vraiment à cœur, et du coup, ça s'est fait assez naturellement. J'ai essayé de faire un maximum pour l'association. Mais non, je pense que les gens me faisaient confiance du début. Et non, je n'ai pas eu le sentiment de cette pression de me dire, qu'il faut que les gens soient convaincus. Non, non, ça va. - Même le jour où t'as été élu? - Même le jour où j'ai été élu. - Tu t'en souviens? - Oui, oui, après, il n'y avait pas beaucoup de candidats aussi. Il faut y aller, les choses, les gens se poussent, c'est pas non plus. Pour la place, mais parce que aussi peut-être un peu souffler quoi, l'association, donc, il fallait y aller, j'ai bonbat, les feuilles. - Parce que j'ai discuté avec Jean-Philippe Bretre, rapidement avant qu'on se voit, il y avait déjà pas mal de membres qui étaient passé. Il y avait quand même de la rotation à ce poste-là, il y avait le travail de volonté. - Tous les trois ans, il y a changement. - D'accord. - C'est quoi les gros projets pour les années à venir, pour l'association? - Ça, les 20 ans déjà. Le 20e, la 20e edition du salon, je pense à être un beau projet de l'année. On pensait aussi faire un autre événement dans l'année, plutôt sur Macron, faire une sorte de ganguele des artisans, avec une buvette, un petit marché, quelque chose comme ça, plus localement pour des particuliers. Pareil, parce qu'on est beaucoup de vignorons, maintenant, avant nos vins, au professionnel. Mais on est quand même de Macron, et des fois, c'est important aussi de montrer qu'on est là, aux gens de chez nous, ou à Olocaux, et de les faire rallier un peu à notre cause aussi. - Justement. - Justement que vous avez eu beaucoup de monde, là, Samdi Hadidimanche? - Oui, oui. Samdi, on a fait que la Premidie, on a eu 550 entrées, on a eu près, et puis hier, 500 aussi, et puis là, aujourd'hui, c'est plus professionnel. Mais oui, on est content, le bilan, si on arrive à 1200 entrées sur 2 joueurs de mis, c'est quand même chaud, et tout. - Ouais, bon bravo. - Oui, génial. - Ouais, ouais. - Donc là, là, c'est les gros projets qui vont concerner les gens, le public extérieur, et puis les professionnels. Et vous, en interne, est-ce qu'il y a des projets à venir, là, qui sont importants? - Et on va voir ça à la prochaine assemblée générale, du coup, on fait venir une personne extérieure qui va s'occuper un peu de faire. Une journée timble-dignes, on va vraiment essayer de ensemble, de réfléchir à ce qu'elle a sa aujourd'hui, de lui redonner un peu une structure et de savoir où on veut aller tous ensemble. Donc ça va être un travail intéressant, je pense, pour tout le groupe, parce qu'il y a des domaines qui sont là depuis le début, il y a des nouveaux domaines qui ont envie peut-être d'une autre dynamique. Donc en discutant tous ensemble, ça sera plus simple pour avancer. Je propose un petit interlude pour parler des premiers crus, je vais aller voir Jean-Philippe Bretz qui va nous donner son avis, parce que lui il est concerné, et puis on se retrouve avec toi juste après. Ok, ça marche. Alors, me voilà l'intérieur du château du Rigny avec Jean-Philippe Bretz. Pour parler de cette histoire de premier crus qui a été initiée dans la région. Enfin, qu'on était validés dans la région en 2020, du côté de Pouille-Fussée. Jean-Philippe, qu'est-ce que ça a changé ces premiers crus pour la région? Alors Romain, salut, bonjour, pardon. Déjà, il faut préciser une chose, c'est que les premiers crus, aujourd'hui, ils concernent des Pouilles-Fussées. Et que dans le même train, on a les Pouilles-Vinzel, les Pouilles-Lochés, qui sont très très bientôt concernés par ces premiers crus. On espère que ça arrive avant la déclaration de récoltes de 2024, donc c'est-à-dire avant début de décembre. Mais là, c'est vraiment en face juiment qu'un coup de tampon. Et puis les invérants aussi probablement par la suite, qui sont aussi dans cette même dynamique d'obsension de premier crus. Alors pour répondre à ta question, je ne sais pas si on peut déjà en mesurer tout de suite, énormément de conséquences, mais je dirais que ce dossier-là a permis de mettre en lumière que dans le maquonné, il y avait des terroirs qui méritez véritablement à niveau de qualité supérieure. Donc de classification, parce qu'en fait, c'est un petit peu ça, les premiers crus, et d'une connaissance de climat qui sont un peu hors normes. Et donc, quelque soit le vignon d'ailleurs, c'est-à-dire que c'est vraiment lié au terroir et c'est pas lié à la personne qui l'exploite. Et c'est là où il y a peut-être aussi un gros différentiel avec le bordelé, c'est-à-dire que bordos, si on parle le classement de grands crus classés, c'est rattaché à l'identité. Alors que là, un premier crus, bourguignon, et bien, je suis frambé l'exemple, moi, je sais pas, j'espère les plouillins elles, premier crus, les car, aujourd'hui, nous, on a exploits une partie, mais demain, la génération future, ce sera peut-être d'autres personnes, et ce sera complètement indépendant de la personne qui va exploiter. Donc ce qui change, c'est qu'il y a eu comme un effet de projecteur sur la région qu'elle m'a connaît, qu'elle su de la bourguignon, et c'est une façon de dire aussi, ici, ici, où on fait des grands vins. Moi, ce que je trouve très positif dans cette démarche-là, c'est que ça permet aussi à l'ensemble des vignions de reconsiderer un petit peu qu'elles étaient cette notion de qualité et de grands vins. Donc ça questionne évidemment sur la géologie, mais ça questionne aussi, après, sur ces pratiques culturelles. Et si je prends l'exemple des pouilles puissées, et puis donc des pouilles vinselles, puisque là, c'est ce qui est en train d'arriver, les désarbants sont interdits. Donc c'est quand même pas une main safaire, dans une région où depuis les années 70, 80, les désarbants sont arrivés en masse, comme beaucoup malheureusement dans le vignable français. Et bien, cette pratique-là est interdite sur les premiers cruis. Après, il y a eu un effet, je pense, aussi un petit peu annonce, qui fait que les prix ont quand même augmenté, très clairement. Moi, je me place en tant que consommateur aussi, les bouteilles en pouille puissée, aujourd'hui, en premier cru, ce sont quand même plus élevés que si ils pouvaient se pratiquer à une trentaine d'années, même une dizaine d'années par non. Alors, en même temps, c'est à la fois cumulé avec le phénomène inflation général qu'on a eu, j'irais depuis les deux, trois dernières années, et puis c'est accumulé avec la forte demande de vins, qui a pu y avoir, dernièrement, avec les petites récoltes en bourgogne. Alors, je trouve ça un peu difficile de donner un peu une analyse aujourd'hui de l'effet bénéfique. Je vois plus sur un travail de fond, c'est-à-dire tout ce qui a été fait depuis 10 ans, 15 ans, les vignorons ont parlé de ce projet là auprès de leurs clients, auprès des journalistes et toi, par exemple, au moment de l'un des plus de temps qu'on se croise, souvent, tu me questionnes sur les premiers recruits, "Oui, est-ce que c'en est ou est-ce que c'en est?" et il y a un site suite. Donc, je pense qu'il y a beaucoup de monde qui a attendé ça, et c'est une très bonne chose, parce que, une fois encore, une façon de dire que le m'a connaît, fait partie de la grande bourgogne viticole, avait été très grand terroir, qui aujourd'hui, justifie des pratiques agronémiques, des pratiques de culture, des levages, de vignification, qui mirit toute la qualité d'un grand vin. Et ça, c'est aujourd'hui, c'est, on va dire, c'est dans un cadre qu'on appelle "premécru", qui est une garantie quelque part pour le consommateur, pour la personne qui va déboucher une bouteille qui sera éthique tes premiers recruits. Comment ça se fait qu'il a fallu attendre le 21e siècle pour qu'il y ait des premiers recruits dans le m'a connaît? Alors, je crois qu'on en a parlé de ça un petit peu ensemble. Les premiers recruits, c'est surtout en fait une conséquence de la deuxième guerre mondiale, où en 42, la France est coupée en 2, il y a la partie qui est occupée au nord, et la partie libre au sud, et la France est coupée à peu près à la hauteur du sud de Chalence-Sourçonne. Et tout ce qui est au nord de Chalence-Sourçonne, dont on le vignole de Mercuré, notamment en Givri et Montani, est occupée, et là, les Allemands peuvent réquisitionner les 20 de consommation courante. Et puis pour des histoires également de taxe, il y a eu donc cette volonté de dire, il faut absolument protéger en zone occupée les meilleurs terroirs, et c'est là que n'est cette notion de premier cru, en fait, donc de classification. Mais ce que je trouve très intéressant, c'est que ça veut dire, en 42, les premiers recruits arrivent sur la partie occupée, sur la partie libre dans le maquenaire, il n'y a pas eu ce besoin-là, puisqu'on est en zone libre. Et donc les 20 ne pouvaient pas être réquisitionnés en tout cas pris. Mais si il faut quand même bien prendre en considération, c'est que les premiers recruits sont pas, non plus sortis d'un chapeau de magitien. Moi, je te conseille à un ouvrage qui est magnifique, qui a été écrit par Dengui, qui ont trouvé aussi écrit par Verme-Orel. On se trouve ça sous forme de réédition. C'est écrit dans les années 1880 où il y a une photographie, en fait, village par village, sur la côte d'or, sur la coachaïnèse, sur le maquenaire, sur le beau jolet. Et on s'aperçoit que déjà en 1880, on parle de classification de meilleurs terroirs. Leur souvent, c'est première catégorie, deuxième catégorie, voire ABCD. Et on va retrouver, si je prends l'exemple de Mersau, on va trouver deux têtes, mais de têtes, on trouve déjà les périères qui, dans la meilleure catégorie, et qui les périères aujourd'hui se retrouvent en premier cru, ça choque personne le discute. Mais ça veut donc dire que ça n'a pas été fait n'importe comment, cette histoire de premier cru à l'époque. Pour le m'a connaît, ça a été un peu plus compliqué dans les années 2000, où on a voulu nous remettre ça au bout du jour, puisque les critères de délimitation, les critères de classement, en fait, n'étaient pas les mêmes, qu'on peut imaginer il y a 80 ans. Donc il a fallu rétablir une sorte de grille de classification sur des critères géologiques, sur des critères historiques, et sur des critères aussi de qualité du vin. Et c'est un peu tout ce travail là qu'on a fait pendant presque 15 ans d'année, maintenant ça fait 18 ans, finalement, qu'on a fait ce travail là. Pour obtenir ensuite une liste de climats, le climat, c'est le terme typique bourguillon qui nomme les meilleurs lieux. Et donc faire une liste de meilleurs climats qui potentiellement pour obtenir cette délimination de premier cru. Et c'est à l'issue de ce travail là qu'on a proposé, quand on sait l'ODG, c'est l'organisme de gestion et de défense de l'appelation. Donc c'est l'ODG Pouy Fusseil, l'ODG Pouy-Vinzel-Loché, l'ODG Saint-Vérant, qui ont proposé ensuite d'un dossier conséquent Alinao, qui est l'Institut National de l'Appelation de Regine, qui va contrôler tous ces histoires d'appelations. Et dans ce dossier-là, il y avait tout un tas d'éléments historiques, qualitatives, géologiques pour dire, "Nous nous pensons que c'était rarement la mention de premier cru." Et donc ça a été ensuite des échanges qui ont duré longtemps, presque une dizaine d'années, avec la nomination d'une commission d'expert, qui est venue sur le terrain, dedans il y a des géologues, il y avait des histoires d'Uvain, ancien professionnel du Vain également, et c'était un échant ensuite entre l'ODG en disant, "On pense que là, c'est bien, on est dû des retours parfois en nous disant nonan, la limite a pu être au passé là, puis après, il a fait le contras argumenté." Donc c'est des dossiers qui prennent du temps, mais je pense que c'est plutôt bien. Ça permet aussi à tout le monde d'intégrer que lorsqu'on pose une limite, la limite elle est pas anodine, et il ne faut pas que ça se fasse d'un claquement de doigt juste en une année. Merci Jean-Philippe, j'espère que le coup de tampon arrivera à cet eau, et en attendant, on va retrouver Margot pour la suite de l'intervue. Alors, parlons de Toa, oui, de Valentin, maintenant. Oui. La vignemouton, c'est le nom de votre domaine. Oui. Pourquoi ça s'appelle la vignemouton? Alors c'est un lieu dit, en fait, c'est une parcelle, donc on a sur des granis, c'est une super belle parcelle, et c'est le nom du lieu dit de la parcelle, et ça s'appelle la vignemouton. Alors quand on s'est installé, on a cru que ça avait une histoire à voir avec des moutons, mais pas du tout, c'était un monsieur mouton, qui est à l'origine du nom du lieu. Donc c'est pour ça, la vignemouton. Il y en a pas beaucoup qui ont donné leur nom une parcelle du cadastre quand même. Non, je ne pense pas, ça te va être un sacré monsieur. Alors c'est un domaine qui a 5 ans? Oui. C'est une reprise, donc c'est un domaine qui était. Donc on a repris à la suite d'un couple, donc on a fait nos études avec Valentin. On s'est rencontré pendant nos études de viticulture et neurologie, après on a été ouvriers viticoles plusieurs années et on s'est dit "on a envie de s'installer et de faire ça ensemble". Et on a rencontré ce couple qui voulait vendre. Et donc on a été rire après. Et on est ravis. Alors je pense que Bress a par la pas grand-monde, malheureusement. Est-ce que tu peux nous entier un petit peu plus? Alors il y a une appellation macombraie qui existe. Est-ce que tu peux nous expliquer où c'est? Et quelle est la particularité de village et des alentours de l'appellation? Oui. Alors du coup, macombraie c'est vraiment un extrême nord-ouest du m'a conné. Donc dans le clunisois c'est au-dessus de clunis en gros nord de clunis. Donc c'est une appellation, on fait quand même qu'il fait 180 hectares. Mais il y a très peu de vignorons qui produisent de la bouteille. On est quatre vignorons, ce qui doit représenter 30 hectares, peut-être soit 180. Sinon il y a beaucoup de coopérateurs, de coopérateurs qui sont sur Bress. Après elle, donc la particularité, nous on a tous sur un même couteau qui est exposé plein West. Donc c'est bien pour les années chaudes mais pour les années 8 comme cette année, comme je disais tout à l'heure, c'est pas l'idéal. On a eu beaucoup de milieux avec l'humidité, au soleil couchant, c'est vrai que c'est pas très avantageux. On a des argiles localescaires, il y a aussi des torgrenitiques, notamment la vignemouton qui est une vigne sur granite. Après, on a des seuls très rouges, c'est des argiles localescaires avec des calcaires foie de vaux qui ont beaucoup de fer dans les seuls. Après c'est particulier, enfin nous on a vraiment adoré l'endroit parce que c'est très bauxcaigé, encore c'est très diversifié comme paysage. Il y a peu de vignes, dans le paysage, il n'y a pas que de la vigne, donc c'est vraiment joli. Puis ça va remettre conserver de la biodiversité, j'imagine? Oui, tout à fait. Et puis vous avez beau être en bourgogne, vous cultivez un peu plus de sépages, il y a peu que du chardonnay et du pino noir, il me semble. Oui, nous on a un peu d'aligoter de gammet aussi, après c'est vrai que ça reste quand même les sépages, les sépages, les bourguignons, tout de même. Mais historiquement, il y avait quand même beaucoup de gammés, quand il y a eu un or maconnaie, c'était vraiment des terror à gammet. Le maconnaie, c'est un région de base? Non, moi j'ai un nebre cambresse, je suis pas du tout du monde du vin, pas familialement et valentin non plus. Il y vient de Lyon, vers Ayronssi. Ok. Voilà. Oui, c'est valentin Richou, mais c'est quand même un moment un petit peu vendu l'avant. Oui, quand on connaît bien ici, au Zix, on passait dans le pot de casse, c'est quelque chose d'année. Ah, ok, ça n'avait même pas, je ne précoutais. Qu'est-ce qui t'as donné le virus du vin? Alors, le virus, moi, je n'avais pas trop quoi faire en fait après le bac et je me destinais pas à quelque chose de spécial. Et en fait, c'est une rencontre. J'ai eu un week-end dégustation dans le beau jolais et il y avait un vin iron qui avait les passionnés de ce qui faisait et moi, je n'avais pas quoi faire à cette époque. Je dis bon, balé, je me suis renseigné sur les formations qui avaient à faire dans le vin et j'ai à Terry Abon, donc en BPER, et en contrat de professionnalisation, et j'étais en alternance du coup à Volner aux domaines Michel Lafarge. Donc, j'ai commencé là-bas, j'ai connaît ça rien du tout et ça m'allait très bien. C'était un domaine familial. Donc, ça m'allait bien de me retrouver dans ce contexte en plus familial et domaine en bio, biodynamie aussi, donc ça a été mon premier contact avec la vignée et le vin. Et puis, après, j'ai pas arrêté. Je suis resté, j'ai fait un BTS BO, je suis partie pour nos vels-élande, et puis j'ai travaillé dans plusieurs domaines autour et toujours en bio-dynamie finalement. En Nobel-Zanand aussi? Ils étaient en bio, mais pas en bio-dynamie. T'étais dans quelle région, en Nobel-Zanand? C'était central au tagou, sur le deli, sur le coin. Donc, t'as travaillé des séparges un petit peu différents de ceux que. Comme la bourgaine, la noelle-Zanand. Donc, pas tant. Pas trop différent. Il y a beaucoup de pinonnoirs de chardeau. En quoi, c'est différent? Le pinon noir et le chardonnais là-bas, de ceux que tu connais ici? Alors, c'était vraiment au tout début où je commençais. En fait, déjà, c'est un vin.op tout neuf, quoi. Donc, c'est vraiment plus particulier. C'est pas du tout comme la bourgaine en termes de culturelle, quoi. C'est des vignes, le neuf, quoi. Nous vaut monde. Donc, il y a beaucoup de jeunes vignes? Oui, c'était des vignes plus jeunes. Ça fait quand même des grosses structures. Je trouvais, il vignifie beaucoup de volumes. Donc, c'est différent. C'est quand même différent. Si tu devais décrire les vins par rapport à ce que tu connais ici, parfois on entend des Augustateurs qui disent "Tiens, ça c'est le nouveau monde." Tout de suite, en mettant le nez dessus ou la bouche. Qu'est-ce qu'il fait ça? J'aurais l'énergie dans le vin. Alors, je sais pas, j'ai un perso qui a plus d'énergie chez nous. Alors, c'est parce que je viens d'ici, et que c'est peut-être plus vibrant. J'en sais rien à la terre, de moi. Mais c'est peut-être ça, oui. Donc, première expérience chez Michel Lafarge. Oui. C'est une domaine de volets, c'est quand même une sacrée première expérience. Bah oui, mais pas raser, complètement. Parce que j'y connaissais tellement rien que j'ai dit "Mais où est-ce que je vais aller faire un stage à l'alternance?" Et alors, la seule référence de vin que j'avais chez mes parents, quand même, il y avait un guide par cœur et j'ai pris bon, je vais prendre mon pif, un truc, et j'ai tombé sur le domaine Michel Lafarge. Et donc, je suis allée, il y a la bafrape et la porte. Et donc, je suis tombée sur Michel. Puis, on a parlé un peu de tout de rien, et je ne reste pas compte, je ne sais même pas ce que c'est qu'il y a un pied de vie. Faire du connair rien, et puis il m'a rappel la semaine d'après pour dire qu'il prenait en alternance. C'était vraiment une belle expérience. T'étais content quand tu t'allais oui? Ouais, ouais, oh bah oui. Ouais, ça me valait très bien. Le premier contact était parfait et j'ai dit "Hé, ça va être bien." Et le premier jour où tu as les labats, tu t'en souviens? Le premier jour où je suis allée là-bas? Ouais, un peu d'appréhension, tu ne sais pas tout à rire, tu arrives dans une équipe de pourgignons quand même. Mais ça, c'est très bien passé, elle a coïn, je ne regrette pas, ouais. Qu'est-ce qu'il t'as de l'envie de rester après et de t'installer dans le maquonnais? C'est l'opportunité qu'on a eu plutôt. Le fait que ce soit pas dans une appellation où il n'en est plus trop de vignes, c'est vrai, par rapport au paysage, c'était vraiment super. Après, c'était donné le coin bourgain, parce que c'est des sépaces qu'on connaissait. Sinon, on s'était dit aller vers le budget, mais là, c'est vraiment l'opportunité qu'il a fait. C'était une belle opportunité, ouais. Alors, on se retrouve avec Margot. On vient de se délocaliser parce qu'à l'extérieur, on était bien dans le parc, mais il y a quelqu'un qui a lancé une souffleuse à feuille, on est en pleine autonne. C'était un petit peu compliqué d'enregistrer dans ces conditions, mais on reprend le fil de notre conversation. Margot, combien ça coûte d'acheter un hectare de vignes plantées du côté de Bray? Alors, on n'a pas acheté, du coup, parce que le vignes, c'est de la location, on est en fermage, mais sinon, c'est autour de 30 000 euros. Et le fermage, ça coûte combien? Alors, le fermage, du coup, en fait, on fixe déjà un nombre d'éctolites en gros, à payer au propriétaire, par exemple, on a 8 éctolites, 10 éctolites, et après, il y a un prix à l'éctolite qui est fixé tous les emparates et préfectoral. Donc, selon les appellations, ça dépend, par exemple, les bourgain et rouge, c'est 400 euros de l'écto, les baccombrouches va être 300, ça dépend, ça a augmenté de 5 %, je crois, cette année, c'est pas encore par eu. Donc, ça a payé au 16 novembre, repropriétaire. Et donc, nous, en gros, ça nous coûte environ 20 000 euros par an. Dès que ce soit télévigné. Ça a augmenté en 5 ans? Juste là, il y a eu 5 % sinon, c'est des petites augmentations, mais ça augmente un petit peu tous les embrés. Et le domaine que vous avez repris, qu'est-ce que vous avez repris concrètement de ce domaine là? Alors, non, on a repris du coup, en fait, eux, ils étaient en O&L, donc on a fait un rachat de part sociale et on a racheté le bâtiment d'exploitation aussi. C'était quelqu'un qui partait à la retraite? C'était quoi les conditions du départ? Alors, non, c'était pas un départ en retraite, ils ont décidé de vendre parce qu'ils avaient envie de faire autre chose, mais les conditions, après, c'était bien parce que c'était plutôt ils ne voulaient pas vendre pour vendre et plus en entendre parler parce qu'ils avaient engagé beaucoup de travail dans ce domaine, quand même beaucoup d'énergie. Donc, il y a eu une petite phase en peu de transmission, en fait, où ils étaient toujours présents et où il y a eu un temps de passation. Et donc, ça, c'était quand même confortable aussi parce qu'on n'est pas natif de là-bas, pour mettre un pied dans la région aussi, se faire connaître, être bien accueillis, c'était hyper confortable. Un petit peu plus tôt, quand tu parlais de l'association, t'as abordé un sujet que je trouve intéressant sur les échanges que vous pouvez avoir dans l'association, à savoir le prix des vents. Comment est-ce qu'on fait pour fixer le prix de ces vents quand on démarre? Quand on est mort, on a repris un petit peu l'idée qu'ils avaient en termes vu que c'était les mêmes vignes. Dans l'idée des vents, c'était un petit peu aussi, on avait les mêmes contenants, les mêmes élvages qui pourraient être faits. On est restés sur le même schéma prix aussi pour un petit peu la passation par rapport aux clients particuliers, aux locaux, qu'il n'y ait pas un gros changement. Après, c'est sûr que les coûts de production n'étaient pas du tout les mêmes que du début parce qu'ils étaient propriétaires des vignes. Nous y avait tout l'investissement du coup du rachat, donc on a augmenté quand même en arrivant et puis après, on regarde vraiment par rapport aux coûts de production, de prix de revien. C'est du calcul après qu'on a fait l'installation avec les deux comptables. Est-ce que le prix des vents il a évolué depuis 5 ans? Quand on a arrivé par rapport à quand on a arrivé, oui, ça a augmenté. C'est quoi votre gamme tarifère aujourd'hui? Ça va de combien? En prix pro or texte, ça va de 9 à 11 euros. C'est des prix pour la bourgone qui sont relativement contenus. On nous le dit tout le temps, on aurait augmenté peut-être encore à fait. Mais oui oui, c'est vrai. Est-ce que tu trouves que tes vents aujourd'hui sont juste prêts? Je sais pas ce qui est vraiment le juste prix. On a conscience que le contexte est aussi particulier pour les gens, le niveau de vie, les consommateurs. Je pense que si on voulait, on augmentera peut-être par rapport au fait qu'on est là, a eu 2000 émf compliqué. De l'agrel en 2023? L'agrel en 2023, c'était pire que l'agrel, finalement. Mais oui, je pense qu'ils sont juste prits parce qu'on se met dans la position d'avant d'être installé et de pouvoir avoir du vent aussi plus facilement. C'est vrai, parce qu'on va en venir dans un connez beaucoup de viagres. On achète moins de 20, avant parce qu'on troque beaucoup. Mais des prix qui nous sentent nous psychologiquement juste avec du recul quand on achète du vent, c'est vrai qu'on n'aimerait pas passer à un certain prix. Est-ce que c'est des prix qui vous permettent d'envisager de s'ur réellement, de faire des investissements aux domaines? Pour l'instant, non, parce qu'on ne pense pas faire de grosses investissements dans les années à venir, parce que c'est vrai qu'il y a déjà beaucoup d'annuités remboursées par la reprise. Non, pour l'instant, on n'a pas de projet de grosses investissements. Si tu avais les moyens que tu voulais, qu'est-ce que l'investissement tu ferais dans le domaine? Quelle investissement on ferait dans le domaine, ça serait plus peut-être à la cave racheter des contenants. Déjà, ça serait pas des investissements majeurs, mais ça serait peut-être quelque chose qu'on ferait. Pour les vages ou pour la bénéfication? Pour les deux, je pense. Parce qu'en fait, une année où on fait une récolte au rendement autorisé maximum, par exemple, on n'a pas la capacité de tout garder en cave pour l'instant. L'idée, ça serait peut-être de reconstruire un bâtiment pour stoper plus de 20 pour paler les années aussi où on en a moins. Parce que c'est vrai qu'en 2022, par exemple, on a vendu du mou à d'autres vignorons, parce qu'on ne pouvait pas tout garder. Mais du coup, quand tu as 2000ismes derrière et que tu dis que l'hibration n'avait gardé plus de 22, ça aurait été quand même bien. Donc peut-être, ça serait refaire un bâtiment en fait de stockage, des tiktages à côté et puis profiter de l'espace de stockage actuel pour faire une deuxième cuivry, peut-être une de blancs, une de rouge. Ça serait vraiment intéressant pour stocker plus de 20. C'est une bonne assurance aussi le stack quand même. Et le fermage, c'est une situation qui vous convient. Pour l'instant, ça serait dans la deuxième investissement, ça serait super de pouvoir acheter toutes les vignes et être propriétaires des terres concultifs. Ça serait un gros confort. Ça sera fait petit à petit. Mais les propriétaires, en tout cas le propriétaire principal, qui est donc l'ancien propriétaire du domaine, est prêt à vendre. Il ne rappelait pas de soucis, mais pour l'instant le problème est financier, mais ça serait bien pour pouvoir être propriétaire. Donc aujourd'hui vous avez 7 virules sincretards. Vous faites tout à deux. On faisait tout à deux jusqu'à cette année. Donc on a embauché un salarié. Juste que maintenant, à deux, ça se fait quand tu es dans ton schéma et que tu es un peu rodé et que tu sais comment les choses s'organisent, c'est bien. Mais quand tu veux développer d'autres choses, réfléchir à d'autres stratégies, par exemple, on pensait pour faire des engrais vers, mais faut s'équiper. Et des fois, tu as pas le temps à cette tendre réflexion pour mettre les choses à exécution. Donc ça va donner un peu d'air, ça va être hyper bien et aussi on est associé, mais on est aussi en coupe dans la vie. Et donc des fois, tu fais les choses parce que c'est un peu naturel, tu sais comment elle doit être faite. Mais d'avoir une troisième personne, ça permet aussi, c'est hyper intéressant. Et puis, il n'y a pas la de pilotant, mais tu sens que ça permet vraiment du coup, on doit lui expliquer ce qu'on fait, ça remet des mots sur ce qu'on fait, ça rapporte une réflexion autre. Donc, ça va être bien, des trois. J'ai justement votre schéma à deux jusqu'à présent. C'était lequel, comment vous organiser tous les deux et question qui va avec, c'est comment de travailler en couple. Alors, c'est hyper simulant, travailler en couple, je trouve ça très intéressant déjà. C'était bien discuté avant l'installation, aussi, c'est important. Et ce qu'on a envie de travailler ensemble, et ce qu'on peut travailler ensemble, donc on s'est dit "qu'il est pour l'instant, donc ça fonctionne, il n'y a pas de soucis". Après, au niveau de la répartition, on est tous les deux autour de la vie ni l'un, clôtre. Valentin, il fait plus ce que est tracteur, vraiment, les traitements. Moi, j'en fais de manière épisodique, quelques travaux du sol, ou des trois à la tarière, ou voilà, après tous les traitements, c'est lui qui l'ai fait. Après, les vins, c'est moi qui m'en occupe. Et pendant les vendans, donc je suis à la cave, et lui, j'ai re-équipe, puis ça fait très bien. Et on a de la chance de trouver des locaux en majorité, et puis il arrive vraiment à créer une belle cohésion. Et puis, à ce qui est une bonne ambiance. Oui. T'es content de la répartition, ça se fait naturellement. Ça, c'est fait naturellement, tout ce qui est commercialisation, ça, c'est fait naturellement aussi, c'est moi qui m'occupe plus de tout ce qui est gestion ou comptabilité, administrative. Mais c'est pas la partie la plus plaisante, et c'est pas forcément ce qu'on apprend non plus, en fait. Mais il faut le faire toute façon, donc. C'est parti essentiel. Oui, oui, oui, il faut le faire. Mais c'est bien. Oui. Toi, tu fais les 20? Oui. T'es moins à la vignes que valentine, là, tu viens de nous le dire? Après, les 20, on est franchement, et autant l'inclotera la vignes. Parce que bon, l'hiver, on t'aille ensemble tout le temps, on tire les beaux ensemble. Pendant la saison, mais je viens juillet, on est à fond à la vignes, donc à la cave, en fait, il n'y a pas trop de trails, non sois, il y a les vendans. Après, elle est sous tirage pendant l'été, après, c'est un suivi, et il est remplissage, ça sent un fait le soir. Mais c'est surtout pendant les vendans, je suis qu'on a la cave, sinon moi, ça me demande pas non plus trop de travail. Qu'est-ce qu'il te plaît dans le travail de cave? Alors, ce qui me plaît, c'est d'être seul, déjà à la cave, non, non, mais. Pendant les vendans, c'est assez magique, c'est comme tout ton travail de l'année que tu rentres, t'attends de voir, tu mets ça dans tes cubes, t'attends de voir que ça partent en fermentation. C'est assez magique, je trouve quand tu te dis, quand t'entends que ça se met à gasser et que ça ferme, tu te dis, "Ah, c'est gagné, c'est déjà une belle partie de fête." Et puis après, c'est vrai que c'est assez. C'est des moments. Je vais me bien voir comment ça a évolué, tu gouttes, tu vois comment se passe les fermentation, tu fais le suivi. Et puis essayer de savoir ce que ça va donner, et non, non, c'est sympa. On goutte régulièrement. Pendant les vendans, ça ferme, une fois que c'est parti, et puis après, on essaye de gouter, on semble de se dire tous les deux mois pendant l'élevage, on fait une déguste plus posément. Moi, je l'ai plus régulièrement quand je suis à la cave que je fais les plans, je suis regoûté un peu plus. - Comment tu as de santé pour tes premières vendantes? J'étais première vignif? - Un peu stressé. C'est très sans quand même. C'est déjà, t'as beaucoup de monde chez toi, t'as tous les vendantes enjeurs, t'as vu que ça soit bien organisé, qu'il n'y a pas un peu de temps mort ou de latence, ou qu'il ne sent pas qu'on n'est pas près, ou des choses comme ça, tant que tu es un peu un maximum, et puis, bah stressé de l'organisation, c'est quand même un logistique. Mais ça c'est très bien passé. Et puis quand tu as une belle équipe, ça te porte aussi vachement, même là, c'est ce qu'on disait, une année, on rentre sur une récolte qui est pas très jolie, beaucoup de milieux, si tu es dans ta machine avant d'enger, et que tu rentres ça, c'est pas le même effet que quand tu as une équipe, et que tu as quand même du moment qu'on vivit, et ça rend l'avandage plus belle. Je pense. - Ton premier mid-20, c'est donc 2020. - Oui. - Ce qui est plutôt une année. - C'était une faible année. - Oui, c'était une belle année. Un beau premier petit, dans le domaine. Et après, 2021, c'était plus compliqué. On a eu du gel. Pas mal de milieux aussi, c'était une année fraîche. 2002, c'était une super année. Et puis, 23, la grêle. Et là, la plus. - Qu'est-ce que tu t'es senti pleinement vignoronne? - Ah, pleinement vignoronne. En fait, premier mid-19, du coup 2020, on était donc, on a fait la saison avec les anciens propriétaires. Donc, ne s'en pas vraiment encore pleinement chez TOP, parce que tu n'as pas fait la saison tout seul. Mais c'est vraiment, au premier revendant, je pense, 21, oui. Peut-être un reprès. - Quand tu te mets à gérer la commercialisation aussi, je trouvais recevoir des professionnels et c'est plus ça, oui. - Il y a quelque chose de magique, un peu quand tu vends tes premières bouteilles, ou pas? - Magique, et puis, un peu stressant, parce que tu sais que tu vas avoir des retours un petit peu en direct, donc tu as un peu exigeant avec toi-même. Je pense, c'est à besoin de retour aussi. Tu demandes si les gens sont vraiment honnêtes, aussi. Tu fais gouter plus toi, des copains, de vignorons. - Les copains ils disquisent amus, parce que c'est des copains, c'est ça, puis ils tournent dans la tête, peut-être. - Oui, après, je pense que réacte dans la saut, je pense qu'on est assez franc, justement, entre nous, et ça, c'est cool aussi pour ça. - La saut, tu l'as intégrée tout de suite? - Alors, on l'a intégrée au bout d'un an. - Qu'est-ce que tu cherchais en rejoignant la saut au bout d'un an? - Et bien, on cherchait un groupe, parce que, bon, bret, c'est dans le maquenaire, mais c'est assez isolé, c'est vraiment de nos yeux à chaque fois. Vous avez fait trois heures de route pour venir, alors que c'est pas si loin que l'on a du maquenaire, mais, du coup, à pas être tout seul. C'est vrai, parce qu'on fait un métier qui est quand même. Je pense que c'était seul, et de l'agriculture en général, en pas que la vie, mais c'est des métiers, on a vu de fait surtout un petit peu isoler, et si on ne discute pas de ce qu'on fait avec des gens. Qui font ce qu'on fait, je pense que c'est vite compliqué. Donc, une dynamique de groupe, et puis des gens avec qui discutaient, et c'est hyper bien, parce qu'il y en a qui ont déjà beaucoup d'expérience, il y a plein de choses qui ont déjà essayé, et toi, tu peux penser à quelque chose, et ils vont te dire "Banan, mais ça, j'ai déjà fait l'estombé, ou "Ouais, vas-y", donc. une dynamique, ouais. - Tu nous as dit qu'abrès, il y avait trois autres domaines artisans. - Est-ce que c'est des gens qui ont la même philosophie que vous, ou pas? - Bah, Peter, qui est aussi dans l'asso, et Domène de Talley, c'est vraiment un super copain, qui est aussi en bio, et on est bien sur la même longueur d'ondes, ouais. - Aujourd'hui, en tant que vignoronne, et puis avec la vignemouton, là, de quoi t'es fière? - Et bien, je suis fier de ce qu'on a pu faire jusque là, déjà, parce que ça fait quand même pas mal de boulot, parce qu'on arrivait, on avait pas d'habitation, rien que ça, c'est vrai que j'en parle pas, mais je n'ai pas parlé. Mais on a fait beaucoup de travaux d'aménagement nous-mêmes. On ne serait pas imaginé, je pense, en part avec 5 ans en arrière, avoir fait tout ce qu'on a fait, en termes de jus de travaux, faire des terras, ce, des escaliers, des lacharpentes, du fermacer, des choses comme ça, du plancher. Donc déjà ça, c'était bien, et du coup, on habite maintenant au-dessus de la cuvrie, donc on est vraiment chez nous. Tout ça, et puis gérer, on a fière de dire qu'on peut gérer une structure comme celle-là, et qu'on y arrive, c'est quand même. On se le dit peut-être pas, c'est souvent, on y pense pas assez, mais. - Oui, c'est bien. - Et vous arrivez à laisser le travail de côté quand vous retrouverez en famille à la maison? - Alors, pour l'instant, pas trop, peut-être, c'est encore ce que c'est tout neuf encore. Ça vient de la petite aide. - Après, c'est pas forcément un pro, c'est pas moi qui me qui juge. - Non, non, je ne sais pas un problème, c'est vrai que quand on a décidé d'aménager notre lieu d'habitation sur le domaine, il y en a beaucoup qui nous ont dit, c'est bien quand même de séparer le pro, le perso. Mais en fait, il n'y a pas de pro-out de perso, c'est notre vie, ça fait un peu un, je vois plus ça comme ça. Le contraire, c'est ça très confortable. Au départ, on habité 10 minutes en voiture, mais c'est vite pénalisant pour pendant les vendons. Je ne sais pas possible si tu penses un truc en pleine nuit, que tu as oublié, tu fais tout le temps de salaire toi. Des mains, la cube, là, est-ce que je sais plus? Donc, non, c'est très confortable. - Alors, c'est l'heure de la dernière question, le traditionnel dans ce podcast. Margo, est-ce que tu es heureuse dans ce que tu fais aujourd'hui? - Je suis très heureuse dans ce que je fais. - Ouais. - Et bien, merci beaucoup. - Merci. Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir encore le sujet, je vous invite à vous rendre sur le site de l'association, dont vous trouverez le lien dans la description de cet épisode. Évidemment, je vous invite à goûter les ventes de Margo et Valentin, et en particulier, la cuvée descendre d'angereuse, qui porte très bien sonne. Merci Margo, long vie à la Vignamouton et long vie à la VBS. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon d'un de l'Ivres. Réalisation Romain Becker. Merci Emmanuel Navais pour la post-production, à Emmanuel Doré pour le générique original, et à Lénin Mazilu pour les graphismes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. Dis-ci là, catez-vous et buvez bon!

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'association des Artisans Vignerons de Bourgogne du Sud (AVBS) regroupe 28 domaines en bio, fondée par un groupe d'amis vignerons pour partager leurs pratiques et promouvoir l'artisanat.
  2. Margot Caland, jeune vigneronne de 30 ans et présidente de l'AVBS, a modernisé le salon annuel et officialisé la certification bio de l'association.
  3. Le millésime 2024 a été difficile à cause de l'humidité et du mildiou, mais les échanges entre membres ont permis d'analyser les différences de résultats selon les terroirs et pratiques.
  4. L'association réfléchit à l'utilisation de cépages résistants face au changement climatique, malgré des avis partagés sur leur qualité gustative.
  5. Les projets futurs incluent les 20 ans de l'association, un événement local à Mâcon, et une journée de réflexion collective pour redéfinir les objectifs du groupe.

Summary:

Cette transcription présente un entretien avec Margot Caland, vigneronne et présidente de l'association des Artisans Vignerons de Bourgogne du Sud (AVBS). L'association, créée il y a 20 ans par un groupe d'amis, rassemble aujourd'hui 28 domaines tous certifiés bio. Margot explique que l'AVBS permet aux vignerons de partager leurs expériences, d'organiser des formations (notamment sur la taille) et de discuter des défis communs comme la main-d'œuvre ou les choix techniques.

Le salon annuel, dont c'est la 19e édition, attire environ 1200 visiteurs. Le millésime 2024 a été particulièrement compliqué à cause du mildiou, mais les échanges ont mis en lumière l'importance des terroirs et des pratiques d'anticipation. Margot, jeune présidente de 30 ans, a impulsé des changements comme la modernisation du salon et l'officialisation de la certification bio.

L'association explore aussi l'utilisation de cépages résistants pour s'adapter au changement climatique, bien que les avis soient partagés. Les projets à venir incluent les 20 ans de l'association, un événement local à Mâcon, et une journée de réflexion collective pour définir l'avenir du groupe. Margot souligne l'importance de la transparence, de la solidarité entre vignerons et de la valorisation du travail artisanal face aux défis climatiques et économiques.

FAQs

C'est un groupe de 28 vignerons artisans, tous en bio, qui se réunissent pour échanger sur leurs pratiques, organiser des formations et un salon annuel pour promouvoir leur métier et leurs vins.

L'association vise à favoriser l'entraide entre vignerons, partager des solutions face aux défis communs (comme la main-d'œuvre ou les choix techniques), et garantir la transparence via la certification bio.

Elle assure une transparence entre les membres et envers les consommateurs, en apportant une preuve concrète des pratiques vertueuses, dans un contexte où les labels sont nombreux et parfois trompeurs.

Les membres organisent des réunions de bilan de campagne et des voyages (comme dans le Jura) pour étudier des cépages résistants, échanger sur les traitements bio et anticiper les problèmes comme le mildiou.

Davantage de domaines sont sortis des caves coopératives pour valoriser leurs pratiques bio, et l'association a contribué à redorer l'image de la région en montrant la diversité et la qualité des vins artisanaux.

Les projets incluent la célébration des 20 ans du salon, l'organisation d'une fête locale (une 'gargouille' avec buvette et marché), et une journée de réflexion collective pour redéfinir la dynamique du groupe.

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