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Episode 60: Océans et Climat avec Catherine Jeandel

33m 35s

Episode 60: Océans et Climat avec Catherine Jeandel

Cet épisode du podcast "Le Climat en Question" explore les liens entre les océans et le climat, à l'occasion de la troisième conférence de l'ONU sur les océans. L'animatrice, après avoir excusé le retard de publication dû à des circonstances personnelles, partage une bonne nouvelle : un accord international pour protéger la biodiversité en haute mer est entré en vigueur. L'invitée, Catherine Gendel, océanographe et géochimiste, explique que les océans régulent le climat via deux mécanismes principaux. Le premier est physique : les échanges d'énergie entre l'atmosphère et l'océan, qui génèrent une circulation mondiale. Le second est biologique : la photosynthèse des algues microscopiques en surface piège le CO2, qui est ensuite enfoui dans les sédiments marins. Cependant, le réchauffement climatique perturbe ces processus. 93 % de l'énergie excédentaire est absorbée par l'océan, provoquant des canicules marines, la fonte des glaces, le blanchissement des coraux, et l'acidification des eaux. Ces phénomènes menacent la biodiversité marine et les activités humaines comme la pêche et l'aquaculture. Catherine Gendel décrit également son métier de géochimiste, qui utilise des traceurs chimiques pour quantifier les flux de carbone et améliorer les modèles climatiques. Elle souligne que les décideurs publics sont souvent peu conscients des enjeux, sauf pour la montée du niveau de la mer et l'acidification, qui impactent directement les zones côtières. Malgré les défis, les scientifiques continuent d'améliorer les prévisions grâce aux satellites et aux données in situ.

Transcription

6262 Words, 36742 Characters

French
Bonjour et bon année, de 1926, je me permets un petit apparté pour vous présenter me meilleurement pour cette nouvelle année. Et puis aussi pour vous dire que cet épisode-là, on l'a enregistré. Il y a déjà quasiment six mois et je me excuse vraiment du retard pour le publicier. C'est la conjonction d'un déménagement et d'un congé maternité qui m'ont tenu très éloigné de mon micro et de mon ordinateur. Alors je m'en excuse. Mais néanmoins, c'est épisode, je pense, vous intéressera et donc il était important de pouvoir le publicier et j'ai trouvé un petit regain d'énergie. Envoyant une bonne nouvelle, au niveau international pour la protection de la biodiversité et de l'écras salonnues et on a bien besoin de ce genre de nouvelles actuellement. Et ça m'a donné un petit regain d'énergie pour finaliser et publier cet épisode. Du coup, je vous donne un petit peu plus d'information au passage, puisque le 17 janvier, 2016, un accord international est entre en vigueur pour protéger la biodiversité en hautemar, c'est-à-dire au-delà les océans qui sont situés au-delà de la zone de contrôle de la juridiction de chaque pays. Et il s'arpresent une énorme richesse de biodiversité et une énorme partie des océans puisque c'est les deux tiers des océans sur terre qui rentrent dans cette catégorie. Et donc ce traité qui s'appelle "Bio-division-nationnal jurisdiction" biodiversité au-delà de la juridiction nationale devrait aider de façon assez concrète pour protéger la biodiversité dans ces zones-là en faisant des études d'impact pour les explorations qui pourraient être faites et un meilleur partage de ce qui peut y être découvert. Alors c'est pas le sujet de l'épisode d'aujourd'hui, il y aurait beaucoup à dire sur les pays qui ont ratifié par attifié ce qui est enseigné, etc. Je vous laisse vous renseigner si ça vous intéresse et peut-être qu'on fera un épisode sur la question à l'avenir mais en tout cas ça reste une très bonne nouvelle. On a peu de bonne nouvelle en ce moment donc je voulais vous la partager et sans plus attendre, je vous laisse écouter l'épisode d'aujourd'hui au Céon et Thémain. Bonjour et bienvenue, c'est le climat en question, le podcast pour prendre le temps de s'interroger et de répondre à toutes vos questions sur les climats d'hier, d'aujourd'hui et d'au demain. Aujourd'hui, à l'occasion de la troisième conférence et nations unies sur l'océan, on s'intéresse aux liens entre océans et climats. Il produise la major partie de l'oxygène que nous respirons. Il régule le climat en absorbant l'excès de chaleur que nous produisons. Il nous nourrissent. Notre survie s'elle de la planète bleue dépend de la santé des océans qui en couvrent plus des deux tiers. Mais les océans vont mal, de plus en plus mal. Comment les protéger, c'est tout l'angeux de la troisième conférence de l'ONU sur les océans? Si la terre se réchauffe, l'océan quant à lui est en ébullition. Après, New York et Lisbonne, la troisième conférence des nations unies sur l'océan réunira d'une 9e haute-raise juin des chefs d'État du monde entier, les accords de NIS devront servir de cadre pour la recherche et la préservation des maires vastes progras. On voit ici quelques-uns des thèmes qui vont être abordés pendant cette conférence des nations unies sur les océans et nous on en profite pour s'interroger sur les liens entre les océans et le climat, sur ces océans qui se réchauffent et ce climat qui se dérègent et surtout sur les conséquences que tout cela peut avoir sur nous. Pour en discuter, je suis comme d'habitude avec Gilles Ramstein, palé au climatologue et Sylvestruette, j'en ai les scientifiques. Bonjour, Sylvestre et Gilles. Bonjour. Mais je me tente d'abord vers notre invité Catherine Gendel, qui est aussi unographe géochimiste au légo, sur le laboratoire d'études en géophysique et au céonographie spatial, et directrice de recherche et méritre aux CNRS, le Centre national de la recherche scientifique. Catherine Gendel, bonjour, bienvenue dans le climat en question. Bonjour. On a souvent parlé des océans dans les épisodes du climat en question, sans y dédier pour autant des épisodes particuliers, mais pour ceux qui n'aurait pas suivi, est-ce que vous pouvez nous faire très rapidement un petit cours de rattrapage sur quelle est le rôle des océans dans la régulation du climat et puis après on viendra au conséquence du dérèglement actuel? L' océan joue un rôle dans la régulation du climat par deux mécanismes principaux. Le premier, c'est un mécanisme purement physique des change d'énergie entre l'atmosphère et l'océan. Au basse la titule autour de l'équateur, l'étropique, l'océan prend de la chaleur à l'atmosphère, qui va transporter par la circulation océanique au latitude les plus hautes, c'est-à-dire vers les poules, et là, il va restituer cette chaleur et cela va générer une circulation océanique, parce que ces eaux qui sont au départ chaudes et un peu salés, qui se refroidissent, au fur et mes océans se refroidissent, elles deviennent dense. Quand elles sont dans, c'est qu'on arrive au latitude, elles vont se mélanger avec les eaux qui sont en dessous sur des épaisseurs de kilomètres. C'est vraiment des grosses cheminées de convection. Et cela va générer un circulation qui repart autour du monde, en longant les côtes des États-Unis, du Brésil et puis autour de l'entartique, qui va jusqu'au bout du Pacifique, comme ça, et qui revient. Ce qu'il faut juste retenir, c'est que ce sont des échanges d'énergie entre l'atmosphère et l'océan, et qui sont véhiculés par les deux fluides. Mais s'il n'y avait pas ces échanges-là et cet équilibre des chants d'énergie, on n'aurait pas le climat qu'on a aujourd'hui. Et alors déjà sur ce premier phénomène, la circulation physique, qu'est-ce que vous voyez comme changement aujourd'hui? Il faut savoir que cette circulation, c'est mise en place à la fin de la dernière glaciation, c'est-à-dire il y a à peu près 10 000 ans. Et c'est-à-dire qu'il y a mis en place le prima aussi dans le cas de s'est développé l'humanité, pas l'éolité, l'éolité, et puis, des flocements, des civilisations, qu'on ne prend l'école. Et donc ce que l'on observe aujourd'hui par rapport à cette échanges d'énergie, c'est que l'humanité en puissant de l'énergie fossile avec le pétrole, le charbon, en le brûlant, envoie les produits de combustion, ces dégases a effet de serre dont le gaz carbonyc, ce gaz à pour propriété de réchauffer l'atmosphère, je reste juste sur les billets d'énergie, là. Et du coup comme l'inatmosphère se réchauffe, une partie de cette énergie en excès, eh bien l'étape sorbet par l'océan, et on le mesure la température des eaux augmentent, et c'est ce que l'on mesure à partir des navires océanographiques. Et on observe cette accumulation d'énergie jusqu'à 1000 mètres de profondeur, maintenant à peu près dans tous les océans du monde, et on évalue que 93 % de l'énergie en excès est mis par l'humanité, par les activités, les usines, les transports, le chauffage des maisons, etc. et ces émissions de gaz à effet de serre, et bien cela, 83 % de cette énergie est stockée dans l'océan. Et le reste, à peu près, le continent. Donc heureusement que les océans sont là, sinon le réchauffement climatique serait encore bien pire que ce qu'on connaît aujourd'hui, mais déjà avec l'augmentation de température que vous nous avez décrite, quel conséquence ça, est ce que c'est, avant tout, pour la faune et la flore océanique, on a entendu parler de difficultés pour la pêche, de sardines qui sont plus petites qu'avant, est ce que c'est aussi l'augmentation du niveau des mers, comment ça se traduit concrètement? Toujours sur la question purement de la circulation océanique, à partir du moment où réchauffe les eaux de surface, ce réchauffement induit aussi une fonte des glaces continentale, comme la glace qui est sur le grand land, par exemple. de la plus nord déjà ça risque de déséquilibrer cette circulation qui s'est mises en place depuis 10 000 ans. Et là pour l'instant les modèles sont pas tous d'accord mais ça va induire un changement important du climat si la circulation en question est perturbée. L'autre chose effectivement c'est que ce réchauffement des autres surfaces ça induit, ça se présente sous forme souvent de canicules marines un peu comme nos canicules terrestres. Alors ce canicule marine on a partout et elle peut être très sévère et en particulier pour les coraux. Les coraux si on les met à des trop hautes températures se produisent à phénomène de blanchissement c'est à dire il y a un écoraïc et un algue qui s'associe à scolette, calcaire, un animal qui a un scolette calcaire et qui construit le récif coraliens grâce à l'alimentation que cet algue lui apporte. Et s'il fait trop chaud l'algel part et le corail meurt et donc c'est arrivé pour la grande barrière de corail mais plus près de nous la méditerranée subit maintenant depuis plusieurs années des vagues des canicules marines très très importantes genre si degré de plus que la normale saisonnière au mois de juin large de Marseille et du coup ça génère et ça détruit de la vie en particulier dans les disques 1 1 1 1 de la méditerranée la plupart des gorgones qui font des sortes de corroms méditerranéas, ce n'est pas exactement des corroms et bien elles sont 90% des gorgones peuvent décimer par ces vagues de canicules marines donc la température c'est un gros gros problème. Alors là on appare des températures circulations au scénique mais nous avait dit qu'il y avait aussi un autre mécanisme qui est tout aussi important. Le deuxième mécanisme de régulation du qui m'a parlé au scénque c'est le développement de la vie à la surface de la mer alors ce développement de la vie faut faire l'analogie avec ce qui se passe sur terre pour bien comprendre. Sur terre on a une végétation qui pousse grâce aux mécanismes de la photo synthèse qui en particulier transforme du CO2 en oxygène et c'est comme ça que pousse les arbres et bien en mer c'est pareil vous avez des algues à la surface de la mer que vous ne voyez pas parce qu'elles sont microscopiques et qu'il faut des appareils très particuliers pour les détecter mais qui sont très très nombreux et qui au printemps n'étaient dans les misphères nord et puis évidemment à l'opposer dans le misphère sud se développe soustrer du CO2 qui est arpénète par l'interface air mer. Apprends soustrer les arbres transformes ce gars ce carbone d'isson en carbone solide particulière qui est brouté par des petites crovettes qui va être brotées par des poissons et tout ça ça a du une chaîne de vie au bout de laquelle d'ailleurs il y a l'humanité et ça crée aussi beaucoup beaucoup de déchets parce que quand ses espèces vivantes elle meurt et je suis dans la colonne d'eau et puis ça va générer de la matière qui tombe comme une jeune neige marine et qui va aller au fond, c'est dimanter au fond des océans. Au cours de la chute, il y a des attaques bactériennes qui rediscent le vinbe tout ça, mais il y a une fraction de ce qui est fixé en surface qui est cédimenté au fond. Et cette fraction cédimenté au fond, si on suit bien mon parcours, on a le CO2 qui pénètre, souvent le gaz, il est dissou, il est fixé, il devient des particules et il est piégé. Ça veut dire que le carbone, le océan par ce mécanisme, piège du gaz carbonyc et le soustrait à l'atmosphère. Et en fait, attend par la circulation la dissolution du gaz que par ce mécanisme de soustraction et d'enfouissement dans les cédiments de carbone, l'océan participe à la régulation du climat, puisque un des gaz à effet de serre puissant, c'est le gaz carbonyc. Donc le fait que l'océan est la propriété de soustrait ce CO2 et de l'enfouir, et bien on calcule aujourd'hui que entre 25 et 30% du gaz carbonyc qui est émis annuellement par l'humanité et piégé par ce mécanisme de l'océan. Arche, une petite parenthèse, puisque vous avez justement travaillé en particulier sur ce deuxième mécanisme avec beaucoup de mesures de terrain, est-ce que vous pouvez en profiter pour nous décrire en quoi à consister votre métier de façon assez pratique? Parce qu'on a beaucoup de questions, des étudiants, on a beaucoup de gens qui écoutent qui sont en réflexion sur leur orientation. Je pense que ça pourrait les aider aussi à voir les différents métiers, la multitude du finalement de métiers qui existent dont ces sciences du climat, ces sciences du univers, ces sciences de l'océan. - D'où c'est un engrable de. - Effectivement, c'est-à-dire que moi j'ai écrit des projets où je suis sollicité pour participer à un projet de campagne en mer, pour aller mener la plupart de temps ce sont des études très pluridisciplinaires, puisque on leur a compris, l'océan c'est un fluide, donc il y a des physiciens. C'est une solution chimique dans laquelle il y a les sednutrétifs dans le carbone d'essout dont je viens de parler. Et puis évidemment il y a la vie qui s'est développée donc il y a des biologistes. Et donc on s'associpe pour aller étudier une région et comprendre quels sont les mécanismes de source d'éléments chimiques, de transformation dans la colonne d'eau par cette activité, en particulier de pompe biologique, on appelle ça un pompe biologique, c'est-à-dire de ce photosynthesis, de ce Particule, de ce distraction, de Negemarine en Fouismat. On doit le quantifier partout dans le monde. Et pour ça, on crée une campagne en mer, donc on dépose un dossier dans lequel on explique tout ce qu'on va faire, combien de temps de bateau inoufaut pour faire quelle opération, sur quelle distance, à quelle rythme de station, etc. Et une fois qu'on est sélectionné, on part à 40, 45 personnes pendant deux mois pour aller faire des prélèvements et faire des analyses qui vont nous permettre de quantifier ces processus. Et là on va toucher du doigt mon métier à moi qui est d'être géochimiste. Les géochimistes sont des gens qui utilisent des éléments chimiques de la classification périodique pour en faire des trasseurs qui leur permettent de quantifier des processus. Et je vais illustrer ça avec un exemple très simple. On a besoin de quantifier le flux de particules qui chute en Negemarine, quand il y a la mort des organismes en surface, puisque c'est ça qui va s'équestrer du carbone en profondeur. Ce flux de particule marine, on a besoin à la fois de la concentration carbone de ces particules, pour ça on va aller les filtrer, les prélever les filtrer les analyser, mais on a aussi besoin de la vitesse de chute pour faire un flux. Une fois qu'on a de la concentration, la vitesse on multiplie d'un par l'autre, ça fait un flux. Et en fait pour faire la vitesse, on ne peut pas aller à 3 km de profondeur partout dans les océans chronométrés. On est bien obligé d'avoir des méthodes indirects. On utilise le couple uranium thorium qui sont des éléments chimiques présents dans l'oséen naturellement. Et eux nous servent de chronomètes de vitesse de chute des particules. J'ai pas le temps de faire un cours là-dessus, ça prend une heure quand je suis en master. Mais ça nous permet d'accéder à la vitesse de chute des particules dans tous les endroits du bloc quand on fait ces mesures-là. Merci beaucoup pour cette parenthèse, donc un métier passionnant qui requiert beaucoup d'interdisciplinarité. Et parmi les nombreux scientifiques avec qui vous travaillez, évidemment les modélisateurs du climat, on en a parlé dans plusieurs épisodes avec Gilles. Et justement là, comme on est dans une série d'épisodes où on s'interroge sur les liens entre les résultats de la l'air de scientifiques, des modèles climatiques et les besoins de la société, vous dans le domaine des océans, on en est où aujourd'hui, quels sont les attentes que vous entendez de la société? Et est-ce qu'aujourd'hui on a un stade où on a assez d'informations? Est-ce qu'il y a encore besoin de beaucoup de nouvelles recherches? Quand on est dans un programme dans lequel on a cumul autant de données sur des éléments chimiques qui quantifient des processus, évidemment, on fait des réunions qu'on appelle data-model. C'est-à-dire qu'on confronte les résultats des proxies, des mesures que nous faisons avec leur avantage et leur limite, aux modèles qui ne sont aussi que des outils, même si souvent une modélisation, ça paraît très séduisant. Ils sont coiffies d'erreurs, d'insertitudes, etc. Et donc l'arrivée des données ne peut caméliorer la qualité des modèles. Donc ça c'est pour la partie de votre travail avec les mathologues, les modélisateurs du climat, comment vous travaillez avec la société ou comment est-ce que vos résultats sont utiles pour les décidors publics? Les décidors appartent sur la mécanisme de la montée du niveau de la mer, qui résultent à la fois du réchauffement et du fait que il y a des stocks d'eau qui sont aujourd'hui, touchés sur des surfaces continentales, comme le brouhénon de l'entartique, ou les glaciers de haute montagne qui fondent? Donc ça génère une montée du niveau de la mer, ça commence à inquiéter un petit peu les décidors. Pas partout, pas partout. Je suis ta Bastia récemment, et la zone commerciale de Bastia est à côté de la report qui lui-même n'est pas très loin au-dessus du niveau de la mer. Moi, j'ai trouvé en intéressant qu'on était quand même dans une zone un peu générable. Et quand j'en ai parlé aux élus de Bastia, ça disait à votre paix trop effleuré. Donc c'est pas partout, c'est clair. Par contre, il y a un deuxième mécanisme qui préoccupe beaucoup les océanographes, c'est que ce gaz carbonyc quand ils disent ou dans l'eau, il l'acidifie légèrement les eaux dans lesquels ils disent ou vous prenez nos plate, vous mettez du CO2 dedans, elle s'acidifie. Et bien, malheureusement, ça se passe aussi à la surface des océans. Et quand vous mettez de la site sur du calcaire, vous dissez le verre, et donc tout les petites coquilles calcaires, les corolles, les huitres, les moule, qui sont à la surface de la mer, sont attaqués par la signification. Et ça aussi, ça commence à préoccuper au moins, en milieu coquier, et au moins pour l'Austrique culture. Ça commence à préoccuper certains décideurs et industriels, etc., du littoral. Je dois dire que l'océan du large est beaucoup moins de préoccupation, faut reconnaître que c'est pas du tout du tout à la portée de l'individu qui va à la plage. Et donc, on parle beaucoup de choses que les gens ne voient pas, et c'est très difficile de faire passer les messages. Et pour terminer, il y a d'autres domaines dont on a pu parler dans les épisodes précédents. Pour les océans, vous estimerez que c'est plutôt un problème des décideurs publiques de se sentir concernés, de venir vers vous les scientifiques pour vous demander des informations, une alerte, que vous avez déjà comme vous venez de nous l'expliquer. Ou est-ce qu'il y a aussi encore des domaines pour lesquelles il faut faire plus de recherches, on ne sait pas encore assez dire, par exemple, je ne sais pas, répondre à une demande sur, de combien va augmenter le niveau de la mer, dans certaines zones, ou de pouvoir prédire des orangans ou des tempêtes? - Sur les. - Et cyclone et les orangans, les Français sont concernés par la Guadeloupe, la Martinique, la Luyanne, et donc, eux et la réunion. Tout nos départements d'autres meurs sont concernés par ces questions-là. Et la difficulté, c'est que Trump, là, il a coupé quelques robinés importants, mais on est quand même assez équipés avec les satellites, avec les bouets que l'on a dans la lentique. - Avec les réseaux de surveillance, qui n'est pas allé lui-même relever les bouets, donc on peut encore avoir accès à ces données-là, et on a meilleur en permanence grâce à ces données, les modèles qui permettent de prévoir, au mieux, ce qu'en une tempête tropicale, va se transformer en oragant ou en cyclone, tout ça, c'est la même chose, en fait. C'est juste, selon la région dans la canonnée, on les appelle différemment. Et en particulier, c'est le travail des physiciers, au cyanographe, d'améliorer les paramétrisations de la turbulence, de la thermodynamique, de tout ce qui se passe, avec ces réseaux de surveillance. Là, y'a une demande, oui, oui, elle est très sérieuse, parce qu'il y a beaucoup de démolitions, sur la montée d'un niveau de la mer, la demande commence à se faire pressante, à certains endroits, parce que s'ajoute à la montée d'un niveau de la mer, le phénomène de submerciant marine, qui n'était pas aussi douloureux avant, mais comme le niveau de la mer a déjà monté d'une vingtaine de centimètres, dans les derniers 120 ans, ça a fini par devenir plus visible, et ça le sera de plus en plus. Et c'est quoi une submerçante, c'est très simple. Quand y'a une dépression, une mode dépression atmosphérique, c'est à dire qu'il y a moins de pression d'air, la colonne d'air au-dessus de la mer, pèse-moi lourd. Du coup, le niveau de la mer monte naturellement, en réponse, au fait qu'il y a moins d'air qui lui passe dessus, et ça peut monter de 10, 15 centimètres, selon la dépression, et on arrive à la côte, donc la mer a déjà 20 centimètres plus haut que pour le grand-père, et puis quand y'a en plus cette montée d'huile à la dépression, en particulier quand y'a une dépression, il y a une tempête, donc il y a des grosses vagues, et là il peut produire le mécanisme de submerciant Marine, c'est-à-dire que là, on attaque des maisons, où on amène du sable dans des jardins qui n'était pas concerné avant. Et là, sur certains littoraux, comme celui du golf, du lion, on attaque des routes, etc. sur le lavendou, aussi j'ai entendu des émissions de radio, qui se préoccupait de ça, et en Bretagne-Sûl, il y a des maisons, cette maison qui ont été démolie, parce qu'elles étaient sous mistro au submerciant. Donc si c'est une préoccupation, aujourd'hui, très importante, plus ou moins prononcés selon le coût de Fallais, ou selon le coût de Platte, bien sûr. Oui, et d'ailleurs, on peut peut-être illustrer ce dialogue entre des citeurs publics locaux et les scientifiques, puisque vous vous êtes impliqués dans un projet, justement, de dialogue entre ces communautés, vitaliser en les mondiaires. pouvoir aider à la décision et à l'adaptation dans la région oxytaniste? En fait, on monte un grosement de recharge d'experts du climat en région oxytaniste, c'est-à-dire tous les montpelliers pour les mettre grandes métropoles avec des spécialistes à la fois du climat, à fois de la biodiversité, de l'économie, des épidémies, etc. Pour se donner les moyens de faire passer les messages scientifiques de façon plus efficace et à une maille régionale, aux déciders, aux oéidgés, aux OPCI, aux associations. Typiquement, là, on est saisis pour un appel d'offre et une étude de marché par le conservatoire du littoral du golf du bion, justement, sur la montée du niveau de la mer. Faut produire un récit, c'est pas nous qu'à nous produire, mais il nous sollicite pour l'expertise scientifique sur le récit qui va être produit. Donc on est sur un schéma d'adaptation et d'atténuation aussi, mais à l'échelle régionale, la demande elle va être, je fais caricaturée, mais est-ce qu'on fait une digue, est-ce qu'on laisse courir, or que dans les maisons ou en les retirant ou en retirant une route? Ce qu'un des géétés fait en recevés des frontignants, il y a une route qui a été retirée et enfin, elle a été déviée, le but ont érevésté, mais la dune a déjà recouvert. Alors que la mer a attaqué, comme une falaise, elle a attaqué le béton de la route. Donc sur ces questions-là, nous c'est le greco, Craig Oksitani, on est là pour répondre aux questions pratiques. Donc ce dialogue permet quand même d'aboutir à des changements très concrets sur des projets d'infrastructures. On avait d'ailleurs des dix et un épisode à la question des infrastructures résiliant très saments. Mais ce dialogue, ça m'amène aussi et c'est là où on a commencé cet épisode, cette conférence des Nations unies sur les océans, puisque ce n'était pas une conférence scientifique en tant que temps, évidemment. Mais il y avait dans les objectifs cette idée de faire dialoguer les communautés, notamment la communauté scientifique a été représentée. Qu'est-ce que vous vous en retournez de cette conférence? J'en ai un petit peu de mal à parler de mes réactions personnelles, puisque je n'ai pas assisté, comme beaucoup de collègues, parce que une fois que cette conférence se met en place, c'est quand même beaucoup dans les mains des Nations unies, des diplomates, etc. Et on sait qu'on a rôle un peu mine. Maintenant, j'ai eu des retours. Comme quoi effectivement, il y a quand même beaucoup beaucoup de choses qui étaient tournées vers ce qu'on appelle l'économie bleue. Le président Macron a essayé d'obtenir plus de signature pour avoir un moratoire pour l'exploration des grands-fonds. Mais les principales forces qui étaient là et qui poussaient, c'était quand même des forces de lobby pour obtenir, de faire, de la fertilisation, de l'alcanisation, pour régler tous les malheurs de l'Océan, alors que les malheurs de l'Océan, c'est le CO2. Le CO2, il faut arrêter de les mettre le meilleur atom de carbone, c'est celui qui reste dans le sol. On sait, il y a eu des rapports de la cadémie d'iciérance, des textes écrits par des scientifiques pour dire. On ne pourra pas régler les problèmes de l'Océan sur le Châchel Guerrier, il faut arrêter le rendement malade. Et bien, arrêter de rendre nos océans de malade, ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup Catherine Jean-Delle d'avoir été avec nous. Et je me tourne maintenant vers Sylvestre et Gilles pour la deuxième partie de cet épisode. Angél, je me tourne d'abord vers toi, du côté des modélisateurs, du climat. Comment est-ce que vous vous aborder ces questions des océans qui jouent, donc on l'a dit, un rôle très important dans la régulation du climat, qu'elle roule sa joue, comment vous vous intéressez dans vos modèles? - Bon, Catherine a très bien expliqué le rôle physique de l'Océan. Moi, avec mon regard et mon recul de Palais au climatologue, parce que ce que je peux dire, c'est que en effet, l'Océan joue un rôle fondamental de régulateurs climatiques, à la fois parce que comme l'Odicatrine, il absorbe 90% du riennement, et qui va en fait de rediffuser sous forme de courant et d'organisation des courants de surface et de profond. Et ça, c'est quelque chose qu'on a commencé à très bien comprendre dans les années, peut-être, 90/80, avec un très grand stenographe qui s'appelait Wallerboker, qui a expliqué comment marchait en gros la circulation thermo-alile. Et du coup, l'Océan, donc c'est un énorme régulateur climatique, mais c'est aussi un géomplier d'argile, c'est-à-dire qu'on peut montrer des signes de dérégulation, alors par exemple, pour des transformations fulgurantes, comme celle qu'on en train de connaître, un signe de dérégulation sur l'étal, beaucoup de chercheurs s'excitent l'actuellement, et le fait que, est-ce que le transport de chaleur dans le Céan noratentique, qu'on appelle la moque, l'acclantique maroudinelle au chune circulation, ça veut dire en anglais, est-ce qu'il n'est pas en train de déjà bouger? Alors, on a beaucoup de mesures, c'est quelque chose qui a une variabilité interdémel, c'est-à-dire que ce transport de chaleur, des eaux chauds de salés de l'équateur et des tropiques, vers les hautes et moyennes latitudes, c'est ce qui fait que, c'est ce qui explique le "go stream", puis la déréguléatentique pourrait aller encore loin au nord, c'est donc une courroie, une partie de la courroie transmission de régulation thermoline, qui est très sensible, et on commence à avoir et à mettre en évidence le fait que ce transport-là baisse, ce qui peut avoir des conséquences assez importantes, en particulier pour l'ordre de l'ouest. Vous avez un premier point qui est très important, et alors, quand tu me demandes, "Qu'est-ce que moi je peux apporter?" C'est une question, tout à fait personnalte, "Qu'est-ce que je peux apporter de plus que peut-être une concernant cette question-là?" Et bah, c'est le fait que, comme j'ai dit, le sens, c'est un géant pied d'argile, au sens aussi, les zones vont former de le profond qui vont tapisser les fonds au sanique, c'est des très petites zones, où on a à la fois de l'eau très froide, donc haute latitude, et très salé, c'est-à-dire, en général, dans les zones de banquise, les banquises sont constituées d'eau douce, donc il y a des rejetes celles importants. Et ces zones-là sont en général proches des calottes de glace, comme à le groin de l'eau, et dans le passé, ce qu'on a mis en évidence de façon très claire, c'est que quand ces calottes de glace rejetent des icebergs, et bah, elles vont avoir des de l'eau douce dans ces zones qui sont des zones de conviction, elles vont avoir un de l'eau très froide et très salé, et donc elles vont inimer cette conviction, les autres vont devenir trop douce, pour que le fondement de conviction verticale se fasse, et qu'on continue à tapisser les autres profondes. Et le passé, le passé relativement récent, c'est-à-dire sur des dizaines de médias d'années, montrent des événements, qu'on appelle de Heinrich, parce que c'est l'étudiant qui aout de tout le monde, au cours de sa thèse, à montrer ces événements, des événements de bascul assez rapides, de ce qu'on appelle la circulation de thermoline. Donc c'est vrai que le san, qui est à la fois un grand régulateur, il a des faiblesse, et donc pour ce qui est de l'entre-bosselle, ces signes de faiblesse, on les voit à travers le transport, des régiennes de circulation dans la quantique nord, et dans le passé, on a vu que ça, ça pouvait effectivement parier relativement rapidement. Donc ça, c'est une première partie du problème, mais on a parlé donc de deux phénomènes avec Catherine, il y a aussi un impact très important sur le cycle du carbone. Ce sont deux problèmes assez différents. Il y a un premier problème, qui est que j'expliquais, que ce truc est très très bien, comment fonctionne la dynamique de l'eau, l'eau c'est un autre rôle, c'est-à-dire que l'eau c'est un, le cycle du carbone, c'est le CO2 qui a l'atmosphère, mais le carbone est essentiellement dans l'eau c'est l'eau. Donc c'est en fait le grand réservoir du carbone, c'est l'eau c'est un atmosphère, c'est un petit balon. Et donc c'est très important de comprendre comment marche le cycle du carbone, et comment il serait parti entre l'eau c'est un et l'atmosphère. Alors il se trouve que l'eau c'est un, en ce moment, ça se fait ça pouvoir pompé du carbone atmosphérique. Alors ça, c'est très important de le comprendre quand vous émettez aujourd'hui 2 molécules de CO2, on brûle des conduites fossiles, on émet du CO2, la chaque fois que vous émettez en gros, 2 molécules de CO2, il y en a une qui va effectivement se stocker dans l'atmosphère et nous poser un problème, et l'autre qui va être en fait très en charge par la nature, c'est-à-dire stocker dans la biosphère, soit continentale soit marie. Mais ce chiffre, dont je vous parle de 50%, il n'est pas figé dans le marre. Alors c'est en particulier, je vous conseille de le lire une fois d'un vote de vie, le rapport de dernier assessment de flouport du jack, du groupe 1, vous verrez dans ce rapport, la figure 7, ça vous montre que suivant qu'on gère bien, qu'on gère mal, cette pompe, là, le fait que il y a 50% qui soit pris en charge par la nature, elle peut varier. Et si on gère mal, c'est à dire si on déforeste beaucoup par exemple, et donc on stockera moins sur les continents, ou si on réchauffe tellement que l'autre surface réchauffe et plus l'autre surface océanétique, est chaudement, elle est apte à pimpé du CO2. Donc, et deux côtés, si sur le plan continental, on déforeste par exemple, ou si on réchauffe trop rapidement ce qu'il est en train de se faire, la surface des océans, eh ben, l'océan est moins apte à pimpé du CO2. Et donc, la pompe naturelle se casse la gueule. Et donc, la figure 7 du rapport du jack pour le WG1, ce qu'elle vous montre, c'est que dans les scénarios les pires, on termine à la fin du siète avec une pompe qui une être à 50%, et ben, la 35%, ça veut dire que 65% de dédaie, de 100% de molécules émises se stopent dans l'atmosphère à la place de 50%. Donc, le scén, un rôle très important de régulation du CO2 aussi. Merci beaucoup, J'y le je pense qu'entre ton intervention est celle de Catherine Gendelle, on aura bien compris ces différents phénomènes et on poursuivra dans de prochaines épisodes, l'analyse de leurs conséquences en particulier pour les activités économiques ou comme la pêche, par exemple. Si le reste, je me tourne vers toi, parce que je voudrais quand même qu'on termine sur cette conférence de l'ONU sur les océans, puisque c'était ça qui nous avait donné envie initialement de faire un épisode dédié à cette question. Qu'est-ce que toi tu en retiens, et qu'est-ce qu'il faut retenir de ces grandes conférences, finalement, qui comme l'Écope, souvend beaucoup d'espoir, et puis parfois aussi quand même un centre-hombe de déception. C'est vrai que à chaque réunion de ce type, même pour les couples, les conférences des parties dans le cadre de la convention climat, il y a souvent des observateurs ou des citoyens, des militants d'ONG, qui rentrent en train de le refroidir, que c'est toujours du blabla, qu'on est toujours déçu par les résultats. On voit la conférence sur les océans, avec les résultats sont très mains par vos enjeux et que donc il faudrait faire autre chose. Les océans montrent bien que il n'y a pas d'autres moyens. Que cette diplomatie du climat, de la biodiversité, aussi des ressources naturelles dont on a tous besoin pour traiter les problèmes. Les océans notamment parce que il y a les ont internationales et dans les ont internationales par définition tout le monde a le droit de faire tout ce qui n'est pas interdit par un traité qui aurait été signé et qui sera respecté. Là on voit bien que il n'y a absolument aucune autre possibilité que le travail diplomatique à l'échelle mondiale pour obtenir des engagements et des politiques, des décisions, des mesures de l'ensemble des états de la planète qui ont les moyens d'intervenir dans les ont internationales que ça soit pour les pêches, pour la pollution marine, pour peut-être demain l'exploitation minière des fonds marins. Surtout ces sujets, or un cadre international qui permettrait d'avoir des politiques de protection des ressources naturelles, de protection du climat, pas de salut. Et donc les déceptions qu'on peut avoir au sortir de tellerinium doivent n'ont pas être oubliées, mais être prise comme uniquement le signal que c'est difficile et qu'on n'arrive pas à ce qu'on veut, mais il n'y a pas d'autres chemins. Et on voit que dans les oeufs territoriales, on a des questionnements qui sont du même type, notamment parce que la géopolitique nous dit que le rapport des forces entre les états plus puissants et puis des états qu'on des autres terrestres terrestres terriels comme les états de l'Afrique de l'Ouest par exemple, les qui sont trop pauvres pour imposer l'intérêt de leur population voire dirigé par des personnels politiques corrompus qui vont préférer sacrifier de leur population à des avantages pour le clan qu'ils dirigent. On le voit notamment pour les accords de pêcherie avec la chie, la Russie en Afrique de l'Ouest. Là aussi, on voit bien qu'il n'y a pas, il n'y a pas d'autres chemins que la coopération internationale. Le travail pour signer des traités évidemment, ensuite pour les faire respecter. Et c'est pas très enthousiasment, c'est très souvent décevant, mais la petite musique, comme quoi, il faudrait par des actions autres, type individuelles où chacun dans son coin, obtenir des résultats, c'est une petite musique qui ne met la rien qui n'est pas du tout alternative au travail des Etats des gouvernements pour obtenir les meilleurs traités internationaux possibles pour protéger l'océan dans toutes ces dimensions physiques, pollution, pêcherie, ressources naturelles. Beuzeux, donc d'interditsubinarité et de multilatéralisme pour protéger nos océances à être ce qu'on va retenir de cet épisode. Merci beaucoup à tous les trois et comme d'habitude, un grand merci à fabriquer cetifié, à Alexandre Carrier, Carine Baldet, ainsi qu'à Clément en Sondon pour la musique originale de ce podcast Fais maison, avec les moyens du bord, pour suivre tous nos épisodes, abonnez-vous sur les plateformes de podcast, n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ou de recommandations pour de prochain sujet, voire si vous voulez nous donner un coup de main, vous pouvez nous contacter sur les réseaux sociaux ou par email le Clément en question avec un es, à tes commets il.fr. Et je vous donne rendez-vous après la posse estive à l'europeur en prochain épisode, dis-ci là, belle été à toutes et à tous.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'épisode a été enregistré il y a six mois, mais sa publication a été retardée en raison d'un déménagement et d'un congé maternité.
  2. Un accord international (Biodiversité au-delà de la juridiction nationale) est entré en vigueur le 17 janvier 2016 pour protéger la biodiversité en haute mer, couvrant les deux tiers des océans.
  3. Les océans jouent un rôle crucial dans la régulation du climat via deux mécanismes : les échanges d'énergie (circulation océanique) et la pompe biologique (absorption du CO2).
  4. 93 % de l'excès d'énergie dû aux activités humaines est stocké dans les océans, et 25 à 30 % du CO2 émis est piégé par l'océan.
  5. Le réchauffement des océans provoque des canicules marines, le blanchissement des coraux, la fonte des glaces, et l'acidification, menaçant la vie marine et les activités côtières.
  6. Les scientifiques utilisent des méthodes indirectes (comme le couple uranium-thorium) pour quantifier les processus océaniques et améliorer les modèles climatiques.
  7. Les décideurs publics sont souvent peu sensibilisés aux menaces océaniques, sauf pour la montée du niveau de la mer et l'acidification, qui impactent l'aquaculture et les zones côtières.

Summary:

Cet épisode du podcast "Le Climat en Question" explore les liens entre les océans et le climat, à l'occasion de la troisième conférence de l'ONU sur les océans. L'animatrice, après avoir excusé le retard de publication dû à des circonstances personnelles, partage une bonne nouvelle : un accord international pour protéger la biodiversité en haute mer est entré en vigueur. L'invitée, Catherine Gendel, océanographe et géochimiste, explique que les océans régulent le climat via deux mécanismes principaux.

Le premier est physique : les échanges d'énergie entre l'atmosphère et l'océan, qui génèrent une circulation mondiale. Le second est biologique : la photosynthèse des algues microscopiques en surface piège le CO2, qui est ensuite enfoui dans les sédiments marins. Cependant, le réchauffement climatique perturbe ces processus.

93 % de l'énergie excédentaire est absorbée par l'océan, provoquant des canicules marines, la fonte des glaces, le blanchissement des coraux, et l'acidification des eaux. Ces phénomènes menacent la biodiversité marine et les activités humaines comme la pêche et l'aquaculture. Catherine Gendel décrit également son métier de géochimiste, qui utilise des traceurs chimiques pour quantifier les flux de carbone et améliorer les modèles climatiques.

Elle souligne que les décideurs publics sont souvent peu conscients des enjeux, sauf pour la montée du niveau de la mer et l'acidification, qui impactent directement les zones côtières. Malgré les défis, les scientifiques continuent d'améliorer les prévisions grâce aux satellites et aux données in situ.

FAQs

Les océans régulent le climat par deux mécanismes principaux : les échanges d'énergie entre l'atmosphère et l'océan via la circulation océanique, et la photosynthèse des algues microscopiques qui fixent le CO2 et l'enfouissent dans les sédiments.

L'océan absorbe environ 93 % de l'énergie en excès due aux activités humaines, comme la combustion d'énergies fossiles, ce qui réchauffe ses eaux jusqu'à 1000 mètres de profondeur.

Le réchauffement provoque des canicules marines, entraînant le blanchissement des coraux et la destruction d'espèces comme les gorgones en Méditerranée.

Les algues microscopiques à la surface fixent le CO2 par photosynthèse, formant des particules qui chutent au fond des océans, où une fraction est enfouie dans les sédiments, piégeant ainsi 25 à 30 % du CO2 émis par l'humanité.

L'absorption de CO2 acidifie l'eau de mer, attaquant les coquilles calcaires des organismes comme les huîtres et les coraux, ce qui menace l'aquaculture et les écosystèmes côtiers.

Ils utilisent des campagnes en mer avec des prélèvements et des analyses, comme le couple uranium-thorium pour mesurer la vitesse de chute des particules, afin de quantifier les flux de carbone.

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