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Episode 23 : En thérapie

77m 4s

Episode 23 : En thérapie

Dans cet épisode du podcast, les intervenants analysent la série "En thérapie" en la critiquant comme un produit idéologique et propagandiste. Ils soulignent que la série, bien qu'inspirée d'une œuvre israélienne, utilise les attentats du 13 novembre 2015 comme un "produit d'appel" marketing, mais réduit cet événement à un simple trauma psychologique, ignorant ses dimensions politiques, sociales et géopolitiques. Les patients, présentés comme réfractaires à l'analyse, finissent par "se convertir" à la psychanalyse, une technique comparée à l'évangélisation religieuse. Les critiques estiment que la série promeut une vision où l'individu est avant tout un sujet psychologique, au détriment de son existence sociale et matérielle. Ils notent que le succès de la série s'explique par son adéquation avec une société déjà imprégnée de ce paradigme, véhiculé par la fiction majoritaire depuis des décennies. Enfin, ils remarquent que les allusions aux réalités sociales, comme le manque de moyens à l'hôpital, restent superficielles et ne remettent pas en cause le dogme psychanalytique central de la série.

Transcription

16195 Words, 91624 Characters

French
*musique* Bonjour François. Bonjour Lone qui n'a pas de prénom. Bonjour à tous. Bienvenue dans l'épisode 23 de la génocationée. Ça va François? Écoute ça va. J'ai appelé Goddard à Rétel cinéma. Il va faire deux films avant. Ça arrêtait. Non mais je vais pas rassper Trisse, c'est des choses qui arrivent. Mon y pense. Est-ce que t'es bien instaillé sur le divin? Je suis bien ass. Oh là là, je crois que j'ai compris pourquoi tu me demandes ça. Écoute, tu es bien allongé. C'est donc une position d'ailleurs qui apparaît très peu dans l'enterrepie. Je sais pas si t'as vu, il ne sont jamais allongés. J'en parle Rétel. On en parle pas là bien sûr. Ah oui, il faut qu'on explique pourquoi? Oui. Alors la gène podcast de cinéma de films disait-on encore il y a trois semaines. Cette fois-ci, ce n'est pas un film dont il s'agit mais d'une série. Et je m'en excuse auprès des puristes qui auraient été contrariés par cette programmation. Mais c'est vrai qu'on appontuellement effleurait la série dans les épisodes précédents et qu'elle fait partie du quotidien de beaucoup d'entre nous. Donc c'est jamais inintéressant de s'y pencher. Je suis d'accord. En thérapie, c'est donc la première série des réalisateurs français Eric Toledano et Olivier Nakache. Elle est très largement inspirée de la série Israëlienne Bétipoul créée par Ragan Nevi. Pour cette première saison de 35 épisodes, on note également à la réalisation Nicolas Pariser, Pierre Salvadori et Mathieu Bette-Pierre. Quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, le docteur Philippe Dallien, psychonéliste de l'Est de Parisien, interprété par Frédéric Pierrot, reçoit dans son cabinet du lundi OJD 5 patients, une chirurgienne 30 nair, un flic quadragénère, une adolescentre et un couple de 30 nair, un cap à épisodes dont lui-même le vendredi face à une conceur jouée par Carol Bouquet, avec ses séances d'enterrapie Toledano et Nakache poussent la forme du champ contre-champ à son paroxysme et vulgarise une discipline avec des cas majoritairement sceptiques voire hostile au vertu de la psychanalyse. Oui c'est intéressant ta notion de vulgariser, parce que quand je dirais qu'en tout cas on vulgarise, on a une ambition pélagogique pratiquement. Il y a un domaine de savoir et on essaie de le simplifier un peu pour le rendre accessible et pour convaincre de sa pertine en ceci. Si je veux, par exemple, vulgariser émanuelquante, le quantisme, c'est parce que je considère qu'il est important que les gens s'achèchent ce que quand t'as pensé. Moi ce qui me frappe dans cette série, c'est justement, c'est une vulgarisation pédagogique, tendance idéologique. Je pense que nous avons à faire un produit idéologique, un fait idéologique totale et donc un fait de propagande. Je pense que la série ne se contente pas de restituer la scène analytique. En la vulgarisation ça en y reviendra. C'est aussi une promotion de la scène analytique et c'est une promotion du paradigme analytique. C'est important à dire parce que tu peux faire par exemple un film dans un commissariat qui serait pas proflig. Tu peux faire un film dans une école qui n'est pas pro-écol etc. Mais là je pense qu'il y a quelque chose de l'ordre de la propagande. Alors si on prend par exemple les choses parce qu'il y a la valeur ajoutée de la série française par rapport à toutes ces adaptations internationales, il y en a une trente-enje. Donc c'est vraiment une franchise. Et les tolées d'annoying-acage ont fait que acheter la franchise et l'adapter à la France. Il fallait trouver une valeur ajoutée parce que beaucoup de choses, moi je n'ai pas vu. La série israelienne est un tout petit peu la série américaine mais ça m'a été dit par les gens qui le connaissent. Il y a pratiquement du copier collé. C'est à peu près les mêmes personnages, même des dialogues qui sont exactement les mêmes etc. La valeur ajoutée que nous n'ont pas manqué de rappeler ici et là tous les d'annoying-acages dans leur prestation publicitaire promotionnel, c'est le 13 novembre. Alors pourquoi pas? Pourquoi pas? Mais c'est déjà un choix ça. C'est déjà un choix. C'est déjà discutable d'avoir pris le 13 novembre comme troncomain. Moi j'y vois déjà une opération un peu marketing. C'est à dire que c'est vrai que quand tu taves dans le 13 novembre, c'est vrai que tu taves dans quelque chose que tout le monde connaît. Et comme la grande passion de tolée d'annoying-acage depuis le début, c'est de rassembler tout le monde, c'est de faire du truc pour le nombre, de rassembler un maximum de personnes dans leur salle et donc de jouer sur un troncomain, sur une espèce de patrimoine commun, de sensation et de référence. C'est vrai que le 13 novembre, c'est très bien pour ça. Tous les Français, ça veut dire que ça veut dire que premièrement, globalement ça fait partie de genre des dénements dont on se dit "Je sais très bien où je me trouvais ce soir là, tu sais, un peu comme le conceptant." Et puis en plus c'est un événement à haut, qu'on est fissiant sensationnel, quoi, je veux dire. Tout le monde a été plus ou moins marqué par ce truc-là. Donc t'es sûr un peu de taper juste, quoi. C'est un très bon produit d'appel si je veux se dire. Je le dis cyniquement et j'espère sans froidcer ce qu'on a été profondément traumatisé par cet événement. C'est un bon produit d'appel. C'est vrai que c'est un produit d'appel dans le sens où c'est une question qui a assez vite dilué au fil des épisodes. Alors voilà, c'est très intéressant de. Ça me n'espèce d'aime son en fait. Bien, tout à fait, c'est un âme son dont on ne fera pas grand chose. Parce que au départ, il y a toi-même le décret que 1, c'est ça. Ça serait le grand événement en France depuis 10, 15, 20 ans. Ce qui se discute éminemment, moi, je pourrais trouver que c'est légileux jaunes. Je pourrais trouver que c'est les manifestations contre le double de travail. Je pourrais trouver que c'est le mouvement contre la réforme d'artrête, etc. Tu vois, c'est déjà une prise de position. Et il y a un deuxième implicite de ce truc, c'est que nous aurions été traumatisés tous, parce que le nous et la grande personne grammatical du tolédanisme nacachisme, du tolédanon nacachisme, nous, nous, nous, nous, nous, le nous est une fiction. Ça n'existe pas nous, mais eux, ils pensent qu'il y a un nous. Et donc, on aurait été tous traumatisés, ce qui se discute aussi. Je pense que d'une personne à l'autre, on a été plus ou moins marqués par cet affaire-là. Ils assènent que c'est un événement traumatisant et une animement traumatisant. On pourrait discuter des heures là-dessus. En tout cas, leur série est le répondu à ça. Est-ce que, véritablement, il y a eu un trauma 13 novembre, la série malgré ce que prétente au lédanon nacach sur tous les plateaux de télé-dradio, prouve par les faits que non. Parce qu'en fait, on voit que c'est un truc à mèche courte, parce que de fait très vite, il n'en est plus question. Et donc là où il postulait que il y avait matière à partir du 13 novembre à alimenter une analyse pendant 35 épisodes, le suivi même de la série, sa factualité montre bien que non, puisqu'il ne va pas en être question. Il en est question directement par la chirurgienne qui a eu à soigner des blessés ce soir-là. Elle n'en parlera plus jamais par la suite, si ce n'est pas une petite illusion sur laquelle je reviendrai peut-être. Là, évidemment, le personnage du flic. Alors lui, il était dans la saut du bata-clan en tant que Béhérie et ça va beaucoup partir de là. Mais du coup, ça peut être déclenché le fait d'aller en consultée. Oui, alors ça a complètement déclenché le fait d'aller en consultée. Sinon il n'est jamais allé et il n'a pas le tempérament ou la situation sociale d'aller plus tôt, se faire analyser, on y reviendra aussi. Donc oui, clairement, ça a été un élément déclenchére de son analyse. Mais il n'en sera pas vraiment question pendant les 7 épisodes qui le regardent, puisque très très vite, on comprendra que ce trauma ne fait que réveiller un autre trauma intérieur, qui serait un trauma algérien sur lesquels l'envers. Et quand aux deux autres passions, un couple et puis une adolescente, alors il sera pratiquement jamais question du 13 ans. Donc la série est déjà mançongère par rapport à son produit d'appel. Je le note quand même. Mais en fait, l'élément d'hydologique et l'élément que j'appelais de propaganda d'illéailleurs, il est que tant qu'apprendre de 13 novembre, il y a le parti prix de ne le traiter que psychologiquement, c'est à dire de ne le traiter que comme un trauma de la psyché collective. C'est une prise de position majeure idéologique, en faveur d'une psychologisation du monde. Et là où il y a psychologisation, il y a évidemment des politisations. Parce que le 13 novembre, pardon, on pourrait en parler de 1000 autres manières. Qui ne serait pas d'ailleurs exclusive de la manière psychologique, parce que je sais à quel point ça a été un trauma pour certains. Et que donc, effectivement, c'est justiciable d'une saisie psychologique. J'en suis absolument convaincu. Par contre, ça n'est pas justiciable que de ça. Je pourrais par exemple parler politiquement du 13 novembre. J'ai eu politiquement, je pourrais parler géopolitiquement du 13 novembre. Socialement, je pourrais parler socialement du 13 novembre. Quelles étaient les agresseurs, quelle est leur profite, où ils viennent, qu'est-ce qui a fait que? Ça, la série ne veut pas le faire. C'est une prise de position. Alors, mettez, sourde. Insidieuse, elle n'est pas décrétée. C'est une absence. Mais cette absence, elle est lourde de conséquence. C'est à ce titre-là qu'il y a un élément idéologique majeur. Et d'ailleurs, la série tu l'as un peu dit. Elle ne cesse de faire la propagande de son dispositif analytique et elle le fait d'une manière bien connue chez tous les propagandistes. Elle prend des mécriants. Tous les patients sont des mécriants à la base. Son des non convaincus. Apararienne. Apararienne. J'acceptarienne la. C'est un an qui a été déjà encore. Mais tous les autres débarquent sur la scène analytique. Le couple, l'adolescent et Adèle, jouait par Rébacate. Ils arrivent et ils arrivent réfractaires. Ils sont donc, comme on dit, en analyse, en résistance. Ils sont donc. Et d'ailleurs, ils manifestent cette résistance. Adèle dit que globalement, lui, il n'est pas là pour faire de l'apsie. Lui, il a simplement un problème. C'est qu'il a eu un empêchement, un manquement pendant l'asso, au bataclant pu et un autre empêchement. Et que nous, ils vont résoutent cet empêchement rapidement. Et il ne veut pas rentrer dans les détails analytiques. Plusieurs fois, il y aura. Essayez pas de m'embrouiller avec ça. Camille, l'adolescent, elle est pareil. Elle dit, elle veut un rapport. Elle veut un rapport clair. Donnez-vous, faites-moi le rapport très vite. Rapport d'expertive. Et ce que c'est un suicide ou pas, quand je me suis balancé, je t'ai contre une bagnole. Enfin, mon accident de bagnole, qui fait que je suis dans le plat. Et puis, ne rencontrons pas dans les détails. Elle aussi, elle aura des formules du jour. Non, non, non, mais arrêtées. Vous pouvez pas comprendre. Super fun. Oui, je ne suis pas fun. Ne m'embrouiller pas, etc. Quant au couple, c'est pareil. Ils ont une demande très technique au technique. Ma femme est enceinte. Et ce qu'on doit le garder ou pas. Répondez-nous et rentrez pas trop dans les arcades, dans les labyrinthes de la subjectivité analytique. Il faut qu'il y ait quelque chose qui s'appelle l'analyse et qui pourrait le rétter en tant que tel utile. Et bien sûr, peu à peu, ils vont être convaincus. Ça sera difficile. Ils seront souvent en résistance de nouveau. D'ailleurs, le scénario n'a rétter à pas de rejouer cette scène originelle, à savoir de un résistant dont la résistance est peu à peu. peut désarmer et qui consennt à l'analyse, qui consennt à admettre qu'il est un sujet dont on peut explorer la complexité psychologique. C'est ce qui joue notamment à des cadèles. Je veux dire de façon extrêmement caricaturale et répétitive. Il y a au moins sur les sept épisodes qui concernent à d'elle, il y a au moins quatre fois où il arrive un peu comme un bourrin. Moi, je veux vous raconter ça, je veux vous dire ça, et ça va, on ne va pas faire de la branlette aujourd'hui. Il est même caricaturellement bourrin, du tout un quotidien. Bon, c'est quoi le protocole? Les dialogistes lui ont donné des expressions particulièrement bourrin, de quelqu'un qui refuserait d'avoir une profonde heure psychologique. Et à chaque fois, les épisodes d'adèle rejouent la conversion, ce que j'appelle une conversion. C'est-à-dire qu'il est parti sur des bases très bourrin, en général, en milieu des épisodes, à Ilse calme, en général, ces yeux se mouillent un peu, son tonse calme, et ça y est maintenant, il consennt à rentrer dans le jeu d'exploration, d'introspection, de ça, psycher. La série n'arrête pas de faire l'article de son propre dispositif. Et ça, c'est typiquement une technique, si tu veux, c'est une technique de religion. C'est quelque chose qui est très présent dans le nouveau testament, par exemple. Le nouveau testament aime beaucoup les personnages qui, à la base, sont des mécriants, parce que précisément la conversion d'un mécriant est beaucoup plus si tu veux porteuse en termes d'évangélisation et de démonstration du bien fondé de la bonne nouvelle évangélique, que quelqu'un qui serait croyaient de base. Et je terminerai là dessus cette première intervention, on sait beaucoup de demander à chaque fois que t'as un phénomène comme ça audiovisuel, un film qui marche à mort ou une série en l'occurrence, genre de phénomène qui arrive une fois par an. Il y a toujours tout de suite après des articles et celles n'ont pas de réfléchir à la série elle-même. Ça, j'ai pas eu grand chose là-dessus. Mais pourquoi un tel phénomène? On va analyser le phénomène, une espèce d'article, au deuxième degré, est-ce que tu veux? En deuxième. Alors là, on est parti pour la sociologie sauvage. On est parti pour la grande spéculation journalistique et le nouve va se reconstituer. Si nous et mon ontérapie, si nous adhéron à cette série, mais c'est quoi ce noue, moi j'en fais pas partie, c'est pas ce qui est fini. - Les faits que vie de. - Oui alors voilà, alors le Covid, mais alors le Covid, si tu veux, le confinement, mais pas sur un mode matériel, sur un mode de spéculation psychologique. C'est à dire que comme nous sommes confinés globalement depuis un an, en tout cas, très restrain dans nos déplacements, nous aurions besoin de la relation, nous aurions besoin de la parole, de la parole, de blablabla. Ça, c'est de la spéculation analytique, c'est l'abcicule des sons psychologiques qui oublient, fait beaucoup plus matériel et terrataire. Moi, je suis toujours beaucoup plus bourre, un de base. C'est, oui, sans doute, qu'un des éléments du succès d'entêt rapi, c'est qu'en fait, il y a des couvres feuilles à 18h et que le soir, on ne va pas au cinéma, on ne va pas au théâtre, on ne va pas chez le copain, on joue pas la ballotte, on ne fait pas du poker, on joue pas au foot, donc on regarde des trucs sur les écrans. Et que donc par exemple, on regarde dans une série dont la forme d'ailleurs, et ça, on y reviendra, est parfaitement adaptée à nos vie libérale, je ça permet, ça, on y reviendra, c'est le fameux, la fameuse homothécy entre le flux libéral et le flux sériel. Donc c'est toute ces raisons-là qui font aminima la raison du succès d'entêt rapi, mais moi, j'envoie une autre, elle évangélise des déjà convaincus. C'est-à-dire que ce qu'elle nous a fie, en m'as savoir que nous sommes avant tout des sujets psychologiques, et non pas des sujets sociaux, et non pas des sujets politiques, puisqu'elle traite le 13 novembre qu'un d'un point de vue psychologique, donc c'est vraiment l'idée qu'on ne va pas parler de toi comme un être social, d'ailleurs il est très très peu question du métier des uns et des autres, il est très très peu question de leur vie professionnelle, de leur vie en tant que sujets sociaux, il n'est question que de leur vie en tant que sujets psychologiques. Et ça, c'est une prise de position à laquelle je dirais le mainstream, la doxat, ou de cas les mentalités majoritaires sont complètement préparés, pourquoi? Parce que nous vivons dans cette religion depuis 50 ans, les religions consistant à nous dire que nous ne sommes pas des sujets sociaux mais des sujets psychologiques, et qu'elle est le principal vecteur de ce soft power de la psychologie, celle cinéma, celle à fiction, c'est-à-dire que l'attrame majoritaire, je les sous-vendit, je le redis, c'est l'organisation où jamais, enfin tout cas c'est le moment où jamais de l'audir, c'est le moment le plus important, finalement beaucoup des fictions qu'on nous sert à travers les films et aussi un peu à travers les livres, mais je passe, sont des fictions qui, à crédit, le paradigme de Thérapétique, en gros, la fiction de base, c'est machin à un problème. Ce problème, on va se rendre compte qu'en fait il est lié à un problème antérieur, et le scénario va constituer à aller vers ce moment antérieur, traumatisme, blessure, cicatrice, petit secret de famille, le sale petit secret comme disait de l'ose, et une fois qu'on aura déterré cette espèce de trauma antérieur qui conditionnait un malais au présent, quelque chose se libère, en tout cas voilà, il y a eu résilience pour prendre l'éléments de langage clé de cet évangile, de cette religion. Donc la raison pour laquelle en Thérapie a du succès pour moi, c'est parce qu'elle fait l'évangile d'une religion qui est déjà très largement installée, c'est un petit peu comme quelqu'un qui débarquait et qui ferait du proséditisme promusulment, pro-Islam, en Arabie Saoudite. Bien, la France déjà très largement convaincu par sa fiction majoritaire, que nous sommes des sujets psychologiques avant d'être des sujets sociaux, à accueillir très naturellement une série qui passe son temps à redire ça. Alors petit insiste sur ce que tu viens de dire, c'est vrai qu'il y a très peu de considération économique et sociale, notamment par exemple sur le travail, mais on peut dire on peut enfin un peu remarquer que Camille elle évoque parfois aussi la compétition en tant que najeuse et à Rian quand elle dit à Dian que soit elle les gouvernement gauche ou de droite, il manque des lits ou il manque de moyens à l'hôpital. Voilà, c'est ce qu'on appelle une petite allusion qui prend une ligne, mais qui ne va pas du tout et l'objet même la matérialité même de la série. Tu vois ça c'est typiquement un truc de scénarie ce qui dit "ouais c'est quand même bizarre, c'est une chirurgienne, ça fait cet épisode qu'on est avec elle, ça serait quand même pas mal qu'on parle du fait qu'il n'est pas assez de lit". Hop c'est fait une ligne, mais pourquoi il n'y a pas assez de lit? Pourquoi l'hôpital est démantelé méthodiquement par tous les pouvoirs successifs effectivement depuis un certain nombre de décennies? Ça mériterait un peu plus que une ligne de scénario très clairement. La série n'arrête pas d'ascéner, de réplique en réplique, de scène en scène à quel point elle pense que notre matérialité sociale est tout à fait ce gandère dans notre constitution subjective. C'est vraiment une prise de position extrêmement dogmatique. Mais je pense qu'elle n'apparaît pas comme tel encore une fois par le tout venant du spectateur, si je peux me permettre de le dire comme ça, parce que le tout venant du spectateur est déjà convaincu de la même chose. Et encore une fois, il a déjà été convaincu de la même chose par essentiellement la fiction française. Reparlons psychanalyse puisque c'est le sujet de la série et partout en d'abord de la méthode, la psychanalyse telle que la série nous la présente et nous l'avant par son titre priosant strict en thérapie sous entendu en psychothérapie est à différencié de la psychanalyse dont le questionnement sur soi demande un temps long et dont l'ambition de s'explorer soi-même dépasse un trauma en particulier que le paradigme ne soit pas trop massentrique. Cette approche de la psychothérapie elle s'incarne dans la position du psy toujours face à ses patients et non pas allongé sur le divin et accepté le début du premier épisode. Dans la série, les personnages sont dirigés vers le cabinet du psy par l'idée qu'ils ont un problème psychique comme tu l'as dit ou un trauma précis à résoudre comme on viendrait chez le médecin régulièrement, soi-même blessure physique et que ne pouvant aller au-delà des 35 épisodes, le trauma sera plus ou moins cicatrisé à l'issue des sciences imparties, ce qui peut paraître contre intuitif du point de vue du rythme réel de l'Appsigé et de sa capacité à se découvrir elle-même n'est pas forcément dénué d'intérêt du point de vue de la fiction puisque pour certains psychanalyse qui ont vu la série eux témoignent d'un effet de surgissement de l'inconscient des personnages, notamment à travers le corps des acteurs et leurs jeux. L'autre aspect du traitement de cette psychothérapie à l'écran c'est la parole, une parole qui advient comme moteur de la cuir et qui tend au début de la saison vers un accompagnement dans l'expression des émotions qui ne s'agit pas de faire parler mais de laisser parler par des questions ouverte ou en esquivant les questions de ces passions. Mais à mesure qu'on s'approche du dénouement de la saison et peut-être aussi parce qu'on suppose que d'ailleurs en ces davantage sur ces cas, il intervient plus fréquemment et sans part de la parole à travers une série de deductions de plus en plus exhaustives. Ce qui l'a encore participe d'une résolution en accélérée des nœuds de nos personnages pour les besoins, on l'imagine du format sériel. Et puis on note que les scénaristes ont fait d'une pierre de coup en utilisant des notions de psychanalyse pour à la fois familiariser le spectateur avec une discipline qu'il m'éconnettrait et surtout de manipuler ces notions comme matière narrative, par exemple le transfert d'arrienne avec son psy ou le contrôle du psy avec estaire. Pour finir, et j'aurais pu commencer par ça, on nous soumet comme problème à résoudre celui d'un couple en face de séparation, le problème de la grossesse aussi, une adhôperturée par le divorce de ces parents, une crise du quinquennère, un transfert, un trauma réveillé, on l'a dit par les attentats du 13 novembre, attentat eux-mêmes assez vite dilué après les deux premiers épisodes, cette version condensée de la psychanalyse, qu'est-ce que c'est dit, dessiné à se te donner une accache en plus de ce que t'as déjà dit? Ouais, on peut remettre une couche. Non mais là, t'es au coeur de la problématique, parce que ce qui joue pendant 35 épisodes, c'est une guerre de front en permanence entre à ma droite la psychanalyse, à ma gauche la série. Et les auteurs, les choreneurs, les scénaristes, les boutiqués en chef, les d'annômes et une accache et leurs scénaristes, on voulait faire une série qui serait un hommage à la psychanalyse, c'est qu'il y a un oxymor, il y a contradictions entre les deux. Plus y gagne sur la série, plus arrive à imposer leur forme sérielle, parce que c'est leur but, plus ils puent vériser l'analyse, ils la piétinent, ils la détruisent et ils souillent ce qui peut y avoir de magnifiques, de subversif et de grands dans la psychanalyse. Voilà ce qui se passe, alors ça passe comment? Revenons un petit peu au point qu'on évoquait un peu. Nous avons des analyses qui disent "mon problème n'est pas compliqué", "Résolvez-le vite, là monsieur le psy, s'il vous plaît, j'ai pas que ça a le foutre". Et il y a un psy qui a ordé "non non mais c'est plus compliqué que ça". C'est ce que je disais, c'est la scène où ils sont en résistance. Très bien, et c'est un peu ce que fait la série. Elle les ouvre quand même, un petit peu, au fait que c'est un peu plus compliqué que de dire "je te fais un rapport, tu t'étouais, tu t'es pas tué, t'es suicidaire, t'es pas suicidaire". Très bien. Ah mais au bout du compte, la complexité de proposse fidipes d'ayant et les scénaristes surtout, est tout aussi brine. Enfin je veux dire elle est brine plus un petit niveau d'analyse, plus un petit niveau de complexité. Parce qu'en fait en général, c'est pas très compliqué ce qui nous propose. C'est de la subtilité à un coup et à une bande. En gros, il s'agit toujours à travers les bases un petit peu simplistes de la psychanalyse à savoir le souvenir écran. C'est à dire tu me donnes un souvenir et en fait il est l'écran d'un autre souvenir. Le rêve, tu rêves de quelque chose mais en fait c'est d'autres choses comme l'interprétation du cauchemar de camie ou son père est menacé par un théoriste qui porte les choses sur du psy. Voilà, par exemple. Et donc à chaque fois on aura la petite analyse du psy qui va nous décoider. Un déco d'age vraiment il s'agit toujours de passer d'un truc à l'autre. Un qui fait la métaphore de l'autre ou la métonie mis de l'autre ou le déplacement de l'autre ou l'écran de l'autre. Ça va jamais beaucoup plus loin quoi. Donc par exemple quand Ariane raconte qu'elle a couché avec Adèle, parce qu'il y a cette histoire qui couche ensemble. Passons. Elle le raconte. Elle le raconte pour rendre jaloux un petit peu le psy dont elle est amoureuse. Elle raconte ce rapport sexuel et elle dit qu'elle a eu envie de peindre du par la suite, parce que le pas perdu, elle le rappelle sa mère, la quelle mère est mort, etc. Et donc tout de suite le psy, donc ça va vite quoi. C'est en gros à travers les bras de Adèle, tu cherchais les bras de ta mère. Bon, et que évidemment à travers le pas perdu tu veux retrouver ta mère perdu. On est quand même si tu veux, au degré, je vais pas dire au degré zéro, c'est le degré plus un de l'analyse quoi. Et la série n'ira jamais au de là dans la complexité. Sachant qu'en général, on sait bien en du compte d'une chose, à savoir le pire de la psychanalyse. En tout cas le plus simpliste, le plus grossier et le plus réactionnaire de la psychanalyse. Mise en avant par pas mal de gens dans la type psychiatrie notamment. C'est que le destin de cette soi-disant introspection ou investigation psychologique c'est quand même de toujours retomber sur papa-maman. Ce qu'on appelle la restriction udipienne du côté de chez de loses. Tous les analyses en arrivent toujours là. Certains ont perdu un parent de façon un peu prématurée et c'est à ça qu'on va revenir. Certains souffrent au bout du compte de quoi souffrent au bout du compte de camille après de la séparation séparant. Exactement, en dernier instant c'est quand même le diverses de ces parents qui ne acceptent pas et notamment la fuite de son père. Adèle ne parle que de son père. Donc on papa, maman, papa, maman dans tous leurs états mais c'est toujours un problème. Par ailleurs on a globalement deux syndromes. Là on est vraiment dans la fiction française. On va pas beaucoup plus loin que ça. Deux syndromes en gros. La culpabilité et la peur de la bundeau. C'est ce que de trucs qui revient tout le temps. Bon la culpabilité. Alors ça peut être intéressant. Il y a des subtidités parfois dans la série. Moi j'ai aimé par exemple que Dianne explique à camille que c'est elle qui s'attribue la culpabilité du divorce de ces parents parce que attribuer à ces géniteurs une culpabilité ça serait admettre qu'il y a le monde n'a pas de sens puisque c'est les géniteurs qui sont les dépositaires du sens et que donc en leur attribuer une faute et un manquement ça serait vraiment admettre que nous vivons dans un monde sans Dieu. Je résume parce que c'est pour le coup c'est une pensée un peu complexe dans la série une des rares que j'ai un peu noté en me disant "siens ça c'est intéressant". Mais bon en général on a de la culpabilité beaucoup plus sommaire et puis le fameux syndrome de l'invendant, on découvrira Cleonord par exemple la businesswoman jouée par Clements Poésie n'a pas été aimé par ses parents au profit de sa grande circ était beaucoup plus joli. On apprendra que Damien son compagnon époux ou chez lui même n'a pas été aimé par son père qui de la méprison. Enfin je veux dire l'horizon il est toujours un peu le même donc résultat des opérations. Nous avions au départ quelqu'un qui a un psy qui disait à ses analyses c'est plus compliqué que ça. Et en fait c'est pas beaucoup plus compliqué que ça. C'était d'ailleurs qu'il a fait rares des bourrin et lui les bourrin et demi. Il est bourrin moins un. Mais la série est extrêmement simpliste dans ses arches comme on dit sur le parcours général et surtout. Et c'est là que j'en viens ce que tu disais vraiment. Elle est incroyablement efficace. C'est à dire que au départ Camille c'est plus ou moins jeté sous une bagnole et arrive plattré. A la fin elle est réparée elle n'est plus plattré. Et elle a découvert qu'elle était le neux psychologique, c'est son père et elle arrive en plus à s'en libérer dans une scène véritablement incarnée puisque nous perdais bark et elle le faut à la porte. Donc on a quand même une efficace incroyable de la thérapie. Alors parfois c'est pas forcément une guérison dans le cas d'adel par exemple on peut bien dire ce n'est des raisons puisqu'il meurt. Mais quand même il aura réussi à élu cider son trauma. Ce qui est pas rien en cette séance. Donc on a une hyper efficacité qui est vraiment le contraire de ce que c'est avec l'analyse. La temporalité tu l'as dit mais je vais le redire et le dépli un peu. Il y a quelque chose de profondément incompatible entre la temporalité de la série et la temporalité de l'analyse. Pourtant à la base, moi quand j'ai vu arriver la forme série à la fin des années 90. Mais moi je m'étais dit "Hala la ouais donc il y aura des saisons, il y aura 5, 6 saisons, de 12 épisodes à chaque fois au voire 18 ou 22". Mais c'est super, moi qui adore la durée au cinéma, moi qui adore la dilatation. Mais j'ai trouvé ma forme, il va me faire jouir. Puisqu'elle va dilater, on va avoir enfin le temps. Parce que c'est vrai que la fiction de cinéma, elle dure deux heures. Elle est toujours en hiatus temporale avec ce qu'elle prête en décrire. Par exemple tu n'arriveras jamais véritablement à rendre compte de ce que c'est qu'un métier de prof dans un film de deux heures pour parler de quelque chose que je connais un peu. Évidemment que c'est mensongé parce que t'as toujours un effet de compression. Tu ne ressaisis pas les choses dans leur temporalité et tu ne ressaisis pas dans leur temporalité surtout le travail. Le travail toujours une affaire de temps et d'emploi du temps. Tu ne restis tu pas le travail. Moi je me suis dit la forme série début, ça va être super. Elle va au moins permettre ça. Elle a fait exactement le contraire de ce qu'elle promettait en tout cas à mes yeux. Parce qu'en fait, sa temporalité quantitative est à l'heure. Parce que la vraie temporalité de la série, c'est pas du tout du rédisbuteur ou du rétron de cinq heures comme celle-là. C'est une minute. Il faut qu'il se passe quelque chose toutes les minutes. Il faut occuper le terrain. Il faut qu'on soit dans le plein. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Ça tient à son mode de diffusion. Dans un premier temps, c'était une série télé donc il fallait absolument tenir les gens devant leur poste pour qu'ils ne zappent pas. Et puis après, comme elle est consommée sur ordinateur, il faut requérir notre attention. C'est la grande économie de l'attention. L'attention est elle-même l'hornoir, le pétrole de notre modernité, entre guillemets et modernité. Donc il faut tenir les gens toutes-cents. Donc il faut remplir, remplir, remplir. Il faut toujours qu'il y ait du plein. Donc ce que déteste la forme sérielle, et qu'adore la psychanalyse, et qui est le prix de la psychanalyse. C'est le vide. C'est le vide. Et nous avons là, par exemple, tu as parlé de la parole. Tout est là. On a une parole qui est constamment d'abord elle est en flûte en vue. Ça parle tout le temps. Il n'y a pas de silence. Par ailleurs, c'est une parole totalement cohérente. C'est-à-dire que l'analyser et l'analyser, l'analyser et l'analyser se réponde vraiment du tachotac. Il n'y a pas de moment creux d'interlocution. C'est bien sûr, parce que le marché de la tulle d'anaux, dans une interview, il disait que c'était justement. Il voulait revaloriser justement les silence en fait. Mais j'ai bien entendu que les danoïnaquaches produirent leur marketing. Je tiens que leur série est presque point par point le contraire des arguments marketing par lesquels elle a été vendue par ses auteurs. On fait par ses auteurs, par ses promoteurs immobiliers, français. Et donc évidemment qu'il n'y a aucun silence. Ceci est factuel que les danoïnaquaches pourront répéter pendant 12 interviews qu'en fait ils ont voulu faire la douille aux silence. Il n'y a pas de silence dans la série. Et ceux qui ont d'outrait, non qu'a regardé un ou deux épisodes, est compté les silence. Il n'y en a pas, nous sommes dans une parole en flux tendu. Et surtout, là où on n'a vraiment pas à faire à la parole aux sens psychanalides du terme, qui est très précieuse, qui est un dispositif de parole extrêmement précieux. C'est qu'il n'y a pas de perte, il n'y a pas d'opacité, tout est clair. D'ailleurs souvent, les personnages sont extrêmement frontaux. Ils sont très transparents. Ils se disent un nom de truc, ils disent des trucs. Tu vois, et qu'ils sont parfaitement clairs et qu'ils sont des espèces de libération brut de sens. Là où, au contraire, l'analyse, elle est un dispositif de parole qui non seulement admère la silence, mais admère une parole qui se perd. C'est en se perdant qu'on retrouve quelque chose. Il compris pour le psychonaliste. Il compris pour le psychonaliste qui est pas censé intervenir autant. Mais ça, on pourrait y revenir. On dit que c'est une série qui promule l'écoute. On n'a pas du tout à faire un psychonaliste ou un analisme. Moi, je préfère la psychothérapeute, un thérapeute qui écoute, puisqu'il n'arrête pas d'intervenir, etc. Donc, notamment, je pense que ça démontre que un sujet humain et un sujet psychologique, c'est vraiment très simple, en fait. C'est très simple. Il a une chose à élus c'est d'épargner, et il va réussir à mettre des mots dessus en cet épisode. Je pense que si il y a des gens qui font une analyse pendant 20, 30, 40, 50 ans, parfois, c'est pas pour rien. C'est parce que, précisément, la parole, l'analythique, elle n'est pas du tout, comme on dit, centripetre. C'est-à-dire se ressentrant toujours mieux vers le point, considéré comme le point unique, névralgique, d'un sujet donné, mais au contraire, elle prolifère la parole, l'analythique. Elle amplifie le sujet. Elle restitue en lui la multiplicité, le labyrinthe, les meilleurs, voilà. Et bah, c'est exactement le contraire de ce que fait la série. D'ailleurs, de ce point de vue-là, à un moment, il y a une petite pique ironique de d'ayant sur les théories, les thérapies comportes en mentaliste. Tu sais justement qu'ils sont un problème, je le résous, comme une espèce de petit mécanon. Et lui, évidemment, en tant qu'analystie, il m'éprise, ça, parce qu'il y a un grand débat entre ces deux courants, l'un et carrément entre un des vins, c'est l'autre. Donc, la série, à l'air des plutôt pros psychanalyses contre les comportementalyses, elle est factuellement comportementaliste. Après, il faut bien voir que je termine à dessus, je suis une petite généralité. Dans le débat entre le comportementalisme et la psychanalyse, c'est un débat éminemment. politique parce que le comportementaliste serait une conversion libérale de la psychanalyse. Pourquoi? Parce que la psychanalyse est dans sa facture même, c'est là qu'elle est subversive et de plus en plus, elle est anti libérale dans son protocône, je dis bien, dans son protocône. Pourquoi? Parce qu'elle n'est pas rentable, parce que justement elle n'est pas dans une stratégie de performance, elle déperforme. Donc il n'y a pas cette idée qu'il va y avoir une séance qui va avoir tout de suite une efficace pour prendre un mot qu'adore les libéraux. Les comportementalistes arrivent et dire "on va transformer la scène analytique ou la scène terapétique en une scène efficace. Il nous faut des résultats, il nous faut de la rentabilité." D'ailleurs, c'est un peu ce que demande d'amien quand il est bon moi je paye, je veux avoir un retour sur investissement en quelque sorte. Et d'ailleurs, un moment aussi, à Delle, je crois, à filiter. Il lui dit un truc du genre, vous avez pas d'obligation de résultats, c'est quand même pas bien. Bah ouais, et c'est pour ça que la psychanalyse est très mise en cause par le nouveau dispositif médical, du anotamment la tarification et l'activité, parce que dans une scène analytique, on sait jamais ce qui se passe. C'est comme dans la scène psychiatrique, dans les hôpitaux psychiatriques, on ne sait jamais ce que ça veut dire traiter un fou. Il n'y a jamais de résultats. Et c'est pour ça que elle ne rentre pas dans la logique de rentabilité libérale. Pour résumer, cette série est en faveur du comportementalisme, c'est ce qui en fait une propagande libérale. C'est pas parce que les hauteurs seraient spécifiquement libéraux, même si je crois que ce ne sera pas dimanche gouchiste, mais c'est parce que la forme série elle-même est libérale. La forme série elle-même est la grande forme à titre esthétique du libéralisme, en tant qu'elle visent toujours l'efficacité. Et la compression du temps, et le fait que ça avance, ça avance, ça avance, ça avance. Et c'est fou ce que cette série, en 12 heures, avance. C'est fou ce qui se passe de trucs. C'est fou comme on obtient des résultats. Par exemple le couple, le couple c'est vrai que globalement ce n'est pas si ils vont divorcer, pas divorcer, mais ils auront quand même fait du chemin. Ils ont d'abord eu lucider leur problème, ils sont beau bien angulés, la crise a eu lieu, enfin c'est fou ce que ça, ils se passent des choses. Donc la grandeur de l'analyse, la grandeur de l'apsychanalyse, c'est d'avoir remis du vide dans le plein libéral. Et bien cette série, encore une fois, au nom des impératifs structurels d'une série, des structures ce qui pouvait y avoir de subversives dans l'analyse. On dirait quelques mots sur la forme avant de retrouver les auditeurs, mais il est scénariste, assume le fait d'avoir fabriqué une fiction, un spectacle, et c'est vrai que l'un d'entre eux qu'on fait essai dans une interview, qu'il savait parfaitement que ce qui est montré en quelques séances, mais d'habitude plusieurs mois ou même plusieurs années à devenir en termes de parole et de sens. Oui mais très bien mais là si tu veux, il nous faut une petite réponse de socio-démocrate, c'est-à-dire que c'est pas très grave, je sais bien qu'on exagère un peu, je sais bien qu'on a mis en sept semaines quelque chose qui en général se passe à disant ils sont pas con, ils savent tout ça. Mais c'est comme si tu as une réponse genre, on a un peu exagéré. Bon c'est vrai que c'est pas exactement la vérité, on a comprimé non non non, c'est pas que c'est pas exactement la vérité, c'est que c'est contradictoire avec l'apsychanalyse. Ça c'est typiquement la série aussi, tu vois, qui croit toujours qu'elle peut cumuler les contraire, ça pourrait avoir un discours sur la profondeur tout en besoin d'apsychologie bourrin, on pourrait faire restaurer le dispositif analytique tout en le détruisant de l'intérieur, d'ailleurs il pratique beaucoup les précautions de cultoir comme des petits malins qui sont, tu vois par exemple, il y a une ou deux fois où d'ailleurs va lui même dire qu'il a des doutes sur l'apsychanalyse, quoi, qu'en fait on est un peu confiné, on est un peu en bas sur le haut. Mais c'est un peu question aussi, voilà il va dire ça, il va dire ça, il va dire ça, on est un peu une secte en fait et il va dire l'avramant, j'ai failli m'étrongler devant mon ordinateur, il dit un moment notre secte psychanalytique, ne tient jamais compte de la boue matériel des choses, on crée une espèce de fiction hors sol, qui a rejoint cloche, je voudrais le discours un peu d'adel, qui a rejoint drès exactement que l'histoire d'adel qui va beaucoup dire ouais, pendant ce temps dehors il me sont en train de nous agresser et vous les intégrer. Il faut faire de l'abrantletre, bah oui mais sauf qu'en fait c'est exactement ce que fait la série, la série, vire totalement le orchant social, politique, matériel des choses, on a à faire à des sujets dématérialisés, donc moi les petites trucs de petit malin, on va glisser dans une réplique exactement le défaut qu'on développe pendant toute la série, non non, faut avoir n'est pas pardonné et défaut de nommé ne vaut pas absolument, donc arrêtez de jouer au petit malin avec nous, soyez au moins clair avec vos intentions. On va creuser ça avec les personnages si tu veux bien et du jeu des acteurs, je te propose qu'on s'écoute d'abord la bandannonce de la série pour bien les avoir en tête et on sort par l'après. Il avait mis les infos et c'est comme ça que je suis pour le bataque là. Quand on est arrivé on a compris que les mecs avaient des otages et on a su que ça allait être très douane. Jusqu'à là pour avoir un avie d'experts, je suis pas malade quoi. Je ne me sens pas du tout capable des mecs à nouveau. La vérité c'est que j'ai la trouille. Quand on vient consulter c'est qu'on a quelque chose à dire et quelque chose qu'on ne veut pas dire. Mais pas si, si ça v'est ce qui se passe dans ma tête, à certains moments des séances, pense qu'il partira en cours. Et quelqu'un d'autre, rémedit pas que vous en êtes par contre du compte. Et rendu compte de quoi là je crains de ne pas vous filon. Vous êtes de fume mon obsession. Je suis pas en goût assez, je suis en colère. Racantez moi. Vous voulez savoir ce qu'il m'empêche de dormir? C'est de savoir que quoi que je face aussi entraîner que je sois, ça sert à rien à cause des gens comme vous. On vient vous voir pour un avis professionnel et vous ne poussiez au divorce. Je t'en contrôche à faire une croix sur ma liberté. Je reviens pas de comment vous êtes sûr mais c'est démesuré. Comment vous faites avec votre fille? Je t'interroge sur ta famille et tu n'arrêtes pas de repartir sur les attentats. Ça y est, tu fais ta psy. Je rêvais de toi papa, y'a nous aussi. Je veux pas rentrer dans votre truc de psy. Vous pouvez le dire comment? C'est à toi! Qu'est-ce que vous allez te faire? Tu veux dire quoi toi quand tu dis compte? Tu le sais, c'est ce côté. Vous connaissez la dache qui dit que le client a toujours raison? Nous avons entendu en s'appencer que le patient toujours tort. Je dois pas être sensible à l'humour de psy en fait. Alors sur le jeu d'acteur, je me permets juste d'isoler les sept acteurs principaux, les autres personnages secondaires, les deux psy estaires et fililes d'ailleurs et les patients de ce dernier. Ce qui surprend et a surpris y compris du côté des professionnels qui ont regardé la série, c'est d'abord, on l'a dit, le côté mécriant des analyses envers leur analyse d'ayant à clu. Un procédé scénaristique qui permet de neutraliser l'idée d'un rejet de la psychanalyse dans l'opinion publique pour mieux nous inviter dans la mesure où la voix douce est grave de d'ayant, prend souvent le dessus en élus signant les notes sépations. L'autre strat émotionnel qui est taille la févélité des personnages, leur condescendance parfois, ce sont bien sûr leurs tromains. En parallèle, l'autre lecture qu'on pourrait faire de cette nervosité affichée, c'est que par elle, on nous signifierait en sous texte que les attentats du 13 novembre auraient des clans GGSE, cette état d'iracibilité constant. Du coup, en termes de jeu d'acteurs, ça donne une charge et une densité émotionnelle qui nous rappelle qu'on est bien dans une fiction assumée si on se fie au retour d'expérience de séances de psy et lui dans la presse. La série s'ouvre sur les larmes d'Ariane, se poursuit avec les bullitions d'Adel, ses frondssements de sourcils, les agaçments de camie, les chamayeries du couple, qui vont de paire avec une interanquilité de tous les corps, de leurs mains et leurs déplacements fréquents dans la partena. Après, il y a du dialogue plus appaisé dans la série, mais sur ce focus en particulier, tout le motif l'heure de peau, certains plus que d'autres, en tout cas le drame est incarné. Alors je conclut avec Eric Zulienny, un psychologue qui reconnaissait dans la presse que les personnages sont archetypo, en tant qu'ils sont précisément des personnages de fiction. Mais nous dit-il bien sûr que Arianne est excessive dans les manifestations du transfert. Pourtant, c'est d'une chose vraie sur cette question. Le psychanalyste devient un élément important dans la vie du patient, en tant qu'il permet un lien authentique que constitue une analyse et un lieu où se loge le plus précieux du patient. C'est d'ailleurs ce que dire à camie à la fin, en provoquant son père, que Dallian le connaît mieux que lui. Autrement dit, à l'image des caricatures en dessin où le visage est représenté de manière disproportionnée pour en faire ressortir une partie saillante, c'est pas parce que les situations soit archetypal ou éloignées d'une réalité que ça ne fait pas pour autant émergé une forme de vérité. Alors une petite incise sur la parole des psychanalyse qu'on a été sollicités dans les milliers de dossiers sur le phénomène en thérapie. Moi, j'ai l'impression qu'ils sont un petit peu géné aux entourneurs. La psychanalyse a été beaucoup beaucoup dépressée depuis 20 ans. On pourrait en faire vraiment l'historique. Il y a une marginalisation de psychanalyse, une inclination, ça passe partout à ta truc. Je passe là-dessus et pour des raisons profondes, c'est un grand grand sujet. Donc les psychanalyse sont plutôt en peu sûr défensives. Il y a un série qui promet plutôt, dans ces attendus officiels, dans son marketing officiel, la psychanalyse. Donc ils sont bien veillants. Donc ils ne vont pas commencer à dire "non, non, mais ça ressemble pas du tout à ce qu'on fait, c'est vraiment un contre-essence total sur ce que c'est que la sénalétique, d'où je pense leur bienveillance". Donc le propos que tu cite, c'est exactement ça. Donc le mec te dit "on gros, c'est quand même un peu fort de café", mais quand même globalement ça finit par ressaisir quelque chose de l'or de l'analyse. Il est très tentatif. Il y a eu d'autres aussi contre-avis. Moi j'en ai acheté un truc. Moi j'ai pas lu beaucoup de choses extrêmement violentes. Enfin bref, alors après peut-être que. Que les acteurs en fond trop, que y'a une somme d'interprétation dans un épisode qui n'est pas du tout crédible, ça j'en ai lu aussi. Ouais, ouais, ouais, après moi je les trouve pas. En tout cas, moi ce que j'ai lu, je ne les trouve jamais aussi violents, que ce que je croit, il devrait être huégares à la. la façon dont on maltrait leur art, ou en tout cas leur domaine d'activité, ou leur domaine de savoir ou de soins de thérapie. Mais bref, pas son peu importe. Et il faut ce qu'il voit, l'ice des morts comme il peut, c'est pas mon problème. Alors, regarde, je ne suis pas encore une fois, je ne suis pas l'attaché de presse de l'épsychanalyse. Par contre, je suis l'attaché de presse de la complexité. Et vraiment, on souffre beaucoup quand on regarde cette série. Alors, le jeu des acteurs, il faut quand même rappeler un truc, tu sais que je pense que tu vois par exemple, il y a la catèbe et un bon acteur. Moi, je l'ai vu bon dans pas mal de films. Il était même assez bon dans "Or Norm" de Tolet Danou et Nakash, qui n'était pas un grand film. Mais là, ça va pas. Là, ça va pas. Il est pommé. Mais il est pommé pas parce que d'un seul coup, il est devenu mauvais, techniquement. Je pense que bon, il n'y a pas de bonnes mauvais acteurs. Si sans doute un peu, il y a surtout des dispositifs dans lesquels on met des acteurs et qu'ils les rendent plus ou moins mauvais. Bon, là, comme on leur demande en permanence, comme on ne veut pas de vide, comme la série a horreur de vide. Il faut donc toujours qu'il se passe des trucs. Il faut du plein. Donc, ils ont plein de trucs à jouer. Donc, il y a une espèce d'intensification dramatique et norme de chaque épisode. Et donc, il faut que ça joue. Pourquoi? Parce que les auteurs sont absolument paniqués, paniqués par le vide possible d'une séance analytique et notamment par sa placidité inexpressive. C'est-à-dire qu'est-ce qui se passe en général dans une séance analytique? Ben, il se la s'orient. Et les corps ne bouge pas. Et les corps ne sont pas expréciifs. Et ils ont peur de ça. Ils ont peur parce que c'est des scénaristes à mon avis qui n'aiment que les produits un peu standard parce que tous les Danou et Nakash ont vraiment des gens extrêmement normés dans leur façon de faire du cinéma et dans le cinéma qu'ils aiment. Donc eux, ils ne peuvent pas envisager une seule seconde. On peut savoir pendant une de mineur, une personne qui parle à l'autre, la seconde ne disant pas grand chose. Et personne ne parle en calme moment. Calme moment sans expressivité aucune. Bon, donc, il faut faire jouer les auteurs. Il faut qu'ils jouent tout le temps. Et notamment, on a pratiquement à chaque milieu d'épisode, une espèce de passage obligée qui est presque le light motif à la fois formelle et psychologique de la série. Et qui par ailleurs est la figure attitrée de la fiction française de la résilience, c'est attention le petit piano arrive. - Et ça, je vais en adresser. - C'est plus ou moins une petite nappe de synthé qui met de la profondeur dans le plan. Parce qu'attention, le sujet est en train d'accéder à sa profondeur et à ce moment-là, il joue profond. C'est-à-dire que soit il pleure, il y a eu lieu mouillé de clémence poésie beaucoup, beaucoup de l'arme de Mélénitiri, des larmes un peu plus viriles, de la part de Rélaquatelle, mais quand même, il y a même de la larme et du côté de la Bessentaine ici. - Bien sûr, bon, c'est le moment où, attention, le fameux moment du cinéma français, de la fiction française. - C'est les moments importants. - C'est la bascule, c'est ça, il y a enfin, on arrive au secret. - En dessous, il y en a un. - Voilà, bon, surtout pas de sobriété, les auteurs, les mèterre en scène, ce sont tous consertés pour demander aux acteurs de surtout exerciser le vide possible. Il faut que vous compliez, les gars, me blé, me blé, me blé. La meilleure dans ce domaine, c'est Mélénitiri, comment dire, une phrase, une intention. Une phrase, une intention. Alors, je pense que Mélénitiri doit se dire que c'est le rôle de sa vie, parce que c'est vrai que, pour l'instant, c'est son doute une très bonne actrice, mais elle a pas eu de rôle véritablement important, pas encore, là, sans détint. C'est un rôle important, vraiment. Donc, elle a tout donné, là, elle a tout donné. Donc, vraiment, une phrase, une intention, donc elle n'arrête pas à la détique aussi, par exemple, elle ponctue énormément de phrases de ce fameux faux sourire, qui est un tic de beaucoup d'actrices, notamment d'actrices, plus que d'acteurs. Je dis une phrase et je la ponctue par assurer qu'il n'est pas assurer, en fait. Qu'un sourire mère, qu'un sourire profond, qu'un sourire qui dit, ça va, en fait. Revoyez la série à cette hône. Vous verrez qu'elle en fait à peu près 12 par épisode, ce qui est fini par faire beaucoup, du coup, bon, mais c'est pas d'afo des acteurs, encore une fois, ainsi un peu de leur vanité éternelle, mais du dispositif, oui, s'agit de remplir, remplir, remplir. Bon, moi, je crois qu'au bout du coup, tu sais, on pourrait dire que cette série, alors c'est pareil, et les mains marketing, c'est une série où enfin les gens vont s'écouter, c'est une série où on a besoin d'écouter de la parole des eaux, etc. C'est une série qui déteste la parole. Et d'ailleurs, on dit en général que le cinéma français, parce que cette série n'est qu'un condensé du pire du cinéma français. On dit en général que si le cinéma français, tu sais, c'est un petit peu l'image qu'il a de ceux qui le fréquent, d'ailleurs ou de ceux qui le voient mal, qui les bavards, qui la me la parlote, c'est faux. De cinéma majoritaire français n'aime pas la parole. Remère aime la parole, mais il n'est pas majoritaire. Remère aime la parole en tant que parole. Il aime la matérialité de la parole. Il aime la parole comme un fait vital. Pas la parole en tant qu'elle dit quelque chose. Et c'est là qu'il faut bien dissocier, tu vois, notamment dans le protocône analytique, on demande, ou à l'analysant, de parler et non pas de dire. Dire est un verbe transitive, je dis quelque chose, je te dis quelque chose, je te dis que je vais bien, je te dis que je m'appelle François, je te dis que je ne comprends pas pourquoi tu suis tu à le péger, c'était qu'il demeure et de baltraing, je te dis ouvre les yeux, je te dis des trucs, tu vois, à toi, à l'homme qui n'a pas de presse et mieux que de se dérouter le UFC n'entre. Je ne comprends pas cette objection. Puis ce n'est pas le sujet à réde parler de foot, enfin je te remets pas la porcet. Par contre, parler est un verbe en partie, intransitif, quand il est utilisé de façon transitive, c'est toujours de façon un peu précieuse, je parle le monde, tu vois, je t'en ferais de la poésie. Alors, dans le dispositif analytique, on parle, on ne dit pas. C'est à dire que la parole a une espèce d'autonomie, elle est sa propre puissance. Alors c'est évidemment vrai chez les lacanien, puisque nous sommes des parlètre. Nous ne sommes que des êtres de parole, notre inconscient est structuré comme un langage, etc. C'est un petit peu les basse collaires du lecanisme, mais quand il faut le rappeler, cette série est anti-lacanienne. Mais vraiment, elle est le contraire du lacanisme. Qu'est-ce que disent les analysants sur leur canapé? En fait, tu t'aperçois qu'à 80% il raconte quelque chose. Il raconte quelque chose qui s'est passé dans la semaine où il y a 15 ans. Mais ils ont une parole narrative. C'est donc, elle est référé à des événements. Bah oui, ben ça, c'est la grande passion de la série. La série développe une hystérie narrative. C'est le grand lieu du récit et du scénario, il faut toujours qu'ils se passent des trucs. Et là, t'as un mer dans la faire de la parole, quoi. Ah ben, merve, du coup, c'est pas de l'action. Ils sont emmerdés les auteurs. Alors, du coup, on va trouver un compromis. Ça sera de la parole qui racontera des actions. Et donc, machine va te raconter que… Troux, va te raconter que… Il y a même à Delle qui va raconter son rapport sexuel de façon très très Adele qui est présenté comme pudique, comme un peu, tu vois, inibé sur son intimité. On va quand même raconter son rapport sexuel avec Ariane, non, c'est-à-bêle, Ariane. Comme si ils étaient un peu QHMs, ligés contre la main. C'est une idée qui s'essait de rangelou, mais je ne pense pas à Delle lui pas vraiment perge vers de ce point de vue-là, mais pour vous de raconter, on raconte plein de trucs, même l'adore racontera aussi de façon très éontée, tout à tout ce bon. Donc, plus généralement, la série, elle déteste une notion qui est quand même importante en psychanalyse, que le symbolique… Qu'est-ce que c'est que le symbolique? Bon, je vais sûrement pas de définir là, j'ai pas les moyens ni intellectuels, des cultures d'agirèles. Enfin, quand même ce que j'en comprends, c'est d'accepter le statut définitive en symbolique, c'est-à-dire non-référer du langage. C'est que les choses, elles existent comme symboles, non pas de symboles renvoyant à quelque chose. Elles existent comme symboles. C'est que c'est que ça n'y est, elles existent pas vraiment. Elles ont un statut, donc par exemple, pour être plus clair, le transfert, là encore une fois, je ne suis pas orthodoxe en psychanalyse et surtout que je vais être un peu approximatif, mais quand même ce que j'en comprends, ce que j'en sais du transfert, c'est que c'est pas une analysante qui développe un transfert sur son analyse. C'est pas une histoire d'amour, c'est pas un crush amoureux, c'est pas un coute foudre. Elle est pas amoureuse de l'homme qu'elle a en face d'elle, elle est amoureuse d'une espèce de fonction symbolique qui est celle de l'analyse. Et donc ils ont bourrinisé à la façon sérielle le transfert et ils ont fait une sorte d'amour. Vous y auriez une vraie désir, où elle lui dirait les yeux dans les yeux, j'ai envie de vous me sauter, tu vois, c'est ce qu'elle dit, un moment. Et puis à un moment ça va se consommer, en fait ça va se consommer, mais c'est une espèce de traisons de ce que c'est avec le transfert. Et surtout encore une fois plus généralement une traisons du régime symbolique des choses. Et le régime symbolique des choses, c'est que les choses ne sont pas là précisément. Or la série qui a horreur du symbol, qui a horreur du symbolique, à horreur de la parole, est obsédé par le fait qu'il faut incarner les choses. Au contraire il faut qu'elles y existent, donc on va remplir ce cabinet. Alors par exemple, beaucoup de gens vont s'incarner qu'on croiaient être des pure fonctions symboliques de la parole par exemple, le père de camie, et bien un moment va paraître la mère de camie, un moment va paraître, même le père d'adel apparaît. On se fout de qui, on se fout de qui, le père d'adel dont on nous a expliqué qu'il était inibé depuis 50 ans inaccessible à son intimité, tes oeufs, il ferait lui-même le déplacement, à l'occasion de la mort de son fils, pour aller voir l'année, on se fout de qui. Donc ce père n'existe que comme symbole pour adel, en tout cas il n'en parle que comme d'une espèce de puissance symbolique qui a été particulièrement d'ailleurs inibente et oppressante pour lui. Bon bref, donc c'est cette obsession qu'on les scénarise de faire en sorte que la scène analytique soit tout sauf une scène analytique, il faut la pulveriser de l'intérieur. Et donc par exemple souvent il la transforme en scène où il se passe des trucs, c'est pas simplement la parole qui raconte quelque chose, c'est qu'il va se passer quelque chose et il y a un enjeux narratif. Alors parfois c'est des enjeux genres, non aujourd'hui il n'est pas venu, puis finalement il arrive, ça c'est le couple, ils arrivent pas de faire ce balège, en non il n'est pas venu, mais finalement il vient en cours. Parfois avec quelqu'un qui a attend 4 ans d'or, donc on fait exister d'orchant, tu sais, alors de fois c'est le père, de fois c'est la mère, des fois c'est le copain, des fois c'est ben j'ai un main avec qui elle veut coucher, parfois c'est le plus qui, bon voilà, donc il faut qu'il y a un enjeux, alors parfois c'est aussi la dernière séance, un moment à rien, à rive et dit c'est la dernière fois que je viens, ouai puis en fait ce sera pas la dernière fois, ce sera la vende dernière, il faut absolument qu'on crée des faits narratifs dans la scène elle-même. Alors évidemment pour moi le climax de ça, je pourrais presque le défendre tellement c'est énorme et grossier. On dirait presque du bunuel tellement ça va loin, c'est la tâche de sang. La fausse couche, je veux dire quand même voilà quoi, pardon, il aura donc fallu que la fausse couche est lieu dans l'analyse, mais ce qu'on n'est pas en train de se foutre de ma gueule. Alors après moi j'ai massé qu'au bout du coup ça crée une tâche rouge sur le divin intelligent à se dire, c'est ça c'est ce côté ce que j'appelle bunuel. ou qu'on prend littéralement les choses. Mais le fait lui-même témoigne d'une obsession des scénaristes à transformer la scène analytique où, en général, il ne se passe rien que de la parole en une scène où il se passe tout autre chose que de la parole. Tout ce qu'on veut. Donc évidemment, par exemple, ça bouge beaucoup. Il n'y a aucun épisode où il ne bouge pas. Ou parce qu'ils ont envie de pisser, ou parce qu'ils se lavent à la fenêtre. -Oui, aucun. -T'as tu les a vraiment coupés. -J'ai bien regardé à un moment, je me suis dit tiens, c'est marrant. Depuis le début, il trouve toujours une russe pour changer de position, parce qu'on va perdre du vide. On a peur du vide. On a peur de se correr à une telle main grande série. -Il y a rien de. -Alain, ce genre de choses. -Déplacement, on va dire de théâtre. Au bout du compte, on transforme la scène analytique en scène de théâtre. Parfois, elle devient vaut de vilezque. Il y a des claques mondes portes. Combien de fois, il y a un personnage qui quitte la scène en clacon des portes, comme on fait au théâtre. Et puis parfois, les personnages se font des scènes. Ils se font des scènes. Ils se font des scènes de ménage. -C'est évidemment d'amien et le haut. -Le haut. Ça n'arrête pas. C'est terrible. Pour moi, les mércènes. Au bout du compte, parce qu'elle s'assume totalement comme scène de cinéma et théâtre. Comme je trouve que Pio Maramaï est très, très, très au-dessus du lot. Mais vraiment, il domine pour moi tout le casting. C'est les épisodes qui m'ont le moins fait souffrir. Parce qu'au moins, ça s'assumait. On n'est plus du tout dans l'analyse. Ne faisons plus semblant. On est dans une scène de couple. -Le couple aussi, dans le charlotte. Et d'ailleurs aussi. -J'ai adoré cette épisode. J'ai adoré parce que c'est Na'Waq. Une fois de plus, c'est même pas. C'est sa contrôleuse estaire. C'est l'essence est de contrôler en tant qu'analyste. Et donc, il y va. Alors, on décide. Les scénaristes disent pour relancer un peu le truc. Comme ils ont toujours horreur de la répétition, de la répétition vide. Enfin, qui parait vide. Il faut inventer toujours des trucs. Ah, le nouveau truc, c'est qu'en fait, ils vont faire une thérapie de coups chez estaire. Le truc n'importe quoi. D'ailleurs, ça ne durera qu'un épisode. Puisque ça reste terminé comment, comme tu le disais, elle se lève. Et après, évidemment, on peut commencer à en parler un petit peu. C'est l'implication de Philippe lui-même. Les psychanéistes qui ont vu la série bondie, c'est un analyse intervient beaucoup trop. Parle beaucoup trop. Bon, voilà. Pour quelqu'un qui est censé dans les coups, il parle beaucoup trop quand même. Par ailleurs, il produit en permanence, du sens, de l'explication. En fait, à chaque fois qu'il y a un truc codé, il nous exclutement. Mais une des raisons fondamentales pour lesquelles on l'implique à ce point-là. Je crois que c'est parce que c'est pour les besoins de la série encore une fois. C'est qu'il faut transformer toujours la scène analytique en scène. Et pour qu'il y ait une scène, il faut qu'il a interlocution. Et pour qu'il y a interlocution, il faut que le psy parle. Et donc souvent, le psy est pris à partie. Il est lui-même au cœur de la scène. Il devient un personnage en quelque sorte. Ce que non pas voulu envisager les auteurs. Et qu'aura été tellement beau. Ca a été tellement beau. C'est que cet analyse nous n'en connaissons qu'une seule chose. C'est les séances. Et il aurait été cette espèce de présence étrange. Mutique, partie meneuse dans ses interventions. Nous n'aurions jamais su qu'il était. Nous n'aurions jamais su avec qui il était marié son passé. Le réel des patients, en fait. C'est ça, en fait. Ce qui aurait été le réel des patients fantasmes. Est-ce qu'on est en réalité une expérience du spectateur très intéressante? Parce que nous aurions eu au cœur de la série le personnage le plus familier avec nous. Parce que c'est celui qu'on rouvoit tout le temps. On aurait été tout le temps avec lui. Il aurait été pour autant le plus au pack. Mais ça aurait été une très belle expérience de spectateur. Mais ça, pour déboutiquer comme tous les d'anonacages, pour des gens qui ne connaissent que les formes standard et qui ne veulent que faire du standard, est bien il est entendu que le personnage central d'une série ou d'un film doit être absolument humanisé. On doit s'identifier. Donc, qu'est-ce qu'on va faire pour qu'on puisse s'identifier? On va le transformer, bien sûr, en lecteur de Marx, ou en fan des Ramones. Non, pas du tout. En fait, on va en faire un père de famille qui a des problèmes d'adultaire, qui a des problèmes avec son fils, qui se fait en merdée à l'école, qui a des problèmes avec sa grande fille, qui qu'on traîne pété les plombes, parce que. Il y a un peu de la drogne. Donc, résultat des opérations, on va en gros transformer ce personnage qui est normalement un personnage d'analyste et plus du tout un personnage d'analyste. C'est un personnage comme on en voit dans toutes les fictions françaises de papa, qui a des problèmes, de Marie, qui a la crise de la cinquantaine. À ce titre-là, c'est l'occasion de toujours bien signifier que la série soit disant légitime à Paris depuis 20 ans. Cette série, que tout l'on admite, que tous les intélo, trouverie, chez qui l'objet de toute un tas d'études, qui est extrêmement légitimé dans le champ des discours. Là où la série des années 70, 90, était délégitimé, Star Skiesh, qui était considéré comme un truc pour enfants qui ne valait pas consièrrette, ce n'est pas comme enfant, mais pas vraiment la série nouvelle depuis 20 ans, elle est légitime au sens borduosien. Mais moi, je dis, qu'en fait cette série, dites légitime, ne fait que continuer le feu et ton familial des années 70, 80. Ne fait que continuer le feu et ton familial des années 70, 80. Un truc j'ai regardé quand j'étais gamin, mais qui n'était pas légitimé. À l'époque, on regardait ça et qu'on avait 11 ans et qu'on trouvait ça super, nos parents ou des intélo, on nous disait "ouah, ça casse pas des briques quand même, c'est un petit peu nier-seux". Là, maintenant personne dirait dans thérapie que c'est nier-seux. Alors que c'est nier-seux, puisqu'on nous raconte les mêmes petites histoires familiales que depuis toujours, nous racontent le feu et ton télévisuel. Donc voilà, il y a un moment où la série oublie complètement, ces arguments, soit disons analytiques, et d'ailleurs ça va se terminer en dehors. On va quitter la scène. Il va y avoir cette scène, enterrement, ou comme par hasard, il retrouve arianne. Et puis après, oui, il faut en voir ce balader, etc. Donc bon, il y a une deux ventures analytiques, il y a une deux ventures, un petit peu classe et complexe. Alors qu'en fait, on a assez, un feu et ton familial qui, comme de bien entendu, ne parle que de famille. On parle un tout petit peu de forme avant de retrouver les auditeurs, quand même, on en a dit quelques mots. On ne parle que de ça, mais il démarre. Oui, on ne parle que de ça, c'est vrai. Mais il y a un truc dont on n'a pas parlé et j'en parle maintenant. Le principe de fiction et les effets dressis sont renforcés par la structure de l'enchaînement des épisodes. Chaque un des passions dont qu'il y a son jour. Donc ça pourrait être très segmenté. Et elle est à toi, en fait, non dans la mesure où le scénario lit certains d'entre eux. Les épisodes du contrôle avec Esther, nous tiennent en Alène pour savoir comment va réagir d'Ayen avec Ariane. Et puis pourquoi pas en profiter aussi pour que Ariane et Monsieur Chibain se rencontrent aussi. Donc épisodes 1 qui est lié au 2. Ben oui, c'est à dire qu'encore une fois la série ne sait pas assumer comme tel. Ça aurait été très très beau d'avoir une pure juxtaposition des cinq passions. D'ailleurs, en général, je crois savoir que dans pas mal de cabinets on fait tout par un dispositif de l'appartement pour que les passions ne se croit jamais. Ça fait partie du protocol. A vérifier, mais je crois l'avoir déjà entendu. En tout cas, j'ai une copine qui était en analyse et qui me disait qu'elle ne croit jamais d'autres passions. Ça fait partie de la profondeur de la chose. Ça fait partie du travail à comprendre un mot que tu disais beaucoup Philippe. D'ailleurs, on a bien travaillé aujourd'hui. Alors, il dit vraiment, on a bien travaillé comme un contre-mettre, on le dirait. C'est-à-dire qu'on avait un mur à construire, on a construit un mur. Mais c'est pas ça le travail analytique. Le travail analytique, c'est sa travail. Tu sais jamais où, mais ça travaille. Mais tu ne peux pas faire une espèce de truc comptable. Tout à l'heure, tu n'avais pas encore vu que c'était ton père qui était le point des vrais gigants de toi. Aujourd'hui, tu l'as vu. "Bah, on a fait une bonne séance, on a bien avancé." C'est bien, on a fait du chiffre. On a fait du chiffre. C'est très. Tout ça est très. En fait, on est dans tu sais, le capitalisme est fondamentalement accumulatif. C'est l'accumulation. Grande notion chez Marx. La série est accumulative aussi. Il faut toujours qu'elle l'accumille plein de choses. Il y a une autre de ces techniques pour contourner les pur qu'il a pas dictant. C'est effectivement de non seulement se faire se croiser des personnages, mais faire en sorte que des personnages, des espèces de doubles emplois. Camille, par exemple, connaît la fille de l'analyste. Voilà. Et du coup, ça va donner une espèce d'enjeu un peu triangulaires. A ses brefes, d'ailleurs, il n'en sera pas beaucoup question. Mais voilà. Et tu as, parfois, des croisements explicites. C'est la fameuse coucherie entre Adèle et Réariaide. Là, on est carrément dans le bourrin. J'ai en cours d'en cours d'en cours d'en cours d'en cours d'en cours d'en cours. D'ailleurs, il est tout à fait improbable, qui soit rencontré entreprise de cette phase-là. Mais parce que Adèle était trompé de jour. Oui, c'était trompé de jour. De choses qu'on connaît. Et évidemment, d'ailleurs, s'en pressera de nous analyser. Parce qu'il faut toujours rendre tout clair. Si l'est venu, si c'est trompé de jour, c'est qu'il était un patient de le voir. Voilà. Fin de l'analyse. C'est vraiment de l'analyse minute. C'est une chose à toujours une explication monolitique que Philippe Dallion élus s'y drape pour vous en deux phrases. Et non, il y a aussi un truc sur la forme dont tu nous parlais dans l'épisode 18 avec Drunk. C'est le relais de spectateur. Et on a un peu parfois tu sais avec Dallion. Tu sais qu'il réagit notamment tu vois, il y a une scène où il a un regard un peu hébétais quand le couple se chameille sur le KNAP. Il a un peu attéré, quoi. C'est ce que tu vois, je crois que c'est un nom dans la terminologie des technocrates de l'écriture de série. C'est le personnage identifiant, c'est le personnage repère. C'est un nom qui m'échappe dans ce coup. C'est notre pot, quoi. Ça va être notre relais entre la série et nous, entre les personnages et nous. Il est notre référent. Là où moi, je rêvais exactement de l'inverse, bien sûr. Moi, je réadore un analyse au pack, loin t'in, froid et qui ne serait resté. Oui, hyper irrespectueux aussi pour les patients. Tous les psychanalyste un peu conséquent, voyant cette série, devraient commencer par dire que cette analyse est beaucoup trop expressif. Jamais un analyse n'est expressif comme ça. Il doit, au contraire, masquer son jeu. Mais une des raisons pour lesquelles il doit masquer ce conjeu, c'est qu'il doit absolument laisser la parole prendre son ampleur, sans immédiatement l'abrider ou l'orienter ou l'éguier par ses réactions physionnomiques. Il faut absolument laisser la parole dans sa solitude. Et c'est le contraire de ce que fait la série. On a en permanence une parole sous surveillance, une parole calibrée, cadré, orientée, éguillée. Tout le contraire de ce que, encore une fois, prétend déployé le dispositif et d'alitique. Allez, deuxième partie du programme. podcast avec une procession d'interactivité pour toi François. On commence avec Anouk qui se demande si faire chanter la chanson, la mauvaise réputation de brassins à l'enterrement de M. Chibane par une équipe de flic de la B.A.R.I. est-ce que c'est de la provoque? Non, non, non, je ne pense pas que ce soit de la provoque et là je pense que ça. c'est à ce moment-là que j'ai définitivement compris le positionnement politique de la série. Parce que tout à l'heure, j'ai dit que la série n'était pas politique et que c'était une prise de position extrêmement brutale, en fin du cas radical. Mais comme souvent, avec tous les gens qui n'y être dans la politique, la politique fait retour. Tu la balances par la porte, elle rend par la fenêtre. Dans la série, elle n'arrête pas de s'imiter par tout un tas de petites fenêtres, des micros, et ça finit par constituer un positionnement politique. Ce positionnement politique, je vais te dire, il n'est pas glorieux, il n'est pas glorieux du tout, parce que en premier jugement, pour édire, bon, c'est tous les d'anoménacages, c'est-à-dire ce décentrice réconcigateur. C'est-à-dire qu'ils ont un peu politisé leur position commerciale, leur position commerciale, c'est dire moi, je veux rassembler tout le monde, donc politiquement, ils vont être quoi? Ils vont être pour l'union. C'est un touchable, un bourgeois handicapé avec un noir de bandueux et ils vont apprendre à se connaître, bon, c'est un peu près tout leur film. Le sens de la fête, voilà, bien, réunions nous, tous ensemble, autour du mariage, avec ça se passe bien, et, et, bah, cri, et un personnage qui veut jusque ça se passe bien entre tout le monde qui est de la concorde de quoi. Mais réclamé de la concorde, c'est pas nôtre politiquement, parce que réclamé de la concorde quand on est dans une société où certains sont beaucoup mieux l'autique d'autres, c'est réclamé la conservation de cette situation, c'est donc légitimer les inégalités. Tu vois, il y a un moment, il y a un monologue de Philippe Dillon qui dit, "Ouais, depuis 13 novembre, on est tous en guerre les uns contre les autres, enfin il y a un truc comme ça quoi." Et là, c'est ce que c'est le monologue d'ingue. Et bientôt, ça sera là. Tout le monde, ça frontera à tout le monde, les ouvriers contre les patrons, les hommes contre les femmes, les noirs contre les blancs, etc. Là, on dit, bah, c'est d'une animisme tolédanienne quoi, tu vois, mais pas du tout. Parce que quand tu réclames que les ouvriers et les patrons cessent de sanguler, bah ça veut dire que tu es pour le statu quo, tu es pour que les patrons restent des patrons et que les ouvriers restent des ouvriers, que les patrons continuent à gagner ce qu'il y a, des ouvriers continuent. Donc c'est une parole de dominants. La parole de grande réconciliation et d'union nationale est toujours une parole de dominants, c'est une parole conservatrice. Bon, donc là on voit quand même que le naccachisme ou le tolédanisme est un centrisme de droite. Mais alors, ça va plus loin, parce qu'à l'image de ce qui se passe dans toute chambre politique en ce moment, le centrisme de droite est en train de venir un centrisme d'extrême droite. Alors attention là, parce que ce qui se passe avec le personnage d'Adel, ça nous emmène très loin quand même hein, ça nous emmène très loin. Son souvenir en Algérie là? Son souvenir en Algérie? Bah oui, inconscient pour inconscient, puisqu'ils n'arrêtent pas de jouer sur le fait que quand quelqu'un dit quelque chose en fait inconsciemment, il dit autre chose très bien, je veux dire. Béabat de l'investigation psychologique, bon alors moi je pense qu'il y a un inconscient de la série. J'y vais, c'est une hypothèse hein, moi c'est une hypothèse à la d'Ayant, elle est à prendre ou laisser mais je la lance. Le seul personnage qui meurt est un arabe. Flick Arab? Et un arabe. Après il est Flick, il est plein de choses. Il est arabe. C'est d'abord comme arabe qui est scénarisé, parce qu'il va découvrir qu'en fait il était arabe alors qu'il a toujours mis qu'il l'était. C'est un peu ça, l'arche de Adel. Il meurt en secrifier en protégion, en tout cas scénaristiquement, c'est le seul personnage qui meurt. On peut rentrer dans le détail de comment il meurt. Il meurt. Voilà le corps qu'on a mis dehors. C'est tout. Peut-être que c'est pas du tout inconscient, peut-être que c'est pas du tout un actement qu'est-ce que c'est pas du tout un absurso. Mais UeGar, le sentiment général est consensuel du corps national français actuellement vis-à-vis de l'uslam et des arabes. Je ne sais pas l'impression de taper si injustement que c'est. C'est surtout que je peux quand même incréditer mon hypothèse. Il y avait quelqu'un sur mon site qui disait "Oh bah oui il est Flick et bon on flic, c'est plutôt un personnage antipatique". Pour le rendre sympathique, on en a fait un arabe à Julien-Mattendant, à terre tard de 15 ans. Il y a 15 ans, oui. Il y a 15 ans pour rendre sympathique un personnage de Flick, on en aurait fait un arabe de l'eau accouler sous les ponts depuis la France s'est doitisée quand même. Donc la manoncée le contraire pour rendre sympathique un personnage d'arabes, on en fait un flick. Oui, parce que les applaudissements du cet janvier sont passés par là. Donc lui c'est un héros, il est rentré au bata-clan, etc. Mais il y a un truc qui se passe et que son trauma du bata-clan nous renvoie donc au trauma algérien. Il y a eu un massacre en Algérie dans les années 90. C'est ça que va découvrir à d'elle. Alors qu'il avait nier, il avait même nier qui est rallé, ne serait-ce qu'en Algérie. Donc il va redécouvrir qu'un, il a les souvent en Algérie et que deux, il a été témoin de ce massacre dont il a réchappé miraculeusement avec son père, lesquelles père et fils en conçoivent une grande culpabilité, quelle fameuse culpabilité du survie. Bref, mais en fait tu te dis mais ce massacre c'était quoi, qui a un massacre qui, on peut savoir ou pas? Bon, c'est une série qui s'intéresse pas à la politique. Donc en fait une fois qu'elle dit massacre, elle a tout dit. Mais il y a quand même un truc. A d'elle dit, bon évidemment c'était le Gia probablement, les islamistes des années 90 et là à d'elle va dire où c'était peut-être l'État algérien peu importe. Bon, il se trouve que c'est vrai que la décennie noire algérienne a fait que il y a eu souvent beaucoup de confusion entre l'État algérien, les terroristes, les affa-bours. C'est une décennie très compliquée, très obscure. Mais moi ce qui m'intéresse c'est le peu importe. Bon, non pas peu importe. C'est important de savoir en fait si taïté tu parles islamistes ou parles état algériens. Même si c'est un peu blanc bonnet, bonnet blanc sur la salle aupris. C'est important mais c'est pas important pour les auteurs. Parce que les auteurs, le sentiment qui nous donne et qui donne pendant toute la série, c'est que tu sais pourquoi peu importe. Parce que tu vois on est en Algérie, c'est quand même des pils sauvages quoi. Et en fait c'est ce qui ressort de toute la série politiquement. C'est à dire que sur le 13 novembre on va jamais aller beaucoup plus loin qu'ils nous ont attaqué. Ils nous ont attaqué. Il y a eux et puis il y a nous. Alors Ariane, dans le seul moment elle parle du 13 novembre, en tant que fait un peu politique et social. Qu'est-ce qu'elle dit? Elle dit que tout le monde a raconté dans les semaines qu'on suivit et encore six ans plus tard. Elle regardait, elle se baladait dans le quartier, elle a vu des gens en terrasses et elle disait "Bah voilà, ça c'est nous, nous c'est les vivants". Et puis en face, "Bah eux, ils veulent la mort". Alors voilà le bilan. Donc en gros nous, les vivants eux les mort. Alors Adèle, et c'est bien de le faire dire par un arabe. Grande grande ruse des scénaristes. L'arabe, dire à lui-même, sera intérissable sur le fait que notre civilisation est menacée. Il va beaucoup dire que notre civilisation est en train de s'effonder. Pourquoi? Parce que eux, ce que lui appelle eux, puisqu'il se dissociit de son arabité, eux veulent détruire la civilisation. La partition est donc la suivante. Nous sommes la civilisation. C'est pas deux civilisations qui s'opposent. C'est nous sommes la civilisation. Ils sont la barbarie. Bon, je l'ai appartement moins. Mais ça c'est comme la crédité. Tout un discours. Et alors après, à partir de moment où nous sommes la civilisation, alors nos flics sont des gens positifs. Parce qu'ils protègent, ils nous protègent, ils protègent notre civilisation contre les gens qui veulent lui nuire. Donc le flic devient positif. Et comme la série est proflig, elle réalise le tour de force d'associer le flic à l'anticonformisme. Et puis sur le mode, ces dégueulasses qui arrivent au flic ils ont quand même encore un petit peu une image négative. Encore maintenant certains français ont une image négative de la police. Je pourrais en faire partie par exemple. Et c'est bien ingrat et c'est bien injuste parce que c'est quand même eux qui nous protègent. Et donc les flics deviennent les mal aimés. Et donc, on leur fait chanter. Tu braçances. C'est un artiste. Un artiste de droite de gauche, on ne saura jamais, mais un artiste. Pràement, un placablement. Les flics chantes une chanson anarchiste. Et en plus, si chante quoi comme chanson? La mauvaise réputation. C'est à dire nous les flics, nous avons mauvaise réputation, on est contre nous, etc. Alors là si tu veux. Ça résume, je crois pour moi le retournement de roi tié de la société française depuis 30 ans dont cette série est un nouveau symptôme. Elle nous qui est elle, elle a considéré pendant la série qu'il était montré comme un flic de gauche mais moi j'ai pas l'impression qu'il est montré comme un flic de gauche. C'est une espèce de pétrieotte. Comme ils sont de droite. Et sans cela vous est vraiment. Et en plus, ils n'ont pas envie de la vouer véritablement. C'est pas mal de le faire dire par un arabe tout ça. De faire des propos les plus droits tié, les plus racistes par un arabe. C'est génial en fait. Ça passe tout seul. Ça passe crème. Mais Adèle, si tu prends mots pour mots toutes ces sorties politiques, mais ils sont hyper droitières. Elles sont très autoritaires. Elles sont très militaires. Elles sont pour la répression. Elles sont pour la guerre. Elles sont pour vraiment se donner des moyens et faut y aller. Et à la fin, ils s'en va défendre la civilisation. Elles sont aussi survêtres de suicide. On comprendra que c'est plus possible. Mais ils le font évidemment. Ils vont défendre les curdes. On ne rentre pas trop dans le détail. Les curdes sont sympas. Les tailles islamiques méchants. Allez. On a fini la blague. Pourquoi est-ce qu'ils le font mourir? Alors, ce serait quoi l'inconscient en travail? Ça serait qu'ils ont envie de se débarrabe? Peut-être. Je n'y répas jusque là. Je ne me permettrai pas. En revanche, il y a un autre inconscient en travail qui me paraît des scénaristes, des scénaristes et de tous ceux qui sont partis prédents. Qui est que la position de l'arab est impossible maintenant. La position de l'arab est impossible. Il vient de la peuple barbare. Il a un passif barbare. Et même quand il est cette s'assemile, c'est-à-dire de devenir plus français que français, un flic, mais vraiment, perd boulanger. Il y a vraiment une assimilation totale. Et même une négation du fait qu'il est été arabe et qu'il l'est passé ces premières années en Algérie. Même là, il y arrive pas parce que t'as le retour du refoulé. T'as le retour de la sauvagerie. Le massacre entre arabe. Donc il est foutu. Il n'y a pas de raison. Soit tes barbards soit tu t'assimines mais si tu t'assimines le barbare insiste en toi. Et ça devient un tenable. Si tu es un peu prêt dans un double bind comme on dirait un psychanalyse ou une espèce d'injonction paradoxale, donc l'issue ne peut être que la mort. Voilà l'inconscient au travail dans ce dénouement de l'arche d'adel. Avec une question de l'éo qui te demande si de grands cinéastes peuvent trouver une certaine négation. liberté la télévision. Alors il s'il te bruno du monde ou des vides linches qui ont pu nous offrir des oeuvres plus longues qu'un film traditionnel. Oui parce que eux ils se sont servis de l'atturer. Il est arrivé dans l'histoire, il y a même un épisode fameux de l'histoire de l'Élysion française que les pialatiens connaissent bien qui est la maison des bois en 60 et 11. Moi je crois que j'en avais vu la deuxième diffusion quand j'avais 8-9 ans dans les années 80. Ça passait à 17h le dimanche comme un feu y tombe populaire. Il y avait 6 épisodes du neur où je crois que c'est ça. Et c'était inspiré d'ailleurs dans un roman peu plus là que s'appelait à la maison des bois. Et c'était le grand moris pialat qui faisait ça. Et c'est une série extraordinaire. Et c'est lui d'ailleurs disait que c'était ce qu'il avait fait de plus beaux. Donc ouais il est arrivé. Rossellini a fait beaucoup de télé à la fin de sa vie aux années 670 avec la rail. Il te coque, bien sûr, des petits épisodes et céré de te coque. Donc il y a moyen, après il faut voir dans le détail effectivement ce que pouvait envisager des cinéas très intéressants comme pialat, Rossellini et donc du monde et d'autres. Renoir on a fait un peu aussi. C'était la durée justement. La télé le refrait la durée qui leur manquait tellement au cinéma. Alors pour ça je pense que oui du monde peut faire le petit quelqu'un avec arté en échappant très largement au code de la série. C'est pas une série telle que les standards de la série ont été posés depuis 20 ans. Le petit quelqu'un. C'est un feu y tombe. Il y a pas beaucoup d'épisodes. Il y a quatre épisodes et puis on peut c'est très distendu. Ça vraiment on dirait un film de Dumont en fait mais sur quatre heures avec un peu plus de biorlès mais ça c'est un d'autre aspect. Donc si ce que la télé a offrir à des cinéas et de la durée, alors oui les cinéas peuvent du coup faire presque mieux à la télévision qu'ils ne font à l'écran. C'est ce qui est arrivé effectivement à et TwinPix, c'est ce qui est arrivé avec la maison des bois, c'est ce qui est arrivé avec le petit quelqu'un qui a un puis avec plein d'autres exemples. Revenge si on imposait à Piala, à Dumont, à Rossellini et Piala étant plus trop en état d'ailleurs d'accepter la commande mais admettons si on leur imposait les standards de compression du temps, d'hyper compression du temps qui sont ceux de la série. Alors je suis sûr qu'il n'y aurait pas, il n'est serré même pas. Il y a de flux et de flux qui y a des questions que auront dans le flux. Alors une dernière question de Kevin, la psychanalyse, suppose que nos actions et coincidences de nos vies sont générées par notre main et notre psyché, comme si nous avions un grand pouvoir sur nos vies, la sociologie elle suggère que nous sommes le résultat de notre environnement. Comment est-ce que tu te sais tu par rapport à ça? Tout à l'heure je disais que la série pré-supposait, enfin imposait comme postula que nous étions d'abord des sujets psychiques et non pas des sujets sociaux. Moi je n'ai pas envie de tomber dans l'exemperce, je n'ai pas envie de dire, nous sommes purement des sujets sociaux, la seule chose qui nous détermine, ça serait notre métier, notre milieu social au sens strict, c'est à dire moi je suis fils de prof, fait toi tu as fils des boires, et toi tu es fils de patron, et donc ça te détermine, ou toi tu as. Non, non, non, non, nous sommes multidéterminés, nous sommes des ensembles de multidétermination et nous sommes souvent d'ailleurs un médimélo ou un enchevêtrement de causalité qu'on va appeler grossièrement psychologique ou affective et de causalité sociale. Les deux en cheveux étrans est créant ce qui est pour moi le vrai lieu d'éducitation d'un étrument, ça va avoir la psychosociologie, un par où le corps social auquel j'appartient un fléchim absiché et par où sans doute qu'il y a des effets psychiques qui font que je saisis mon milieu social de telle ou telle façon, c'est extrêmement complexe mais pour ça il faut ouvrir le champ, il faut ouvrir le champ analytique et introspectif. Alors, en thérapie, ne fait que recérer et restreindre immédiatement les choses. Au bout du coup, moi je reproche à la série, non seulement de faire aucune part à la détermination sociale, mais d'être de la piète psychologie, c'est que c'est très mauvais comme psychologie, c'est très restructif parce que notamment ça restreint les choses à la scène familiale, pourquoi est ce qu'il n'est pas question de l'environnement amical des personnages? Comment se fait-il que la façon dont je suis affectée par mes amis ou par des collègues, par exemple par des copains, par des copines, par des gens que je fréquente mais qui ne soit pas de ma famille? Eh bien, ce système d'affection là n'est jamais envisagé par enthérapie. - Moi, il y a le patron de Leo. - Oui, mais oui, mais non, tu vois, il est évoqué mais pas comme patron, jamais, c'est Benjamin, c'est bien ça hein, pardonne. Il est évoqué comme un amant potentiel, donc on retrouve le truc genre je suis un couple, donc je me situe d'abord familialement et nous sommes dans une thérapie de couple et ce ben, jamais, ne sera convoqué dans le vôtre ville qui se joue entre Damien et Vého, quand tant qu'adultaire, pas du tout, en tant qu'il est telle d'honneur d'ordre pour Leo, qu'il s'occupe de telle domaine économique et que la configuration de leur rapport de travail a changé pendant la année, par exemple il y a d'amis plus de pression, il a reçu des oujet d'un quoi, tu vois, jamais de la vie. Il n'est là que comme un amant, donc il se trouve qu'elle l'a rencontrée dans son travail parce que c'est de choses qu'arrive, mais l'autre travail en tant que telle, si tu veux, c'est, comme souvent les mauvais films, c'est une restriction de la vie, voilà, en thérapie restreint la vie, la réduit à potes chagrin et ça me chagrin. - Bon, on va se quitter avec tous ces buzz échanges avec les auditeurs, merci François pour cette analyse. - Ben écoute, si on fait ce qu'on peut. - Proche un épisode, je te propose une thérapie de cinéma? - Ah ouais, ouais, ouais, ouais. - Non, mais ouais, t'es au sommet. - Moi je pense que tu sais, moi je suis déjà dans la mélancolie de ton appogé, tu sais. Souvent au moment où je sens l'appogé de quelqu'un, je suis déjà, il y a quelque chose qui m'en est déjà nostalgique de ce que je suis en train de vivre. - Ce que je crois que tu serais jamais aussi intelligents que ce que tu viens de faire là. - J'espère que dans le prochain épisode, je sais pas sur lequel, d'ailleurs, faudrait qu'on en discute. - Ça peut même qu'on parle la prochaine fois. Normalement, si tout se passe bien, on prend complètement le poser puisque un, on parlera de cinéma et on parlera probablement à aller dans des trois, quatre, plus grands cinéas vivants ou pas. - Ben, je ne sais pas parce qu'il y a qu'à cacher de Mikael et Neke sur Franç TV, on peut le regarder jusqu'au 30 avril, je crois. - Il y a du Aki, Corysmaki aussi sur Arthée. - Non, non, moi, j'ai jamais été très fan et puis ce que j'aurais en dire de négatif, je ne serais pas très intéressant. - Et puis, il y a Paul Thomas en Derson sur Netflix. Mais Paul Thomas en Derson, on peut le regarder un définiment, en fait, puisqu'il fait partie maintenant du catalogue Netflix. - Et oui. - Donc après, Yoréon, on se dirait plus vers un cacher de Neke, non? - Moi, j'étais très très Paul Thomas là, j'ai été mûre, là, j'étais mûre. - On peut y aller, alors. - Parfaites, si tu veux, moi, j'ai l'impression, j'aime beaucoup à Neke vraiment et donc beaucoup Thomas en Derson aussi. Peut-être presque à part zégale, mais pas exactement dans la même maison. La différence, c'est que je crois être très très aux clairs sur la raison pour lesquels j'adore à Neke. D'abord, j'ai souvent écrit sur lui. Alors qu'il y a quelque chose qui m'échappe chez ce putain de Thomas en Derson. - Je sais très bien que c'est grand, je suis totalement réceptif à sa grandeur. Je ne comprends toujours pas exactement pourquoi c'est grand. C'est pour ça que j'avais envie de bosser dessus, tu veux. J'ai envie de m'élusider moi-même, tel un Adele Chibain devant un Philippe D'Aillon, tu vois. Il fait une espèce d'introspection sur mon rapport à Paul Thomas. - On se dit dans trois semaines du coup? - François. - Ouais. - Salut à tous.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La série "En thérapie" est présentée comme une adaptation française de la série israélienne "BeTipul", réalisée par Toledano et Nakache, et se déroule après les attentats du 13 novembre 201
  2. Les intervenants critiquent la série pour son caractère idéologique et propagandiste, notamment en réduisant le 13 novembre à un simple trauma psychologique, sans aborder les dimensions politiques, sociales ou géopolitiques.
  3. La série est accusée de promouvoir un paradigme psychanalytique en présentant des patients réfractaires qui finissent par "se convertir" à l'analyse, ce qui est comparé à une technique religieuse.
  4. Le succès de la série est attribué à son adéquation avec une société déjà convaincue que les individus sont avant tout des sujets psychologiques, négligeant les aspects matériels et sociaux de leur existence.
  5. Les critiques soulignent que la série utilise le 13 novembre comme un "produit d'appel" marketing, mais dilue rapidement cet événement au profit d'une exploration psychologique individuelle.

Summary:

Dans cet épisode du podcast, les intervenants analysent la série "En thérapie" en la critiquant comme un produit idéologique et propagandiste. Ils soulignent que la série, bien qu'inspirée d'une œuvre israélienne, utilise les attentats du 13 novembre 2015 comme un "produit d'appel" marketing, mais réduit cet événement à un simple trauma psychologique, ignorant ses dimensions politiques, sociales et géopolitiques. Les patients, présentés comme réfractaires à l'analyse, finissent par "se convertir" à la psychanalyse, une technique comparée à l'évangélisation religieuse.

Les critiques estiment que la série promeut une vision où l'individu est avant tout un sujet psychologique, au détriment de son existence sociale et matérielle. Ils notent que le succès de la série s'explique par son adéquation avec une société déjà imprégnée de ce paradigme, véhiculé par la fiction majoritaire depuis des décennies. Enfin, ils remarquent que les allusions aux réalités sociales, comme le manque de moyens à l'hôpital, restent superficielles et ne remettent pas en cause le dogme psychanalytique central de la série.

FAQs

Il s'agit de la série « En thérapie », première série des réalisateurs français Eric Toledano et Olivier Nakache, adaptée de la série israélienne « BeTipul ».

Ils estiment que le 13 novembre sert d'accroche émotionnelle pour rassembler un large public, mais que cet événement est rapidement dilué et peu exploité au fil des épisodes.

La série est accusée de promouvoir une vision psychologisante du monde, en traitant le 13 novembre uniquement comme un trauma psychique, sans aborder ses dimensions politiques, sociales ou géopolitiques.

Les patients arrivent réfractaires et résistants, mais au fil des séances, ils finissent par accepter l'exploration psychologique, ce qui est vu comme une technique de propagande pro-analytique.

Ils pensent que la série évangélise des déjà convaincus, car la fiction française a depuis longtemps installé l'idée que nous sommes avant tout des sujets psychologiques, non sociaux.

La série présente une psychothérapie, qui diffère de la psychanalyse par un temps plus court et une ambition d'exploration de soi moins profonde.

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