Isabel de Borgrav raconte son parcours artistique, débuté dans l’enfance par la copie de grands peintres comme Matisse et Van Gogh, qui lui a appris la couleur. Après une période au fusain à l’académie, elle retrouve la peinture à 17 ans, cherchant à retrouver la spontanéité enfantine. Ses voyages en Italie, notamment à Venise et en Toscane, avec des découvertes de Carpaccio et Piero della Francesca, marquent son œuvre. Elle innove en créant des tableaux plissés en papier, inspirés des robes de Fortuny, où le geste devient plus libre sur de grandes tables. Chaque voyage – Cuba, Égypte, Afrique, Mexique – lui offre une palette unique, mémorisée avec une précision étonnante : le jaune pour l’Égypte, le rose pour Cuba, le rouge pour l’Afrique. Son atelier, avec plus de 4 500 livres, est un réservoir d’inspiration pour renouveler sa création. Elle insiste sur l’importance du travail, de la liberté et du risque, tout en restant ouverte aux beautés du monde. Pour elle, la couleur est une quête permanente, où chaque tableau raconte une histoire, et où l’artiste doit sans cesse redevenir enfant pour explorer la vie et la lumière.
[Musique] Bienvenue dans cette série de podcast, dédié à l'artiste Isabel de Borgrav. Rendez-vous à Bruxelles, dans la teillée Isabel. La porte s'ouvre, nous entrons. Nous nous installons dans la bibliothèque et nous lui demandons de nous parler de son rapport à la peinture et au couleur. [Musique] - Quand on est petit, très petit, on décide partout, le n'importe comment et parce qu'on en bu de jouer avec les créés, on se t'a à jouer. Après, on va vous donner une merde qui vous observe et elle me ferait à chaque bombuletat, elle me ferait des petits-lits microscopiques. Mais j'avais une collection finalement qui reput tenir dans une petite boîte à chaussures et il y avait Mathis, Van Gogh, Gauguin. Et je copier complètement littéralement, je copierais et je pense que j'ai appris la couleur en regardant les autres pâtes. Et puis, pour un plus tard, vers 14 ans, je suis parti dans une académie où j'étais privé de couleur. Donc c'était uniquement le fusin. Donc ça, c'est quand même très triste. Mais en même temps, c'était le dessin qui primait. Et puis, à 17 ans, j'ai recommencé à pâne. À ce moment-là, on est réfléchit à peu plus et donc on a perdu ce côté jeu qui est formidable. Quand on doit retrouver et s'applicasser au disait toujours qu'il fallait essayer de redevenir un enfant. Et c'est la chose, on prend toute sa vie et pourrait essayer de redevenir un enfant. Alors, pâne-re quoi? Pâne-comment? Tout a été fait? Je pense que c'est. on ne veut pas absolument faire différent, mais on a envie de trouver son chemin. Et ça, ça prend à temps fou. Alors, ça a continué. J'ai rencontré quelqu'un qui était à portant dans ma vie qui était à décorateur de théâtre et qui restait un ami très cher, le Thierry Bosquet, mais qui n'a pas du tout le même, le goût, on va parler du goût mais lui est dans le 18e affon, il fait des choses très, très soignées et on n'a pas pendant des jours et des jours là, dans l'en phase de l'autre, en passant des buquines, des vacances. Et puis, il m'a immené, il m'a fait voyager. On a été à peu partout, on a été à Paris, on a été dans le Château de la Loire, on a été en Italie, et surtout beaucoup beaucoup en Italie. Et en Italie, c'était plutôt la Toscanne, donc on a découvert ensemble, il m'a fait découvrir Florence et puis on est retourné aussi à Venice, très souvent, alors Venice était un éblouissement. Et là, si je dois retenir à des pâtes, j'ai adoré qu'il était très important pour moi, c'est le Carpacio, parce que le Carpacio, les femmes rouges, qui sont tout à fait uniques et qui sont partout chez moi, qui sont présents, le rouge est très important. Et puis, on a lu avec une maison en Toscanne, nous aussi, et on a passé des étés absolument merveilleux avec des grandes tables à peindre, et là, c'était sur la route de Pierrot de la Francesca, qui a été à notre choc très important, parce que ces découlures complètement différentes. Alors là, on est dans des couleurs délavées, puisque ce sont des fresques, ce n'est pas à la fresque, donc ce n'est pas sur les murs, des morceaux, à la chaude, tatés, avec des pigments. Et là, quand vous redécouvrez ce pâtiure de Pierrot de la Francesca, c'est d'une chose tellement touchant et tellement belle, et sur le chemin de la maison, je suis sûr que Pierrot de la Francesca est passé. Je me suis raconté, mais il habité pas très loin. Et donc, quand on a acheté cette ferme maison à plusieurs, je me suis occupé de l'arranger avec un ami des chorapas architectes, et j'ai pas les murs, et j'ai pas tous les murs dans des parties de tableaux. C'était un ee, un saut, petit quelques détails, c'était inspiré des tableaux de Pierrot de la Francesca. Donc, c'était à un moment assez important. Puis, il y a eu les voyages. Alors, bien sûr, on voyage dans une bibliothèque, on voyage dans une boule, mais on voyage aussi en vrai. Alors, il y a eu ces grands voyages, mais il y a 50 ans, en Thailand, la Thailand divine, encore avec l'eau, dans un Bangkok, il y a eu le Nepal, à la réouverture du Nepal, et c'était le soir tout était au bougie. Et moi, je n'arrêtais pas de pan dans la rue, c'était aspirant à mourir, et malheureusement, j'ai pas gardé tout ça, parce que je rentrais, puis je rentrais mes dessins, et voilà, j'en vivais. Et puis, il y a eu le choc de l'Orient avec Istanbul, Istanbul, qui a été aussi très présent, et là, j'ai commencé à mettre de l'or dans la pature. Donc, tout est une espèce de cheminement comme ça, et puis, il y a eu, bon, tout les robes en papier, et dans les robes en papier, il y a eu cette fantastique exposition à Venise sur Fortouney, et où la ville de Venise m'a demandé de raconter la vie de cet homme, cet espagnol, qui vivait à Venise. Alors, c'est un homme qui est très connu pour le plicet, qui est la réaventée après les grecs, donc ce sont des robes, donc, inspiré de cette fameuse culture de l'orige de Delph, donc les robes, ils les appellent d'Elphas, des robes plicets. Quand j'ai dû, m'approcher de ces premiers robes, et essayer de faire un plicet, c'est de Newfold, parce que vous faites un pli de pli, quatre pli, au quatrième pli, vous partez dans tous les sens, et ça n'a. C'est pas possible, voilà, c'est pas possible. Donc, j'ai commencé à chercher des plisseurs, parce que autrefois, il y avait des plisseurs qui visaient les jus plicets, puis dans la mode, de les plicets solais, et tout ça. Et j'ai trouvé les rares plisseurs qui existent encore en Europe, et donc j'ai envoyé des papiers, qui n'aient pas du tout une chose habituelle, parce que normalement, c'est du tissu. J'ai envoyé ce plisseur qui a plissé ça quand c'est revenu, j'étais éblouille, parce que c'est tellement plus beau que le départ, parce qu'à chaque fois, l'on est la lumière du pli. Alors, j'ai fait toutes ces robes unies, tous les blancs, tous les rouges, tous les roses, et puis j'ai commencé à mettre quelques dessins, quelques icates dans le dessus des robes. J'ai compliqué un petit peu, j'en ai rajouté, et j'ai découvert que le dessin, la porte du dessin, dans les plissés, donner quelque chose d'extrordinaire. Et donc, j'ai commencé à faire un tableau plicet. Et là, je me suis plus arrêté, parce que j'ai l'impression qu'avec ce plicet est arrivé quelque chose d'important, parce qu'il faut savoir que pour avoir un tableau de 1m, et il y en fait pas de 4. 3,5 à 4. Donc, le fait de pas grand grand, vous donnez immense liberté, t'as dit que le geste est différent. Et je vais comme je ne pas toujours debout, ça se fait sur la table, ce n'est pas à chevaler, parce que 4m, on ne met pas à chevaler. Donc, on met ça sur les longs tables qui sont ici, et avec une table roulante à côté, avec l'eau, les potes de pâtre, c'est grand. Tout est généreux. Rien est rétrécis. Et la façon aussi de bouger, il y a une respiration, parce que dans la pâtur, je crois aussi que c'est très important de respirer bien, parce que sinon, on vient de plus en plus concentré, et on perd cette espèce de gée, de côté lancée, de côté aussi, où il peut avoir de liberté. Et donc, maintenant, c'est vraiment comme ça, et le dernier tableau que j'ai pas sur 11,50 mètres. Alors, quand je vois le papier qui est fait sur les grandes tables ici, parce que j'ai 4,5 mètres, 6 mètres de table, je sais parfois envie de le laisser comme ça, mais qui pourra mettre un tableau de 11 mètres sur son mur? Ça paraît difficile. Alors voilà, ça, c'est un peu, je crois que je ne suis pas au bout de mon histoire, parce qu'on découvre tout le temps, et le jeu de la couleur, le mélange des couleurs, il faut savoir qu'il y a des couleurs qui ne resistent pas à la chaleur, donc il ne faut pas en mettre trop. Ce sont des couches très légères, très transparentes, et puis de plus en plus et de plus en plus maths, et qui donne finalement ces effets. Alors, les couleurs, c'est quelque chose qui arrive aussi parce que j'ai toujours une compteuse, j'ai besoin de raconter une histoire. Donc, il y a eu la période brésilienne, et puis il y a eu la période africaine, que j'ai adoré, j'ai jamais été en Afrique, mais avec tous les livres, j'ai vu 1000 africes, et donc ce qui m'a inspiré, c'est évidemment les tissus africains. J'ai commencé par les tissus du Matongue, où il y a plein de couleurs, peut-être pas toujours les couleurs que j'ai, mais si vous voyez un bout de tissu qui est rouge, verre et jaune, avec des poignois, que le déçame vous amuse, prenez le tissu, le mon rouge sera jamais le même rouge, parce que je ne peux peut-être pas le rouge qui est sur ce tissu. Les couleurs ne seront pas les mêmes, mais elles vont comme un recul dans ma tête, elles vont tourner, et elles vont commencer à évoluer. Et donc, dans chaque histoire, comme maintenant c'est toujours un rentre en voyage, parce qu'il y a dans les voyages, il y a ce qu'on note, ce qu'on faut faire de graphie, bien sûr, ce qu'on regarde attentionment, et ce qui vous frappe, C'est qui vous touche?
Et je suis très très étonée, enfin peut-être le cadeau, vraiment le cadeau que j'ai reçu, c'est la mémoire des couleurs. Ça veut dire que je peux traverser l'océan et me souvenir parfaitement de la rose, de la mure, à Cuba. Et ça peut ce qui s'est passé là. Alors, c'est en faisant qu'on fait. C'est que plus, plus vous mélangez, plus vous cherchez, plus ça commence, ça commence peut-être par un grand dessin, enfin au passant, très lâché. Ensuite, ça ressemble peut-être à un collo-riage, mais c'est pas ça, parce que tout est une balance. Pour moi, si le verre ne va pas avec le bleu, je me sentirai pas bien. Et ça m'arrive de recommencer 10 fois parce qu'il y a une balance qui, pour moi, me choque. Et donc, ou j'ai peut-être envie de choper, ou j'ai envie de contrer à qu'on se semble bien, qui a calme, qui s'est à stale, ou prendre des risques. Les risques aussi, c'est une forme de liberté. Alors, il y a des pays qui évidemment chaque pays vous pouce dans une couleur. Par exemple, quand je suis rentrée d'Égypte, c'était le jaune. A Cuba, c'était le rose. En Afrique, c'était le rouge foncé le marron. Et c'était extraordinaire, après, je sais pas, il y a 40 tableaux, il y a une ligne. Il y a l'érosse de Cuba, il y a les verres et les bleus et les turquoise et tout ça qui se met à chanter ensemble. Et par contre, l'Afrique, c'était beaucoup plus. C'était plus dur, c'était plus. C'était un peu plus masculin, je dirais. Alors, l'Égypte, j'avais vraiment envie de raconter une grande histoire. Je dis bien une grande histoire et j'ai pcienne. Parce que j'étais plusieurs fois. Je pense que j'ai fait 4 voyages magnifiques sur l'unil. Et d'ailleurs, j'ai des unes armoirs qui est pleines de caramne et de voyages qui sont très importants. Parce qu'on peut toujours faire appel à sa mémoire visuelle, mais la mémoire qui était transcrite, elle est là dans l'armoir, donc c'est important. Et je me suis mis à commencer cette histoire à Egyptian. Et alors là, mes bras sont raccourciés. Parce que c'est tellement ancien, ça vient tellement loin. C'est tellement notre culture, on vient de là, que j'étais oriment à timidé. Comme si j'avais pas vraiment le droit de toucher à cette civilisation. Et j'ai fait un oiseau surdimensionné, jaune, qui est dans l'escalier d'ailleurs, qui lui aussi, il avait 12 mètres, et même les pattes avaient un médecin à courte. Et puis voilà, ça s'est rétrécit et c'est quand même équilibré. Mais je me suis arrêté là, parce que je voyais pas ce que j'allais fouiller. C'est comme si j'entraie dans les tombes, ou que les choses avaient déjà été tellement faites et pensées par des grands artistes de l'époque, que sur la poête des piges, sur partir d'arrière. Je pense que les gens me disent, me disent toujours, mais vous, c'est vraiment la couleur, ou des gens viennent ici. Et alors, j'ai déjà eu des gens qui venaient et qui photographient les potes pâtures. Alors c'est curieux. Mais c'est comme si les potes pâtures allaient me donner, allaient leur donner ma palette. Ça n'a rien à voir, parce que, d'ailleurs, je laisse tout le monde entrer et tout le monde peut regarder. Il n'y a pas de secret. Mais c'est vrai que c'est comme de la cuisine, quoi. Et d'ailleurs, je garde des. Je passe avec une palette qui est toujours à morceaux de papier. Un morceau de papier qui traîne, et j'ai des piles de palette. Et je me dis qu'un jeu, je les mettrai peut-être l'une à côté de l'autre, et que ça fera peut-être le tableau du futur. Il n'y a aucun secret, parce que tout le monde peut aller chez un plicère, placer du papier. Mais je pense qu'il faut avoir surtout pas peur de passer 10 heures de bouts et de. C'est un énorme travail. Et ça reste quand même une grande passion, parce que ça. On ne le termine pas à la soeur. Donc on y pense, on se dit, mais évidemment. Pourquoi j'ai pas pensé à mettre ça, c'est sûr. Et de ma matin, je repas, et je le fais, et en général, le moment d'arrêt apporte toujours quelque chose de supplémentaire. Il y a toujours un petit cadeau qui arrive, parce qu'on a pris à peu de distance, mais qu'on n'a pas arrêté d'y penser. Je pense que j'ai pas fini de fouiller la vie, de fouiller le temps, de fouiller la couleur. Et que justement, je crois que ça fait partie de ma liberté, de me laisser envahir par les beautés du monde, par la nature, par mes voyages, par les livres, par les panne d'avant, par miarde chose. Et quand, par exemple, aujourd'hui, je me trouve à la. Je ferai une exposition au mois d'août, et j'ai fini aujourd'hui. Aujourd'hui, c'était le dernier, parce qu'à un moment, il faut s'arrêter, et qu'on doit faire le catalogue. Et déjà, je veux dire qu'elle sera la prochaine, et elle va arriver. Elle va arriver, et ça va arriver. Parfois, ça m'arrive de tourner à peu autour de ces tables, comme un chien, comme ça fou, en me disant, "Mais qu'est-ce que je vais faire?" À ce moment-là, il va mieux en lui se promener. Et puis, revenir, et quelque chose va se passer. Il y aura un choc quelque part. Il y a eu deux voyages au Mexique pour aller visiter des musées pour préparer cette grande exposition de Frida Kahlo. Et finalement, au cours de voyage, j'ai découvert, il y a eu un choc, oui, il y a eu un choc. J'ai eu la chance de visiter les maisons d'un grand architect Mexica, qui n'est plus là aujourd'hui, et que ça s'appelle Baraghan. Et monsieur Baraghan a fait des maisons exceptionnelles. Des maisons comme un pâtre, il y a un mur jaune, il y a un mur rose, tout ça, il y a pétante couleur, il y a sol vieulée, il y a des jeux citrons citrons avec un orange aussi béton. Et tout, même si quand il y a un mur blanc à côté d'un mur rouge, par le fait de la lumière, le mur devient rose. Donc, c'est un homme qui a joué avec la lumière et la couleur. Alors, ça a été évidemment le départ du choc du Mexique, et puis aussi les marchés, parce que les marchés, ça fait partie des voyages. Et là, il y a ces petits animaux qui s'appellent des allébriquets, qui sont des petits animaux, qui sont à la fois des jouets, ou des objets qu'on met pour la fête des morts ou qu'ils font partie de leur culture. Et alors, j'ai joué avec la tête de ces animaux qui est microscopique et j'ai fait plutôt des grands animaux qui sont assez bizarre, comme ça, mais qui raconte pas mal le Mexique. Alors, le Mexique, c'est la couleur à fond, c'est la joie, même les morts, c'est la joie. Et donc, j'ai commencé à être inspiré par le Mexique. Et puis, Vernère, mon mari, retrait de Cuba, où il avait été voir une de ses amis qui étaient actuellement ambassadeurs à Cuba, et il rentrait de là, il me dit ça, c'est un pays pour toi. Et à Noël, on a pris comme ça à la volée, on a pris deux biens d'avions et nous a invité à l'ambassade, et on a passé huit jours, mais accroyable. Parce que Cuba, c'est un endroit qui n'a pas beaucoup bougé, peut-être un endroit où les gens n'ont rien, et où ils sont joyeux, ils boivent beaucoup de rômes et ils n'ont rien à manger, parce que voilà, il y a ce qui est généralement des crevettes sur jeulets, et un dehors de ça, rien, mais par contre, la couleur, la couleur des vieux bâtiments, absolument magnifiques, très vétus dans l'intérieur, mais très beau, à l'extérieur, des mélanges de couleur inimaginable dans les rues, et ça, c'était très important. Et puis les gens, alors on passe dans une rue, on voit à monsieur, parce qu'ils sont très propres, ils ont des chemises blanches, apécam, avec deux pantes à l'ombre, et puis tout à coup des chaussures roses devant un mur d'un autre rose, et ils sont là avec leur poule, mais quatre heures après, ils sont toujours là avec leur poule. On voyait une femme à son balcon, et les derrière des gris de balcon un peu début de siècle, et tout à coup, avec une robe orange à fleur, mais comme ça, nous le pas à qui se ponge de son balcon au premier deuxième étage, et c'est une vision instantanée qu'on a immédiatement envie de redonner, et ça donne aussi, je pense que ça va donner l'envie à beaucoup de gens d'y aller. C'est un voyage dans le voyage, beaucoup c'est les gens à regarder, et à voyager. Il y a beaucoup de dessas, beaucoup de petites pâtures que je fais sur place, et d'ailleurs j'ai cet harmonque qui remplit de mes voyages, et je suis triste d'avoir vendu au début de ma vie tous ces voyages extraordinaires, parce que je ne réponds pas sur l'étailant aussi, mais je dirigerai les pages, je encadrerai et je vendais. Je me rappelle la voyage en Egypt, sur un bateau, alors le bateau, il avance au Padom, et il y avait des tables, et moi j'étais à 6,5, mais quoi, je peignais, mais je peignais assez vite, plus vite que le bateau qui avancait, mais juste de quoi notez ce paysage, et quand on regarde ce quartet que j'aimerais bien vous montrer, on voit tout à coup des gens qui saluent, mais je ne suis pas rendu compte que je ne les avais pas, parce que ça faisait partie du paysage, et puis on avant, et ça, c'est beaucoup mieux que des photos, c'est beaucoup plus important. Voyager, sans voyager, c'est. je pense, je pense toujours à Picasso, je l'ai rencontré quand j'étais toute petite, peut-être que ça me la frappait, mais Picasso ne voyagait pas, il était à Paris, il allait. dessus de la France et c'était tout mais qu'est-ce qu'il a voyagé dans les livres? Quand on voit toute la partie africaine, c'était que des catalogues de masques africains. Et ici, dans ma bibliothèque où on est, il y a plus de 4 500 livres et ces livres, il s'est portage les édites pillages de 14 ans et ces livres, ça raconte les jardins, les arts décoratifs, la peinture, les catalogues, l'histoire de la mode, la mode dans le monde, ça raconte le Japon, les pays beaucoup les tissus. Il y a des éveillements, c'est pas ça que ça en livre de tissus. Et si on prenait n'importe quel livre de tissus et que vous pensez à payer vous êtes partie, parce que tout ce m'est ensemble et font vieillir n'est pas tellement grave, sauf que ce serait très triste qu'il était ce monde, mais vieillir vous donne, vous avez une mémoire plus grande, vous avez une bibliothèque à terreur plus grande que quand on a 17 ans, et on ne fait plus attention à ce genre de choses, en deux minutes à avoyage réapparaît avec une image, avec un livre qu'on prend dans les mains, avec un carnet de voyage, qu'on prend dans les mains, cette pièce si pour moi est très très importante parce que quand je n'ai pas d'idée, parce qu'on n'est pas une machine à idée, quand je n'ai pas d'idée, je commence par regarder matis, je parle toujours de matis mais ce prenait est vimatis, il faut vite leur mettre parce que sinon on va faire la matis, donc il faut que vous bougez, il faut ouvrir quelques heures, il faut changer d'époque et à un moment quelque chose se passe. Parce que cet atelier d'abord il y a une dizaine de personnes qui travaillent entre les bureaux, pour tous les gens qui font que tout ça tourne, les gens qui travaillent ne font pas de pâter évidemment, ils font des objets, ils partissent ici pour robe, ils font 10 000 détails, enfin il y a beaucoup beaucoup de manutenations et de travail manuel. Mais je les entends parler parfois à peu trop, parfois c'était nerveux, parfois c'est merveilleux, mais ça fait partie de l'énergie d'un atelier. Alors certains pâtes ont besoin de grands silences, de pâtes dans le noir, on ne va pas dans le noir à la nuit tomber, chacun à une habitude de travail ou à une certaine façon de travailler, moi j'avoue que j'adore être entouré, surtout en sachant qu'il y a quand même samedi dimanche. Donc là il y a personne et depuis le confinement il y a personne, donc il s'est passé aussi des choses. Mais je pense que ça fait partie du moteur de la vie, c'est qu'abord des régularités, de se lever, d'être là pour les accueillir, de leur donner du travail et puis je ne suis en train de pas dans ma grande table et je les entends et puis je surveille, je vois ce qu'elles font, j'arrête pendant 10 minutes de pâtes, je vais les aider à pleurer quelque chose et c'est une espèce de chaîne, de création qui est très très très riche, très riche. Alors toujours qu'on fait rien tout seul, mais la pâteur oui, c'est une chose qui m'a parti totalement. Et alors il y a une chose assez marrant aussi, c'est que c'est un endroit donc elle a galerie en bas, il y a l'atelier et puis à la maison. Et de temps en temps il y a des visites, alors il y a des gens qui demandent de visiter l'atelier. Alors là c'est quelqu'un aussi qui organise ça et on essaye de les mettre ensemble parce que en général ce sont plus souvent des retraités et donc je ne sais pas si elle regarde grand-chose, elle parle ensemble, il y a guide qui leur explique et tout ça. Et alors je les entends papillé, né, et parler et c'est vraiment comme si on était dans un poulet lié et à ce moment là je me mets vraiment dans ma bulle et ça me dérange pas du tout. Et même à l'horreur elle me voit pas et ça fait partie de la visite, ça leur fait plaisir. Ça me dérange pas. J'ai tellement l'habitude d'avoir du monde autour de moi et puis il n'y a pas de se créer, il y a à peau, de l'eau, il y a des passos et il y a des couleurs, il y en a partout. Et voilà, c'est tout. Avant de se quitter, Isabelle s'est dirigée vers son armoire qui enferme tous ses garnets de voyage. Elle nous les a montré. Ça c'est l'égypte, justement dans la parler. On voit ce garnet-ci, il faut un petit peu de place parce que son garnet a cordé. Et donc l'idée c'était à voyage en graisse et une partie donc était sur le bateau. Il doit aller de l'eau côté. Et donc là, on a que cette son, c'est le dépliant, c'est le accordéon. Et l'accordéon, parce que si on n'invite pas d'engrant, on peut, si on n'invite pas ses sur deux pages, trois pages, on peut. Il y a encore de nouveau la liberté. Là on est dans un petit bistro, le bateau s'est arrêté dans un petit bistro. Là on remonte sur le bateau qu'on voit de loin. Ici, c'est le matériel parce que souvent, je dessine à l'encre, quand on n'a pas beaucoup de place. On a juste un petit peu le bateau qui vous permet ou une plu. Parce que ces choses-là, ça c'est des paysages un peu le soir quand on arrive dans une crique. Et puis le matin, quand on se réveille, et puis un autre petit crique. Et alors, au retour, on le gardait. Là, on est à la campagne, à la gêne. Et donc, on peut t'agir, puis ça p'tite scène, ça d'a mis sous l'arbre, et puis le chard, le chard de mon ami. Et puis voilà, ça te t'érasse, et puis c'est poule. Mais oui, parfois, on est pressé parce que l'animal est bouge. Donc il faut capter. Et ça, c'est très amusant aussi parce que c'est tout est différent. C'est tellement graphique, c'est extraordinaire. Ça, c'est vraiment les paysages sublime. Et alors, on se réveille en matin, puis on a tous ces petits bateaux qui sont autour de vous pour vous vendre quelques foulards, autre chose comme ça. Là, ici, rien. Puis ici, le vent se lève. Mais vrai qu'on ne peut pas oublier ce voyage. Et parfois, juste la petite tâche bleue. On est tellement. Mais c'est le paysage qui me l'a offert aussi. Je veux dire que c'est comme ça, puis voilà, un peu des personnages. On était en train d'éployer à chevaler, de se mettre comme à base du dimanche à sa fenêtre. Et donc là, on est comme ça, hein, c'est petit. Mais là encore une fois, c'est de la pature. C'est ça qui me passionne. Et voilà, c'est. Il y a une vitesse. Il y a un côté instinctif. C'est la fin de cet épisode. Il a été produit par Maikers Media et Sophie Carré Piaire pour Isabelle de Borghale. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Isabel de Borgrav a appris la couleur en copiant les grands maîtres (Matisse, Van Gogh, Gauguin) dès son enfance.
Elle a été privée de couleur à l’académie à 14 ans, puis a retrouvé la peinture à 17 ans en cherchant à redevenir un enfant.
Les voyages en Italie, notamment à Venise et en Toscane, ont profondément influencé son œuvre, avec des références à Carpaccio et Piero della Francesca.
Elle a développé une technique unique de tableaux plissés en papier, inspirée des robes de Fortuny, offrant une grande liberté gestuelle.
La mémoire des couleurs est centrale
Son atelier, riche de 4 500 livres, est une source d’inspiration constante pour renouveler sa création.
Summary:
Isabel de Borgrav raconte son parcours artistique, débuté dans l’enfance par la copie de grands peintres comme Matisse et Van Gogh, qui lui a appris la couleur. Après une période au fusain à l’académie, elle retrouve la peinture à 17 ans, cherchant à retrouver la spontanéité enfantine. Ses voyages en Italie, notamment à Venise et en Toscane, avec des découvertes de Carpaccio et Piero della Francesca, marquent son œuvre.
Elle innove en créant des tableaux plissés en papier, inspirés des robes de Fortuny, où le geste devient plus libre sur de grandes tables. Chaque voyage – Cuba, Égypte, Afrique, Mexique – lui offre une palette unique, mémorisée avec une précision étonnante : le jaune pour l’Égypte, le rose pour Cuba, le rouge pour l’Afrique. Son atelier, avec plus de 4 500 livres, est un réservoir d’inspiration pour renouveler sa création.
Elle insiste sur l’importance du travail, de la liberté et du risque, tout en restant ouverte aux beautés du monde. Pour elle, la couleur est une quête permanente, où chaque tableau raconte une histoire, et où l’artiste doit sans cesse redevenir enfant pour explorer la vie et la lumière.
FAQs
Elle a appris la couleur en copiant les œuvres de grands maîtres comme Matisse, Van Gogh et Gauguin, puis en pratiquant le dessin au fusain avant de revenir à la peinture.
Carpaccio et Piero della Francesca ont été des influences majeures, notamment pour leurs rouges uniques et leurs couleurs délavées.
Elle envoie du papier à des plisseurs spécialisés, puis utilise ces plis pour créer des tableaux sur de longues tables, en superposant des couches légères et transparentes de peinture.
Ses voyages en Italie, Thaïlande, Népal, Istanbul, Égypte, Cuba et Mexique ont chacun inspiré des palettes de couleurs spécifiques, comme le rose à Cuba ou le jaune en Égypte.
Elle associe chaque pays à une couleur dominante et compose des séries de tableaux qui évoquent des récits, comme les tissus africains ou les maisons de l'architecte Barragan au Mexique.
Sa bibliothèque de plus de 4 500 livres lui sert de source d'inspiration : elle y puise des idées en feuilletant des ouvrages sur l'art, les tissus ou les voyages, surtout quand elle manque d'inspiration.
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