Episode 18 - Promo 2023-2024, Entre ″déranger″ et s’arranger.
50m 48s
Cet épisode de podcast spécial présente les réflexions d'étudiants en fin de Master 2 de psychopathologie clinique, enregistrées lors d'une journée d'étude. Il explore le thème de la transition entre le statut d'étudiant et celui de professionnel, en interrogeant la transmission et la place du clinicien aujourd'hui. Le cœur du débat s'articule autour des notions de "déranger" et "s'arranger", posant la question de savoir si un mouvement clinique authentique peut advenir sans qu'un élément vienne troubler l'ordre établi.
Les étudiants partagent ensuite des vignettes cliniques issues de leurs stages. L'histoire de Simon montre comment, à partir de crises et de répétitions (destruction, construction, réparation), une rencontre singulière et un travail peuvent émerger malgré les malentendus du langage. Celle de Jules illustre la patience nécessaire pour établir un contact avec un enfant isolé, sans présumer du transfert. Ces récits concrets soulignent que la clinique est un acte qui se vit et se traverse bien au-delà des heures académiques ; elle exige un engagement personnel constant, nourri par le doute et la question récurrente : "Qu'est-ce que je fous là ?". L'épisode conclut sur l'idée que la rencontre clinique authentique surgit de l'inattendu et modifie à la fois le patient et le clinicien.
Nous sommes la promo à l'invéloseur. Bonjour et bienvenue sur le podcast, dans lequel les petits vous partage leur histoire. Les cliniciens que vous entendez ici vous racontent leur parcours, leur rencontre, et vous dévoile cette mise au travail intime et nécessaire, ce nous age indispensable entre vie professionnelle et personnelle. Parce qu'on tente les cicatrices d'un autre, ne se fait pas sans une réflexion sur les siennes, bienvenue sur l'histoire de psy. Une fois n'est pas coutueux, voici un épisode tout à fait particulier. Un épisode qui part de l'enregistrement d'une journée clinique, c'est elle des étudiants du Master 2 de psychopatologie clinique de l'université catholique de Lille, mais qui par également d'un désir partagé, entre étudiants et enseignants, entre cliniciens, un désir de transmettre. L'enjeu pour ces étudiants, en plus de terminer leurs études et d'obtenir leurs diplômes, c'est de pouvoir se poser les questions, qu'est-ce que je fous là maintenant, où est-ce que je me vois travailler, quels sens je vais bien pouvoir donner à mon diplôme. Alors transmettre, oui, et ce n'était pas l'enregistrement en tant que tel qu'il leur posait problème. Mais le, qu'est-ce que l'on en fait, qu'elle adresse? Faut-il rester dans un entresoit, un entre nous? Comment rendre compte de son parcours lorsque c'est la fin de celui des étudiants, et le début, tout proche, de celui de professionnel? Ces questions sont celles lequel se sont confrontées les M2, à partir du thème donné à leur journée, entre déranger et s'arranger, quelle place pour le cliniciens dans le contemporain? Tout symboliquement le jour de l'enregistrement, le jour de cette journée clinique, c'est le dernier jour des cours à la fin de leur cursus universitaire, mais c'est aussi le début de leur parcours professionnel. Parce qu'il s'agit ici pour de s'autoriser à prendre la parole, à prendre position, à vous partager leurs expériences cliniques, leurs rencontres en stage, à vous partager leurs réflexions concernant leur lieu de stage, l'institution, la pratique, l'accueil, tout ce qui peut aimer un cliniciens à se mettre à poncer. Un épisode vraiment spécial, donc pour moi aussi, parce qu'un épisode qui parle de transmissions mais cette fois, avec de futures cliniciens, des étudiants, aujourd'hui encore, que je rencontre pour certains depuis 5 ans. Chacun ici présente en traduction de rendre compte, sans rendre des comptes, sur ce qu'il fait vivre la clinique est plus précisément leur clinique aujourd'hui, dans ce moment de transition, voire de passage. Je vous invite donc avec eux à vous laisser déranger, parce que vous entendrez. 2.233 heures se sont écoulées depuis nos premiers pas dans cette faculté. 2.233 heures d'apport théorique discutées dans l'actuel et 785 heures de stage. Et ce sur 5 ans, c'est ce qui peut être résumé de notre parcours d'un point de vue strictement académique. 3.188 heures nécessaires à l'obtention d'un diplôme et d'un titre. Necessaire sans aucun doute. Sufisante, j'ai mis une réserve. C'est ici même que la question de la clinique se poserait. Mais en quoi? Qu'est-ce que je fous là? Je souhaitais aujourd'hui vous partager et peut-être vous transmettre un quelque chose de ce qui m'a tant questionné, surprise et mis à mal durant le premier semestre de cette dernière année de master. J'insiste sur cette période durant laquelle ces réflexions surgissent. Car en effet, ce ne serait pas sans lien que de telles réflexions arrivent à ce moment transitoire qui est le master 2 et qui est sur l'humour une année tout particulièrement chargée de symboliques. Grâce aux travaux de mes collègues, nous entendrons bien évidemment mais je me dois de le rappeler que le travail clinique découle par de la parole du sujet. Et je trouve fondamental de le rappeler encore et toujours et particulièrement de nos jours. C'est en ce sens qu'il s'agit aujourd'hui de s'interroger entre nous. Nous n'aurons jamais cessé d'être celui que nous ne cessons de devenir. Au titre de notre journée, ça rangé et déranger. Dans le déranger, on viendrait pointer ici quelque chose qu'on vient déplacer mais qui est éranger. Troublé le bon fonctionnement, l'étal, le déroulement normal et la question qui nous est venue, c'est est-ce que quelque chose peut se penser sans qu'il y ait quelque chose qui vienne la déranger justement et aurait-t-on besoin d'être déranger pour pouvoir s'arranger aujourd'hui. D'ailleurs, on a remarqué que dans la fiche de notre journée, nous avions mis les mots "ratages" et "déranger" entre guillemets. On se demandait qu'elle sent, ça avait ses guillemets et que venez-t-elle dire ou ne pas à le dire de ce qu'on engage aujourd'hui. Donc déranger, s'arranger, compromis, consensus sont des termes que nous pourrais lier à la place du cliniciens aujourd'hui mais qu'elle est-elle cette place, celle qu'il prend, celle qu'il veut prendre, celle qu'il pense prendre, celle qu'on lui laisse, celle qu'on pense lui laisser, celle qu'on souhaiterait lui laisser et celle qu'il a peut-être peut-être finalement à la croiser de toutes les autres. La place du psychologue cliniciens aujourd'hui, on la placerait dans l'endroit et elle serait entre le consensus et le compromis et le déranger et le s'arranger. La clinique, ce n'est pas clair et posée, elle remue, elle est meu, elle touche autant qu'elle met une distance, elle nous l'heure dans l'imparande simplicité de son étymologie. La clinique se dessine et se tisse de ce que l'on ratte, elle surgit dans la rencontre, si trouvée ou irré, il semble aujourd'hui qu'il faille irrer un peu dans le clinique, elle qui surgit de ce qui ratte et si ce n'est irré, douter, douter encore, car la clinique est un acte mis en acte par quelque chose d'une tension, d'un mouvement, quelque chose qui jamais ne se figera. N'est-ce pas là la place du doute en clinique? C'est en ce sens qu'être cliniciens, c'est au-delà d'un diplôme, d'un titre, d'un nombre d'heures, ça ne s'apprend pas. C'est aussi bien en de ça qu'au-delà d'un apprentissage, telle quelque chose qui se traverse, qui se vit, qu'en est-il, en aité, qu'en est-il de la parole qui dérange et on en fait le pari aujourd'hui à partir de laquelle quelque chose peut n'être, cela revient la question potée tout à l'heure si rien ne se passe, si rien n'est déranger ou si rien ne dérange, quelque chose peut-il se passer? Déranger ne serait-il pas l'origine d'un acte d'un mouvement? De qu'en est-il de ce qu'on engage et dégage aujourd'hui, qu'en est-il de cette journée d'études? Osé prononcés et transmettent ici et maintenant assumés nos dires et nos pensés, la question de la transmission remue, non sans être en résonance avec celle de l'engagement. Qu'est-ce qu'on transmet aujourd'hui dans cette entresoie? Chacun et chacune y entendra quelque chose, il y va de soi dans cette journée clinique. Quand on râte quelque chose et qu'on le voulait, ça reste toute la vie, ce n'est pas marrant, mais alors là, ce qui fait qu'on est là, il y a quelque chose de l'ordre du désir, un conscient qui se marque par cette réflexion transcendantale, qui est la position analytique par excellence, qu'est-ce que je fous là? Il faut se poser la question profondément, en étant sur-tri même, en étant même dans un état d'étranger, alors bien sûr, il y a le tempérament de chacune, il y a des gens qui ne se posent pas la question, d'autres qui se la posent, d'autres qui ne se la posent pas, moi depuis le temps que je me la posent, c'est toujours ça. Une parenthèse, il y a trois jours devant le château, je me suis dit, mais qu'est-ce que c'est que ça? C'est extraordinaire, qu'est-ce que ça veut dire? C'est toujours nouveau, c'est une pathologie grave, qu'est-ce que je fous là? Certains parlent de l'analyse de contre-transfère, mais il n'y a pas de contre-transfère. C'est simplement le fait de mettre en question son propre désir d'être là et sans le savoir. Voilà ce qui nous a animé et rejoint dans les situations que nous allons vous présenter. C'est à partir de le stage et des multiples rencontres, à la fois avec les patients, mais aussi avec les professionnels, que la question t'en nécessaire que difficile, que je résumerai en reprenant si vous me le permettez les mots de Jean-Houry, que je résumerai par, mais qu'est-ce que je fous là? Vient jouer avec moi, lui proposer le petit prince, je ne puis pas jouer avec toi, d'y le renard, je ne suis pas appris voisé. Qu'est-ce que signifie appris voisé? C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens. Plus tard, lorsque le petit prince demande au renard ce qu'il faut faire pour l'appris voisé, ce dernier répond. Il faut être très passion. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est sourd de malentendage. Mais chaque jour, tu pourras t'assoir un peu plus près. Il est amusant de remarquer que Saint-Exupéry s'oulineait déjà à son époque une dimension essentielle des théories linguistiques et petits canadytiques, celle du malentendu dans le langage. Lorsqu'on use des mots, en s'adressant à quelqu'un qui en use également, nous faisons impact. Celui de s'entendre sur la compréhension de ce qui vient d'être dit. Et l'autre fait alors fonction de d'autantification de ses paroles. En quelque sorte, on se l'heure d'avoir bien compris alors même que le langage s'outant un malentendu fondamental. C'est justement parce qu'on est dans le malentendu, quand même temps, on ne perd pas de vue l'essentiel de ce qui se joue. Et c'est là où on a à penser à un sujet divisé. Pour tenter d'aborder ce que je nomme par les termes d'engagement et de cliniques, j'ai choisi de vous compter, un bout d'une rencontre, un bout d'une histoire, qui sait selon moi écrit cette année au cours de l'un de messtages. La rencontre que je souhaite tenter de retracer avec vous, concerne un garçon, âgé de 13 ans, que j'ai choisi de nommer Simon. Simon est un jeune que j'ai la chance de rencontrer dès mon premier jour de stage. Je me vois encore me diriger vers lui la première fois que je le vois pour me présenter avec une trace type. Bonjour, je m'appelle Julien, je suis stagiaire intervenant du un d'arrivée dans le groupe. Simon, lui, ne me regarde pas, ne s'en même pas m'écouter et part en direction d'un robinet. Il commence à se laver les mains, enfin uniquement le bout de ses doigts. Une fois que ses doigts sont mouillés, il les approche vers sa bouche où il va se mettre à tapoter avec eux. Au bout d'un moment, il ferme le robinet et décide de sortir de la pièce, en empruntant le même chemin qu'à son arrivée. Mais au moment, il passe cette porte, un bout de son sac touche celle-ci, à cet instant un drame semble se produire. Simon, explose et se met à crer des injures, à taper dans les portes, les murs et repars vers le robinet. La scène que je viens d'exposer, continue de se répéter jusqu'à ce qu'un intervenant intervienne. Lors de cette intervention, Simon ne sent pas du même alvique la adulte et, en témoigne par s'écrit, ségeste et ses injures. Je ne suis pas sans vous le cacher, mais cette scène fait assez surprenante pour un premier jour. Mais en irpançant, dans un apricot, je ne peux non plus être du retentissement qu'à elle a eu sur mon désir d'accompagner ce jeune. Quelques jours après cette scène, Simon sort dans le jardin et, sans ça, à la côté de moi. Quelques minutes se passent quand en tout d'un coup six mois et non. On peut détruire le, là, il cite le nom de l'institution. Surprise par cette phrase, je rétorque et on met très quoi à la place. Il se tourne vers moi et me dit, on pourrait construire un hôpital. De là, nous commençons à fabuler sur la construction de cet hôpital et des différentes destructions et constructions que nous aurons besoin de réaliser. La semaine suivante, lundi matin, Simon arrive dans le groupe et se dirige sans détour vers moi. Il me dit, on peut faire un atelier ensemble. Cette question fut littéralement une surprise pour moi. Surtout, en vue de ce que certains intervenants avaient pu me faire par concernant ce jeune. Notamment qu'il s'agissait d'un enfant, d'un garçon, avec qui le lien pourrait s'avérer difficile. Ainsi, prise au dépourvu par sa question, je ne sais quoi répondre à part. Très bien que vous voudrez tu faire. Il me répond, tu sais réparer des bélo? Suis-moi. Cette question posée à mon endroit ne fut pas sans être accompagné de doute, en particulier au niveau de ce que je pourrais lui proposer comme activité, peinture, musique, bricolage, jampasse, ou dans la soi-disant construction de cet atelier. Il est vrai que j'avais cette idée qu'un atelier devait nécessairement s'appuyer, se composer de médias, d'utilisation de matériel, de concrets en gros, sauf qu'il n'en fut rien ici. Très vite, Simon m'indicera de différentes manières par les cris, le dégage, ou même le retournement d'une table lors d'une tentative d'installation d'un puzzle qui n'est pas intéressé par ses supports. Si je reprends ces termes, ça l'enmerde. Ainsi, il m'indicera une autre voix à prendre la sienne, par la sienne. Au fur et à mesure de nos échanges, il met important de laisser une place à ce qui semblait l'interpellé, mais aussi à ce qui ne stessez de m'interpellé dans le discours de ce jeune, aussi bien durant qu'en dehors de nos ateliers. J'entends par là que nos échanges ainsi que les différentes interpellations de Simon n'ont cessé de tourner autour de trois signifiant, construction, destruction et réparation. Par exemple, une fois, je suis dans le jardin, j'aperçois Simon avec un verre, quand d'un coup il le gête sur le sol et explose. Simon se tourne vers moi et me demande si c'est grave. J'ai répondu que non, ce n'est pas grave, puis me demande qu'est-ce qu'on peut faire. On peut le réparer. Je lui répond que nous pouvons le réparer si il le souhaite. Et lui finira par me dire, ça sert à rien. Tu viens? Après une réunion, je reviens dans le groupe, quand je crois Simon, qui me demande si nous pouvons faire quelque chose. Je lui répond que je vais passer au toilette avant de le suivre. Simon, lui, me signifie qu'il m'attend devant celle-ci. Alors, ce que je sors des toilettes, je constate que Simon n'est plus là où il était. Je l'entends parler dans les toilettes dans face, mais à qui parle-t-il? Quelque seconde après, les cris commences, cris qui sans vous mentir ne peuvent me laisser de marbre. Je décide de lui adresser que je suis sorti des toilettes et que si il a besoin de moi, je ne suis pas loin. Mes mots n'ont eu que pour effet une accentuation de ces cris, accompagné d'un jure, d'insultes, dégages, bartois, ta gueule, ainsi que de couporter sur les murs. Ainsi, je décide de l'écouter et de partir pour aller m'adosser à un mur. D'où Simon ne peut me voir des toilettes, mais qui d'une certaine manière me permet de rester présente. À un moment, une voix apparaît et semelle à cette cacophonie. Cette voix, c'est celle de Simon qui s'adresse à son pénis en lui disant. Mais pourquoi tu veux pas pisser? J'ai envie que tu puisses. Remarquant que les cris ne saissent de s'accentuer, je ne peux m'empêcher d'intervenir et de crier à mon tour. Bon, il entendu pénis que tu voulais pisser. Après la prononciation de cette phrase, Simon sort des toilettes, se dirige vers moi et me dit. C'est bon, on y va? Il ne faut pas croire que je suis en mesure de prétendre à avoir compris quelque chose, peut-être échepris. L'apprentissage que je tente de soulever est un apprentissage qui ne peut s'entendre que sur les coordonnées du singulier, le singulier de notre rencontre. À travers les différents moments que nous avons pu vivre, moment de rire, de joie, au même lors des moments de crise, Simon est venu m'en signer des petits morceaux, bous, d'une possible juste place à adopter auprès de lui. Cette enseignement, pour ma part, je l'entends dans son sens premier du terme, qui vient du latin, une signaré, signifiant, indiqué, instruire. Mais cette enseignement que je suppose être celui de Simon ne peut se faire si je ne l'autorise pas et ne m'autorise pas à me faire élèves dans le sens où il s'agit d'un pari que j'ai choisi de faire, le pari que je ne peux être en mesure de savoir à l'avance qu'elle place prendre auprès d'un patient, en l'occurrence Simon. Si nous faisons un détour par l'étimologie, nous pouvons être surpris de découvrir que là où le français dispose d'un seul verbe rencontré, le crèque en sang en a deux, à Panto qui signifie rencontrer, et tout qu'à nous rencontrer par Azar. Ce verbe est de la même racine que touquet, la rencontre Dieu au Azar, un vondomter, inattendu, un concept arristoque les 5 que Lacan reprendra pour indiquer ce qu'il nomme la rencontre avec le réel. On trouve le mot français rencontre pour la première fois au 12ème siècle, pour désigner le coup de dé qui décidait du combat entre deux seniors ou deux troupes. Au 16ème siècle, le sens s'élargie à celui de coïncidence, conjointure, occurrence, Azar. Enfin, en dernier des tours littéraires qui m'a permis de penser cette question, se trouvent dans le dictionnaire le litré, qui définit la rencontre comme étant, trouvé sans s'attendre à. Selon ma lecture, alors, ce serait le surgissement de ceux à quoi on ne s'attend pas. Je pense que si ce que le sujet dépose amène le clinicien à lui faire entendre quelque chose qui va excéder ce qui est de l'ordre d'une attente, là il pourrait y avoir rencontre. Il y aurait quelque chose qui se nauf. Contrairement à d'autres enfants, Jules ne joue pas. Il circule dans le groupe de vie en se bouchant les oreilles en émettant un son continué avec sa voix et cela m'intrigue. Un questionnement surgit alors assez vite. Comment rentrer en lien avec ces enfants qui eux ne semblent pas intriguer par ma présence, qui ne viennent pas à m'en rencontre, ne me demande rien. Là où, avec certains, un support de jeu apparaît comme une porte d'entrée à une tentative de rentrer en lien, Jules ne présente au début aucun intérêt particulier. Et sa façon de se boucher les oreilles et duser de sa voix m'apparaît comme un moyen de s'isoler des autres. Ce qui accentue mon questionnement sur la manière, voire même la simple possibilité d'établir un contact avec lui. Un jour, à six à côté de lieu autour d'une table, Jules possède voix sur mes ongles et les caresses, puis prend ma main, la retourne, la pomme vers le haut et caresse sombre avec mes ongles. Bien que mes ongles ne puissent être qu'une surface dont il apprécie la texture et la sensation sur son corps, je suis marquée par ce premier contact. Au fil des semaines, je remarque finalement l'intérêt de Jules pour les ballons. Cela me permet régulièrement de venir à sa rencontre le temps de quelques échanges de balles. Ce ballon va éviens, sans qu'il ne le quitte des yeux pour regarder la personne qui lui renvoie. Moi, néanmoins, cela t'en a débordé, il se met alors à transpirer, s'agite, le son de sa voix s'accentue et il se touche l'entrejambre. Pendant plusieurs mois, un travail semble se tisser sans pour autant que je ne puisse dire que Jules me reconnaît comme partenaire de jeu. Les moments que nous pouvons avoir ensemble advienne la plupart du temps lorsque je fais un pas vers lui, que je vais le chercher. Alors, au lieu de me demander si transfert il y a, où il n'y a pas, je me demande plutôt. Peut-on penser et initier un travail sans faire le pari du transfert et où on en reste ton lorsqu'on ne fait pas se pari? Comment penser ma présence sans être de trop? Telle le petit prince avec le renard, Jules consent avec prudence, à me laisser m'approcher parfois un peu plus. Dans la rencontre, il y a bien sûr le surgissement de ceux à quoi on ne s'attend pas, la surprise. Mais là rencontre, c'est aussi tirer du vieux français en compte, le fait de horté quelqu'un sur son chemin. Cela implique d'une certaine façon le choc de la terrorité, deux êtres entre en contact, ce qui implique une modification de la trajectoire. Alors peut-être est-il parfois question, dans la rencontre avec les sujets psychotiques, de s'en faire partenaire pour trouver un lieu commun? Écoutez le psychotique, c'est resté coup de que coûte dans une position naïe. Il n'y a qu'un seul savoir, c'est savoir qu'on ne sait rien, il faut soutenir cette position plus que tout, on y comprend rien, on y comprendra rien. Je trouve cette citation tout à fin intéressante puisqu'elle montre à quel point il s'agit aussi d'une position qui invite sans cesse à s'interroger et à se poser la question que répétée Jean-Houry, qu'est-ce que je fous là? Aminat, tu sais, mon père est mort. C'est entre autres à travers cette formule que j'ai pu rencontrer Max, pensionnaire dans un lieu de vie dans lequel j'ai eu l'occasion de faire mon stage cet été. La journée des marques, le partage d'une boisson, café ou jus, que nous buvons ensemble dans le salon du secteur. Max, 45 ans, a la lieu en égliger, voire assez salle, passe prendre un verre de café avant de retourner dans sa chambre. À ce moment-là, nous répartissons les tâches entre moniteurs, stagiaires et pensionnaires pour entretenir ce lieu de vie et proposer de l'aide à qui le souhaiterait. Mais pour Max, le quotidien n'est pas le même. Tous les matins, à moniteurs ou stagiaires, pensent en de lui proposer de l'accompagner pour faire sa chambre. Il est aussi convenu avec lui sa famille et l'équipe qu'il prenne sa douche trois jours précis de la semaine. Frèchement arrivé dans cette institution, c'est à travers cette tâche quotidienne que se construit quelque chose de mon quotidien. De manière régulière, après avoir bu un café, je propose alors à Max de l'aider à faire sa chambre. Effectivement, même si elle est rangée tous les matins, je retrouve tous les jours sa chambre envahit de déchets, de nourriture, de café et de méga de cigarette. Il liste non exhaustive. Ne l'ayant pas vu de la matinée, je passe par la chambre de Max pour lui dire bonjour. Mais celui-ci me rejette d'un dégage en enchaînant avec le fait qu'il ne veut pas faire sa chambre. Voyant que je suis accompagné d'une nouvelle stagière, il continue en disant qu'il préfère faire la chambre avec elle. Sous l'ignan que c'est une bonne idée, je les laisse donc à leur tâche. Effectivement, Max de son dégage éclaire 600, me rappelle alors la précieuse différence entre quotidien et routine. L'un évoque est immunologiquement quelque chose de journalier, de familier et donc rassurant d'une certaine manière. L'autre une route, un chemin très fréquenté qui reste toujours le même. Il est donc important voir nécessaire que Max ne rappelle que ses sons chemins et pas le minin et qu'à force de le fréquenter de trop, on pourrait s'y trouver enlisé, figé, si quelqu'un ne prend pas soin de nous en dégager avant. Le quotidien de Max est différent de celui des autres pensionnaires, mais si ça devient le minin, qu'est-ce qu'il différencerait de l'autre? Peut-être j'étais trop là pour Max, trop régulièrement, sa réaction soulignurait alors cette dimension du tout qu'on peut retrouver dans le tous les jours. C'est important que ça ratte que soit aménagé un peu de manque pour qu'il puisse rappeler l'autre à l'aider à faire sa chambre, pour que ni lui ni sa chambre ne soit figé à l'état d'objet à soigner. Car si c'est toujours la même personne qui l'aide à faire sa chambre. Qu'est-ce qui différencerait un jour d'un autre? Aménager un peu de différence. Voilà ce que Max amènerait avec la violence de ceux dégages. Autant que Max est là, engagé dans cette tâche minagère quotidienne sur le mode du ne pas. Partir d'un ne pas le faire avec moi pour être en mesure de pouvoir voir de vouloir le faire avec quelqu'un d'autre. C'est alors important qu'il y ait un autre différent de moi avec qui ce sera possible, mais aussi de ne pas être collé à sa fonction, que quelqu'un d'autre puisse l'incarner. C'est alors essentiel que Max vienne me dégager de là ou pour moi. Ça allait de soi. La place du clignitien en institution. Pour un de produits, mon propos est puisque revenir à l'étimologie des mots est toujours intéressant, j'aimerais revenir brièvement sur l'étimologie du mot hospital. Celui-ci vient du latin hospitaliste, dérivé de ospès, qui signifie haute ou invité. À l'origine, un hôpital était un lieu d'accueil et débergement à l'intention des voyageurs, des pèlerins ou des étrangers, des pauvres ou des malades, au fond ainsi un abri et parfois des soins. L'hôpital est donc ici fortement lié à l'idée d'hôpitalité, celle-ci renvoyant au fait d'accueillir à titre gratuit, une personne qui en fait la demande. Au fil du temps, le sens du mot a évolué pour désigner principalement des établissements de santé, que l'on connait tous, ou l'on dispose des soins médicaux au malades et aux blessés. Mais alors, qu'en est-il de cette place du clinicien à l'hôpital de jour? Ne serait-ce pas alors la place du clinicien de tenter de faire entendre quelque chose de la parole du patient? Il s'agira peut-être d'appuyer le fait que celui-ci n'appréhente pas l'hôpital de jour simplement comme un centre de loisir, mais qu'au contraire, celui-ci vient peut-être faire tenir quelque chose si lui. C'est peut-être en ça qu'il dérange puisqu'il invite à penser. Je soulignerai d'ailleurs l'importance pour le clinicien de s'engager dans une réflexion avec Jean-Houry, sur la nécessité de soigner également l'institution pour penser le son. En effet, l'institution devient elle-même le partenère de ce lien transfert en ciel qui se existe avec chaque patient. Le savoir médical ne serait pas infaïble et ne s'inscrireait pas dans des cases. Le symptôp ne pourrait pas s'entendre en termes de déficit. Le diagnostic des SM pourrait apparaître tel un colosse, il s'impose, il exige des résultats rapides, objectivables. Mais ce colosse ne pourrait-il pas être plutôt celui du rêve du roi Nabuconosor de la Bible, un colosse au pied d'argile. En -450, Nabuconosor, en preuze de Balbillon, capitale de l'empire des Assyriens, perdit le sommeil. Il eut un songe qui lui causa peur et supefaction, et créa anxiété et confusion. Une énorme statut se dressait devant lui extrêmement brillante et d'un aspect terrifiant. Elle avait la tête en orfin, la poitrine élèbra en argent, le ventre et les cuisses en bronze. Ces gens mettent en fer et ses pieds en partie de fer, en partie d'argile. Soudain, une pierre se détacha d'une montagne sans qu'on y ait touché. Elle va frapper les pieds de fer et d'argile de la statue et les pulverisa sans laisser de trace. Le prophète Daniel y Interpeta, la division de l'empire de Nabuconosor, car la statue était aidée édifier sur une base fragile, fête d'argile. Ce savoir serait peut-être colossal dans les institutions, car il prendrait beaucoup de place dans les discours. Mais ce savoir basé sur une méthode pour tous serait bien fragile, face à la singularité des passions rencontrées. Le symptôme nous rappellerait encore qu'il est création du sujet, l'essent libre place à les créativités de la clinique. Parce que la clinique est avant tout rencontre, il n'y a pas de méthodologie à nous raccrocher, pas de casse accrocher. On ne sait souvent pas bien ce qu'on fous là, mais on y est. En contre du sujet et urgent ce qu'on s'en porraine. Quelques termes ont le monopole dans le champ de ce qui est appelé "les deux nos jours", la santé mentale. Comme par exemple la prévention, l'expertise, ou encore l'urgence. Si nous nous farchons sur son étymologie, l'urgent vient du latin "urgens" qui signifie "pressant" qui ne souffre pas de retard. Partici présente du latin "urgiré" qui renvoie à l'idée de pousser, presser. L'évaluation, l'éficacité et la rapidité d'emble être les injonctions à suivre face au dit trouble dont souffriraient les passions. Dès lors, cette logique de guerre se pose comme réponse à une question qui ne trouverait pas de lieu d'adresse. Notre société est aujourd'hui régie par le discours du capitaliste qui n'est pas sans impacté au niveau clinique les nouvelles demandes institutionnelles, sociétales, ainsi que la réponse qui sera taportée, notamment dans la manière d'entendre le malas du sujet. En si, face à l'état d'urgence imposée par le politique, des protocoles sont mis en place et valent pour tous. Ces réponses, comme écrite à l'avance, se retrouvent à l'heure dans les institutions de soins et notamment par des injonctions de prise en charge rapide et efficace lorsque une situation est jugée et urgente. Nous pouvons nous interroger alors si l'urgence contemporaine raisonne avec la rapidité et l'éficacité de traitement qu'elle place pour la rencontre clinique lorsque tout semble prédit. Dans la société contemporaine, nous constatons un point de fracture qui est le passage de la médecine clinique à la médecine clinique. Avant l'arrivée de toutes les nouvelles techniques médicales et la variété d'outils, le médecin, comme le psychologue, devait se pencher sur la parole du patient qui témoignait de son malaise. Car appelons-le, clinique, vient du grec cliné, qui signifie couche sur laquelle repose les dieux. Son verbe clino, admets le mouvement, se pencher. Se pencher sur, se tenir au chevet du patient, cela nécessite de s'y arrêter tout de même. Aujourd'hui, il n'y a plus besoin d'entendre la parole du patient parce que, avec les résultats des tests et examens, tout est déjà dit ou plutôt montré. Il n'y aurait plus besoin de dire, ni de se dire, les résultats suffisent pour témoigner de ce qui viendrait justifier notre malaise. Nous passons de l'utilisation d'outils à l'application de techniques, d'ailleurs souvent réservés à ceux qui se place comme des experts. Finalement, quel place dans la clinique d'aujourd'hui pour la parole? Une parole qui ne se prétend pas expert, mais qui traduit le plus intimement, se donte à faire le sujet. Comment entendre l'urgence, sans tomber dans un agir immédiat, qui viserait à faire terre ce qui dérange, à accepter de supprimer le symptôme comme j'ai pu entendre dans un certain discours médical? Comment aménager les choses subjectivement pour le patient, bricoler, inventer, sans éteindre le sujet? Il faut me semble-t-il pouvoir supporter ce dérangement inérent à la clinique, en dérangement parfois sociale, mais aussi un team pour qu'un travail puisse se faire. C'est aussi peut-être pouvoir supporter de ne pas répondre à la demande de l'autre sociale. Il s'agit de pouvoir supporter la demande parfois la plante sans vouloir que le patient se thèse. C'est avec la clinique que ce mot raisonne pour moi, ou je saisis alors que l'engagement serait celui-fus au pré du patient. L'engagement du cliniciens serait, comme dans cette rencontre, tenter sans cesse de laisser place à la parole, un lieu qui pourrait se constituer comme possible adresse. L'objectif principal de lui acheter ça, selon ce qui m'a été expliqué à mon arrivée, et d'assurer une prise en charge rapide et adaptée aux besoins des patients, certains diront d'ailleurs détenus en situation de crise. Pour se faire, ces unités disposent généralement d'une équipe plus rédisciplinaire. Les soignants travaillent de manière coordonnée pour appréhender les demandes des patients, réfléchir à un plan de soin individualisé et proposer un suivi régulier. Ce sont eux qui sont en contact avec les patients dans leur vie quotidienne. L'équipe pénitentiaire n'étant là que pour assurer l'entrée et la sortie de l'établissement, et les accompagnements notamment au parloir pour les transferts ou encore pour la sécurité si besoin il y a. Dans cet environnement singulier, où l'urgence et la prévention du risque de suicide cohabite avec la nécessité de prendre le temps d'entendre et de respecter la temporalité de chacun, le rôle du psychologue cliniciens est donc soumis à une tension palpable. Comment concilier le besoin pressant d'intervention immédiate de l'institution, avec la nécessité d'instaurer en espace, où la parole du patient peut être entendue et respectée. Nous nous trouvons dans une situation où la temporalité du patient est souvent en décalage avec celle de l'institution. Les patients peuvent très régulièrement ne pas savoir quand ils troncent lui achés ça, tandis que nous, en tant que membre de l'équipe soignante, sommes informés de cette échéance. Cette assimétrie soulève des questions éthiques importantes, devons-nous dissimuler cette information ou devrions-nous être transparent avec nos patients? Il est question ici, selon les équipes déjà en place, de ne pas entrer dans un rapport de force. Outre les questions de prévention quand est une possible évation, l'institution redoute surtout ici ce qu'ils appellent un chantage au suicide. Mais en refusant cette transparence, nous nous positions non nous pas nous-mêmes dans un rapport de force. Ici, le patient peut parfois être prévenu 10 minutes avant son retour en prison. Cette tacte de l'institution, ce passage à l'acte, même peut-être pour rien nous dire, ne semble pas être accompagné d'une mise en sens. Au contraire, cela semble même terre une parole. Par peur d'un passage à l'acte du patient, que l'on pourrait plutôt entendre comme une parole, l'institution paraît s'approprier le symptôme en passant elle-même à l'acte finalement. Dans une sorte de protocole qui ne semble pas prendre en compte le particulier, qui ne chercheraient pas à faire du cas par cas, mais qui, au contraire, pourrait être vu comme généralisant et déshumanisant. Il n'est pas question ici de simplement critiquer ou de revendiquer, mais plutôt de faire l'effort de penser, de remettre en question notre pratique et celle de l'institution, dans le but de pouvoir remettre au centre le patient et la clinique à chaque fois. Il me semble que le métier de cliniciens a pour but non seulement d'accompagner le patient, mais au-delà de ne pas être naïf de l'impact du contexte du poids de l'institution. Explorer ces questions permettrait peut-être de pouvoir mieux appréhender notre place et tenter de mettre de la clinique là où la place de la parole semble de plus en plus réduite. Entre déranger et s'arranger n'est pas le titre de cette journée. Cette question me semble particulièrement opportune au vu de mon expérience en UHSA et de la place de psychologue cliniciens qui se doit d'être saisis au sein de ses équipes. Sarah, ça chute même. C'est à partir de l'autre des réflexions qui m'ont été faites que j'ai été amenée à repenser, à revoir ma façon d'être engagée. J'ai parfois adapté mon discours et pris le temps d'écouter les petits discours qui étaient en se glisse sous le discours médical des supérieurs hiérarchiques. J'ai travaillé au côté de ma tutrice en qui j'ai trouvé un partenaire de travail qui a pris le temps d'entendre les pistes de réflexion de nouvelles que j'ai apporté. J'ai travaillé aussi avec les patients en respectant du mieux possible leur fonctionnement singulier. J'ai décidé de m'appuyer sur un soutien extérieur à l'institution afin de trouver un lieu de réflexion et des changes parmi mes professeurs et mes camarades. En fin j'ai appris de ma tutrice des opposants à la psychanalyse mais surtout des patients. Il me semble que c'est n'est qu'à partir d'une situation qui dérange, qui nous parle, que nous sommes amenés à penser et qu'un travail de réflexion est donc de critique dans le sens positif du terme, peut-être débuter. C'est donc en manque de réunion plus rédisciplinaire dont je menorisais tant l'année dernière que j'arrive un matin avec un enthousiasme étonnant, n'étant pas très matinal en temps normal, car ce jour là, elle lieu l'intervision mensuelle des psychologues de l'hôpital, tout service confondu. J'entra alors dans cette salle et me présente comme stagiaire et tu jantes de l'accato. On m'interpellent alors avec une université qui me surprend. Ah, je n'ai jamais rien compris à ce lacan. Je rétorque, pensant faire ce femapat de côté, moi non plus je n'y comprends pas tout. Je ne pense pas que lacan est pour but qu'on comprenne totalement mais plutôt qu'on se saisit de quelque chose. J'en profite pour faire ici un apparté qui me semble essentiel et dont je me suis pour le coup saisis. Je suis tombé par hasard sur cette phrase de lacan dans la Leçon du 25.1960, du seminar 7. L'éthique de la psychanalyse. Alors je le cite. Vous m'excusez pour la longueur de la citation? Ça reste lacan? Si tenté que ce que j'enseigne et la valeur d'un enseignement, je n'y laisserai après moi aucune de ces prises qui vous permettent d'y ajouter le suffit que ce isme, en d'autres termes, que d'aucun des termes que j'aurais successivement poussé devant vous, en fin de compte, ne pourra jamais de mon fait servir à qui conquent de grégris intellectuels. Ça je n'y peux pas d'apprendre et de répéter comme une sorte de dogme, ses enseignements, mais plutôt de se saisir de quelque chose que ça nous parle. Ce qui est assez intéressant puisque lorsque je dis que je ne comprends pas tout et donc que lacan n'a pas cette visée de justement cette compréhension et cette communication linéaire, du averbé, qu'on sait être impossible, on me rappelera que lacan est un goût et que suivre un mec qui ne comprends rien à ce qu'il dit au quimme nous même ne comprenait rien, ça n'a pas de sens. L'impuissance du cliniciens dévolue à la vérité à comprendre entièrement le fonctionnement du patient sera à mon sens tout autant essentiel. Il sera même, je trouve, assez dangereux en réalité, de partir du principe qu'un patient nous est entièrement dévoilé que la vérité a été entièrement dites que rien ne peut plus nous surprendre. Tant avec les patients qui est professionnel, l'impossime aussi l'impuissance doit à mon sens être défendu. En effet, le nom je ne peux pas vous donner des exercices à faire à la maison pour vous guérir ici ou le nom je ne peux pas faire disparaître à des pressions de monsieur entre quatre sciences et une position bien plus compliquée à tenir car elle se trouva contre courant du discours ambiant. Compliquée à tenir certes, mais selon moi essentiel dans la mesure au remettre de l'impossible en reconnaissant que le dit ne peut être l'équivalent de ce qui est entendue, mais aussi que tout ne peut être dit permettrait de faire de remettre du manque et donc du désir là où le besoin est mis au premier plan aujourd'hui. La clinique selon moi partirait du nom savoir, mais aussi de la reconnaissance d'un certain impossible dans la position clinique. Et alors, ne serait-ce pas plus que jamais essentiel dans la société capitale et ce contemporaine que le clinici un reconnaisse l'impossible qui s'outend sa clinique. Il me semble que la place du cliniciin serait celle de la marge, non pas en tant qu'au dehors opposé à tout ce qui diffère de sa position, mais plutôt dans le sens que la clinique n'aurait de place et évidemment cette lecture n'incombe que moi, que dans le subversif. Lors de mes premiers jours de stage en clinique psychiatrique, je me souviens que l'une des premières phrases que l'on m'édit fut celle-ci. Tu verras ici, on est très souvent perdu, et lorsque tu commenceras à ne plus lettre, tu seras probablement sur le départ. J'entends ce départ comme un passage où nous s'aurions amené à quitter un point pour nous diriger vers un autre, amement ainsi une mise en mouvement qui permettrait de laisser place un sujet en devenir et à la rencontre. Ce moment n'étant pas à l'aise avec cette idée, je prie les deux vent en posant bon nombre de questions sur la clinique, aux différentes personnes que je pouvais croiser. Nous s'achem d'ailleurs pas à qui je pouvais m'adresser, puisque ces personnes pouvaient tantôt être dépensionnaires, tantôt être démoniteurs. À ces vies, je fous confronter à cette fameuse question que Jean-Houry emploie si justement, qu'est-ce que je fous là? En écoutant plusieurs de ces enregistrements, on peut entendre que cette question n'appelle pas une réponse unique ou définitive. Pour Roury, cette question pousse le sujet à s'interroger sur sa présence auprès des patients, sur sa rencontre avec l'autre et sur son accueil. La rencontre, avec Virginie, m'a appris que la rencontre avec l'autre allait bien au-delà d'une fonction d'un statut ou d'un titre. C'est dans mes anciens stages et durant mon cursus universitaire, j'avais pu m'accrocher voire me vétir des signifiantes, elle que stagiaire psychologue ou étudiante ici dans cette clinique et chose était différente. Différente parce que la rencontre avec l'apsychose est une aventure qui désoriente, qui conne, qui fait parfois vaciller nos repères, qui exige un certain engagement auprès de l'autre, qui produit un déséquilibre, qui nous traverse et qui nous fait prouver ce que peut signifier habiter encore. La clinique se révèle être en mouvement et ce parce que tout est à déconstruire et à reconstruire, et pour citer Jean-Houry, tout reconstruire parce que tout s'effondre tout le temps, reconstruire la base pour reconstruire le monde. Dans le couloir, à l'hôpital, on ne soigne pas, même s'on y amène tout son attirail, c'est un lieu de transits où personne n'est vraiment à sa place, ni le corps médical, ni les passions, c'est un lieu où personne n'est un truc. Avec M.S, je fais le pari clinique de marité, même si je serais hors tard, au près de ce passant au bout du service, même si dans le couloir il y a beaucoup de gens qui passent, même si dans le couloir on reste deux bouts, entre deux ordinateurs ou deux plateaux qui se trèment. Il y a quelque chose qui m'a interpellé, quelque chose qui s'est passé dans qu'est-ce qui se passe? Cette place particulière des callés qui n'évidamment pas protocolaires ou s'endardisées, que prend le cliniciin à l'hôpital selon moi, c'est aussi de se laisser surprendre par un patient qui nous interpellent dans le couloir, mais aussi parfois recevoir un conjoint ou une conjointe en un patient ou une patiente. Parfois même à prendre du temps pour aller qu'un soignant ou une soignante qui d'une situation qui est bleue la méamale. Il y aurait une dimension utile à patiner du proscopie, ça serait pour déployer un savoir sur des corps d'un écors pour elle ou médicale. En revanche, s'arrêter, dire bonjour, qu'il attende, cela va au-delà de ce qui se classifie, cela va au-delà d'éléments que l'on peut saisir, peut-être que nous sommes nous-mêmes saisis. Je pense qu'on tribu chez l'hôpital parce qu'on n'y voit pas clair à l'horizon justement, on t'attend, on se la surprendre, on tomberait souvent aussi. C'est dans un après-coup qu'on y verait plus clair après avoir dérambulé. Après tout, il arrive que quand on rentre dans une chambre d'impatients, ce ne soit pas le bon moment. Existe-t-il un moment adéquat, un moment meilleur qu'un autre en réalité, si ce n'est pas le bon moment, alors est ce qu'on tombe mal. Lorsque on trébuche, on tombe mal aussi peut-être. Ce n'est pas le bon moment, soit parce qu'un soin est en cours, soit parce que le patient n'est pas physiquement en mesure de nous recevoir, soit parce qu'il a de la visite. C'est également vrai de notre visite chez les infirmières ou les infirmiers, ou chez les médecins, parce que parmi les cliniciens au futur cliniciens de cette salle, qui n'a jamais eu l'impression de déranger en rentrant dans le bureau médical, parfois au moment des transmissions ou simplement à la pause café. Parfois on tombe mal, mais en réalité, si on tombe bien, qu'est-ce qui va pouvoir se jouer, sur une ou à disposition du patient, si rien n'est déranger ou si rien ne dérange, qu'est-ce qui peut se passer. Le cliniciens ouvre le champ des possibles selon moi, l'acte clinique pourrait emmener à admettre un noage qui se perd lorsque l'autre est aliené à son statut de malade. Finalement, voilà ce qui m'interpellent sur la pratique entre les murs de l'hôpital. C'est en début d'année lors de notre première réunion. Pour la journée clinique avec Manam Beopré, que nous avons dû élire à un nombre promotion, le choix s'est porté sur vous, à l'un bel oiseur. C'est tout naturellement que nous avons souhaité vous convier à cette journée. On a aussi une question un peu plus brut. Qu'est-ce qui vaut dérange dans la clinique? C'est pour ça que c'est précieux. Là, je peux lui vite. C'est pour ça que c'est pour ça que c'est pour ça que c'est précieux. C'est pour ça que c'est pour ça que c'est précieux. J'ai une référence de films, ça aide beaucoup à comprendre ce que vous écrivez. Et encore une fois dans cette dynamique de transmission, je me dis que chacun a sa façon de transmettre aussi, tout comme chacun à son propre style de creature. Vous êtes aussi professeur des universités et je me demandais, est-ce que les étudiants vous transmettent quelque chose aussi? Je crois que justement, c'est un peu comme analyse fini et analyse off fini. Vous êtes engagés dans un travail qui n'aura certainement pas de fin, donc on peut que vous en complimenter. J'ai parlé un peu de ma mélancolie. Simplement, l'aveu qu'elle a été mis à mal, je trouve qu'il n'y a pas lieu d'être mélancolique, alors même qu'on peut continuer à être lucide. Après, vous avez entendu, je trouve qu'il y a plein d'avenir dans ce que vous dites. Là, vous avez eu l'indulgence de donner mon nom à votre promotion. En vous interagant beaucoup sur la clinique. Et moi, ce que j'avais envie de vous dire, c'est vous êtes dans et déjà cliniciens. Si j'avais un adressé à vous, ce serait vraiment en termes de collègue. Chaque collègue, vous savez comment on dit en introduction d'un courrier. C'est vraiment de cet ordre. Qu'on partage cette adresse et cette nomination. Il y a quelque chose dont on a assez peu parlé aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle l'etique. C'est-à-dire que ça n'a pas grand chose à voir avec tel qu'on l'emploi. C'est qu'analyse pas grand chose à voir avec la déontologie et pas grand chose à voir avec la morale, la gestion du bien, etc. L'etique, vous savez, au sens de l'acquant, c'est-à-dire le fait de ne pas céder sur quelque chose. Il n'y a pas de clinique. Je crois, au sens, on l'a entendu aujourd'hui. Il n'y a pas de clinique sans éthique. Justement ce qui vous guidait dans cette clinique, c'était le fait de ne pas céder sur tel ou tel point qui, pour vous, était absolument essentiel quand on repérage et quant à votre position et à ce qu'elle permettait. Dans un apprentissage, nous pouvons entendre apprendre, prendre, tisser. Mais ce que je voudrais souligner surtout, c'est le mouvement que souter en cette formulation. Finalement, je n'ai rien appris. Il n'y a pas de point final. Continuellement, apprends-y, je tisse. Pour reprendre le titre de cette journée, c'est sans doute dans l'écriture et aujourd'hui, dans la prise de parole, que je tente de m'arranger avec tout ce que cette rencontre clinique vient déranger dans une dimension intime et sensible, qui ne peut être laissé de côté, mais semble-t-il lorsque l'on devient clinicien. Étymologiquement, le terme clinique introduit dans un même mouvement, l'idée de se pencher vers et l'idée d'être alli-té à l'onger. Dès lors, on peut se poser la question fondamentale sur quel objet se penche donc le clinicien s'y se naît sur celui qui l'a subjectivement interpellé. Ou autrement dit, quel est le réel sujet sur lequel il se penche si ce n'est en partie le clinicien lui-même. À l'endroit de ce qui vient, t'as fait rencontre entre ce dernier et un autre. Il est dès lors impossible pour tout clinicien de s'extraire du sujet qui le pousse à se pencher, ainsi que sur l'ensemble d'où il pense, son contemporain, son passion ou sa rencontre. On pourrait donc se poser la question à quoi bon adopter ce positionnement clinique, pourquoi prendre cette place particulière beut en plus lorsqu'on considère l'importance aujourd'hui à louer à l'utile, au prévisible, au prédictible, que l'on retrouve aussi bien chez le patient que dans nos institutions. Le clinicien n'a pas une place, il l'apprend l'abricole. Au-delà de la dontologie, se poserait donc la question de l'éthique du sujet, d'une éthique qui transcende les heures d'entretien qui déborde. Si il fallait donc donner une place au clinicien, je le florais sa soir le cuir entre deux chaise, entre un patient et lui-même, entre un collègue et un patient, entre son savoir et la question subjective, entre déranger et s'arranger. Le propre de sa place serait donc qu'elle réside dans ce qui se soublit, qu'elle se concentre sur un reste travesti. Ce place est entre, ce n'est donc pas ne pas prendre position, mais plutôt assumer une place particulière, une place autre, à laquelle le clinicien peut s'asseoir justement parce qu'il y a de l'autre. Le choix de garder une trace de cette journée clinique n'est pas anodine. La question reste, de ce reste inéphable, n'apparaît être bien le terreau de le transfert et aussi celui de la transmission. Il me semble que nous allons ici bien au-delà du savoir objectifable, de ce qui doit être appris par cœur pour un cours, mais qu'il est ici de question d'une clinique dans laquelle chacun s'engage et dont il restera pour chacun l'entre nous, au-delà des notes, que nous avons griffonné au reçu lors de nos longues semaines de révision, quelque chose d'incésisable et pour ton essentiel, d'une trace, d'un reste à retrouver dans cette parole engagée ou résonne silencieusement ce que l'on a reçu sans l'avoir demandé ou résonne silencieusement ce que nous avons donné sans le savoir. J'espère qu'il subsistera de cette journée en chacun d'entre nous quelque chose de ce reste inéphable dont Jean-Philippe Paris vous dirait chacun à votre manière le mot de la fin. Vous l'aurez compris, la transmission est une notion qui a beaucoup raisonné au sein de notre promotion et qui a suscité également de nombreux débats. C'est en cela que nous avons fait le choix de transmettre de laisser traces de notre engagement. Chers étudiants, cher collègues, mais peut-être vous trouverez-vous dans une forme d'éranse, voire même, serait-vous un peu perdu parfois lors de votre futur parcours professionnel. Mais il me semble que le Paris fait cette année, le Paris fait pendant vos années d'études et de stages et que vous souhaitez d'ailleurs mettre en avant lors de cette journée d'études, c'est celui de pouvoir continuer à déranger et même à être déranger. Parce que je me disais, en vous écoutant, que l'enjeu aujourd'hui est peut-être celui de soutenir une forme de folie, de dérangements qui regardent tout autant le clin ici. Histoire de psy, ça vous a plu, suivez nous sur Instagram, mahistoire.de.psi.
Podcast Summary
Key Points:
Présentation d'un épisode spécial de podcast issu d'une journée clinique d'étudiants en Master 2 de psychopathologie, centré sur la transmission et la transition vers la vie professionnelle.
Réflexion sur la place du clinicien contemporain, articulée autour des tensions entre "déranger" et "s'arranger", le doute, et la nécessaire remise en question de sa position.
Partage d'expériences cliniques concrètes (avec Simon et Jules) illustrant la rencontre thérapeutique, le malentendu constitutif du langage, et l'engagement singulier qu'exige la clinique.
Summary:
Cet épisode de podcast spécial présente les réflexions d'étudiants en fin de Master 2 de psychopathologie clinique, enregistrées lors d'une journée d'étude. Il explore le thème de la transition entre le statut d'étudiant et celui de professionnel, en interrogeant la transmission et la place du clinicien aujourd'hui. Le cœur du débat s'articule autour des notions de "déranger" et "s'arranger", posant la question de savoir si un mouvement clinique authentique peut advenir sans qu'un élément vienne troubler l'ordre établi.
Les étudiants partagent ensuite des vignettes cliniques issues de leurs stages. L'histoire de Simon montre comment, à partir de crises et de répétitions (destruction, construction, réparation), une rencontre singulière et un travail peuvent émerger malgré les malentendus du langage. Celle de Jules illustre la patience nécessaire pour établir un contact avec un enfant isolé, sans présumer du transfert. Ces récits concrets soulignent que la clinique est un acte qui se vit et se traverse bien au-delà des heures académiques ; elle exige un engagement personnel constant, nourri par le doute et la question récurrente : "Qu'est-ce que je fous là ?". L'épisode conclut sur l'idée que la rencontre clinique authentique surgit de l'inattendu et modifie à la fois le patient et le clinicien.
FAQs
Le podcast vise à partager les parcours et réflexions de cliniciens, en explorant l'intersection entre vie professionnelle et personnelle, ainsi que la transmission des expériences cliniques.
Le thème est 'Entre déranger et s'arranger, quelle place pour le clinicien dans le contemporain ?', interrogeant le rôle et la position des cliniciens aujourd'hui.
C'est un moment de transition entre la fin des études et le début de la carrière professionnelle, où émergent des questions sur le sens du diplôme et l'orientation future.
La rencontre clinique est présentée comme un événement imprévisible et transformateur, souvent marqué par le malentendu et nécessitant une écoute attentive du sujet.
Le doute est essentiel en clinique, car il permet de remettre en question sa position et son désir, favorisant une approche réflexive et ouverte dans la relation thérapeutique.
Ils explorent la transmission à travers le partage d'expériences de stage et de réflexions sur leur pratique, en s'interrogeant sur ce qu'ils veulent communiquer et à qui.
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