from Relations Libres, quand l'art va voir ailleurs
52m 11s
Bertrand Legal, directeur de l'image de Moana, partage dans cet épisode une réflexion profonde sur l’art, la mode et les collaborations. Son parcours, allant de Chanel à Mugler et jusqu’à Moana, illustre une évolution vers une vision artistique plus ouverte et collaborative. Il souligne que la liberté de création, offerte aux artistes, est au cœur de ces projets, permettant d’aller au-delà des frontières traditionnelles. Des collaborations avec des artistes comme Casou Mesa, Kezou Meshab ou Michael Samuel montrent une synergie forte, fondée sur le respect, la confiance et un dialogue conceptuel profond. Bertrand insiste sur la nature collective du succès dans le monde de la mode, où l’image d’une maison n’est pas une simple création individuelle, mais le fruit d’un élan commun, d’une vision partagée. Il cite un moment marquant : le défilé de Chanel en 2013, où Karl Lagerfeld a exprimé une position politique par l’art, marquant profondément sa sensibilité à l’intersection du créatif et du social. Enfin, il offre un conseil essentiel : la nécessité d’adopter une distance par rapport à son travail, car chaque projet, même réussi, ne définit pas l’identité durable d’un artiste. Ce dialogue met en lumière la puissance de l’art comme vecteur de transformation, d’émotion et de responsabilité culturelle.
[Musique]
Mod, arcontemporain, design, les frontières entre les différentes formes créatives n'ont jamais été aussi pourreuses.
Les artistes sont de plus en plus de mal à rester fidèles à une seule forme d'expression.
T'es moins de ces changements depuis plusieurs années, j'ai décidé de les documenter.
Bonjour à toutes et à tous, je suis Elise Roche, curatrice et consultant en arcontemporain,
auprès de collectionneurs et de grandes maisons de luxe.
Bienvenue dans "Relation Libre" quand l'art va voir ailleurs.
[Musique]
Avant de commencer cet épisode, je voudrais désormais vous partager une expérience esthétique qui m'a marqué.
Et que j'ai envie de vous faire découvrir.
J'ai la chance dans mon métier de découvrir de nombreuses propositions artistiques.
Et pourtant, je dois vous confesser qu'il est assez rare qu'une œuf continue de résonner en moins longtemps après la voir vu.
C'est donc ce qui m'est arrivé avec le travail de Marvin M. Tumo, un artiste plus rédisciplinaire,
dont je suis le parcours depuis maintenant plusieurs années.
J'ai récemment pu découvrir, concours de larmes,
un spectacle imaginé, écrit, mise en scène et habillé par Marvin, que nous aurons d'ailleurs peut-être le plaisir de recevoir prochainement dans le podcast.
En tourée d'une troupe remarquable, il nous entraîne dans son univers singulier,
quelque part entre le compte contemporain, le défilé de mode déenchanté et le cirque mélancolique.
À travers les différentes larmes qui russèlent sur nos existances,
le spectacle parle finalement de notre vulnérabilité commune,
exerce pleinement sa fonction cathartique.
Et puisque relation libre quand l'arvavoir ailleurs s'intéresse précisément à ces créateurs qui invendent de nouveaux langages,
cela me semblait être une belle manière d'ouvrir notre conversation du jour.
Dans cet épisode, nous recevons une personnalité discrète
dont le regard contribu depuis plusieurs années déjà,
façonné l'image des maisons les plus emblématiques de la mode et du luxe, Bertrand Legal.
Ce que si on travaille avec des artistes, c'est justement pour leur donner, comme tu dis, la carte blanche,
mais s'occer la liberté, et s'occer parru cellement,
tu vois, on me donne beaucoup de liberté et cette liberté,
je suis très heureux de pouvoir aussi la partager avec des artistes,
moi, si tu vois, ça a plein de niveaux,
ça aussi avec des photographes, des personnalités avec lesquelles on travaille ton ayat.
Je pense que c'est comme ça qu'on arrive aussi à avoir un dialogue réel
et à avoir des choses très intéressantes.
Après avoir débuté sa carrière chez Chanel au sein du département coordination mode,
il rejoint Muggler, où il contribue pendant plusieurs années au développement de l'image de la maison
au côté de la direction artistique.
Depuis 2024, il dirige l'image et la communication de Moana.
À ce titre, il supervise les campagnes, les collaborations artistiques, les événements internationaux,
et les projets culturels de la maison contribuent ainsi à son rayonnement
à travers des initiatives associantes, savoir faire, patrimoine et création contemporaine.
Dans cet épisode, il nous partageera sa vision de la création,
des collaborations artistiques, et de la manière dont les maisons de luxe peuvent aujourd'hui nourrir
des imaginaires bien au-delà de leur territoire d'origine.
Bonjour Bertrand, bonjour à l'aise.
Merci beaucoup d'être là et d'avoir bravé cette chaleur à Irissante dans les rues de Paris
pour venir dans le podcast.
Merci à toi, je suis très heureux.
Comme le veut désormais, la tradition, je vais commencer le podcast avec cette question rituelle.
Est-ce que tu pourrais nous raconter un moment de ta vie qui a profondément modifié ta manière de voir le monde?
C'est quand je suis rentré chez Chanel.
Et c'était pendant, c'était pour le déciler haute couture SpringSummer 2013.
Ça a été un émerveillement sur plein d'aspects, je me rappelle même de l'odeur.
Quand on rentrait dans ce grand palais, ils avaient reconstitut une forêt.
C'était magnifique parce qu'en plus pendant la nuit, je pense que les arbres avaient généré de la. Il y avait comme un nuage tout autour de eux.
C'était très très beau.
Il y avait cette odeur comme ça de sous bois.
Il y avait à la fois un tuyau de l'empareil, quelque chose d'immenses.
Et quelque chose de très simple, même si très compliqué dans sa mise en place.
Et c'est là où je me suis rendu compte de plein de choses.
Je venais d'entrer dans la maison il y a un mois.
Je me suis rendu compte de la démesure, de la proposition de Karl et de son studio.
Et surtout de la créativité sans frein, sans bornes.
C'était magnifique parce qu'à la fois, il y avait une collection très belle
et à savoir faire hallucinant et c'était en plein moment pendant le débat du mariage pour tous en France.
Et Karl a choisi, il n'avait pas parlé dans la presse qui s'était pas exprimé sur son point de vue.
Mais il s'est exprimé à travers son art.
Et sa création, il a fait défiler à la fin de mariée avec un enfant.
Ça m'a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup marqué parce qu'au-delà de la démesure de Chanel,
au-delà du défilé hallucinant, au-delà de l'évannement,
c'était aussi un point de vue très politique.
Et à l'époque, si tu t'en souviens, c'était très polarisé.
Ça m'avait beaucoup, beaucoup horté et beaucoup étonné.
J'étais très étonné qu'on en parle autant, que ce soit pas un nom sujet.
Oui, c'est ça que ce soit un sujet, en fait.
Oui, exactement.
On a entendu des choses très dures et on a entendu des choses qui n'aurait pas dû entendre.
Et je pense que ça a horté toute une communauté.
Et d'arriver dans cette maison très traditionnelle ou dans un certain point de vue,
mais qu'il y a un point de vue et un acte aussi fort à la fois de création,
mais aussi politique.
Ça m'a énormément marqué et aimu parce que tout d'un coup,
je me suis senti chez moi.
Et t'es tu de souviens aussi de la réaction du public?
Moi, je me rappelle qu'on en a parlé ensuite dans la presse.
Ça a été un sujet qui n'a jamais été commenté ni par Chanel, ni par le studio, ni par
vos noeuvres, du public.
Tu vois pas personne, mais le acte avait été fait.
Mais ce qui est préférable à la rigueur, si ce n'est pas un sujet, autant de pas en parler.
Et il y a une idée.
C'était une très bonne idée.
Donc c'est ça qui t'a touché profondément à ce moment-là, en entrée, on va dire, dans la mode.
Oui, surtout ce sentir protester dans sa communauté aussi,
tu vois, avec Alignet, avec qui je suis.
Ça, c'était très fort.
Au-delà aussi de la démonstration de force de ce type de défilé.
Qui existe un peu moins maintenant.
Pour contextualiser, revenir à toi, tu es à Paris,
tu as beaucoup voyagé dans ton enfance, et puis tu as revenu ensuite, en France, vers l'âge de 12 ans.
Tu as fait un internais, et puis ensuite tu as eu un BTS communication en parallèle du Louvre.
Et avant d'aller justement dans ces grandes maisons, tu as décidé de faire pas mal de stage.
Donc je crois un fâche chez Magnum, mais il faudrait que tu nous en parles un petit peu.
Alors Magnum Photos, c'était un stage magnifique parce que c'était à l'époque où il y avait un projet
qui était très très cool, qui s'appelait le fashion magazine.
Il donnait à chacun, à l'un des photographes de Magnum, un projet, un magazine de mode.
Il devait le constituer dans son intégralité, même rechouter les pubs et c'était. Les photographes de Magnum ne sont pas des photographes de mode.
Ce sont des artistes, soit des photos reportaires.
C'est la photographie très sérieuse.
Et c'était très intéressant parce qu'on travaillait là-dessus et ça devenait un objet très fort
et complètement produit par une vision.
Quand les pubs étaient reçoutés, je crois, c'est hallucinant.
Je crois qu'il y a Alexa, qui a travaillé sur un dessert fatigue,
qui en a fait aussi un magnifique et martin part.
C'est celui sur le cas, j'ai travaillé.
Et c'était hallucinant parce qu'il fallait à la fois discuter avec les maisons
et les amener dans le projet, expliquer ce qu'on allait faire,
et avoir ce dialogue entre une vision très radicale de ces photographes.
Oui, c'est une carte blanche.
C'est totalement une carte blanche.
Et un propos aussi, plus mode, qui devient saisonnier,
parce que ces photographies ne travaillent pas pour une saison,
ne travaillent pas pour une campagne, ne travaillent pour une oeuvre.
Et ça a créé des objectifs de format différents qui étaient très intéressants.
Quelle a été le retour de ces marques-là?
Est-ce qu'elles ont joué le jeu?
Est-ce que j'imagine que l'artiste, quand même,
est notamment peut-être martin part avec une vision un peu décalée de tout ça?
Est-ce que tout le monde a joué le jeu?
Ou est-ce qu'à l'époque, ça fonctionnait pas comme ça?
Et ça s'était allé refuser?
C'était une époque plus simple aussi.
Les relations étaient plus directes.
Tu sais, c'était aussi une époque où. C'était y'a plus de 10 ans.
Oui, j'avais tout le monde et je sais pas.
C'était quand?
C'était y'a 15 ans, non?
Il y a eu l'explosion, tu vois, des chiffres d'affaires et des équipes.
Et c'est quand même à ta vie humaine,
quand je suis entrée chez Chanel, les équipes étaient encore assez petites.
Maintenant, tout est très différent, il y a beaucoup de process.
Et à l'époque, c'était plus simple, je pense,
de défendre ce type de programme.
et d'accéder plus rapidement, tu vois, à un avis favorable et généralement ils étaient très. ça les amusait beaucoup, mais après, il y a quand même aussi, c'est magnifique pour une maison d'avoir un sujet,
quelque chose chouté par Alexotte, par Manta Papari, c'est très beau. Et c'est à une époque où
ces genres de photographes n'étaient pas du tout utilisées par la mode. Mais c'est pour ça, c'est aussi
intéressant que à l'époque ils étaient vus aussi l'intérêt que ça pouvait avoir pour eux, mais c'est
drôle parce que justement, de façon un peu idiote, on se dit que maintenant les choses justement sont
plus pour eux, enfin c'est d'ailleurs l'objet du podcast, mais en fait, et d'ailleurs, on le voit quand
on travaille avec des maisons de luxe, il y a tellement de payés de personnes. Alors vous, c'est un
peu différent, mais c'est vrai que généralement, on se retrouve face à des maisons qui sont des équipes
énormes et beaucoup de validations de celles de évitation. Donc de façon paradoxale, en fait,
puisque tu en train de me dire, c'est que c'était sans tout le plus facile et qu'il y avait un accès
plus évident, en fait, à l'époque. Oui, oui, les liens étaient plus directs, après Magnum
Photo arrivait quand même avec cette très très légitime, avec une réputation immense, avec des
photographes légendaires, mais Magnum Photo c'est une coopérative, ça a apparti en photographes,
c'est un groupeement, en fait. Mais c'est vrai que les liens étaient plus rapides,
plus évident, et ça se faisait une gêline impression de manière beaucoup plus simple et
organique. Il n'y avait pas, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, les choses sont aussi plus instantanées,
beaucoup plus à la fois, plus instantanées et plus directs, mais plus compliquées dans leur
process de réalisation. Justement, donc toi, après avoir fait ce stage-là, tu es passée chez
Chanel, c'est ça? Alors déjà comment t'es allé chez Chanel? Par bouche à oreille, quelqu'un
qui a parlé à quelqu'un d'autre dans le service de coordination mode qui était à l'époque,
dirigeait par l'orange de la main, qui m'ont embauché comme ça. Et qu'est-ce que tu faisais
c'était quoi ton premier job? De premier job, j'étais à la coordination mode internationale,
et j'assisterais le département qui s'occupait de l'U.S. et U.K., parce que déjà tout était
compatimenté, géographiquement, et alors où s'occupait de pleins de choses, occupait des défiler,
des invitations, de la coordination avec les bureaux internationaux, du simple trafficking,
et c'est-ce que ça veut dire la simple trafficking? Alors c'est quand un magazine demandait, tu vois,
telle look pour telle série de photos, on se t'a à nous d'arbitrer qui serait prioritaire,
qui aurait le look et donc l'a renvoyé, de le récupérer avec tous les stésides du monde entier.
Et donc à ce moment-là, t'es resté quand même plusieurs années chez Chanel, tu as fait
beaucoup de choses, t'es passé de Paris, un an à Doubaille, je crois, et puis finalement Paris,
qu'est-ce que t'as retenu de cette expérience chez Chanel?
J'ai appris beaucoup de choses en plus d'avoir presque commencé dans une maison comme ça.
On ne s'en rend pas compte à ce moment-là, mais c'est cette idée que rien, surtout à cette époque-là,
que rien n'était impossible, tu vois, c'était au moment des défis des gigantesques,
des défis de la fusée d'espèce de gigantesque map monde, du supermarché, des défis
les itinérants des croisières dans le monde entier, il y avait des ambitions très très fortes.
Est-ce que t'es très intéressant chez Chanel? C'est que à l'époque, j'ai l'impression que
c'est en train de revenir aujourd'hui, c'est qu'il y avait. c'est cette impression que j'avais.
Que au moment d'un défiler, on avait l'impression que le monde s'arrêtait, que tout le monde regardait,
regardait cette proposition, parce que aussi, il y avait un casting,
d'Amie de la maison, de célébrité, de personnes influentes, qui était très très variées,
et très très très pertinent dans la pop culture. Il n'y avait pas de snobismes,
réellement, et il y avait à la fois, tu vois, de grands réalisateurs,
mais déjà des arts de la K-pop, à l'époque. C'était à la fois très avant-gardiste,
tu vois, dans la sélection. Oui, ça m'a donné cette idée, tu vois, que rien n'était impossible,
que tout peut être gigantesque. Et surtout, cette diversité de profils avec les quatre travailleurs.
Et c'est carré qu'il y avait en store et ça, c'était très très curieux.
Carré les Eric Frandor, qui était le directeur de l'image, je pense qu'ils étaient très très très curieux,
et aussi assez extrêmes dans leur sélection. Ils voulaient s'amuser aussi.
Ils voulaient, tu vois, ils avaient une vision de la maison, ils connaissaient très très bien leur cliente,
mais aussi, ils savaient que ce type de maison doit tout un être en mouvement,
sinon la poussière redescend quoi. Il faut toujours que ça soit en mouvement,
il faut toujours que ça soit porté aussi par que c'est une place dans la pop culture.
Et justement, après toi, Chanel, tu es parti à Chier Mugler,
qui allait été ton rôle là-bas exactement.
J'étais directeur de l'image et la communication.
Mais c'est très important, ce qu'à l'époque, Mugler, ce n'était pas ce que c'est maintenant.
Est-ce que tu peux nous parler aussi de l'évolution de la marque et comment tu as vu ça aussi de façon,
évidemment, dans la communication, je me suis artistiquement parlante à compagnie aussi une vision créative.
Tu parlais aussi de codes de pop culture. Il en a évidemment eu beaucoup.
En fait, ce qui m'a plus, ce qui m'a beaucoup séduit chez Mugler, c'est la vision de Casey.
Casey, c'est cadeau à l'odeur, qui était le directeur artistique quand je suis arrivé.
Je suis arrivé moins d'un an après son premier défilé.
Il a une vision très englobante et il voulait montrer beaucoup de types de beautés, de corps
et aussi avec un propos queer très fort, qui n'était pas forcément exprimé mais qui était dans tout nos campagnes.
Tout ce qu'on a dans toutes les personnes avec lesquelles on s'entourait.
Il a constitué une équipe qui était aussi très très très créative, je pense très avant-garde et très extrême
avec Haley Wolens, qui était la styliste qui l'a compagnie sur les collections mais pas queue.
Il y a aussi notre directrice de casting.
J'ai eu la langue et tous les photographes et tous les réalisateurs avec lesquelles on s'entourait,
qui étaient très assez jeunes dans leur carrière, à ce moment-là, qui sont devenus beaucoup plus. C'est la bonne aujourd'hui.
Il y avait un effet d'essence créative et aussi de groupe, on y croyait tous très très fort.
C'était très beau parce que c'était à la naissance de tu vois d'une vision et d'un projet.
Il y avait presque un sentiment de partenance.
Oui, d'appartement, mais d'entreprise, presque, comme si on voulait y arriver et on voulait en faire quelque chose de grande,
important et de très ancré dans la pop culture, ça c'était très très important pour nous.
Oui, c'est une sorte de tour de force que vous avez quand même réussi à mener un public qui n'était peut-être pas celui de la mode, d'ailleurs, pour Mugler.
Mugler, c'est une maison qui est très particulière parce qu'il y a une archive hallucinante avec un créateur qui est légendaire,
qui a en plus beaucoup beaucoup d'importance pour beaucoup beaucoup de gens dans la mode, qui est très très référencée,
qui a une créativité sans bondes pendant les années 90 et la réussit en plus un tour de force,
d'être à la fois, de faire des filles très très très très images, tu vois, de nourrir un imaginaire extraordinaire,
mais aussi de faire des lignes de prêt à porter, qui avait beaucoup de succès, et qui était vraiment porté.
Tu vois, donc il y avait à la fois quelque chose de très image et un business très solide à côté, aussi avec le parfum.
C'est enfin Mugler, elle a une très très très belle histoire, à ce moment-là, et qu'elle s'est arrivé à la suite de plusieurs directions artistiques pour renouveler et réinsufler.
Tu vois une vision mode plus pertinente et peut-être plus direct à cette maison.
Et pourquoi tu es parti derrière de cette maison?
Parce que tu m'avais l'OK, qu'il y avait une collaboration un moment chème, mais non, mais ce qui est aussi un moment d'une certaine façon valide aussi une sorte de payé,
peut-être pour la marque en disant, voilà, on est jusqu'ici.
C'est un peu ça, on a fait énormément de choses, on allait très très loin, on a fait beaucoup beaucoup de projets,
je suis assez pas un peu plus de 5 ans.
Et on a partagé le moment très très fort, c'était beaucoup beaucoup de travail, ma mec, toutes les équipes,
tu as de temps en temps, on sait jamais vraiment quand on vit le bon vieux temps, et quelque part c'est un petit peu la vision que j'en ai,
parce qu'on était tous très soudés, c'était énormément de travail, beaucoup beaucoup de croyances, beaucoup d'investissements.
Et à un moment, je pense que j'ai compris qu'on est allés à un certain niveau qu'on aurait du mal à dépasser.
Et je pense que j'avais aussi envie d'autres choses.
Alors comment ça s'est passé, justement, c'est autre chose, parce que c'est pendant nombreuses années, tu as accompagné une vision,
qui n'était pas la tienne, tu me disais, tu me vocais d'ailleurs, et je trouve que c'était assez juste que tu étais auprès de soleil,
et que ton rôle était de les faire briller, et puis bon, moana est arrivée, en tout cas l'opportunité moana,
qui est une maison beaucoup plus discrète, très patrimoniale, mais avec, voilà, cette histoire très solide,
mais qui n'est pas forcément identifiable, en tout cas, auprès du public, qui devient de plus en plus grâce à toi.
Mais justement, qu'est-ce qui a fait que tu as accepté déjà cette opportunité?
quels ont été les débuts, puisque maintenant ça fait 2 ans que tu y es, en tant que directeur de l'image.
Est-ce que tu pourrais nous en dire un peu plus, parce que tu m'avais évoqué quelque chose?
Donc j'aimerais d'ailleurs qu'on puisse parler, parce que souvent, on n'a pas une vision très claire
de toutes ces conversations secrets, sous terrain qui se passent avant, en fait, l'arrivée
et va du directeur image, je me disais que avec la DG, l'Isa à Tia, vous avez été habillé
assez vite, c'est une sorte de road map et évidemment ça a utilisé beaucoup ma curiosité
parce que j'aurais savoir à quoi ça ressemblait.
Ben ça t'a un process de très long, parce que je suis beaucoup réfléchi, aussi, avant d'aller
dans cette maison, évidemment, c'est une rencontre aussi avec Lisa, la DG, comme tu l'as dit.
J'ai été séduit par le poste pour beaucoup de jours pour une certaine liberté dans ce qu'on
pourrait proposer et aussi la volonté de commune de Lisa, de faire de cette marque quelque chose
un peu différent et de l'amener sur des terrains qui n'étaient pas encore, pas encore
explorés.
Je crois que ça prête du répresque un an le process, c'était assez long, beaucoup
de rencontres, beaucoup de discussions et comme tu le dis, oui, on a construit une
route bas de construit jusqu'aujourd'hui, sur qu'elle était les piliers d'une certaine
manière de la maison et comment on allait pouvoir les exprimer et qu'est-ce qu'on ferait
dans un premier temps, dans un second temps, et ensuite, quoi.
Alors, est-ce que tu peux nous en dire déjà où est-ce que tout est absolument?
Non, mais non, ce sont le voie aujourd'hui, même t'as participé, par exemple, les
tous des collaborations artistiques, ça faisait partie, c'était une énorme partie de ce
plan, très important parce que, et en plus, ça tombe bien parce qu'on a, c'est très
crédible avec la maison parce que, très très tôt, la maison a collaboré avec des artistes
des, début des années 1900, c'est un artiste qui a créé notre monogramme, qui s'appelle
Henri Rapin, qui était multidisciplinaire et qui a un artiste très intéressant, qui a
évolué dans tout un tas de sphères, qui a même designé le palais du fils de l'empereur
à Tokyo, enfin, hallucinant, c'est ce que je t'explique souvent, c'est ce lien entre
comment arriver et qu'elle est l'expression contemporaine de, de, de, de, de ce qu'était
la maison à sa création et, et ses artistes, c'était très important parce que c'était,
à la fois, très entourissement parce que c'est très choix de, de bosser sur, sur ce
type de, de projet, mais c'est aussi exprimer son monogramme, cette histoire d'une manière
différente et la contextualisée tu vois dans le, dans le contemporain, quoi.
Ce que toi, t'as travaillé déjà avec pas mal d'artistes, je vois que t'es assez
passionné lorsqu'il s'agit d'une collaboration artistique et d'ailleurs les artistes, lorsqu'on
a le cas de leur parler, justement, de cette collaboration avec moi-bas, sont eux aussi
extrêmement enthousiastes, qui est ce qui te donne envie d'aller voir ces artistes
là, parce que finalement, tu vois dans les artistes là, quand on liste les artistes
avec lesquels vous avez travaillé, évidemment, Casou Mesa Nagai, qui, malheureusement,
nous a quitté cette année, Casin Loon, Michael Samuel, c'est quand même des artistes
assez différents, mais il y aurait tout, et qu'est-ce qui fait que tu as choisi et que
tu allais verser ces artistes là pour représenter, en tout cas, pour faire le lien plutôt que
représenter la maison? Voilà. C'est très instinctif. J'ai pas une réponse,
très direct à te dire, c'est vraiment instinctif. Casou Mesa, c'est la chance de ma vie d'avoir
travaillé avec lui. C'est un immense artiste qui s'est jamais defini comme artistes.
Quand je l'ai rencontré avec 94 ans, lui c'était un poster designer. Il est graphiste,
à la bas, c'est lui qui a créé beaucoup de logos avec lesquels japonais vivent, parce
que c'est lui qui a le fait de la logo de la biaise aïe, de la japonais relouée, qui
a l'équivalent de la SNCF. Il vit vraiment sans s'en rendre compte les japonais vivent
avec ses créations. Et à côté de ça, pendant toute sa vie, c'est 70 ans de carrière,
il a créé cette cesserie qui s'appelle Life. Toujours sur des posters, c'est de format
poster, mais avec beaucoup de techniques différentes, toujours représenté la nature et surtout
les animaux. J'avais vu son travail il y a plusieurs années. Quand je suis rentré chez
Moïnage, je me suis dit que c'était le choix de la plateforme idéale pour montrer
cet artiste et montrer son travail. Et on s'est rencontré, il m'a dit oui, et c'est
parti, ça m'a donné énormément de courage et de confiance, d'avoir. Et en plus, c'est
très beau à plein de niveaux parce que, bon, c'est une rencontre très touchante, mais
aussi, parce que j'avais choisi quelques ans de ses oeuvres, il nous a fait confiance
sur l'exposition de ses oeuvres et de communs qu'on allait les utiliser.
C'était la première fois pour lui qu'il faisait une collaboration comme c'est-à-dire?
Oui, il avait fait quelque chose avec, il s'est mis à Kim et il y a longtemps, qui était
très différent, c'est la première fois qu'il collaboreait de cette manière-là, dans
cette emplure avec une marque de maroquinais.
Oui, parce que c'était une collaboration sur des sacs, qui était vendue, qui était
montré si, ou de Verstrick Market, etc.
Il y a eu plusieurs étapes, parce que c'est pour ça, c'est l'importance de Kazuma-Zard,
c'est que, en plus, je crois que j'ai rencontré deux semaines ou trois semaines après
avoir à être rentré chez Manin, je suis arrivé très très vite, je suis parti au Japon
pour lui proposer le projet et ça a ouver énormément de choses, ça a ouver en moi beaucoup
de choses.
Tu vois, une volonté aussi créative et de collaboration créative, c'est très important,
mais aussi, comme son travail est très respecté par Rekawa Kubo, notamment, on nous a ouver
les portes de Doverstrick Market à Ginza, qui est un lieu très très important, parce
que ça valide aussi, ça crédibilise le projet, la maison, ce qu'on souhaite faire,
donc c'est un partenariat et c'est une discussion qui m'est très très cher, parce
que ça a ouver beaucoup de choses et on a fait de très beau projet ensemble.
C'est vrai, on pense aussi d'ailleurs en projet un peu étonnant, puisque avant même
que le phénomène La Bouboo arrive, vous aviez déjà commencé à initier la collaboration
Casing Room qui est donc le créateur de La Bouboo, qu'est-ce qui a fait que vous êtes
dit à ce moment-là, parce que c'est dingue, on ne pouvait pas imaginer une telle emploi,
j'ai envie d'en avoir même eu un épisode de SaoSparc sur La Bouboo, je veux dire, à partir
du moment, d'un épisode sur SaoSparc, c'est que je crois qu'on a accéder à une sorte
de paliers d'or, comment vous avez une idée de faire travailler avec les inges et surtout
grâce à vous, moi en tout cas part d'être un thème à dire, j'ai découvert qu'il y avait
évidemment autre chose que ça et qu'il y avait tout en univers justement de petites
créatures, tu parlais justement la série Life, c'est pour ça que je fais le pont aussi,
puisque entre la série dont tu nous as parlé de Kezou Meshab, on a aussi, donc c'est
le monde de créatures qui a été inventées par Kezou Meshab, depuis le début et qui
a assez peu vu, en fait, et vous avez vous décidé de vous dire que c'était aussi, peut-être,
vers ce billet-là aussi que vous pouviez aussi créer une collaboration quelque chose d'inédit.
- Kezou Meshab, c'est vrai que tu le dis, on l'a contacté avant cette folie.
- En fait d'autrement. - Oui, mais en plus qu'il en est propriétaire, mais ça
l'a dépassé aussi un peu et ça nous a dépassé un peu nous aussi, on a fournés très
zéro d'avoir fait cette collaboration, mais le point central de la collaboration avec
Kezou Meshab, c'était l'artiste comme avec Kazoo Meshab, comme avec Michael. C'était
l'artiste, le respect de son oeuvre et l'expliquer. Kezou Meshab, ce qu'il appelle
"The Monster", c'est ce travail de sa vie. Il décide depuis qu'il est enfant, il
a une volonté de s'exprimer par le dessin très évident. Et nous, on a choisi aussi d'utiliser
un ses oeuvres parce que c'est un peintre aussi, il est illustratum aussi peintre. Quand
on a discuté les premières fois ensemble, c'était cette volonté de mettre en lumière
l'artiste l'homme qui est très touchant par ailleurs, plutôt que le phénomène. Alors
à ce moment-là le phénomène n'existait pas encore tout à fait. Oui, puis le phénomène
vous avez évidemment aidé à faire parler évidemment de cette collaboration.
Comme tu sais, Bertrand, il y a un monde qui aime beaucoup dans ce podcast, qui est une
tradition, justement, de l'inviter, de me donner un nom, d'une personne qui lui aussi
crée mais dans une forme différente et qui parlera de sa relation à l'inviter. Et cette
personne, c'est justement Michael Samuel, qui a donc tenu à nous laisser une note vocale
qu'on écoute tout de suite. Bonjour, je m'appelle Michael Samuel, je suis
artiste basée à l'onde. Je pense que les collaborations entre les disciplines créées
comme l'art, la mode et l'architecture sont essentielles en ce moment dans ce qu'il me semble être
un monde de l'art très conservateur et apparemment de plus en plus commerciale.
Les collaborations offrent beaucoup plus de liberté. Pour moi, elles ont été essentielles.
Elles m'ont permis de me développer, d'expérimenter et de réaliser des projets très ambitieux
sans faire de compromis.
Personnellement, je m'épanouie dans une forme d'inconstance dans ma pratique.
Je ne veux pas me répéter, je veux continuer à avancer, continuer à expérimenter.
Donc mes collaborations, en particulier avec Bertrand et Moana,
m'ont donné cette liberté ainsi qu'un niveau de soutien exceptionnel,
qui m'a permis de réaliser des idées sans être limitées par l'échelle,
la faisabilité ou les impératives commerciaux.
Avec Moana et Bertrand, je pense que nous nous sommes inspirés mutuellement.
Pour moi, c'est un peu comme avoir un partenaire de danse,
chacun apporte son propre langage visuel.
On ne fait pas de compromis, mais on se synchronise, on avance au même rythme,
tout en gardant à l'esprit, l'envie de créer quelque chose de visualement fort
et de célébrer Moana avec codasse.
Ce qui a rendu cette collaboration si forte,
c'est qu'elle était très alignée conceptuellement, un dialogue très juste,
entre ma pratique et la dienne de Moana autour du voyage du temps et des objets.
Ce qui a beaucoup compté, c'est la confiance qu'on m'a accordé,
et la liberté avec laquelle j'ai pu travailler.
Mes idées ont pu se développer sans être brédé.
Je crois que l'histoire de Moana traillée au voyage a beaucoup raisonné avec mon travail,
notamment avec mon intérêt pour les objets qui gardent une mémoire.
Pour moi, les mal de Moana sont déjà chargés d'histoire,
les voyages qu'elles ont accompagnés, les choses qu'elles ont transportées,
les moments qu'elles ont traversés.
Alors, Cherbert, cher Moana, je crois qu'avec vous,
cela a été l'équivalent professionnel d'un coup de four.
Je me suis immédiatement senti en confiance,
et j'ai senti que tu connaissais que tu comprenais que tu valorisais mon travail et mon esthétique.
Toujours été admiratif de ta manière de travailler, de ta façon de rester calme,
réfléchie, comme si rien ne pouvait vraiment te déstabiliser.
Tu me semblais jamais stresser.
Ou si tu l'étais, et note-moi, j'avais jamais remarqué.
Je pense que nous sommes probablement tous les deux des introvertis.
Je n'aime pas être sous les projecteurs,
mais nous voulons simplement créer des offres forts singulières auxquelles les gens réagissent et qu'ils remarquent.
Je te vois comme un mentor, j'ai énormément appris,
notamment sur le fait d'être visible de continuer à pousser plus loin.
Je vois donc toujours le plus grand respect pour toi et pour ta vision.
Je suis aussi très reconnaissant d'avoir été l'une des premières collaborations de Moana
et de voir ton influence grandir et se renforcer quelque chose de très satisfaisant.
L'un de mes souvenirs les plus tendres restera toujours lorsque tu me disais,
Michael, merci de nous faire confiance.
Ce travail était un vrai plaisir pour moi.
C'est moi qui te remercie de m'avoir fait confiance.
J'espère que nous aurons l'occasion de travailler ensemble.
Tant cette collaboration était stimulante et précieuse pour moi.
Et je reste convaincu que le meilleur de mon travail est encore à venir.
Merci Bertrand.
C'est très touché.
Il a parlé de plein de choses.
C'est très beau ce qu'il dit.
Il parle de l'engage visuel et c'est ce que j'essaie de faire depuis deux ans
avec des artistes et des photographes avec le travail, avec des collections.
Tu vois, de construire quelque chose qui a d'abord du sens pour nous.
Et c'est ce que j'avais dit, je crois, une fois quand on s'est rencontré la première fois
que à mon avis, c'était du sens pour nous.
Bon, pas forcément besoin de l'expliquer.
Ça aura du sens pour d'autres.
Ma gueule, on fait beaucoup partie parce qu'il a travaillé sur des projets avec nous
qui avaient vraiment l'âme de la maison, quoi, la malle.
C'est comment à la fois la réinventée, l'exploiter de manière différente,
tout en sortant d'un concept, tu vois, de la malle sacrée.
Tu vois, de cette chose qu'on doit, qu'on ne doit pas toucher.
Si on travaille, il est hyper intéressant, j'adore ce qu'il fait.
En plus, il y a un concept qui a hallucinant de rendre des objets fonctionnels non fonctionnels.
J'adore quand il dit ça.
La première fois que j'ai vu son travail, c'était chez Douglas Tate-Marquette à Tokyo.
Et tout de suite, je me suis dit qu'on devait faire quelque chose ensemble.
On a fait un premier projet qui était hallucinant,
on a. En fait, on a recré des mal anciennes, mais. Enfin, on les a créés,
c'est-à-dire qu'on a fait des malles, et ensuite, on est venu. usé pour avoir l'aspect de mal ancienne, pour en plus, quelque chose pour un. C'était une oeuvre, mais c'était une oeuvre étinérante
parce qu'elle se transformait en pop-up pour poser des produits.
Donc, il y avait cette. - Le fonction.
- Cette double fonction magnifique.
- Ah, mais. Et donc, celle qu'on a jugé à Milan, c'est aussi. - C'est ça. - Oui, c'est ça.
- Qui se trouve, en fait. - Oui, oui.
Qui se trouve et qui devient un objet pour présenter des produits.
- Il a parlé de la collaboration évidemment entre art et mod,
et ce qui dit souvent aussi d'ailleurs, et peut-être que tu peux réagir à ça,
c'est qu'étonnamment, ce dont j'étais moigne aussi dans mon travail,
c'est qu'il y a étrangement, avec certaines maisons,
une beaucoup plus grande liberté que dans le marché de l'art,
en fait, parce que justement, il y a des personnes comme toi,
Bertrand, qui donne une carte blanche totale, une vraie carte blanche,
parce que attention, on les connait les cartes blanches avec les artistes,
ça le peut bête. Oui, alors, mais rose, c'est de la pleine,
parce que le marketing ne pourra pas accepter autre chose.
- Avec la collection et rose. - Voilà, donc c'est de la pleine.
Mais fait ce que tu veux.
C'est vraiment l'histoire. Allez.
Mente comme aussi ce que j'ai beaucoup aimé avec toi,
c'est que la carte blanche est totale.
Et j'étais assez d'ailleurs étonné parce que avec tous les artistes,
en tout cas, le lien que j'ai pu voir que tu entretenais avec les artistes,
c'est avec lequel tu as travaillé.
À partir du moment, tu donnais une validation.
Les choses allait, en tout cas, et t'es en train d'être construite par les artistes,
mais n'allais jamais être mis en question par toi.
- Non, je respecte ce que si on travaille des artistes,
c'est justement pour leur donner comme tu dis la carte blanche,
mais c'est aussi la liberté.
Et c'est aussi par lui, seulement.
Tu vois, on me donne beaucoup de liberté et c'est ce liberté.
Je suis très heureux de pouvoir aussi la partager avec des artistes.
Moi, si tu vois, c'est à plein niveau.
C'est aussi avec des photographes, des personnités avec lesquelles on travaille.
De temps en temps, il y a un thème.
De temps en temps, on doit travailler pour quelque chose particulier,
mais l'esthétique ou l'œuvre, si souhaites que je n'accommente, je peux.
Je souhaites ne pas le commenter et avoir l'objet que eux ont ou l'œuvre,
que eux ont décidé.
Tu vois, comme avec Marianne à l'adresse, comme avec le collectif All House,
je sentais qu'ils avaient un moment étonné de cette façon de travailler aussi,
mais je trouve que les œuvres ou les designs qu'on est sortis,
le ressemblait énormément.
C'est parce que si on choisit des artistes et des créatifs,
c'est pour leur travail.
Ce n'est pas pour ce qu'on imagine que leur travail pourrait être.
C'est aussi plus de choix de travail.
C'est pas tout en le cas, c'est pour ça que tu as aussi une surprise de leur part.
Mais il y a aussi une surprise de leur part,
parce que c'est un projet qui se fait très rapidement.
Et c'est vrai qu'au sein de cette élite LVMH, on n'a pas l'habitude de ça.
En tout cas, j'ai trouvé assez chouette et je t'en ai beaucoup parlé.
Et tu en parlais justement, tu l'évoquais tout à l'heure avec l'ongler.
C'est de parler justement de ce sentiment de faire équipe avec justement
des sortes de collectifs, les gens qui tu travailles.
Et cette croyance profonde vers un but commun,
vers une vision créative commune.
Et je crois que c'est aussi ce que je ressens,
d'ailleurs de moi-même,
quand on discute avec tous les membres de ton équipe,
avec Simona, avec leur Eikaida, etc.
Je veux dire en plus, évidemment, de beaucoup témés.
Elle m'ont aussi dit que ce qui était aussi assez génial,
c'est cette liberté.
Alors tout le monde fait un peu tout,
mais avec travail beaucoup.
Et d'ailleurs, tu es évidemment une personne aussi qui porte tout ça.
Parce que je l'ai vu, tu travailles énormément.
Mais ce qui est assez jouissif et oui,
et réjouissant, c'est de voir que vous travaillez tous avec une volonté,
une motivation et un rêve commun.
Ce qui est, je trouve, assez peu le cas dans d'autres endroits.
Vous croyez en quelque chose et je crois que c'est aussi très important.
Oui, c'est un lieu commun que de dire qu'on n'est rien sans un collectif.
Mais ça, je le pense, j'en suis persuadée, on a dans la mode cette. Je sais pas si c'est une légende ou si c'est un fantasme que de mettre en lumière
une personne.
Généralement, la direction artistique, de temps en temps, les dégés peut-être un directeur
de l'image star, tu vois.
Dans ce cas, on prend de la place.
Oui, oui.
Tout est construit pour les porter, comme je disais, tu sais, tu l'as rappelé, ce sont
des soleils, mais on les alimentent aussi énormément, je l'ai vu avec un signe chémugleur,
mais tout ça n'existe pas, et pas seulement dans l'exécution, mais aussi dans la proposition
et dans la vision, tout ça n'existe pas sans une équipe et sans énormément de créatifs
au tour.
C'est un peu la mauvaise blague quelques temps en temps dans l'entrain d'industrie,
où on a l'impression qu'une personne prend beaucoup, beaucoup de lumière, alors que
c'est vraiment un travail collectif qui va du studio, à l'atelier, en passant par
l'image, la communication, le marketing, et tout ça co-existe, et je pense que sans
une équipe qui se sent lié au projet et aussi avec leur propre voie et leur propre vision
dans leur domaine respectif, tout ça ne marche pas, parce qu'on a mon avis, c'est
les induices dans lequel on travaille énormément, où tout on y a un investissement qui est très
important, donc je pense qu'une maison ressemble aussi à ce collectif plus qu'à une seule
personne qui est mise en avant.
Mais donc là, c'est drôle, parce qu'on a la chance d'assister au début, au renavaux,
de Moana, avec peut-être l'expectative d'avoir une marque Moana qui devient une sorte
de. de l'huitement, en tout cas, qui passe de marques, maisons de malutiers, à peut-être
maison de mode ou autre, c'est, en tout cas, c'est l'idée, on en parlait, donc il y a
plein de belles choses qui pourraient arriver, et puisqu'on parle beaucoup de collaboration
dans ce podcast, je voulais te demander toi en tant que personne chez Moana ou pas,
d'ailleurs, qu'elle serait avec collaboration rêvée.
J'ai réalisé déjà beaucoup de. C'était un truc, c'était très incroyable pour moi, mais j'en ai d'autres, mais qu'ils
vont peut-être. Tu m'ont peut-être arrivée, ok, moi.
Je travaille très dur justement pour réaliser ces choses impossibles, quoi.
Ok.
Est-ce que tu penses que toi, pour toi, une maison de mode à une sorte de responsabilité
culturelle?
Ça, c'est une question très difficile, parce que tu vois chez Mugler, oui, il y avait
une. C'est ça qui a été le plus difficile à quitter, le poids culturel où on avait quand même
l'impression. Je pense que c'était pas qu'une impression, il y avait une réelité de faire la promotion
ou en tout cas de mettre en lumière ou en valeur des choses qui nous tenaient à cœur,
quoi.
Donc, ça, c'était très. Je ne pense pas que la maison avait une responsabilité, bien que la maison a toujours été. Enfin, Mugler a toujours été des fansurs de ces droits de plein de choses.
Et en moins, c'est pas une responsabilité.
Je pense qu'on peut le faire, parce qu'on a des plateformes et qu'on peut aussi faire
profiter de tel perform à tout un tas de voix.
Je pense que c'est vraiment à la responsabilité de mettre de la direction dans ces maisons
dans cette direction non, et je pense qu'on le voit avec certaines maisons aujourd'hui,
il y en a qui se sont complètement ressentrés, tu vois, sur des choses très produits et très
directes, mais ce qui est les sens même de notre métier, et d'autres qui peuvent le proposer
une certaine ouverture, mais de manière aussi plus collatérale.
Je pense qu'aujourd'hui, Chanel est en train de revenir sur cette terrain, par exemple.
Mais de manière très, on peut dire discrer avec Chanel, mais en tout cas, pas de manière
aussi directe, Mugler.
Comme le veut aussi, la tradition du podcast, tu t'es demandé de choisir un extrait qui
t'a marqué, alors certains choisissent des textes, d'autres, peut-être, des extraits
de poemes, de musique, et toi, tu n'as pas choisi justement ce texte légitime au sens
classique, mais plutôt une scène d'une série populaire, je trouve ça génial, on va
l'écouter, mais en gros, il s'agit d'un cours dialogue à la fin de la saison 5 de
Buffie contre les 20 pierres, donc ça remonte il y a au moins 15 ans, quand on était petit,
à vouloir regarder la télé, je dis ça me dis soir, voilà, donc j'espère qu'il y aura
une partie des auditaires qui se retrouveront, et d'autres qui ne seront même pas qui
Buffie à conduire aussi, et voilà, on va aller écouter.
Je vais vous dire que je peux nous parler de cette école, de cette école, de cette école, de la
chose. Parce que c'est très touchant pour moi, tu veux que je rencontre un texte légitime,
bien sûr, que ça arrive à la fin de la saison 5 de Buffie, et elle comprend, il y a un
texte qui s'ouvre vers une dimension démoniaque, et elle comprend à ce moment-là qu'elle
est la seule, elle et sa soeur sont les seuls à pouvoir le refermer, mais en ce sacrifiant,
donc là on comprend qu'elle saute dans le vide pour se sacrifier à cette ultime dialogue
avant de nourrir, et je trouve que même en le réécoutant ça me donne des frissons, c'est
très touchant, parce que ce qu'elle dit, c'est vraiment la dernière phrase, ce qui est
la plus importante, c'est "The Art of the Sing" une des soeurs d'Histolle et Vinette.
À mon avis, ça dit beaucoup, beaucoup de choses, parce que c'est ce que je te disais tout
à l'heure, c'est la mort fatie de Nietzsche, c'est la mort de son destin, c'est le refus,
tu vois des récompenses imaginaires, c'est aussi d'être "Well-Dee, Be Brave, Livre",
c'est pas, je te retrouverais, ou ça ira mieux, c'est pas l'acte héroïque unique, c'est
la difficulté de continuer dans un quotidien, tu vois difficile, et ça, je trouve que c'est
très beau, et je pense que ça parle à beaucoup, ça parle à beaucoup de monde, c'est
léger, parce que c'est buffier, mais à la fois, c'est très profond, parce que je pense
que ça relit à beaucoup de concepts philosophiques très profondes, auquel je suis attaché,
auquel je suis résaligné.
Oui, parce qu'en plus, dans le travail, t'es quelqu'un de très passionné, tu travailles
beaucoup, justement.
Et même, c'est difficile.
Oui, c'est ça.
À mon avis, en fait, elle est là-là, parce que avoir une fulgueurance, comme ça, l'acte
héroïque unique, je pense qu'on en est tous capables, ce qui est beaucoup plus difficile,
C'est de faire un épisode 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 2, 3, 5, 6, 7, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 2, 3, 5, 6, 7, 2, 3, 5, 6, 7, 2, 3, 5, 6, 7, 2, 3, 5, 6, 7, 2, 3,
Est-ce que tu pourrais nous partager le conseil du plus précieux compté donner, tu voudrais transmettre?
- Je pense que quelque chose dont on parle beaucoup en ce moment et notamment avec tous les artistes mon sens large,
tous les créatifs avec quelqu'un de travail, c'est la distance avec son travail.
Ce qui rejoint cette idée de continuité dans la difficulté, l'acte créatif, il est très difficile.
On passe par plein de phases, c'est un besoin, il y a beaucoup de remises en question.
Je pense que c'est. Je commence à comprendre aujourd'hui que à mon avis ça peut nous enlever plus que ça nous apporte.
- C'est à dire que ça peut être sacrificiel.
- Exactement, c'est très sacrificiel mais probablement. Je pense que pour beaucoup d'artistes, c'est une obligation de créer, de donner comme ça.
Et ce dont on parle beaucoup, mais qui est très ambigu, c'est cette notion de distance avec ce qu'on produit.
Que ce qu'on produit n'est pas forcément soit, tu vois, que quelque part c'est un moment, ça ne nous définit pas. C'est ce qui s'est détaché de l'importance de l'acte aussi créatif ou du projet.
Tu vois, selon ce sur lequel on travaille.
Et de ce dire aussi qu'un moment donné, un projet, tu vois, un travail, une heure où quelque chose sur lequel on travaille,
sur lequel on a énormément donné, sur lequel on s'est énormément engagé, ne définit pas la suite et ne réécrit pas le passé.
C'est un moment, c'est important pour travailler très dur, mais une fois que c'est passé, il faut vite passer à autre chose.
C'est pour ça que je pense que presque le prix du. Je me demande si le prix du succès, tu sais, pour certains, tu vois, j'ai gardé, j'ai gardé.
Je me demande si ils aiment encore ce qu'ils ont créé, tu vois, parce que même si tu vois, c'était courant des succès,
si toi en toi, t'es pas persuadé que ce que t'as produit, c'est hyper cool, en tout cas ça te ressemble ou c'est très, très légitime.
On peut t'applaudir autant que tu comptes, mais ça ne changera pas grand-chose pour toi.
Donc, c'est un petit peu ça où à ce distance, avoir de la distance avec son travail, qui soit. On va, c'est très beau, merci beaucoup Bertrand.
Merci à toi, à bientôt.
Un grand merci à l'équipe de One Two and Two, sans qui ce podcast n'aurait pas pu être réalisé.
À bientôt.
[Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Bertrand Legal, curateur de l'image des maisons de luxe, partage sa vision de la création artistique comme un processus de collaboration et de liberté totale.
Il souligne que les maisons de luxe, comme Moana, peuvent nourrir des imaginaires contemporains en s'appuyant sur des artistes pour transcender leur identité traditionnelle.
La rencontre avec Marvin M. Tumo, un artiste multidisciplinaire, illustre le défi croissant de l’art pour dépasser les frontières entre disciplines.
Des collaborations artistiques, comme celles avec Casou Mesa, Kezou Meshab ou Michael Samuel, sont perçues comme des espaces de liberté créative, où l’artiste est respecté et valorisé.
Bertrand insiste sur la nécessité d’un travail collectif, où les artistes et les équipes partagent une vision commune, un objectif et une motivation profonde.
Il souligne que les maisons de luxe ont une responsabilité culturelle, en mettant en lumière des voix et des messages forts, notamment autour de la vulnérabilité et de la résilience humaine.
Un moment marquant dans sa carrière, le défilé de Chanel en 2013, a profondément marqué son regard sur la créativité politique et l’impact de l’art dans une société divisée.
Il propose une distance avec son travail comme un conseil vital, rappelant que chaque projet est un moment important mais ne définit pas l’identité ou l’avenir d’un artiste.
Summary:
Bertrand Legal, directeur de l'image de Moana, partage dans cet épisode une réflexion profonde sur l’art, la mode et les collaborations. Son parcours, allant de Chanel à Mugler et jusqu’à Moana, illustre une évolution vers une vision artistique plus ouverte et collaborative. Il souligne que la liberté de création, offerte aux artistes, est au cœur de ces projets, permettant d’aller au-delà des frontières traditionnelles.
Des collaborations avec des artistes comme Casou Mesa, Kezou Meshab ou Michael Samuel montrent une synergie forte, fondée sur le respect, la confiance et un dialogue conceptuel profond. Bertrand insiste sur la nature collective du succès dans le monde de la mode, où l’image d’une maison n’est pas une simple création individuelle, mais le fruit d’un élan commun, d’une vision partagée. Il cite un moment marquant : le défilé de Chanel en 2013, où Karl Lagerfeld a exprimé une position politique par l’art, marquant profondément sa sensibilité à l’intersection du créatif et du social.
Enfin, il offre un conseil essentiel : la nécessité d’adopter une distance par rapport à son travail, car chaque projet, même réussi, ne définit pas l’identité durable d’un artiste. Ce dialogue met en lumière la puissance de l’art comme vecteur de transformation, d’émotion et de responsabilité culturelle.
FAQs
Il se souvient d'un défilé de haute couture de Chanel en 2013 où Karl Lagerfeld a présenté une collection politique en faveur du mariage pour tous, dépassant ainsi les frontières de la mode et touchant directement les valeurs sociales et culturelles.
Il considère que les collaborations artistiques offrent une liberté totale, permettent de créer des œuvres originales et renforcent un dialogue authentique entre les artistes et les maisons de luxe, en valorisant l'originalité plutôt que la conformité.
Il a été attiré par la liberté créative et la volonté de construire une identité distincte pour Moana, une marque qui valorise le patrimoine et la création contemporaine tout en explorant des terrains inédits.
La carte blanche permet aux artistes de s'exprimer pleinement, sans contraintes, et en respectant leur propre vision, ce qui crée une relation de confiance et d'engagement mutuel entre l'artiste et la maison.
Il souligne que la diversité des profils — artistes, photographes, stylists — enrichit le projet, permet une approche plus approfondie de la créativité et renforce une vision commune et collective du travail.
Il a collaboré avec Casou Mesa Nagai, un artiste japonais reconnu pour ses œuvres sur la nature et les animaux, dans une série de sacs qui mettent en valeur son univers visuel et son lien avec l'histoire de la marque.
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