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Épisode 1 : Isabelle de Borchgrave, la femme artiste

31m 49s

Épisode 1 : Isabelle de Borchgrave, la femme artiste

Isabel de Borghrave raconte son parcours artistique, débutant dès l’enfance avec une passion pour le dessin sur tous les supports, encouragée par sa mère qui gardait ses œuvres. Après des études strictes en arts décoratifs, elle a dû se débrouiller seule, créant des catalogues et travaillant pour des journaux. Sa rencontre avec les tissus a marqué un tournant : elle peignait des robes à la main, organisait des défilés, et collaborait avec des maisons de couture. Cette activité a évolué vers la décoration intérieure et la production de tissus imprimés, vendus aux États-Unis. Malgré son succès, elle a refusé d’être cataloguée comme artiste traditionnelle, préférant une vie créative multiforme. Son mari, Vernère, a joué un rôle clé en la soutenant. Son atelier reste ouvert pour partager son expérience, contrastant avec la solitude qu’elle a connue. Son histoire illustre une quête constante de liberté artistique, mêlant joie de vivre et exploration des couleurs et des matières.

Transcription

5568 Words, 30558 Characters

French
Bienvenue dans cette série de podcasts, dédié à l'artiste Isabel de Borghrave. Rendez-vous à Bruxelles dans la Theliers d'Isabel. La porte s'ouvre, nous entrons. Nous nous installons dans la bibliothèque et nous lui demandons comment tout cela a commencé et comment la femme artiste est né. Ma mère me disait que quand j'étais petite, j'avais avancé avec des crayons en main et je dessinais sur le sol et je dessinais partout. Et donc, ma voix avait l'air d'être tracée parce que je n'ai jamais arrêté. C'était mon seul jouet. J'ai grandi, il faut dire aussi que j'ai grandi dans une famille de garçons et d'en appel à la campagne où il y avait les cousins avec qui ont joué beaucoup mais c'était que des garçons. Donc, j'étais la seule fille et très souvent pour employer un mot d'aujourd'hui qu'on finait dans ma chambre en train de peindre ou d'imaginer ou de décorer. Il y avait une petite maison en fond du jardin. Je peignais les murs. Faut qu'ils étaient par entièrement recouvertes. On repagnait un coup de blanche pour être dessiné. Donc, la peiture, elle était en petit et même en grand, en petit dans des petits carnais et en grand parce qu'on me laissait les espaces. Et même les murs de ma chambre, j'avais le droit de dessiner partout. Et donc, on repagnait, il faut que j'avais fait le tour, on repagnait, j'ai recommencé. Mais il y avait des frustrations quand même parce que c'était il y a très longtemps. Et c'était une époque où on était moins gâtés et donc, moi, j'attendais le moment où on allait visiter la magasine de pâtur. Il y avait un petit magasin que j'adorais qui a été rurus de l'arbre bignie, qui a disparu maintenant. Et donc, on allait acheter des pâts d'hépatur. C'était la chose qui m'exétait le plus. C'était vraiment bien plus que la magasine jouée. Et là, on rentrait dans le magasin de pâtur et je prenais le jourau, les pils rouges, les pietes comme ça, puis du vert, et puis encore ça, puis à garder comme ça, puis à notre papier plus faible, puis les passos, le petit à grand, à peu une boîte de croix de couleurs. Et à un moment, on dit "ah la la, non, non, non, non, non, non, non, non, ça va être beaucoup trop cher." Il faudra que dans les. Il faut que tu choisis, tu ne peux pas tout prendre. Comment peut-on choisir entre 10 ou 12 couleurs à possible? On l'a vu toute. Si on ne peut pas prendre le rouge, on est mort de chagrinne. Mais par contre, finalement, on se. on ne se part avec ce qu'on peut. Et ça a été toujours une joie et ça reste une joie. Il n'y a pas voyage où je ne passe pas par la magasine de pâtur. Parce qu'il y a toujours quelque chose à découvrir. Et rien qui est au milieu du matériel déjà, on a envie d'être sorti du magasin de commencer à essayer la nouvelle à courir elle, le nouveau papier, etc. Et donc ça a été ma prime jeunesse. Et puis j'étais à l'école comme tout le monde, mais je n'ai pas trop l'école parce qu'il fallait écouter, j'avais pas beaucoup de patience et que je ne pensais qu'il y a pas dessiner. Donc je n'avais pas des résultats tellement brillants. Sauf l'année où le prophète était une femme absolument merveilleuse qui a tout de suite compris mon caractère, qui voyait que j'arrêtais pas de dessiner et m'a dit que je faisais beaucoup de bruits en même temps, c'est jamais rire, jouer à m'amuser. Et donc elle m'a dit que maintenant on veut plus t'entendre. On prend ta table, on la met au fond de l'école, la classe, pardon. Et là tu fais ce que tu veux et tu peux dessiner tout la journée et je t'ai premier de classe. Parce qu'il y a un phénomène qui reste, qui est là toujours au même temps. Je vais aux États-Unis maintenant et que je vais écouter des conférences, des discussions sans fa. Je ne peux pas dessiner devant tout le monde parce que ça ne se fait pas. Mais je me sens mal quoi, il faut que je fasse quelque chose. Et donc c'est vraiment nique comme ça. Pérateur à chasseur, un bon vivant, une jamais vue, la différence entre deux couleurs et en tout cas rien. Mais ma mère était très artiste, elle ne faisait rien, mais elle était une femme très raphinaise. Elle adore elle à pâtu, elle m'a d'ailleurs emmenée dans beaucoup de musées. Elle était folle de musique, donc j'allais beaucoup au concert avec elle, la musique à pâtu. Elle a quand même été très bien ensemble et elle a été surtout merveilleuse parce qu'elle a regardé. Je crois qu'à un enfant qui fait quelque chose si on ne regarde pas ce qu'il fait, il ne fait plus. Et donc moi le soir, avant de dormir, j'avais l'habitude de mettre un dessin sous son oreiller. Mais toute ma jeunesse. Si elle n'avait pas, on l'a retrouvé dans une boîte quand elle est morte, elle avait gardé tout cette petite esthade, tout petit comme ça de la jeunesse. Et donc là, je me retrouve à 14 ans et je n'ai plus du tout envie d'aller à l'école. Et je veux aller dans une école d'art. Mais on est dans les années 60, début des années 60, et donc il n'y avait pas toutes ces écoles comme maintenant. On trouve pour chaque enfant exactement ce qu'il convient et on vous met plutôt quand en sculpture, plutôt qu'en pâtu, etc. On s'occupe extraordinairement des enfants aujourd'hui. Là, c'était où les écoles, où ils m'avaient dit "etcou, tu peux faire ça, mais tu dois faire une seule chose, et tu dois prendre des études de secretariat". Comme ça, au moins, tu as un bagage. Alors, le secretariat, la machine, ce n'est vraiment pas pour moi. Donc je suis parti. L'académie, j'étais trop jeune, la camp, j'avais pas le droit, j'avais 14 ans. Donc il y avait une école qui s'était ouvert, qui était associée à l'académie de Bruxelles et qui s'appelait sortes des arts décoratifs. Qui exite toujours, mais qui est devenu une colle beaucoup plus sérieuse. Et donc, c'était tout près, c'était place du châtelet dans un garage. C'était très, très sabatique et c'était de 8 heures du matin à 8 heures du soir. Et ça passait comme ça, parce que je pouvais dessiner toute la journée. Et c'était comme un service militaire du décembre parce qu'on n'avait pas le droit d'empoir de la couleur. Donc c'était du fusin et des papiers. Donc c'était toute la journée ou du modèle vivant ou des plaats. C'était au fond très rébarbatif, mais pas parce que c'était. Il y avait cette chose que l'on ne fait plus tellement maintenant. C'est vraiment le décembre, le fusin, pas essayer de faire quelques jours pour ça. Mais comprendre la lumière, comprendre les proportions, comprendre tout ça. Va dessiner des plaats pendant trois ans. Après, vous avez dans la campagne et l'arbre, il est un arbre. C'est un sport de service militaire. Alors, j'ai sorti de là à 17 ans et je savais dessiner un plat et un modèle vivant. Mais je savais rien faire d'autre. Je n'avais jamais m'essayer et puis je peignais comme ça des petites choses. Et donc, il fallait que je me débrouille. Il fallait mes parents ne m'aider pas. J'ai pris très vite un petit atelier au sablon qui était agronnier. Dans lequel je me suis installé, et j'ai fait parce qu'il y avait pas les réseaux sociaux et pas tout ça. J'ai fait un petit catalogue à la plume où j'ai dessiné tout ce que je dessinais bien. Il y avait une paire de basket, une boîte de drèftes, une petite fille à six sur une chaise, à paysage, comme ça. Et j'ai fait. j'ai été vêtement dans toutes les boîtes aux lettres. Avec mon de mes hôtels et les folles, j'ai attendu le téléphone à sonner. Et on m'a demandé de dessiner une cardanuelle, une annonce de bâtème. Ça se faisait beaucoup à l'époque. Et puis, le journal le soir m'a proposé de dessiner une page par semaine qui était comment arranger l'endroit le plus petit, comment arranger ses par rapport à lui ou accrocher ses casserole. Vraiment comme ça. Et je dessinais très précisément à la plume comme ça. Et ça va permettre de payer un petit à petit mon atelier et d'avancer. Pas pas à tour, c'est exactement ça. Il y a l'activité de la page planche et du passaud. Et quand on se fait violence et qu'on arrive, on arrive à quelque chose, c'est qu'il s'est passé. Et c'est ce moment là qu'on espère toujours. Mais on l'espère toute sa vie. Moi, j'ai un atelier ici complètement ouvert. Des personnes qui travaillent, la porte est ouverte, au monde vient. On y a des gens qui viennent vers des stages. Je suis très, très ouverte parce que justement personne ne m'a ouvert la porte. Et ça, j'ai trouvé que c'était très difficile. J'avais envie d'entrer dans un atelier. Mais les gens étaient toujours calfeux, très serrés. A voir, de donner un conseil, il faut vraiment essayer beaucoup de choses. Et essayer beaucoup de choses pour comprendre comment déjà coller à papier sur une toile, comment employer une couleur sur l'autre, comment se s'y. Tout ça, je l'ai appris en le faisant. Et alors, elle est arrivée, c'est 18 ans, 19 ans. On était à l'époque, et elle avait trois balles par semaine. Mais quand on dit des balles, c'était des balles. Donc on a recevé des beaux cartons. On était habité le jeudi, le vendredi, le samedi. Et dans tous les ordres de la Belgique, paris, pas partout. Et moi, comme j'étais très ouvert, timide, mais quand même assez prête à faire la fête, j'étais fort à viter. Mais je n'avais pas de robe. Et je n'avais pas de robe, parce que j'ai met beaucoup mes parents, mais c'était pas leur philosophie. C'était pas, on allait pas acheter des robes comme ça. Tu avais quatre, tu as envie de sortir, ben tu te débrouilles. Et donc j'ai pris un bout de tissu. Et c'était quand même un moment important. Parce que je m'en suis aperçu après. J'ai pris un bout de tissu qui avait ma hauteur et pour avoir l'avant et l'arrière. Et là, j'ai pas n'importe quoi. Des paysages, à bocal de poisson, des fleurs, des jardins, des n'importe quoi. Et puis j'accrochais ça une fois de la côté, une fois de l'autre, ou quoi, mais ça n'importe comment. Et je faisais des robes qui étaient des robes vraiment pour faire la fête. C'était des robes comme t'es bedoel. Il y en a qui résiste toujours. Et donc elles étaient pattes, elles étaient fixées, c'était tout à travail. travail. et elle était très très colorée. Et alors, mes amis, des gens ont vu et sont venus et ils vont m'en acheter une robe, et puis, ils vont à Foulab, beaucoup de Foulab, j'ai pas des milliers de Foulab. Finalement, les hommes, les garçons, venez, proche tes défoulab pour leurs amis. Et puis, je suis rentré dans une maison de couture qui m'a commandé des tissus, d'un dire, eux coupaient la robe, et ils m'envoyaient les tissus à plat, et je les péniais, c'était effrayant, parce que c'était la moindre tâche à t'érepusée, et je peuniais jusqu'à une heure du matin quand c'était un travail de fou. Mais c'était une rentre, c'était une façon de travailler. Et puis, j'ai adoré ça. J'ai sorti vraiment quelque chose qui me convenait, parce que j'ai toujours adoré les tissus, je collais toujours collectionner les petits bouts de tissu, donc j'ai une relation avec le tissu qui est très importante. Alors, le fait d'en fabriquer, qu'il se porte, qu'il circule, qu'on vient de l'échercher, tout ça, je me suis dit, "Ve-la, bon navire, c'est mon histoire." Et à ce moment-là, j'ai rencontré Vernère, mon mari. Mon premier atelier, Russatane, c'était une saut-petit grenier, magnifique, vraiment, très longue grenier, comme ça. J'aurais vêt, j'étais folle, je voulais la voir. J'ai dû imaginer très vite des choses qui me permettaient de pouvoir y vivre. J'ai décidé de donner des cours de décès aux enfants. Le mercredi et le samedi, il y avait entre 20 et 25 enfants qui défilaient et qui passaient, très souvent, les parents étaient ravis, ils ne s'étaient pas une heure, ça dit, ils arrivaient à 2 heures. Parfois, à 6h30, je vais appeler, vous étiez au-l'ai pas oublié, le petit dameur, elle a toujours là sur sa chesse. Et les parents s'amuser, régulés, ils étaient content que leurs enfants soient heureux. Et un jour, j'ai arrivé à l'enfant un peu plus grand que les autres, et c'était vernère. Et il a adoré ça, il a adoré cet atmosphère de cours de décès à l'enfant, et il n'est jamais parti. Il était toujours là, et au fond, on a commencé à vivre ensemble, mais c'est arrivé naturellement, parce que j'ai déménagé, je me rappelle toujours, on avait que des 33 tours et des livres. Et alors, on allait de la rue Satan, à la rue de Labeh, et évidemment, on portait les choses, on a. Alors, vernère, reporter, reporter, reporter, il m'a aidé. Et j'ai dit, il m'a dit, "Mais tu me parles plus", mais il ne dis que je peux pas parler, "Porter". Alors, mais ça s'est dit, Vernère, est quelqu'un d'être intelligent, très brillant. Il était professeur à l'université, il a eu des propositions tout à fait magnifique, mais il a jamais voulu, il est resté avec moi, et je crois que c'est vraiment l'homme de l'ombre, et qu'il m'a beaucoup aidé, parce qu'il m'a protégé, et protégé, ça veut dire beaucoup pour un artiste. Et donc, j'ai un immense respect pour lui, et en plus, de ça, on s'amuse tous les jours. J'ai été dans le Bad-Ussablon, dans la petite rue de Role-Béc, où d'ailleurs, on a fait qu'on a commencé à faire dédéfiler, alors, c'était dans le granier, et on vous a été dédéfilés, tous les gens étaient assez partés, j'étais pas en hété 50, 80, et puis, j'en ai fait dans la rue, et puis, j'en ai fait dans le petit magasin, et j'en ai fait un peu partout, des dédéfilés vraiment en peignant sur du cuir, en faisant des satures, en faisant des chapeaux, en faisant des sacs des beuses, des tenues un peu plus cools qu'on pouvait mettre à la plage, et les gens adoré, parce que ça ne se trouvait nulle part, et que ce n'était pas comme maintenant, où on trouve des robes très amusantes, un peu partout. Et alors, tout ça, grandit, grandit, grandit, et j'ai voulu faire à défiler plus important, et il y avait un café au simple, qui s'appelait le café du jeu de balle, et qui était racheté par les nils, qui ont le cant à l'erburi et d'autres restaurants, et donc, à l'état, j'ai vint une salle, j'ai toujours demandé si je pouvais visiteur en train d'arranger, y d'aller ouvrir, j'en disais si je pouvais faire à défiler là, ils ont dit bien sûr, oui, enfin voilà, on s'est arrangé, et il y a tellement de monde, mais c'est vraiment, il y avait à Montefou, c'était la veille du premier mai, j'avais été au marché matinale, j'avais acheté des brasser de muguets, et à la fin du défilé, le défilé était que des amis, qui défilaient toutes les amis les plus jolies, qui ne faisaient pas sa bâtir, ravissant, toute jeune, et lancé du muguet partout, ça sentait très très bon, mais alors, il y avait plein de gens, qui étaient tellement de monde, qui sont assis sur des armoirs, et ils se rangaient des vécels, quand ils venaient des banquets, qu'ils allaient faire des banquets, et les armoirs, ce sont sorties du mur, et toutes les assiettes sont répandues sur le sol, mais comme j'étais très jeune, les gens aient un peu plus agir au dit "Main, enfin, elle est folle, elle va même nous inviter à dîner, qu'elle drogue de façon de nous inviter à dîner, du tout, et alors ils sont descendus, et c'était le restaurant nils qui s'ouvraient, et depuis l'heure, ça partait, et devenue, c'était, j'ai vraiment fait l'ouverture de ça, mais alors, pour les revenir à ces robes, je me suis aperceux, j'avais des coutures yèges, j'en avais une, deux, trois, jusqu'à huit, et je me suis vite aperçu que ça allait devenir un enfer, parce que je me l'aînit du côté artistique, le problème, c'est à la fois qu'elle dit sa vie et en même temps faire des choses qu'on aime, qu'elle soit vendée, mais qu'elle vous fasse plaisir, que vous ne fassiez pas des choses que parce que c'était intéressant, si donc vous perdez votre arme d'artiste, et puis finalement, je venais le domestique de ces dames, qui avaient des caprices, le n'après l'autre, une, ou les plus courbes, l'autre plus jaune, ou l'autre plus courbes, enfin, c'était non stop, et c'était, c'était, c'était, devenu très très embêtant. Alors, petit à petit, sans rien dire, avec les tissus, je ne réussissais pas tout, donc quand je ratais une robbe, je gardais le tissu avec une tâche, et avec ça, j'ai fait des, les rideaux, ou la cabine des saillages, et puis j'ai fait des coups sains, voilà, je fais, et puis j'avais fait un arbre, ça c'était de culture, en faire, je sais pas quoi, et toutes les feuilles étaient des coups sains, fais dans des tissus ratés, mais c'était ravissant à la fin, parce que c'était plein de vie et plein de imaginations, en tout cas, les tâches n'avaient plus aucune importance. Et petit à petit, c'est devenu, je suis passé du, du, du, du, des vêtements à, à l'intérieur, aux maisons. Vous savez que j'adore les maisons, si, enfin j'aime beaucoup de choses, ce qui complique la vie. Alors toujours en peignant, et avait, et avait la, le tissu, et avait les robes qui étaient à peu abandonnées, on rentrait dans le monde de la maison, qui était passionnant, alors je faisais étable avec des cordes à me souver, et puis je faisais des, je peignais les mêmes tissus pour des rideaux, pour des canapés, pour des. Et les mêmes personnes sont venus, ou n'ont pas du tout été donnés, qui n'avaient plus de raven, elles se enchaînent sur les tissus, et puis je me suis dit, finalement c'est le tissu, je ne suis pas, hein, je ne suis pas coupé des robes, je ne suis pas balancé en gars, mais dans la couleur, il y a quelque chose. Alors on a commencé à faire des tissus, toujours à la main, mais pour un canapé, il faut 15 mètres, mais faire 15 mètres, avec des raccords, ça a été très compliqué. Donc on est passé à des cadres, et puis on est passé par des choses plus compliquées, puis on est allé dans des usines, dans les flambes, et puis on a commencé à faire apprimer, alors pour apprimer, il fallait le même des ça, en positif et dégatif, et puis les rouges, puis les bleus, puis les verres, et alors il fallait comment des 3000 mètres, puis les rouges, et les bleus vendés, mais pas les verres, alors les rouges vendés restaient, enfin ça doit devenir un autre que, c'était des nouveaux, vraiment très embêtants, et alors, je suis parti aux États-Unis, pour montrer mes tissus, et je suis rentré dans des d'arbes compagnies, de draps, ça a parlé comme ça, des relations, j'étais très amie de Manuel K. Novash, je connais celles et pierres frées, je connais ça un peu le monde du tissu en France, et donc ça va ouvert quelque porte aux États-Unis, et j'ai travaillé pour beaucoup de gens, aux États-Unis, à vendre mes dessins qui servaient à faire des draps, ou des couvertures, ou des couvres livres, ou des ridos, ou des choses comme ça, mais c'était toujours pour vivre, et la pature était toujours là, toujours présente, mais on me prenait, c'était le problème, c'est que j'arrivais pas à être définie, et les gens, enfin les gens, en tout cas les gens, des galeries, les gens de l'art, ils ont besoin de pouvoir vous définir, de savoir est-ce qu'elle est complètement artiste, est-ce qu'elle pleure la nuit, est-ce qu'elle parle la nuit, est-ce qu'elle fait? C'était pas du tout moi, je suis une bombe de joie et de vie, et donc je faisais les tissus, et puis je pénie le soir, et puis le matap, puis il ne voit pas. Je faisais 1000 choses, mais je n'étais pas, je ne pouvais pas me cataloguer, et c'est rester comme ça très longtemps, et donc on a essayé, après, de me ranger, si je peux dire, mais en Allem, on est à unis, d'abord c'était la découverte de New York, c'était fantastique, donc en passant, on allait assez souvent, on passait, vos lits jours, et je suis à Rad musée, donc je les faisais tous, les galeries, les musées, j'étais dans un état, je peux dessiner dans la vie, en rentrant tellement, j'étais excitée, il faut dire que c'est très. c'est très. c'est comme du champagne, d'être à New York. Et alors, en même temps, bon, j'étais au Métropolitien, et j'ai rencontré "review" une amie à la dienne, que j'avais pas vu depuis assez longtemps, et on se donnait rendez-vous au Métropolitien, et il y avait une exposition, on se plenit, sur le 18ème, donc c'était des robes, des robes 18ème, en déti-ciem, ce m'a un magnifique, des robes d'époque, les chaussures, les détails, chaque peau, les accessoires, avec une présence. en présentation Inouïe et en même temps, il y avait une rétrospective d'Ithsalhran. Donc il y avait le passé et le présent, mais dans les deux, dans une force Inouïe, moi ça m'a bouleversé et surtout une petite robe 18e jour dans une espèce dans un tissu à coton à Dia, parce qu'en France, au 18e, il y a eu la grande mode des Indiennes, donc on ramenait des tissus d'aide et on refusait à la française des robes qui étaient plus légères que des robes en brocaque, et puis à un moment, la France a interdit l'apportation de ses robes pour ne pas embêter les gens qui créaient en France. Mais alors j'ai le bras-pêle, j'étais avec elle et on se baladait et on sorti de là. Et j'ai eu un flage, j'avais d'abord envie de voler cette petite robe jour. Elle était pas très grande, c'était brûlée d'adultes, mais les gens étaient plus petits. Et donc je suis sorti, j'étais sur les marches, je me suis retourné, j'ai dirita, j'ai une idée, on va faire une robe en papier. Pourquoi, j'ai dit 7/8, je ne le sais pas. Mais parce que ça me paraissait comme un raccourci entre ma vie d'avant de pas sur de la soise que je n'aurais plus jamais fait parce que c'est presque désuel. Et cette amour toujours de la mode, mais c'est la mode dans l'histoire. Et la passion de la couleur et de la pâtur. Donc quand on mettait tout ça, c'est arrivé naturellement dans une robe en papier. Alors, il t'a été très gentil, je comprends pas du tout ce que tu veux. Mais moi, j'adore Bruxelles, j'ai des amis, j'aimerais bien venir. Je dis je t'envoie à Bieda-Davion. Et tu viens en un grand maison, tu viens passer une semaine, qu'à jour, à moi, qu'à peu près tu veux, et on va faire une robe 1. Alors, c'est tellement excité. Quand on a fait 7/8 et puis elle est repartie, puis elle est revenue, on en a fait encore quelques unes. Et finalement, on est à se retrouver avec 10/8 et on a habité derrière une maison rugachat, qui était une maison, j'envié à peu l'amour des maisons, l'envie de décorer, l'envie de pas détissue fou pour des fenêtres et banses. Donc j'avais un espèce d'hôtel particulier, mais entièrement, fait par moi des lustres. Tout était fait, tout était fait comme ça, mais c'était quand même une maison assez extraordinaire. Et il y avait un salon à l'étage, on allait pas. Et là, on mettait les robes et à jour les Américains pour qui je travaillais dans le stationnerie, c'est donc tout ce qui se fait en papier. Ils sont venus pour chercher du dessin, comme ils viennent encore chaque année, deux fois par an. Ils sont très gourmants, ils voulaient aller au restaurant, chaque fois ils voulaient connaître à nouveau restaurant. Et je dis ce soir, je vous emmène à cocter. Ah, très bien. Et donc, c'était arrivé, j'essaie de monter à l'étage, j'avais pouté de champagne, les bougies contre le mur, le feu de bois et toutes les robes et ils étaient fou. Et moi, je faisais ça pour rien, ni pour personne. Je fais ces serres comme une espèce de. Mais tout, oui, là aussi, il y a quelque chose qui était intéressant, c'est que comme j'ai quitté à la quatorze ans, j'ai un désordre chronologique dans l'histoire qui est habissale. Mais à travers les rangs, à travers le tissu, à travers tout ça, je remis de l'ordre. Et je suis assez passionné et d'histoire et de. oui, d'histoire et de la mode. Et donc, j'ai pu raconter quelque chose qui faisait partie de moi, mais sans devoir obéir à une cliente qui voulait une robe pour aller au mariage de Valhame, je sais pas qui. Donc, c'était la liberté. Parce que la liberté pour un artiste, je pense que c'est le plus grand cadeau. Et dans ma vie, dans toute ma vie que j'ai toujours adoré, j'étais à la recherche de la liberté aussi, parce que la liberté, c'est pas de dire. Je fais ce que je veux quand je veux. C'est d'abord de gérer sa propre vie, ses enfants, sa vie de famille. Moi, j'avais beaucoup agéré autour de moi et donc il fallait que je fasse des choses qui soient sérieuses aussi. J'ai pu faire vraiment mon rêve, c'est-à-dire d'habiter dans mon atelier et d'avoir la pêle galerie, c'est un peu préhantieux, parce que je ne sais pas de faire la course à d'autres galeries, mais d'avoir un espace grand, bien éclairé avec des murs blancs, des 6 mètres, et pouvoir accrocher les tableaux qu'on veut, quand on veut les mettre en maître ou en maître, mais avoir cette liberté de pouvoir à la fois les montrer et de les faire. Comme on veut, sans plaire, sans la liberté, c'est aussi ne plus plaire. C'est un problème, c'est pas qu'il y a assez souvent soulevé, ou peut-être pas assez, c'est qu'on fait. Vous voyez beaucoup d'artistes qui ont trouvé un filon, alors ils le font du moment où on plonge. Moi par contre, je suis tout le temps dans la recherche et dans leur vie de faire autre chose, qui n'est pas toujours bien vu, parce qu'on me dit, "Alors, on ne va te reconnaître pas, avant tu étais pas à te naïe, tu es comme ceci, tu vois une exposition d'ocnès, tu commences à faire des choses." Je suis une éponge. J'aime, j'ai besoin de raconter toutes les sensations que je ressens un peu partout, et ce n'est pas de la copie même si je repars fort en arrière, même si quand j'étais petite, j'ai beaucoup copie. Donc, il y avait, chez mes parents, il y avait un énorme livre, un gros livre comme ça sur les prémidieflaments. Tu sais, quand on est une petite fille, les prémidieflaments, c'est pas tellement rigolo, et c'était à trop livre qu'il était même parlier. Donc, les feuilles, par terre, avec des feuilles de papier beurre. Vous la savez, j'entends le bruit de papier, et je copie à même ligne pendant des heures, pourquoi et au fond. Pourquoi? C'est parce qu'il y avait le tissu. Dans les prémidieflaments, il y a cette issue, et c'est ça qui m'a toujours rattrapé. Et je pense que le tissu, et je veux dire comme Mathis, j'aime tellement, mais bon, il y avait cuits dans une usine de tissu quand il était enfant. C'est pas pour y'a, qu'il n'y a pas un tableau, qu'il n'y a pas à bout de tissu. Et c'est le tissu, c'est une inspiration énorme, parce qu'il y a l'étisu du monde, il y a l'étisu historique, et tout ce que l'on voit sur les gens, qui bougent, ce qui bouge autour d'accord. Donc, pour moi, c'est important. Évidemment, il y a tous les tissus du monde, qui sont encore les choses qu'on peut voir. J'ai pas mal voyagé, quand je vais la temps, je suis parti, on est pas, le personne y allait. J'étais en Thaïlande, quand il y avait les clans, qui avaient du cas de l'eau à Bangkok. J'ai eu la chance de voir encore le monde très très beau sur tourner à Bangkok. Je ne sais pas, je ne sais pas pensée, je ne sais pas si, c'est horrible, il y a une espûrie à ce que j'ai aimé, il n'y a plus un marché, il n'y a plus rien. Je pensais bien vivre dans les marchés, j'étais à Bali, j'étais. Fassais, on rentre de là, on est une boule d'envie de faire, parce que tout est là. C'est vraiment les anciens qui nous apprennent. Et je crois que quelqu'un qui a un jour fait des choses très sons, mais l'an de matres écolorés ou grand ou petit ou change complètement, moi, ça me plaît beaucoup, ça me contraire, j'ai envie d'aller voir ce qu'il va faire après. Mais si je sais que ça sera toujours la même chose, ça me l'intéressera moins. Vouillard était à pâtre, qui a. J'aurais pu pleurer devant des vouillards, surtout les vouillards qui ont aux États-Unis qui sont immense. Vouillard était un homme très discré qui vivait dans un informant tout petit à Paris et qui peignait sa mère tout le temps. Mais comme l'endroit était petit, il voyait sa mère avec son tablo, il est gentre et sable, avec sa chmise, avec des fleurs, et son tablo était à carreau. Et il était tellement prédèle qu'il a passé longtemps à dessiner des tissus. Donc cet hablo sont des tissus. Le nom du tablo, je peux peut-être pas vous le dire, mais tous les vouillards, le plus petit comme le plus grand, c'est la sensibilité vraiment, mais c'est absolument extraordinaire. Alors à un moment, ça pourrait peut-être avoir un petit côté passéiste et donc j'ai regardé bonheur. Et bonheur, j'ai fait l'impression de faire des pattes géants dans ma façon de regarder, parce que bonheur est à. à un immense contemporain, je veux dire, il n'a pas à la couleur, il a vu la couleur comme personne. Mathis me remplit tous les jours, parce que vous allez voir combien de livres il y a ici, et combien je les regarde. Je pense que c'est les pattes qui ont vraiment eu un impact très fort sur moi et qui encore aujourd'hui sont très importants. Mais j'ai adoré Thornair. Ça dépend, c'est des moments de la vie et c'est des saisons, si vous êtes dehors, si vous restez dans le nord du lieu et que vous avez envie de penser à la campagne à nature où on est peut-être plutôt vers Thornair dans mon cas, parce que là aussi, il nous a raconté la nature de façon inimaginable. Et voilà, c'est comme ça que ça se passe. Je rêve pas du et je suis à la recherche et à la tente du chédove qui va arriver. Tous les jours, je pense qu'il meurt le chédove et c'est pas le cas. mais qu'est-ce que ça a été bien le fait? Et puis, c'est le regard des autres qui est apportant. Le regard des autres, c'est le regard de ma mère qui regardait le petit dessin et c'est vrai que c'est pas rare quand les gens viennent ici, même si viennent pas à peu autre chose, parce que ils regardent, et la façon dont ils regardent, ou ce qu'ils me disent, ce qu'ils me disent parfois, me conduit, je pense que sans les autres, on avancerait pas comme ça. Je ne regretteria, peut-être que j'aurais aimé, si je pouvais choisir maintenant, j'aurais aimé aller en Angleterre faire une école d'art, bizarrement, j'aurais aimé ça. Parce que, je crois que ce qui m'a montré et qui a mis le désert dans ma vie, c'est qu'il y a bien, je suis complètement à l'électron libre. Mais quand vous voyez, après, je me serais échappé de ce t-côle, mais il y a des écoles extraordinaires aux États-Unis et en Angleterre, où j'aurais adoré pour apprendre, apprendre des techniques, apprendre, je repris des raccourcis. Et ça m'a beaucoup de temps d'ormettre de l'ordre, de l'ordre chronologique et historique dans ma vie, et maintenant, maintenant, c'est normal que je choisis à me échapper de tout ça et que vous faites le regard de zôtre, est très important, mais si ce n'est pas accepté, ça ne me dérange pas du tout. C'est la fin de cet épisode. Il a été produit par Make-Heurs Media et Sophie Carré-Pierre, pour Isabel de Borgrav.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’artiste Isabel de Borghrave a commencé à dessiner dès son enfance, utilisant crayons et murs comme supports, encouragée par sa mère.
  2. Elle a suivi une formation rigoureuse en arts décoratifs à Bruxelles, axée sur le fusain et le dessin d’observation.
  3. Pour subvenir à ses besoins, elle a créé des catalogues de dessins, travaillé pour des journaux et donné des cours aux enfants.
  4. Elle a développé une passion pour les tissus, créant des robes peintes à la main qui ont rencontré un grand succès lors de défilés.
  5. Son activité s’est étendue à la décoration intérieure (rideaux, canapés) et à la production de tissus imprimés, avec des collaborations internationales.
  6. Elle a rencontré son mari, Vernère, qui l’a soutenue et protégée, lui permettant de se concentrer sur son art.
  7. Malgré une diversité de projets, elle a eu du mal à se définir comme artiste pure, préférant une approche libre et joyeuse.

Summary:

Isabel de Borghrave raconte son parcours artistique, débutant dès l’enfance avec une passion pour le dessin sur tous les supports, encouragée par sa mère qui gardait ses œuvres. Après des études strictes en arts décoratifs, elle a dû se débrouiller seule, créant des catalogues et travaillant pour des journaux. Sa rencontre avec les tissus a marqué un tournant : elle peignait des robes à la main, organisait des défilés, et collaborait avec des maisons de couture.

Cette activité a évolué vers la décoration intérieure et la production de tissus imprimés, vendus aux États-Unis. Malgré son succès, elle a refusé d’être cataloguée comme artiste traditionnelle, préférant une vie créative multiforme. Son mari, Vernère, a joué un rôle clé en la soutenant.

Son atelier reste ouvert pour partager son expérience, contrastant avec la solitude qu’elle a connue. Son histoire illustre une quête constante de liberté artistique, mêlant joie de vivre et exploration des couleurs et des matières.

FAQs

Elle dessinait partout depuis son enfance, avec des crayons, sur le sol et les murs, et ses parents repeignaient pour qu'elle recommence.

Aller au magasin de peinture pour acheter des couleurs, bien plus excitant que les magasins de jouets.

Elle manquait de patience pour écouter et ne pensait qu'à dessiner, ce qui lui donnait de mauvais résultats, sauf avec une institutrice qui l'a laissée dessiner.

Sa mère l'emmenait dans les musées et aux concerts, et gardait tous ses dessins d'enfance, ce qui l'a soutenue.

À 17 ans, elle a créé un petit catalogue de ses dessins et l'a distribué, ce qui lui a valu des commandes comme des dessins pour des annonces.

Faute de robe pour sortir, elle a peint un tissu avec des paysages et des fleurs, ce qui a plu à ses amis et a lancé sa carrière de créatrice de vêtements.

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