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Épisode 1 | Être grande : ce que les gens ne comprennent pas

from Grande, et alors ?

5m 6s

Épisode 1 | Être grande : ce que les gens ne comprennent pas

Les grands chiens vieillissent plus rapidement que les petits, un phénomène paradoxal dans le monde des mammifères où généralement les espèces plus petites ont une espérance de vie plus courte. Une étude menée par le Dog Aging Project a analysé la métilation du génome de 874 chiens de différentes races, révélant que les grands chiens présentent moins de métilations sur les gènes sauteurs — des séquences capables de se répliquer dans le génome. Cette désmétilation pourrait entraîner une activation inappropriée de ces gènes, provoquant une inflammation chronique qui abîme progressivement les cellules. L’hypothèse est que cette activité génétique désordonnée accélère le vieillissement, notamment chez les mâles. Cependant, les femelles vieillissent plus lentement, et la vitesse de vieillissement varie selon l’âge, ce qui montre que le processus n’est pas uniforme. Ce modèle permet d’étudier les mécanismes épigénétiques du vieillissement, avec des liens étonnants aux processus observés chez les humains. Bien que l’étude établit une corrélation, elle ne précise pas le lien direct entre la désmétilation et l’effet biologique. Les chiens, vivant dans des conditions similaires à celles des humains, offrent ainsi un outil précieux pour comprendre les causes du vieillissement.

Transcription

882 Words, 5469 Characters

French
Les matins de France culture, Margot d'elle pierre. Mais voici Alexandre Morales pour votre chronique avec science, bonjour. Bonjour Margot, bonjour à toutes et à tous. Vous vous demandez ce matin pourquoi les races de gros chiens vieillissent plus vite. Oui Margot, pourquoi? Pourquoi le Golden Retriever vieillit-il plus vite que le Chihuahua? C'est curieux, ça matiste. Et pourtant, cet en fait établi est observable. Ils ont plusieurs années d'espérance de vie des cartes. A l'échelle des mammifères, c'est plutôt l'inverse. Un labaleine vit plus longtemps que la souris, pourtant chez les canidés. La nature semble avoir favorisé les roquets au Moloce alors. Pour comprendre ça, une étude paru dans science, c'est intéressée au déterminant épigénétique. Tonton soupçonnette déjà l'importance. Pierre-François Roue est chercheur à l'Institut de recherche en cancerologie de Montpellier. Il est spécialiste des effets de l'épigénétique sur le vieillissement. Du fait de la sélection qui a été imposée par l'homme, au fur et à mesure de la création de ces différences de race de science. Une des hypothèses aurentées sur la génétique qui consistait à dire que les grandes races de science cumulaient probablement qu'un patrimoine génétique favorisant le développement de maladies qui allait apparaître plutôt que les races les plus petites. J'ai les chiens. Il y a finalement un peu deux aspects qui font que c'est une espèce particulièrement intéressante. Tout d'abord, la sélection fait qu'il y a une très grande diversité génétique que l'on voit bien au sein d'une même espèce. Il y a un nombre très important de races différentes. Et en plus de ça, effectivement, comme c'est une espèce domestique, elle vit dans le même enzoronnement que nous. Ça a alimenté avec notamment de la nourriture industrielle, etc. Et donc, il y a cette possibilité, finalement, de faire un espèce de transfert entre l'enzoronnement auxquels sont exposés les filles et l'enzoronnement auxquels sont exposés les humains. Ils font que c'est une espèce particulièrement intéressante pour étudier le vieillissement. L'étude en question a été menée par des scientifiques du dog aging project consortium américain qui étudient les chiens de compagnie à travers tous les Etats-Unis et par une simple prise de sang, ils ont requeilli les données de 874 chiens de plein de races différentes, des hybrides aussi, de tous les âges mal et femelles. Vous évoquez à l'exendre l'épigeénétique. Alors, qu'on t'y le regardait dans le génome de ces animaux? Les scientifiques ont regardé leur profil de métilation. La métilation, c'est un mécanisme chimique d'épigeénétique. C'est-à-dire que c'est une modification qui ne provoque pas de mutation. Elle ne change pas l'ordre des lettres du code génétique en revanche. Elle influence la lecture des gens donc leur expression. C'est un mécanisme naturel de régulation qui dépend des conditions de vie, des individus comme l'environnement, le stress ou encore, évidemment, le vieillissement. Ils ont donc regardé les profils de métilation. Ils ont observé une différence importante entre les petits et les gros chiens sur quelques zones de la DNA. Ils montrent en particulier que les grands chiens ont beaucoup moins de métilations sur les éléments transposables qu'on appelle simplement les gènes sauteurs. - Le nom de gènes sauteurs vient de cette propriété que ces éléments transposables ont de pouvoir se dupliquer et aller s'insérer ailleurs dans le génome. En fait, ce que vous voulez, c'est des gènes qui se sont intégrées au fur et à mesure de l'histoire évolutive d'une espèce. Donc les chiens en nom, les humains en nom. Et si on prend l'exemple du génome humain, en fait, il représente 45% du génome, donc c'est assez énorme. Et finalement, ces séquences sont vraiment des origines divers. Certaines vont être la trace d'ancien rétrogirus qui ont été intégrées, finalement, chez nos ancêtres et transmis de génération en génération et d'autres reviennent de séquences de notre propre génome ou du génome du chien en l'occurence qui ont acquis la capacité de se couper coller à l'intérieur du génome de la même espèce. - Ce qui manque à cette étude, c'est que les auteurs ne développent pas la manière dont cette démétillation des gènes sauteurs accélèrent le vieillissement. Ça c'est une grosse limite. En revanche, ils reprennent une hypothèse assez solide qui veut que l'activation de ces gènes soit mauvais signe. Il produira une espèce de bruit fond que les cellules cherchent à éliminer ce qui engendre. Une inflammation chronique qui abîme petit à petit les cellules et le corps. Des gènes sauteurs, donc, à moins métilés chez les gros chien que chez les petits, ça les desserre. Mais ce n'est pas tous les mâles, rétendant sa vieillir plus vite que les femelles. Et ça serait aussi visible dans leur profil de métillation. De même, la vitesse de vieillissement est plus importante chez les jeunes que chez les chiens plus âgés. Et ça veut juste dire que le processus de vieillissement n'est pas uniforme au cours de leur vie. Il y a des phases où il vieillisse, plus vite que d'autres. Finalement, au-delà de nos amis à poils se travaillent collent bien avec ce conseil de ce grand singe un berbe qu'est l'humain. C'est une pierre de plus dans notre compréhension des liens entre épigènes d'équivismes. - Merci à Alexandre Morales. Sa vexion s'existe aussi en podcast que vous pouvez ajouter à votre bibliothèque sur la plie Radio-France.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Les grands chiens vieillissent plus vite que les petits, malgré une espérance de vie plus courte, ce qui semble contraire à l'observation générale chez les mammifères.
  2. Une étude menée par le Dog Aging Project a analysé la métilation du génome de 874 chiens de différentes races, révélant des différences significatives entre les petits et grands chiens.
  3. Les grands chiens présentent moins de métilations sur les gènes sauteurs, des séquences capables de se repousser dans le génome, ce qui pourrait les rendre plus vulnérables au vieillissement.
  4. L'activation de ces gènes sauteurs pourrait provoquer une inflammation chronique, nuisant progressivement aux cellules et au corps.
  5. Ce phénomène n'est pas observé chez tous les mâles, puisque les femelles vieillissent généralement plus lentement.
  6. La vitesse de vieillissement varie selon l'âge, avec des phases accélérées chez les jeunes chiens.
  7. Cette recherche montre que les chiens, comme les humains, sont un modèle pertinent pour étudier les mécanismes épigénétiques du vieillissement.
  8. Une limite de l’étude est l’absence de lien direct entre la désmétilation des gènes sauteurs et l’accelération du vieillissement.

Summary:

Les grands chiens vieillissent plus rapidement que les petits, un phénomène paradoxal dans le monde des mammifères où généralement les espèces plus petites ont une espérance de vie plus courte. Une étude menée par le Dog Aging Project a analysé la métilation du génome de 874 chiens de différentes races, révélant que les grands chiens présentent moins de métilations sur les gènes sauteurs — des séquences capables de se répliquer dans le génome. Cette désmétilation pourrait entraîner une activation inappropriée de ces gènes, provoquant une inflammation chronique qui abîme progressivement les cellules.

L’hypothèse est que cette activité génétique désordonnée accélère le vieillissement, notamment chez les mâles. Cependant, les femelles vieillissent plus lentement, et la vitesse de vieillissement varie selon l’âge, ce qui montre que le processus n’est pas uniforme. Ce modèle permet d’étudier les mécanismes épigénétiques du vieillissement, avec des liens étonnants aux processus observés chez les humains.

Bien que l’étude établit une corrélation, elle ne précise pas le lien direct entre la désmétilation et l’effet biologique. Les chiens, vivant dans des conditions similaires à celles des humains, offrent ainsi un outil précieux pour comprendre les causes du vieillissement.

FAQs

Les gros chiens vieillissent plus vite en raison d'une moins forte métilation des gènes sauteurs dans leur génome, ce qui peut entraîner une activation malcontrôlée de ces gènes et une inflammation chronique.

La métilation est une modification chimique du génome qui ne change pas l'ordre des lettres du code génétique, mais influence comment les gènes sont exprimés, en fonction de l'environnement et du vieillissement.

L'hypothèse est que l'activation des gènes sauteurs, due à une métilation réduite, provoque une inflammation chronique qui abîme progressivement les cellules et accélère le vieillissement.

Non, les grands chiens vieillissent généralement plus vite que les petits, ce qui est observé dans les profils de métilation de leurs gènes sauteurs.

Les chiens vivent dans des conditions similaires à celles des humains, notamment en termes d'alimentation, ce qui permet d'étudier les mécanismes de vieillissement dans un contexte proche de celui de l'homme.

Non, l'étude a observé une corrélation entre la métilation des gènes sauteurs et le vieillissement, mais elle ne développe pas la manière exacte dont cette démétilation accélère le vieillissement.

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