Ce podcast explore la place de l'odorat et du parfum dans l'art. Il souligne d'abord que l'olfactif, bien que puissant et émotionnellement direct, est souvent marginalisé dans le monde artistique. Le cœur du débat porte sur la reconnaissance du parfum comme un art à part entière et du parfumeur comme artiste. Les arguments contre cette idée incluent l'influence du marketing, la finalité utilitaire ou commerciale du parfum, et les hiérarchies historiques qui distinguent les "beaux-arts" des "arts mineurs" ou de l'artisanat. En réponse, il est avancé que les parfumeurs de niche assemblent des matières premières pour créer des œuvres olfactives porteuses d'émotions et d'histoires, à l'instar d'un peintre. La discussion oppose la parfumerie de masse, visant le profit, à la parfumerie de niche, où la créativité est centrale. Des exemples, comme l'installation "La Chasse" de Julie Sephortier, montrent comment les odeurs peuvent générer des expériences esthétiques et des images mentales complexes. Enfin, des artistes contemporains intègrent le parfum dans leur pratique pour questionner des notions sociales, renforçant ainsi son potentiel artistique au-delà du simple produit de consommation.
En fait, ce qui m'intéresse dans les odeurs, c'est que je contrôle pas beaucoup de choses. Bienvenue dans Flair Lard. Il pensait que l'odorat pouvait éprouver des jouissances égales à celle de Louis et de la vue. Donc on conçoit l'art, sous la forme de l'œuvre d'art, Béren, les frères grans, reste, les transjets à l'univers artistique, puisqu'elles sont volatiles et vannessantes. Un podcast où l'art se respire. C'est la masturbation olfactique, si je vous dis, c'est-à-dire que chaque matin, un pain est très réveil, à besoin en dehors de son petit déjeuner, un peu d'odeurs de Théarébantino. Et puis, à 1, à réhaut d'art, pourquoi? On participe à ce podcast à distance où on entretient et par fumeur Antoine Lee et Amélie Bourgeois, la poète et journaliste Ryoko Sekiguchi, Clara Mulaire, historienne de l'art et membre du collectif né pour une culture ultactique et les plasticiens et plasticiens Boris Row et Julie Sephortier. On sait que quand on ouvre les yeux, on voit tout le temps, mais qu'on ne s'en compte, qu'on s'en tout le temps. Ryoko Sekiguchi, poète et journaliste. Contrairement au goût, la nourriture, qu'au moins il faut manger, on ne peut pas amonger tout le temps 20-30-24 heures, alors que là, le loader, ça fait mal aux personnes et c'est quelque chose que l'on peut faire, mais constamment, c'est incroyable maintenant. En 2015, pendant mes études d'esthétiques à la Sorbonne, je crois de la route du neuf, la chasse de l'artiste Franco-Canadienne Julie Sephortier. La chasse est une installation en mure, faite de plus de 80 000 mouillettes, collées une à une et sur lesquelles sont aspergées trois parfums différents que l'artiste a créé elle-même. Julie Sephortier a suivi une formation de parfumeur. Sur l'installation, elle dépose un parfum qui s'en l'air beaucoup pay, un parfum qui s'en l'animal, le corps chaud de la bête et un troisième au note métallique du sang. Et ce qui se passe avec cette heure avec la chasse, c'est que selon ce qu'on respire, on voit des choses différentes. On peut voir une prairie quand on s'en l'air beaucoup pay, une fourrure quand on s'enlène à l'animal et une sorte d'amassée du l'air quand on perçoit le sang. Le choc, l'odorat trompleuille et sa force imaginative est juste incroyable. Dans cette oeuvre, il y a tout ce qui a n'y mes recherches depuis. La possibilité d'une expérience esthétique par les centœurs, la question de la place de l'odeur dans l'art et celle bien sûr du parfum. A partir de là, j'ai commencé à sentir au musée, à sentir conscientement, à flérer l'art et j'ai constaté que ces respiration n'étaient pas anodines. D'abord, il y a beaucoup d'œuvres qui sentent, beaucoup, beaucoup, des centaines et des centaines depuis le début du XXe siècle. Et pourtant, cette dimension olfactive a été complètement mise de côté par la critique et des institutions. Comme si face à une oeuvre, on est en qu'un œil ou qu'une oreille et que tout notre corps se mettaient en pause. Notre né arrêtrait de fonctionner, il arrêtrait d'envoyer des informations à notre cerveau et de fait, il n'orienterait pas nos interpretations. Pourtant, ce qu'on respire participe de notre compréhension du monde, et donc, dans l'art, à l'apprécession de l'oeuvre. Et ça n'est pas possible autrement puisqu'on ne peut pas s'implier de respirer. Et il se trouve que le sens de l'odorat est le plus apte à nos émovoir. C'est physiologique. Quand on inspire, les molécules olfactives vont directement se loger dans une petite zone du cerveau, la needle, le siège de nos émotions, et qui dit émotion, dit possibilité esthétique. Mais alors qu'est-ce qui différencie un ou une artiste d'un ou d'une parfumeur si les deux produits se sont expérients stétiques? Dans ce premier épisode, on va lancer des pistes et ouvrir des réflexions. Je qualifierai le parfum comme un art. Amélie Bonjoie par fumeur. Parce que si je renvoie à chaque sens un art, par exemple la musique, à Louis, la vue, à tout ce qu'on peut voir, la peinture, la sculpture, etc. Manque finalement le toucher, la partie toucher qui n'est pas vraiment révélé comme un art, qui serait peut-être bêtextime la matière. Et on se qui concerne l'odorat. Le parfum, oui, serait une forme d'art. Et encore une fois à partir du moment où on assemble des matériaux, pour moi, il y a une transformation et cette transformation et une œuvre d'art. On va commencer par là par la parfumerie, par la question de la reconnaissance du parfum comme art et donc du statut des parfumeurs comme artiste. Cette reconnaissance est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, parce qu'en fait pour moi et pour d'autres, comme nous le verrons dans les épisodes qui vont suivre, la création du parfum relève de l'art, au même titre que la peinture, la sculpture ou tout autre expression artistique. Ce sont simplement les matières premières qui changent et bien sûr, l'usage qui fait de la création. Pour autant, il y a plusieurs contre-arguments à la reconnaissance du parfum comme art, comme les maires en lumière, claramulaires, historiennes de l'art et membres du collectif né. Certains des arguments contre le statut artistique du parfum que je peux entendre sont ceux par exemple qui touchent à le marketing. Il y a l'influence vraiment légémonique du marketing et des injections par l'encommerciel qui pèse sur la plus grande partie de l'industrie de la parfum relève. Et d'ailleurs, on part bien à ce moment-là avec d'un gestion. Et dans ces cas-là, le parfumeur peut être réduit presque au rôle d'exécutant en l'artisant. C'est ce qu'avance par exemple Jean-Claude Léna, mais on peut aussi contargumenter, dire que répondre à des commandes, n'a jamais empêché un artiste d'être un artiste ou d'être considéré comme un artiste. Il y a aussi la question de la destination de la finalité du parfum de sa nécessaires portabilité pour Francis Courgant. C'est ça qui fait que le parfum ne peut pas être véritablement un art. On peut aussi se poser la question de l'objet que l'on désigne par le mot parfum. Est-ce que c'est simplement le jus, est-ce que c'est sa formule? Est-ce qu'on peut vraiment détacher le jus de son flaconnege, de son packaging, un parfum tel qu'on entend le plus communément et généralement quand même composer d'une part de l'factif, aussi une bonne part de visuels et de stémantiques. Donc comment est-ce qu'on peut décomposer cette objet pour en faire ou non une oeuvre d'art? C'est quand même une question qui est un peu difficile. C'est aussi une question typiquement qu'on se pose lorsqu'on veut exposer le parfum au sein d'un musée. Qu'on réalité tout dépend de l'angle qui est considéré et de l'histoire qu'on veut transmettre. Autour du parfum. Le premier argument, celui qui revient sincesse et celui qui associent le parfum non pas à l'art, mais un savoir-faire et donc à l'artisana. Cette distinction entre art et artisana n'existe pas depuis toujours. Elle est même assez récente en fait, puisqu'elle s'est imposée réellement, seulement depuis que le 19e siècle a vu apparaître une hiérarchie des arts. L'ouvrage de référence sur cette hiérarchie-sense est l'hydrarchie des arts et celui dirigé par le philosophe et historien de l'art Georges Roch qui distingue les arts en deux branches. Celle des armes à jure, les arts académiques, qui recouvrent la peinture, la poésie, la sculpture, la musique, l'architecture et le dessin, et celle des arts mineurs, que l'on appelle aussi affreusement les arts impure. Comme les arts appliqués ou les arts décoratifs, par exemple. Nous semblons important de préciser que cette distinction de l'art est de l'art Sainin et proprement occidental. Il n'y a pas d'autres civilisations à ma connaissance du moins qu'il envisage. Avec la mondialisation et sa colonisation des idées, cette distinction s'est tendue au-delà des frontières européennes, mais il faut savoir que le statut d'artiste a énormément évolué au fil des siècles derniers. Avant la Renaissance, on est distingué pas du tout. L'artiste de l'artisan et la définition de l'artiste étaient très différentes de celle d'aujourd'hui. Etaire artiste, celle des ceux qui maîtrisent un savoir-faire, comme par exemple les médecins. Au XVIIe siècle, un tournant saupère et le statut de l'artiste se réduit. Son artiste, ce essai, qui pense leur création avec l'esprit. L'œuvre d'art devient cause-immental. Là, l'artisan travaille avec ses mains, avec son corps. Mais les chimistes, par exemple, continuent d'appartenir à la classe des artistes. Chimistes étant un métier bien important dans la faire qui nous animent. Au XIXe siècle, la distinction s'affine et ce sont les beaux arts qui font l'appuie le beau temps. Éte art ce qui relèvera de cette noble catégorie. Et de là, commence à cristaliser l'image de l'artiste génie, inspirée par les dieux qui lui suscure à l'oreille et les gestes à faire pour accéder au chédeuve. J'ai beau avoir discuté avec des artistes personne n'a jamais mentionné cette voix. L'artisan lui, ou elle, a contrario et celui ou celle qui met les mains dans la matière pour en faire éclore un objet. Un ébéniste, par exemple, va travailler des morceaux de bois,
assemblées et en faire un meubles. Il prend la matière brut et la transforme pour en faire un objet utile. Or, envisager que les parfumeurs sont des artisans reviendraient à penser qu'il et elles transforment la matière. Et Ascoge Sash, ce sont les producteurs et les productrices, les sourceurs et les sourcesuses et les chimistes qui produisent et écrire les matières premières. Les parfumeurs les assemblent. Vraiment, je ne vois aucune différence entre un ou une peintre qui va faire une esquise préparatoire, faire ses mélanges de couleurs et les assemblées pour obtenir une toile et un ou une parfumeur qui pense sa formule grâce aux matières premières qu'il oeuf la en tête et les assembles pour créer son jus. De la peinture au parfum, seuls les matières changent. Mais second argument qui revient régulièrement et que les parfumeurs ne sont pas artistes, car il et elles n'ont pas la même liberté. L'artiste serait absolument libre alors que le ou la parfumeur crée sous le jour de la contrainte. Il y a ce fameux brif, agent du marketing qui briderait et empêcherait la création. Et c'est vrai. Ces contraintes sont indiquables. Mais il ne faut pas croire que plasticien et plasticien ne n'en ont pas. Le monde des commandes artistiques avec des critères strictes à suivre et timence. Penseons ne serait-ce qu'aux commandes de portrait royault par exemple ou même à la jeonde qui fut commandité par un grand marchandet top italien Francesco Delle Diocondo. Et il y a en demandé à Léon Erdo de portraiturer sa femme la fameuse jeonde. Et plus proche de nous il existe des contraintes pour les sculptures publics, pour l'application résidence et pour toute l'économie finalement à laquelle appartient les artistes. Plus prosaïque encore un ami artiste me disait que lorsqu'il pensait une œuvre il envisageait toujours les lieux d'accrochage domestiques ou celle-ci pour être exposée en vue d'une potentielle collection. Les artistes qui créent à tout va s'emprendront à compte le destin de leur création sont extrêmement rare et je crois profondément qu'on attendance à fantasmé ce statut artistique. Ce qui finalement porte préjudice aux artistes car leur médecin est par reconnu comme tel et ça c'est un autre débat. L'endroit par contre où il me semble important d'insister c'est l'usage que l'on a fait et que l'on continue de faire du parfum. Le parfum est une branche artistique où il plait de ment. Amélie Bourgeois. Et je trouve ça très joli de le mettre en avant ce qui n'a jamais été fait parce qu'il a été toujours très souvent considéré comme un médicament ou un objet sexuel aussi ou un objet de séduction et au fil du temps plutôt un objet commercial et finalement on a oublié le côté artistique et toute la création qui a derrière et on a tellement oublié ça que les parfumeurs sont rarement mis en avant dans les créations. Ce plutôt les marques qui mettent en avant les marques mettent en avant les gériers, le flacom, le nom mais le parfumeur est jamais mis en avant, on est vraiment dans le nombre du produit. Il existe deux produits parfums. L'un relève de l'industrie du parfum cadnasse par des objectifs de profit et donc lissé par une nécessité de plaire au plus grand nombre et l'autre qui relève de la parfumerie dite de niche où le sens créatif des parfumeurs est encouragé. Contritique l'aspect verolé du monde de l'industrie de la parfumerie je l'entends totalement et même j'y adhère. Mais cette avidité du profit n'est pas une exception du monde des odeurs, pas du tout. Il touche également une branche de l'arc contemporain, c'est d'ailleurs notamment ce qui reprochait à Jeff Coons et à ses disciples. On peut discuter la qualité et les ambitions de la parfumerie de masse mais que peut-on en dire en la mettant en regard de la vision de l'universale cancien qui définit l'art comme étant ce qui plait universellement. Un argument d'ailleurs qu'employé le parfumeur français Edmond Rodzinska, le premier certainement à se battre pour la reconnaissance du parfum commar. Emmanuel Kant établi cette théorie au XVIIIe siècle au moment où née l'esthétique cette science qui explique ce qui peut être ou non de l'art. À l'époque on pensait qu'à arrimer exclusivement avec beauté. Et d'ailleurs je pense qu'on pourrait affirmer que le parfum est le beau de l'odeur. En tout cas j'en suis assez persuadé. Et cette question de l'universale, les théoriciens et les théoriciens en sont revenus depuis qu'on a accepté le constat simple qui était très difficile de s'accorder sur une idée commune du beau, que les gouts divergés et que tout cela était le fait de nos subjectivités singulières. Est-ce qu'il est reproché à l'industrie du parfum c'est justement de passer sous silence cette subjectivité? La parfumerie, la grosse parfumerie du système industriel comme on la voie qui est reprédent à un 80% du marché mais absolument pas artistique pour moi. Antoine Lee par Fumer. Parce qu'en fait il y a trop de personnes qui sont, il y a trop de filtres contre le créateur et la marque et la finalité du projet. C'est là le problème, c'est que vous avez beaucoup trop de gens qui sont là pour vous dire ce qu'il faut faire, vous dire comment il faut le faire et on n'est plus pour créer un parfum avec une certaine esthétique mais un parfum qui va performer sur un marché en faisant en sorte qu'on puisse en vendre le plus vite possible et le plus grand nombre possible. On joue en juste sur un sens que moi j'estime un peu instinctif qui le plaisir et en fait qui est beaucoup moins sur les sens ou moi que moi je recherchais en un parfumerie qui sont les émotions plus profondes, plus cérébrales qui vous font vous poser des questions qui sont pas forcément évident, ça ne veut pas dire qu'on va réparer le joint à un côté un peu esthétique et donc une certaine beauté mais ce n'est pas une beauté évidente ou superficielle, c'est beaucoup plus intérieur. C'est ça que je recherche et c'est pour ça que moi ma parfumerie dans la mesure où possible dans pratiquement tous les cas de figure que maintenant je apprêtez, je suis une des marches artistiques. Pourquoi considérer le parfum comme un art donc pour le sortir de son champ unique et unie latérale du produit de consommation? Pour lui rendre son statut d'oeuvre cause-amontale et l'étudie en ce sens en lui laissant la possibilité assumée de proposer des expériences esthétiques. Il y a quelques années avec un ami qui collectionne les parfums vintage, j'ai senti une version de l'eurobleau de garelin, clara mélère dans une concentration extrait des années 80 mais semble-t-il. J'ai senti ce parfum et les larmes sont montées toute seule. J'ai été transpérsée par la beauté de cette oeuvre par ces espèces de choses indéfinissables qui m'a en d'autres occasions même ces serrères, qui m'assaisis devant d'autres oeuvres dans ma vie jusqu'à me faire plorer. C'est le cas la première fois que j'ai vu le l'Olympia de Meneh une fois aussi devant une installation de James Terelle. Dans l'Olympia de l'eurobleau, je sais vraiment que c'était une expérience de ce genre et pas une simple rémunissance émotionnelle comme on peut en avoir avec les odeurs. Parce que tout bêtement l'eurobleau n'est pas associé à quoi que ce soit de particulièrement intime pour moi, je n'ai jamais connu de personnes qui portaient ce parfum. Et puis j'avais déjà senti ce parfum en plusieurs occasions dans cette version actuelle sans qu'il me fasse cet effet. Mais dans cette forme-là, dans cette version particulière, il m'a littéralement subjugué par sa beauté sans. Oui, c'est un véritable raison, quelque sorte. Le parfum provoque des expériences esthétiques. Les jus peuvent émouvoir, permettre des images mentales, mais c'est également et surtout la manière dont on les respire, dont on les utilise, qu'il est des places du statut, du produit commercial, à l'œuvre. En fait, là où le bablesse pour moi, c'est très clair, ça n'est pas tant dans le parfum en tant que tel mais dans le usage que l'on en fait. Parce que qu'est ce que le parfum pour la plupart d'entre nous? C'est une odeur dont on va se parer, c'est une identité que l'on va adopter et dont on va se vétir. Et là, dans ce cas-là, on touche aux arts décoratifs ou aux arts de la para, bien que. Cela puisse évidemment se discuter aussi. On se part d'une centeur, on s'ilove. Et si l'on arrête de porter le parfum, et si plutôt on le met dans une salle où miro blanc ne m'acculait dans un grand musée mondialement reconnu, pour n'exposer que des œuvres d'art, bien là, le parfum acquérera le statut d'œuvre. Voir de chez d'œuvres. Je crée des parfums pour communiquer. Amélie Bonjoie. C'est tout à fait juste. 20 ans de sages, j'étais un cavare de parler et ma seule façon de communiquer, c'était à autre à l'air des odeurs.
ma seule façon, l'une des façons d'exister, c'est autre à travers les odeurs, ou très à les odeurs, les odeurs pouvaient me donner des émotions, des sensations particulières que je n'avais pas, que je ne ressentais pas dans la vie de tous les jours et surtout elle me permettait de m'évader longtemps très long et donc ça m'a les bien puisque je ne sais pas de ses vadiers et de ne pas être confrontés au monde de réel qui me paraissait trop dur et voilà et donc oui je communiquais à travers les odeurs et ça me faisait surtout voyager. Le but du parfum c'est de raconter une histoire, à travers les odeurs, de faire rêver, à travers les odeurs, ou imaginer un tableau, olfactif ou même une scénographie ou un moment de vie ou des émotions, c'est l'inspiration est très large, enfin le rendu peut être très très large et nous parfumeurs en tant que parfumeur on prend ces matières qu'on a en mémoire et qu'on a mémorisé en amont, on les tort, on les virille, on les assemble pour créer ce tableau au dorant vivant. Le débat des parfumeurs comme artiste dure, il perdure et je pense que l'une des manières de le rendre caduc et justement de passer par l'art et certains et certaines artistes l'ont bien compris. Des parfums d'artistes comme secret par piteur de coupérez ou anikaï mettent un coup de pied dans la fourn milliard. Avec le projet Biographie qui a bouti en novembre 2019 grâce à une équipe de scientifiques et avec le concours du parfumeur Barnaby Filion, l'artiste américaine au Korean anikaï propose des parfums ayant pour objectif de remettre en question les notions traditionnelles de féminité et de subjectivité. Du moins c'est comme ça qu'elle est présente. Elle propose des portraits olfactifs de personnages féminins en leur permettant de s'incarner et la série n'y toute possibilité de stéréotypes mièvres. Dans le jus, chiguer nos boutois light se retrouve par exemple les notes de sèdres boisées, de fruits de yosu, de feuilles de chiso, de poivre noir, de tins et d'ençant qui rend dommage à fous à co, chigine bune, chichlet fléjandère de l'armée rouge japonaise et associée au front populaire de libération de la palestine et dans un autre parfum radicale au plesse n'est la figure de la farone haché psoote trop peu connue qui est à l'honneur. Cinquième souveraine de la 18e d'inastie de l'égypte antique il est d'usage d'entendre que son nom fut effacé par sa descendance pour des raisons encore discutées. La corps picante de poivre rose, de jeuniaire et de cardamom et d'hérise est accompagnée de racines d'angélites de centales et de patchouli. Comment définir ses parfums se nés comme étant de l'art et comment les distinguer surtout de chalimar par exemple de Jacques Guerre l'incré en l'ommage de la jeune princesse indienne d'origine personne moum taz mal pour laquelle son époux l'empereur mongol cha jaan fie construire le plus emblématique des mausoleus le taz mal. Une chose est sûre l'odeur entre dans l'histoire de l'art et si la question du parfum est encore épineuse notamment à cause de sa non reconnaissance juridique et parfum ne sont pas reconnus légalement comme des œuvres d'art l'histoire de l'art elle dégage bel et bien des centeurs et tant d'artistes sans son temps paré de Marcel Duchamp ayant autorisé plusieurs de ses expositions et qui se revendiquaient comme un artiste respirateur en passant par les futuristes qui jouent avec les parfums le it art le lendart l'arté pauvéra presque tous les mouvements et courant artistiques du XXe siècle ont envisagé la respiration comme possibilité esthétique j'aime bien définir la rôle factif comme regroupant les œuvres qui permettent ou promettent la respiration et il y a tant à dire dans une inspiration. La rétune porte incroyable pour accéder à une pluralité de choses à éprouvler pour élargir notre définition et notre appréhension du monde. Quand j'en suis venu aux odeurs c'est venu de manière assez naturelle en fait et pour moi ce qui s'est devenu extrêmement évident fallait que je travaille avec de sens là et ce médium là Julie c'est fortif. Plasticienne parce que pour moi c'est une autre manière de travailler sur les images mais les images qui sont les images que ce que va bien valouse des aici bien que des images immémerielles en fait qui sont stockés en chacun le monde et qu'on ne contrôle pas et pour moi c'était vraiment c'était vraiment le sens qui pouvait faire advenir ces images là qui sont des souvenirs qui sont des remunéces qui sont des choses qui nous ont été transmises de façon consciente ou inconsciente et pour moi c'était c'était le sol sens qui pouvait faire se surgir ce qui est est stocké en chacun de nous plutôt que d'imposer quelque chose. Au moins le visuel il l'impose quelque chose que tu as à taigre ou que tu refuse parce que tu peux faire mes yeux et dire "non" je me rappelle d'une exposition à tout l'ouse à partie de ta déphographie à partir d'un dans une salle de coronaires avec une auto-psime je ne sais pas été capable de rentrer je te vois je juste descendu les images par rapport à cette en décembre des images pistines ça qui était circulate je juste vu la première image et en fait je suis sorti je peux pas je suis refusé de voir de voir l'exposition tant que les odeurs en fait ben je peux sortir de la salle mais si tu rendes dans la salle tu peux pas fermer les yeux tu peux pas fermer ton lit sur l'espire et il y a quelque chose qui va faire ressurgir en toi quelque chose qui profondément fouille et en même temps il y a quelque chose qui s'impose mais d'une autre manière de manière chimique en fait et qui va qui va aider justement cette réurgence mais et pourquoi l'intérêt en fait c'est ça c'est pour moi c'est vraiment c'est vraiment d'aller chercher à aller chercher une autre sensibilité en fait cette autre sensibilité la futuriste valantine de Saint-Pois l'exprimer déjà en 1913 alors qu'elle danseait avec les parfums dans ses métacheries tout comme le poète pianiste et compositeurus Alexandre Scréabine qui tenta d'odoriser son poème de l'extase entre 1905 et 1908 l'un comme l'autre envisage les odeurs dans une quête de totalité le corps est sollicité de toute part éleuille et l'oreille ne sont plus seuls à pouvoir appréhender le grand tard là se joue une révolution un point de rupture le refus de tout miser sur notre esprit et d'oublier notre corps ce focus sur l'intellectualisation qui a réglementé notre vie et notre art depuis des siècles détractes tout notre société nous a poussé à un tel point de déconnection avec notre corps et ses besoins les plus évident qu'on ne sait plus dire quand on est rassadier d'un plat ou quand on ressent vraiment une nécessité de reconnection avec le vivant au contraire on croit que notre esprit peut tout diriger et que tout est une question de volonté une volonté individuelle et personnelle notre propre envie notre propre désir c'est d'évelopper l'idée que la liberté de l'esprit serait possible et ce en évident notre corps première entrave à l'affranchissement total mais malheureusement la liberté sans contrainte n'existe pas nous sommes un corps qui a des besoins il doit se nourrir mobiliser ses membres et ses muscles et il doit composer avec ce qu'il a autour de lui et ce lien avec ce qui nous entoure on le fait notamment avec notre aura l'odeur permet le lien à notre environnement direct et c'est l'une des choses les plus importantes que nous apprend la rôle factif apportez attention à ce qu'il y a autour de nous du plus près notre corps qui sent au plus loin je crois qu'avec l'odeur ça nous ramène dans un temps la physicalité de de la perception soit plutôt que de rester dans un mise par les maîtrises de mise à distance très maîtriser intellectualisé là ça nous ramène dans notre corps et ça c'est quelque chose que je dis beaucoup à mes étudiants j'ai réfléchi à comment ton spectateur il est quand il reçoit en travail parce qu'il faut pas que tout blique le spectateur en fait si tu le contraires à rester debout pendant 8 minutes j'ai dit bah il y a plein de spectateurs qui vont refusler qui vont s'en aller donc qu'est ce que tu crées et qu'est parce que où ici ils sont face à ton œuvre pendant 8 minutes et qui sont debout ils ne sont pas nécessairement juste dans ton œuvre dans tes images mais ils vont être aussi dans l'enfant parce que je suis dans la lainge je change je mets ce rôle
au pied, ah ben là j'ai mal au talon, ah maintenant là mon sac il est trop lourd je vais déposer, donc en fait la tension elle est pas juste, il faut arrêter de penser qu'on est dans totalement désier aux œuvres mais qu'on est dans notre corps avant tout, quand on réceptionne les œuvres et que cette expérience là il faut y réfléchir en fait, comment on marche, comment on déambule, comment. et je pense que l'odeur rapide, plutôt que d'annuler ou de d'annuler cette physique altée de la perception, elle autorise, je pense que c'est ça, une déspecificité, autorisée vraiment la physique altée de la perception, pas d'un. Et cette physicalité connecte au présent, dans une société en perpétuelle accélération qui nous amène à toujours nous projeter, comme la proclamie il y a quelques années déjà le philosophalement Arthmoot Rosa, l'odeur bien qu'elle soit le lieu de la mémoire ramène au présent, le temps de la respiration est celui plus rationnel d'une nature qui se déploie, qui fâne et qui rennet, prend en compte l'odeur c'est envisager ce temps, c'est le considéré et sortir du carcant des œuvres précieuses que l'on couve, que l'on conserve pour qu'elle traverse les siècles. Une amie m'a dit un jour, mais tu te rends compte quand on pince l'amour, on fiche ce sentiment pour toujours, c'est complètement hors de la véritable vie, cette fixation d'un sentiment dans un état statique immobile, c'est à l'inverse de nous, à l'inverse des mouvements qui font notre existence en fait. Et je crois que l'odeur renoue avec ses mouvements, avec ses fins que l'on rejette, avec ses micro-deuilles omniprésents que l'on refuse, car l'odeur comme les sentiments ne se maîtrise pas, elle oblige à accepter l'imétrisable, là où les bauxards dans leur tradition sont ceux du contrôle. Sans gager à moins contrôler les dispositifs, laisse plus de là de place à l'imprévu, à la réception de l'autre, donc dans ce cas là ça permet de toucher plus de personnes. Orissro plasticien. Et aussi, plus que le nom contrôle, c'est l'absence, c'est un effet d'opportunité, ça serait l'absence de culture établie, de façon globale, qui permet d'avoir un rapport moins codifié avec des figures d'autorité. Et effectivement, quand on contrôle, on contrôle par rapport à quel dispositif de pensée, qu'elle dispositif culturelle. Donc quand on a beaucoup moins de contrôle, il y a une diversité possible de d'histoire et c'est ça qui est extrêmement intéressant. C'est plus le fait qu'il y a une marche de manoeuvre et elle est sur plusieurs niveaux, effectivement l'absence de contrôle du dispositif artistique où on est pas sûr que ce qui fait sens pour nous, en tant que producteur de la partie olfactive de la vraie d'art, va faire sens de la même façon aux autres. Alors évidemment, on vient pas tous de la même planète donc il peut y avoir un rapport sociologique aux odeurs, ça c'est extrêmement important. Mais il y a une degrés de liberté, de modification de réception, qui fait que le récepteur va modifier complètement le sens de l'oeuvre et va l'enrichir du coup d'un sens supplémentaire. Bon ça, on l'a eu aussi visuellement, c'est quand on fait un arabe stress avant qu'il soit très codifié au début, avant qu'il vienne un figure de style de langage, il y avait ces opportunités là. C'est pour ça que l'odeur, elle est s'attaquée aux odeurs, ça a reproduit dans l'insence aussi l'avant-garde artistique parce qu'on se fait face à de voir trouver des nouveaux codes de perception de ces œuvres là. Mais ils seront jamais figés et ça c'est génial. Ils seront jamais bloqués parce qu'un transeckement, on percevra différemment les odeurs. Et donc ça laisse une soupe à peu de sécurité face aux dogmatismes en fait. Le faction permet de faire corps comme de travailler la question d'être un écosystème en fait d'être impliqué dans un écosystème total et ça, ça rejoint les questions contemporaines qu'on voit émerger de partout de travailler avec la nature, de travailler avec le vivant et le vivant à cette dimension de police sensorial. Donc super important et on est aussi dans une logique de non-controlle, des chapés, de vivre les choses qui se diffuse les odeurs, on ne peut pas les contrôler non aussi physiquement. On ne peut pas contrôler physiquement la diffusion des odeurs sinon ça devient vraiment très complexe et même on peut se poser la question de la question de la maîtrise, profite la compagnement comme un jardinier peut faire et on ne peut pas contrôler aussi la perception que l'autre va avoir des odeurs. Donc on est vraiment littéralement dans cette question d'écosystème perceptive qui est un d'autres grands jeux d'aujourd'hui, ça va vivre avec ce qui est ors soi. Parce que travailler les odeurs c'est assumer leur subjectivité, c'est revendiquer une par intime et abandonner l'idée du message unique et vertical qui serait envoyé par l'artiste aux spectateurs et aux spectatrices. Ici les liens sont plus réels, une même note si elle est sentie sans indication sans renseignement peut être envisagé de multiples façons. L'endro-sténon par exemple raconte le neurologue français spécialiste des odeurs Roland Salès et une molécules qui peut être apprendée de 5 manières différentes. Proche de l'urine pour certains et certaines elle diffuse rade d'intolerables relants, quand pour d'autres elle se fera plus discrète et laisse la pression amielleuse ou vaniller. Les insecteurs olfactifs sont polymorphiques car leur nombre peut varier selon les individus et ils peuvent transformer une même combinaison olfactive en diverses et fleuves. Impossible donc d'arrêter et de définir absolument ce qui est senti. Comme l'odeur est extrêmement subjectime, c'est sûr que quand les gens partagent quelque chose sur l'odeur des gens comme on a pas beaucoup de vocabulaire, c'est difficile de s'exprimer sur l'odeur. Mais quand les gens arrivent à partager quelque chose et à être d'accord, tu te rappelles cette odeur incroyable. En fait, ça rassemble très fortement les gens autour d'une sensation qui est difficilement à dixible. Et ça, cette question du lien est vraiment au centre de mon travail. Pour moi l'art c'est ça, c'est une manière de faire lien. De revoiller, c'est ce que Denis Riu avait écrit sur mon exposé à un musée des pausures de reine et il avait mis le doigt pour quelque chose qui pour moi était super important. Et comment la culture va souder une population autour d'expérience? On commence à comprendre que les plantes communiques entre elles, toi, en s'envoyant des molécules chimiques, toi je pense aux accacia, quand les gérardes mangent les accacia, les arbres diffusent une molécules chimiques qui avertissent les autres âmes pour qu'ils produisent une molécules que les gérardes n'aiment pas, pour que les gérardes disent "donc, on se poêmère, tu m'enjurais pas toi". Donc, il communique entre eux et nous on utilise, c'est certaines de ces molécules. Et en fait, quand on porte des parfums, on envoie des messages chimiques, on ne sait pas du tout ce que ce n'est pas le language, c'est ça qui est étrange et c'est des formes de communication en fait. Et de respiration, il y a vraiment, je pense, et je sais, je pense qu'on va vraiment arriver à comprendre, d'arrantage ces phénomènes de communication, d'entendre, s'obsolent pas, et peut-être qu'on va arriver à une meilleure résonance avec tous les êtres numéros, végétaux, animaux et entre nous, qui va être plus juste, je pense. J'espère. Et cette résonance espérée est l'une des motivations de l'usage de l'odeur dans l'art. Je trouve qu'il y a un des axes qui est extrêmement important, c'est la spéciale que génère les odeurs. Comme on apprend les odeurs par soi-même, elles sont pas éduquées, elles sont pas normées, hormis le monde de la parfumerie qui a construit une codification à la fois de perception de l'engage. Le reste, on l'apprend par nous-mêmes ce qui veut dire que quand on enclanche les odeurs, c'est qu'on est dans une logique de partage d'expérance profonde. J'ai eu le condo qui parle de ces expériences qui font appel à quelque chose qui est visérale en nous.
et ça dans une société qui a un peu perdu la sens du commun, on réintègre un commun du vécu. Pour moi c'est vraiment les odeurs, trahés dans les odeurs, c'est un peu comme aujourd'hui on retrouve les artistes qui vont travailler la terre, qui vont travailler les a rappliqué, qui vont retrouver un contact direct avec notre environnement par les petits gestes et je trouve que les odeurs sont là justement dans cette quête de proximité, de reprendre sens par la rencontre et par le local. Ce qui est pas une annihilation d'ailleurs d'une globalisation en contraire mais c'est revivre de sauts-sociaux construction parce qu'elle n'est pas très construite. Ça permet du coup de se vraiment de produire de la convergence. Parme le tour du monde en 80 d'aodorant, je suis à y'a une sculpture fermée avec des aodorants, puis il faut que les gens appuient une diffusion déjà dans l'espace d'exposition, donc il y a une extension de la sculpture et elle même, ça allait plus loin, si les gens sont touchés par cette odeur, qu'ils se speechent dans leur main, ils embarquent une partie de la sculpture littéralement jusqu'à ce jeu d'extension avec peu de matière, en fait on arrive à étendre les limites de la sculpture et là où c'est intéressant, ça pose la question de la limite de soins, l'aliment des objets, c'est très perturbé, on est plus dans une esthétique relationnelle aussi physiquement, en fait, dans l'entre-deux, quand on respire une odeur, elle rentre en nous, donc où est la limite de soins et de l'autre? C'est ce question de rapport à l'autre, que moi j'explore beaucoup, entre soins et l'autre, soins et l'autre dans sa construction de ses référents, mais soins et l'autre physiquement. Et cela, où je dis que ça rejoint des questions hyper contemporaines, aujourd'hui de faire écosystème, il a cette éfémérité des odeurs, il a cette diffusion, fait, c'est le vivant, c'est l'entropie aussi, et cette odeur n'est qu'un médium, c'est aussi en sujet en soi, mais il peut amener à faire corps et avec des questions contemporaines, et ça, c'est hyper important dans une star de la permettrait à incarner cette relation la relocalisée. Dans les mots que Boris Rho vient de dire, se croise presque tous les arguments de ce que l'ol faction apporte à l'art. Il y a l'idée du lien social permis, car l'odeur n'a pas de nuancier et qu'elle est perceptible par tout un chacun et tout une chacune, il y a l'idée que l'odeur rassemble et que lorsqu'elle est respirée dans un contexte artistique, elle permet le partage d'un moment où tous les expérimentateurs et expérimentatrices sont d'une place. On y trouve l'argument de l'odeur comme médium, mais également comme sujet. L'odeur va être le lieu ou s'expérimente l'art, mais peut aussi en être la matière même du discours. C'est ce qui se joue un peu quand on parle du parfum d'ailleurs, le parfum c'est un sujet, un énorme sujet, même, mais qui est l'une des branches de la rôle factif, et qui fait partie d'une des catégories de l'odeur. Cette odeur qui nous relit profondément vivant, aux questions écologiques et vitales, c'est comme si l'odeur était l'une des réponses à la crise de la sensibilité catéorisée, Baptiste Morizo, lui qui rappelle combien l'humanité s'est coupée, combien elle s'est exclu de son environnement, prendre conscience des odeurs qu'il y a partout, c'est ce réincorporé à notre univers. Et c'est aussi accepté qu'il y ait quelque chose qui entre en nous, c'est admettre notre porosité, celle de notre corps, inspirer cet absorber, et ce lien de tenu qu'il y a entre nous et le monde, en le vide directement avec l'odeur. C'est magnifique, non? Il y a aussi l'idée qu'avec l'odeur, souvent tous les sens sont convoqués. La vue, 40 ne peut pas dissocier l'odeur de sa source, qu'elle soit flacompe pour le parfum, ou tout autre matière, végétale, minéral, etc. Le toucher, car l'odeur entre en nous, donc, mais aussi se déposent sur nous. Il existe plein d'avril factif par exemple comme celle du tour du monde dont parler Boris Roi à l'instant où les odeurs se déposent sur la peau. Et il y a le goût avec toutes les évoquations gourmandes ou écorantes que l'odeur fait n'être en bouche. Mon que seulement peut-être le son, qui pourtant a beaucoup d'acquaintances avec le langage des odeurs. Et j'ai dit ça, mais en même temps, dès qu'on s'en quelque chose, très fréquemment, on a besoin d'en parler tout de suite. Tu s'en rien? Ben ici, là, tu s'en rien? Non. En tout cas, moi, je propose qu'on continue d'en parler très très vite, de se pouvoir incroyable des odeurs et de ce que ça fait à l'art et à l'histoire de l'art. On se retrouve bientôt dans un nouvel épisode.
Podcast Summary
Key Points:
L'odorat comme voie d'accès à l'expérience esthétique et artistique, souvent négligée par les institutions.
Débat sur la reconnaissance du parfum comme art et du parfumeur comme artiste, face aux arguments liés au marketing, à la finalité utilitaire et aux hiérarchies artistiques historiques.
Distinction entre parfumerie de masse (industrielle, commerciale) et parfumerie de niche (créative, expressive), cette dernière revendiquant une dimension artistique.
Le parfum peut provoquer des émotions profondes et des expériences esthétiques comparables à celles des arts visuels, notamment par sa capacité à évoquer des images mentales.
Summary:
Ce podcast explore la place de l'odorat et du parfum dans l'art. Il souligne d'abord que l'olfactif, bien que puissant et émotionnellement direct, est souvent marginalisé dans le monde artistique. Le cœur du débat porte sur la reconnaissance du parfum comme un art à part entière et du parfumeur comme artiste.
Les arguments contre cette idée incluent l'influence du marketing, la finalité utilitaire ou commerciale du parfum, et les hiérarchies historiques qui distinguent les "beaux-arts" des "arts mineurs" ou de l'artisanat. En réponse, il est avancé que les parfumeurs de niche assemblent des matières premières pour créer des œuvres olfactives porteuses d'émotions et d'histoires, à l'instar d'un peintre. La discussion oppose la parfumerie de masse, visant le profit, à la parfumerie de niche, où la créativité est centrale.
Des exemples, comme l'installation "La Chasse" de Julie Sephortier, montrent comment les odeurs peuvent générer des expériences esthétiques et des images mentales complexes. Enfin, des artistes contemporains intègrent le parfum dans leur pratique pour questionner des notions sociales, renforçant ainsi son potentiel artistique au-delà du simple produit de consommation.
FAQs
Oui, le parfum peut être considéré comme un art car il implique l'assemblage créatif de matières premières pour provoquer des expériences esthétiques, à l'instar de la peinture ou de la sculpture.
La distinction repose souvent sur des critères historiques et culturels : les parfumeurs sont parfois perçus comme des artisans, mais leur processus créatif, similaire à celui des artistes, transforme des matières en œuvres émotionnelles.
L'odorat influence directement nos émotions via le cerveau limbique, enrichissant notre compréhension des œuvres. Il participe à l'expérience esthétique, souvent négligée par les institutions artistiques traditionnelles.
Les principaux arguments incluent l'influence du marketing, la finalité commerciale du parfum et sa classification historique parmi les arts mineurs ou appliqués, plutôt que les beaux-arts.
Le parfum évoque des images mentales, suscite des émotions profondes et peut provoquer des réactions similaires à celles causées par d'autres formes d'art, comme des larmes ou une admiration subite.
Bien que de nombreuses œuvres aient une dimension olfactive depuis le XXe siècle, cette composante a souvent été ignorée par la critique, privilégiant la vue et l'ouïe au détriment des autres sens.
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