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EP30 - Comment analyser ton marché pour vendre ? Retour sur la conférence des auteurs indépendants de Licares

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EP30 - Comment analyser ton marché pour vendre ? Retour sur la conférence des auteurs indépendants de Licares

Cet épisode du Confessional propose un débrief de la conférence des auteurs indépendants organisée par l’ICAR à Paris. L’animatrice partage les enseignements de trois interventions marquantes autour de l’adaptation d’un roman au marché et de l’optimisation des ventes. Pierre Schreiber insiste sur la fidélisation : mieux vaut construire une communauté de lecteurs qui rachètent livre après livre plutôt que de repartir de zéro à chaque parution. Cela passe par une bonne connaissance du persona lecteur, un parcours d’achat fluide, une newsletter régulière et une attention particulière aux « ultras ». Il souligne aussi l’importance d’étudier le marché avant de traduire un roman, en analysant les couvertures, les commentaires et les tendances locales. Naxi explique ensuite la méthode de Jupiter Phaeton : identifier un best-seller de référence, comprendre pourquoi il fonctionne et répliquer les codes pertinents sans chercher à réinventer la roue. Enfin, Galimé détaille les campagnes participatives : la couverture et le résumé sont les premiers moteurs d’achat, suivis du désir de soutenir l’autrice et de la qualité perçue de l’objet livre. La structure AIDA doit structurer la page de vente. L’épisode conclut sur l’idée que les stratégies marketing performantes reposent sur l’analyse, le benchmark et la durée, non sur la chance.

Transcription

7252 Words, 41321 Characters

French
Speaker 1Salut à toi et bienvenue dans Le Confessional, le podcast diabolique de Va des Rétros. Au sein du Confessional, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et marque-auteurs sans bullshit. Salut à toi et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du Confessional de Va des Rétros. Cette semaine, je vais te faire un débrief de la conférence des auteurs indépendants qui a eu lieu la semaine dernière à Paris et qui était organisée par l'ICAR. Dans cet épisode, je vais te débriefer les trois conférences qui m'ont le plus marqué et qui se regroupent plus ou moins sous le même thème, comment adapter son roman au marché et comment analyser son marché correctement pour optimiser les ventes de son roman. Avant de débuter, comme d'habitude, je te rappelle de bien penser à t'abonner au podcast pour ne pas rater les prochains épisodes et te rappeler également que tu trouveras le lien de la newsletter de Va des Rétros, Le Grimoire, dans la description de l'épisode. Allez, c'est parti! Pour ceux qui ne connaîtraient pas, la conférence des auteurs indépendants, c'est une conférence qui est organisée tous les ans, qui a été organisée auparavant par Jupiter Phaeton et qui a été reprise sur les deux dernières années par l'ICAR, l'Institut des carrières littéraires, qui réalise notamment des formations sur l'écriture et l'auto-édition à destination des auteurs indépendants. J'en ai déjà parlé, mais moi j'ai fait les deux formations l'ICAR, celle sur l'édition indépendante et celle sur l'écriture, devenir écrivain projet best-seller. J'ai un peu de recul sur l'ICAR de manière générale et ça fait deux ans que je participe à la conférence des auteurs indépendants, dont la dernière édition a eu lieu les 24h et 25h, novembre dernier à Paris. En plein pendant les manifs et en plein pendant la tempête, on était bien contents, mais globalement ça s'est bien passé et aujourd'hui je voudrais te partager quelques retours d'expérience, des choses que j'ai apprises pendant les conférences là-bas. Le but c'est pas forcément de te refaire les conférences parce qu'elles seront disponibles en replay, mais par contre j'ai trouvé qu'il y avait quelques apprentissages intéressants que je voulais discuter avec toi aujourd'hui. La première conférence qui m'a marquée, c'est celle de Pierre Schreiber, un formateur chez l'ICAR et un auteur de polars et de thrillers français. Le thème de la conférence c'était comment passer de 0 à 100 000 lecteurs et surtout comment construire en fait une machine marketing qui permet de vendre ses livres et de bâtir un lectorat durable et surtout dense dans le temps. Donc Pierre nous a expliqué comment est-ce que lui, il avait construit sa carrière, comment est-ce qu'il avait optimisé son système marketing et ce qu'il avait mis en place pour générer des ventes sur ses romans. Surtout comment est-ce qu'il avait fait pour construire une communauté engagée. Donc là ce que je vais te partager, c'est ce que moi j'ai retenu. Ça veut pas dire que c'est les seules choses qui ont été abordées, mais c'est ce qui moi m'a marquée, notamment sur l'aspect marketing et analyse de marché. La première chose que j'ai notée, c'est la fidélisation des lecteurs. Le thème de la conférence c'était comment passer de 0 à 100 000 lecteurs et un des axes que Pierre a largement accentué, c'était de dire en fait on n'a pas 100 000 lecteurs à qui on vend un livre une fois, on a 10 000 lecteurs à qui on vend 10 livres. Et c'est un peu ce que je te disais dans les semaines précédentes, je trouve que l'une des erreurs qu'on fait le plus souvent, c'est de se dire qu'à chaque fois il faut aller chercher de nouveaux lecteurs. À chaque livre, il faut aller repartir de 0 finalement, faire de la conquête, toucher de nouveaux lecteurs, etc. Sauf qu'en fait, ce qu'on oublie, c'est que le but c'est d'avoir une communauté engagée qui te rachète de livre en livre. Donc on est moins en temps sur de l'acquisition que sur de la fidélisation et de la construction de relations avec les personnes qui te suivent déjà. Donc ça c'était un premier point que Pierre a souligné, que je trouvais vraiment intéressant. Et il a expliqué un petit peu comment est-ce qu'il faisait ça lui de son côté. Le premier point c'était de connaître son lectorat, ce qu'on appelle aussi le persona lecteur, savoir ce qu'ils aiment lire, pourquoi, qu'est-ce qu'ils lisent d'autres, comment est-ce qu'on peut aller les chercher, avec quels arguments, thématiques, etc. Parce que quand tu sais où est-ce qu'ils sont, pourquoi ils achètent, tu vas pouvoir leur parler de manière plus précise et plus percutante, tout simplement. Donc ça c'était vraiment le premier point. Bien connaître son lectorat, savoir où ils sont, et quel message fonctionne avec eux pour ensuite pouvoir tout simplement aller les toucher. Le deuxième point c'était de leur donner les moyens d'acheter. Ça je vous le dis souvent, notamment quand j'analyse vos comptes Instagram. Le but, une fois qu'on a touché un potentiel lecteur, c'est de lui donner les moyens d'acheter le livre. Et lui donner les moyens d'acheter le livre, ça se fait en construisant un écosystème qui fonctionne, avec par exemple une landing page qui va permettre de découvrir les extraits, de donner son email, des relances email qui vont aller relancer la personne justement, lui donner envie d'acheter le livre, garder du contact avec elle, etc. Un site web qui est clair, qui est bien ordonné, où il n'y a pas 50 000 infos et où on sait où est-ce qu'il faut cliquer pour acheter. Voilà. Il ne suffit pas d'aller toucher les lecteurs, il faut aussi derrière que tout le parcours utilisateur, finalement le parcours lecteur, il soit bien balisé, pour que quelqu'un qui a envie d'acheter ton livre, il puisse le faire en quelques clics et sans se poser 50 000 questions. Parce que ça, vous le savez, je vous le répète souvent, un client qui se pose des questions ou un lecteur qui se pose des questions, n'achète pas. Et donc, nous, notre job, en tant qu'autorise qui vendons des livres, c'est de nous assurer qu'une personne qui est intéressée par notre roman, elle peut l'acheter facilement, qu'elle sait facilement si c'est pour lui ou pour elle, et qu'elle n'a pas besoin de se poser 50 000 questions. Parce que chaque question que le lecteur se pose, c'est potentiellement une porte de sortie qui ne mène pas à l'achat. Ce que Pierre expliquait aussi dans sa conférence, c'est que quand lui, il a passé la barre des 100 000 lecteurs, c'est quelque chose qui se fait de manière cumulée, cumulée dans le temps. Il a vendu de plus en plus de romans au fur et à mesure, mais parce qu'en fait, justement, il a mis en place cet écosystème qui permet de garder ses lecteurs dans son monde, finalement, de ne pas les perdre une fois qu'ils ont lu le premier roman, et de les diriger vers les suivants. Et donc, on a un effet boule de neige cumulée qui est intéressant, puisque le premier roman, je ne sais pas, tu vas en vendre 2000, j'en sais rien. Et le but, c'est de pouvoir ensuite, quand tu lances un nouveau roman, faire en sorte que ceux qui ont lu le premier lisent le deuxième, et que le deuxième permette de renvoyer vers le premier. Et donc, en fait, l'écosystème-là, marketing de fidélisation, il se construit forcément. Et c'est ça qui fait que tu vas avoir un effet boule de neige, un effet cumulé, qui fait qu'au bout de quelques années, tu vas atteindre l'objectif de 100 000 lecteurs que tu t'es fixé. Mais ce n'est pas à chaque roman, on touche de nouvelles personnes, et ce sont ces nouvelles personnes-là qui vont faire en sorte que c'est vraiment un effet cumulé entre l'audience qu'on a déjà, qui, elle, va vous suivre de livre en livre, et donc, finalement, vous suivre tout au long de votre carrière, et les nouvelles personnes qui se rajoutent entre-temps. Et donc, le but, c'est d'arriver non seulement à fidéliser cette première masse de personnes qui étaient là au début, les rediriger vers les livres suivants, et surtout faire en sorte que les personnes qui arrivent après, elles aient le réflexe aussi de rebasculer vers le reste du catalogue qui existe déjà, pour qu'elles puissent le lire, et que là, tu aies ton effet de vente cumulé au fil du temps. Et, sans grande surprise, un des axes qui était largement cité par Pierre, vous me voyez venir, c'était la newsletter, évidemment. Parce que la newsletter, je vous le répète suffisamment, je pense que je vous ai assez saoulé avec ça, la newsletter, c'est ce qui te permet de garder un lien régulier avec ton lectorat, et de t'assurer, tout simplement, que les personnes ne t'oublient pas, pensent à acheter les livres suivants, ont bien vu l'information, et bénéficient même potentiellement de remises. Il y a des auteurs qui font ça, qui ont des programmes ambassadeurs pour des lecteurs qui sont hyper fans, qui ont des réductions, qui peuvent acheter des packs moins chers, des choses comme ça, parce qu'on sait que quand il y a un livre qui sort, ils vont en acheter dix et les offrir à toute leur famille. Et donc, ce que Pierre soulignait, c'est que c'était vraiment important d'arriver finalement à chouchouter ces personnes-là, ce qu'on appelle aussi les ultras, parce que ça, c'est des personnes qui vont vous faire connaître autour d'elles, qui vont faire votre pub, qui vont vous valoriser auprès de leurs proches, qui vont offrir vos romans en cadeau, et qui vont faire ce travail-là de vous faire connaître autour d'elles. Donc, c'est véritablement important, dans la communauté, d'entretenir aussi le lien avec ces ultras fans-là, ne serait-ce qu'en répondant à leurs messages, en répondant à leurs mails, des fois, ça passe aussi juste par là, ou alors, ça peut se faire aussi en mettant en place, par exemple, un programme de fidélité pour celles et ceux qui auraient les moyens et l'envie de faire ça, parce que ça, c'est pareil. S'il y a avoir une structure logicielle derrière qui permet de gérer tout ça. Mais en tout cas, voilà, le point a vraiment été mis, et j'ai trouvé ça très intéressant, sur la fidélisation dans le temps de la base de lecteurs, et surtout, le fait de construire un écosystème marketing qui permette, une fois que les gens ont lu un premier livre, de garder ces personnes-là, en fait, tout simplement. Donc, ça va passer par la newsletter, je vous le répète largement, quand quelqu'un vous achète, vous devez récupérer son adresse mail pour pouvoir la recontacter par la suite, mais ça va se faire aussi au fil du temps, avec, par exemple, des relances d'emails mais, de manière générale, c'est aussi tout l'écosystème d'achat que vous allez mettre en place, comme je disais, la landing page, le site web, voilà. Quelqu'un qui arrive, qui vous découvre, comment est-ce qu'on s'assure qu'il est bien guidé jusqu'à l'achat du livre et qu'une fois qu'il l'a lu, il reste dans votre écosystème pour qu'il puisse aussi découvrir et acheter les prochains. Le deuxième point que Pierre a largement souligné et qui, forcément, me fait plaisir en tant que marketeuse, c'est le fait d'étudier le marché. Ce que disait Pierre, et ça rejoint un peu ce qu'on se disait dans les épisodes précédents, c'est qu'un livre, une fois qu'il est sorti, on peut l'animer de différentes manières. Ce n'est pas parce qu'il est sorti une fois en France que son cycle de vie est terminé. Au contraire, il y a des manières d'animer son roman une fois qu'il est sorti et de lui redonner une seconde jeunesse. Un des axes que Pierre a travaillé et dont il nous a parlé pendant la conférence, c'était la traduction. Je sais que la traduction, ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire tout de suite parce que, selon la taille du manuscrit, c'est entre 10 et 15 000 balles la traduction. C'est un gros budget. C'est véritablement un investissement d'entreprise, et ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire aux doigts mouillés en se disant « je tente et on verra si ça fonctionne ». Ce n'est pas comme ça que ça marche. Quand tu veux faire traduire ton roman, tu dois véritablement y aller en ayant étudié ton marché avant, en ayant regardé s'il y avait de la place pour ton livre, si dans ta catégorie, il y a des titres qui se vendent, qui sont les principaux concurrents, etc. C'est véritablement une étude que tu dois faire. Ce qu'il nous expliquait, lui, c'est que quand il a fait les études pour faire traduire son roman et adresser notamment le marché allemand, il a regardé mécaniquement. Il est allé sur Amazon et il a regardé dans sa catégorie qui se vendait, combien de ventes il y avait à peu près par mois, comment étaient les couvertures, est-ce que c'était des histoires à peu près similaires aux siennes, qu'est-ce qui revenait dans les commentaires, etc. C'est ça une étude de marché. Ce n'est pas juste lancer Amazon et voir s'il y a des titres qui ressemblent. C'est véritablement aller dans le détail, analyser les couvertures, analyser les commentaires, regarder les titres qui se vendent le plus, regarder la stratégie marketing des auteurs qui vendent sur les autres marchés, quelles sont les tendances, est-ce qu'il y a des sous-segments qui fonctionnent chez nous Voilà, c'est vraiment prendre le temps d'étudier finalement à 360 qu'est-ce que c'est que ce marché-là et comment est-ce que je peux aller l'adresser moi en tant qu'auteur français. Donc comme je le disais plus tôt, la traduction. c'est pas quelque chose qu'on fait à la mort moelle-neu comme ça avec de l'IA ou par-dessus la jambe c'est un vrai projet éditorial complet ça veut dire qu'il faut avoir étudié le marché avant avoir validé le fait qu'il y avait une place pour ton roman sur ce marché-là et surtout investir de l'argent parce que selon la taille du roman c'est entre 10 et 15K donc c'est pas quelque chose que tu peux faire non plus je dirais de manière pas sérieuse bon ça c'est toujours mon point de vue après on sait très bien qu'il y a des gens qui traduisent avec de l'IA ça c'est leur choix mais en tout cas si tu veux adresser un marché de manière professionnelle il ne suffit pas juste de passer ton roman dans la moulinette IA de changer vite fait ta couverture et encore des fois il y en a qui changent même pas et de se dire bon bah ça va le faire de toute façon c'est le même texte c'est le même public donc ça va fonctionner non c'est pas comme ça que ça marche ce que lui nous expliquait par exemple c'est qu'il y a un sous-segment qui existait dans sa catégorie à lui du polar le Sud Frankreich Krimi donc les crimes qui sont commis dans le sud de la France rigolez pas c'est un vrai sous-segment que lui certains de ses livres relataient des histoires qui se passaient dans le sud de la France et que donc au début il n'avait pas positionné ses livres sur ce segment là ça ne se vendait pas tant que ça mais quand il les a repositionnés sur le bon segment avec la bonne couverture mais là les ventes étaient au rendez-vous c'est là où je vous dis qu'il faut véritablement prendre le temps d'étudier les codes d'un marché avant de se lancer dedans notamment les couvertures on sait que la couverture c'est le panneau indicateur qui va dire à tes lecteurs bah coucou ce livre il est pour toi et donc selon les marchés les gens n'attendent pas les mêmes choses amusez-vous à regarder les couvertures de votre livre préféré d'un marché à l'autre entre le marché UK US et français des fois il y a des énormes différences tout simplement parce que les gens n'aiment pas les mêmes choses en fait culturellement on n'attend pas forcément les mêmes choses il y a aussi des effets de mode des choses comme ça mais donc c'est véritablement important d'avoir en tête que la couverture c'est un élément marketing qui peut varier d'un marché à l'autre et que vous devez être prêt à refondre si jamais elle n'est pas adaptée au nouveau marché que vous souhaitez adresser et d'ailleurs c'était un point qui disait aussi moi j'ai des couvertures à l'international qui ne me plaisent pas plus que ça il l'expliquait mais par contre c'est ce qui fait vendre donc j'accepte que le marché attend ça et je me mets en ordre de marche pour respecter finalement les codes du marché voilà donc j'avais trouvé cette intervention intéressante parce que ça montrait bien qu'il n'y a pas de hasard en fait je sais que des fois on a l'impression qu'il y a des livres qui percent qui sortent de nulle part mais je peux vous assurer que ça ça arrive une fois tous les tremblements de terre je ne dis pas que ça ne peut pas arriver mais globalement un livre qui fonctionne c'est un livre dont l'auteur ou la maison a construit la stratégie sur la durée avec des piliers stables avec un marché analysé compris des mécaniques de vente qui sont structurées en fait c'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire que ça c'est des choses que vous pouvez répliquer vous c'est pas dû à un super pouvoir ou à un don de Dieu ou à un truc comme ça c'est véritablement des machines marketing qui se construisent qui s'apprennent et qui peuvent être répliquées donc voilà j'avais trouvé cette intervention hyper intéressante parce que notamment sur la partie marché c'était vraiment bien structuré et de manière générale Pierre Schreiber pour celles et ceux qui le connaissent c'est vraiment quelqu'un qui a une vision très entrepreneuriale du marché qui fait des études de marché qui fait des business plans qui analyse donc forcément je trouve ça hyper intéressant parce que ça rend le fait de vivre de sa carrière d'auteur concret et atteignable en fait c'est pas juste un rêve qui ne dépend pas de toi et qui dépend juste de la chance c'est quelque chose qui se construit dans le temps et que tu peux atteindre toi aussi si tant est que t'es le temps et la volonté de t'en donner les moyens aussi la deuxième conférence qui m'a beaucoup marqué je pense que pour le coup celle-ci c'était ma préférée c'est celle qui a été animée par Naxi donc Naxi c'est un membre de l'équipe de Jupiter Phaeton qui est je crois son responsable marketing je sais plus quel est son titre exact mais en tout cas lui il s'occupe vraiment de la commercialisation des romans de l'analyse de marché du positionnement concurrentiel etc c'est un peu le chef de produit en fait de Jupiter Phaeton et j'ai adoré vraiment cette conférence parce que j'ai trouvé qu'elle était hyper concrète en gros ce que nous expliquait Naxi c'est comment est-ce qu'ils analysaient le marché dans les équipes de Jupiter Phaeton pour positionner les romans avant qu'ils sortent et construire leur stratégie de lancement et même de conception avant même que les romans soient mis sur le marché alors pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Jupiter Phaeton c'est une autrice qui a plus ou moins lancé l'auto-édition en France avec des milliers de livres vendus elle a écrit plus d'une vingtaine de romans si ce n'est 30 et elle a vraiment déblayé le terrain en fait pour nous toutes parce qu'à l'époque où elle s'est lancée elle a tout fait toute seule il n'y avait pas autant de formation et de moyens pour travailler que ce qu'on peut avoir aujourd'hui donc c'est vraiment une figure qui est très connue dans le milieu de l'auto-édition française et qui est un peu notre queen à toutes et à tous parce que vraiment elle a plus ou moins lancé le truc en France et elle a partagé énormément de choses qui ont permis ensuite aux autoristes de se lancer elle a vraiment aidé l'écosystème français à se structurer en termes d'auto-édition donc c'est toujours intéressant de voir comment ces équipes travaillent donc aujourd'hui Jupiter elle a une entreprise elle a une équipe d'une petite dizaine de personnes et donc elle ne travaille pas toute seule mais c'est intéressant de voir justement comment est-ce qu'elle structure tout ça parce qu'il y a des choses qu'on peut nous répliquer alors pas forcément à l'identique parce que nous on n'aura pas forcément des personnes à temps plein pour travailler sur ça avec nous mais par contre il y a quand même des choses qu'on peut répliquer nous dans notre manière d'analyser notre marché qui fonctionne pour elle et qui détermine la manière dont elle commercialise ses romans tout simplement donc ce qu'expliquait Naxi il nous a expliqué en fait comment ils ont mis un des romans de Jupiter Phaeton sur le marché Kira en étudiant ce qui se faisait ils ont remarqué à peu près 3 à 6 mois avant que le roman sorte qu'il y avait une grosse tendance des romans avec des dragons romantésie avec des dragons à l'international et donc en fait ils ont étudié comment ça s'est traduit là-bas en termes de discours en termes de marketing en termes de manière de promouvoir le roman et ils se sont inspirés de tout ça pour ensuite commercialiser le roman de Jupiter sur quels aspects? notamment par exemple sur Amazon donc ils ont étudié les couvertures ils ont étudié les mots-clés ils ont étudié la manière de présenter les visuels ils ont tout regardé et ils s'en sont servis à terme pour qu'au moment où Jupiter Phaeton sortait son livre il y ait déjà des codes entre guillemets de best-seller à l'étranger qui soient déjà appliqués et ça je trouve ça hyper malin parce que vraiment on a l'impression quand on commercialise son roman qu'il faut réinventer la rue et qu'on attend de nous qu'on trouve la nouvelle stratégie marketing innovante pour vendre ses livres alors qu'en fait pas du tout un marché c'est un écosystème où il y a des livres qui ne se vendent pas du tout d'autres qui se vendent je dirais normalement et d'autres qui se vendent très bien quand vous vous devez mettre votre livre sur le marché on ne vous demande pas de pondre de zéro des mécanismes marketing que personne n'a jamais vu et de créer des nouveaux besoins dans le marché c'est pas comme ça que ça fonctionne ce qu'on vous explique là ce que Naxi expliquait et qui est extrêmement malin c'est qu'en fait il faut déterminer ce qu'on appelle un benchmark un benchmark c'est un produit qui fait office de référence sur votre marché et qui est pris un peu comme maître étalon je vais revenir à l'automobile je sais que j'en parle souvent mais moi quand j'étais chef de produit dans l'automobile la référence c'était Volkswagen on considérait que c'était eux les best-sellers que c'était eux qui servaient de référence et donc on analysait ce qu'eux faisaient notamment en termes de prix et en fait pour ton livre c'est la même chose tu vas avoir des best-sellers sur ton segment dans ta niche aussi potentiellement alors chaque livre est différent mais il y a quand même des livres que tu peux recroiser avec le tien ça c'est ton benchmark c'est des livres qui font office de référence parce qu'ils ont bien marché au bon moment c'est des best-sellers et en fait ce qui est intéressant c'est d'essayer de comprendre pourquoi ces livres-là sont best-sellers des fois ça peut être le thème on a eu une vague de romantésie avec des dragons sur laquelle il y a beaucoup de gens qui ont surfé et ça s'est vérifié ça a fonctionné donc ça peut être un thème des tropes des choses comme ça ça peut aussi être un modèle de couverture certains mots-clés une manière de parler de son livre et donc en fait ce qu'il faut arriver à décrypter c'est qu'est-ce qui fait que ces livres-là sont des best-sellers pourquoi est-ce qu'ils se vendent bien pour que ces livres trouvent leur public et après toi, ton job ça va être de comprendre ce qui peut être applicable ou pas à ton roman à ton univers à ta personnalité d'ajuster ça et ensuite de le répliquer si jamais ça s'applique sur ton produit sur ton livre pour que ton livre trouve ses lecteurs et donc c'est ce que nous expliquait Naxi tout simplement eux ils ont vu qu'il y avait justement ce roman donc en l'occurrence c'était Rebecca Yarros le livre de Rebecca Yarros qui perçait à l'international et donc ils se sont dit ça tombe bien parce qu'on sait que la tendance des dragons elle va arriver chez nous d'ici 3 à 6 mois et donc ils ont analysé toute la mécanique marketing et ils ont reproduit exactement la même chose et sans grande surprise et ça a très bien fonctionné et ils ont fait le même travail sur l'international pareil d'analyser d'identifier les bons mots-clés par rapport aux concurrents de reprendre les mêmes mots-clés de virer ceux qui n'étaient pas pertinents de construire des familles de mots-clés et ensuite de là de mettre le livre sur le marché donc ce que je veux te dire c'est que une fois de plus on n'attend pas de toi que tu sortes des trucs du chapeau il y a des choses qui fonctionnent qui sont plus ou moins attendues par les gens qui sont déjà identifiées par les lecteurs le tout c'est de les identifier et de voir si ça correspond à ton roman à ton univers à ta personnalité mais j'ai même envie de te dire que c'est un risque et c'est pas forcément un bon choix d'essayer de réinventer tout et de sortir complètement des clous parce qu'en fait les gens ils ont besoin d'avoir des repères et donc c'est ces fameux repères-là ceux qui font vendre en tout cas qu'on va te demander d'identifier et d'appliquer à toi et à ton univers pour vendre ensuite tes romans il y a deux choses aussi c'est important de savoir investir aussi dans les bons outils lui expliquait qu'ils utilisaient KDP Publisher Rocket donc un outil de KDP que tu vas payer à peu près 200 euros une fois et qui va te permettre en utilisant des as-in ou des choses comme ça d'aller identifier les mots-clés et le positionnement d'analyser en fait tout simplement la concurrence sur ton segment ou sur ta niche en te basant sur des données Amazon concrètes par exemple combien de livres sont vendus par telle personne qui fait qu'il est dans le top 10 et ça va te permettre de dire ok bah si je veux être dans le top 10 de 7 niches il faut que je vende tant de livres par jour et donc c'est plus facile après de décliner une stratégie quand tu sais combien de livres par jour tu dois vendre que en te disant bon bah je le mets sur le marché je communique et puis Inch'Allah il finit dans le top 10 quoi c'est pas comme ça que ça marche et c'est ça où c'est ce que je te disais tout à l'heure et vraiment j'insiste dessus c'est des choses qui se décortiquent qui se déconstruisent où tu fais ce qu'on appelle du reverse engineering le reverse engineering c'est quand t'as le produit fini et que tu reviens en arrière pour comprendre comment est-ce qu'il a été construit c'est vraiment prendre par exemple une voiture et la dépiauter et voir à l'intérieur comment c'est fait, pour ensuite arriver à faire la même chose. Et toi, finalement, c'est un petit peu pareil avec les mécaniques marketing, finalement. Ce qu'on te demande, c'est d'avoir ce réflexe-là, d'essayer de comprendre, ok, ce best-seller-là dans ma niche, comment est-ce qu'il a fait pour être trouvé, pour être vu, quel message il passe, quel mot-clé il utilise, la couverture, elle respecte quel code, etc. Et après, je ne te dis pas qu'il faut faire la même chose, parce que le but, ça reste quand même de se différencier. Par contre, à un moment donné, si tu vois que les top 10 de ta niche, elles font toutes la même chose, et que toi, tu ne le fais pas, il faut peut-être que tu te poses des questions sur ta stratégie et tout simplement sur la manière dont ta stratégie est alignée ou pas avec ce qu'attend ton marché. Un autre point que je retiens aussi de cette intervention, c'est que c'est des choses qui prennent du temps. C'est important de prendre le temps d'analyser ton marché, d'essayer de comprendre les acteurs en présence, tes forces, tes faiblesses, les choses à respecter, plusieurs mois avant le lancement. Ce n'est pas veille de ton lancement ou la semaine d'avant, quand tu construis ton plan de com à la dernière minute, qu'il faut faire ça. Ça doit faire partie intégrante de ton produit. C'est des choses que tu dois avoir analysées avant même. D'avoir déterminé ta couverture, tu prends ce temps-là d'analyser ton titre. Est-ce qu'il est bien adapté au marché? Ta couverture, est-ce que ça correspond aux codes du genre? Est-ce que ça correspond aux anciennes tendances ou aux nouvelles? Est-ce que tu es bien positionné par rapport à ta concurrence en termes de mots-clés, etc.? Tout ça, c'est des choses qu'il faut anticiper et qui va faire partie intégrante de la mise sur le marché de ton livre. Là, on est vraiment sur de la stratégie produit, on n'est pas juste sur de la communication. C'est vraiment comment est-ce que tu t'assures que tu conçois un produit livre qui est adapté à ton marché, à ta niche et qu'on respecte les codes tout simplement, pour que tes lecteurs puissent s'y retrouver. Je sais que Naxi a parlé aussi des campagnes Ulule, quand ils ont fait le collector de Kira. Ils ont analysé les plus grosses campagnes Ulule sur le segment et voir à combien de milliers d'euros ça pouvait monter, quels étaient les types de packs, quel type de communication ils ont fait, comment étaient construites les pages de vente. Tout ça, c'est pareil, on ne te demande pas de tout inventer. Va voir ce qui se fait ailleurs, quand on commence, comment est-ce qu'on attire d'abord le lecteur, comment est-ce qu'on suscite son intérêt, comment est-ce qu'on suscite du désir, comment est-ce qu'on le mène à l'action. Des mécaniques qui existent, tu ne vas pas les sortir de ta tête. C'est ça que je veux dire. Même moi qui suis dans le marketing, c'est mon métier, je peux t'assurer que le jour où je sors mon livre, je vais faire un benchmark de cochon pour aller voir ce que font les autres et voir ce que je peux récupérer, parce qu'en fait, tu ne peux pas penser à tout, ce n'est pas possible. Et j'ai trouvé ça véritablement intéressant de nous rappeler tout ça, de se dire que les solutions, parfois, elles sont sous nos yeux et on s'obstine à essayer de tout faire tout seul ou à se dire non, mais moi, ce n'est pas comme ça, moi, c'est différent. Alors qu'en fait, il y a plein de choses qui peuvent être appliquées, aussi, à ton livre et qui vont t'éviter de te faire des nœuds au cerveau parce qu'il y a des gens qui y ont pensé à ta place et tu as juste à reprendre et à adapter le concept, en fait. Donc, j'ai trouvé, en tout cas, cette conférence hyper intéressante. Moi, je me suis régalée parce que là, on était vraiment dans de l'analyse produit, de l'analyse de marché, de l'analyse des chiffres aussi, qui sont les personnes dans le top 10, quel volume ça représente, combien il faut que tu vendes de livres par jour pour être dans le top 10. C'est des choses qui semblent connes, mais en fait, mises bout à bout, c'est ça qui va t'aider à construire une stratégie et surtout à savoir où tu mets les pieds. Une autre conférence que j'ai trouvée hyper intéressante, c'était celle de Galimé, qui nous parlait de comment mettre en place une campagne participative qui fonctionne. Ce qui est intéressant avec Galimé, c'est qu'à la base, elle était passée, je crois, par Kickstarter. Kickstarter ou Ulule, je ne sais plus, mais en tout cas, une plateforme participative. Et ensuite, progressivement, elle a décidé de basculer sur sa boutique, ce qui est un choix assez osé parce que quand tu passes par une campagne participative en ligne sur une plateforme qui est faite pour ça, tu n'as pas à gérer les inscriptions, les paiements, toute la partie. Je dirais que c'est un choix assez osé parce que quand tu passes par une campagne participative en ligne, je dirais logiciel et logistique derrière. Enfin, logistique, si, mais en tout cas, logiciel, beaucoup moins. Et donc, c'est un pari osé de dire, je migre tout sur ma boutique. Ça peut susciter aussi de la méfiance de gens qui ne te connaissent pas forcément. Les gens ont plus l'habitude d'acheter sur Ulule que sur la boutique directement. Donc, c'était un pari osé. Et en tout cas, elle nous a prouvé que ça pouvait marcher. Ça va dépendre des auteurs. Galie, ça n'avait pas l'air d'être trop le cas, mais je sais que chez certains auteurs, j'en discutais avec une copine autrice à moi qui m'expliquait que quand elle avait quitté Ulule, elle avait perdu à peu près 40% de son volume en termes de vente. Donc, il faut savoir que quitter Ulule pour le faire sur sa propre boutique, ça a quand même des conséquences. Parce que sur Ulule, tu as le nom qui rassure. Tu peux avoir d'autres personnes qui te découvrent grâce à Ulule aussi. Les gens ont parfois un peu peur de passer sur ta boutique en ligne. Donc, c'est vraiment une transition qu'il faut bien gérer. C'est possible, mais il ne faut pas sous-estimer l'impact que ça peut générer en termes de perte de vente de ton côté. Donc, Galie, qu'est-ce qu'elle nous disait sur ces histoires de campagne participative? En tout cas, qu'est-ce que moi, j'en ai retenu? Parce qu'encore une fois, avec mon filtre, ma mémoire et ce qui m'a marqué, moi, elle disait qu'il y avait ce débat de livre jaspé, pas livre jaspé. Est-ce que c'est ça qui fait vendre, finalement? Et elle, ce qu'elle nous expliquait, c'est qu'en fait, ce qui revenait le plus souvent dans les motivations d'achat, c'était vraiment la couverture et le résumé. En raison numéro un, elle a posé la question aux personnes. Et ce qui revenait le plus souvent, c'était véritablement la couverture et le résumé. Alors, à la fois la qualité et l'esthétisme de la couverture, mais aussi l'accroche du résumé. C'est-à-dire qu'il y a quand même toujours cette connexion émotionnelle avec l'histoire. Oui, c'est important d'avoir un livre jaspé, on va y revenir juste après, mais ce n'est pas ça qui va faire que les gens vont nécessairement passer à l'achat. La raison numéro un, c'est quand même, waouh, la couverture, elle m'a tapé dans l'œil et elle m'indique clairement que ce livre, il va être pour moi. Et de deux, l'histoire me botte bien et j'ai envie d'en savoir plus. Donc ça, c'était vraiment ce qui revenait principalement dans les motivations d'achat, ce qui faisait basculer les gens vers l'achat. Le deuxième point qui revenait le plus souvent, sur qu'est-ce qui fait que vous participez finalement à une campagne Ulule et que vous payez, c'était la volonté de soutenir l'autorise. Et ça, je veux vraiment qu'on prenne le temps de s'arrêter dessus deux secondes. Ça rejoint aussi ce que je vous disais la semaine dernière sur la marque auteur. Vous êtes un produit aussi et vous faites partie de votre offre. C'est-à-dire que oui, on va acheter votre livre, mais si vous êtes un connard fini ou si on ne vous connaît pas ou si on ne vous apprécie pas, on ne va pas acheter votre livre, tout simplement. A contrario, on peut acheter votre livre, parce qu'on vous trouve super, parce qu'on sait que le projet, on sait d'où il vient, parce qu'on a envie de vous soutenir, parce qu'on a envie de vous aider à financer votre rêve. Donc en fait, l'aspect humain va être hyper important. Et vraiment, ne le sous-estimez pas quand vous gérez votre communication sur vos réseaux sociaux, quand vous préparez votre campagne, quand vous faites votre building public tout au long de la création de votre livre. Créez du lien avec votre communauté, parce qu'au moment où vous allez faire une campagne participative, c'est aussi ce lien-là qui va faire que les gens vont participer. C'est quand même une campagne participative, c'est-à-dire que les gens vont venir vous donner de l'argent pour que le projet, il naisse en fait. Et c'est un peu le principe des cagnottes solidaires finalement. On va être touché par la ferme qui a perdu tous ses animaux dans une inondation, parce qu'on a vu une vidéo du monsieur en train de pleurer et qui avait besoin d'aide. Vous voyez ce que je veux dire? L'humain, ça passe par là. Alors je ne vous dis pas de faire des vidéos en train de pleurer pour vendre vos livres. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Vous savez à quel point j'ai horreur de ça. Va des rétro-satanas. Mais par contre, véritablement, le lien que vous, vous allez créer avec votre communauté, votre personnalité, vos combats, vos valeurs, c'est aussi ça qui va faire que les gens vont vous acheter. Donc n'oubliez pas cet aspect-là quand vous faites une campagne participative. Assumez un petit peu de vous montrer et de donner un peu de vous pour que les gens aient envie aussi de vous soutenir. Le troisième point qui revenait, c'était la qualité perçue de l'objet livre. Donc là, on est vraiment sur le produit livre, en l'occurrence. Qualité perçue au niveau des illustrations, au niveau de la finition. Là, on est vraiment plus sur une dimension de prestige. Qu'est-ce que j'achète? Est-ce que c'est beau? Est-ce que c'est bien travaillé? Et est-ce que finalement, ça vaut le coup? Je vous le répète souvent, mais la vie est très, très chère en ce moment. On est en période où les élections vont bientôt arriver. Il y a une incertitude de malade. Je ne pense pas que les gens soient moins prêts à mettre de l'argent. Par contre, ils ont deux fois, trois fois plus besoin d'être rassurés. Et donc, le côté qualité, c'est-à-dire en gros, je n'achète pas de la merde et je mets mon argent dans un truc qui vaut le coup. Ça, c'est véritablement quelque chose qui est super important pour que vos lecteurs, tout simplement, soient rassurés et osent franchir le pas et vous donner leur argent, en fait. Donc, ne sous-estimez pas la qualité perçue. Ça passe notamment par une couverture qui est faite par un illustrateur ou un graphiste et pas par de l'intelligence artificielle. Attention à l'utilisation de l'intelligence artificielle pour communiquer aussi parce que ça ne donne pas forcément une bonne image de qualité perçue et ça peut faire fuir les gens. Attention aux fautes d'orthographe aussi dans votre texte. Faites corriger vos textes par des pros, dans vos bannières, dans votre communication. C'est tout ça, la qualité perçue. Et ça, c'est des signaux forts qui vont construire ou affaiblir la confiance que les gens vont vous porter et qui vont leur permettre ou pas de sauter le pas et de vous donner leur argent. Tout ça. Tout simplement. Et enfin, le dernier point que je trouvais super intéressant, c'est qu'il ne faut pas oublier que votre page Ulule ou votre page de vente, en tout cas sur votre site, elle est là pour vendre. Et donc, ce n'est pas quelque chose qu'on construit non plus n'importe comment. Il faut respecter des étapes. Donc, vous avez le modèle AIDA, A-I-D-A, qui est très connu en marketing. Donc, attraction, intérêt, désir, action. Attraction, c'est comment est-ce que j'attire l'attention. C'est comment est-ce que je donne envie à quelqu'un d'aller voir ma page, de s'arrêter, de scroller. Intérêt, c'est, ah ok, pourquoi est-ce que ça, ça peut m'intéresser? Qu'est-ce qu'il y a dedans? De quoi ça parle? Etc. Désir, c'est comment est-ce que je suscite l'envie d'achat? Qu'est-ce qui donne envie d'acheter? Donc là, ça peut être typiquement le côté exclusif, la finition, les illustrations. Voilà. Qu'est-ce qui fait qu'on a envie d'acheter? Qu'est-ce qui nous fait dire, waouh, ce truc-là, j'en ai besoin? Et après, l'action, bien sûr. Donner la possibilité aux gens d'acheter, tout simplement. Donc, avec des étapes d'achat qui soient claires et simples et faciles à comprendre. Donc, voilà. J'avais trouvé cette conférence aussi très intéressante. De la même manière, elle, elle le rappelait. Il faut benchmarker ce que font les autres. Vous n'allez pas réinventer la roue. Allez voir ce que font les autres dans votre niche. Allez voir les campagnes qui ont cartonné. Comment est-ce qu'elles ont été construites? Quels logiciels ont été utilisés? Quel type de visuel? Quel argumentaire? Quels mots? Est-ce qu'il y a des mots-clés, des trucs qui reviennent? On ne vous demande pas de tout réinventer, de partir d'une feuille blanche. Appuyez-vous sur ce qui fonctionne déjà et sur ce qu'ont fait les autres. Voilà, c'est tout pour l'épisode d'aujourd'hui. C'était assez dense. Je pense que tu peux le réécouter plusieurs fois. Il y a eu d'autres conférences aussi, bien évidemment, sur l'ensemble du week-end. Moi, là, ça a été vraiment mes trois préférées. Donc, c'est celles que je voulais partager avec toi. Il me semble que les replays seront rendus disponibles par l'ICAR d'ici quelques semaines ou mois, en fonction du temps que ça va prendre de leur côté pour les retravailler. Donc, n'hésite pas à aller suivre ça, voir si ça va bien. vaut le coup pour toi de les prendre. Moi, je le recommande. J'ai trouvé que les conférences, de manière générale, étaient intéressantes, très concrètes, avec beaucoup, comme ça, de petits takeaways, des choses qu'on pouvait prendre et appliquer, nous, de notre côté. Donc là, je t'ai donné ceux qui m'ont le plus marqué en tant que marketeuse, forcément, et que va des rétros. Mais il y a beaucoup d'autres points qui ont été abordés. Comment construire un bel objet livre? Comment travailler avec un imprimeur? Est-ce qu'on doit avoir ou non un nom de plume différent quand on est créé dans plusieurs genres? Je pense que ça, d'ailleurs, je vais finir par faire un podcast dessus, parce que vous l'avez beaucoup demandé. Mais voilà, n'hésite pas à aller te renseigner, voir si c'est des choses qui peuvent te plaire. Dans tous les cas, comme d'habitude, moi, je te remercie d'avoir passé ces 30 minutes et quelques avec moi. Je te rappelle de bien penser à t'abonner au podcast et à la newsletter. Et je te donne rendez-vous très vite dans un prochain épisode. Ciao! Sous-titrage Société Radio-Canada

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’épisode est un débrief de la conférence des auteurs indépendants organisée par l’ICAR à Paris.
  2. Pierre Schreiber explique qu’il vaut mieux fidéliser 10 000 lecteurs sur 10 livres que viser 100 000 lecteurs pour un seul achat.
  3. Une bonne stratégie repose sur la connaissance du lectorat, un parcours d’achat clair et une newsletter régulière.
  4. L’étude de marché est essentielle avant toute traduction ou repositionnement d’un roman sur un nouveau marché.
  5. Naxi détaille la méthode de Jupiter Phaeton
  6. Le benchmark permet de comprendre les couvertures, mots-clés et arguments qui font vendre dans une niche.
  7. Galimé montre que les campagnes participatives réussissent grâce à la couverture, au résumé, au soutien à l’autrice et à la qualité perçue.
  8. La structure AIDA (attention, intérêt, désir, action) doit guider la construction d’une page de vente efficace.

Summary:

Cet épisode du Confessional propose un débrief de la conférence des auteurs indépendants organisée par l’ICAR à Paris. L’animatrice partage les enseignements de trois interventions marquantes autour de l’adaptation d’un roman au marché et de l’optimisation des ventes. Pierre Schreiber insiste sur la fidélisation : mieux vaut construire une communauté de lecteurs qui rachètent livre après livre plutôt que de repartir de zéro à chaque parution.

Cela passe par une bonne connaissance du persona lecteur, un parcours d’achat fluide, une newsletter régulière et une attention particulière aux « ultras ». Il souligne aussi l’importance d’étudier le marché avant de traduire un roman, en analysant les couvertures, les commentaires et les tendances locales. Naxi explique ensuite la méthode de Jupiter Phaeton : identifier un best-seller de référence, comprendre pourquoi il fonctionne et répliquer les codes pertinents sans chercher à réinventer la roue.

Enfin, Galimé détaille les campagnes participatives : la couverture et le résumé sont les premiers moteurs d’achat, suivis du désir de soutenir l’autrice et de la qualité perçue de l’objet livre. La structure AIDA doit structurer la page de vente. L’épisode conclut sur l’idée que les stratégies marketing performantes reposent sur l’analyse, le benchmark et la durée, non sur la chance.

FAQs

L'épisode propose un débrief de la conférence des auteurs indépendants organisée par l'ICAR à Paris, avec un focus sur l'adaptation de son roman au marché et l'analyse de marché pour optimiser les ventes.

Il privilégie la fidélisation plutôt que la conquête constante : mieux vaut avoir 10 000 lecteurs à qui vendre 10 livres que 100 000 à qui en vendre un seul. Cela passe par un écosystème marketing solide : newsletter, landing page, site web clair et parcours d'achat simplifié.

Elle permet de garder un lien régulier avec son lectorat, de s'assurer que les lecteurs n'oublient pas l'auteur et pensent à acheter les prochains livres. C'est aussi un outil pour chouchouter les « ultras fans » qui font la promotion autour d'eux.

Il a mené une étude de marché approfondie sur Amazon : analyse des ventes par catégorie, des couvertures, des commentaires et des tendances. Il a notamment repositionné ses livres sur le sous-segment « Sud Frankreich Krimi » (crimes dans le sud de la France) avec une couverture adaptée, ce qui a boosté les ventes.

Un benchmark est un produit de référence (best-seller) sur son marché ou sa niche. Il faut analyser pourquoi ces livres fonctionnent (thème, tropes, couverture, mots-clés, discours marketing) pour comprendre ce qui est applicable à son propre roman et l'adapter sans tout réinventer.

Publisher Rocket, un outil KDP payant environ 200 euros une fois. Il permet d'identifier les mots-clés, d'analyser la concurrence et d'estimer le volume de ventes nécessaire pour atteindre le top 10 d'une niche.

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