Speaker 1Salut à toi et bienvenue dans Le Confessionnal, le podcast diabolique de Vadé Rétro. Au sein du Confessionnal, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et marque-auteurs sans bullshit. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Confessionnal de Vadé Rétro. Et aujourd'hui, j'ai la chance d'accueillir Mathilde Levasseur. Salut Mathilde. Bonjour Lucie. Et bienvenue dans le Confessionnal. Alors aujourd'hui, on va parler de plein de trucs, de maisons d'édition à compte d'auteurs, de carrière d'autrice, de stratégie, de harcèlement en ligne aussi parce que malheureusement, ça fait partie des sujets qui existent et qu'il faut qu'on traite. Mais avant de parler de tout ça, je vais te poser une question Mathilde. Es-tu prête à aller à Confesse? Oui, il y a des choses à dire en plus, donc ça tombe bien. Ça va confesser sec aujourd'hui. C'est clair. Alors Mathilde, on s'est connus sur les réseaux sociaux. Moi, je te connais via ton compte, notamment Mathilde Levasseur. Mais pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux nous présenter un petit peu ton parcours et ce que tu fais aujourd'hui?
Speaker 2Alors, salut tout le monde. Salut la compagnie. Moi, je m'appelle Mathilde. Je crois que j'écris depuis que je sais tenir un stylo. On va dire les choses comme ça. La littérature et raconter des histoires, ça a toujours fait partie de ma vie finalement. J'ai eu la chance de rencontrer, quand j'étais au collège et au lycée, des super profs de français et de lettres qui m'ont toujours dirigée vers l'écriture. Et après ça, moi qui étais une grande, grande fan de cinéma, sous leur conseil avisé, et parce que c'était aussi un art qui me passionnait énormément, je me suis dirigée vers des études de cinéma. Donc, j'ai fait ça pendant trois ans, avec surtout un gros cursus qui était focus écriture de scénario. Donc, on a pu faire aussi des petits ateliers entre nous, aussi bien de la photographie argentique que justement des ateliers d'écriture de scénario. Donc, ce qui était très chouette, c'est qu'on devait se retrouver une petite dizaine, à peu près une fois par semaine, pour justement se poser les grandes questions de comment on crée une histoire. C'est quoi la narration? C'est quoi une scène pivot? Voilà, c'était plein de petits moments sympas, inventer des histoires aussi avec juste un élément. Comment est-ce qu'on fait partir une intrigue avec juste un sujet? Un instant précis de la vie de quelqu'un, etc. Après ça, moi je suis partie dans une toute autre carrière, qui n'a rien à voir. Je suis partie, parce que j'avais un autre rêve dans ma vie, c'était d'avoir un café, concert et culture. Chose que j'ai faite. Je suis partie faire de la restauration pendant 10 ans, un petit peu en France, mais aussi à l'étranger, en Australie. Et j'ai monté ma première boîte, donc j'avais 26 ans. C'était un café-concert EBD, qui s'appelait Le Karma, qui était sur Angoulême. Ça a duré 3 ans, c'était extraordinaire. Et après, je payais tout le monde sauf moi, donc je suis partie au bout de 3 ans. Je suis arrivée sur Bordeaux, j'ai commencé à travailler en tant que salariée dans des librairies. Et c'est là aussi où j'ai vu que je n'étais pas du tout faite pour le monde du salaire. Donc moi, j'ai toujours entrepris. Je suis passée par plein d'étapes différentes. J'ai dirigé une boulangerie-pâtisserie artisanale pendant 10 ans sur Bordeaux. Et la grosse reconversion pro, après être devenue maman, je suis maintenant RRH externalisée. Donc en fait, aujourd'hui, moi j'ai une boîte qui s'appelle Osra, que j'ai montée avec une de mes meilleures copines. Et toutes les deux, en fait, on soutient les petites TPE de Bordeaux. Donc quel que soit le corps de métier, on est là pour assurer vraiment toute la partie sécurisation des produits. La pratique RH, la gestion de paye, droit du travail, que ça fait un an depuis le mois d'avril. Et à côté de ça, l'écriture a toujours été là. Il y a forcément eu un gros comeback pendant le Covid, forcément. Parce que du coup, on faisait que du pain et des chocolatines. Ouais, team chocolatine, pardon. Mais on faisait que du pain et des chocolatines de 7h à 14h. Et forcément, le reste de la journée, j'étais chez moi. Donc j'ai replongé à fond dans mes vieux carnets, mes vieux fichiers Word, qui n'étaient toujours pas décédés. Et c'est comme ça que j'ai retrouvé le fil rouge du livre de Storm et que je me suis remis à fond dedans. Voilà. Donc un petit fil qui a toujours été présent finalement dans ma vie et qui le sera toujours jusqu'à la fin.
Speaker 1Excellent. Tu vois, je ne pensais pas que tu avais fait autant de choses. Donc j'ai déjà une première question sur tes études de cinéma. Ouais. Parce que du coup, aujourd'hui, tu écris. Alors moi, quand tu as dit scénario, le premier truc auquel j'ai pensé, c'est John Truby, l'anatomie du scénario, forcément. Il est là. Voilà. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, je le recommande. Je n'ai pas d'action chez John Truby, mais c'est un scénariste américain qui a écrit un pavé Comac qui explique comment construire un scénario. Alors, est-ce qu'il y a des différences entre la construction d'un scénario pour un film, donc pour
Speaker 2la vidéo, et l'écriture d'un roman? Alors après, ça dépend dans quelle posture tu te mets et surtout avec quoi tu es le plus à l'aise. Donc j'ai l'impression que tu as vraiment deux écoles. Tu as la team architecte et la team jardinier. Et forcément, tu ne peux pas écrire de la même façon quand tu travailles. Il y a des gens qui sont très à l'aise avec le fait de faire jaillir une idée et de là va se découler toute leur histoire. Forcément, il y aura de la retouche. J'appelle toujours ça le petit passage paysagiste. Mais en fait, tu vas avoir des retouches forcément pour que ton récit ne parte pas dans tous les sens. Moi, je suis plus sereine avec une histoire où je connais déjà la fin, où j'ai vraiment la structure narrative qui va se dessiner au fur et à mesure, où je vais avoir aussi mes arcs secondaires qui vont s'imbriquer un petit peu dans le récit. Et surtout, moi, j'ai ce besoin de promettre. J'ai aussi un espace narratif qui est respecté. On a tous vu des films, des séries, lu des livres où finalement, il y a un élément. On ne va jamais comprendre pourquoi c'est là. On ne va pas avoir la réponse ou alors ça va être biaisé en fin de récit et on va se sentir un petit peu trahi en tant que lecteur ou spectateur. On a tous nos traumas de spectateurs à se dire mais mon Dieu, pourquoi est-ce qu'ils ont fait ça? Et en fait, c'est quelque chose que je ne veux pas faire. Donc, c'est pour ça que moi, je suis 100% team architecte et que j'ai besoin de vraiment avoir un squelette. narratif pour pouvoir après travailler dessus. Après, un scénario reste un outil de travail. Il ne faut pas oublier que c'est juste un élément qui va servir à des réals à produire leurs films et leurs séries. Forcément, c'est un outil qui est voué à changer, à être modifié et à ne pas forcément être très joli. C'est vraiment des éléments très textuels sur les postures des acteurs, des actrices. Est-ce qu'il fait jour? Est-ce qu'il fait nuit? On est où? Il se passe quoi? Le ton dans les phrases, les gestes, d'où l'importance aussi, parfois, on nous dit oui, le show dontel, c'est important. Là, pour le coup, scénario, t'es à fond là-dedans. Et c'est vraiment deux choses très différentes. Mais pour le coup, c'est très utile de comprendre les fonctionnements de l'un pour pouvoir améliorer l'autre, justement. Moi, je sais qu'aujourd'hui, quand j'étais beaucoup plus jeune, je pense que j'ai fait comme tout le monde, je suis passée par la case fanfiction. À 15 ans, je nous ai pondu une fanfiction sur Le Seigneur des Anneaux. Je pense qu'on est tous un petit peu passé par ces phases-là pour développer notre plume, parce qu'on n'avait pas exactement ce rapport à créer une histoire. Créer une histoire, forcément, c'est compliqué, c'est du travail. Et en parallèle de ça, on veut en plus savoir bien écrire ou en tout cas développer un style, sa propre voix. C'est deux choses très complexes à apprendre de façon simultanée. Donc, je pense que c'est très chouette. En fait, parfois, moi, je trouve ça très cool, le sujet de la fanfiction. Je pense qu'il y a un vrai sujet, d'ailleurs, là-dessus. Il y a des auteurs qui commencent comme ça pour trouver leur voix. Et après, quand ils vont comprendre comment on fabrique une histoire, ils vont pouvoir l'imbriquer, en fait, là-dessus.
Speaker 1Parce que du coup, je ne crois pas que tu t'étais formée, toi, en plus à l'écriture. Tu avais suivi en plus des formations ou du coup, ta formation en cinéma et en scénario, entre guillemets, plus le fait d'écrire des fanfictions, t'as suffi?
Speaker 2J'ai vraiment fait ça comme ça. Je n'ai jamais suivi de formation sur l'écriture. Il y a eu des moments où je me suis posé la question, où je voyais beaucoup sur mon feed. Je pense que quand on commence à chercher un petit peu ça, de toute façon, ça pop. Il y a des masterclass sur l'écriture. Il y en a eu beaucoup. C'était un moment de ma vie où j'étais dans d'autres projets. Et en fait, je n'ai pas ressenti ce besoin ultime. Je pense que j'allais aussi trouver des réponses dans mes lectures. En fait, en lisant aussi beaucoup, ça me permettait aussi de comprendre comment les auteurs faisaient pour apporter tel ou tel élément, faire remonter les émotions, apporter un climax en fin de chapitre. Et en fait, je pense que c'est en absorbant les histoires des autres que moi, de mon côté, j'ai réussi à me dire, OK, on y va. Je pense que je suis capable d'écrire, mais je suis passée par énormément de phases. Et la phase la plus complexe pour moi, ça a été, je le fais lire aux autres. Ça a été un grand gap, en fait, que j'ai franchi il n'y a pas si longtemps que ça. Très intéressant et très important de le
Speaker 1rappeler, là, ce que tu viens de dire, que le fait de lire d'autres auteurs et d'essayer de décortiquer ce qu'ils font, ça ne s'appelle pas copier, ça s'appelle se former, en fait. Donc, c'est intéressant d'arriver à décrypter les manuscrits des autres. Tu vois, tu parlais du show d'Ontel tout à l'heure. Moi, je sais que j'ai vraiment du mal, par exemple, à insérer des descriptions. Soit je mets des pavés comme ça, et l'autre jour, j'ai repris Harry Potter le premier pour aller voir la description d'Albus Dumbledore quand il marche dans la rue et me dire comment elle a fait pour qu'on s'imagine en quelques lignes. Et c'est vrai qu'il n'y a pas de honte à aller ouvrir des manuscrits qui existent déjà, des livres pour voir comment font les auteurs pour faire telle ou telle chose. Il y a peu de chances qu'on réinvente l'écriture. Donc, c'est un très bon point que tu mentionnais d'arriver aussi à décrypter ce que font les autres auteurs pour se former soi-même et progresser.
Speaker 2De toute façon, c'est quelque chose, je pense, qu'on vit tous, ce moment de blocage. On a tous des moments de blocage où on n'arrive pas forcément à écrire, soit parce que la scène nous pose problème, soit parce qu'on n'a pas l'énergie pour le faire. Moi, je dis toujours à ces moments-là, il ne faut pas essayer de charger. Je pense qu'il faut couper et aller retrouver les histoires des autres. Et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Au contraire, ça veut juste dire que parfois, on a besoin de retrouver ce silence à nous pour pouvoir recréer à nouveau. Et pour ça, il faut rencontrer d'autres histoires. Moi, je sais que quand j'ai bloqué sur des scènes, ils m'ont vraiment posé problème. Je suis allée voir des films, des séries, même parfois jouer à des jeux vidéo parce qu'aujourd'hui, la narration dans les jeux, c'est juste trop bien. Et lire des livres. Et en fait, c'est comme ça qu'on arrive aussi à retrouver le goût. On ne va pas, au contraire, se dégoûter. en se disant « Ah, lui, il arrive à faire ça et moi, j'y arrive pas. » Je pense que ça, il faut vraiment faire un travail là-dessus pour s'en détacher. Mais vraiment, les histoires des autres, elles les aident toujours. De toute façon, il ne faut pas se comparer au travail de l'autre. Il faut juste se dire « Je prends du recul, j'absorbe des choses qui font du bien pour pouvoir retrouver ce que j'aime faire. » Je pense que c'est juste ça, finalement.
Speaker 1Et je crois que c'était Stephen King qui disait que l'écriture, en gros, ça te permet de sortir tes idées et lire, ça te permet d'en faire rentrer. Et en fait, c'est vrai que c'est un cycle en permanence. Le cerveau, il a besoin d'être alimenté, d'avoir du repos aussi. C'est un peu comme un sportif de haut niveau. Tu ne peux pas être tout le temps en train de faire du sport. Tu as des périodes de récupération musculaire, de préparation. Donc voilà, regarder des films et alimenter son cerveau, aller dans des musées aussi, ça permet de nourrir son imagination. Et après, les connexions se font. Je voudrais qu'on revienne sur ton parcours d'entrepreneuriat. Ça fait quelques années que tu as monté tes différentes entreprises, que tu as monté des business qui sont assez. C'est assez différent, donc ça, c'est cool. Et du coup, tu n'as pas voulu tout de suite te lancer dans l'édition indépendante ou peut-être que ça n'existait pas quand tu t'es lancée au début. Mais je trouve ça intéressant de se dire qu'au début, tu es passée par une maison alors que finalement, tu avais déjà cette graine entrepreneuriale. Alors, est-ce que tu peux, parce que moi, je connais ton histoire, mais est-ce que tu peux peut-être nous expliquer un peu comment ça s'est passé? Tu nous parlais du livre de Storm tout à l'heure. Nous expliquer un peu comment tu en es venue à terminer ce livre et le choix que tu as fait, en tout cas au début, pour le mettre sur le marché.
Speaker 2En fait, Storm, au début, c'était compliqué pour moi parce que je ne me sentais pas du tout légitime en tant qu'auteur. Moi, pour moi, en fait, ça faisait partie de l'intime. Ça n'avait pas pris sa place dans mon quotidien. C'était vraiment quelque chose de très sporadique qui revenait dans ma vie en fonction de ce que je vivais et du temps que j'avais quand, justement, j'entreprenais pas moins ou que ça roulait. Mais c'était vraiment quelque chose qui n'était pas en mode calé dans mon emploi du temps comme ça l'est aujourd'hui. Tout simplement parce que je ne me sentais pas du tout légitime en tant qu'autrice. C'était vraiment. Déjà, il y a eu le premier palier. Donc, comme je te disais, c'est de faire rencontrer mon texte aux yeux des gens et pas que ma grande sœur ou mes meilleurs potes. C'était vraiment d'échantillonner des bêta-lecteurs et bêta-lectrices qui pouvaient être à même d'aimer mon univers. Donc, c'est quelque chose que j'ai fait. Et j'ai sélectionné, en fait, une dizaine de personnes que je connaissais de loin ou des potes de potes qui pouvaient être à même d'apprécier ce que je faisais. Et je leur ai demandé un retour. Je leur ai dit, voilà, moi, j'ai besoin de savoir est-ce que ça a du potentiel ou pas. N'hésitez pas à me dire s'il y a des trucs qui vous ont choqués ou qui ne vous plaisent pas, etc. Donc, en fait, ils sont tous avec beaucoup de bienveillance revenus vers moi. Certains avec des petites annotations trop, trop cool sur l'état puscrit. D'autres avec limite un pavé me disant les points forts, les points faibles. Donc, ça, ça m'a vraiment aidée. Et en fait, ce qui m'a fait du bien, c'est qu'au-delà de ces aspects-là purement techniques, j'avais le j'ai passé un bon moment. J'ai passé un bon moment et je n'avais pas envie de les quitter à la fin. Et ça, si tu veux, quand on me dit ça de tes personnages, tu dis OK. Donc, mon but premier, moi, je vais le dire, c'est quand j'écris, je trouve que le monde est déjà difficile. On ne vit pas dans un. Surtout dans une époque très, très fun. Et en fait, le but, moi, c'est de créer une bulle de magie, de moments sympas avec une aventure qui est chouette à vivre. Et voilà, venez rêver si vous avez envie. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Vous avez juste à pousser la porte. Il y a du thé et des gâteaux. On y va, quoi. Mais et de me dire on a passé un bon moment avec eux. On n'avait pas forcément envie de les quitter à la fin. C'était le plus beau compliment qu'on pouvait me faire. À partir de là, il y a eu plein d'étapes. La première, c'était de me dire OK, comment on approche une maison d'édition? Parce qu'en fait, dans ma tête, c'était vraiment je ne serai personne, je ne serai pas une auteure légitime si je n'ai pas une validation d'une maison d'édition. Ça, déjà, c'était un premier pas. Enfin, première croyance aussi à dépasser. Donc, la première chose que j'ai faite, c'est que j'ai commencé à me renseigner sur comment on approche une maison d'édition. Forcément, je suis passée par l'étape classique, faire les dossiers de soumission. Donc, on essaie vraiment bien de respecter tous les tenants, les aboutissants, en faisant des pitchs de mon roman, ce qui était, à mon sens, très difficile. C'est vraiment une discipline que je n'aime pas du tout. Donc, forcément, j'ai eu des silences infinis comme beaucoup d'entre nous. Et j'ai aussi eu des retours. Voilà, vous avez une belle plume, un univers intéressant, mais vous n'êtes pas dans notre ligne éditoriale. Enfin, vous ne correspondez pas à notre ligne éditoriale. OK, très bien. Donc, je laisse passer du temps. Le Covid, ça s'achève. Voilà, on passe à autre chose. En plus, on savait qu'à cette période, tout le monde écrivait, donc tout le monde envoyait ses manuscrits. Donc, la chance d'être repérée, elle était encore plus complexe. Et en fait, je vois poindre sur mon feed une plateforme au demeurant. Je trouve que l'idée est très chouette, qui s'appelle Éditez-nous. On en avait brièvement parlé. Moi, Éditez-nous, ça a été une expérience. Il y a eu du bon comme du moins bon. La première chose très positive que j'ai eue avec Éditez-nous, c'est que pour le coup, j'ai eu un regard purement éditorial sur mon roman. C'était quand même. Il y avait un devis, ce n'était pas donné, mais c'était quand même un très, très bon retour. Est-ce que tu peux juste, en quelques mots, nous expliquer ce qu'est Éditez-nous et le type de service qu'ils proposent? Éditez-nous, c'est un peu une plateforme d'entremetteurs. C'est des gens qui font partie du métier du livre, tout simplement, et qui vont lire ton texte et vraiment le proposer. Proposer à la maison d'édition qui va correspondre le mieux à ce que tu proposes. Typiquement, moi, c'était du Fantastique Jeunesse. Ils savaient très bien vers quelle cible les envoyer. En gros, si tu veux, la première partie qu'ils proposent, c'est une plateforme qui est payante sur laquelle tu peux déposer ton manuscrit et que les maisons d'édition peuvent venir consulter. Déjà, c'est assez étonnant parce que tu vas poser ton manuscrit et tu vas recevoir des notifications dès la semaine qui suit. Votre manuscrit est en lecture chez untel, untel, untel, untel. Déjà, c'est assez impressionnant. Et après, au-delà de ça, ils proposent ce qu'on appelle vraiment une approche corrective. En fait, pour un certain montant, ils vont vraiment faire un travail de bêta-lecture extrêmement poussé avec des gros axes d'amélioration de ce qui pourrait plaire et rebuter ou ce qui peut être à développer, etc. Moi, sur ça, je pourrais que les remercier parce qu'ils ont vraiment permis à Storm de passer du stade embryonnaire au stade qu'il a aujourd'hui. À savoir que je repère vraiment les faiblesses, à savoir, j'avais des types d'écriture, comme tout le monde, que j'ai gommés au fur et à mesure. Et également, il y avait des petites faiblesses sur certains arcs narratifs qui m'ont permis de mettre en lumière et de travailler ultérieurement. Donc, ça m'a permis, moi, de comprendre que, voilà, un premier G ou un deuxième G, ce n'est pas un roman fini. Clairement qu'il y a beaucoup de travail. Donc, ça, ça a été assez salvateur et je ne les remercierai jamais assez pour ça parce que, pour le coup, le travail était hyper clean. Surtout, ce qui a été très chouette, c'est que la personne qui me suivait, parce qu'en fait, on a plus ou moins une personne qui rentre en contact avec nous quand on démarre une approche corrective et qui va être un peu votre chaperon. En gros, c'est un peu cette personne-là qui va vous envoyer vers telle ou telle maison. Et en fait, la personne qui s'était occupée de moi était franchement emballée. Donc, voilà, quand tu as ton texte qui plaît, ton histoire qui plaît, tu es super content. C'est tout de suite très galvanisant. En fait, elle m'a proposé de le porter à trois maisons d'édition que je n'aimerais pas. Mes trois grandes ME qui sont vraiment spé, fantastiques, young adultes. Forcément, c'était trop, trop d'honneur pour moi. Et c'est là où forcément, tu as le up et le down. C'est-à-dire que quand on dit des choses comme ça, tu pars très loin, très vite, très haut. C'est mon problème aussi. Mais forcément, plus dur est la chute. Donc, quand finalement, les maisons d'édition vont revenir vers la personne pour te dire que ton texte, il est OK, mais ta protagoniste est trop vieille ou ton roman a trop de dialogues. Tu vois, c'était des éléments que je n'aurais jamais perçus en fait, et j'ai eu des retours comme ça des ME. Et c'est OK parce qu'en fait, une maison d'édition, elle a une ligne marketing, comme tu le disais. C'est une entreprise comme une autre. Donc, si tu ne rentres pas dans sa case marketing, ce n'est pas personnel, ce n'est pas de contexte.
Speaker 1Mais je ne savais même pas qu'on pouvait se faire refuser son manuscrit parce qu'il y avait trop de dialogues, tu vois. Alors ça, c'est la première fois que j'entends ça.
Speaker 2Mais moi aussi, quand on m'a dit votre roman, il est trop bavard. Je ne l'ai pas compris. Et en fait, pour lire des romans de cette ME, je constate qu'en effet, il n'y a que 20% de dialogues dans le récit. Il y a beaucoup de descriptions. Mais c'est vrai que les interactions entre les personnages, on ne passe pas toujours par le dialogue. Et pour moi, qui adore justement écrire des dialogues, ça fait partie de ce que j'aime le plus. T'écris des scénarios, c'est quand même un vecteur pour faire connaître tes personnages, les interactions entre eux. C'est super sympa. Donc, c'est vrai que moi, si tu m'enlèves les dialogues dans Storm, ça devient toujours un peu compliqué. Mais on m'a demandé, on m'a proposé est-ce que tu veux changer? Est-ce que tu veux changer ton manuscrit pour rentrer un peu mieux dans les cases? Parce que pour le coup, t'as tes chances, mais il faut faire ces modifications-là. Ma réponse a été non, tout simplement. Parce que j'avais déjà beaucoup changé mon texte. Et pour le coup, l'âge de ma protagoniste, je ne voyais pas l'intérêt de la rajeunir. Je ne voulais pas que ce soit une petite nanette de 13 ans. Parce qu'il y avait besoin aussi qu'il y ait des maturités de réflexion qu'on ne peut pas avoir à 13 ans, mais qu'on peut avoir avant. Et ouais, non, les dialogues, ce n'était pas possible. De passer ce cap-là. Donc, je me suis dit, bon, finalement, ça peut exister autrement. Et après ça, j'ai commencé à me renseigner, finalement, sur comment on auto-édite un roman, tout simplement. J'en étais à cette phase-là. Le temps a un petit peu passé aussi. Entre-temps, je suis devenue maman. Donc, c'était un peu aussi le game-changer en termes de temporalité. Suite à ça, je reçois un screenshot sur Insta d'une amie à moi qui me dit, tiens, cette maison d'édition fait des appels à manuscrits. Et donc, c'est là que la grande blague commence. Et là, normalement, il y a votre cerveau qui vous dit red flag. Red flag, déjà une maison d'édition. les copains qui vous disent on cherche des manuscrits non parce qu'en fait une maison d'édition on n'a pas besoin d'en chercher elle en reçoit 18 tous les jours minimum donc déjà soyez prudents là-dessus premier gros red flag une maison d'édition qui fait des appels à texte c'est pas bon que l'on soit très clair là-dessus c'est pas bon du tout. Bon moi forcément qu'est-ce que j'ai fait les deux pieds les deux mains on y allait à fond la caisse j'ai dit bon allez pourquoi pas on y va il s'est passé ça aussi très gros red flag il s'est passé seulement allez un mois et demi déjà ça c'est pas possible un mois et demi pour qu'on me rappelle en me disant bonjour bidule édition je m'appelle Antelle écoutez voilà votre manuscrit a été lu par un comité de lecture de 10 personnes ils sont unanimes ils adorent toi quand tu connais pas les tenants les aboutissants on te dit ça t'es là t'es au 7ème ciel tout va bien c'est trop génial donc voilà c'était une première approche téléphonique il m'a dit bah écoutez je vous laisse y réfléchir je vous propose une autre vidéo pour qu'on en parle plus en largeur avec les tenants les aboutissants du contrat etc etc donc moi j'étais trop trop contente c'était l'aboutissement de quelque chose et quelques semaines après le fameux entretien en visio donc forcément la totale savoir oui on adore du coup pour la promotion il y aura ça ça ça pour les services presse vous en faites pas on gère les chroniques Babelio et tutti quanti vous serez commercialisé ici là là là la FNAC Cultura enfin on te sort le tapis c'est pas qu'on te sort le tapis rouge mais c'est qu'en fait tu t'attends à ça quand tu signes avec une maison d'édition à compte d'éditeur je précise parce qu'en fait ils avançaient masqués en mode compte d'éditeur quand tu te renseignais sur eux ils étaient à compte d'éditeur sur leur site c'est annoncé compte d'éditeur etc etc donc quelques semaines après le contrat arrive contrat néanmoins classico classique avec tes pourcentages etc soit disant le fait qu'ils assument la promotion de ton roman qu'il faut néanmoins te rendre disponible pour les séances de dédicaces à Paris etc etc voilà donc que ton contrat c'est tous les deux ans à ta site reconduction j'ai tiqué là dessus les deux ans à ta site reconduction je me dis ouais c'est vachement court quand même j'avais une copine enfin j'ai deux copines auteurs une en grande ME une en petite ME très niche spécialisée et en fait j'en ai parlé avec elle elle m'a dit à deux ans c'est court parce que nous c'est 70 ans enfin voilà c'était un peu des c'était pas du tout le même délai je me suis dit bon c'est une petite maison d'édition ils ont peut-être pas envie que les gens soient bloqués avec eux je sais pas donc bref je finis par signer c'est la lune de miel tout le monde s'adore les correcteurs les graphistes on fait la couverture on retravaille un petit peu le texte et puis vient le jour de la sortie et là après il se passe plus rien c'est un peu l'abandon total c'est à dire qu'en fait ben on te haït peu pendant des mois des mois des mois on te dit voilà on va faire ci ça ça et puis jour de sortie on t'envoie un petit mail pour te dire ouais félicitations et puis c'est tout voilà il se passe plus rien du tout il y a pas de promo sur leur site pas de promo sur leur page alors les pages insta gros sujet quand vous avez des maisons d'édition qui vous contactent comme ça allez vérifier leur instagram si vous voyez qu'il y a énormément de followers que eux suivent très peu mais que sur leur post il y a trois pauvres likes et deux commentaires ou juste des commentaires de gens qui demandent si c'est des maisons à compte d'éditeurs vous savez déjà que c'est pas bon s'il n'y a pas d'intérêt. Est-ce qu'ils achètent des followers du coup? Ah ben c'est clair quand tu vas sur les comptes suivis alors soit il n'y a que des auteurs qui suivent justement dans l'espoir de travailler avec eux mais il n'y a pas il n'y a pas des gens du monde du livre tu vois il n'y a pas de correcteur il n'y a pas de traducteur enfin tu vois quand tu suis puis il y a des comptes qui n'ont rien à voir avec la choc route pardonnez l'expression mais t'as vraiment cette sensation de faux comptes qui a été gonflé pour justement faire crédible et c'est là en fait où moi je me suis rendu compte a posteriori qu'il y avait un vrai souci c'était de voir qu'en fait sous leur publication il n'y avait quasiment pas d'interaction et là je me dis ça sent pas bon donc ça c'est les petits signaux clairement aller vérifier quand vous avez des appels à texte aller voir un peu leur insta comment ça se passe, ça vivote comment, est-ce qu'il y a des interactions, est-ce qu'il y a des retours est-ce qu'il y a des échanges, des likes, des reposts si c'est pas le cas je pense que clairement vous avez affaire à quelque chose de pas très sérieux de pas très sérieux de pas très sérieux qui fait vraiment que vitrine et façade donc voilà suite à ce grand moment de vide, cet abandon total vient le moment où moi au bout de deux mois je les recontacte en mode bon bah par contre les copains c'est pas censé être le moment où il se passe des choses la sortie d'un roman des dédicaces etc et là en fait on m'envoie un fichier excel avec les salons du livre de ma région voilà en mode tiens mon petit lapin voici tous les salons du livre de ta région les librairies qu'on peut contacter et puis et puis vogue la galère quoi donc en fait à partir de là j'ai compris que j'étais seule
Speaker 1mais littéralement je pensais que quand même tu vois au début ils faisaient semblant genre ils faisaient quelques postes je pensais qu'ils faisaient au moins un peu le strict minimum entre guillemets pour pas que ça soit trop cramé mais en fait ils ont même pas ce culot là quoi c'est à dire qu'il y a genre zéro
Speaker 2non t'as signé t'as signé donc c'est fait c'est bon quoi c'est fait c'est bon en plus il y a une clause il y a une clause de la loi de non-divulgation sur internet on bat du contrat où il faut pas critiquer les parties de façon enfin voilà quoi en gros tu dois pas aller aller bitcher sur leur dos sur insta ou ailleurs forcément tu fais silence comme ils se vendent comme une grosse filière d'achète livres forcément ils te disent aussi qu'ils ont des avocats de chez achète donc ça c'est juste pour faire peur c'est pas vrai du tout et puis derrière en fait tu vas surtout avoir le côté où dès que tu rappelles parce qu'il y a eu des moments où moi j'ai eu des moments où j'ai essayé de rentrer en contact avec eux pour leur dire que j'étais pas très très satisfaite de tout ça et que je comprenais pas où est-ce qu'on allait on va mettre quelqu'un du pôle promo sur vous ok et donc du coup pendant quelques semaines t'as eu un élan de on vous a trouvé une dédicace là ou une dédicace là ou là il y a un salon c'était en fait t'avais vraiment l'impression qu'ils essayaient de se racheter et puis en fait au bout d'un moment moi j'ai fait les comptes j'ai passé donc un an comme ça les salaires les salons donc finalement alors j'ai fait beaucoup de salons c'était très très cool moi ça m'a permis de voir aussi que mon roman plaisait il se vendait et c'est là aussi où je suis un peu tapée je suis allée taper à leur porte en disant bon écoutez mon roman je vois qu'il a que les gens apprécient j'ai des très bons retours j'ai organisé moi-même une campagne de service presse sur Instagram toute seule comme une grande parce que ils m'avaient promis de le faire au final ils ont rien fait du tout et il fallait quand même que mon roman existe donc à un moment donné je me suis dit bon ma grande si tu veux que Storm sorte du carton qui est dans ta chambre va peut-être falloir se bouger donc c'est là en fait que je suis rentrée en contact avec plein de personnes du Bookstar en disant voilà bah écoutez je suis auteur je viens de démarrer est-ce que ça vous intéresse que je vous envoie mon roman et au final ça ça a été par contre une super expérience j'ai rencontré des filles aujourd'hui sur Instagram c'est devenu des amis donc c'était juste trop bien l'accueil qu'elles ont fait à mon livre c'était juste c'était le baume qu'il y avait besoin d'être passé pour réparer un peu tout ça c'était un moment un petit peu le souffle le souffle frais et bienveillant dont j'avais besoin en me disant ok en fait la vraie clé c'est ça c'est pas une maison d'édition c'est pas des contrats c'est ça c'est ce retour des lecteurs c'est ces chroniques là qui importent vraiment et en fait quand j'ai compris ça à savoir finalement la seule chose qui me valide c'est le lectorat c'est pas le reste c'est là où je me suis dit qu'est-ce que je m'ennuie avec des clampins qui me laissent 8% surtout pour tout ce que je fais alors que c'est moi qui fais ma propre promo qui met mon plein d'essence pour aller en dédicace qui veille à démarcher les salons qui en plus bon j'ai la chance dans ma vie d'être en couple avec quelqu'un qui fait de l'impression tout support donc il m'a fait plein de goodies pour Storm pour que Storm existe aussi un petit peu de façon plus rigolote et pas qu'un roman voilà on a pris le temps de faire des beaux stands avec une belle offre et tout ça c'est pas avec eux c'est juste moi mon conjoint avec sa boîte donc parfois on se dit juste pourquoi est-ce qu'on se donnerait autant de mal pour quelqu'un qui va récupérer 80% du travail
Speaker 1en fait clairement tu bosses pour eux parce que là en gros tu prends tout à ta charge alors on n'est pas trop revenu sur les conditions du contrat donc là toi tu disais qu'ils te reversaient 8% donc en gros quand il y avait des ventes ils prenaient tout le reste que t'as jamais touché en plus ouais ok donc en plus c'est du vol est-ce qu'ils ont pris à leur charge des frais comme du type la correction ou des choses comme ça
Speaker 2alors ils ont fait la correction l'impression le graphisme mais j'ai apporté mes illustrations il faut savoir que moi un de mes bêta lecteurs était illustrateur donc Lupo je fais souvent sa pub et je passe tout le temps son monde et quelqu'un me demande un graphiste ça passe souvent par lui donc c'est lui qui m'a fait le petit Erend c'est le petit renard tout gnu gnu que tout le monde adore c'est lui qui s'en est occupé donc c'est moi qui ai apporté en plus les illustrations en montrant les factures à l'éditeur en disant voilà il me les a vendues elles m'appartiennent c'était une commande donc vous pouvez les utiliser pour ma couverture ce serait très cool et c'est ce qui fait que ça a marché aussi un petit peu mais voilà donc toute cette partie-là correction et print a été pris à leur charge print je précise néanmoins donc j'ai reçu des exemplaires chez moi à titre gratuit j'ai reçu un carton avec une trentaine de bouquins où ils m'ont dit tu pourras aller faire un salon avec ça te permettra d'avoir du 100% de marge et en fait je ne comprenais pas trop le projet du 100% de marge évidemment déjà sur ces bouquins-là je ne touche absolument aucun droit parce qu'ils sont du principe que comme je vais le vendre à 100% de marge je n'ai pas de droit à toucher dessus et en fait En fait, moi, j'ai une problématique, c'est qu'au bout d'un salon, j'étais déjà sold out. Parce que j'ai fait un salon où en un week-end, c'est simple, j'ai vendu les 30 exemplaires. Donc, je suis rentrée à la maison. La première chose que j'ai fait, c'était de les appeler en leur disant, voilà, est-ce que vous pouvez me renvoyer du stock, en fait, tout simplement. Et là, on est passé à, ok, on te fait une réduction de 30%, t'en veux combien? Voilà, donc en fait, c'est juste, c'est pas de l'édition, c'est de l'exploitation. On va dire les choses clairement. De toute façon, une maison d'édition, finalement, qui va vous demander de débourser un seul centime pour exister, pour aller faire des salons, des dédicaces, c'est pas une maison d'édition à compte d'éditeur, même si c'est écrit sur l'entête du contrat. Voilà, c'est absolument pas le cas. C'est ce qu'on appelle une maison à compte d'auteur, déguisée. Donc, c'est le truc le plus infâme qui soit au final, parce que des maisons à compte d'auteur, petite avance démasquée, voilà, on fait ça, on vous propose ça, le deal, c'est ça. Si t'es au courant, y'a pas de problème. Mais à ce compte-là, ça devient
Speaker 1une agence, et ça existe. Y'a des agences. Qui font ça. Je vais pas en citer pour pas mal les positionner, mais y'a ce qu'on appelle des agences éditoriales, c'est-à-dire que tu vas les payer pour qu'ils réalisent des prestations à ta place. Mais à ce compte-là, le rapport est équilibré, c'est-à-dire que tu sais que tu payes, tu sais pourquoi tu payes, mais par contre, ils te prennent pas une partie de tes droits, etc. Là, le problème, c'est qu'ils te font croire que tu vas être édité. Et le rôle d'un éditeur, c'est notamment, comme tu le disais, de faire connaître ton livre. Et donc, ils sont censés mener des actions de communication, t'inscrire à des salons, prendre à leur charge les coûts. Voilà, parce que c'est du travail, donc ils sont censés quand même te défrayer. Et le problème, c'est que justement, c'est des structures qui jouent beaucoup là-dessus. Je sais qu'on n'a pas le droit de les citer, mais y'a, notamment sur Internet ou sur les groupes Facebook, vous tapez « maison d'édition à compte d'auteur ». Donc, quand on dit « à compte d'auteur », c'est-à-dire que c'est vous qui allez avancer les frais. Je le précise parce que je sais que tout le monde n'est peut-être pas encore forcément très au clair sur ce sujet. Une maison d'édition à compte d'auteur, c'est une maison qui vous fait, comme tu le disais, participer financièrement aux frais. Donc, il y a un combat à votre livre. À partir du moment où vous devez dépenser ne serait-ce qu'un euro pour acheter vos propres livres, pour participer à des salons, c'est des red flags. Comme tu l'as très justement dit aussi, le fait qu'ils répondent tout de suite, qu'ils demandent des textes, tout ça, c'est des indices. C'est des maisons, en fait, qui cherchent à attirer un maximum de textes pour remplir leur catalogue et se faire de la thune sur les auteurs.
Speaker 2C'est ça. En fait, l'idée, c'est d'être en constante impression pour pouvoir rentrer de la trésorerie. C'est comme ça que ça fonctionne, en fait, finalement. Au final, on a passé un an. Un an et demi, comme ça. Moi, c'était de mon côté aussi le lancement d'Oscra, donc ma structure que j'ai aujourd'hui avec mon associé. Comment te dire? Il y a eu des moments où je ne m'en suis pas occupée. J'ai laissé le truc se faire. Et en fait, j'ai deux bookstats, trop chouchous, qui sont des copines maintenant, qui m'ont envoyé des messages très mignons et qui m'ont surtout fait connaître des auteurs qui étaient dans la même panade que moi, à savoir vos romans sont trop cools. Enfin, on disait ça à nous. On était un petit groupe d'auteurs issus du même, du même éditorial. Vos romans sont trop cools. Vous devriez vous sortir de là absolument. Et en fait, mon gros, gros red flag, c'était une copine bookstat qui rêvait qu'on se fasse une dédicace à sa FNAC chez elle. Donc moi, je lui ai dit, go, je suis prête à monter. Donc, elle était en très bon contact avec le directeur de sa FNAC. Et elle me dit, j'aimerais bien que Mathilde Vasseur, elle passe pour le premier tome de Storm. Et en fait, le directeur de la FNAC, je lui ai dit, le souci, c'est qu'en fait, sa maison n'en voit rien. Donc, en fait, OK. Bah, du coup, il faut qu'elle vienne avec son stock. Et le problème, c'est que si son stock, il n'est pas vendu, il faut qu'elle rachète. J'ai dit, bah non, en fait, c'est pas possible. Donc, ça, juste ça, non. C'est à ce moment-là où j'ai dit, OK, il faut que je me sorte de là. C'est pas gérable. En parallèle, je rencontre d'autres personnes très cool qui sont des auteurs auto-édités. Enfin, moi, j'aime plus trop dire auto-édité. Je préfère dire auteur indé. Voilà, on se sait. Donc, une auteurrice indé qui s'appelle Camille Fournier qui fait Mystère de la Chine. Elle s'intitule, qui ne s'est même pas posé la question, mais elle, direct, en mode du bonheur, je veux faire mon bouquin. Elle a fait sa campagne nulle et elle kiffe. Et ce qu'elle fait, c'est trop bien. Et en fait, on a vachement discuté toutes les deux. À côté de ça, je rencontre aussi Adam, un vidéaste, qui me dit de toute façon, tu sais, Mathilde, je crois que dans la création, il n'y a aucune voie qui est facile. Et en fait, cette phrase, elle a fait pop dans mon cerveau en mode, OK, que je sois en grande ME, petite ME, ME qui se fout littéralement de ma gueule ou que je sois toute seule avec ma pomme, aucun chemin ne sera simple. Donc, à partir du moment où tu acceptes ça, tu te dis, de toute façon, chaque chemin a aussi sa croix et ses galères. Si tu es OK avec ça, prends le tien et fonce. Et en fait, à partir de là, je me dis, OK, eux, ils font leur truc en indé, ils sont en train de kiffer, ils font à leur rythme, ce n'est pas un marathon, ils ne sont pas remplacés par une vague de nouveautés le mois suivant. Je fais quoi? Et là, mon mec, il me regarde, il me dit, donc en fait, toi, tu as monté 18 000 boîtes dans ta vie, mais là, tu as peur. Je dis, non, je n'ai pas peur, c'est juste que je ne sais pas comment ça marche, en fait. Ce n'est pas comme de monter une boulangerie ou un bar. Et au final, je me suis renseignée. Il s'avère que j'avais une petite SAS de consulting, en hygiène alimentaire hors sujet total, qui ne me servait plus à grand-chose. Et on en parle avec ma comptable et elle me dit, qu'est-ce qu'on fait? On ferme? Parce que bon, il ne se passe plus rien, elle est en veille depuis deux ans. Et là, je lui dis, écoute, j'ai envie d'en faire un truc un peu foufou, quoi. Je lui dis, vas-y, on change le code APE. On la transforme parce que, alors, c'est une réalité. Fermer une société en France qui n'est pas en dépôt de bilan coûte de l'argent. C'est clair, c'est posé, on est à peu près entre. Alors, si vous le faites tout seul comme un grand, on est aux alentours de 400 euros. Si vous faites aider d'un cabinet comptable ou d'un avocat, il y en a pour 900 ou 1000 euros, à peu près. Je n'avais clairement pas envie de débourser ça. Changer un code APE, le faire tout seul, à l'INPI et sur le Baudac, ça coûte à peu près 200 euros. Ce n'est pas le truc le plus simple du monde, mais ça se fait. Donc, on a fait ça. Donc, on a transformé une SAS de consulting en maison d'édition. Voilà. Donc, aujourd'hui, j'ai une maison d'édition. Alors, la maison d'édition s'appelle Gourmand et Croquant. C'est normal. Heureusement, j'ai changé le nom commercial, ma pauvre. Donc, elle s'appelle L'Oiseau Tempête et on est en train de préparer le logo avec un graphiste qui travaille pour mon conjoint et en parallèle de faire le site Internet parce qu'on veut faire les choses vraiment bien. Donc, bref, je fais mon petit micmac et en parallèle de ça, je contacte des gens qui m'ont beaucoup aidé dans ma situation, à savoir la Ligue des auteurs professionnels. Donc, la Ligue des auteurs professionnels, c'est qui, c'est quoi? C'est des gens qui sont des professionnels du livre et du monde de l'édition, aussi bien de l'édition indépendante que de la maison d'édition traditionnelle et syndiquée. Et à partir du moment, qui que vous soyez, à partir du moment où vous avez un ISBN, vous avez tout acheté le droit d'aller les voir et de vous inscrire. Je crois que c'est 15 euros l'année, si je ne dis pas de bêtises. Ça fonctionne en système associatif. Donc, c'est 15 euros l'adhésion annuelle. Et ça vaut le coup. Ça vaut le coup parce qu'en fait, leurs services juridiques, au-delà du fait qu'ils sont extrêmement réactifs, ils sont juste adorables. Donc, moi, j'ai eu en même pas une heure de visio toutes les réponses à mes questions. J'ai appris notamment que la version e-book de mon roman était une contrefaçon. Merveilleux. Parce qu'il s'avère que tout objet livre doit avoir un contrat. Donc, en fait, j'aurais dû avoir aussi un contrat pour mon e-book. Donc, déjà, c'est simple. Tu peux les attaquer. En justice, du coup, pour ça. Comme ça, tu fais plein de thunes, non? Non. Ouais, mais il faut le faire passer en référé. Ça prend des plombs.
Speaker 1Oui, oui, tu pourrais. Oui, parce qu'au final, c'est une question que je voulais te poser. Tu ne les as pas attaquées en justice?
Speaker 2Alors, j'ai des copines. Enfin, moi, il faut savoir que je travaille avec des avocats dans ma vie pro. Vu que je travaille dans le droit social, j'ai des copines avocates, dont une qui me devait des petits services. Donc, en fait, le petit service, ça a été. J'envoie un petit courrier à Kiki. Et donc, en fait, elle a envoyé un. un courrier en expliquant tout simplement que le contrat qu'on avait passé n'était pas du tout respecté, qu'elle s'était renseignée sur le fait aussi que l'objet livresque en lui-même n'était pas respecté. Donc, forcément, le droit éditorial français n'était pas respecté. Et que, de ce fait, le contrat était tout simplement caduque. En plus, il faut savoir quelque chose, c'est que ce qui prévaut en droit éditorial, par exemple, mais même dans toutes les parties du droit français, je pense au droit social en ce qui me concerne, quand vous avez une entête sur un contrat, c'est l'entête qui vous dit, c'est aussi le déroulé des articles qui sont en dessous. Vous avez un contrat à compte d'éditeur, un contrat à compte d'éditeur dont le droit français, un auteur ne versera jamais un centime et ne sera pas responsable de sa promotion. Donc, c'est-à-dire que si vous avez des articles qui annoncent ça, déjà, on n'est pas bon. Donc, clairement, déjà, de base, c'est caduque. Donc, ça, elle me l'a clairement expliqué. Elle l'a expliqué dans le courrier qu'elle leur a envoyé. Trois semaines après, je récupérais ma propriété intellectuelle. Ils le savaient très bien.
Speaker 1C'est vraiment des chiens. Ouais, mais parce que. Ça me rend folle parce qu'en fait, je me dis, c'est des mecs. Alors, on avait eu une conférence à ce sujet l'année dernière. Moi, je me suis formée à l'ICAR et on a Julia Richard qui, en plus, c'était la maison d'édition en question, mais la fausse maison d'édition en question. Elle avait décortiqué les contrats et leurs techniques permettent de te convaincre. Je n'arrive pas à trouver le mot, mais. D'accroche, c'est du rabat. Ouais, en fait, ce qui est. Et c'est pour ça que c'est important d'en parler parce qu'en fait, au marketing, on dit souvent que pour vendre une offre, il faut adresser ce qu'on appelle une douleur, c'est-à-dire quelque chose qui fait mal à la personne en face, qui la gêne et pour laquelle elle va être prête à payer. La douleur numéro un des auteurs, c'est le manque de légitimité. Et tu l'as dit toi-même, je ne me sentais pas légitime, je n'étais pas sûre. Et en fait, c'est des gens qui s'embarquent tête baissée dans le filon parce qu'ils savent qu'en fait, quand tu es auteur, que tu as mis du temps à écrire un livre, tu es prêt presque à vendre ta mère pour trouver un éditeur. Donc en fait, ces gens-là t'offrent ça et donc ils te valorisent, ils te font monter la choucroute et donc ils savent très bien qu'en fait, tu ne vas pas regarder les conditions, les pitings, tu ne vas pas comprendre. Tu vas signer le contrat en fait presque sans regarder ce qu'il y a dedans. Voilà, exactement. parce qu'en fait c'est tellement un rêve qui se réalise et il joue sur ça et en fait c'est là où après derrière tu te retrouves avec des conditions qui sont pas du tout correctes et c'est là où c'est important d'en parler parce qu'en fait plus on sera sensibilisé sur ces sujets là plus entre nous on sera à même aussi de se faire passer le mot plus ces maisons là vont devoir soit se rabattre sur des textes de moins bonne qualité soit réduire leur influence et tout ce que je leur souhaite c'est la banqueroute et une bonne grosse diarrhée qui durera plusieurs années parce qu'ils méritent rien de moins mais tu vois c'est important je trouve d'en parler parce que honnêtement moi je fais du marketing depuis des années je suis certaine que je serai tombée dans le panneau c'est sûr et certain c'est évident parce que la com est tellement bien ficelée mais oui
Speaker 2ils sont trop forts. Non et puis c'est surtout que il y a beaucoup de choses qui sont dites à l'oral et tu n'en vois jamais la couleur quand j'ai failli partir la deuxième fois un mois avant que mon avocat t'envoie le courrier ils étaient en mode oui mais Mathilde on est en train de signer un partenariat avec Audible c'est pas maintenant qu'il faut nous lâcher t'aurais vachement de visibilité sur Audible tu toucherais peut-être un public plus large. Tu vois à chaque fois c'était des trucs à la con pour refaire monter le doute en mode ouais finalement je suis pas si mal chez eux mais non non si non ça meuf ça va pas du tout en fait faut partir quoi et en fait ce qui m'a mis aussi la puce à l'oreille c'est les autres auteurs qui étaient dans ma situation dont un où je suis très heureuse parce qu'il a réussi à s'en sortir sur le même créneau on s'est lancé dans le même truc tous les deux tête baissée en mode on se donnait des nouvelles quasiment tous les jours on leur envoie des trucs là et lui je suis trop contente parce que là il vient de signer avec une vraie maison d'édition je suis trop heureuse pour lui il va son livre va se refaire une beauté enfin je suis trop ravie mais en fait voilà on peut c'est hyper piégeant ils appuient exactement là où ils savent que ça fait mal on a envie de légitimité on a envie de rencontrer le lectorat là et au final en vérité vous avez pas besoin de du tout pour faire ça quoi.
Speaker 1Attends tout c'est un peu à être la pépite que personne n'avait vu et donc en fait quand t'as cette reconnaissance là de quelqu'un qui te dit ah ouais on a adoré ton manuscrit alors qu'en fait ils l'ont pas lu hein ne nous mentons pas quand t'as quelqu'un qui arrive et qui te valorise comme ça en fait c'est normal de tomber dans le panneau et ce que je voudrais dire aussi parce que si jamais il y a des auteurs ou des autrices qui nous écoutent aujourd'hui qui ont ce sentiment d'avoir été abandonné par leur maison d'édition qui fait pas de com qui se sont fait avoir ça arrive et c'est pas grave ça veut pas dire que vous êtes foutu ça veut pas dire que votre livre il est mort on peut rebondir en fait et c'est justement ce que tu démontres vous pouvez récupérer vos droits et vous pouvez donner une deuxième vie à votre livre et c'est ça que j'aimerais que tu nous expliques qu'est-ce que t'as fait pour donner une deuxième vie à Storm parce que en fait je veux pas que les auteurs qui nous écoutent se disent bon bah c'est mort en fait ce titre là il est mort et enterré et je vais devoir en écrire un autre pour en sortir donc comment t'as fait toi pour redonner
Speaker 2une vie à ton premier roman? Alors mon premier roman déjà moi j'étais pas très satisfaite parce qu'en fait ils avaient s'est passé quelques coquilles moi qui suis un peu Jean-Michel perfectionniste et à la maison celui qui m'accompagne c'est trois fois pire autant te dire que ça m'a fait un peu dégoupiller quand j'ai vu ça et au final je me suis dit ok on va le faire mais là on va le faire bien donc la première chose que j'ai fait c'est déjà de m'entourer des bons prestataires alors j'ai mon avis sur Amazon KDP je pense que pour certains ça peut être une très bonne solution c'est pas là dedans que je me retrouvais c'était pas ce que je voulais faire j'ai toujours rêvé d'un objet livre beau voilà je voulais un objet livre beau avec de la dorure à chaud avec de l'argent incrusté avec du jaspage je voulais proposer un brochet pour les petits budgets parce que on a pas tous le même budget livre devant nous et parfois il y a des gens que ça intéresse pas l'objet livre j'ai aussi moi un public jeune ado jeune ado l'objet livre il emmène partout dans le sac il s'en fout de quoi en salon ça part plus les brochets chez les jeunes que le beau livre donc bref je voulais vraiment avoir ces deux propositions là parce que moi pour moi on a pas tous le même budget donc c'est important d'avoir deux offres différentes aujourd'hui Storm a deux tomes il en aura quatre au final et en fait je voulais vraiment cette liberté de me dire je fais une belle série donc en fait l'idée ça a été de se réapproprier déjà l'intérieur du roman donc la partie print vraiment de prendre une typo que j'aimais beaucoup d'avoir des belles marges d'avoir quelque chose de joli d'aéré qui soit agréable à l'oeil de travailler aussi des ornements de chapitres je voulais un truc canon tu t'as passé un an et demi à galérer à vendre ton livre moi je l'ai pas payé c'était une copine mais t'as pris une avocate pour te sortir de là bah tu fais pas pour rien quoi t'y vas vraiment on a travaillé très très dur sur toute la partie print on a bossé sur InDesign pour refaire tout le chemin de fer du roman on a corrigé toutes les fautes j'ai chassé les fautes les coquilles à fond pendant un mois et demi et après on a refait toute la partie design à savoir la partie graphique donc là moi c'est mon chéri qui a tout géré parce que c'est un excellent graphiste au delà du fait que c'est un très bon chef d'entreprise aussi et puis bah tous les soirs pendant deux mois entre du moment où notre fils était couché jusqu'à 2h du matin donc ça a été un gros taf à côté de ça on a été accompagné merveilleusement par Meilleure Impression que tu connais moi je les avais rencontré à un super salon qui s'appelle Grimloir j'ai été approchée donc par Alex leur commercial et plus tard Olivier sur Imaginabrive et là je me suis dit bah voilà moi si je le fais je le fais avec vous quoi donc en effet je suis aussi allée faire des devis chez d'autres gens pour voir mais il y avait le côté où c'est une petite boîte bah forcément moi les TPE ça me parlait aussi donc j'avais vraiment envie de bosser avec eux, Olivier et Alex ont été génialissimes quant à l'accompagnement vraiment technique c'est bien de faire un roman mais en fait l'aspect technique de l'imprimeur c'est quelque chose qu'on peut pas négliger du tout on fait pas un roman
Speaker 1sur Word. Est-ce que certains imprimeurs ont pignon sur rue qu'ils font un travail de qualité encore une fois ça c'est important de le rappeler, prenez les livres ouvrez-les, regardez-les, je te rejoins alors moi je travaille pas encore avec Meilleure Impression mais ça fait clairement partie des prestats que j'ai identifié pour bosser sur mon propre roman, toutes les personnes que je connais qui ont bossé avec eux en sont ravies, on est pas dans le confessionnal pour faire de la pub mais on est quand même là pour se partager les bons plans et les gens qui bossent bien donc on fait des gros bisous aux équipes de Meilleure Impression qui font un travail formidable et qui ont un super relationnel aussi
Speaker 2aussi ouais clairement et vraiment toute la partie technique de l'impression toutes les problématiques de fond perdu, les noirs la quadricromie, tu vois sur le fait qu'ils ont été très transparents, moi je voulais donc de la dorure à chaud sur le premier tome et de l'argent à chaud sur le deuxième donc ils m'ont vraiment expliqué les problématiques techniques ce que je pouvais, ce que je pouvais pas faire et puis voilà, ça a été un accompagnement en petits oignons, du moment où les fichiers sont partis en prod jusqu'à maintenant, après j'ai reçu mes romans il y a plus de deux semaines je les ai encore de temps en temps au téléphone, bah alors ça s'est bien passé ton salon t'as vendu bien bah alors le dépôt à la BNF, enfin voilà c'est tout ça, c'est hyper cool moi pour moi ça va être vraiment je pense le début d'un vrai partenariat qui va se faire sur le long terme, et après concernant l'oiseau tempête, en fait ce qui est cool dans le fait de récupérer son roman et de le faire vivre avec sa propre situation que vous choisissez c'est qu'après vous pouvez lui donner plein de visages trop cool et l'agrémenter de plein d'autres choses vous êtes plus bloqué juste par les choix d'une maison c'est vous qui faites votre sauce je prends un exemple tout bête on a un projet un peu fou avec une illustratrice bordelaise, on va lancer la campagne Ulule très bientôt, on va faire un oracle de Storm, donc ça ça va être très cool c'est un objet pas livre, pour le coup c'est des cartes, mais c'est un objet qui va être plaisant pour les gens qui aiment la carte au Mansi et ça va être un objet qui va être très cool pour les gens qui vont aimer le roman, ça va compléter le truc et en fait ça va être un terrain de jeu infini et moi l'idée potentielle c'est de viabiliser financièrement cette petite structure pendant les deux prochaines années, si financièrement elle est viabilisée, que je vois que tout va bien, que la rotation d'impression elle se fait et qu'en trésor on est bon, pourquoi pas s'ouvrir à d'autres et ne pas me faire que moi je n'ai pas à être l'unique auteur de ma maison édition au final donc pas mal de projets en fait il faut se dire que c'est un nouveau départ on repart jamais de la case on repart jamais de la zéro du Monopoly, on commence toujours avec l'expérience qu'on a accumulée l'avantage qu'on a c'est que forcément on a aussi des gens qui nous ont déjà lus donc qui nous font déjà confiance et en plus ils savent que ce qu'on va produire va être encore plus qualitatif là j'ai qu'une hâte c'est que les filles qui m'avaient fait les chroniques du premier tome de Storm elles vont bientôt recevoir les reliés collecteurs voilà, je sais qu'elles vont faire aussi un super travail pour le mettre en avant parce qu'elles le trouvent encore mieux et tu vois
Speaker 1tu disais un truc que je trouve super important, en fait alors il y a plein de choses là sur lesquelles j'ai envie de rebondir mais du coup je vais hiérarchiser la première chose que t'as dit c'est la manière dont en fait t'es reparti de l'intérieur du texte et ça je trouve que c'est très important parce qu'en fait le texte, un texte n'est jamais figé en soi, on peut continuer à réécrire un livre toute sa vie mais toi en fait ce que je trouve intéressant c'est que t'es retombée amoureuse de ton roman parce qu'il y a un processus qui est quand même aussi important psychologiquement c'est qu'en fait ce roman on va l'associer du coup à plein de choses négatives et on risque d'en être dégoûté et de dire ce truc là je veux plus le voir mais en soi on peut lui donner une deuxième vie mais pour ça d'abord il faut revenir à pourquoi on l'a écrit, qu'est-ce qu'on aime dans ce texte et comment est-ce qu'on repart déjà du texte, de l'histoire, on retravaille ça et ensuite comme tu l'as dit construire tout un univers, tu vois l'oracle, je trouve ça très malin parce qu'en fait qui ressort dans ce que tu dis et moi c'est un truc pour lequel je plaide beaucoup notamment en édition indépendante, c'est que le roman il a une durée de vie indéterminée et c'est pas parce qu'il est sorti il y a 6 mois, 1 an, 2 ans qu'il est mort, est-ce que toute la France connait ton roman? Non, donc à partir de là tu peux considérer qu'il est neuf pour plein de gens et tu vois il y a une autrice que je vois souvent passer sur les réseaux qui fait ça très bien Non, je n'ai pas lu son roman. C'est Léa Samson. Je ne sais pas si on dit Samson ou Samson. Le livre des damnés, je crois que le truc il est sorti il y a plus d'un an, mais je le vois encore régulièrement passer et elle communique sans arrêt sans arrêt sans arrêt dessus. Mais elle a raison! Mais oui! Ton roman il n'a pas une durée de vie de 6 mois, il est tout neuf pour tous les gens qui ne le connaissent pas. Et je trouve que la démarche que tu as faite, elle est vraiment importante de d'abord se reconnecter entre guillemets au texte, et le rendre plus beau et construire l'univers autour, et je trouve que c'est vraiment super intéressant
Speaker 2comme démarche. Et en fait, c'est vraiment le côté de vous dire votre histoire, elle n'est pas morte du tout à aucun moment, on vous l'enlève quand vous la reprenez. Moi, quand Storm est rentrée à la maison, c'était un cadeau et je le voyais vraiment comme ça, c'était vraiment l'aspect de me dire, ok, maintenant t'es entre de bonnes mains et on va faire un truc bien et il n'a pas besoin d'être sur toutes les étales de toutes les librairies de France il a besoin de faire son petit bonhomme de chemin d'aller rencontrer les gens, d'aller leur faire du bien à partir du moment où on est aligné avec cette idée-là moi je suis trop heureuse aujourd'hui mon roman il est là, il me ressemble, et je l'ai fait en plus avec mon partenaire de vie donc c'est un truc qui est encore plus rigolo parce que pour le coup c'est même un truc de famille maintenant tu vois, mais ça peut être à nouveau la grande aventure, et clairement votre texte il a pu vivre des choses très désagréables avec des gens qui ne l'ont pas respecté avec des gens qui ne l'ont pas apprécié à sa juste valeur, ou qui n'en ont pas pris soin comme ce qu'on attend d'une maison d'édition vous faites-le, parce que vous le faites mieux que tout le monde en fait, et clairement si votre texte il a déjà séduit des lecteurs, c'est pas parce qu'il va changer de structure, passer d'un tel à un tel, enfin surtout de vous que ça va lui enlever de la valeur au contraire, et en fait les gens j'ai fait quand même maintenant pas mal de salons sont vachement plus touchés, attentionnés écoutent vachement plus, quand toi tu vas arriver avec ton histoire, en disant bah voilà je l'ai récupéré du coup j'ai fait ça, ah ouais mais il est trop beau bah ouais, bah du coup c'est cool
Speaker 1t'as été transparente aussi tu vois, parce que je pense que peut-être que s'il y a des auteurs et des autrices là qui nous écoutent qui sont dans la situation dans laquelle t'étais toi il y a quelque temps, ils se disent non mais en fait c'est mort, mon texte il est mort, il est sorti, il avait des fautes les gens l'ont associé à quelque chose de négatif non, parce qu'en fait toi ce que j'ai trouvé très malin c'est qu'en fait t'as fait ce qu'on appelle du building public c'est que t'as dit, les gars j'ai récupéré mes droits, voici ce que j'ai traversé avec mon texte, voilà pourquoi ça m'allait pas, voici ce que je vais mettre en place, et en fait t'as expliqué ce qui s'était passé, t'as justifié et t'as donné ce qu'on appelle de la transparence, et donc en fait les gens savent faire la différence entre le avant et le après, et donc du coup on a aussi envie de suivre comment est-ce qu'elle va redorer ce texte quelle deuxième vie elle va lui donner, et donc en fait c'est pas parce qu'un texte a eu une mauvaise entre guillemets première expérience, d'autant plus que vu qu'il communique pas dessus, il y a très peu de gens qui le connaissent finalement, c'est ça, c'était pas très risqué voilà, donc en fait je pense que la clé c'est pas de considérer que le texte est mort, mais plutôt de dire il a mal démarré il a mal démarré, ça arrive, c'est pas grave par contre voilà ce qui va se passer maintenant, voilà ce que j'ai vécu, voilà ce avec quoi j'étais pas d'accord, comme tu l'as fait, t'avais fait un post là-dessus qui avait très bien marché, et voilà ce que je vais mettre en place pour la suite, et là c'est intéressant parce qu'on commence à construire quelque chose avec sa communauté, et à les engager dans le processus.
Speaker 2Et c'est très chouette, enfin moi je serais jamais aussi reconnaissante de tous les gens qui m'ont soutenue dans cette période, mais même des gens de loin et c'était trop cool de se dire ça leur parle, en fait j'ai eu des messages aussi bien de lecteurs qui m'ont dit, ah mais du coup on trouvera quand même la suite, ouais ouais vous inquiétez pas les mecs, je me démène, mais la suite vous l'aurez, y'a pas de problème et elle sera encore plus canon que ce qui était prévu de base avec eux, et à côté de ça t'as aussi des professionnels du métier du livre et des auteurs qui sont primo-auteurs et qui disent, ok en fait c'est possible c'est possible et c'est pas grave, non c'est pas grave, on peut tomber, puis on se relève et on continue quoi, c'est pas c'est désagréable, c'est inconfortable, toute cette posture là à traverser c'est pas très rigolo en soi, moi pendant les trois semaines on savait pas trop ce qu'allait se passer je t'avoue que c'était pas les meilleures trois semaines de ma vie quoi mais j'ai gardé confiance en fait, j'ai gardé confiance, je savais que j'étais bien entourée, j'avais toujours la ligue des auteurs pro qui me disaient, alors ça va vous en êtes où vous avez besoin d'un petit coup de main c'est cool quoi, enfin en fait vraiment n'ayez pas peur d'aller au charbon avec des gens qui vous respectent pas, ça vraiment clairement c'est y'a des systèmes aujourd'hui pour protéger vos histoires, protéger vos romans, pour récupérer ce qui est à vous, parce que c'est à vous, c'est à personne d'autre de base, et donc hésitez pas à les taper aux bonnes portes, y'a toujours des gens qui répondent, et puis en fait ces structures là elles sont dans leur giron, donc ils sont ravis en général d'aider les auteurs moi la première chose qu'on m'a dit c'est ah eux, oh bah on en a fait sortir cette l'année dernière, et bah vous serez la huitième et bah nickel les gars on y va donc non non, c'est vraiment ne restez pas dans la douleur de ça, parce que vraiment c'est assez insupportable quand on sait ce que c'est la galère de trouver une ME quand on se retrouve confronté à cette situation là restez pas dans cet inconfort, c'est pas ok, y'a plein de façons d'en sortir et y'a plein de façons d'en faire quelque chose de merveilleux après quoi, alors je vais pas vous vendre du rêve en on va gagner beaucoup d'argent mais c'est pas grave
Speaker 1complètement, et je veux vraiment insister sur ça, vous méritez mieux, en fait je veux pas que vous pensiez si vous nous écoutez que vous êtes dans cette situation que bon bah finalement c'est pas très grave, je vais rester là parce que au moins j'ai pas à m'en occuper, non non vous méritez mieux, vous pouvez soit vous éditer vous même en constituant votre équipe comme tu l'as fait, soit essayer de trouver une meilleure maison d'édition, une vraie maison d'édition voilà, ne restez pas, le pire truc que vous puissiez faire en tout cas c'est de rester dans cette situation où y'a des gens qui se font de l'argent sur votre travail, faut vraiment en sortir et en plus comme tu l'as dit finalement c'est assez simple parce que les contrats sont caducs y'a des structures qui sont habituées à les attaquer, donc en fait vous n'êtes pas tout seul et il faut aussi se sortir de ce truc de non j'y arriverai jamais c'est trop compliqué, y'a des gens qui l'ont fait avant vous, donc renseignez-vous et entourez-vous et ça va bien se passer clairement, et puis
Speaker 2après c'est que du mieux de toute façon, et les gens sont ravis de voir le travail le travail accompli une fois qu'il est là c'est très très cool
Speaker 1et je trouve que c'est une belle revanche, donc en tout cas là ce que tu me disais récemment c'est que t'avais commencé aussi à faire des salons et ça marche en plus très bien
Speaker 2donc ça c'est cool, ouais ça c'est très cool il plaît, donc c'est encore plus chouette quand c'est toi qui l'as fait vraiment quand ça a été tes choix de A à Z avec bon avec mon partenaire qui me disait, non là c'est chum on va changer la couleur, après voilà c'est aussi ça qui est cool avec lui, c'est qu'il va droit au but quoi pour le coup, non là Mathilde c'est chum, on va pas faire ça, on va plutôt faire ça donc non non c'est très cool et en fait de voir que ça a apporté ses fruits qu'il est super bien accueilli les gens ils connaissent pas, ils passent devant, ils font c'est beau, et en fait ils s'arrêtent, ils check feuilletez-le, c'est cool, y'a pas de soucis on discute, c'est trop bien mais même s'ils achètent pas en fait, on s'en fout juste, c'est beau c'est trop agréable
Speaker 1c'est vrai que les collecteurs que t'as fait ils sont magnifiques je vous ai mis le lien des profils de Mathilde dans la description de l'épisode, donc vous irez voir les deux collecteurs sont vraiment super merci déjà d'avoir porté ce témoignage là parce que je pense que c'est important de montrer que c'est pas parce qu'on s'est fait couiller que ça doit être la fin de votre carrière et qu'il faut abandonner on a tous un rapport différent à tout ça, chacun le vit à sa manière, mais en tout cas le message aujourd'hui c'est pas fini, vous pouvez vous en sortir si jamais vous avez été embrigadé par des structures comme ça et y'a des moyens qui existent le deuxième point que je voulais qu'on aborde, c'est que récemment, du coup t'as beaucoup communiqué sur Storm en expliquant que t'étais un peu comment t'avais récupéré tes droits t'as mis en avant notamment tes illustrations et tu as dû faire face à certains énergumènes qui sont venus dans tes commentaires je sais pas si tu veux qu'on refasse l'histoire mais en tout cas expliquer un peu ce qui t'est arrivé récemment et comment tu l'as géré
Speaker 2je vais le dire très brièvement, y'a deux énergumènes qui sont je pense des des anti-IA très très très forts et proches de l'évangélisation à ce niveau là, on se connait pas ils me connaissent pas, je les connais pas ils connaissent pas mon travail ni qui je suis, ni mon parcours ni bonjour, ni crotte ouais utiliser l'IA c'est pas bien ok Jean-Michel, mais en fait comment te dire que c'est une partie des illustrations c'est un illustrateur humain si tu veux j'ai les factures mais bon comme je te connais pas on va se les montrer quoi et ensuite c'est mon dessin parce qu'en fait je fais du dessin depuis que j'ai 8-10 ans si tu veux alors je me vends pas comme illustratrice parce que c'est pas mon métier et que oui, quand bien même les crayons me démangent parfois un petit peu c'est plus c'est plus l'activité que je fais en hobby principale, clairement pas mais voilà le dessin aussi a toujours fait partie de ma vie et donc je me suis fait targuer de voilà, tu utilises l'IA pour tes dessins, que vont dire tes lecteurs quand ils sauront que potentiellement tu l'utilises quand t'écris alors ce genre de commentaire vous en prendrez aussi parce que finalement qui n'en prend pas de nos jours je ne suis pas du tout l'arbre qui cache la forêt on bloque, ça sert à rien de vous justifier auprès de gens qui veulent apparemment partir dans des faux combats donc moi ça m'a fait du mal parce que clairement quand on critique ton travail que t'as fait avec tes tripes, ton temps, ta thune accessoirement, que t'as sacrifié des choses pour arriver là où t'en es ça pique donc moi le seul conseil que je peux vous donner surtout quand ces personnes là elles commencent à être un peu virulentes et vous envoyer des messages pas très cool on screen, on garde tout bien ça au chaud et puis en fait si ça continue on va porter plainte, on n'est pas là pour souffrir en fait quoi donc moi ce qui a été compliqué pour moi c'était que cette activité est à côté de l'activité, de mon activité principale c'est ma petite bulle de kiff quoi Instagram, mon compte auteur, ce que je vis avec mon roman c'est mon kiff donc si tu viens m'emmerder dans ma petite bulle de kiff tu vas pas kiffer ce qui va se passer après comme tu disais très justement dans ton post Lucie l'IA quand bien même c'est tout naze ça n'est pas illégal et le harcèlement par contre et la diffamation le sont donc aujourd'hui c'est pareil il y a des outils aussi, il y a des gens qui sont là pour vous recueillir quand vous vivez des choses désagréables comme ça parce que pour moi, c'était un épisode très court, ça a duré deux jours, j'ai screené, ça m'a pris la tête pendant un week-end, et puis là, c'est passé, ça va mieux. Allez porter plainte, en fait. Si vraiment ça va loin, ça va entacher votre activité, ça va vous porter préjudice financier, parce qu'au final, quand on vient cracher sur ton compte Insta, qui est un compte pro, ça peut faire tomber ta clientèle ou des choses comme ça. Il y a des gens qui, malheureusement, parfois, ce genre de diffamation, ne s'en remettent pas forcément très bien. Il faut monter un dossier pour diffamation et aller le déposer tout simplement au tribunal, au parquet de votre ville, de votre préfecture.
Speaker 1Et je pense que je ferai un épisode sur le sujet, parce qu'en fait, souvent, les gens pensent au harcèlement. Et ils se disent, si je reçois des messages agressifs, je suis harcelée, donc ça, je sais le reconnaître, entre guillemets. Mais par contre, il y a un truc qu'on connaît moins bien et sur lequel on ne connaît pas trop nos droits, finalement, c'est la diffamation. C'est-à-dire que quelqu'un qui débarque chez vous pour vous accuser publiquement d'utiliser de l'intelligence artificielle, voilà, sans preuve, sur votre compte, sous un de vos postes, qui vend votre livre, ça porte préjudice à votre produit, à votre réputation. C'est de la diffamation. C'est-à-dire que ça va dégrader votre image professionnelle, votre crédibilité, et ça va vous faire perdre des ventes. Et en fait, il ne faut pas accepter, sous prétexte qu'on ne veut pas déranger ou on essaye de se justifier, c'est de la diffamation, c'est puni par la loi. Et il faut vraiment que tout le monde prenne ce combat à bras-le-corps, parce qu'en fait, plus les. Plus les gens vont laisser faire ou vont essayer de se justifier ou vont essayer d'avoir des discussions polies avec ce type de personnes-là, plus on va normaliser ce type de comportement et les gens vont se sentir autorisés à aller commenter et à faire leur croisade, leur justicier en slip. Non, mais tu utilises de l'IA. En fait, meuf, je t'explique. Je n'utilise pas d'IA, je l'ai dit. Je n'ai pas à me justifier plus que ça. J'ai expliqué mon processus. Moi, tu sais, j'en viens à me dire, sur mon compte d'autrice, je vais finir par faire un poste. Alors, ça ne m'est encore jamais arrivé, mais je n'ai pas sorti de livre. Mais moi, mon objectif, c'est que mon livre, quand il sort, il soit beaucoup vu, il fasse du bruit et il se vende beaucoup. Si je réussis, ça va attirer plein de monde à qui ça ne va pas plaire. C'est mécanique, c'est normal. Ce ne sera pas moi, c'est comme ça. Et en fait, j'en viens à me dire que je vais faire un poste sur mon compte où je vais poser les règles et où je vais dire, voilà comment je travaille. Mon Ilus, ma graphiste, tout, la mise en page, le texte, il n'y a pas d'IA. Maintenant, ton choix, si tu viens dans mes commentaires pour m'accuser, ce sera de la diffamation parce que j'ai expliqué comment je travaille. Si tu ne me crois pas, ce n'est pas mon problème, c'est le tien. Par contre, ça s'appelle de la diffamation et la diffamation, ça se poursuit en justice. Et je voudrais vraiment insister là-dessus. Il ne faut pas accepter que des gens sans preuve viennent vous accuser parce que c'est de la diffamation et ça, comme tu le disais, ça a un impact extrêmement grave sur votre business et sur votre réputation parce que les gens, ils achètent sur quoi? Ils achètent sur de la confiance et ça, une fois que vous l'avez perdue, c'est une catastrophe pour la récupérer. Il ne faut pas se laisser faire. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas, on veut être poli, on ne veut pas déranger. En fait, à partir du moment où quelqu'un débarque chez toi pour t'accuser sans preuve, à la limite de l'insulte, tu n'as rien à justifier à ces gens-là, ça dégage. Pas de quartier, headshot, là, on vise la tête directe et c'est la police en fait. Non, mais c'est vrai. Est-ce que toi, tu tirais à attaquer les gens chez eux comme ça? Ce n'est pas parce que c'est les réseaux sociaux qu'on doit tout accepter. En fait, c'est votre vitrine d'entreprise. C'est comme si quelqu'un venait devant chez toi avec un mégaphone pour t'insulter. Au bout d'un moment, tu lâches le chien en fait. Il faut se défendre. Il faut se défendre. C'est trop grave.
Speaker 2Je suis complètement d'accord avec toi. Et puis, c'est surtout qu'on ne connaît pas les gens. En fait, on ne connaît pas ce qu'ils ont vécu avant, plus jeune, harcèlement ou quoi. Tu ne sais pas ce que ça va aller rallumer en fait chez l'autre. Donc, ce n'est vraiment pas cool de faire ça. À quel moment? Choisis tes combats. Ne va pas taper sur des indés qui se lancent. Tu veux gueuler contre l'IA? Va faire chier des maisons d'édition qui viennent de virer 12 traducteurs parce que le faire avec une IA, c'est tellement plus simple. Va choisir vraiment tes combats. Si tu es anti-IA, il y a plein de sujets sur lesquels tu peux aller taper du poing sur la table et clairement pas sur quelqu'un qui ne se paye pas avec ses romans. Voilà, c'est aussi ça. C'est un peu trop facile. Et encore une fois, vous êtes, pas là pour souffrir. Vous lancez votre roman. C'est un long processus. Prenez votre temps aussi. N'ayez pas peur de prendre votre temps. À processer, c'est quand même un peu long. Quand tu as fini ça, tu as l'impression d'avoir couru un marathon, tu es fatigué. Le lancement, il arrive derrière. N'essaie pas des gens venir pourrir tout ça. C'est trop de travail, trop d'investissement, trop d'énergie. C'est aussi de l'argent. C'est bon quoi.
Speaker 1Et vous n'avez pas à vous sentir coupable en fait. Et tu vois, je vois beaucoup de réactions et je le vois dans les commentaires. Les autrices et les auteurs commencent à se justifier et tout. Non, mais ce n'est pas vrai, machin. En fait, ne perdez pas votre temps et votre énergie. Vous avez expliqué, vous avez posé les règles. Ah non, mais c'est clair. Arrêtez de débattre avec des cons. Ils seront toujours plus cons que vous. Ça ne sert à rien. Et en fait, vous n'avez pas à vous expliquer. Et ça, c'est une posture aussi, je pense, qui est vraiment importante qui est de dire, en fait, je crois que tu n'as pas compris là. Tu es chez moi, c'est mon entreprise. Je n'utilise pas d'IA, je te l'ai dit. Si tu n'es pas d'accord, c'est ton problème, ce n'est pas le mien. Par contre, si tu continues, ce que tu fais, c'est illégal. Et là, on va commencer à parler sérieusement. Et c'est à vous aussi de, c'est difficile, mais de tenir cette posture, de dire, en fait, je sais comment je travaille. Oui, OK, j'utilise des phrases courtes. Moi, tu vois, typiquement, dans ma plume, j'utilise des phrases très courtes quand j'ai besoin de mettre du rythme. Je sais que je vais le prendre dans la gueule. Il est pareil. Je le sais. Au bout d'un moment, qu'est-ce qu'on fait? Est-ce qu'on se dit, du coup, je vais rallonger mes phrases parce que comme ça, je serai tranquille? En fait, non. Tu auras dénaturé ta plume et tu seras accusée quand même parce que les gens qui ont envie de te trouver quelque chose, ils vont le trouver quoi qu'il arrive.
Speaker 2Ils trouveront toujours quelque chose. À partir du moment où ils ont décidé de te target, ils vont forcément trouver quelque chose. Restez fidèles à ce que vous faites. Restez fidèles à vous-même. C'est surtout ça. Et surtout, ne changez pas votre façon d'écrire sous prétexte qu'on était là bien avant l'IA. On écrivait bien avant ça et on écrira après parce qu'il y aura un après, je pense, à un moment donné. Et puis, elle est là. Elle est là, elle est là. Voilà. On ne va pas s'empêcher de créer sous prétexte que. Donc non, et continuez de mettre des tirés quadratins. Et puis, si les Mireille, elles arrivent en fanfare et en furie sur vos comptes, elles disent, ah, mais les tirés quadratins, bah tiens, prends-en six dans la gueule. Voilà. Allez, bisous. Non, non, mais vraiment, c'est Balzac et Hugo qui seraient contents de se dire
Speaker 1et puis de toute façon, quand on passe des textes, je crois que c'était Zola ou je ne sais plus qui était passé à l'IA, il disait 90% d'IA. Non, mais enfin, bref, ça devient un délire. Donc oui, il faut sensibiliser au fait que ce n'est pas bien d'écrire avec. Mais en fait, à la limite, j'ai envie de vous dire, on s'en fout. Si les gens ont envie d'écrire avec de l'intelligence artificielle, c'est leur problème. Les gars, en fait. Voilà. Le problème, par contre, c'est quand on vend au lecteur en disant, non, il n'y a pas d'IA, entre les lecteurs et l'auteur. Mais si l'auteur dit, moi, j'utilise de l'IA, concrètement, il fait ce qu'il veut. En fait, c'est légal. Donc, arrêtez de vouloir évangéliser des trucs face à des gens qui n'en ont rien à branler et arrêtez de faire chier des auteurs qui bossent et qui chient leur sang, leur eau, tout ce que vous voulez pour écrire un roman. Enfin, je veux dire, tu vois, ce qui me fait rire, c'est que moi, je sais que j'ai des gens qui vont venir me voir sur mon compte quand il sera sorti et tu te dis, putain, mais j'ai mis deux ans et demi à l'écrire le truc. Tu crois vraiment qu'il écrit avec de l'IA? Bref, ça prend des proportions. Après, je ne dis pas, il y a des auteurs qui trichent, qui ne disent pas la vérité et c'est pour ça qu'il y a de la défiance. Mais il faut arrêter aussi cette chasse aux sorcières et arrêter le harcèlement en ligne. On est des adultes, il faut se calmer.
Speaker 2Il faut aller taper chez les gens et puis ce côté, tu sais, tu poses l'info là sans t'être enseignée, sans dire même. Je ne sais pas, moi, le bonjour me fait toujours halluciner sur les réseaux le côté, on te sort une vérité crue qui est comme ça, donc la pose là, la pavasse, c'est comme s'il y avait un mec qui venait chier devant le pas de ta porte et qui ne disait pas bonjour. Tu es là, OK, c'est nickel. Je ne sais pas, tu arrives dans une boîte, tu arrives dans une entreprise, tu arrives dans une boutique, tu dis bonjour, là, c'est pareil en fait. C'est vraiment ce côté à arriver avec le drapeau anti-IA. Tu ne sais même pas pourquoi tu es tombée ici, pourquoi tu es là, qu'est-ce que tu fais, qu'est-ce que tu dis, tu ne sais même pas ce que je fais, pourquoi, comment. C'est très compliqué. Mais malheureusement, je pense qu'il va falloir se blinder aussi un petit peu, c'est qu'on n'a pas fini d'en voir des comme ça. C'est un petit peu ça qui est triste. Après, pour autant, en ce qui me concerne, ça ne m'arrêtera pas dans mon processus d'écriture. Ça ne changera jamais rien. Ce qui est sûr, c'est qu'avant, je pense que j'étais peut-être un peu comme toi au début, à savoir, on va essayer de les batailler un petit peu, de les faire changer d'avis ou de leur faire comprendre qu'ils ont tort. Là, j'ai vraiment compris ce week-end que non, ça ne servait à rien. J'avais l'impression de parler à un mur. Il faut arrêter. Il faut juste bloquer et passer à autre chose.
Speaker 1Et encore, bloquer, c'est la solution entre guillemets de facilité. Mais moi, j'insiste vraiment, si on veut que ces comportements cessent, il faut que les gens commencent à payer et commencent à amener leur cul dans des tribunales. Parce que, encore une fois, c'est de la diffamation. Ce n'est pas légal. Et le fait de l'avoir bloqué, ça ne va pas résoudre le préjudice que vous, vous avez subi, le stress, la peur, le sentiment d'agression. C'est un traumatisme. Il ne faut pas. Quand quelqu'un que tu ne connais pas débarque et t'agresse en commentaire, c'est une agression, c'est un traumatisme. Il faut porter plainte. Il faut que ces gens-là comprennent que poster comme ça des trucs mensongers sur les comptes des autres, de la diffamation, de la diffamation, ça se poursuit, ça a des conséquences. Garder bien tout, toujours.
Speaker 2Ce n'est pas très agréable de garder des screens de messages ou de commentaires vraiment pas cool. Mais gardez-les parce qu'en fait, c'est tout simplement les agents de police qui prennent votre plainte, le tribunal, tous ces éléments-là, ils sont nécessaires. Donc, gardez tout ce qui peut vous paraître anodin. La facture de votre graphiste, tout ça, il faut vraiment toujours tout garder pour pouvoir monter un dossier comme ça, c'est aussi dire ok, cette personne a tort, mais voilà pourquoi elle a tort. Donc, toujours garder aussi les preuves de, bah non, en fait, ce travail-là, il est fait avec mes mains, ou j'ai payé un professionnel ou une professionnelle pour le faire. Donc, n'oubliez jamais ça.
Speaker 1Et encore une fois, on le redit, mais utiliser l'intelligence artificielle, c'est légal, donc je comprends même pas qu'on en doive arriver à ces débats-là. Enfin, que ça prenne des proportions comme ça, en tout cas, bref. Donc, tu disais aussi un truc, tu m'as expliqué, si jamais on est victime de harcèlement en ligne, il faut faire un signalement sur la plateforme Pharos.
Speaker 2Alors, c'est Pharos, c'est ce que je pensais au début. Il s'avère que quand tu vas sur de la diffamation, Pharos prend pas en compte. Pharos, ce qu'il va prendre en compte, c'est du discours de haine. Donc, à ce moment-là, ça va être plus à déposer les éléments que vous avez, en fait, en screen sur Pharos. Mais si vous voulez partir sur de la diffamation, là, c'est un dossier à monter complet, à déposer au parquet. Donc, c'est deux choses très différentes. Pharos, ça va être vraiment la plateforme de. Voilà, message de haine, vraiment cyberharcèlement très poussé. À ce moment-là, bon, ça m'est pas arrivé. Mais pour le coup, si ça vous arrive, si vous êtes pris un peu dans cette spirale-là, voilà, c'est screener tout. Et là, vous pouvez le déposer sur Pharos. Je crois que c'est tout le temps 24 sur 24. Il y a un numéro de téléphone aussi, apparemment, 30 quelque chose, je ne sais plus, mais qui est joignable 7 jours sur 7.
Speaker 1Voilà. Et surtout, ne restez pas tout seul, parce qu'on sait que ce que veulent les harceleurs, c'est vous isoler. Donc, souvent, ils vont venir vous harceler dans vos DM, là où personne ne peut le voir. Donc, pensez bien aussi à communiquer là-dessus, à vous faire aider. Enfin, voilà. Vous n'avez pas à vous excuser, vous n'avez pas à vous isoler. C'est pas vous qui êtes en tort. Et c'est important de le rappeler. Je pense qu'on a fait le tour des sujets qu'on voulait aborder. Est-ce que tu vois
Speaker 2autre chose? Je pense que c'est cool. On a quand même vu pas mal de. pas mal de choses. J'ai un peu testé pour vous tous les trucs à faire et pas faire.
Speaker 1C'est vrai. J'avoue, je pense que cet épisode, ça va s'appeler Mathilde essuie les plâtres de l'édition. Si ça peut l'aider. Non, mais c'est important. En fait, se tromper et faire des erreurs fait partie intégrante du métier. Ce qui est intéressant, c'est d'avoir des témoignages pour comprendre comment on évite les arnaques, comment on se défend. Et je pense que ton témoignage en aidera plus d'un aussi.
Speaker 2C'est après un chemin. Vous choisissez le chemin de la résilience. Vous vous êtes planté. Ça arrive à tout le monde. Il faut juste décider ce que vous allez en faire après. Est-ce que vous allez rester dans votre coin et vous dire que ça craint? Ou est-ce que vous allez lui dire, ok, c'est bon, ok, je me suis bien fait à avoir, je passe à autre chose, j'avance, je reprends les rênes de ce projet-là et je le mène à 100% comme j'ai envie de le mener depuis le début. Parfois, c'est juste ça. Mais c'est votre décision, c'est un chemin à choisir. Et quand vous avez fait ce choix-là, la seule personne qui peut vous arrêter, c'est vous.
Speaker 1C'est bien résumé. On va passer à la partie sur les péchés du monde du livre et du marketing du monde du livre. C'est une partie que j'aime bien parce que du coup, ça permet de bien nous mettre le nez dans la merde. C'est toujours une partie très fun. Quel est, selon toi, le plus gros péché du monde du livre aujourd'hui? Celui qu'on n'ose pas trop nommer, qu'on ne met pas trop en avant mais qui pourtant fait beaucoup de mal au milieu.
Speaker 2Je dirais qu'il y en a deux quand même. Le premier, pour les auteurs, j'ai envie de dire l'envie. Parce que je pense qu'au final, on est tous envieux des gens qui ont leur gueule en 4x3 sur le bus. Les Guillaume Musso et compagnie. Je pense qu'on se rêve tous à un moment donné cette posture. C'est ok de se dire ça, mais je pense qu'on est tous traversés par ce sentiment-là à un moment donné et c'est complètement normal. Même quand on a une copine auteur qui cartonne dans une grosse ME, il y a quand même un petit moment quand tu te dis « Ah, j'ai signé le troisième! » Et en même temps, ça passe. Ça passe ce côté-là. Et après, clairement, l'avarice pour les maisons d'édition. Pour le coup, c'est quand même compliqué ce rapport à l'argent. C'est quand même compliqué. Cette multicouche de tous ces intermédiaires qui prennent leurs morceaux pour qu'au final, le créateur même du projet ne ramasse que les miettes, alors que finalement, la seule personne qu'il est important de rencontrer pour un auteur, c'est son lecteur, sa lectrice. C'est quand même ce rapport à l'argent, au business qui complexifie tout et qui fait qu'on oublie trop vite que les ME, c'est juste des business. C'est juste ça. C'est juste des gens qu'on décharge comme tout le monde. Et qui ont un bilan comptable à la fin de l'année. Et il faut faire de l'argent. C'est tout. Je pense que c'est ça qu'on a tendance à oublier quand on est auteur. C'est le côté pécunier du truc.
Speaker 1C'est vrai que c'est important de se rappeler que les entreprises, je fais un lapsus, les maisons d'édition sont des entreprises et que ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'elles ont une stratégie et qu'il faut la comprendre pour être en maîtrise de ce qui va se passer. Je trouve que c'est très juste aussi de le rappeler. Il y a la partie pécuniaire, mais il y a aussi la partie stratégique. Tu vois, on en parlait tout à l'heure. C'est pas parce que ton oeuvre est refusée qu'elle n'a pas sa place dans les mains d'un lecteur. Tu le disais sur la taille des dialogues ou des choses comme ça. C'est juste une question de stratégie aussi. Tout à fait. C'est pas parce
Speaker 2que votre texte n'est pas bon et surtout ça n'a jamais rien de personnel. C'est juste parce que eux, ils ont un calendrier éditorial, ils ont une façon de fonctionner, ils savent ce qui marche, ce qui marche pas, ce qui marche moins bien, ce qui a du mal à démarrer et ils ont un besoin de rendement qui est réel.
Speaker 1Merci Mathilde pour cet épisode. Je crois que toi, si on veut te retrouver, t'es plutôt active la semaine sur Instagram. Tu me corriges?
Speaker 2Je suis sur Insta. On est en train de créer le site de l'Oiseau Tempête. Donc très bientôt, sur mon lien, enfin sur mon Insta en bio, il y aura le site de ma maison d'édition. Viendra peut-être un jour où ma maison d'édition aura sa propre page aussi sur Insta pour s'ouvrir un peu au monde d'une autre façon. Pour l'instant, forcément, c'est que la mienne, mais l'idée, c'est qu'un jour, pourquoi pas accueillir d'autres auteurs dans l'aventure? Ce serait carrément trop cool. En tout cas, ce sera un projet qui prendra complètement un autre visage et ça, ça me plaît bien. C'est un beau challenge. Donc voilà. Pour l'instant, c'est sur Insta. Et puis voilà. Restez branchés, quoi. Il va se passer des trucs, surtout cette année.
Speaker 1Donc n'hésitez pas à aller suivre Mathilde sur les liens que je vous ai mis dans l'épisode. Je te remercie, Mathilde, pour ce partage. C'est pas forcément évident, les sujets qu'on a abordés, ces rétrospectives. Donc je te remercie de nous avoir partagé tout ça avec transparence et avec franchise, comme tu le fais si bien. Et je doute pas que tout ce que t'as traversé et les choix que t'as fait, les décisions et tous les plâtres que t'as essuyés pour nous aideront beaucoup de monde. Je vais te laisser le mot de la fin. Est-ce que t'aurais un conseil ou un message à faire passer à celles et ceux qui nous écoutent aujourd'hui?
Speaker 2Foncez, en fait. Osez faire ce que vous avez envie de faire. Quand je te disais tout à l'heure, la seule personne qui peut vous arrêter, c'est vous. C'est vrai, pour le coup. N'ayez pas peur de sortir un livre qui a été lu par des bêtas, qui a été corrigé qui a suivi un vrai parcours pro. N'ayez pas peur de le faire rencontrer directement à votre lectorat. C'est pas toujours une estampille de maison d'édition qui va faire que votre moment, il va être bien. Donc, longue vie à vos histoires et osez les porter, même si vous le faites tout seul. Quand je dis tout seul, c'est en indé. Mais voilà, mettez-vous des professionnels autour du livre qui vont vous aider à faire éclore votre histoire. Mais foncez, en fait. Il y a juste ça.
Speaker 1J'adore cette conclusion. C'est tellement va de rétro. C'est tellement le confessionnel. Je vous remercie en tout cas d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous sera utile. Pensez bien à vous abonner pour ne pas rater les prochains. Vous avez également le lien de la newsletter de Va des Rétros, Le Grimoire dans la description. Pensez à vous abonner, c'est important si vous voulez progresser avec votre stratégie. Je vous remercie de votre écoute et je vous dis à très vite dans un prochain épisode du Confessionnal. Ciao! Ciao! Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu l'as trouvé utile, n'hésite pas à le partager autour de toi et à me laisser un commentaire pour m'encourager. Quant à moi, je te donne rendez-vous très vite dans le confessionnel de Va des Rétros.