EP13 - La légitimité des auteurices est un mythe !
19m 15s
Dans cet épisode du podcast « Le Confessionnel », l’animateur aborde le thème crucial de la légitimité chez les auteurs, souvent entravée par le syndrome de l’imposteur. Il explique que beaucoup d’écrivains conditionnent leur statut professionnel à une validation extérieure – qu’il s’agisse d’un contrat avec une maison d’édition, de ventes importantes ou de retours positifs des lecteurs. Or, cette attente est un piège : personne ne viendra jamais décerner un « badge » de légitimité, et ce sentiment peut persister même après des succès objectifs.
L’animateur insiste sur le fait que la légitimité ne se reçoit pas, mais se construit par l’action. Agir en professionnel dès le début – en définissant clairement son positionnement, en assumant son univers et en communiquant avec cohérence – est ce qui permet de gagner en crédibilité et en confiance. Attendre d’être « prêt » ou légitime pour agir ne fait que retarder la mise en place d’une stratégie efficace, ce qui conduit à un discours vague et peu engageant pour les lecteurs. Ce cercle vicieux renforce le sentiment d’illégitimité et freine la carrière.
En conclusion, l’animateur encourage les auteurs à cesser de chercher une autorisation extérieure. La légitimité est le fruit d’un travail sur soi et d’une posture proactive. Se comporter comme un professionnel – même avec des doutes – est la clé pour construire une carrière durable et trouver sa place dans le monde du livre.
Salut à toi et bienvenue dans le Confessionnel, le podcast Diabolique de Valerétro. Au sein du Confessionnel, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et marque hauteur, sans bullshit. Salut à toi et bienvenue dans ce Confessionnel de Valerétro. Et aujourd'hui, on va continuer notre cycle sur la professionnalisation des autorises et on va parler de légitimité. Avant de commencer l'épisode, je te rappelle que tu peux t'abonner pour ne rater aucun nouveau épisode et surtout que tu peux partager le Confessionnel autour de toi si tu penses qu'il peut aider quelqu'un. La légitimité, on le sait, c'est vraiment un sujet qui est extrêmement prénient chez les autorises parce que on a tous ce fameux syndrome de l'imposter qui nous colle au basque, qu'on est sorti un roman au 36. Le problème, c'est que ce problème de légitimité au-delà du fait que souvent ça nous gêne pour écrire pour communiquer sur les réseaux, etc. De manière plus générale, ça empêche beaucoup d'autoristes de réfléchir comme des professionnels. Quoi, parce qu'il y a souvent cette notion de en gros tant que j'ai pas sorti mon premier livre, je suis pas véritablement une vraie autrice, donc je ne suis pas légitime pour communiquer. Mon premier livre, c'est pas vendu, donc je ne suis pas légitime, machin, truc. J'ai pas vendu un milliard de. Je ne vis pas à ne m'a plus, donc je ne suis pas légitime pour dire que je suis professionnelle. Et donc en fait justement, la problématique, c'est que de réfléchir comme ça, c'est ce qui frène notre carrière, là où inversement, quand on ne vend pas beaucoup ou quand justement on a beaucoup d'outre qu'on est au début, c'est d'autant plus, à ce moment-là qu'on a besoin de stratégie et de construire ça. Et donc, ce manque de légitimité, ça vient. Nous faire croire que un moment donné pour être une autrice professionnelle, il faudrait recevoir une forme de validation extérieure, que ce soit de la part d'une maison ou de la part des lectorisres, par exemple si on est indépendant, un peu comme un feu vert qui nous dirait "OK, c'est bon maintenant tu peux y aller tes crédibles, talles droit, donc tu peux te comporter comme une pro". Le problème, c'est que c'est un peu le sac de con qui se mange la queue. Que tu sois autrice en maison ou que tu sois indépendante, c'est ce que je te disais, le positionnement, le fait de se considérer dès le début, comme un professionnel sans attendre de validation de l'extérieur, c'est ça qui va faire la différence et qui va accélérer justement, le fait d'avoir une carrière professionnelle. Et j'aimerais qu'on se penche un petit peu déjà sur ce mite du feu vert, de "oui je suis légitime qu'à partir du moment où, déjà, soit j'ai une maison ou soit mon livre se vend bien". En fait, le problème, c'est que ce moment-là, il existe pas vraiment, sauf qu'à assez rare, ton roman va pas forcément exploser un moment donné. T'éventes, elles vont se conseiller sur le long terme, c'est pas forcément de jour tes ventes qui vont venir valider précisément à un moment que tes autoristes, que tes professionnels, sauf si toi dans ta tête tu te dis "à partir du moment où j'en ai vendu 100 ou 200 ou 1000, je peux considérer que". Mais en fait, ça va rien dire parce que ton positionnement ne va pas forcément changer entre le 999ème livre et le 1000ème. Raisonner en volume déjà ça a pas de sens. Raisonner aussi en validation extérieure, c'est pas forcément plus persinent parce qu'il y a personne qui va un moment donné, venir te dire que "oui c'est bon, tu peux te considérer comme une autrice professionnelle, il n'y a pas de soye officielle, il n'y a pas de badge, il n'y a pas de validation universelle". Et donc en fait, le risque, c'est que si t'attends ce moment, bâtez potentiellement en train d'attendre quelque chose qui par définition d'une ne peut pas arriver et de deux. En train de reporter finalement sur les autres, la responsabilité de quelque chose que tes sensées construirent toi-même. En fait, et donc on y croit très fort, on se dit que "bah un jour ça viendra que tu vas avoir une maison d'édition qui va venir te chercher, qui va venir te valider, et que tu vas avoir des lecteurs qui vont venir te dire "oh wow c'est génial" et que c'est à partir de ce moment-là que tu vas te sentir autrice, que ça viendra avec des ventes, que ça viendra quand on aura mis la bonne sur Instagram, que ça viendra quand on aura 50 commentaires positifs sur ton livre, en fait tu te fixes un seuil dans ta tête, un chiffre et tu te dis "quand j'aurai ça ce sera bon". Et ça, c'est valable avec plein de trucs dans nos vies, on se dit "non mais quand j'aurai ça, vraiment ça sera bon". Quand je gagnerai 3 000 euros par mois, je serai plus à l'aise. Quand j'habitrai ici, je me sentirai mieux. Quand j'aurai telle sécurité, en fait on conditionne souvent quelque chose à quelque chose d'autre et donc en fait on est dans la tente alors qu'on devrait être dans l'action. Et ça, c'est un changement de posture qui est fondamental parce que si on reporte sur les autres la responsabilité de quelque chose qui devrait être chez nous, et ben en fait on est pas ciph, là où finalement on devrait être les acteurs numéro 1 de ce quelque chose qu'on cherche à atteindre. Et là en l'occurrence pour la légitimité, c'est d'autant plus important parce que, comme je le disais, quand tes chefs d'entreprise, il y a des choses que tu dois réfléchir ou en tout cas penser dès le début et la posture. La assurance, le positionnement, il y a personne d'autre qui l'aura à ta place. Personne d'autre ne va venir te chercher, te donner l'autorisation, te prendre par la main. Ta posture, ta crédibilité, ton autorité, c'est à toi de la construire. La hype de ton roman, c'est pas tes lecteurs qui vont la construire à ta place, c'est à toi de la construire et ensuite de nous la transmettre pour que nous derrière en tuis la répandre. Mais c'est pas ton lecteur qui va venir te donner tes arguments marketing et te dire "ouah, ce roman vraiment il m'a apporté si m'a apporté ça, ma chin", c'est aussi à toi de réfléchir à ça en amont et c'est pareil avec ta légitimité d'autorisme. Donc bref, tout ça pour dire que personne ne va venir un jour te voir en tu disant "oui tu es autorisme professionnel, je te donne le tampon, je te donne ton bâche et tu peux passer à l'étage d'outu, ça marche pas comme ça". Le fait d'être professionnel, ça va se ressentir dans ton positionnement, dans ta manière de t'exprimer, dans ta manière de travailler, dans ta manière de t'entourer, dans les choix que tu frais et dans les choix que tu frais pas et ça y a que toi qui peux déterminer, c'est pas à quelqu'un d'autre de venir te donner ça. Et donc c'est vraiment vraiment important de comprendre parce que ça devient vite problématique quand ce manque de légitimité ou en tout cas cette attente de validation ça devient une excuse parce que c'est confortable de se dire "non mais là je suis pas encore prête, je suis pas encore légitime, je suis pas encore vraiment autrice, j'attends que". Parce que du coup quand on fait ça on peut éviter tout un tas de décisions qu'on n'a pas forcément envie de prendre tout de suite, on peut éviter de prendre position, on peut éviter de s'adresser clairement à tel type de lecteur et donc pas à un autre type de lecteur, ça peut nous permettre d'éviter de réfléchir à comment ce structure en a discours, de réfléchir à tout un tas de questions des agrabes qu'on n'a pas envie de se poser, on peut éviter de vendre, on peut éviter de s'exposer. Donc le manque de légitimité, de fait de se dire "je suis pas encore vraiment autrice, j'ai le temps, ça nous évite de nous poser toutes ces questions-là, stratégiques". Pas forcément agréable, qui nous pose un peu problème. Parce qu'en fait dans notre tête on n'a pas encore le droit, on est encore en train d'apprendre, on est encore en train de tester, on est encore en train de se chercher, donc en fait on reste dans cette espèce de zone où rien n'est vraiment figé, fixé, et donc ça protège. En fait c'est un peu comme quand le roman ne n'est pas encore écrit, on s'interdit de trop en parler sur les réseaux, je suis complètement dans cette équipe, ça me rassure parce que le me dit "non, et je ne parle pas trop parce que comme c'est pas figé, je risque pas de décevoir". Je le sais, je me cache en fait. Et donc ça c'est un problème parce que ça m'empêche de poser des briques qui pourraient donner de la visibilité à mon roman, mais moi. J'ai envie de te dire à la limite, ça c'est mon problème, je le gérerai avec moi-même. Mais c'est pareil avec ta légitimité. Tant que tu te dis "je ne fais pas trop ça" ou "je ne me pose pas encore tel question parce que je ne suis pas vraiment légitime en tant qu'autrice". Bah tu repousses un truc mais ça ça peut durer très longtemps, tu peux passer 20 ans à te dire que t'es pas légitine. Arrête de croire que la légitimité va venir de quelqu'un d'autre, la légitimité viendra de toi et à partir du moment que tu décideras que tu es légitime. Parce que la légitimité c'est super pervers en fait. C'est un mirage un petit peu, c'est vraiment un truc qu'on projette, qu'on repousse. On se dit "un jour ça vient de ra". Et on a l'impression qu'en fait c'est juste l'étape d'après. Non mais il me manque juste ça et après c'est bon. Moi je le rattache souvent au processus des écritures. Tu sais, t'as l'impression que au début quand t'as pas fini ton plan de chapitre, tu te te dis "non mais quand j'aurais fini mon plan de chapitre, ça ira mieux". Et puis après tu passes au premier j'ai "je te dis putain cette temps-faut, et de premier j'ai j'en vois pas le bout". Mais vraiment une fois que j'aurais terminé ça ira mieux. Et puis après ça la réécriture et tu te dis "non mais une fois que j'aurais fini mon réécriture, là ce sera bon, j'aurais vraiment un roman". Et t'as la deuxième réécriture. Et en fait tu vois ça n'en finit jamais. Et je sais de quoi je parle parce que je suis en pleine d'on. A chaque fois j'ai ce truc de "ça ira mieux" après. Sauf que il y a un moment donné, c'est à toi de prendre cette position de te dire "non ça ira pas mieux" après. J'arrête de repousser le truc et je le fais maintenant. Et je prends le tour au parcours de maintenant. C'est un peu les américains ils appellent ça "it de frog". C'est "faire" ces trucs là que t'aimes pas faire les faire en premier, les manger. Et comme ça après tu peux te concentrer sur autre chose. Ouai tu vois ma réécriture à chaque fois je me dis. "Mon roman sera mieux quand j'aurais fini mon roman sera plus mon roman sera machin, j'y arriverai mieux". Sauf qu'en fait, à force de me dire "j'y arriverai mieux". J'ai l'impression que à l'instant t'es j'y arrive pas suffisamment bien. Et donc ça me décourage et donc ça me fatigue, etc. Et donc j'essaye en termes d'état d'esprit de me dire "tu es exactement à l'endroit où tu dois être". C'est dur, c'est normal. Mais ce qui va faire la différence, c'est pas "qu'en tout rafinit à réécriture c'est l'action que tu fais maintenant qui te permet de la finir". Et donc en réalité la légitimité c'est pareil. Plus t'attends de te sentir légitime et moins tu le deviens. Parce que la légitimité ne se construit pas dans la réflexion et se construit dans l'action. Comme à peu près 99% des choses qu'on est censées faire dans la vie. Et donc la légitimité c'est le résultat. C'est toujours pareil à chaque fois donc vis le résultat. Mais la légitimité elle se construit vraiment dans le fait de faire, dans le fait de prendre des décisions, dans le fait de les assumer et de les répéter et de t'inscrire dans cette poste sur la d'elle départ. Et donc il faut vraiment inverser cette état d'esprit parce que on a vraiment un problème de logique. On se dit "je serai professionnel quand je serai légitime". Alors que dans la réalité c'est justement le fait d'agir comme une professionnelle qui va créer ta légitimité et pas l'inverse. Je te donne un exemple. Moi à l'époque là où t'écoutes ce podcast aujourd'hui je ne vends rien. Je ne facture absolument rien, je n'ai même pas monté mon entreprise. Donc on pourrait se dire que je suis pas professionnel, je ne suis pas légitime. La différence c'est que sur vadérétro je me comporte déjà comme si j'étais une référence du marketing autoriste parce que à terme c'est ce que j'ai envie de devenir. Et donc j'attends pas qu'on me donne cette autorisation. J'attends pas qu'on me dise "oui c'est bon, tu fais partie du marché".
je me comporte comme si je l'étais déjà parce que je sais que je suis légitime pour l'être parce que j'ai mes disants de marketing derrière moi, je suis aussi autrice bref. J'attends pas qu'on me donne l'autorisation de me comporter comme une pro du marketing du livre parce que je considère que j'en suis déjà une. Je suis d'accord, c'est pas aussi facile avec nos textes parce que ça relève d'un niveau beaucoup plus intime, beaucoup plus profond. Mais quand je regarde, c'est exactement la même chose. Si tu sais que ton roman il est puissant, qui va nous mettre une grosse claque, n'attend pas que tes lecteurs viennent valider ça. T'as des bêtres à l'écteur en plus qui peuvent le faire bien avant. C'est à toi de porter ce message là, c'est à toi dans le caron et ça. Et la légitimité, elle viendra au fur et à mesure. Personne va venir tout la donner en fait, c'est toi qui va la construire ta légitimité. Et c'est ça qu'il est important de retenir. Une légitimité n'est pas donnée. Elle se construit. Et quand tu regardes du coup les autres risquons, comme ça, une présence très forte qui sont identifiés, qui sont reconnues, qui sont suivis, qui sont soutenues, c'est pas parce qu'elles ont attendus de se sentir légitimes. Elles ont construit ça, en fait, elles ont pris des décisions claires, elles ont répété leur message, leur prise de position. Elles ont dit clairement qu'ils étaient et elles ont assumé leur univers et donc la légitimité allait venu de ça. Quand les gens se sont rendus compte que ce qui était promis, c'était la même chose que ce qu'ils avaient vraiment en d'en bouquin. La légitimité, c'est elle-même qu'ils l'ont construit personne est venue en m'en donner maître un tampon en disant "c'est bon Martin, t'es légitime". Et donc souvent, ce qu'on confond en fait, ce qu'on appelle la fameuse légitimité, c'est souvent un manque de validation, un mélange de manque de confiance en soi et un besoin de validation extérieur. Il y a un put peur aussi du regard des autres. Et donc en fait, le problème c'est qu'on attend que ces trois choses là, donc la confiance en soi, la validation extérieure et le regard des autres, tout ça, ça soit parfaitement aligné, et que ça nous permet d'agir. Sauf qu'en fait, ça n'existe pas le regard des autres. On sait tout ce que il se construit en fonction de ce que toi tu renvoies. Si tu te caches dans ton coin, que t'as peur, que machin, que truc, le regard des autres va te renvoyer ça. Et donc cette fameuse validation extérieur, elle ne peut pas venir des autres. Elle ne peut pas venir des autres. La validation, ça doit venir d'où-toi, ça doit être quelque chose que tu construis. Et c'est très difficile parce que souvent, ce besoin de validation pour notre carrière en fait souvent s'introduit des peurs bien plus profondes et des équilibres qu'on a de notre enfant enceau peu importe. Mais ce besoin de validation généralement, c'est un miroir de ce qu'on a dans nos vies. Et donc comprendre ça c'est super important. C'est à toi de savoir qui tu es, savoir ce que tu vaut, savoir ce que ton roman vaut. Je ne peux pas remettre ça dans les mains du marché et la validation d'auvenir de toi et pas des autres. Parce que oui, on peut avoir des retours positifs mais continuer à douter quand même. En fait, ça n'a rien à voir. Tu peux très bien avoir plein de ventes et continuer à te sentir et légitime. Et si tu ne travailles pas dessus, ça peut durer toute ta vie, ça peut durer toute ta carrière. Tu peux très bien être reconnu, être baisseseleur et continuer à avoir le syndrome de l'imposter, avoir l'impression de ne pas être à ta place et donc en fait ton succès ne te rendra pas plus légitime à tes yeux et donc en fait tu n'en profiteras même pas. Et donc ce sentiment de légitimité, c'est vraiment un travail qu'il faut faire sur soi. Il ne faut pas attendre que ça vienne des autres parce que vraiment ça peut mettre toute une vie à se construire. Et ce sentiment-là, il peut nous jamais disparaître et te durer encore 10, 15, 20 ans. Donc on ne peut pas déjà baser sa légitimité sur les autres et en plus on ne peut pas attendre que ce sentiment disparaise pour se comporter comme une professionnelle parce que vraiment ça peut durer extrêmement longtemps. Et comme je disais, c'est le fait de se comporter en professionnelle qui va faire que tu vas te sentir légitime et que tu vas prendre confiance en toi et donc le reste va en découler. Parce que ce problème de légitimité est le fait de se dire je suis pas légitime donc j'ai vémolos. Bah ça, ça a un coup en fait et tu t'en rends pas forcément compte mais il y a un coup stratégique et un coup personnel parce que pendant que tu te dis je suis pas vraiment légitime, je sais pas si je suis une vraie autrice donc je ne produis pas vraiment de musée, teur, je réfléchis pas à ma charte graphique, je réfléchis pas à mon positionnement etc. Pendant ce temps-là, concrètement qu'est-ce qui se passe? Bah tu produis du contenu qui est flou, tu restes vague dans ton discours, tu tranches pas, tu change d'angle, je te l'ai diminu, tu t'adaptes à ce que tu penses qu'on veut de toi et donc en fait tu deviens difficile à comprendre pour un lecteur et donc un lecteur qui comprend pas comme tu le sais, il reste pas, il dégâche parce que c'est trop compliqué pour lui. Donc le problème ça devient beaucoup plus stratégique et donc ton manque de légitimité, ton manque de confiance en toi, va devenir un problème stratégique parce que ça va influer sur ton discours qui sera pas suffisamment clair et pas suffisamment assumé pour créer de l'adhésion. Et c'est là où le fait de se dire je suis pas légitime, bah en fait ça va devenir une prophétie autorealisatrice parce que comme tu vas pas te sentir légitime, tu vas pas te comporter en professionnelle, donc tu vas pas construire un système qui fonctionne et qui te permet de vendre des livres donc tu vas pas vendre des livres donc tu vas dire que tu es pas légitime, enfin bref, tu vois le topo, donc là je voudrais comprendre ta responsabilité parce que être professionnelle, le fait de se dire je suis autrice professionnelle, c'est pas attendre d'être légitime ou c'est pas lettre tout court, c'est décider de se comporter comme quelqu'un qui a quelque chose à dire et qui a assume de le dire, même si c'est pas parfait, même si tu as des doutes que tu as pas de validation, c'est ta responsabilité en tant que professionnelle, c'est de prendre cette position là sans attendre que quelqu'un te donne l'autorisation et de faire des choses qui soient propres, cadres et claires pour construire justement ensuite ce field conducteur pour ton lecteur, si ça est professionnel, c'est pas attendre l'autorisation, c'est pas attendre que ça vienne de l'extérieur, c'est se dire non, moi je sais où je vais, je sais pourquoi je veux y aller et voici comment je vais y aller, c'est pas facile, ça nécessite de choisir de prendre position de trancher bref le topo habituel que souvent on déteste, mais il y a que comme ça que ça marche en fait, il y a que en faisant ça que tu vas commencer à avoir des résultats et que donc tu vas te sentir légitime et que donc tu vas progresser, tu vois, et c'est aussi accepter que potentiellement tu seras jamais complètement prête, je pense que en fait on ne les jamais vraiment, donc quoi que ce soit, tu peux toujours progresser, tu vas toujours apprendre des couvins de nouvelles choses, mais qu'en fait c'est pas le fait d'être prête qui est une condition nécessaire pour avancer, c'est une conséquence, on est prêt en faisant, on est pas prêt en se posant des questions en ce questionnant, en attendant une validation, c'est le fait de faire qui fait qu'on va être prêt, et donc c'est là où ton besoin de légitimité ne doit pas bloquer tes actions, ne doit pas t'empêcher de construire une carrière d'autoriste, ne doit pas t'empêcher de parler de ton livre comme si c'était un putain de banger, ne doit pas t'empêcher de lancer tes réseaux sociaux, de communiquer, de prendre position, de te comporter déjà comme une référence du segment si tu penses que c'est ce que tu es capable de devenir, la place personne la prendra pour toi en fait c'est à toi d'aller la chercher, et donc le moment où tout bascule c'est le jour où t'arrête d'attendre, de te sentir légitime pour faire les choses, et où tu prends le droit sans que quelqu'un te le donne, là ça s'achense complètement parce que toi t'as changé de posture en fait, et donc ton énergie, tes convictions, ta manière de voir le monde, tout ça ça va avoir une influence direct sur tes résultats, parce que t'arrête de te demander est-ce que j'ai le droit de faire si, est-ce que je suis légitime, est-ce que ça va pas être mal pris, est-ce que ma chaîne tu te te dis, est-ce que ce que je fais, c'est clair, ça sert mon objectif, est-ce que je peux faire mieux, oui, non, voilà, c'est tout, et ça c'est une question qui est beaucoup plus puissante parce que t'es plus dans le, la permission, t'es dans l'action, t'es dans la responsabilité, t'es dans la construction, t'es dans l'assumation, ça se dit pas, mais tu vois ce que je veux dire, au lieu de te maintenir dans un espèce de flou ou tout ne dépend pas de toi, parce que si t'échaves d'entreprise, tu peux pas remettre ta carrière et ton succès dans les mains des autres, or, c'est ce que tu fais quand t'es en attente de légitimité et de validation, alors que quand tu te dis bah je prends les actions, je fais mes trucs et j'aurai des résultats parce que je fais tout ce qu'il faut, là t'es dans l'action, là tu te responsabilises et là tu construis quelque chose, et ça peut ne pas marcher, mais c'est pas grave, tu vas ajuster, tu vas apprendre, tu vas corriger, mais au monter dans l'action. Et le problème quand t'es dans une recherche de légitimité, c'est pas la dangereusement et tu recherches le pouvoir et l'avancement, là où il ne peut pas être, c'est-à-dire chez les autres. Le pouvoir, la puissance, l'impact, ça doit venir de toi, ça peut venir de personne d'autre que toi. Et donc, la puissance de ton roman, c'est à toi de la portée d'abord, sans attendre la validation de quelqu'un d'autre. Et encore une fois, je sais que c'est super dur, mais il y a que comme ça que ça fonctionne. Voilà cet épisode est terminé, j'espère que ça t'a permis d'y voir un petit peu plus clair sur la légitimité et la professionnalisation. J'insiste vraiment sur cette notion de positionnement qui est vraiment absolument central, c'est la manière dont tu vas te voir, dont tu vas voir ta carrière, et les actions que tu vas prendre, les décisions que tu vas prendre, ils vont vraiment faire une différence. La légitimité ne viendra que de ce que tu fais et de ce que tu choisis. Merci de m'avoir écouté si tu penses que cet épisode peut aider un auteur ou une autrice qui a besoin d'aide à ce niveau-là, n'hésite pas à lui partager. Et dans tous les cas, moi je te donne rendez-vous très vite pour un prochain épisode. Ciao! Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu l'as trouvé utile, n'hésitez pas à le partager autour de toi et à me laisser un commentaire pour m'en forager. Quant à moi, je vous donne rendez-vous très vite dans le confessionnal que va les rétromper.
Podcast Summary
Key Points:
Le syndrome de l’imposteur et l’attente d’une validation extérieure (maison d’édition, ventes, lecteurs) empêchent les auteurs de se considérer comme professionnels.
La légitimité ne se reçoit pas de l’extérieur ; elle se construit par l’action, la prise de décision et l’affirmation de son positionnement dès le début.
Attendre un “feu vert” hypothétique retarde la mise en place d’une stratégie claire, ce qui nuit à la visibilité et à la crédibilité.
Agir en professionnel (même sans résultats) crée la légitimité, et non l’inverse : c’est le comportement qui génère la confiance et l’adhésion.
Le manque de légitimité devient une prophétie auto-réalisatrice
Summary:
Dans cet épisode du podcast « Le Confessionnel », l’animateur aborde le thème crucial de la légitimité chez les auteurs, souvent entravée par le syndrome de l’imposteur. Il explique que beaucoup d’écrivains conditionnent leur statut professionnel à une validation extérieure – qu’il s’agisse d’un contrat avec une maison d’édition, de ventes importantes ou de retours positifs des lecteurs. Or, cette attente est un piège : personne ne viendra jamais décerner un « badge » de légitimité, et ce sentiment peut persister même après des succès objectifs.
L’animateur insiste sur le fait que la légitimité ne se reçoit pas, mais se construit par l’action. Agir en professionnel dès le début – en définissant clairement son positionnement, en assumant son univers et en communiquant avec cohérence – est ce qui permet de gagner en crédibilité et en confiance. Attendre d’être « prêt » ou légitime pour agir ne fait que retarder la mise en place d’une stratégie efficace, ce qui conduit à un discours vague et peu engageant pour les lecteurs. Ce cercle vicieux renforce le sentiment d’illégitimité et freine la carrière.
En conclusion, l’animateur encourage les auteurs à cesser de chercher une autorisation extérieure. La légitimité est le fruit d’un travail sur soi et d’une posture proactive. Se comporter comme un professionnel – même avec des doutes – est la clé pour construire une carrière durable et trouver sa place dans le monde du livre.
FAQs
La légitimité est souvent perçue comme une validation extérieure, mais c'est un mirage. Les auteurs souffrent du syndrome de l'imposteur, ce qui les empêche d'agir comme des professionnels, même après avoir publié.
Attendre un feu vert des maisons d'édition ou des lecteurs retarde l'action. Ce moment n'arrive jamais vraiment, et cela empêche de construire sa propre posture professionnelle.
Il rend le discours flou et changeant, ce qui complique la compréhension pour les lecteurs. Cela devient une prophétie auto-réalisatrice : ne pas se sentir légitime empêche de vendre, ce qui renforce le manque de légitimité.
Attendre la légitimité des autres est passif, tandis que la construire implique d'agir en professionnel dès le début, en prenant des décisions claires et en assumant son positionnement.
Les ventes ou la reconnaissance ne guérissent pas automatiquement le syndrome de l'imposteur. Il faut un travail sur soi pour se sentir légitime, car la validation extérieure ne comble pas ce vide intérieur.
En agissant comme si on l'était déjà : définir son positionnement, créer un discours clair et assumé, et prendre des décisions stratégiques. La légitimité viendra de l'action, pas de l'attente.
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