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EP12 - Être auteurice pro ne dépend pas de tes ventes

24m 56s

EP12 - Être auteurice pro ne dépend pas de tes ventes

Cet épisode du podcast « Le Confessionnel » aborde la différence fondamentale entre être un auteur professionnel et vivre de sa plume. L'hôte critique la tendance à lier ces deux notions, ce qui pousse de nombreux auteurs à ne pas se considérer comme professionnels tant qu'ils ne gagnent pas assez d'argent. Cette vision est contre-productive, car c'est en adoptant une posture professionnelle dès le départ que l'on peut espérer générer des revenus. L'argent est une conséquence, non une condition préalable. Être professionnel, c'est se comporter comme un chef d'entreprise, même sans livre publié. Cela implique de structurer son travail, d'investir (en temps et en argent), de définir une stratégie claire (marché cible, positionnement) et d'apprendre de ses actions via une approche « test and learn ». L'auteur débutant ne doit pas attendre le succès pour agir sérieusement ; il doit poser des bases solides dès le premier projet. Un bon livre ne suffit pas : il faut un système marketing efficace pour le faire rencontrer son public. En résumé, la professionnalisation repose sur une prise de décision, une responsabilité et une construction méthodique, et non sur un résultat financier aléatoire.

Transcription

5693 Words, 31984 Characters

French
Salut à toi et bienvenue dans le Confessionnel, le podcast Diabolique de Vadé Retro. Au sein du Confessionnel, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et marque hauteur, sans bullshit. Salut à toi et bienvenue dans ce 12ème épisode du Confessionnel de Vadé Retro. Et aujourd'hui, on va parler professionnalisation et argent. Avant toute chose, je te rappelle que pour ne rater aucun épisode, tu peux t'abonner via le lien juste en dessous et que tu peux partager ce podcast autour de toi si tu penses qu'il peut aider quelqu'un. Ok, alors aujourd'hui, on va parler professionnalisation et tune parce que c'est quand même un peu le nerve de la guerre. Et j'aimerais dans cet épisode dissocier deux notions, promulanches un petit peu trop souvent qui sont, être hauteur professionnel et vivre de sa plu. C'est une phrase qu'on entend énormément dans le monde de l'édition indépendante. Je veux vivre de ma pluie où je ne vie pas encore de ma pluie. Et souvent, quand on dit je ne vie pas encore de ma pluie, il y a un peu cette notion de "je ne super encore autrice professionnelle dans le sens où, comme j'arrive pas à gagner suffisamment d'argent avec mes livres, et que je suis obligé d'avoir potentiellement un CDI à côté ou un autre métier qui me fait vraiment vivre". Et ben, je ne suis pas une vraie autrice professionnelle, en tout cas, je ne suis pas une produit livre. Cette phrase en l'État, elle a l'air plutôt logique parce que on se dit "Si tu n'arrives pas à vivre de cette activité, alors il y en fait ton revenu principale, c'est que ce n'est pas ton vrai métier et que donc, ce n'est pas professionnel". Mais, ça pose un vrai problème parce que on mélange de notions qui n'ont rien à voir. Le fait de travailler comme un professionnel et le fait de gagner de l'argent suffisamment en tout cas, pour pouvoir vivre d'une activité. Et donc, il y a un peu cette notion de "mérito-crassie" en mode, tant que j'arrive pas à gagner suffisamment d'argent avec mes livres, je ne suis pas une vraie autrice, mais inversement, si je gagne suffisamment de tune alors, c'est que c'est bon, je mérite sur une vraie autrice, je peux me considérer comme autrice professionnelle. Et du coup, c'est hyper piègeux si tu veux construire une carrière d'autrice, parce qu'en fait, ça fait reposer toute ton identité et toute en positionnement sur un résultat, en fait, ce qui, par définition, déjà ne dépend pas en tirement de toi et en plus de ça, doit être une conséquence et pas une fin en soi. Et donc, on a vraiment un problème de mindset, je sais que c'est un mot qui peut en y riter certain, mais on a vraiment un problème de concept, parce qu'on va mélanger des choses qui n'ont rien à voir sur le papier et qui, du coup, vont faire énormément de mal aux autorises, qui essayent justement de vivre de leur plume, parce qu'elles vont mélanger ces deux notions. Donc moi, ce qui me pose problème, déjà avec cette vision de. Je suis pas professionnelle, parce que je vis pas de ma plume et de mes romains, c'est qu'on inverse complètement la logique. Si tu te dis, je serais professionnelle quand je gagnerai suffisamment d'argent pour en vivre, tu vas rester bloqué un long moment. Parce que dans la réalité, c'est exactement l'inverse qui se passe, c'est pas l'argent qui te rend professionnelle, c'est le fait de te comporter comme un autrice professionnelle qui a un moment donné, peu générer de l'argent, parce que justement, elle pose les bases d'une entreprise comme une pro. Et du coup, tant que tu restes dans cette attente de te dire, bah tant que l'argent viendra, je serais enfin professionnelle, tu restes dans une posture d'amatrice, qui finalement espère des résultats, au lieu de construire les conditions qui rendent ces résultats possibles. Et je vais très clair avec toi et on va pas se mentir. Il y a des autres risques qui gagnent leur vie avec leur livre sans être forcément des grandes professionnels et inversement. Il y a des autres risques qui travaillent comme des vrais pro, qui aujourd'hui ne vivent pas encore de leur roman, qui ne gagnent pas leur vie avec leur pleuble. Donc si on utilise uniquement l'argent comme critère de différenciation pour dire qui est professionnelle et qui ne les pas, on passe complètement à côté de ce qui fait réellement une posture professionnelle, et c'est ça qu'on va traiter aujourd'hui. En plus de ça, ça pose un vrai problème en termes de classification des auteurs parce qu'en gros, il y aurait les auteurs qui arrivent à vivre de leur livre et les autres qui sont juste des petites merdouilles qui n'arrivent pas à se dépater. Bon, on va se calmer. Le fait d'être hauteur ou autrice professionnelle, ça ne dépend pas de la tune que tu gagne avec tes romans. Ça dépend de comment tu conçois ton projet livre et comment est-ce que tu construis ta carrière. Il y a aussi un point qui est très dangereux avec cette croyance, notamment pour celles et ceux qui débutent. C'est que quand on se dit "abache, gagne pas, suffisamment d'argent, je suis pas vraiment autrice professionnelle, en tout cas pas pour l'instant", c'est que ça peut donner une excuse pour ne pas changer la stratégie ou la manière de fonctionner parce qu'on se dit que tant qu'on ne gagne pas vraiment d'argent, on est encore en face de test, on est encore en train d'apprendre, on est pas encore prêtes. Donc on ne prend pas des décisions, je dirais, entrepronariales stratégiques fortes, qui justement pourraient amener à structurer sa carrière. Et on reste dans une zone confortable où on fait des choses mais sans jamais vraiment s'engager. Et un exemple de ça, c'est l'investissement financier. Je vois trop d'autoristes autour de moi qui se disent "non mais je débute", qui ont quand même ce rêve de se dire "je veux vivre de ma plus m'enjour", mais qui refuse de faire des investissements financiers, en se disant "c'est que mon premier roman, c'est pas le bon moment, t'attati, c'est trop tôt". En fait, si vous voulez construire une carrière, il n'y a pas de bon moment, il faut qu'on se boire dès le début, votre projet, comme un projet entrepronariale et ça, ça nécessite, du coup, de faire des choix, de prendre des décisions, d'ajuster, de prendre des portes aussi, ça ne va pas se mentir, mais d'avoir dès le début cette position, en fait, cette croyance. Ce positionnement de se dire "je suis professionnel" et c'est pas parce que je ne gagne pas encore d'argent que je ne le suis pas. D'ailleurs, quand on monte une entreprise, c'est souvent l'inverse. Au début, on a plutôt tendance à investir beaucoup, en temps, en argent, en énergie, sans forcément tout de suite le rentabiliser. C'est des phases de création d'entreprise et donc du coup, c'est justement dans ces moments-là où les choix qui vont être faits, vont être déterminants pour le reste. Parce que quand on débute, on construit une base. On construit la base de sa carrière, on construit son équipe, par exemple, de correcteur, d'illustrateur, de bétalecteur, etc. Et donc, alors, je dis pas que tout le monde n'a pas les mêmes moyens financiers, en tant d'émoins bien, je ne suis pas en train de dire que c'est criminel de pas investir. Ce que je veux dire, c'est que il ne faut surtout pas si on a les capacités financières et qu'on veut vraiment vivre de sa plume à un moment donné ou en tout cas construire une carrière. Il faut surtout pas rester dans ce truc de se dire. J'investirais après, quand mon premier roman se sera bien vendu, quand les pouls auront des dents, voilà. Il y a l'investissement et la posture professionnelle, elle doit se construire dès le premier roman et elle doit faire partie intégrante du produit. Ce n'est pas du tout quelque chose qui doit être soumis à une potentielle crédibilité, une potentielle légitimité qu'on nous donnerait après. La manière dont on va concevoir son projet d'elle départ, c'est déjà une prise de position très forte en termes de positionnement professionnel. Et donc, il y a encore trop d'autoristes aujourd'hui, surtout quand elles sont au début de leur carrière, qui se disent pas tout de suite, c'est trop tôt. En gros, là, je fais un peu joujou et puis, par contre, on verra après, puisque mon premier livre va zander puisqu'il est bon et donc il va me générer des sous que je pourrais réinvestir. Menter pas je vous vois, on a tous pensé ça, que le premier roman en gros, il n'y avait pas forcément besoin de faire des investissements de fou et que de toute façon, il a les vendre parce qu'il était très bon et que les lecteurs allait l'adorer et que cette main financière. Alors ensuite, pouvoir être réinvesti dans les romans. Je suis désolé, les gars, c'est souvent l'inverse. Le premier roman généralement écoute très chère parce qu'on est à poil et c'est plutôt en investissant sur ce premier roman qu'on donne les mits et leur chanson suite, deux déclenches, déclencher un début de carrière qui est intéressant. Et donc la position professionnelle, c'est acte de dire je suis pro dès le départ. Même si j'ai pas encore de roman, ça se voit partout en fait. Ça se traduit dans tout ce que tu vas faire. Même si tu n'as pas de roman. T'es criquant tu peux, tu postes quand tu penses. Tu testes des formats, tu change d'avis. Tu n'as pas vraiment de direction artistique. T'as juste tu recommences, machin. En surface, t'as un impression d'être active et de faire quelque chose, mais en réalité, il n'y a pas de construction stable, il n'y a pas de stratégie, il n'y a pas de capitalisation des efforts. Donc on n'a pas une direction claire d'entreprise et surtout si on ne se met pas dans une position tout de suite de se dire, je suis une entreprise, je structure quelque chose, ça part un peu partout. Et donc c'est pour ça que cette décision de créer et d'elle départ, une position de chef d'entreprise, elle est absolument déterminante, même si t'as pas de roman. Parce que dans ton état d'esprit, dans les moyens que tu investiras dans la manière dont tu vas organiser, ça va te permettre soit de t'éparpiller si tu prends pas vraiment le projet au sérieux, soit de construire une base solide et donc de maximiser l'impact de tes efforts. Parce que c'est ça où font le sujet être professionnel, c'est pas une question de revenu, c'est une question de responsabilité et de sérieux. C'est le moment où en fait on arrête de fonctionner à l'envie ou à la motivation et on commence vraiment à fonctionner avec malheureusement des contraintes, une routine, des décisions. Et c'est vraiment le moment où on arrête de faire aux fillings, je dis pas, il y a toujours du fillin dans une carrière, mais c'est le moment où on met de la structure, au lieu de se baser juste sur l'envie, la motivation, le temps, etc. C'est le moment où on commence à faire des choix en fonction d'un objectif comme on aura défini, en fonction d'une direction, en fonction d'un lectura précis. Parce qu'en tourner dans une posture amateur ou amateuriste, on peut se permettre un peu de naviguer à vue, de changer de cap, de publier sans trop savoir pourquoi de parler un peu à tout le monde, d'avoir une couverture un peu bricolée, de tester un peu des trucs à nos rata gauche sans vraiment prendre de décisions. Ça ne pose pas vraiment de problème parce que finalement, on n'a pas un objectif de carrière, on n'a pas vraiment un objectif de professionnalisation. Si tu publie juste le livre pour pouvoir l'offrir à Noël à ta famille, est-ce qu'il est très bien aussi? Il n'y a pas forcément besoin de te prendre dans la tête avec la stratégie puisque le but n'est pas d'aller adresser un marché pour construire une carrière, pour construire une crédibilité et pour envirer. Donc, quand tu es dans une posture amateur, tu peux te permettre de faire ça. Mais si tu veux être professionnel, toutes ces questions-là, tu dois te les poser dès le début. Où est-ce que tu veux aller avec ton roman à qui tu veux le vendre sur quel marché tu rentres? Ton positionnement, qu'est-ce qui doit raconter de toi, etc. Et ça, c'est pas une question de gérant livre où je n'ai pas livre. C'est toi déjà dans ta tête quand tu te projetes dans ta carrière à trois ans. Comment tu te vois et quel base t'as envie de poser des appraisants que t'es en bouquin ou que t'es pas de bouquin. Et ça, ça va passer par des questions justement sur combien d'argent je suis prêt à investir avec qui j'ai envie de travailler. Est-ce que je veux choisir la voix de l'édition indépendante ou l'édition traditionnelle traditionnel parce que tu es professionnel que tu sois dans les dixions tradis ou dans les indé, je le digne, ça me semble bien évidemment évident. Donc voilà, c'est vraiment ces questions-là qu'il faut se poser dès le départ si tu veux devenir autourisme professionnel et encore une fois le dissocié bien évidemment de la notion de gagner de l'argent avec ta prule. Parce que quand t'es autourisme professionnel et que tu veux construire une carrière, tu peux pas te permettre de rester en parlance dans une logique d'exploration. Tu dois être dans une logique de test and learn, c'est à dire je teste des choses mais j'entire des enseignements. C'est pas juste bon, je t'appenco ici, je t'appenco la, je vois ce que ça donne. Si tu testes des trucs, ça doit être dans un objectif précis et tu dois en retirer des apprentissages qui vont te servir derrière à progresser, à éviter de faire des erreurs. Par exemple, si tu testes des formats sur les réseaux sociaux, tu peux tester des trucs mais si tu n'analyses pas derrière tes chiffres, ça ne sert à rien. Et ça c'est une question de posture. Quand je vois beaucoup d'entre vous qui ne regardent jamais leur stade, non pas de newsletter poste, un coup quand ils ont le temps, etc. Je critique pas parce que on a tous des vies qui sont énormément prenantes. Mais ce que je veux vous dire, c'est que si vous voulez vous professionnaliser, il y a un moment donné, il va falloir que l'activité de l'écriture et de la vente des livres, elles soient vraiment considérées comme un projet professionnel à la part entière, c'est à dire structurer, prioriser, cadenser, ordoncer de manière à ce que vous puissiez vraiment construire quelque chose. Et on ne construit pas en étant en permanence dans une logique de test d'exploration, de bis douillage, c'est pas comme ça que ça fonctionne. Et donc une autrice professionnelle ou un auteur professionnel, c'est pas quelqu'un qui a réussi parce qu'un jour Dieu a décidé que lui fallait qu'il réussisse, c'est pas comme ça que ça marche, c'est quelqu'un qui a posé petit à petit des briques là où les gens jouent avec des cailloux. Même si c'est long, même si on voit pas la maison à la base, il a mis du ciment, il a posé une brique, quand il a testé des trucs qui vaient avec ça marche, il a mis la brique de côté, il en a mis une autre, c'est quelqu'un qui a décidé de ne pas laisser sa carrière au hasard, qui accepte de choisir, qui accepte de renoncer, qui accepte de structurer, de répéter son message, ça je sais que vous adorez et de s'inscrire dans une trajectoire avec un objectif, même quand c'est difficile, même quand c'est inconfortable, même quand on voit pas les résultats, qu'on en voit pas le bout, c'est ça en fait être professionnel, c'est ce dire, je construis quelque chose, j'ai essayé à cet objectif, je me donne les moyens d'y arriver et je mets en place justement toutes ces briques qui me permettent de construire le pont vers mon objectif. Et c'est là que ça devient un difficile parce que bah déjà ça nécessite d'y accorder du temps de l'énergie, de prioriser ça pour toutes les choses qu'on a en parallèle de notre vie, je sais à quel point c'est difficile et surtout que ça veut dire qu'on ne peut pas se cacher d'air le fait de dire ça marche pas encore, c'est à dire que si tu veux devenir autoriste professionnelle, tu peux pas te dire non mais là, je vivote, je teste et puis on verra bien, en fait être autoriste professionnelle, c'est d'elle début des tombes premiers romans avant même que t'es un roman, dans chaque choix que tu fais, dans chaque direction que tu prends, c'est impositionnement, c'est un état d'esprit, c'est une prise de décision. Et donc ça veut dire que tu dois regarder comment tu fonctionnes aujourd'hui, qu'est ce qui marche, qu'est ce qui marche pas et à chaque fois te demandez en étant honnête, si tu es vraiment en train de construire quelque chose, aussi tu es en train de bidouiller, d'occuper ton temps et en disant bon bah peut-être que ce que ce que là ça va payer. Bidouiller ça serait dire bah je vais tester des réels et puis en verra, construire une stratégie et se comporter comme un entrepreneur, c'est ce dire je construis un arc narratif de 10, 20, 30 réels avec des messages qui ont tous un objectif et je pilote ce que donne chaque arc narratif. Et si ça fonctionne pas, j'ajuste, ça c'est une stratégie. Tu peux pas juste filmer ta tête 30 secondes, poster un message au hasard et te dire "Gum, peut-être ça va marcher parce que potentiellement tu aurais de la chance le réel va fonctionner, mais tu sauras pas le dupliquer parce que tu aurais pas de stratégie parce que tu aurais pas construire quelque chose et parce que tu sauras pas vraiment pourquoi le truc à marcher. Et donc tu vois, c'est ce que je te disais être autoriste professionnelle, ça se construit vraiment dans chaque choix, dans chaque décision, dans chaque prise de position. Et c'est pas une question de est-ce que je gagne de l'argent avec mes livres, ça c'est une conséquence en fait. Gagner de l'argent avec ses livres, c'est la conséquence d'un système marketing qui fonctionne et d'un livre qui a trouvé son public. Et donc se dire je ne suis pas professionnel parce que je vis pas encore de ma plume, c'est biaisé parce que être professionnel, c'est construire justement tout ce système qui à terme va te permettre de, et c'est pas l'inverse. Parce qu'on court une fois, je l'aurai dit, tu t'as des autoristes qui peuvent bien vendre parce que je sais pas, elles ont trouvé une bonne communauté ou un bon filon ou un bon bachin, mais qu'ils font encore des choses pas forcément professionnelles jours. Être professionnel, c'est aussi comprendre et accepter, même si c'est chiant et on en passe tous par là, que oui, écrire un bon livre, c'est absolument essentiel, mais c'est pas suffisant et ça le se rajame. Et surtout, c'est pas ça qui fait de toi une professionnelle à part entière, c'est à dire que si t'es créé un bon livre, mais que tu ne mets pas derrière tous les moyens pour le vend correctement, il te manque une partie du truc. Inversement, si tu fais énormément de marketing, mais que tu mets écrit un torchon, pas corriger, etc, ça fait pas non plus de toi une professionnelle, c'est un ensemble de tout. Il faut un livre de qualité professionnel et un système derrière qui lui permet de rencontrer son lectura. Mais du coup, c'est pas juste une question de qualité parce que sinon ça voudrait dire que toutes les personnes qui écrivent dans leur coin sont des professionnels, pas ce que c'est des génie, mais tu vois bien que ça n'a aucun sens. L'être professionnel, c'est vraiment avoir ce positionnement de chers d'entreprises et deux, je me donne les moyens à 360° sur mon roman de faire en sorte qu'il fonctionne. C'est vraiment la capacité en fait à penser le livre comme l'élément d'un ensemble plus large, comme un produit qui doit trouver son marché et comme un produit surtout qui est au cœur d'un système. C'est ça qui va faire la différence entre un auteur ou une autrice professionnelle qui est conscient de son marché, conscient de ce qui se passe, conscient de ce qui est requis pour réussir. Et d'un artiste qui n'a aucune stratégie et qui écrit peut-être des merveilles mais qui n'a pas cette capacité derrière à gérer la mise sur le marché et à piloter la stratégie. Et je suis désolé de le dire, ça n'est pas réservé aux auteurs indépendants. La capacité à comprendre un marché, comprendre quels sont les acteurs, comprendre les règles d'illéances et en position de force, comment pour quoi être, c'est-à-dire comment le livre doit fonctionner. C'est un prix requis pour toutes auteurs qui veut vendre son livre, c'est-à-dire soit en maison, soit en tant qu'auteur indépendant. En fait, que tu sois auteur indépendant ou que tu sois en édition tradie, tôt romant, il va arriver sur un marché avec des règles un lectura de la concurrence en termes d'attention du lecteur. C'est pas juste, je mets mon livre chez la maison et des merdaou, tu fais ton truc et moi je continue à retourner et créer des livres. Je suis désolé, ça c'est pas professionnel. C'est pas une position d'auteuriste professionnelle, être auteuriste professionnelle, c'est comprendre les tenants, les aboutissants, les règles du marché, c'est pas forcément obligatoire que ce soit toi qui t'en occupe parce que si tu passes en maison, c'est que t'as potentiellement pas envie de faire ça. Mais par contre, tu dois comprendre ce qui se passe. Tu ne peux pas juste mettre ton romant chez une maison et dire "c'est plus chez moi, là tu te démères, je regarde plus ce qui se passe, moi je retourne à écrire ça, c'est pas professionnel." T'as un produit, tu veux vivre de ta plume, tu dois comprendre ce qui se passe, tu dois t'assurer que ta maison elle mène bien les bonnes actions, qu'elle investit bien le bon budget, que elle s'adresse correctement à ta cible, que le position de m'empris, il est bon, que les canaux c'est les bon, que t'es bien visible sur les bons salons, tout ça c'est du marketing et c'est de la compréhension marché. Et c'est là qu'on fait la différence entre un professionnel qui a choisi d'aller en maison parce que stratégiquement il a compris que sur ce titre là c'est ce qui était le mieux et juste un artiste qui n'a pas forcément envie de s'occuper de tout ça et là je vous entends râler les vieux là j'en ai plein des fois en commentaire qui arrive. Non c'est pas le rôle d'un auteur de promouvoir son livre ébas site, on est en 2016, je suis désolé, ça fait partie maintenant, intégrante du métier d'autorisme, de comprendre comment fonctionne le marché et de prendre aussi à sa charge, la communication autour de son livre. Parce que si tu le fais pas en fait c'est comme un artisan qui donne les clés de la boutique à un commercial, le jour où le mec se bar avec les clés est à poil, même si t'es le meilleur artisan du monde, tu dois tout recommencer de zéro. Donc non le marketing, la professionnalisation et la structuration de carrière, ça doit faire partie intégrante du métier d'autorque que tu soit en maison ou en indépendant, pardon je m'énerverai un peu. Mais toutes ces questions là, ta capacité comme je disais à penser ton livre comme étant au coeur d'un écosystème d'un système plus large qui vise à le faire connaître et à le faire rencontrer aux bonnes personnes, ta capacité à te poser ces questions là comme "Aqu'il je parle vraiment, qu'est ce que je veux que le lecteur comprenne, comment je fais en sorte que le lecteur arrive jusqu'à mon livre, qu'est ce que je construit autour que ça tienne dans le temps et pas juste pendant les trois mois du lancement etc. Toutes ces questions là, c'est ça qui fait de toi un professionnel, c'est ça qui fait de toi. Une chef d'entreprise, c'est de la capacité à comprendre dans quel univers tu es volu et qu'est ce que ça va impliquer de ta part si tu veux durer dans le temps et qu'on sort ce quelque chose de solide et encore une fois, ça c'est valable que tu sois en maison ou comment dépendant. Et donc en fait tu vois ces questions là, elles ont aucun lien avec l'argent en fait, tu peux très bien te l'époser, que tu sois dans ton premier roman ou dans ton troisième. Le fait que tu gagne de l'argent avec tes romans n'a pas de lien avec le fait que tu dois te poser ces questions là. C'est des questions qui demandent du temps, de la réflexion, des choix, de la cohérence aussi, mais il n'y a pas de validations financières immédiates en fait. Et pourtant c'est ça qui va conditionner, ben justement ta capacité à générer des ventes plus tard donc il faut pas attendre de gagner de l'argent avec ces romans pour commencer à se les poser en se disant "Bon alors là ça commence à devenir sérieux donc il va faire que je mette un peu d'ordre dans tout ça et là je sais qu'il y en a certains qui vont se reconnaître et qui vont régoler. C'est pas grave. Ce que je veux dire c'est notamment si t'es à ton premier roman que t'es au début, c'est très bien de se poser ces questions là dès le départ, c'est absolument indispensable parce que c'est ce qui va te permettre de poser ces fameuses briques dont on parlait tout à l'heure, c'est premier pas sur lesquels tu vas construire ensuite toute ta carrière. Et donc c'est plus tu vas bien poser ces briques là au début, plus ça va être clair et plus justement par la suite tu seras plus facilement en capacité de construire ce fameux système qui n'a pour seul but que de faire connaître ton livre auprès des bonnes personnes et donc de te générer. Et donc de te permettre après d'aller plus loin avec ta carrière. Donc bref tu leur as compris attendre de gagner de l'argent pour se comporter comme une professionnelle en mode je teste avant je vois si ça marche et puis après je structure c'est un peu comme si t'attendais d'être en forme pour commencer le sport et là je prends moi même une propre balle perdu ça marche pas comme ça en fait je les bolse à voir je continue à m'accrocher à cette idée oui non mais je reprends à gros sa pied quand je repère du 10 kilos bon. Bizarrement le fait de courir te fait perdre 10 kilos mais tu vois c'est un peu comme ça que ça marche si t'attend d'avoir d'abord le résultat pour commencer à mettre en place les briques qui vont avant ça fonctionne pas. c'est justement le fait de penser comme une professionnelle dès le départ de poser ces briques-là, qui va ensuite te permettre de gagner de la rejoindre en tout cas potentiellement beaucoup plus vite que quelqu'un qui fait n'importe quoi. Et je sais que c'est désagréable parce que ça veut dire que du coup, on doit se regarder en face, on doit arrêter de faire des trucs qui aujourd'hui ne servent à rien, on doit se demander si on parle vraiment à notre lecteur ou est-ce qu'on parle de nous, et on doit agir vraiment comme client qui construit une carrière et pas comme client qui teste des trucs. Les deux ne sont pas décoréles, les tests ça fait partie du parcours, par contre, tu peux pas passer ton tour à tester des trucs à droite à gauche et comme je le disais, ne pas en tirer d'enseignement. Donc le jeu fait ce que je peux, je suis désolé, mais c'est pas suffisant pour construire un carrière et donc si jamais t'es dans cette état-là pour tout un tas de raisons qui sont peut-être très bonnes, c'est normal que t'es pas de résultat. Les résultats viennent à partir du moment où on construit des systèmes, des structures et quand on fait quelque chose, on les fait dans un objectif et on mesure les résultats. Mais bon, la bonne nouvelle dans tout ça, parce que oui, quand même, il y en a eu, ça veut dire que quand tu commences à structurer, même si c'est chiant, même si c'est difficile, même si ça oblige de renoncer, ça veut dire que tu commences déjà à être beaucoup plus en contrôle de ce que tu fais, de ce que tu comprends, parce que si jamais être professionnel, ne dépend pas directement de l'argent que tu vas gagner, c'est le cas, c'est ce que je sais que tu expliques depuis tout à l'heure. Ça veut dire que tu peux déjà commencer à le devenir dès maintenant sans forcément gagner de l'argent avec ta romaine, juste en changeant ta manière de penser et de faire les choses et sans forcément attendre une validation extérieure, parce que il y a ça aussi. Quand on se dit, je serais professionnel quand je gagnerai suffisamment d'argent pour, en fait, on soumait le fait de devenir vraiment professionnel, donc d'agir, de penser et de structurer les choses au fait de gagner de l'argent avec nos romains. Tu peux déjà dès aujourd'hui même si t'as pas encore de livres, te comporter comme un ou une professionnelle. T'as pas besoin que un tel tâchette téromente valide ou quoi que ce soit, c'est une question de posture, de prise de décision et de manière dont tu vas structurer tout ce que tu vas faire. C'est pas une question d'une nombre de ventes que tu vas avoir. Donc là, dans la suite des épisodes qui viendront dans les prochaines semaines, que ce soit via les interviews de professionnels du monde du livre que j'ai eu ou moi mes propres éclairages, j'aimerais vraiment qu'on déconstruise cette idée et toutes les idées d'ailleurs qu'on peut avoir sur le terme se professionnaliser. J'aimerais vraiment qu'on nous creuse, parce que ça veut dire à 360° de se professionnaliser en tant qu'auteur, parce que ça ne implique pas aussi et remet vraiment du concret d'air ce mot-là pour que, déjà, toi tu arrêtes de courir après des chimers ou des préjugés et des images un peu floues, et que tu construisent quelque chose de solide parce qu'il y a beaucoup de préjugés, il y a beaucoup de choses qui sont dites sur ce sujet-là qui sont fausses. Et inversement, il y a beaucoup trop de choses super importantes qu'on me dit pas assez et que généralement, on apprend dans la douleur sur le terrain. Et je voudrais justement qu'on déconstruise ça. Parce qu'au fond, la vraie question, c'est pas quand est ce que je gagnerai de l'argent avec mes livres, ça fait chier, peut-être que tu vas engagner beaucoup d'elles premiers bouquins et peut-être que ça va exploser au 3ème, 4ème, 10ème, ou peut-être pas prévoir ça. Ça, c'est vraiment quelque chose qui ne dépend pas de toi. Par contre, ce qui dépend de toi, c'est, est-ce que tu es en train de faire les choses d'une manière qui rend cette objectif possible? Est-ce que toi, déjà aujourd'hui, ce que tu fais, c'est suffisamment bien positionné, concret, bien réfléchie pour atteindre cette objectif-là, parce que c'est de l'énergie qui est un peu dilapidée dans tous les sens, parce que, comme on disait, t'es en face d'expérimentation qui dure 5 ans. Donc, il faut arrêter de viser le résultat, le je gagnerai de l'argent et je vais en vivre, et plutôt se concentrer sur les moyens que tu vas mettre en œuf pour atteindre ce résultat. Te structurer, faire un livre de qualité, bien entendre tourer, faire les bons investissements parce que oui, malheureusement, pour se professionnaliser, ça fait aussi partie des choses. Si tu peux le faire, c'est très important de savoir investir de l'argent dans ta carrière pour te former, pour être accompagné par les bonnes personnes. Pour avoir un livre de qualité professionnel, bref, arrêtons de nous poser cette question de quand est-ce que je vais gagner suffisamment d'argent pour vivre de mes livres, repositionnons-nous plutôt sur ce qui dépend de nous à l'instant, c'est, est-ce que ce que je fais aujourd'hui, ça sert cet objectif ou est-ce que je parle dans tous les sens? Et voilà, ça c'est une question beaucoup moins confortable, je suis désolé, mais qui est quand même beaucoup plus utile et surtout sur laquelle tu as la possibilité d'agir, et ça c'est quand même chouette. C'est tout pour l'épisode de "J'aujourd'hui", je te donne rendez-vous dans les prochains épisodes pour continuer à creuser ce que ça veut dire de devenir autoriste professionnelle, et j'espère que la suite d'interview que j'ai menée avec les professionnels du monde du livre et des autres autoristes indépendantes, t'aidera aussi à démenter les illusions qui reposent sur la professionnalisation et surtout à comprendre ce que tu dois faire dès aujourd'hui pour construire un tiréaire qui fonctionne. Je te remercie de m'avoir écouté, si jamais cet épisode t'as plu, n'hésite pas à le partager autour de toi, notamment à un auteur ou une autrice que ça peut aider. Pense aussi à t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes, et moi je te donne rendez-vous très vite dans un prochain épisode du Confessionnal. À bientôt! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Il est crucial de distinguer le fait d'être un auteur professionnel (posture, méthodes) de celui de vivre de sa plume (résultat financier).
  2. Confondre les deux notions peut créer un blocage
  3. Être professionnel implique de se comporter comme un chef d'entreprise
  4. Débuter ne doit pas être une excuse pour ne pas s'investir sérieusement ; le premier projet est la base sur laquelle construire sa carrière.
  5. Un auteur professionnel construit un système complet (livre de qualité + stratégie marketing) pour atteindre son marché, sans laisser sa carrière au hasard.

Summary:

Cet épisode du podcast « Le Confessionnel » aborde la différence fondamentale entre être un auteur professionnel et vivre de sa plume. L'hôte critique la tendance à lier ces deux notions, ce qui pousse de nombreux auteurs à ne pas se considérer comme professionnels tant qu'ils ne gagnent pas assez d'argent. Cette vision est contre-productive, car c'est en adoptant une posture professionnelle dès le départ que l'on peut espérer générer des revenus. L'argent est une conséquence, non une condition préalable.

Être professionnel, c'est se comporter comme un chef d'entreprise, même sans livre publié. Cela implique de structurer son travail, d'investir (en temps et en argent), de définir une stratégie claire (marché cible, positionnement) et d'apprendre de ses actions via une approche « test and learn ». L'auteur débutant ne doit pas attendre le succès pour agir sérieusement ; il doit poser des bases solides dès le premier projet. Un bon livre ne suffit pas : il faut un système marketing efficace pour le faire rencontrer son public. En résumé, la professionnalisation repose sur une prise de décision, une responsabilité et une construction méthodique, et non sur un résultat financier aléatoire.

FAQs

Être un auteur professionnel ne dépend pas de l'argent gagné, mais de la posture, de la structuration et de la stratégie mises en place dès le début. Vivre de sa plume est une conséquence, non une condition préalable.

Cela crée une attente bloquante : on attend l'argent pour agir en professionnel, alors que c'est l'inverse. Cela peut aussi servir d'excuse pour ne pas prendre de décisions entrepreneuriales fortes.

Dès le départ, avant même d'avoir un roman. La posture professionnelle se construit dans chaque choix, chaque investissement et chaque décision stratégique dès le premier projet.

Investir tôt (correcteurs, illustrateurs, marketing) est crucial pour construire une base solide. Attendre les premiers succès pour investir est une erreur courante qui freine la croissance.

L'amateur navigue à vue, teste sans analyser et fonctionne à l'envie. Le professionnel structure, priorise, analyse ses résultats et construit une stratégie cohérente avec un objectif clair.

Un bon livre est essentiel, mais il doit être accompagné d'un système marketing et d'une stratégie de mise sur le marché pour trouver son public. Le professionnalisme couvre les deux aspects.

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