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EP03 - Réseaux : faut-il vraiment poster plus pour vendre des livres ?

25m 36s

EP03 - Réseaux : faut-il vraiment poster plus pour vendre des livres ?

Dans cet épisode, l’auteur aborde une question centrale pour les auteurs et autrices : faut-il poster plus sur les réseaux sociaux pour être plus visible et vendre plus de livres ? Il démonte cette idée reçue en expliquant que la logique du « faire plus » est un réflexe cognitif de contrôle, mais qu’elle confond effort et direction. Poster sans stratégie claire revient à créer du bruit, pas à communiquer. Il insiste sur la différence entre activité et marketing : une stratégie repose sur des décisions précises (public cible, message, rôle des réseaux), pas sur un calendrier éditorial. La visibilité n’est qu’un amplificateur ; si le message est flou, elle amplifie la confusion, et si le message est clair, elle booste les ventes. L’auteur partage son expérience personnelle : fixé sur un objectif de followers, il s’est épuisé, a fait un mini burn-out, puis a changé d’approche en travaillant la clarté de son message plutôt que le volume. Il conclut que l’épuisement est un indicateur stratégique important, signalant un problème de direction, et que le marketing du livre ne demande pas de la performance, mais de la cohérence. Enfin, il rappelle que poster plus sans grille d’analyse ne donne pas de données utiles, et que la priorité est de construire un fil conducteur solide avant d’augmenter sa cadence.

Transcription

5719 Words, 31598 Characters

French
Salut à toi et bienvenue dans le Confessionnel, le podcast Diabolique de Vadérétro. Au sein du Confessionnel, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et Marc Auteur, sans bullshit. Salut à toi et bienvenue dans ce troisième épisode du Confessionnel de Vadérétro. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui je pense, nous touche toutes et toutes, qui est, est-ce qu'il faut poster plus pour être plus visibles sur les réseaux sociaux. D'arrière cette question, il y en a une seconde, est-ce que poster plus est faire plus, finalement, est utile à notre stratégie marketing d'Auteurice et nous permet de vendre plus de livres. Quand on est Auteurice et majoritairement quand on est Auteurice en outil d'ici, on sait très bien que on n'a pas un rôle uniquement d'Auteur. On doit aussi faire la promotion de ces romans, en parler autour de soi, contacter les libres et rires, bref, on a un rôle de marketeur et de community manager à plein temps. Et si ça t'épouse, franchement, c'est normal et ça, je pense qu'on peut le poser dès ce début d'épisode, ce n'est pas ta faute, tu ne fais pas moins bien que les autres. C'est tout simplement épuisant de gérer une stratégie de communication et donc c'est normal que ça te fatigue. Et donc autour de moi, je vois beaucoup d'Auteurice, indépendant ou pas forcément d'ailleurs, qui commence à avoir un rapport de plus en plus compliqué au réseau sociaux, qui se sente écrasé par une injonction à poster, qui sont fatigués, qui ont l'impression que ça va empirer de leur énergie et surtout que ça bloque du temps qu'il ne peut pas utiliser pour écrire. Et c'est le même mécanisme chez tout le monde, finalement, ce que je remarque, c'est qu'on passe notre temps à réfléchir à quoi poster, à se creuser la tête, à se demander si il faudrait pas commencer à faire des réels parce que notre portée a baissé. Et surtout, ce qui est dangereux derrière, c'est que avec ces questions-là, vient un sentiment très désagréable et conconnait un peu trop souvent quand on écrit des romans qui est la culpabilité. Et je parle pas forcément de la culpabilité de mal faire, mais je parle vraiment de la culpabilité de ne pas faire asser, c'est-à-dire que même quand on est à notre maximum, on a le sentiment de ne pas poster assez, de ne pas en faire assez, et que finalement, on trahi un petit peu notre livre parce qu'on ne met pas assez d'énergie dans notre communication. Et ce sentiment, il est normal parce qu'on nous répète en permanence que la visibilité, c'est une question de volume, que l'algorithme, récompense, la régularité, la ciduité, et que donc si tu veux vendre plus de livres, il faut être en gros, partout, tout le temps. Ces conseils-là, on les voit passer partout, notamment sur Instagram, dans les formations, etc. Et donc, c'est vrai que cette logique-là, ça nous pousse à faire plus par défaut, comme si faire plus était une solution en soi. Mais moi, ce que je voudrais qu'on aborde aujourd'hui, justement, c'est, est-ce que vraiment, faire plus revient à faire mieux et serre notre stratégie? Le problème, c'est que cette logique, nous pousse à faire plus sans vraiment se poser la question de pourquoi on le fait, et en fait, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça ne sert pas notre stratégie, et en plus de ça, ça nous épuise. Et donc, c'est de ça dont on va parler aujourd'hui dans ce troisième épisode du confessionnal de Vadé Retro. Avant de commencer, j'en profite pour te rappeler que le podcast est tout récent, et que si tu veux le faire connaître autour de toi, n'hésite pas à le partager et en parler à d'autres camarades que ça peut aider. Tout d'abord, je voudrais qu'on s'intéresse à ce réflexe de faire plus dès que quelque chose ne va pas. Je sais pas si c'est humain ou si c'est spécifique aux autoristes, mais ce que j'ai remarqué, notamment sur moi, c'est que quand quelque chose ne fonctionne pas, je vais avoir tendance à faire plus. J'ai pas assez de visibilité, je vais avoir tendance à poster plus. Je touche pas assez de nouveaux comptes, je vais avoir tendance à faire plus de réel. On a vraiment ce sentiment que dès qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, il faut qu'on augmente notre volume. Comme si c'était une solution magique, et ça, en fait, ce n'est pas une question de bêtises ou de manques de stratégie. C'est cognitif, c'est notre cerveau qui cherche des solutions et qui donc va les trouver là où ils pensent qu'elles sont. Notre cerveau, il est là pour nous protéger, en tout cas pour assurer notre survie à priori, et donc dès qu'on a un problème, il va chercher des solutions simples. Et le plus simple, c'est de nous dire, bah t'en as pas fait assez, et donc il faut que tu augmente ta cadence ou ton volume. Pourquoi c'est plus simple pour lui de se dire ça? Parce qu'en fait, ça nous donne la main sur le problème. On a l'impression qu'on est en contrôle, et qu'on peut faire quelque chose dessus. Et en plus de ça, c'est quelque chose, finalement, d'assez facile à faire. J'ai pas fait assez. Bon, j'en gume un petit peu ma cadence ou mon volume, et c'est réglé. Du coup, quand on est autoris, c'est qu'on se rend compte que nos résultats sur les réseaux sociaux ou nos ventes sont pas forcément au niveau de ce qu'on aurait aimé atteindre. On va avoir tendance à en faire plus et à s'enfermer dans le travail. On va referner notre beau dix fois. On va poster plus. On va passer des heures sur Canva. On va referner à Titoib. On va referner à notre page Amazon. Comme si finalement, cette fuite en avant dans le travail, nous permettait de nous rassurer, et de nous dire, "Je fais tout ce qu'il faut, ça va fonctionner." Ça me ramène d'ailleurs à l'épisode de la semaine dernière, où je te disais que c'est pas parce que tu fais tout ce qu'il faut que ça fonctionne, c'est cruel, je suis désolé, mais c'est la vie. Et donc, en fait, le piège dans lequel on tombe, et je m'inclue aussi dedans parce que je tombe dedans en permanence, c'est qu'en fait, on va confondre, augmentez son effort, et améliorer sa direction. Résultat, on va pas forcément avoir beaucoup plus de résultats, justement, par contre, ce qui va changer, c'est qu'on va épuiser notre énergie, et à la fin, on va être non seulement pas forcément efficiant, mais en plus de ça crever. Et je pense que c'est intéressant d'étudier pourquoi, quand on est autouriste, on tombe très facilement dans ce piège. Je me suis posé la question et j'en suis arrivée à la conclusion, qu'en fait, quand on est autouriste, on a l'habitude de travailler dur et en silence. Écrire un roman, c'est déjà super long. On fait beaucoup sans forcément avoir de garantie de résultats, on sait pas vraiment d'un qu'elle direction on va. Donc, quand la notion de marketing arrive, quand on sait qu'il faut faire une communication, par nature, on va reproduire un réflexe qu'on a, qui est de reproduire ce schéma de travail. On va travailler, on va se former, on va se discipliner de l'inventage, on va se forcer à être constant, on va se mettre des créenaux, sauf que le marketing lui, ça ne fonctionne pas exactement comme l'écriture. Et ça, c'est vraiment important de la boire un thé. En écriture, quand on accumule du travail, ça finit par produire un texte. D'ailleurs, la qualité, c'est encore autre chose, mais plus on écrit, plus on a de la quantité. En marketing, par contre, c'est pas la même chose. Accumuler des actions et faire des choses à la file, je pense par exemple, à faire une tri-potée de postes les uns après les autres, ça va pas forcément créer de la stratégie. Et c'est là où c'est important. Faire plus en marketing, s'il n'y a pas ce fameux fil conducteur qui est la stratégie, ça revient juste à créer du bruit et de la confusion. Donc, on va voir un décalage en termes de méthode de travail entre ce que tu fais, quand tu écrit ton roman, est ce que tu dois faire quand tu fais ta stratégie? Et là, j'en arrive à un point qui est absolument essentiel et que je répète souvent aux personnes que j'accompagne. C'est pas parce que tu postes, que tu communiques. Il y a une différence énorme entre les deux. Poster, publier, être actif sur les réseaux, ne veut pas dire faire du marketing ou décliner une stratégie. Ça veut dire faire de l'activité. Mais attention, faire de l'activité sans stratégie, ça s'appelle tout simplement faire du bruit. Et quand on fait du bruit sans message clair, et bien en fait, on est pas lisible, on est pas compréhensible, et donc ce n'est pas de la stratégie. Une stratégie marketing, c'est pas un calendrier éditorial, un nombre de postes par semaine, une checkliste de format à produire, etc. Une stratégie, c'est un fil-conducteur, un fil d'arriane. C'est une série de décisions qui sont liées les unes entre les autres, qui s'articulent réellement et qui sont clairs. Je te donne quelques exemples, décidez à qui tu parles vraiment, et donc à qui tu ne parles pas. Vous savez à quel point j'aime le marketing repulsif. Décidez ce que tu veux que ton lecteur comprenne de ton univers quand il arrive chez toi? Décidez ce que ton compte doit représenter? Décidez du rôle précis que jouent et réseaux sociaux dans la vente de tes livres. Est-ce que ces des canaux qui vont juste servir à attirer, ou est-ce que ces des canaux qui vont servir à vendre par exemple, etc. Tant que ces décisions-là, elles sont pas clairs, non tâtes elles ne sont pas appris. Tu vas poster plus, et en fait ça va juste aggraver le problème, parce que non seulement tu vas t'épuiser, parce que tu n'auras pas de fil directeur, mais en plus de ça, tu vas diffuser un message qui n'est pas clair, et donc tu vas mettre de la confusion dans l'esprit de tes lecteurs et les lecteurs ils ont. Au revoir de la confusion, donc qui s'enfuit? Et donc en pensant soutenir ta stratégie en postant plus, tout simplement ce que tu vas faire, c'est que tu vas diffuser encore plus de fou. Et ça, malheureusement, c'est dû aussi au fait qu'on confond souvent la visibilité et l'efficacité. On a vraiment cette impression que plus t'es visible, plus tu vas vendre, en fait. Parce que les gens vont penser que t'es incontournable, et donc ça va générer des ventes tout seul. C'est complètement faux. C'est l'inverse même. Plus t'es visible, mais sans message clair, plus déjà un toit tu te fatigue, et plus tu fatigue aussi ton audience. La visibilité, c'est vraiment pas un objectif en soi. C'est quelque chose qui doit amplifier, quelque chose qui fonctionne déjà. Je te donne un exemple, si tu me prépare une publicité qui n'est pas clair, c'est-à-dire qu'on comprend pas bien, qu'elle est ton message, qu'est-ce que tu vends, qu'est-ce que tu offres, et que tu diffuse cette publicité. La seule chose qui va se passer, c'est que tu vas mettre une mauvaise image de ton travail dans la tête des gens et tu vas générer de la confusion. La visibilité, c'est un amplificateur. C'est pas une solution en soi. Il faut le voir vraiment comme un boost d'un message déjà existant, qui est déjà bien cadré. Et donc, tant que tu n'as pas ce message, tant que tu n'as pas cette colonne vertebrale, tant que tu n'as pas ce fameux axe, que j'aime bien citer à chaque fois, ça ne sert à rien de viser de la visibilité, parce que tout ce que tu vas faire, c'est diffuser de la confusion. Par contre, inversement, si ton positionnement est clair que ton message il est direct, qu'on comprend tout de suite ce que tu vends et ce que tu offres. Alors oui, en effet, la visibilité est un accélérateur et va te permettre de générer des ventes. Donc, le flou amplifie le flou, la clarté, en plus il a clarté. Oui, ce que je veux dire. Et donc, pourquoi on a autant de mal à appliquer ça quand on est sur les réseaux sociaux? Alors, déjà, il y a cette fameuse confusion dans J'ai un de parler, mais il y a aussi le fait que les réseaux sociaux, l'avantage et l'inconvénient, c'est qu'en fait, il nous force à rester en mouvement en permanence. On va poster, on va répondre au commentaire, on va poster des réels. Et donc en fait, on reste dans le mouvement, dans cette création perpetuelle, mais finalement, les réseaux sociaux en soi ne nous oblige jamais à prendre de décisions inconfortables. C'est-à-dire qu'on ne voit pas forcément être sanctionné. Au pire, il n'y va rien se passer, et on va rester dans un espèce de flou comme ça, ou sa vivote, mais il ne se passe pas grand-chose. Et donc, en fait, les réseaux sociaux y a pas vraiment cette notion de sanction directe quand on pose des messages qui ne fonctionnent pas. Et donc, en s'enferme, finalement, dans l'époste, la création de contenu, etc. remet nos œillères et on se dit bah je poste régulièrement et avec un bon volume donc ça va forcément finir par payer. Cette dynamique là nous évite de nous regarder dans un miroir et de nous dire à toutes ce temps. De quoi je parle? Est-ce que c'est percutant? Est-ce que c'est clair? Et ces questions-là il faut absolument se les poser à qui s'adresse ton livre? Qu'est-ce que tu promets à ton lecteur? Pourquoi quelqu'un devrait te suivre maintenant? Qu'est-ce qui perd si jamais il ne le fait pas? Et en fait tant qu'on poste, on a l'impression qu'on avance et il est là le piège parce qu'en fait en réalité on contourne le cœur du problème. Et ce qui se passe à terme c'est que on a un épuisement parce qu'on se dit "Putain je comprend pas, je fais tout ce qu'il faut, je poste, je suis engagé, je réponds à mes commentaires etc. Mais derrière j'ai pas de résultat et donc ça va générer une lassitude et c'est double peine. Et donc ça t'épuisement, il est super important. Les puissements c'est pas une sanction. C'est pas un indicateur de ta valeur. Quand t'es fatigué, ça veut pas dire que t'es moins bien que les autres, ça veut pas dire que c'est plus facile pour le voisin. Par contre, quand t'es épuisé, c'est vraiment important de se poser la question de "Pourquoi?" Et encore une fois, en lève cette notion de "c'est pas pour moi, agirice pas, je suis pas assez bien, ça n'a rien à voir". Généralement, quand t'es fatigué comme ça, c'est parce qu'en fait tu as enchaîné une suite d'action qui ne sont pas cohérentes les uns entre les autres et qui n'ont pas de ligne directrice. Donc en fait tu vas taper dans tous les sens, tu vas mettre ton énergie à droite à gauche et tu vas t'épuiser. Les puissements c'est vraiment pas un signal de valeur ou de compétence mais c'est vraiment un indicateur stratégique extrêmement important. Ce qui te dit, c'est que tu dis "spers ton énergie", que tes efforts sont pas alignés avec un objectif clair et que, en fait, tu dépenses plus de ressources que tu ne récupères de résultats. Donc en fait, continue à poster dans une situation comme ça, ça va juste revenir à dilapider encore plus ton énergie et te mener progressivement vers ce qu'on peut appeler en burn out créatif. Je vais te donner un exemple qui est le mien. Je travaille dans le marketing depuis plus de 10 ans, je suis chef de produit, j'ai deux comptes Instagram, j'adore la création de contenu. Pourtant, à moi aussi ça m'est arrivé de me sentir absolument épuisé. Pourquoi j'étais épuisé parce que je m'étais fixé à un objectif fin 2025 qui était d'obtenir 500 followers en deux mois. Mais t'es dit, comme ça, si j'arrive à atteindre 500 followers en deux mois, ça fraque de moi quelqu'un de légitime pour cotter aux autres. Tu vois comme quoi, même en nettants dans le milieu et en enseignant, je fais moi aussi des conneries. Et pourquoi je t'emparle, c'est pour te montrer que c'est normal en fait. On a besoin de temps en temps d'avoir ses prises de conscience et de se dire, attends, je suis complètement dans un mauvais direction, il faut que je réajuste il y a quelque chose qui ne va pas. Et donc pour en venir à ma petite histoire, fin 2025, j'étais pas du tout au 500 followers, je crois que j'étais au 350 et j'étais super déçu. À chaque fois que je postais un post, j'actualiserais les stats, je pense une vingtaine de fois dans l'heure en me disant, allez, est-ce que ce poste là, il va exploser et que j'étais complètement dans ce qu'il fallait pas faire. J'étais concentré sur les chiffres, le lieu de me poser la question, le l'impact de mon message, je postais tous les jours, j'étais accroché à mon écran, enfin vraiment, il n'y avait rien qui allait. Et donc à la fin de l'année, j'étais épuisée. Mais vraiment, j'en avais ma claque, je me sentais réincer et je me suis dit, je comprends pas pourquoi ça décolle pas alors que je fais tout ce qu'il faut. Mais le tout ce qu'il faut, c'est j'ai posté beaucoup. Ça veut pas forcément dire que j'ai posté des trucs suffisamment de qualité pour avoir les faits et ce qu'on t'est. Et donc je suis tombé dans le piège, dont je te parle ici, moi de toute façon, j'enseigne des choses par lesquelles je suis passé parce que, au moins, je sais ce qui se passe dedans, c'est-à-dire que je confondais produire beaucoup avec avoir de l'impact. Et ce sont deux choses complètement différentes. Résultats de différents de 2025, j'étais sur les retules, j'en pouvais plus, j'ai coupé des réseaux quasiment pendant deux semaines. Donc en fait, au lieu d'assurer tranquillement une transition les vacances avec des postes anticipées, j'ai fait un mini burnout et j'ai tout coupé. C'est pas forcément mieux. Donc ce que j'ai changé en 2026, c'est que je passe plus de temps à travailler mon message, je le simplifie, je passe moins de temps sur les designs, etc. Je visse vraiment la valeur, l'impact, je poste. Et une fois que c'est posté, je ne m'occupe plus de mon poste. Je regarde plus les statistiques, je rafraîchis pas mon écran en toutes les 5 minutes, je passe à autre chose. Donc bref, ce que je veux te dire, c'est que c'est normal d'être fatigué si tu fais beaucoup, par contre, le signal, vraiment, si t'es fatigué, c'est quelque chose qui cloche et que c'est pas un problème de volume. C'est un problème de direction. Un autre problème qu'on a souvent et qui nous fait énormément de mal, c'est de croire que le volume résoutent tous les problèmes et nous permet de comprendre. Je t'explique, on croise souvent que quand on n'y arrive pas, il faut poster plus pour générer plus de data et comprendre ce qui marche. C'est pas forcément vrai, d'accord? Parce que si tu postes plus, mais que tu postes que des trucs flous, tu n'as pas véritablement de feedback qui est exploitable en fait. Tu sais pas forcément pourquoi tel post fonctionne, tel post ne fonctionne pas parce qu'en fait, tu n'as pas vraiment de cadre d'analyse et de référentiel. Donc on va avoir tout un tas de données sans vraiment avoir de structures et donc ça va plutôt renforcer finalement ce sentiment de confusion plutôt de déficitité. Donc en fait, ce n'est pas forcément un manque de données en soi si tu postes déjà deux trois fois par semaine, des données tu en as, par contre il faut une grille de lecture pour les analyser. Et donc postez plus si tu postes des trucs flous, ça va pas forcément te permettre d'y voir plus clair. Donc c'est pas non plus une solution à ce niveau là. Donc maintenant qu'on a posé un peu tous les problèmes et pourquoi postez plus en soi? Ne résolver rien si il n'y avait pas de clarté. Attention, je dis bien, postez plus sans direction sans clarté. Quand tu as ton fil directeur, on est d'accord, postez plus, ça a de l'impact, ça fait partie d'une stratégie de visibilité de massager comme un amplificateur. Je parle bien de postez plus sans direction. Donc maintenant qu'on a posé pourquoi c'était pas une solution. Ce qui est intéressant de comprendre aussi, c'est que en fait le marketing du livre, c'est pas forcément quelque chose où on va avoir besoin que tu fasses de la performance. On n'est pas des infopreneurs où on a besoin d'être ultra-visibles de faire des vidéos de nous à Dubai. C'est pas ça qui est demandé en fait quand on est dans le marketing du livre. Et le marketing du livre de manière générale en tout cas si tu veux l'intégrer, enfin, c'est pas si tu veux tu dois l'intégrer dans ta carrière d'autoriste en dépendante ou de professionnelle en dépendante du livre. Si tu veux intégrer ça dans ta carrière, tu dois vraiment comprendre que il doit pas y avoir de notions d'endurance en mode je m'accroche, il faut que je tienne, ça marche pas en fait. Si déjà t'as ce sentiment, ça veut dire que ça t'épuise et que c'est pas aligné avec ton univers et avec ta stratégie. C'est vraiment un signe qui est important. De marketing du livre et la visibilité de ton travail de manière générale, c'est censé être penser comme un système. Je le disais dans l'épisode précédent mais il faut vraiment visualiser ça comme un corps humain. Finalement où tu vas avoir une tête, une colonne vertébrale, un cerveau, un cœur etc. Tous ces éléments là, ils sont reliés entre eux et ils fonctionnent ensemble. Le marketing du livre c'est exactement pareil. Ça va être un système en fait qui va relier ton livre. On peut considérer que le livre c'est ton cœur par exemple avec ton univers. Donc ça ça va être ta colonne vertébrale avec ton message donc ça c'est ton cerveau, ton lectura, tes canotes diffusion etc. C'est à dire que tout ce que tu dois faire doit rentrer dans ce système là. Si jamais tu fais des actions qui n'ont pas de rapport avec le reste, elle ne servent à rien et ça dégage. Parce que la seule chose qu'elle font de ces actions là c'est qu'elle te fatigue et qu'elle dilue ton message. Donc zoos et donc c'est là où tu dois vraiment comprendre que un système qui n'est pas pensé ne permet pas de poster de manière efficace. Posté du coup ça devient une succession d'actes isolées des coups d'épée dans l'eau mais qui n'ont pas de trajectoire en fait. Et donc c'est là où je te disais un système qui est mal pensé, ça se corrige jamais en faisant plus parce que au contraire ça va accentuer le déséquilibre. Prends l'exemple d'un corps qui s'est fait mal de ce qui font de la course apier parmi nous vérons l'idée en fait quand on corps est blessé, quand il est désaligné tu vas pas faire un marathon. Tu vas aller chez l'hostéo pour qui te remettre droit et tu vas ensuite travailler sur un corps qui est droit et bah là c'est exactement un même chose. Ça ne sert à rien de forcer un système marketing qui n'est pas bien cadré, bien calé, bien solide. Et donc je préfère que tu passes du temps à consolider ces bases là plutôt que de tépuiser à poster comme un acharné ou une acharné pour ensuite derrière me faire un burnout et me dire à instagram c'est de la merde et tout je plus. Et donc ça ça demande quoi ça demande du courage. Du courage pourquoi parce que déjà il faut accepter de se regarder en face et de regarder ce que tu fais. Et il faut être honnête avec toi. Est-ce que tu t'es vraiment demandé ce que tu voulais transmettre? Est-ce que tu t'es vraiment demandé comment tu devais être perçu? Est-ce que tu t'es posé cette question de quel est mon fil conducteur? Est-ce que tu as accepte de te former? Si jamais tu vois que tu ne sais pas faire. Est-ce que tu as accepte de trancher? Ça c'est super important. Le piège dans lequel je vois encore trop d'autres risques tombés, c'est qu'ils ont l'impression que si jamais ils polarisent et ils disent bah je ne suis pas pour telle personne, ils vont perdre des lecteurs. Je te le redis et ça je pense que c'est mon mantra sur va-der et trop, tu dois trier, tu ne peux pas adresser à tout le monde. Et donc ça ça nécessite du courage. Mais si tu veux construire ce fameux système, ce fameux corps humain qui fonctionne de manière organisée en symbiose efficace, tu es obligé de réfléchir justement à ce système et un système. Ça nécessite d'aller chercher des lecteurs et d'en exclure des autres. Pourquoi? Parce que sinon tu dilutes ton message et tu t'adresse en fait à personne, t'es pas identifiable, on comprend pas pourquoi on devrait te suivre. Alors que quand tu as un positionnement tranché et que tu dis voilà ce que je veux offrir, voilà ce que je ne suis pas, voilà ce que je ne ferais jamais, ça fait le tri automatiquement. Par contre les gens qui viennent, ils savent pourquoi ils sont là, ils savent pourquoi ils restent et cela ils te suivent vraiment. Et ça, ça nécessite du courage. Pourquoi ça nécessite du courage? Parce que des fois tu vas devoir faire des postes où tu vas donner ton opinion ou tu vas dire stop sur certains sujets ou tu vas dire là je suis pas d'accord. Et donc par définition quand tu as fermé une opinion même si tu essayes de le faire de manière respectueuse, constructive, tu aurais toujours des gens qui ne seront pas d'accord avec toi. Et ça c'est trop. parce que ça veut dire que justement tu prends position, tu vas repousser ceux qui ne sont pas d'accord avec toi, et donc tu vas attirer ceux qui le sont. Et il n'y a pas d'autre moyen pour conserver une communauté et un message clair. Donc vraiment il va falloir du courage pour se poser toutes ces questions. A qui tu t'adresses, pourquoi ton livre pourrait lui plaire, à qui tu ne t'adresses pas, qu'est ce que tu refuse, et surtout une fois que ça c'est bien clair, une fois que t'as attiré les bonnes personnes, qu'est ce qu'elles sont censées faire après, une fois qu'elles sont sur ton Instagram et qu'elles se sont abonnées, qu'est ce que tu veux qu'elles fassent comme actions, et à ce que tu leur donnes la possibilité de le faire. Je te donne un exemple, moi je vois encore beaucoup trop de comptes Instagram ou il n'y a pas forcément de liens. On sait que les gens scrollent, ils sont absorbés en permanence par tout un tas d'autres trucs, la possibilité que l'attention soit dispersée est énorme, et en fait on arrive sur des Instagram d'auteurs, il n'y a aucun lien en bio, on sait même pas où il faut cliquer. Donc on se dit que la personne va aller ouvrir à ma zone et taper le nom de ton livre pour le retrouver, non, ça n'existe pas. Donc bref quand je te parle de système, c'est vraiment tout ça, c'est. Qui tu veux être, mais aussi une fois que t'as réussi à attirer les "one person", caler le parcours de cette personne où est ce qu'elle doit cliquer, où est ce que tu veux qu'elle l'a et qu'est ce que tu veux qu'elle fasse, tout ça, ça se construit. Et donc, tout ça, c'est lié à ce que tu vas poster. Parce que tu vas poster, ce soit des réels, des caroussells, des stories peu emportes. Tout ça, ça doit être pensé en fonction de ce système, c'est-à-dire, qui je veux attirer et où est ce que je veux en venir cette personne ensuite pour qu'elle fasse quelle action. Quant à sa en tête, à t'inquiète pas que tes postes vont être beaucoup plus claires. Et donc, ton énergie va être beaucoup mieux distribué. En conclusion, poster plus, en tout cas, ne va jamais régler un problème de stratégique global. C'est vrai en marketing en général et c'est vrai aussi en marketing du livre. Ça sert à rien de poster plus si tu n'es pas au clair sur qui tu es et ce que tu veux. Ça crée juste plus d'action, plus de fatigue, plus de frustration, mais ça crée pas plus de l'éctor, en fait. Et donc, ton rôle, à toi, en tant qu'entrepreneur, entrepreneuse, ton vrai travail, en fait, c'est pas de produire davantage, c'est pas de t'organiser pour me remplir des planings édito et me chier de la slide à go-go. C'est pas ça ton job. Ton job, si de te poser avec une feuille blanche, de regarder tout ce que tu as déjà produit, qu'est-ce qu'elle fonctionnait? Qu'est-ce qu'elle n'a pas fonctionné? Pourquoi et de clarifier ton message? Pourquoi t'es là? Qu'est-ce que tu fais? Est-ce que ce poste-là, il servait vraiment ta stratégie? Oui, non. Est-ce que tu le reprends? Est-ce que ça dégage? Tu vois ce que je veux dire? De décider à quoi sert ton livre? Qui est-ce qu'il adresse? Et encore une fois, je dis pas que ces questions qui sont faciles à poser parce que ça va nécessiter de te confronter à ton travail, ça va nécessiter de te rendre compte que des fois, t'as fait des choses qui n'ont servi à rien. Mais ça, t'inquiète pas, on le fait tous. Et moi, je continue encore de le faire de temps en temps parce que ça prend du temps aussi de se caler. Mais il faut que tu mettes les mains là-dedans et il faut que tu regardes ton travail en face pour vraiment identifier ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et déterminer qu'elle est à l'île. Donc, moi, ce que je peux te conseiller, comme prochaines étapes. Si tu n'as pas commencé à poster, poste tranquillement, poste tes messages, comme t'as envie de les poser et voie comment tu te sens. Et note, pourquoi tu te sens bien? Pourquoi tu te sens mal? Qu'est-ce que t'as envie de continuer? Qu'est-ce que t'as envie d'arrêter? Voici ce qui fonctionne bien ou prête ta communauté, ce qui ne l'intéresse pas, et essaie de comprendre pourquoi. Si tu postes déjà depuis un moment, et que t'as l'impression de t'épuiser, il va falloir faire un reset et te poser pour analyser ce qui s'est passé. Donc, ce que je te conseille, c'est dans un premier temps, de toi déjà, sans regarder ton contenu, mettre sur une feuille comment tu vas être perçu et quels sont les messages que tu veux faire passer. C'est notamment le travail que j'avais fait faire à mes abonnés du grimoire, en décembre et en janvier, où je leur avais demandé de se poser sur qui elles étaient, qu'est-ce qu'elle voulait renvoyer? Faises travail là, pose-le sur une feuille et voie déjà ce qui ressort. Une fois que t'as ça, tu regardes ce qui ressort de tes posts. Tu les lis et tu te demandes, est-ce que ce poste-là, il sert à attirer un lecteur, lui faire comprendre mon univers, ou à expliquer comment je fonctionne? Si c'est non, si ça sert pas ton message, c'est des contenus que tu ne pourras pas garder. Essayes d'analyser aussi, les contenus qui ont le mieux marché et sur quel aspect, lesquels t'ont rapporté plus de followers, lesquels on engagait à communauté, ça va te permettre de donner des signaux sur ce qui marche chez toi, ce qui ressort au prêtre à communauté et ce qu'elle cherche. Bref, tu l'auras compris, rien ne tombe facilement. Je t'ai jamais menti, sur va des rétros de toute manière, je te donnerai jamais des recettes toutes faites, parce que moi ce que je veux, c'est que tu te pose les bonnes questions. Et je vais être clair avec toi, si tu payes les meilleures formations du monde, mais que tu n'es pas déterminée à mettre les mains dans la mer, d'acreuser et à comprendre ce qui fonctionne pour toi, tu dépenses de l'argent pour rien. Et moi, sur va des rétros, honnêtement, j'ai pas l'intention de te vendre des quits tout près, des e-books qui te machent le travail, parce qu'en fait tu es unique, tu es un artiste ou une artiste unique, tu as ton univers et ce qui marche pour quelqu'un, ne marchera pas forcément pour toi et inversement. Et moi, mon but avec va des rétros, c'est que tu comprennes ce qui fonctionne pour toi, que tu te pose les bonnes questions et que tu as écreusé pour construire toi même ta stratégie, le manière accompagnée. Et donc pour ça, je suis désolé, des fois, il faut se poser des questions inconfortables. Il faut arrêter de faire des choses qu'on avait l'habitude de faire, mais le but à chaque fois, c'est toujours de mieux utiliser ton énergie et de maximiser son impact. Voilà, c'est tout pour ce troisième épisode. J'espère qu'il t'a plu. Comme d'habitude, si tu l'as trouvé utile, tu peux m'aider à faire connaître le confessionnal en le partageant autour de toi et notamment à des autorises ou des professionnels du monde du livre qui en aurait besoin. Je te remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout. N'hésite pas à m'écrire pour me partager tes retours et je te donne rendez-vous très vite dans le confessionnal de va des rétros.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La pression de poster plus sur les réseaux sociaux épuise les auteurs et autrices, sans garantir plus de visibilité ou de ventes.
  2. Confondre activité (poster) et stratégie marketing mène à du bruit et de la confusion, pas à des résultats.
  3. La visibilité n’est qu’un amplificateur
  4. L’épuisement est un signal stratégique, pas une preuve d’incompétence ; il indique un problème de direction, pas de volume.
  5. Poster plus sans cadre d’analyse ne génère pas de données exploitables, mais renforce la confusion.
  6. L’exemple personnel de l’auteur montre comment un objectif chiffré (500 followers) a conduit à un mini burn-out, corrigé en priorisant la clarté du message.

Summary:

Dans cet épisode, l’auteur aborde une question centrale pour les auteurs et autrices : faut-il poster plus sur les réseaux sociaux pour être plus visible et vendre plus de livres ? Il démonte cette idée reçue en expliquant que la logique du « faire plus » est un réflexe cognitif de contrôle, mais qu’elle confond effort et direction. Poster sans stratégie claire revient à créer du bruit, pas à communiquer.

Il insiste sur la différence entre activité et marketing : une stratégie repose sur des décisions précises (public cible, message, rôle des réseaux), pas sur un calendrier éditorial. La visibilité n’est qu’un amplificateur ; si le message est flou, elle amplifie la confusion, et si le message est clair, elle booste les ventes. L’auteur partage son expérience personnelle : fixé sur un objectif de followers, il s’est épuisé, a fait un mini burn-out, puis a changé d’approche en travaillant la clarté de son message plutôt que le volume.

Il conclut que l’épuisement est un indicateur stratégique important, signalant un problème de direction, et que le marketing du livre ne demande pas de la performance, mais de la cohérence. Enfin, il rappelle que poster plus sans grille d’analyse ne donne pas de données utiles, et que la priorité est de construire un fil conducteur solide avant d’augmenter sa cadence.

FAQs

Non, poster plus sans stratégie claire ne fait que créer du bruit et de la confusion. La visibilité est un amplificateur, pas une solution en soi ; elle ne fonctionne que si ton message est déjà clair et bien cadré.

C'est un réflexe cognitif : ton cerveau cherche des solutions simples et te pousse à augmenter ton volume pour te donner l'impression de contrôler le problème. Mais cela confond effort et direction, et finit par t'épuiser sans améliorer tes résultats.

Poster, c'est faire de l'activité, tandis que communiquer, c'est décliner une stratégie avec un message clair et un fil conducteur. Sans stratégie, poster devient simplement du bruit qui fatigue ton audience et toi-même.

Si tu es épuisé, ce n'est pas un indicateur de ta valeur, mais un signal stratégique : tu dépenses ton énergie dans des actions incohérentes sans ligne directrice. C'est un problème de direction, pas de volume.

Pas forcément. Si tu publies des contenus flous, tu obtiens des données sans cadre d'analyse, ce qui renforce la confusion. Avec 2-3 posts par semaine, tu as déjà assez de données ; il te faut une grille de lecture pour les interpréter.

La visibilité doit amplifier un message existant et bien défini. Si ton positionnement est clair, elle devient un accélérateur de ventes ; sinon, elle diffuse de la confusion et éloigne tes lecteurs.

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