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EP02 - Le plus grand mensonge du monde du livre

21m 7s

EP02 - Le plus grand mensonge du monde du livre

Dans cet épisode du Confessionnel, Lucie déconstruit la croyance répandue selon laquelle un bon livre se vendrait naturellement. Elle explique que cette idée, bien que logique en apparence, est fausse et nuisible. D’abord, elle provient d’un mythe de l’artiste incompris et d’une vision méritocratique qui relie injustement la qualité d’une œuvre à son succès commercial. Or, la qualité n’est pas un mécanisme de diffusion : un livre n’existe que lorsqu’il rencontre son public, et sur un marché saturé, les lecteurs sont submergés de contenus et ne peuvent pas aimer ce qu’ils ne voient pas. Lucie insiste sur le fait que la visibilité se construit par des stratégies répétées — un lecteur doit croiser un livre plusieurs fois avant de l’acheter — et que les maisons d’édition, même connues, ne laissent jamais un roman seul, mais travaillent le storytelling et la répétition. Elle souligne aussi que croire à cette utopie évite de se confronter à la réalité entrepreneuriale, mais fait porter tout le poids de l’échec sur l’auteur, qui peut abandonner à tort. Enfin, elle rappelle que le succès n’est pas une question de chance ou de talent pur, mais d’adéquation entre une offre, une demande et une stratégie. Pour construire une carrière durable, il faut donc piloter son lancement, pas espérer que le livre se débrouille seul.

Transcription

4424 Words, 24066 Characters

French
Salut à toi et bienvenue dans le Confessionnel, le podcast Diabolique de Vadèretro. Au sein du Confessionnel, on parle marketing du livre, stratégie réseau sociaux et Marc Auteur, sans boulechite. Moi, c'est Lucie. Autrice de Dark Fantasy, je suis aussi professionnel du marketing depuis plus de 10 ans. Dans le Confessionnel, on exorciz tes préjugés et tes croyances limitantes sur le marketing pour que tu construises une stratégie hauteur d'en faire. Sans vendre ton amodible. Alors si tu penses que le marketing c'est le mal, pousse les portes du Confessionnel. On dédiaboli ça ensemble. On est revenu dans ce second épisode du Confessionnel de Vadèretro et aujourd'hui on va casser une croyance tenace mais malheureusement fondatrice de notre identité d'auteur, qui consiste à dire si mon livre est bon, il se vendra tout seul. Sur le papier, ça semble plutôt logique de se dire que si un livre est bon en effet, ça va savoir parce que les lecteurs vendent tellement l'adorique qui vont parler autour de. Et que par effet boule de neige, le livre va trouver son public tout seul plus ou moins sans qu'on ait besoin de faire grand chose dessus. Je ne remets pas forcément en cause le bien fondé de cette croyance dans le sens où moi aussi je l'écrue et c'est d'ailleurs ce qui m'empêchait d'écrir pendant un bon moment parce que j'étais pas persuadé de être capable d'écrir de manière à ce que mon livre se vend tout seul. Mais ce qui est important de comprendre c'est pourquoi cette croyance est fausse quand bien même elle semble logique, pourquoi elle nous freine et pourquoi malheureusement elle est totalement opposée à l'idée de stratégie et de construction de carrière. Aujourd'hui je vais pas y aller par quatre chemins, on va casser du préjugé avec bonheur, donc prépare ta machette et c'est parti. Avant de déconsoir un préjugé, j'aime bien comprendre d'où il vient parce que je parle du principe qu'on n'est pas des êtres stupides et que si jamais on a tendance à penser quelque chose et à y croire de manière plutôt ancrée, c'est quand même que ça vient de quelque part et qu'il y a de bonnes raisons à ça. Et là elle est quand même redoutablement installée dans l'imaginaire des autoristes donc je pense qu'on ferait bien de s'y attaquer une bonne fois pour toutes et de la regarder sous tous les angles. Je vais en revenir à mon mite préféré du génie incompris qui consiste à dire que, en gros, on a cette image, comme quoi l'artiste n'est pas forcément compris de son vivant mais que son art par la suite parle de lui-même. Si ton roman finalement allait trouver son public tout seul de par sa qualité et allait lui-même faire le travail de convaincre et de trouver son lectura tout seul. Il y a cette notion de méritocratie qui fait que la qualité amène à elle l'argent, le succès, le business comme si c'était quelque chose de totalement naturel. Il ne me lèvera pas non plus de l'idée que c'est quand même aussi quelque chose de très français qui revient à dire que, si t'as du succès et si tu gagne de l'argent, c'est pas ce que t'es un artiste surdoué et que tu le mérites. C'est un peu dangereux, je trouve dans le sens où ça revient à dire que si tu n'as pas de succès, ça veut dire que ton produit est nul, ton livre est nul et que du coup c'est normal que tu ne gagne pas d'argent et que tu ne le mérites pas. Et c'est très problématique parce que ça revient à relier la qualité de ton art avec le nombre de tes ventes. Donc, il faut vraiment dissocier parce que ça n'a rien à voir. On en a parlé dans l'épisode précédent, tu peux vendre un sac de merde et être très riche sans ce que tu le pule. Donc, ce n'est pas parce que ton livre ne se vend pas qu'il est mauvais. On va déjà poser ça tout de suite. Donc, rappelons quand même que si on a tendance à croire que l'art se vend tout seul et que si c'est bon, ça va trouver son public sans qu'on ait besoin de rien faire, et qu'il y a un certain nombre d'auteurs qui ont été reconnus à titre postume et qui étaient des mécriants de leur vivant. Donc, c'est-à-dire qu'ils ont vécu dans la déche la plus totale, dans le rejet de leur père, mais que une fois qu'ils ont crevés et qu'ils n'en avaient plus rien à faire, leur texte en été reconnue et à titre postume ils ont gagné les honneurs, l'argent, etc. Franchement, posons-nous les questions. Est-ce qu'on veut être reconnus de notre vivant ou une fois qu'on est mort et enterré personnellement, je préfère gagner plein d'argent pour en profiter quand je suis vivante? Le limite de l'artiste dont l'art parle pour lui-même, ça ne fonctionne pas. Parce que déjà l'art, c'est culturel d'une, donc ça veut dire que selon les zones où tu te trouves, tu peux ne pas être perçus de la même manière, ça c'est vraiment important de l'avoir entêt. Ensuite, c'est quelque chose qui est lié à son époque, c'est-à-dire que certaines oeuvres sont passées totalement à côté de leur époque et ont explosé 20, 30, 50, 70 ans plus tard, c'est bien content une fois que t'es mort. Et en plus de ça, ça revient à relier ton succès à ta méritocratie. Et non, le succès, c'est lié à la stratégie point barre. Il y a aussi un petit côté, je trouve où là c'est un peu nous, en tant qu'autoriste qui nous cachons, c'est que quand on se dit, si je fais tout ce qu'il faut, si mon livret est bon, qu'il est corriger et que l'histoire tiens de bout, il se vendra tout seul. Donc, permet aussi d'éviter de nous confronter vraiment au sujet de la stratégie et de nous confronter au marché et malheureusement, ça c'est une réalité, quand on produit un livre, quand on n'écrit un livre et qu'on veut le vendre, on introduit un produit sur un marché à ces règles. Et donc, vu qu'on entre dans un terrain de jeu, il faut comprendre les règles dans lesquels on va évoluer pour savoir comment positionner son produit et comment être efficace dans ce milieu qu'on souhaite adresser. Et puis, si mon livre est bon, ils vendra tout seul, ça évite aussi d'avoir à se poser ces questions-là, comme si finalement ça allait de soi. Tu veux que ton livre soit visible et se vendre, tu vas devoir te poser ces questions-là, à savoir, ok, j'ai écrit un livre, mais à qui je m'agresse vraiment, est-ce qu'il y a de la place pour le vendre, qu'elle est sa voix unique et comment je dois en parler. Il y a un monde entre se dire "mon livre est bon" et quelqu'un va le lire. C'est vraiment quelque chose qui est très différent. Les gens ne peuvent pas lire ce qu'ils ne connaissent pas. Et donc, restez dans cette utopie de le livre va trouver sa cible tout seul, ça nous évite de nous poser toutes ces questions-là, de nous confronter à la stratégie et de nous dire que, en fait, non, on est au même niveau que les autres. Il y a un peu cette croyance aussi que "oui mais moi, mon livre sera différent, il sera meilleur, il est forcément meilleur parce que j'ai travaillé énormément dessus. Tout ce que j'avais, mon histoire est unique donc forcément ça va toucher des gens. Oui, ça va toucher des gens, mais pour ça, il faut que les gens en question et ton livre sous les yeux est le connaissant. Donc, on va sortir de cette illusion bien confortable, mais pourtant qui te fait un mal fou parce qu'elle te donne un illusion de contrôle et en réalité, elle t'empêche de vendre. On la regarde, on la remercie et on lui dit au revoir et on va voir ce qui se passe réellement par rapport à la qualité de ton livre et à ses ventes. Pourquoi cette croyance ne fonctionne pas déjà? Ca c'est important de le comprendre parce que intuitivement, elle est totalement logique et moi la première, j'ai commencé par ça aussi. Pourquoi ça ne fonctionne pas? Parce qu'un livre, en réalité, il existe pas tant qu'il n'a pas des lecteurs. Il n'existe pas vraiment tant qu'il n'est pas passé de l'autre côté tant qu'il n'a pas rencontré son public. Et le problème qu'on a aujourd'hui qui est réel pour le coup, c'est que le marché du livre est saturé. Que ça ne va pas s'arranger non plus avec l'auto-édition parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui se mettent à l'écriture. C'est pas forcément une mauvaise chose, mais c'est le fameux terrain de jeu dont on parle tout à l'heure. Le terrain de jeu est en train d'évoluer et donc c'est réglé aussi. Et il faut les connaître si tu veux vendre correctement. On est également dans un monde où on est sur sollicité de partout avec les téléphones qui vibrent en permanence, les réseaux sociaux, le fait qu'on a tout, en un claquemande doigt, tout va très très vite dans notre monde. Et on est au moins à la fois dans la masse, en tout cas au début. Et c'est normal, c'est structurelle. C'est pas lié au fait qu'il n'est pas bon, au fait qu'il n'est pas suffisamment différenciant pour se faire sa place. C'est lié au fait qu'il arrive sur un marché qui est saturé. On appelle ça un "nose et en rouge" en marketing. Un "nose et en rouge" c'est cet image où il y a tellement de requers au même endroit qui a du sang partout. Et c'est exactement ça en fait. Et ça c'est pas lié à ton livre en lui-même, c'est juste que tu fais entrer un produit sur un marché qui est déjà saturé. Et aussi bon que soit ton produit, tes lecteurs ils sont occupés à faire autre chose, parce que on leur a mis sous les yeux des livres qui sont beaucoup plus visibles, beaucoup plus connus avec des grosses maisons des ditions etc. Donc en fait leur attention n'est pas disponible pour s'intéresser à ton livre. Aussi bon soit-il. Et donc un lecteur ne peut pas aimer, ne peut pas devenir fan de quelque chose qu'il ne connait pas. C'est aussi simple que ça. Donc on n'est vraiment pas sur une problématique de valeur, c'est pas une question de est-ce que mon livre est bon, c'est une question de est-ce que quelqu'un le voit dans la masse de livres autour. Le risque ici c'est la densité en fait et donc le silence autour de ton propre roman parce que si tu restes dans cette croyance de bon bah je sors mon livre et en fait le truc est tellement bon qui vas vendre tout seul. Le risque que c'est qu'en fait tu vas vider un verre d'eau dans un océan, c'est tout. Et tu vas attendre que les gens se rendent compte que tu la fais, ça ne fonctionne pas comme ça. Quand tu fais ça tu crucifitons l'ivre parce qu'en fait tu le mets sans préparation dans un univers où la concurrence est déjà très rude avec des compétiteurs qui sont déjà très présents. Et là il faut vraiment clarifier deux choses. Je le disais tout à l'heure mais la qualité n'est pas gâge de reconnaissance. La reconnaissance n'est pas non plus gâge de diffusion. Il ne va pas parce que tu es bon que tu vas être vu et ce n'est pas parce que tu es vu que tu vas forcément être diffusé autour de toi. De la même manière ce n'est pas parce qu'un livre est diffusé c'est à dire visible qui va être beaucoup vendu. Il peut être visible sans forcément générer beaucoup de vent et enfin ce n'est pas parce que tu vend beaucoup que c'est un succès artistiquement parlant. Tu peux écrire un gros tas de mers dans encore une fois et le vendre très bien. Tu es un petit peu plus tôt le livre, ce sera merdique mais il aura été très bien vendu donc il faut vraiment décorer les cette notion de qualité de l'orité. notion de succès. Déjà, c'est intéressant de poser cette question. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi le succès? Cette question elle avait été posée par Yannick, la grande édition dans la conférence des auteurs indépendants de l'Icard à l'année dernière et je l'avais trouvé très intéressante parce qu'en réalité, plus tard entre nous on sait pas vraiment ce qu'on attend notre livre. Est-ce qu'on veut en vendre 200, 300, 10 000, est-ce qu'on veut être adapté sur Netflix? C'est quoi finalement notre définition du succès et qu'est-ce qu'on est prêt à sacrifier pour ça? C'est pas forcément le sujet du podcast aujourd'hui, je referme la parenthèse, il y a des notions qui sont vraiment importantes de différencier et donc notamment celle de qualité de ton livre avec celle de son potentiel commercial. Donc un livre qui est excellent, il peut tout à fait rester incogni. T'as arrivé beaucoup de livres très bien parce qu'en fait, les auteurs se reposent sur la qualité comme mécanisme de visibilité et mécanisme de diffusion. Ça ne fonctionne pas comme ça. La qualité n'est pas un mécanisme de diffusion. La diffusion, c'est-à-dire le fait que ton roman voyage soit visible et tombent en tournée main de tes lecteurs, c'est un processus, c'est un mécanisme qui se construit. Ça se construit avec des stratégies très précises des corticres ensemble. Ça se répète aussi. Aujourd'hui à l'air du digital, on estime que en moyenne un lecteur doit avoir ton livre au moins 15 fois avant de s'en rappeler et d'envisager un achat. Tu te rends compte c'est énorme parce qu'il est tellement abrevé de contenu qui se crûle, il se souvient même plus de ce qu'il a vu 2 minutes avant. Et donc la répétition c'est super important. Donc t'imagines si tu nous mets ton roman de manière totalement naïve et totalement optimiste. En te disant "bon, ma mon livre il est super, ça va forcément se voir". Non, ça ne se voit pas. On est tous saturés de contenu, on ne se pose pas les questions, on n'a pas le temps de prendre les urcules. Si tu veux que ton livre soit visible, il va falloir répéter ton message. Et je trouve que un bon mécanisme pour ça, c'est de regarder ce que font les maisons des ditions. Alors qu'elles ont plus d'abonné que nous et qu'elles sont plus connues que nous. Quand elles sont une sortie, elles se contentent pas juste de l'ajouter à leur catalogue. En se disant "bon bah quand même on est connu, les gens vont voir notre catalogue et vont trouver le livre tout seul". Ce que savent les maisons d'édition c'est que les lecteurs en face sont saturés avec des sorties quasiment toutes les semaines et que donc si tu veux que ton roman se vendent, il faut qu'il soit visible au moins autant que les autres. Et donc qu'est-ce qu'ils font? Ils vont travailler tout le packaging autour. Ils vont construire un histoire autour de leur roman, le story telling dont on parlait dans l'épisode précédent et ils vont répéter, répéter, répéter pour que ce message soit ancré dans nos esprits et que quand on tombe dessus, on se dise "Ah oui c'est le livre qui parle de" et c'est quand on en arrive à ce niveau d'association qui éventuellement le lecteur est prêt à envisager un acte d'achat, pas avant. Parce qu'avant il est occupé à trier dans tous ces autres contenus et à choisir entre tous les autres livres qu'on lui répète déjà à longueur de journée. Donc ton roman là-dedans, si tu te contente juste de le déposer et de le laisser vivre, tu peux t'assurer que ça va faire un flop. Aussi bon que soit ton roman aussi exceptionnel que soit ton histoire. La diffusion et le succès ça se base sur un système. Jamais sur la chance, enfin tu peux un jour avoir un coup de chance, ça peut arriver, mais c'est pas sur la chance qu'on construit une carrière, on construit des carrières sur des systèmes point bas. Donc vraiment cette croyance, elle est très dangereuse parce qu'en fait elle va te maintenir dans un espèce d'espace idéalisé ou tu vas te dire "bon bah finalement ça ne repose pas sur moi, ça repose sur mon livre, ça repose sur sa qualité, ça repose sur sa capacité à convaincre et donc tu fais porter la responsabilité de ta stratégie et donc à long terme de ta carrière. Sur ton roman tout seul, livrer dans son coin, sur un marché où il y a déjà des compétiteurs à plus savoir quoi en faire. Tu te doutes bien, dit comme ça que ça n'est pas vraiment durable. Parce qu'en fait quand tu fais ça, tu ne te mets pas déjà dans une position d'entrepreneur qui pilote, qui contrôle, qui ajuste, tu te mets dans la position d'un artiste qui publie sans savoir trop comment ni pourquoi et qui prise à donner toile que ça se passe bien. Tu fais ce que tu veux, mais encore une fois, moi je te l'ai dit dans ce podcast, je m'adresse à des personnes qui veulent construire des carrières sur des bases solides et pas sur la chance. Et ce que je voudrais déconstruire aussi, c'est l'idée que ta méritocratie et ta qualité est liée au succès de ton livre. Parce qu'en gros si tu restes dans cette logique de te dire, si mon livre est bon, il se vendra tout seul. Finalement, ce que tu juge aussi, inconsciemment, c'est ta valeur à toi. Et donc tu te dis, mon livre est bon, ils vendent tout seul, donc c'est bon, je suis un noteur. Et en fait ça marche pas comme ça, tu peux être une excellente autorise et avoir un premier roman qui ne se vend pas parce qu'il n'est pas visible. C'est tout. Il faut vraiment décorer les ça parce que sinon si ton premier livre ne se vend pas et d'ailleurs c'est souvent ce qui arrive, tu te dis, "Abassaier, il faut que j'arrête, je ne suis pas faite pour ça, c'est pas pour moi, c'est nul ce que je fais, j'arrête." Ça n'a rien à voir. Des corèles complètement, ta valeur, quand on regarde d'ailleurs un livre qui fonctionne bien, c'est toujours une machine qui est bien rodée. Alors, oui, t'en as certains qui ont été sortis de nulle part. On a l'impression finalement que ces des gens quand ils de la chambre, ils ont gratté un ticket de l'auto et ils sont sortis. C'est pas vrai. Il n'y a aucun noteur qui fonctionne sur un coup de champ. Peu à voir des auteurs qui sont comme ça dénichés comme des pépites. Mais ce qu'il faut te dire c'est que ces auteurs-là, ils sont pas forcément meilleurs que toi. Ce qu'on ces auteurs-là ou ces auteurs-là, c'est qu'en fait ils coche des cases à un moment donné de ce dont une maison d'édition ou de ce dont le marché a besoin ou recherche. Un guillaume-mousseau par exemple, une Virginie Grimaldi. Je n'ai pas guillaume-mousseau, mais j'adore Virginie Grimaldi, je l'ai ce qu'elle fait. Donc je ne remets absolument pas un question, ça plume parce qu'elle est excellente. Mais pour avoir lu des auteurs-édités aussi qui sont bien moins connues, je sais que c'est pas une question de talent. C'est une question que Virginie Grimaldi allait très probablement arriver dans sa maison d'édition à une période où la maison d'édition en question cherchait ce type d'autrice, ce type de texte, ce type de plume. Et en fait, c'est une adéquation entre un besoin du côté de la maison d'édition et une structure, une plume, une type de personnalité du côté de l'auteur. Tu vois ce que je veux dire c'est un système qui se met en place, c'est pas une question de chance ou de qualité. Donc moi je te le dis je ne crois pas au hasard. Je pense que c'est juste à un moment donné la rencontre d'une offre et d'une demande en l'occurrence, la rencontre entre un auteur qui porte une promesse et une maison d'édition qui a besoin de renouveler une gamme ou de proposer quelque chose de différent. C'est tout. Et ça c'est de la stratégie typiquement. C'est d'un côté l'auteuriste qui arrive en disant voilà qui je suis voilà comment j'écrit voilà ce que je peux vous proposer, ce que je peux apporter à votre gamme et en face la maison d'édition qui est typiquement aux clairs sur ce qu'elle recherche et sur direction stratégique qu'elle veut donner à sa marque. Tu peux le voir aussi et ça je sais que ça fait raler beaucoup de monde mais pour moi c'est quand même aussi beaucoup de la jalousie. Il y a des influencieurs ou en tout cas des créateurs de contenus qui décident d'écrer un livre forcément. Il trouve tout de suite une maison d'édition. Encore une fois je vais pas rentrer dans le débat de ils écrivent de la merde parce que honnêtement c'est pas déjà j'en sais rien et en plus c'est pas forcément le but du podcast de aujourd'hui de comparer des livres sur leur qualité. Mais tu vois bien ici qu'on est sur un enjeu de visibilité c'est à dire que on est sur quelqu'un qui avait déjà une communauté qui avait déjà un relais médiatique qui produit un texte qui sont souvent d'ailleurs bon il n'y a aucun débat là dessus et c'est ce mat là finalement qui va faire que la publication va être possible et que le livre va marcher donc tu vois bien qu'on est basé sur une stratégie on n'est pas basé forcément juste sur une problématique de qualité. J'en là ne sont pas forcément plus des génie que toi par contre ils ont construit une marque personnel avant qui leur permet de faire fonctionner leur livre et qui leur permet surtout de le rendre visible. Donc voilà c'est très important de décorer les deux oui ton livre peut être excellent par contre si personne ne le voit et si tu ne mets pas en place toute une structure pour qu'il rend contre son public ça ne peut pas fonctionner au début tu n'es pas connu ton livre ne peut pas faire ce travail tout seul c'est impossible il est noyé dans la masse pense à l'océan rouge au serant où il y a du sang partout avec des requins partout si tu mets un petit doigt de pied là dedans tu te fais bouffer le petit doigt de pied c'est obligé ce que je te dis c'est que au début c'est à toi de mettre en place une structure pour aller rencontrer tes lecteurs aller les chercher et même quand tu seras super connu tu continuera de faire de la pub pour aller chercher tes lecteurs pour leur rappeler que tu exises pour leur rappeler que t'as une dernière sortie regarde Musso Grimaldi pour en revenir assez de là parce que c'est les plus connus ils font encore de la pub c'est pas parce qu'on est connus qu'on ne continue pas de faire des actions de visibilité parce que les gens sont saturés et donc le marketing c'est justement toutes ces techniques qui vont te permettre de faire le lien entre ton livre quel que soit sa qualité et ton lecteur après la qualité pour moi il n'y a pas photo hein c'est le point numéro un de ton produit ça doit tout doit tourner autour de ça ton livre doit être absolument de bonne qualité c'est j'en parle même pas tellement c'est pas négociable donc le but n'est pas de dire fait de la merde mais vend la bien on est bien d'accord le but c'est de dire fait un bon livre avec les outils professionnels donc la correction l'arcanaratif complexe etc. construis moi un produit professionnel par contre n'attend pas qu'ils se vendent tout seul si tu fais ça tu es mort ton rôle ta responsabilité en tant qu'entreprise c'est de t'assurer que derrière tu mets en place tous les outils pour que ton produit soit présent sur son marché et soit visible c'est à dire que ton livre soit dans de bonne disposition soit au coeur de tout un mécanisme qui va rencontrer ton lecteur si tu ne fais pas ça ça ne fonctionne pas voilà donc ton livre peut être absolument excellent s'il ne se vend pas tu ne peux en tirer aucune conclusion sur sa qualité sauf si tout le monde t'a dit qu'il y avait des problèmes à ce niveau là mais ne réfléchit pas en termes de qualité pense en termes de visibilité de stratégie de découvrabilité enlève toute notion de méritocratie de succès de Donc ici on parle de stratégie et donc si jamais ton livre ne se vend pas, c'est pas qu'il n'est pas bon, que tu n'es pas au niveau, que tu ne mérites pas, c'est juste qu'il manque un lien entre ton livre et ses lecteurs. Et ce lien, ça s'appelle la stratégie marketing et c'est ce qu'on traite dans le confessionnel de Valérie Trogh. Voilà, j'espère que ce podcast t'a aidé à comprendre pourquoi on ne peut pas se baser sur la qualité seule d'un livre pour espérer le vendre et pourquoi la stratégie, quoi qu'il arrive reste essentielle. Comme d'habitude, je suis toujours très intéressé d'avoir tes retours sur le sujet, donc n'hésite pas à m'écrire pour me dire si ça t'a aidé, si ça a clarifié ta position à ce niveau-là. Et surtout si ça t'a permis de prendre conscience que peut-être tu envisagé la situation avec la mauvaise lentille. Je te remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout, je te dis à très vite dans le confessionnel de Valérie Trogh. Et comme d'habitude, tu peux me retrouver toute la semaine sur Instagram si tu veux échanger. À très vite! Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu l'as trouvé utile, n'hésitez pas à le partager autour de toi et à me laisser un commentaire pour m'encourager. Quant à moi, je te donne rendez-vous très vite dans le confessionnel de Valérie Trogh.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La croyance « si mon livre est bon, il se vendra tout seul » est fausse et dangereuse pour la carrière d’un auteur.
  2. La qualité d’un livre n’est pas liée à ses ventes ; le succès dépend de la visibilité et de la stratégie, pas du talent seul.
  3. Le marché du livre est saturé (océan rouge), et les lecteurs sont sursollicités ; un livre invisible, même excellent, reste ignoré.
  4. La diffusion se construit par des mécanismes répétés (un lecteur doit voir un livre environ 15 fois avant d’acheter) et non par le hasard.
  5. Croire à cette utopie évite de se confronter à la stratégie, mais elle fait porter la responsabilité du succès sur le livre seul, ce qui mène souvent à l’abandon.
  6. Le succès repose sur des systèmes (adéquation offre-demande, storytelling, communauté), comme le montrent les maisons d’édition et les auteurs reconnus.

Summary:

Dans cet épisode du Confessionnel, Lucie déconstruit la croyance répandue selon laquelle un bon livre se vendrait naturellement. Elle explique que cette idée, bien que logique en apparence, est fausse et nuisible. D’abord, elle provient d’un mythe de l’artiste incompris et d’une vision méritocratique qui relie injustement la qualité d’une œuvre à son succès commercial.

Or, la qualité n’est pas un mécanisme de diffusion : un livre n’existe que lorsqu’il rencontre son public, et sur un marché saturé, les lecteurs sont submergés de contenus et ne peuvent pas aimer ce qu’ils ne voient pas. Lucie insiste sur le fait que la visibilité se construit par des stratégies répétées — un lecteur doit croiser un livre plusieurs fois avant de l’acheter — et que les maisons d’édition, même connues, ne laissent jamais un roman seul, mais travaillent le storytelling et la répétition. Elle souligne aussi que croire à cette utopie évite de se confronter à la réalité entrepreneuriale, mais fait porter tout le poids de l’échec sur l’auteur, qui peut abandonner à tort.

Enfin, elle rappelle que le succès n’est pas une question de chance ou de talent pur, mais d’adéquation entre une offre, une demande et une stratégie. Pour construire une carrière durable, il faut donc piloter son lancement, pas espérer que le livre se débrouille seul.

FAQs

Elle est fausse car un livre n'existe pas sans lecteurs, et le marché est saturé. Les lecteurs sont submergés de contenus et ne peuvent pas aimer un livre qu'ils ne connaissent pas, même s'il est excellent.

Le marché est saturé, ce qu'on appelle un « océan rouge ». Il y a tellement de livres disponibles que le vôtre se noie dans la masse, et les lecteurs n'ont pas le temps de s'y intéresser sans visibilité.

Non, la qualité et le succès commercial sont totalement décorrélés. Un livre excellent peut rester inconnu, et un livre médiocre peut très bien se vendre grâce à une bonne stratégie.

Elle est dangereuse car elle fait porter la responsabilité du succès sur le livre seul, ce qui évite de se confronter à la stratégie. Cela peut mener à l'abandon si le livre ne se vend pas, en croyant à tort que c'est un problème de talent.

Elles ne laissent pas le livre se vendre seul. Elles travaillent le packaging, créent un storytelling autour du roman et répètent le message de nombreuses fois pour que les lecteurs s'en souviennent et envisagent l'achat.

Un lecteur doit voir un livre au moins 15 fois avant de s'en souvenir et d'envisager un achat, car il est submergé de contenus. La répétition est donc essentielle pour ancrer le livre dans les esprits.

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