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ÉP 4 : Islam non-arabe et afroféminisme - avec Ndella PAYE

49m 40s

ÉP 4 : Islam non-arabe et afroféminisme - avec Ndella PAYE

La transcription présente d'abord le podcast "Tips", dédié aux conseils pour lancer et développer un podcast. Ensuite, un épisode aborde des thèmes militants comme l'islamophobie, le racisme et le sexisme, en se concentrant sur la perception biaisée de l'islam en France, souvent réduit à la culture arabe, occultant ainsi les musulmans noirs. L'invitée, Adèle, militante afroféministe, décrit les discriminations subies par les musulmans noirs au sein des communautés religieuses, où la culture arabe est parfois sacralisée au détriment d'autres traditions. Elle souligne l'importance de l'interprétation contextuelle des textes religieux et critique le racisme intracommunautaire. La discussion aborde également l'intersectionnalité des identités, insistant sur la reconnaissance des privilèges pour combattre les oppressions. Enfin, Adèle remet en cause la notion de "bon musulman", affirmant que la piété et les relations humaines priment sur la maîtrise de l'arabe ou l'adoption de pratiques culturelles spécifiques.

Transcription

8725 Words, 49272 Characters

French
Et tu connais tips? Tips! Le podcast Docha quitte à lancer et abouceter la croissance de ton podcast. Chaque semaine, on partage avec vous nos meilleures conseils sur les grands préceptes du podcastisme. Euh, t'es sûr que ce m'existe? On va dire que oui, ensemble on va voir comment créer un podcast. Les principales statistiques à surveiller? On va parler technique avec des conseils sur l'analyse, le montage, le marketing, la monétisation, la communication, la croce promo. Bref, écoutez tips, le podcast hebdo Docha pour lancer et booster la croissance de votre podcast. On va retrouver sur toutes les plateformes et des coûts. C'est qui? Qui? C'est qui qui est la studio? Et le haut à tous, aujourd'hui on va parler français pour aborder des thématiques super militantes et encore plus poussés que dans les épisodes de la saison d'une. Ici, on parle d'Islam, d'Islamophobie, de sexisme, de sexe, de racisme. Mais je voulais aussi dédier un épisode entier sur le racisme intracomunitaire et sur l'identité musulman construite invariablement autour de la rabité. Oui, la rabité le fait d'être une personne arabe si tentez que ça voudrait dire quelque chose. Le PO Research Center est habisé 5 millions de personnes de confets sont musulmanes en 2010, 7,25% de la population de total française et la population de française musulmane s'établirait à 11% en 2030, nombre des places à celles et ceux qui veulent reconquer les frances. Ce qui en fait le pays avec la plus grande proportion de musulmans en Europe. Les 3/4 des musulmans de France se trouvent être originaires d'un des pays du magrable, les originaires d'Algerie, pour ressortir sans Algérien, est en plus nombreux. Le groupe Marocain est aussi très important, ce sont des marocains qui comptent le plus grand nombre d'immenses par exemple. Et qui pratique le plus l'Islam. Il y a aussi les populations originaires de Tunisie, qui avaient connu une laitisation pendant l'herbe Bourguiba. Mais attention, dans la communauté musulmane mondiale, l'Ouma, les arabes sont minoritaires, très minoritaires. Même si les temps possibles d'avoir des statistiques claires sous la religion en France, quand c'est interdit par la loi, je peux danser déjà à vous dire qu'on oublie souvent de mentionner les personnes afro-décendantes, africaines, afropaines qui sont musulmans. Le passé colonial français a impliqué la présence de beaucoup de personnes musulmanes du Senegal, du Mali ou du Burkina Faso. Il y a 330 millions de musulmans en Afrique subsaharienne. Pourtant, ou qu'on aille dans le monde, c'est la langue arabe qui prévoit pour lire le corps. Le Wall Of, le sonaniquet, le bambara, le Djoula, le Pule, ont une valeur secondaire dans la transition du bon musulman. Les cultures West Africaines sont écrasées par les rythes et les coûts de la tradition de la péninsie de la rabbique, ce qui est un inverse du message coranique. Certes, le livre saint est descendu en une, je cite, "L'angarabe claire élimineuse sera 26 versée 195, mais est-ce que le langue est l'argument d'une supérorité raciale, d'une préscellence pérituelle de tout un groupe d'humains et l'hu de Dieu? Le prophète n'a-t-il pas déclaré lors de son serre mon final? "O Jean, vous avez un seul Dieu et vous venez d'un seul père, il n'y a pas de différence entre un arabe et un en arabe, ni en train blanc et un noir, si ce n'est pas la piété." Encore aujourd'hui, on me renvoie vers l'histoire de Bilal pour dire que les arabes ne sont pas racistes. Alors Bilal Sekhi, c'est l'un des compagnons du prophète. Il est né esclaves et fut affranchi par un des quatre premiers califs à Bobak. Consideré comme le premier moessin, il était connu pour sa magnifique voix avec laquelle il appelait les gens à leur prière. Encore aujourd'hui, des arabes se considèrent comme plus musulmans que les noirs, ce qui donne lieu à un racisme et à une distorsion du message coranique. Ça donne lieu aussi à une volonté idéologique de réduire l'islam, à une culture dominante, parce que le message aurait été adressé dans l'appel insulérabique. C'est non. Alors pour dire non, d'une seule et même voix, j'ai voulu inviter pour parler de ce sujet épineux une femme incroyable, qui s'est indigné du sort des personnes noires et musulmanes, à l'intersection de deux oppressions islamophobes et racistes, y compris à l'intérieur des communautés musulmanes. Il s'agit d'une déla paille. Une déla est une militante Afrofeministe et anti-raciste. C'est une femme noire, musulmane, féministe, intersectionnelle et décoloniale. Elle est française d'origine sénégalese et vie à Londres. Elle est aussi théologienne et islamologue, titulère d'une licence d'arabes, elle lutte contre tous les discours misogynes, négrofobes, neocolonialistes, islamophobes et LGBT cuillent à fobes. Les discours que l'on sait, chardonnité, à quel point il traverse le panel médiatique et politique. Dès la paille, ce bas contre ça, en participant à des conférences, à des chroniques ou à des films documentaires. Châme des lapais, merci beaucoup d'avoir accès à l'invitation. Marchez-moi avoir évité, Gabel. Alors dès là, en France, quand on dit les musulmans, on s'imagine tout de suite à un magré brun par bu, avec sa très jeune femme enfoulardée, mais on ne s'imagine pas une personne noire. Est-ce que tu peux nous parler un peu de la diaspora musulmane, afrod descendante en France et de sa difficile insertion dans le paysage socioculturelle? Alors, c'est vrai qu'en France, dès qu'on dit musulmans musulmans, on s'imagine un arabe, une arabe. Ça, c'est en fait. Et souvent, à la télé, on entend les prétendus philosophes qui te disent "il y a beaucoup par exemple de musulmans attaient". Ce qui est, enfin, je ne sais pas, c'est pas compréhensible, en fait. Et en fait, tu te rends compte que dans leur tête, c'est plutôt pour dire arabe attaient, mais dire arabe ou dire noire, en fait, c'est devenue une insulte. Pour les noires, on va dire blâte et puis les arabes, on peut faire dire musulmans parce qu'on peut attaquer la religion, alors que si on attaque les arabes, ça devient raciste et tout ça. Du coup, oui, en France, vraiment, les musulmans et les arabes, il y a un mélange qui est fait. Et en France, on se déplace en Angleterre à l'autre où je vis, par exemple, la majorité de la communauté musulmane, c'est plutôt, voilà, indien, pas qu'est-à-dire, et plutôt, est-ce africain, donc, son malien, tout ça. Donc, du coup, ça change complètement de la perception. Donc, en France, le problème que les noires ont, en fait, pour s'intégrer dans le paysage communautaire, c'est d'abord dans les mosqués, parce que c'est là où on a. C'est là de l'y être pouvoir, en fait, d'indusulmans. Et souvent, pour être immembre, on peut faire partie du comité de la mosquée, ça va être plutôt des arabes qui vont tenir ces positions-là. Les noires, en tout un moment, de ce que j'ai pu avoir comme expérience, servent plutôt de cota, comme dans la lutte antiraciste et féministe, quand on met des noires, pour servir de cota, pour dire qu'on est ouvert, regarder notre mosquée, tout ça. Et du coup, beaucoup de communautés, en fait, maliennes et négalaises vont se retrouver dans les foyers, nous faire leur propre mosquée. L'autre chose aussi, c'est qu'on est souvent accusé de mélanger l'Islam à nos cultures. Comme si, en fait, les arabes avaient un Islam pur, nos mélangers à leur culture ou alors, ils n'avaient pas de culture et ils vivraient vraiment l'Islam pur. Ils comprennent même si t'as étudié, t'as religion et que des fois même pu parlarabe mieux que les arabes eux-mêmes. J'ai vécu cette histoire-là par exemple, quand j'ai étudié, parce que j'ai une double licence d'arabs et d'héologie musulmanes avec l'assure européenne des sciences humaines. Comme j'ai été assez rebelles là-bas, j'ai subi des violences et psychologiques et voire même physique. Parce que, voilà, quand je prenais les cours, j'étais celle qu'on en voyait pour poser les questions qui sont délicates, quand on arrive à la sexualité, à des choses comme ça. Moi, je parle du principe que voilà, il n'y a pas à avoir honte. On est là pour étudier, on pose des questions, y compris qui dérange. Pendant le mois de ramadan, par exemple, quand j'ai mes règles, je vais à la machine, à ta vie, je crois que j'ai vu voir. Et les arabes qui me disent, "Non, c'est un non respect pour les hommes." J'ai dit, "Dans ma culture au Sénégal, il n'y a pas de problème. Je ne me suis jamais caché de mon père, quand je n'ai pas à ne mille de mes frères et soeurs, pour un nom ou moins, je ne compte aux jeunes pas quand il n'y a pas de problème." Donc là, on nous dit que ça, c'est nos cultures, en fait, le fait de se cacher, ce serait la culture islamique. Alors que c'est purement magrébat, en réalité. Mais du coup, comment on efface les mythes fondateurs de l'Islam ou West African, comme un islam plein de grigri, bâtis sur le sac du mariage forcé, de la polygamy, ou plutôt de la polygamy, c'est-à-dire de la polygamy, d'un homme avec plusieurs femmes, et de l'excision, enfin, tous ces tropes là, tous ces imaginaires collectifs qu'on a par rapport à l'Islam ou West African, un peu plus sourcié. Tout en fait, c'est vrai, alors que quand il s'agit de décrivir la sorcellerie, au qu'on est très bien, il y a ma grave et très connu, c'est pour. Mais quand il s'agit des noirs, en fait, tout est regardé à la loupe, en fait, et pour en fait des pressiers, en termes de religio, on est toujours des sous-musulmans qui comprendront pas la religion et qui essaient de pratiquer. Mais voilà, genre tu vas dans une mosquée tu prises, on va t'expliquer que tu dois couvrir, tu vas mettre des chaussettes parce que tu dois couvrir tes pieds, sans connaître même ce que l'Islam en dit, les différentes écoles et tout ça. Mais très souvent, les gens m'expliquaient l'Islam alors que lire le corps en, c'est des tradictions qui l'issent, qui n'ont jamais lu les verser et tout ça, donc je me retrouve à ce qu'on m'explique ma propre religion. Donc, à différentes reprises, j'ai dû dire à des gens, en fait, cette religion n'a pas besoin d'avocat, on en fait ce qu'on veut et qu'on ne veut ou non, on n'a pas déglise en fait le fait qu'on vive, par exemple, encore avec des règles, d'y que j'ai respecté énormément, mais qui date de siècles ou par avant. On a qu'à voir juste, je pense que c'est chavé, quand il était à Bardad, il s'est déplacé en Egypte, la changer de décolle, il y a deux écoles et tout, à la même époque. Et nous, on est des siècles après, et on est là, on ne vous parle de changer. En fait, on les accueillement, ça fait une sacralisée pour les prendre pour ce que le Dieu a dit, l'être humain à interpréter. Et Dieu adore les gens qui. C'est à peu le bout à la raison. Les gens doués, des raisons, dotés de raisons, tout ça dans le courant. Mais en fait, nous, on passe dessus, on se dit même pas, on ne s'arrête même pas de séance, demander, c'est quoi quelqu'un qui est doté de raisons? Parce que tu ne peux pas adorer correctement, Dieu, si tu ne le connais pas. Et pour connaître Dieu, tu dois apprendre. Tu dois apprendre, connaître le courant, et non pas juste écouter ce que des imams pour aider, et le sacraliser, et ne pas le changer, parce que ça reste des êtres humains. Et que Dieu dit, quand tu interprètes, et que tu as raison, tu as deux récompenses, et que si tu te trompes, tu as un camp, une, le fait d'avoir fait les forts d'interpréter. Quand on entend ça, dans les Hadis, mais même la récompense de faire tromper, de faire les forts d'interprépation. Ça veut dire qu'on peut se tromper. Oui, bien sûr. Et faire les forts, c'est le chéred, c'est le premier du courant d'ailleurs, qui rappelle, bien sûr, c'était qu'il s'inquiète, on n'a pas de clergé en Islam, mais qu'il n'y a pas justement, quand on est Islam subnit, qu'il n'y a personne entre nous et Dieu. Je vais citer un passage du courant. Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entreconnéciez le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah et le plus pieux. Ça doit être là, là, là, d'ay. Courant, sera de 49 à l'Hosolade, les appartements vers 13. On parle toujours donc de mon musulman, comme Arabes et de monde arabe au musulman, déjà comme si c'était un bloc monolithique, et puis comme si c'était deux éléments indissociables avec ce petit trait d'union, qui les unit, mais on peut être noir et musulman, on peut être arabe et chrétien, on peut être noir, musulman et arabe. On se demande du coup, pourquoi l'intestationnalité, les identités plus rielles, d'une même personne, et si difficile à comprendre, aussi pour les personnes qui connaissent déjà une intestection minoritaire. -Auf fait, le problème pareil, ce sont des choses sur lesquelles j'ai déjà vraiment écrit. Le gros problème qu'on a, on a aussi avec les femmes blanches. Le principe, c'est que c'est très difficile pour une personne minorée, donc appartement à une minorité discriminée, de se retrouver en tant que majorité discriminée. Ça, c'est très difficile, parce que ce que tu reproches au groupe qui te domine, en fait, ta peintue de dette dans la même position. Donc on se met plutôt dans le dimi. Moi, je ne peux pas discriminer. Je ne peux pas être, je ne sais pas, un homme noir, subissant à l'oracisme, et en même temps, un homme hétéro, discriminant des femmes ou des homosexieux. Donc c'est d'abord ça. Si les gens s'identifient d'abord, en tant que. En fait, c'est très difficile de reconnaître ces privilèges quand on appartient à un groupe majoritaire. Et souvent, je me positionne dès le départ sur ça pour que les gens puissent m'entendre. Parce que pour qu'ils puissent entendre, il faut que tu leur explique poit ta position de 2 000 ans. Donc, j'explique à chaque fois quand je suis face à des homosexieux, j'explique tout le temps en tant que valide. Je passe par la validité. En tant que valide par exemple, je fais partie du groupe majoritaire. C'est à dire que même si je suis bien, je suis une personne bien et que je suis alliée, j'essaie de faire attention, je profite et je bénéficie des privilèges des valides. C'est à dire que je peux avoir accès aux transports quand je veux, accès à des immeubles que les. que les personnes handicapées en fait, n'ont pas. Et ça, c'est une réalité à reconnaître. Et le reconnaître ne fait pas de toi une mauvaise personne. Mais tu reconnais que tu bénéficie du privilège en fait. Donc, en tant qu'hétero, je leur dis la même chose. Je bénéficie des privilèges de la majorité hétéro. Je peux sortir avec mon compagnon, s'embrasser dans la rue. Je risque pas ma vie en fait. Alors que les bienes ou homosexieux, mal vont avoir des problèmes, quelque soit la société, même en France, ou c'est un peu plus poléré, plus ou moins. Et ensuite, je leur dis, voilà. Je pense que pour discuter, il faut d'abord toujours parler de. En fait, établir de là où on parle. Ceci tu es en fait. Et du coup, tu les ramèles alors. Donc, tu peux être. Une femme blanche, dominée dans une société patriarcal, mais en tant que blanche, tu domines de ton côté. Et ça fait pas de toi une mauvaise personne. Mais tu dois en être conscient et essayer de rectifier le maximum que tu peux en étant une bonne alliée en fait. Du coup, ça m'a même une question fondamentale. Est-ce qu'il faut parler arabe pour être un bon musulman? Est-ce qu'il faut lire le corps en arabe, pour être plus pieux? Est-ce qu'il faudrait porter une gelaba pour prier? Est-ce qu'il faut rompre le jeune avec une date et d'ulé pour être un musulman véritable? Alors, moi, je suis très rebelle avec tous ces choses-là. Je ne pense pas qu'il faille parler arabe pour être un bon musulman. Pour moi, déjà, je déteste qualifier les gens de bon ou de mauvais. On est musulmans et on fait ce qu'on peut. Mais, en fait, j'ai trois filles et l'éducation que je leur denais religieuse c'est le plus important. Parce que, en général, les gens se concentrent beaucoup sur les 5 billets de Islam. D'accord? Ce qui est appare. Et on églige énormément les relations aux êtres humains. J'avais un prof al-Jairien qui ne disait tout le temps. Si tu veux connaître ta place, au près de Dieu, regarde ta place au plaît des êtres humains. D'accord? Et le profet à les salames aussi, disait au compagnon. On dit à l'heure à nous, c'est qui le perdant. Il dit, si vous vois, c'est la personne qui fait du commerce et qui a vendu à perte. D'accord? Il dit en dix notes. C'est la personne qui va arriver le jour de la résurrection avec les prières, mais des tomes de prières, Zacat, Ramadan, Duhage et tout ça, et qui va finir en enfer. Et dis-moi comment? Parce que tu as fait tellement de mal autour de toi que tout ce que tu as amené, on va s'en servir pour dédommager les personnes à qui t'as fait du mal. Et quand c'est terminé ce que t'as fait, on prend de leur péché pour te donner. Et nous, on églige ce rapport aux êtres humains. Parce que moi, je parle du principe et les 5 pliers, quand tu es défaillant dedans, c'est introduit et toi. C'est quelque chose. Et Dieu, il dit, tu devants de pardon, je te pardonne. D'accord? Par contre, ta défense avec les êtres humains, c'est les êtres humains qui décident de te pardonner ou quoi. Et on sait très bien comment c'est difficile pour un être humain de pardonner. Donc moi, j'ai tendance à plutôt me concentrer. En tout cas, à focaliser plus sur mes rapports avec les êtres humains, pas sur leurs jugements, parce que j'essaie de m'en dépasser pour être justement dans l'adoration sans associer, parce qu'on associait tout le temps qu'on le voye ou l'autre. Le fait d'accepter que les gens aient eu une vue sur toi, leur jugement est un impact sur toi, c'est que quelque part tu fais des choses aussi pour les êtres humains et pas 100% pour Dieu. Mais je me concentre dans le sens où, je dis tout le temps à mes filles, vous essayez au maximum d'avoir un bon coeur. C'est à dire que vous souhaitez du mal à personne. Vous faites du mal à personne. Vous dites du mal sur personne. Et ensuite, vous essayez avec les 5 filles de faire au mieux. Oui, c'est magnifique. On peut se présenter d'encoreant. Voilà. C'est ce que j'appelle pour moi, être bon musulman pour moi. Pour les autres, je me refuse de les juger. Je me refuse de les juger, parce qu'on ne sait pas ce qui est dans leur coeur. Je peux juger quelqu'un quand je vois que t'es méchant, mais quand tu as la pratique religieuse pure, visible, je ne juges pas les gens sur ça, parce que je ne daim pas être jugé. Donc pour moi, il n'y a pas bon musulman. Parler la rape, c'est pas indispensable, par contre. Ça a été une nécessité pour moi, parce que pour les interpreteurs, parce que plus tu connais, plus tu pose des questions, plus tu te permets de. Moi, tu connais, plus tu t'accaches et tu t'accroches au point que tu connaisses et que tu ne veux pas accepter que les autres puissent avoir d'autres avis. Tu étudies la religion, tu vas te rendre compte. Même la façon dont c'est fait, les études qui se la met. En première année, on va t'apprendre les pilliers. T'es dans la mécanique. Comment on fait la prière, le hage de machinante ou ça? Voilà. Deuxième année, on rentre plus dans l'arclin d'art, dans tout ce qui est plus de spiritualité de compréhension. Et un troisième année seulement, on va dans les marracites. Comment tu traduis marracites? À chaque fois, j'ai du mal. C'est pas les objectifs, les marracites. Les objectifs, les objectifs, et pour moi c'est ça qui est indispensable. Parce que c'est ça qui va te montrer et c'est très intéressant et important. Ma grâce est de Chaléa, ils vont faire la pyramide comme ça des besoins et de skying indispensable en fait par rapport à Dieu. Tu te rends compte de la justice et l'égalité comment c'est indispensable et ça te permet de faire tes priorités. En gros par exemple portez en foulard et allez à l'école si tu dois choisir lequel tu vas choisir. Beaucoup de musulmans, la majorité des musulmans vont te dire c'est le foulard. D'accord? Alors que étudier est beaucoup plus importante dans les marracides. Dans le sommet de la pyramide en fait les études c'est au top parce que c'est ça qui va pliberer en fait. Et les objectifs aussi c'est en arriver au point où tu te dis "OK" dans le courant, quand Dieu a décidé que la femme va hérité, dans certaines conditions en jérésie, de moitié et l'homme va hérité d'une part, on le remet un contexte. Ce contexte est le courant est descendu dans une société arabe de la pénétude arabe ou les femmes étaient des objectifs hérités. Et qui hérité? Et là Dieu dit "Mena elle vont hérité". On n'est huit de femmes mais elles vont hérité. Dans une société où c'était l'homme qui était en charge de subvenir aux besoins des femmes. Soit c'est ton frère qui souvient à tes besoins, soit c'est un mari un père mais c'est l'homme qui souvient à tes besoins. Donc à la limite c'est que moi qui ai été donné c'est une espèce d'argent de poche que tu as. Donc dans une société arabe, comme ça, quand on ne peut pas vous le verser du jour au lendemain, même si quand il s'agit du courant, ça c'était une justice. On passe du statut de "on est hérité comme un objet" à "tu hérit mes deux moquets". On passe maintenant des siècles après, on est dans une société où, comme qu'on femme travaille. Il y a des moments où dans ma vie, je prenais un charge méfère. Et là, tu arrives avec le courant et tu dis "due à dit que tu dois hérité de moquets et ton frère de, alors toi tu prends un charge qu'on ferre". Où est la justice là-dedans? Donc il y a un moment quand le firm ne répond plus au principe d'égalité, on doit le changer. Mais dès que j'ai osé en parler, les gens ne disent pas, ils ont changé les verses et du courant. Mais en fait, les verses et du courant ont été descendus pour apporter de la justice. Quand ça n'apporte plus de la justice, on doit les revoir. Mais on n'a pas dit "mame" et de savant courageux pour pouvoir rebaître ça en question et dire "non, on ne peut plus faire ça". Les hommes et les femmes travaillent maintenant. C'est moi qui me voit que le copu ne se permet pas parce que c'est des plus injustices. Est-ce qu'on pourrait dire qu'il y a un islam scripturaire, coranique et qu'il y a ensuite des islam culturels qu'on soit au maroc, en Jordani, en Turquie, en Indonésie, au Pakistan, en Iran ou au Comor? Du coup ça voudrait dire que chaque pays, chaque culture, même si elle est à dominance musulmane, à des lois et des préceptes différents, on s'annone l'amour et la sexualité. Ce qui prouve bien que ce n'est pas forcément l'islam qui est au phlegmité en fait. En fait pour moi, il y a d'abord des compréhension du islam. Il n'y a pas un islam, il y a une compréhension parce qu'il n'y a pas une personne qui peut te dire que ça c'est ce que Dieu a voulu dire. Il y a les verses et on les lit avec les lunettes de notre vécu, de nos cultures, de tout ça. Encore un exemple, quand on est arrivé à une période de l'histoire des rilafas où les femmes étaient cachées dans les maisons. Il y a une histoire derrière. On était face à un roi, je ne me souviens plus le nom, mais qui avait décidé que toutes les belles femmes lui appartenaient. Donc il a envoyé ces militaires pour aller chercher des femmes et le ramener. À ce moment-là, les savants de l'époque ont décidé que les femmes étaient mieux d'être à l'intérieur. Pour pas subir cette tyrannie en fait de ce roi-là. Mais à partir de là, les gens, cette période est passée, on a voulu garder les femmes à l'intérieur. C'est toujours des hommes, mais il n'y a pas d'homme pur, il n'y a pas de femme pur. On est né à l'intérieur du culture, on est né à l'intérieur de tradition, on est né à l'intérieur de société d'interaction et ça affecte nos interpretations et nos compréhension de la société et des textes religieux. Donc on doit les prendre en compte et se dire qu'il y a des compréhension de l'Uslame. - Justement, c'est important parce que dans chaque pays, dans chaque culture, même si elle a dominance musulmane comme un donnésie au maroc, au Sénégal, il y a des lois et des préceptes différents concernant la mouge et la sexualité, parce que ce sont les jugées de jeans. Ce qui prouve bien que c'est pas forcément l'Uslame qui est tout flinitimité, mais c'est qu'on l'a modulé avec le patriarcat, avec les lois, la jurisprédence, islamique, cela dit, chacun a une loi différente. Sinon, si c'était tous des pays islamiques et que c'est l'Islam qui disait la loi, ils auraient la même loi, sauf que en Iran, on décapite des homosexuels, au maroc, c'est 6 mois à 3 ans de prison et dans certains pays africains, il n'y a pas de peine à dominance musulmane, il n'y a pas de peine pour les personnes homosexuels. Alors, parlons après-z'en d'un sujet qui m'intéresse de par son urgence, c'est celui de la dénonciation sans concession du racisme anti-noir chez les arabes. Les dénominations monstrueuses et animalisantes que j'ai entendu dans mon enfant s'appropos des personnes noires et amazires, homo-rock, le manque de considération, la quasi inexistence des personnes noires au pouvoir ou dans les opastes. Toutes ces choses-là, manquette beaucoup encore aujourd'hui, malheureusement les papils de la rabse, on loin d'être exempt de discriminations vers les personnes noires et d'ailleurs, asiatiques aussi, qui se trouve être musulmane et il est encore très peu fréquent de voir des mariages mixtes en Afrique du Nord entre noires et arabes, même si il et elle sont musulmane et musulmane, est-ce que tu peux nous expliquer d'où vient cette violence et comment on peut plutôt former une alliance contre le racisme systémique? Ça vient de s'y être des clavages, que les arabes ne veulent pas reconnaître ce qu'on va te sortir, l'exemple de Bilal pour faire mettre un bouchon un petit peu, mais Bilal a eu en statut machin, non, non, non, et pour te dire que tu vois, il n'y a pas de racisme, il n'y a pas ceci, ce n'est pas vrai. Pour rappel aux éditoristes, Bilal était un esclat qui était affranchi et donc qui est passé la liberté, qui était le premier moïzin, qui était au côté, qui avait une voix angélique et en fait, c'est devenu comme tu viens de le dire, effectivement, le pas en gros, l'exemple même de ce qu'il faut citer pour dire non les arabes ne sont pas racistes, ce qui est bien l'existait. Moi, une des premiers problèmes que j'ai eu quand j'ai étudié, Chellea, avec mes profs, c'était ça, c'est de demander pourquoi Dieu dans le coron a mis quatre versés pour pouvoir interdire l'alcool et à rien pour interdire les clavages, alors que les clavages étaient plus graves. Ça a été le truc, voilà, j'ai eu une réponse de Diabola qui m'a appaisé, après ça n'a fait ce pas tout le monde, mais en tout cas que j'ai pu entendre, qui est, et tu arrives à le comprendre, si tu fais le parallèle entre les clavages, tu sais, le commerce très angulaire et les clavages à rabou, tu vois, quand le commerce très angulaire a été abolie, qui est ce qu'on a des dommages, ça a été les esclavages. On n'allait pas, les esclavages n'allait pas laisser partir les esclaves si on n'en avait pas, si on n'allait pas récompenser, enfin, si on n'avait pas apporté une compensation en fait. Justement, la société était basée économiquement sur les esclavages, sortir même diverses du courant pour obliger les esclavages à l'abandonner sans les dédommages, ça ne passera pas. Il ne ferait pas de toute façon, donc ils vont préférer ne pas être musulman et conserver leurs esclaves, ça, le choix il est vite fait. Donc la façon dont Dieu a apporté en fait pour que ça arrive à l'abolition, c'est de dire que on ne peut pas acheter un esclable et le conserver. Tu la chètes pour libérer et de deux, quand tu fais certains péchés, tu dois affranchir un esclable en fait. Si tu as mal et moyen, tu as quand il y a un esclable pour te faire pardonner. En fait, on traité dans le sens de pas la chat pour conserver mais plutôt pour affranchir. Le seul problème que c'est, c'est que des années après, quand les savances ont venu, ils ont laissé cette partie-là dans le fiert. La partie qui traite de l'esclavage, ce qui fait qu'aujourd'hui, l'Etat islamique peut s'en servir pour dire qu'on peut encore esclavager-il tout ça parce que ça arrive dans les livres de fiert. À quel moment, vous allez produire des livres sans cette partie-là, au lieu de dire juste "oui, il n'y en a besoin historiquement". Vous prenez les livres des anciens et vous en faites des nouveaux. Ça vient de là en fait, tantôt dans la subie des siècles et des scavages. Ça disparaît pas juste comme ça parce que les gens sont bons musulmans. En théorie, on est égo et tout mais dès que tu parles de mariage avec ton fils ou ton tasseur, avec une personne noire, ça y est là, ça devient un problématique et tout. Il y a des traces en fait qui sont là. Et comme c'est mineré de la part de la population arabe, c'est très difficile. Les arabes veulent tellement être des avocats de l'Islam qu'ils n'entendent plus rien. Plus qu'ils veulent, c'est d'abord défendre l'Islam. Tu peux pas mettre ça sur le deux blis-slam. Mais en fait, non, on a le droit. L'Islam n'appartient à personne. On a le droit à postaler plus que du profite allé-slam, si ce qu'on avait. Les compagnies, une des femmes du profite allé-slam, disaient au profite, je comprends pas pourquoi. Disait-s'à nous au masculin? Pourquoi il dit "il y a eu un homie-nous"? Non, on est défend, on vaut qu'on s'adresse à nous en tant que femme. Et Dieu les a entendu, ils disaient "il y a eu un homie-nous, il y a un homie-nous, il y a un homie-nous, il y a tout ça". Et nous, on est là, on ne veut pas que l'Islam soit touché, on ne veut pas que le Coran soit touché. Mais le Coran est appartient pas. Le Coran, il appartient à tout le monde. Même le profite a envie de qu'à un caturé, il ne t'appartient pas. C'est un profite qui a été envoyé à l'humanité. Il n'a pas dit que j'étais envoyé au musulman. J'ai été envoyé à l'humanité. Vous voulez en faire ce que vous voulez? C'est votre problème. Le Coran fait des ans que vous voulez. Vous avez envie de le brûler, brûler, là, vous faites des pieds dedans, ça ne touchera pas ma foi. Il y a une chose qui ne peut pas toucher, c'est ma foi et la mort pour ce Coran et la mort pour Dieu. Le creusement des inégalités et des inimitiers entre les noirs et les arabes à l'origine va prendre racine dans l'histoire peu glorieuse et zarabe dans la servissement des musulmans noirs et tout simplement dans leur participation des secs après la révélation coranique à l'esclave agisme. Contrairement à plusieurs textes juridiques islamiques dominants, le Coran ne soutient pas la pratique de l'esclavage, mais sans préconiser son abolition. Le Coran préconise une structure sociale visant à créer un environnement juste au service de Dieu et non pas des relations de hiérarchie et de servitude entre les groupes sociaux ou les peuples. Est-ce que tu peux nous dire en quoi le Coran, du coup, a été instrumentalisé encore une fois politiquement pour justifier l'esclavage? On veut pas que ce soit touché, moi, en tant que musulman, ça ne pose pas problème qu'au critique le Coran. Pourquoi ça me pose des problèmes? Pourquoi on veut que tout le monde glorifie tout le temps d'Islam, glorifie tout le temps le Coran? Moi, ça ne me pose pas problème que les gens trouvent un problème dans le Coran et le critique, que des gens trouvent dès le heureux que respectent les croyants. J'entends que tu ne crois pas, j'entends que tu n'es pas musulmane, j'entends que je n'en sais pas mais respecte au moins, mais moi, je suis à l'écoute de, je n'ai pas besoin de dépendre le Coran. Le Coran n'a pas besoin d'être défendu. L'Islam n'a pas besoin d'être défendu. Tout comme toutes les autres religions, il a ses failles et on se doit d'ouvrir les yeux et de l'accepter. Il y a des failles parce qu'il n'y a pas d'islam pur. On a des interprétations personnes ne peuvent prétendre que la parole de Dieu, telle-telle qui m'amble la comprise complètement, parfaitement, de ce que Dieu a voulu. Et quand tu étudies, tu te rends compte à l'intérieur du même école. Il y a tous les avis et leurs contraires. Et à partir de ce moment-là, tu es un esprit souver parce que tu te dis que tu te dis que le choix, je peux choisir une chose et son contraire. À l'intérieur du même école. Va chez les maliquettes, et tu vas voir. C'est comme ça, le foulard, c'est indispensable, il faut le mettre sinon, enfin, c'est plus important que tout. Alors que bon, quelle stupidité on est, si tu prends ta fille, tu l'immées le foulard, tu dis l'école, c'est pas pour toi. Non, non, c'est pas pour toi. Où est-ce qu'on va? Quelle genre de société on veut? Est-ce que tu penses qu'il y a une compréhension de l'amour et de la sexualité spécifique à l'Afrique Noire, à dominance musulmane, même à la diaspora africaine musulmane en Europe? Moi, j'ai l'impression que l'amour et la sexualité s'est purement culturel. C'est vraiment une construction sociale en fait qui est propre à chaque culture, chaque communauté. Et après, ce qu'on peut faire, c'est servir de l'Islam pour essayer d'ajuster, parce que le problème, c'est que. Parce que même quand tu vas au Sénégal, il faut te mélanger la culture et la religion. Il y a une partie qui est purement culturelle et qu'on va dire que c'est religion, en fait, il faut pas la différence. Et souvent, comme on a souvent été, on a subi les clavages, la colonisation, tout ça, on entendance à vivre aussi nos cultures et notre religion à nos positions à l'Occident. Moi, je te dis à plusieurs reprises que ce soit des partenaires ou même au Sénégal, le fait de dire que je t'aime à tes enfants, ton vasse et non, "Français un truc de blanc", on me dit. Et je me dis juste, mais, revoyez l'histoire du profet à l'Islam et vous allez voir qu'on pourrait avoir une culture, et peut-être. Parce que lui, il dit que, par exemple, la science, tu peux aller la chercher ou tu veux jusqu'en Chine, le Habis dit, dans chaque culture, il y a du bon et du mauvais. Les cultures ont évolu et les cultures doivent évoluer aussi. Donc moi, je suis de celle qui, dans ma culture, s'est négaleuse, je prends ce que j'estime que c'est super bien. Et je mélange avec les autres cultures. D'accord, j'ai quand même grandi aussi en Occident et qu'il y a des choses, même si c'est mes ennemis politiques et blancs, il y a des choses occidentales qu'on a mélangées aujourd'hui et qui est bien, que je prends si c'est eux qui disent que je t'aime en quoi ça me poserait problème, en tant que musulmane, en tant que ça n'est gâle de dire à mes filles, bah je t'aime ou en tout cas de montrer la fiction et tout ça. Donc pour moi, l'amour, c'est vraiment, c'est culturel. Et ça dépend de comment tu vis ta culture, en fait, quel impact, ta culture, à sur toi. Parce que moi quand j'ai grandi, en fait, cette histoire de mosexialité ne posait pas autant problème au Cénégal. Moi, j'ai grandi en entendant parler des gordigaine, gordigaine qui veut dire au mosexiel, mais plus des mecs pour digaine. Donc, c'est des mecs qui sont effaminés et tout ça. Je pense que le problème aujourd'hui, l'exposition en fait de l'expression de l'amour. Parce que même chez les éteraux, en fait, on l'accepte pas dans nos sociétés. Les gens ne s'embrassent pas dans la rue des choses comme ça. C'est quelque chose qu'on a tendance à importer en fait de l'oxydant. Et du coup, quand tu es au mosexiel, tu es là bas, si tu veux le montrer, évidemment, que ça ne passera pas. Parce que même pour les éteraux, déjà ça ne passe pas. Mais déjà, on est quand même au part d'une culture où on ne m'ont en fait, on n'exprime pas l'amour. On ne m'ont pas l'expression de l'amour extérieur. Voilà. Il faut d'abord le mettre dans ce contexte, mais à aucun moment, mier le fait que, on est très homophobre, on est dans des sociétés, très homophobre quoi. Je voudrais aussi parler du féminisme blanc de l'universalisme à la française et de plus en plus avec les élections qui sont passées parce qu'on appelle le fémonationalisme, c'est-à-dire l'instrumentalisation par les nationalistes islamophobes dans discours féministes à défunt électoral, empreint de racisme et de xenophobie. Dans le fémonationalisme, les éteraux occidentaux sont présentés comme des démocraties sexuelles qui viendraient sauver les pourfambues musulmanes de l'opression patriarchale. Le foulard est aussi ancré comme un symbole d'oppression et non de libération alors que pour une femme non blanche et musulmane, il peut représenter une forme de résistance à toute une société qui l'a mai en deux meurs et qui tend de l'assimiler en yant sur une identité propre. Sauf que le foulard sur la tête n'était pas une agent qui soit absolue du courant. Les féministes blanches, ils voient donc ici un instrument du pouvoir patriarchal qu'on a imposé aux femmes. Mais elles retient par la même occasion l'agentivité des femmes musulmanes qui le portent. Elles leur enlèvent leur liberté de choix de qui elles sont et de ce qu'elles portent. Comment toi du coup, tu pourrais expliquer à certaines féministes blanches, mais tu es une qu'elles font du tort aux femmes musulmanes. En fait, je pense qu'elles oublient juste d'où leurs féministes viennent. Parce qu'à l'époque, c'était ces injictions, justement. À ce qu'elles s'habillent plus longs et tout. Et qu'à l'époque, c'était plutôt dans les années 60, c'est mon corps maparquien. Mais quand tu dis mon corps maparquien, tu acceptes que des femmes puissent dire mon corps maparquien et fasse d'autres choix vestimentaires que le choix que tu veux imposer. Quand tu dis mon corps maparquien, c'est qu'on accepte que des personnes ne couvent, des personnes ne découvrent leur corps. Même si, et ça ne justifie pas, même si tu aura toujours des personnes forcées de porter le foulard. Et alors, si on a des femmes, forcées de porter le foulard. Je sais pas moi, on sort me, père, le frère. Après moi, je sais pas l'expérience que j'ai eu dans ma famille. J'en ai eu un petit peu, j'en ai vu un petit peu, mais voilà, pas ma famille proche et tout ça. Mais aujourd'hui, même si tu es face à des femmes qu'on force à porter le foulard, en quoi tu as t'attaqué à ces femmes là, va en fait aider le féminisme. Parce que le féminisme, c'est pour les femmes, part et pour les femmes. Donc à la limite, pourquoi tu t'attaques pas aux personnes que tu est simpque ces personnes-là, qui force ces femmes à porter le foulard? En quoi, les retirer de l'école, parce qu'elles refusent d'enlever leur foulard, va aider le féminisme en fait et les femmes. Mais vraiment, à chaque fois, je leur prouve la question. En quoi, ça a t'aqué à des victimes, aide en fait notre lutte. Si tu est simpque, on a des victimes parmi les femmes pour t'en le foulard, à quatre fois à leur bours. Moi, je ne comprendrai jamais, c'est ce que le féminisme des femmes blanches. Jamais je comprendrai. Et c'est vrai que si on se dit que soit on est féministes, soit on ne l'est pas, ou vraiment qu'une féministe ne va pas être féministe, elle est raciste, ou il se la maufaub. C'est pas possible. Tu peux pas, parce qu'une fête plus, on laisse les femmes choisir. Et même si tu décides qu'elles ne l'ont pas choisi, ça reste des victimes. Donc tu dois être le vieux en fait de leur côté. Aujourd'hui, j'ai mis une photo sur mon profil Facebook, une femme blanche, le 8 mars qui va manifester, qui dit à sa femme de ménage, en fait, femme noire, je vais manifester. Et là, je rappelle juste que, quand on parle d'égalité dans le couple, en fait, hétero, en fait, la part de l'homme est déléguée à d'autres femmes. Cette femme blanche pense qu'elle a une égalité, parce que ce que son nom doit faire, c'est une autre femme. C'est une femme noire qu'il fait, ou une femme racisée. Donc, elle prête à avoir l'égalité, va manifester pour l'égalité et oublie que elle est en train de laisser une femme, qu'elle est en train de déléguer, en fait, nos. Les tâches que l'homme doit faire à une autre femme, et après, tu m'appelles sa féminisme, je me dis juste, "No, ça ne peut pas aller, ça ne peut pas." Le féminisme est forcément intersectionnel. Pourquoi? Parce que pour moi, un féminisme inclusif, c'est un féminisme qui part des plus vulnérables et touchés. Ça veut dire que moi aujourd'hui, si je suis affronté féminisme musulmane, et même quand je pourrais le voular, je reconnaissais que j'ai des priviléges quand j'ai un passe pour français. Quand tu me mets face à un primo-aravant, à une primo-aravant, je suis désolé. J'ai des diplômes, je parle français. Pour lutter, je dois partir de la base des primos-aravant, qui ont des problèmes, qui font un travail de ménage et tout ça difficile. Donc, tu partes des personnes qui sont les plus couchées, en fait. Pas les plus privilégiés. Les femmes blanches féministes, en fait, elles partent des plus privilégiés. D'accord, des bourgeoises. Et forcément, on ne peut pas avoir le même agenda. Quand elles luttent pour que leur corps ne soit pas sur exposé, nous, on n'expose même pas nos corps, parce qu'on est film que nos corps ne valent pas la peine d'être exposé, on est mâche. On ne peut pas avoir les mêmes agendas, en fait. D'ailleurs, est-ce que tu peux nous en dire plus sur les militantisme affronté féministes dans le cas tu t'inscrit de toi? Est-ce qu'être une femme noire musulmane ce n'est pas déjà être une femme affronté féministe? On a besoin de le rajouter, parce que toutes les femmes affrontent ne sont pas musulmanes, et c'est vers ça. Donc, on est obligés à chaque femme de mettre en femme affronté féministe musulmane. Je me suis tu en identifiant mes élemi politiques. Quand il est une femme noire musulmane, en fait, les élemiques se multiplient. C'est-à-dire, on a les femmes blanches, parce qu'elles sont racistes. On a les hommes noirs, les hommes arabes, les hommes blancs, même si dans ce truc-là, les hommes blancs sont en haut de la pyramide des domination, parce qu'ils bénéficient plus du système patriarcal que les autres hommes racisés, mais n'empêchent. Les autres hommes racisés sont quand même des élemiques politiques. Ensuite, j'ai mon position aussi avec mes privilèges, comme je dis, quand elle passe pour français, quand tu es valide, quand tu peux voyager, comme tu veux, aussi ça, ça prend en compte ça, et aussi des coloniales. Même si on vit en Occident, moi, je viens d'affriir. et que je me voie les cours en fait des luttes là-bas. Mais moi que je puisse faire c'est quand il lutte, moi je le vulgarise ici. Je partage leur lutte et je leur dis je suis avec vous. Alors on a enregistré cette épisode lors d'une journée symbolique, le 8 mars 2022, qui est la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes. Le 15 mars, c'est le tristanniversaire du vote de la loi, excluant de l'école publique les filles qui portent le foulard. Le 21 mars, c'est la journée internationale contre l'uracisme. Les femmes portant le foulard ne peuvent plus accompagner leurs enfants, ne peuvent plus participer à des compétitions sportives, ne peuvent plus aller à la piscine municipale. J'aimerais donc finir ce très bel échange par une question volontairement subversive. A qui appartient le corps de la femme noire musulmane cher dès là? En tout cas elle doit lui appartenir à elle seule, d'abord, elle doit lui appartenir. Par contre le corps des femmes en général de toute façon et un terrain au lecee de guerre, de lutte, il y a des moments où, par exemple, ce que je ressens au niveau des hommes, quand il s'agit des femmes noires en fait, c'est des espèces d'attractions et puissions. Nous venons d'une histoire qui a fait de nous ce que nous sommes en fait. Quand on parle, on nous prête souvent de un gréblac ou un homme. On se consente sur le ton et la façon dont tu dis les choses et non sur ce que tu dis pour pouvoir te silencer. On est encore aujourd'hui dans des situations où dans la rue, t'as ton afro, il y a certaines personnes qui font des réflexions et qui puissent. En fait, mon corps ne t'appartient même plus. Pas seulement quand il est musulmane, parce qu'il y a des fois où ta musulmanité vaut comment ça se passe en France et même pas visible. Parce que quand tu mets par le fourlard, pour eux, c'est pas visible. On va parler de tes fesses. Oui, cette animalisation, on l'a vu avec Soria Bonali. On n'est jamais assez féminine en fait pour les femmes noires. On ne se n'a jamais assez féminine pour le reste de la société. On n'est jamais assez douce pour le reste de la société. Tout le monde peut venir plucher ton t-cheveux, sans te demander, et même je trouve que c'est tellement déplacé de demander à quelqu'un de pluché assez jeux. Donc ton corps ne t'appartient plus. Super. Bon, alors on va conclure, mais avant, dans chaque épisode de Jinz, on déconstruit ensemble un mite ou un miteau qu'on m'a dit, ou que j'ai souvent entendu. Un jour, placer la République, j'ai posé la question de la minorité de genre et une femme francotunisienne, portant le fouleur, et qui m'a dit, bien sûr qu'il faut défendre toutes les femmes, qu'elle part le vol ou non, musulman ou non. Même les femmes trans, même si entre toi et moi, je sais que c'est halame. C'est juste que si je disais ça, mes parents ou même un écopin, ils me urrènent dessus. Qu'est-ce que tu voudrais répondre à ma place? Qu'est-ce que tu veux répondre? Ah, ça, c'est une réalité qu'elle décrit, en vrai. C'est une réalité qu'elle décrit dans nos sociétés. Moi, honnêtement, j'ai réussi à le faire accepter dans ma famille, où je l'aurais dit, moi, je lute pour. En fait, je suis du côté de toute la minorité. Et il compris les putes et les homosexielles. C'est quelque chose, au début, ils ont eu du mal avec, mais voilà, moins à un moment, mes études de religion aussi, mon vachement aider. Parce qu'un moment, j'ai dit, "Mais qui est la religion entre nous? On faut la faire." Tu vois, moi, je sors cette carte. Mais ce qu'elle dit, c'est une réalité. C'est que quand tu les défends, ta famille ne comprend pas forcément. Pourquoi tu te dois les défender? Parce que c'est halame et dans ce cas-là, tu défends le péché. C'est vraiment imprésétement lié au culture de nos interpretations de la religion. C'est comme fumer, par exemple. Moi, je suis parquée à Istanbul, pendant le ramadan, pour les gens qui ont été élevé. Et puis, je suis parquée à l'aise de la religion. Et je suis parquée à l'aise de la religion. Si l'on devait rappeler quelques points et censer la retenir, ce serait un. Les personnes noires du magrès ne sont pas que des personnes n'y grandes subsariennes. Il y a aussi des personnes noires et magrébines. Le tabou du racisme anti-noir au magrès se dévoile enfin dans les discours. Et c'est une bien-mègle victoire face aux processus d'invisibilisation systémiques des personnes noires. Pas de noires parmi les élites politiques scientifiques, économiques ou culturels à la télévision. Pas de noires non plus. Pas dans la publicité non plus. Pas à l'université. Ni même dans le domaine religieux qui vient délégitimer la religiosité des noires. Alors pour lutter contre ce racisme systémique, il faut décoloniser. Il faut éduquer. Il faut légiférer. Si ça vous coûte ou si vous êtes difficile à de mal cette réalité, c'est que vous faites partie du problème. Alors ouvrez les oreilles et respectez les ressentis des autres musulmans qui ne vous ressemblent pas ou qui n'ont pas les mêmes coups de chume-coups. Deux. Je vous laisse évoquer avant de laisser un sujet dont par le peu, quand on parle de racisme, qui est finalement assez central, c'est son pendant physionomique. Le colorisme. Le colorisme, c'est quoi, c'est le traitement de différenciation des inégalités individues selon leur couleur de peau. En janvier 2019, Radiz Abénamou a été élu mis à l'gerie, mais sur les réseaux sociaux, sa peau noire et ses cheveux cripus ont déranger. En Algérie, comme par tout au magrèbe, plus une personne à la peau claire, plus elle est passée comme belle. Donc ces femmes n'obéissent pas au même matériautique que les autres femmes araben ou clés de peau. Au colorisme, ça joue plus mépris des magraisins pour le cheveux halage. C'est-à-dire le cheveux cripus, frisée ou clés. Ce mépris est autant en politique cosmétique, évidemment. Ils remontent en partie aux dispositifs d'alignation coloniales qui ont été très bien décrit par Franz Fanon, dans un poignoir masque blanc. Trois. Il ne faut pas oublier la Turquie, le Pakistan, le Bangladesh, l'Inde, la Malaisie, et bien sûr l'Indonaisie, plus grand pays musulmans du monde, qui constitue la grande majorité des 1,3 milliards de musulmans et de musulmans de ce monde et qui ne sont pourtant pas arabes. Un épisode de Gilles Ferdrat-Réthé, en anglais, cette question-là. Merci à nous avoir écouté. Vous trouverez donc tout qu'à référence, comme d'habitude, dans le descriptif de l'épisode. Je vous mets aussi plein de bouquins et de films en rapport à la thématique de l'épisode, pour les plus curieuses et plus curieux. Vous pouvez donc retrouver Gilles en ligne gratuitement sur toutes les plateformes des coups de votre choix, Spotify, Dizz, Apple Podcast, Google Podcast, etc. Vous pouvez aussi suivre l'actualité de Gilles sur Instagram @GillesSyritDuba Podcast. Voilà, rendez-vous la semaine prochaine dans Gilles, le jeudi. À la semaine prochaine. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Présentation de deux podcasts
  2. Discussion sur la perception erronée associant l'islam aux Arabes en France, occultant les musulmans noirs et les discriminations intracommunautaires.
  3. Témoignage d'Adèle (militante afroféministe) sur le racisme dans les mosquées, la sacralisation de la culture arabe et l'importance de l'interprétation religieuse contextuelle.
  4. Réflexion sur l'intersectionnalité des identités et la nécessité de reconnaître ses privilèges pour lutter contre les discriminations.
  5. Affirmation qu'être un "bon musulman" repose sur la piété et les relations humaines, non sur la langue arabe ou les pratiques culturelles.

Summary:

La transcription présente d'abord le podcast "Tips", dédié aux conseils pour lancer et développer un podcast. Ensuite, un épisode aborde des thèmes militants comme l'islamophobie, le racisme et le sexisme, en se concentrant sur la perception biaisée de l'islam en France, souvent réduit à la culture arabe, occultant ainsi les musulmans noirs. L'invitée, Adèle, militante afroféministe, décrit les discriminations subies par les musulmans noirs au sein des communautés religieuses, où la culture arabe est parfois sacralisée au détriment d'autres traditions.

Elle souligne l'importance de l'interprétation contextuelle des textes religieux et critique le racisme intracommunautaire. La discussion aborde également l'intersectionnalité des identités, insistant sur la reconnaissance des privilèges pour combattre les oppressions. Enfin, Adèle remet en cause la notion de "bon musulman", affirmant que la piété et les relations humaines priment sur la maîtrise de l'arabe ou l'adoption de pratiques culturelles spécifiques.

FAQs

Délia Paille est une militante afroféministe, antiraciste et islamologue française d'origine sénégalaise. Elle combat les discours misogynes, négrophobes, néocoloniaux, islamophobes et LGBTphobes à travers des conférences, chroniques et documentaires.

Ils sont souvent marginalisés dans les mosquées, où les postes de pouvoir sont majoritairement tenus par des Arabes, et accusés de mélanger l'Islam à leurs cultures, contrairement à une perception d'un Islam 'pur' arabe.

Non, parler arabe n'est pas indispensable pour être un bon musulman. L'essentiel réside dans la qualité des relations humaines et la piété, plutôt que dans la maîtrise d'une langue spécifique.

Elle explique qu'il est crucial de reconnaître ses propres privilèges, même en tant que membre d'un groupe minoritaire, et d'établir clairement sa position pour faciliter le dialogue, comme en tant que personne valide ou hétérosexuelle.

En France, le terme 'musulman' est souvent associé exclusivement à une personne arabe, occultant ainsi la diversité des musulmans, notamment ceux d'origine africaine subsaharienne.

Le Coran souligne que la noblesse auprès d'Allah se mesure à la piété, et non à l'origine ethnique ou raciale, comme le rappelle un verset cité (Sourate 49, verset 13).

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