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Ep #293 - Écrire un synopsis : comment résumer son roman ?

18m 41s

Ep #293 - Écrire un synopsis : comment résumer son roman ?

Cet épisode du podcast « Devenir Écrivain », animé par Lucie Castell, aborde la rédaction d’un synopsis, un exercice souvent redouté par les auteurs. Lucie commence par clarifier la confusion fréquente entre le synopsis, le pitch, le résumé de quatrième de couverture et le plan de préparation. Le synopsis est une synthèse complète de l’histoire, du début à la fin, incluant le dénouement, écrite de manière fluide et reflétant la structure causale des événements. Elle explique ensuite pourquoi cet exercice est si difficile : il expose les failles de l’intrigue, pousse à hiérarchiser les éléments essentiels et évite la tentation de tout raconter, tout en gérant la difficulté d’évaluer sa propre distance par rapport à l’histoire. Pour construire un synopsis efficace, elle propose sept briques fondamentales : le désir du protagoniste, l’élément déclencheur, les obstacles et choix du personnage, le point de bascule médian, l’escalade et le point bas, le climax et la résolution, et le fil thématique. Elle présente aussi des méthodes pratiques, comme la règle des « donc » et des « mais », la méthode en entonnoir, la structure en cinq actes et le test de l’inconnu. Enfin, elle liste les erreurs courantes : trop de noms, manque d’enjeu, ton publicitaire, longueur excessive, et recommande d’écrire au présent. L’épisode se conclut sur une invitation à rejoindre une formation pour les auteurs.

Transcription

2837 Words, 17435 Characters

French
Vous écoutez le podcast de "Devenir Écrivain" avec Lucie Castell et Pizaud de 193. Bienvenue sur "Devenir Écrivain". Le podcast pour démarrer et réussir votre carrière d'écrivain. Et maintenant, retrouvez votre animatrice Lucie Castell, Autrice publiée à l'International, Formatrice et Conférencière. Bonjour et bienvenue. J'espère que tu vas bien. Alors, bon, parlons directe d'un sujet sensible. Tu as fini ton roman et là, attention, on te demande un éditeur, un concours, un enteur, ou juste toi-même parce que tu veux y voir plus clair, décrire un synopsis. Ta-da, le fameux. C'est une page peut-être 2,200 mots grand max bref, synthétisé peut-être 100 000 mots des mois de travail, des dizaines de personnages et de sènes, en une poignée de paragraphe. Et là, panique. Ah bah oui, un moment panique tous. Parce que tu te retrouves devant une page blanche qui semble presque plus intimidante que celle du roman lui-même. Tu commences à écrire, tu listes les évènements, les uns après les autres, et au bout de trois pages, tu te rends compte que tu n'as raconté qu'un tiers de l'histoire que ça ressemble à une liste de courses et que ça n'a strictement aucun intérêt à lire. Tu recommences, même problème, tu essayes de comprécier et la l'histoire perd toute son sens, toute sa tension et toute son âme. Il ne te reste qu'un squelette informe qui ne donne envie à personne de lire la suite. Si cette scène te parle, bienvenue dans cet épisode, car aujourd'hui, on va parler d'un exercice que beaucoup d'auteurs détestent, moi la première, et crire un synopsis. Et on va voir comment le faire sans trop galérer. Le synopsis, c'est un peu le parent pauvre de l'écriture créative. Personne n'enlite l'écritre, on a l'impression que c'est une corveille purement administrative, un mal nécessaire pour pouvoir soumettre son manuscrit à un éditeur ou à un agent. Et pourtant, le synopsis bien utilisé est un des outils les plus efficaces qui existent pour un romancier. Pas seulement parce qu'il te sera demandé un jour par un professionnel de l'édition, mais parce que l'exercice de synthèse qui n'impose t'oblige à voir ton histoire d'une manière que tu ne peux pas voir autrement, depuis l'extérieur, dans sa structure la plus nue. Un synopsis mal construit, qui semble impossible à écrire sans consiperte, c'est très souvent le symptôme d'un problème qui existe déjà dans l'histoire LMM, une intrigue trop diffuse, une absence de fil conducteur clair, ou un enchevêtrement de sous-intrigue qui n'ont jamais été vraiment hiérarchisé. Donc c'est parti, on va démêler tout ça. Avant toute chose, il faut clarifier un point qui crée énormément de confusion. Le synopsis n'est pas la même chose que le pitch, ni que le résumé, de quatrième de couverture, ni que le plan détaillait de préparation. Ce sont quatre outils différents avec des objectifs différents et les confondres, c'est souvent la première source de blocage. Pitch c'est une ou deux phrases, c'est l'accroche, l'idécentral, souvent construite autour d'une promesse ou d'un enjeu. Son but, c'est de donner envie de susciter la curiosité en un minimum de mots. Le résumé de quatrième de couverture c'est un texte plus développé mais qui reste volontairement incomplé. Son but, c'est de vendre le livre de créer du désir chez le lecteur. Sans jamais révéler la fin ni même parfois le milieu de l'histoire. C'est un texte marketing pas un texte narratif complet. Le plan de préparation, c'est un document de travail souvent assez brut, qui te sert à toi pour organiser tes idées avant ou pendant les critures. Il n'a pas vocation à être lu par quelqu'un de retrenie à être agréable à lire. Le synopsis, lui, c'est autre chose. C'est une synthèse complète de l'histoire du début à la fin y compris le dénouement contrairement au résumé de quatrième de couverture. Il doit être écrit de manière fluide dans un style narratif et surtout, il doit refleter la structure causal de l'histoire. Pas juste ce qui se passe mais pourquoi ça se passe et comment un événement entraîne le suivant. Alors maintenant qu'on a clarifié ce qu'est un synopsis, parlons de la vraie question. Pourquoi c'est un exercice qui semble si difficile, si pieds jeux pourtant d'auteurs même des auteurs expérimentés? Bref, pourquoi c'est si chiant à écrire? Raison numéro 1, ça expose les fays de l'intrigue. C'est probablement la raison la plus fondamentale quand tu es écrit un roman, tu as énormément d'outils à ta disposition pour masquer ou compenser des faibles structuraux, le style, l'ambiance, la profondeur psychologique des personnages, de belles descriptions, un humour bien placé. Un lecteur peut être appépar une histoire même si, objectivement, la mécanique de l'intrigue a détruit. Le synopsis lui te retire tous ses outils. Il ne reste que la mécanique pure, cette événement entraîne cette conséquence qui entraîne cette décision, qui entraîne ce nouvel événement si cette chaîne causal a détru, le synopsis valoré les lés parce qu'il n'y a plus rien pour le camoufler. C'est en cela que le synopsis est un exercice incomfortable. Il te met face à la solidité réelle ou pas de ton architecture narrative. Raison numéro 2, la tentation de tout raconter. Le deuxième piège extrêmement courant c'est la tentation de vouloir tout un clure. Chaque sous intrigue, chaque personnage secondaire, un peu développé, et chaque scène à laquelle on tient particulièrement. Le problème, c'est qu'un synopsis n'a de sens que si l'opère une hiérarchisation radicale entre ce qui est essentielle à la compréhension de l'histoire principale et tout le reste. Et cette hiérarchisation, c'est un vrai travail cognitif parfois douloureux parce que ça revient à admettre que certains éléments auxquels tu tiens beaucoup, en d'encauteur, ne sont pas indispensables à la compréhension de l'arc principal. On a souvent l'impression en enlevant un élément du synopsis de trahir une partie du roman. Alors qu'en réalité, on ne fait que distinguer l'essentiel de l'accessoire, ce qui est une compétence complètement différente de celle d'écrire une belle scène. Raison numéro 3, la confusion entre listes et des événements est racontée une histoire. Voici un phénomène que tu as sûrement déjà observé si tu as déjà essayé d'écrire un synopsis ou si tu en as lu quelques exemples ratés, une succession de phrases du type et puis il fait ça et ensuite il rencontre un tel et après il se passe ça. C'est ce qu'on appelle dans le jargon un synopsis du épuis et puis, une liste chronologique d'événements sans lien de causalité entre une liste de course quoi. Le problème avec ce type de synopsis c'est qu'il ne raconte rien, une histoire ce n'est pas une succession d'événements. C'est une chaîne de cause et de conséquence, un synopsis qui se contente de lister des événements sans jamais expliciter le lien de cause à effet entre eux va systématiquement paraître plat ennuyeux et décousieux. Raison numéro 4, la difficulté a évalué sa propre distance. Enfin il y a une difficulté liée au fait que quand tu écries le synopsis de ta propre histoire, tu as un désavantage majeur, tu connais déjà tout. Tu sais pourquoi chaque scène est là, tu sais ce que ressent chaque personnage, tu as en tête 1000 détails, tu as le lecteur du synopsis, lui n'a pas. Résultat, il est extrêmement difficile d'évaluer en tant queuteur si ton synopsis est réellement compréhensible pour quelqu'un qui découvre l'histoire pour la première fois. C'est là où la vie d'un lecteur extérieur, même non professionnel, est indispensable pour valider un synopsis avant de l'envoyer ou que ce soit. Bon maintenant qu'on a compris pourquoi c'est difficile, voyons ce qui constitue concrètement la matière première d'un synopsis solide. Je te propose de penser ton synopsis comme un assemblage de quelques briques essentiels. Bric, numéro un, le protagoniste est son désir. Tout synopsis efficace doit établir très tôt qui est le personnage principal et surtout ce qu'il veut. Ce désir, c'est le moteur de toute histoire. C'est ce qui va justifier chacune de ces décisions par la suite. Si le lecteur du synopsis ne comprend pas clairement dès les premières lignes, ce que te ton personnage va peut-être perdu pour tout le reste. Bric, numéro deux, l'élément des clencheurs. Qu'est-ce qui vient bousculer l'équilibre initial et pousser le personnage vers son objectif? Cette élément doit apparaître à ses taux dans ton synopsis parce qu'il justifie tout ce qui va suivre. C'est le premier maillon de la chaîne causal. Bric, numéro 3, les obstacles principaux et les choix du personnage. Ici c'est là que beaucoup de synopsis s'effondrent. En essayant d'incluer absolument tous les obstacles rencontrés dans le roman, le but n'est encore une fois pas d'être exhaustif mais de sélectionner les deux, trois, peut-être quatre obstacles ou complication majeurs qui structurent réellement la progression de l'intrigue et surtout de montrer comment le personnage est répondu. Quel choix il fait parce que ce sont ses choix qui révèlent, qui il est et qui font avancer l'histoire? Bric, numéro 4, le point de bascule médiant. Comme pour la structure globale du roman, ton synopsis doit rendre visible ce moment ou quelque chose change de nature au milieu de l'histoire. une révélation à retournement ou un changement de posture du personnage. C'est souvent ce point qui distingue un synopsis dynamique d'un synopsis plat parce qu'il introduit une rupture de rythme dans le résumé lui-même. Brick numéro 5, l'escalade et le point bas. vers la fin du synopsis, il faut montrer comment les enjeux s'intensifient. Comment la situation du personnage se dégrade ou se complexifie jusqu'à ce moment où tout semble perdu ou en tout cas où l'issue devient hautement incertaine. Brick numéro 6, le climax ou la résolution y compris la fin. C'est un point sur lequel j'insiste parce que c'est une erreur très fréquente notamment chez ceux qui confondent synopsis et quatrième de couverture. Le synopsis doit révélé la fin de l'histoire, sans suspense, sans vous le découvrirer en lisant le roman. Un éditeur, un agent, un jurid concours a besoin de savoir comment ton histoire se termine. Pour juger, si la résolution est satisfaisante, cohérente avec tout ce qui précède et a la hauteur de la promesse initiale. C'est souvent contreintuitif parce qu'en tant qu'auteur, on a l'habitude de vouloir préserver le suspense, de ne jamais spoiler sa propre histoire. Mais dans un synopsis, le suspense n'a pas sa place, la transparence totale si. Brique numéro 7, le fil thématique en filigrane. Enfin, un synopsis vraiment réussi, il est se transparente, même de manière discrète, l'enjeu thématique de l'histoire. Pas juste qu'est ce qui se passe, mais un peu de quoi ça parle vraiment. Ce n'est pas obligatoire et il ne faut surtout pas que ça prenne le pas sur la clarté de l'intrigue, mais quand c'est bien fait, ça donne au synopsis une saveur, une identité qui le distingue un simple résumé mécanique. Bien, passons maintenant à des méthodes concrètes des façons de si prendre étape par étape pour construire un synopsis sans se perdre en cours de route. Première méthode, la règle des doncs est des mé. C'est une méthode popularisée, notamment par des scénaristes, mais qui s'applique très bien au synopsis romanesque. Le principe est simple, chaque événement de ton histoire doit s'enchaîner avec le précédent par un "donc" ou par un "mé". Jamais un simple et puis. Alors, c'est une façon de parler, il ne faut pas que ce soit systématiquement cémolat, mais en gros, le personnage découvre que son frère est endangé. Donc, il décide de partir à sa recherche, mais il n'a aucune piste, donc il se retourne vers une ancienne connaissance qu'il avait juré de ne jamais revoir. Mais cette dernière lui pose une condition qu'il refuse d'abord, etc. Tu vois le principe, chaque "donc" indique une conséquence logique, chaque "mé" indique un obstacle ou une complication. Si à un moment tu te surprends à écrire et puis, c'est le signal qui manque un lien de causalité entre les deux événements, et c'est souvent le signe qu'il faut soit ajouter ce lien, soit se demander si cet événement est vraiment nécessaire. Bon, bien sur la jeqarricature, dans la vraie vie, tu me trouverais des synonymes de "donc" et "mais" dans la construction de ta phrase notamment. Deuxième méthode, le synopsis en entonnoir ou méthode progressive. L'idée ici, c'est de commencer par résumer ton histoire en une seule phrase. Puis de développer cette phrase en un cours paragrafe, de trois à quatre phrases, en intégrant le personnage principal, sont désirs. L'obstacle centrale est l'engue, puis de développer ce paragrafe en une demi-page en y ajoutant l'élément des clencheurs et le point de bascule médian. Et enfin, de développer cette demi-page en une page complète en intégrant l'escalade, le point bas et la résolution. Troisième méthode, partir de la structure en 5 actes ou 5 points. Reprendre les 5 grandes étapes structurelles à savoir, élément des clencheurs, 1er point de bascule, point médian, point bas, climax, bref, 3 grandes parties en général et résolution, c'est-à-dire la situation d'arrivée. Écrire pour chacune de ces 5 étapes, un paragrafe de trois à cinq phrases. Une fois que tu as ces cinq paragrafe, il ne te reste plus qu'à l'éolien entre eux, avec des phrases de transition en veillant à respecter la règle des "donc" et des "mais" qu'on vient de voir. Et enfin, quatrième méthode, le test de "L'inconnu". Une fois que tu as une version de ton synopsis, fais-le lire à quelqu'un qui ne connaît absolument rien de ton histoire. Pas ta famille aux tes amis qui ont déjà entendu parler du projet mille fois, idéalement quelqu'un d'assez extérieure. Demand de lui, après lecture, de te raconter l'histoire dans ses propres mots. Les endroits où sa reformulation diverge de ce que tu as, vraiment, vous le dire, ou il lesite, ou il te pose des questions, ce sont précisément les zones de ton synopsis qui manquent de clarté. Maintenant, sa scorsa, oui, je sais, je pousse de bouchon. Mais bref, passons en revue quelques erreurs particulièrement fréquentes, histoire que tu puisses les repérer facilement dans les propres brouillons de synopsis. D'abord, petit règles techniques mais importantes, par convention, dans la plupart des cas, un synopsis sécrit au présent de narration, même si ton roman lui-même était cri au passé. Le personnage découvre pas le personnage à découver. Ou le personnage découvrit. Cette convention donne un sentiment d'immediateté et facilite la lecture. Ce n'est pas une réglue absolue égravé dans le marbre, selon tous les éditeurs, mais c'est l'usage largement dominant. Donc autant si conformé, sauf raison particulière. Ensuite, un piège très courant équipement tout le texte, c'est introduire trop de nom de personnage de lieu ou de concept spécifique à ton univers, entre peu de temps. Le lecteur d'un synopsis n'a pas le loisir contrairement au lecteur du roman de prendre son temps pour mémoriser qui équit. Une bonne réglampirique limite-toi aux personnages qui ont un rôle actif et déterminant dans la progression de l'intrigue principale. En outre, beaucoup de synopsis décrif parfaitement ce qui se passe, mais oublie de préciser pourquoi c'est important. Ce qui est en jeu, si le personnage est chou. Sans cet enjeu, clairement énoncé, même une succession d'événements bien reliés entre par des liens de causalité peut sembler plate parce que le lecteur ne ressent aucune tension, aucune urgence. Passons, maintenant, à l'erreur la plus fréquente de toutes, un synopsis dans la très grande majorité des cas ne devrait pas dépasser une à deux pages. Je te donne une idée de chiffre, je dirais, 1200 mots, grand max. Et parfois, des professionnels de l'édition préféreront une seule page, particulièrement dans ce efficace. Enfin, à l'inverse de l'erreur précédente, certains auteurs en essayant de rendre leur synopsis accrocheur tombent dans un tonte-trop publicitaire avec des formules toutes faites, des superlatives, des phrases d'accroche qui ressemblent à une bande d'annonce plutôt qu'à une synthèse narrative honnête. Je le répète, un synopsis n'est pas un texte de quatrième de couverture. Voilà, pour résumer cet épisode, il ne s'agit pas de tout raconter, mais de sélectionner les essentielles, le désir du personnage, les obstacles qui structuent réellement sa trajectoire, et une résolution raconté sans détour et compris la fin. Merci de m'avoir écouté, si ça t'a plu, n'hésite pas, commentez et alaïké, et si jamais tu es intéressé par notre offre d'accompagnement concernant ton projet d'écriture et ton rêve de voir ton livre publié, inscrite-toi sur la liste d'attente de devenir écrit d'un projet bestse-seller sur licar.fr/formation, c'est gratuit et sans engagement. On se retrouve très vite dans le prochain épisode. Si tu veux apprendre à écrire un roman de qualité professionnel et s'éduire les éditeurs, si tu veux qu'une équipe complète de professionnels t'accompagne dans ce projet, tu dois rejoindre devenir écrivain projet bestse-seller. C'est l'information la plus complète et individuelisée pour t'aider à concrétiser ton rêve d'écriture. Inscrite-toi sur licar.fr/formation, elle inca-res.fr/formation pour avoir toutes les informations. Beaucoup de nos anciens staviers réalisent actuellement leur rêve d'être écrivain professionnel, alors toi aussi rejoindez sur licar.fr/formation. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le synopsis est un exercice de synthèse complet, différent du pitch, du résumé de quatrième de couverture et du plan de préparation.
  2. Il est difficile à écrire car il expose les failles structurelles de l’intrigue, pousse à hiérarchiser les éléments et nécessite de raconter une histoire avec des liens de cause à effet, pas une simple liste d’événements.
  3. Un synopsis solide repose sur des briques essentielles
  4. Des méthodes concrètes existent
  5. Les erreurs courantes incluent trop de noms, un manque d’enjeu, un ton trop publicitaire, et une longueur excessive (idéalement 1 à 2 pages, max 1200 mots), avec une écriture au présent de narration.

Summary:

Cet épisode du podcast « Devenir Écrivain », animé par Lucie Castell, aborde la rédaction d’un synopsis, un exercice souvent redouté par les auteurs. Lucie commence par clarifier la confusion fréquente entre le synopsis, le pitch, le résumé de quatrième de couverture et le plan de préparation. Le synopsis est une synthèse complète de l’histoire, du début à la fin, incluant le dénouement, écrite de manière fluide et reflétant la structure causale des événements.

Elle explique ensuite pourquoi cet exercice est si difficile : il expose les failles de l’intrigue, pousse à hiérarchiser les éléments essentiels et évite la tentation de tout raconter, tout en gérant la difficulté d’évaluer sa propre distance par rapport à l’histoire. Pour construire un synopsis efficace, elle propose sept briques fondamentales : le désir du protagoniste, l’élément déclencheur, les obstacles et choix du personnage, le point de bascule médian, l’escalade et le point bas, le climax et la résolution, et le fil thématique. Elle présente aussi des méthodes pratiques, comme la règle des « donc » et des « mais », la méthode en entonnoir, la structure en cinq actes et le test de l’inconnu.

Enfin, elle liste les erreurs courantes : trop de noms, manque d’enjeu, ton publicitaire, longueur excessive, et recommande d’écrire au présent. L’épisode se conclut sur une invitation à rejoindre une formation pour les auteurs.

FAQs

Le pitch est une accroche de une ou deux phrases pour susciter la curiosité. Le résumé de quatrième de couverture est un texte marketing incomplet qui ne révèle pas la fin. Le synopsis, lui, est une synthèse complète de l'histoire, du début à la fin, incluant le dénouement, et doit refléter la structure causale.

C'est difficile parce que le synopsis expose les failles de l'intrigue en retirant le style et l'ambiance qui peuvent les masquer. Il oblige à hiérarchiser les éléments essentiels, à éviter de tout raconter, et à évaluer sa propre distance, ce qui est complexe quand on connaît déjà tout de son histoire.

Les briques essentielles incluent le protagoniste et son désir, l'élément déclencheur, les obstacles principaux et les choix du personnage, le point de bascule médian, l'escalade et le point bas, le climax et la résolution, et le fil thématique en filigrane.

Cette règle consiste à enchaîner chaque événement avec le précédent par un 'donc' (conséquence logique) ou un 'mais' (obstacle), jamais par un simple 'et puis'. Si vous écrivez 'et puis', c'est le signe qu'il manque un lien de causalité ou que l'événement n'est pas nécessaire.

Un synopsis ne devrait pas dépasser une à deux pages, soit environ 1200 mots grand maximum. Certains éditeurs préfèrent même une seule page, donc il faut viser la concision et la clarté.

Oui, absolument. Contrairement au résumé de quatrième de couverture, le synopsis doit révéler la fin sans suspense. Un éditeur ou un agent a besoin de savoir comment l'histoire se termine pour juger si la résolution est satisfaisante et cohérente.

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