Ep #292 - Préparer son roman : jusqu’où aller avant d’écrire ?
24m 16s
Dans cet épisode de "Devenir et Crévin", Lucie Castell aborde la question cruciale pour tout romancier : jusqu'où faut-il préparer son roman avant de se lancer ? Elle commence par poser le décor, soulignant que cette interrogation reflète notre rapport à l'incertitude et à la peur de l'échec. Deux archétypes s'opposent : l'architecte, qui planifie tout en détail, et le jardinier, qui improvise et découvre l'histoire en l'écrivant. Cependant, Lucie insiste sur le fait que cette opposition est trompeuse, car la majorité des auteurs se situent sur un spectre, adaptant leur méthode à chaque projet.
Elle énumère ensuite les bénéfices de la préparation : éviter le syndrome de la page 100, assurer la cohérence sur la longueur, gérer des intrigues complexes, réduire l'anxiété de la page blanche et diminuer le travail de réécriture. Mais elle met en garde contre les risques d'une sur-préparation : perte de spontanéité, rigidité face aux évolutions naturelles de l'histoire, et surtout la procrastination déguisée, où l'auteur se réfugie dans des activités de préparation pour éviter d'écrire réellement.
Enfin, elle propose un socle minimal utile : un pitch clair, des personnages définis par leurs désirs et blessures, les grandes étapes structurelles (déclencheur, bascule, point bas, climax), un thème central, et un univers uniquement si l'histoire en a besoin. L'objectif est de trouver un équilibre entre préparation et écriture, pour avancer sans se perdre ni se bloquer.
Vous écoutez le podcast de "Vin et Crévin" avec Lucie Castell et Pizaud de 92. Bienvenue sur "Devenir et Crévin". Le podcast pour démarrer et réussir votre carrière descrivants. Et maintenant, retrouvez votre animatrice Lucie Castell, Autrice publiée à l'International, Formatrice et Conférencière. Bonjour à toi, j'espère que tu vas bien et je suis ravie de te retrouver. Alors aujourd'hui, partons de la base toujours. Tu as une idée de romant qui te trocte dans la tête depuis trois semaines ou trois mois, un personnage, une situation départ, peut-être une fin qui te donne des frissons rien que dit pensée et là, deux voix sa fronte dans ta tête. La première te dit "fonce", ou un document vierge, écrit la première phrase et laisse l'histoire se révéler au fur et à mesure. C'est comme ça qu'on écrit, non? À l'instant. La seconde te dit "attend". Tu sais à peine comment ça se termine, tu n'as pas de fiche de personnage, tu ne sais pas d'enquête à l'ordre, on se déroule les événements, si tu commences maintenant, tu vas exploser au chapitre 5. Et toi, tu es planté là entre les deux sans savoir qui écouter. Et donc aujourd'hui, on va essayer de trancher, ou plutôt on va essayer de comprendre pourquoi cette question à savoir jusqu'au fautil préparer son roman n'a pas de réponse universelle. Mais quelle a une réponse pour toi? On va parler de préparation, de planification, d'improvisation et surtout, on va parler du piège qui guette tous les apprentis romanciés confondre, se préparer avec repousser le moment d'écrire. Installe-toi, prends un café ou un thé ou ce que tu veux, car on y va. Alors avant de rentrer dans le vide du sujet, posons le décor. Cette question, jusqu'au fautil préparer son roman, c'est probablement l'une des questions les plus posées dans tous les groupes d'écriture, tous les forums, toutes les communautés d'auteurs que tu peux trouver en ligne. Et c'est pas un hasard. Parce que c'est une question qui touche à quelque chose de très profond, notre rapport à l'incertitude, notre rapport au contrôle et finalement notre rapport à la peur. Parce que soyais honnête une seconde. Derrière combien de temps doigts je me préparais avant d'écrire, il y a souvent une autre question plus intime, comment je fais pour ne pas me planter, comment je fais pour ne pas perdre six mois de ma vie sur un projet qui va s'effondrer au milieu. Et cette peur, elle est légitime. Écrire un roman, c'est un projet long, ça peut prendre plusieurs mois voire parfois plusieurs années. Et l'idée de s'engager dans ce genre de projet sans filet, ça peut être compliqué. Alors, l'attentation, c'est de se dire si je prépare-toi à l'avance, dans le moindre état, je sécurise le projet. Je ne prends aucun risque. J'ai fait un plan, je le suis et j'arrive au bout. Le problème, c'est que ça ce n'est pas tout à fait vrai. Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui. On va parler de deux archetypes que tu as déjà peut-être croisés si tu traînes dans le milieu des critures, les ploteurs et les panseurs apprécient l'accents, c'est cadeau. Qui peut s'apparenter évidemment aux architectes et aux jardiniers? On va voir ce que chacun apporte, ce que chacun risque. On va parler des éléments qu'il est vraiment utile de préparer avant de se lancer. On va parler des méthodes concrètes que les auteurs utilisent et on va parler d'un sujet qui fâche à savoir comment la préparation peut devenir une magnifique excuse pour ne jamais écrire une seule ligne. Donc, d'abord, parlons des deux archetypes de remancier, l'architecte versus le jardinier. Le ploteur ou architecte, en gros chez nous, c'est l'auteur qui va construire un plan détaillé avant d'écrire le moins d'remaux du texte final. Il va savoir avant de commencer comment son histoire se termine. Il va souvent avoir des fiches de personnages complètes, un découpage chapitre par chapitre, parfois même un document qui fait plus de pages que le reman final. Je fais partie de cette catégorie, ça c'est moi. Le jardinier à l'inverse, c'est l'auteur qui se lance avec une idée de départ, un personnage, une situation, une ambiance et qui découvre l'histoire en l'écrivant. Il ne sait pas forcément comment ça va se terminer, il laisse les personnages le guider comme on dit souvent. Est-ce qui est intéressant, c'est que si tu regardes du côté des auteurs publiés, tu trouves des grands noms, des deux côtés? Stephen King par exemple est un jardinier assumé. Dans son livre sur l'écriture et écriture mémoire d'un métier, il explique qu'il ne planifie presque jamais ses romans. Il part d'une situation, souvent une situation qu'il appelle et si, et il laisse l'histoire se développer en écrivant. Pour lui, un plan trop rigide, tu la spontanéité et l'organicité du récit. Un inverse tu as des auteurs comme certains grands noms de la littérature de genre, du trilleur, de la fantaisie à l'univers complexe, qui eux ne peuvent absolument pas se permettre d'improviser. Quand tu as douce personnage, trois lignes temporelles, un système de magie avec des règles internes cohérentes, tu ne peux pas juste voir où ça va. Tu dois savoir où tu vas. Mais et c'est là que je venu en c'est tout de suite, cette opposition architecte contre jardinier, elle est un peu trompeuse. Parce qu'elle laisse penser qu'il y a deux camps, deux écoles et qu'il faudrait choisir son camp une bonne fois pour toute. En réalité, l'immense majorité des auteurs se citit quelque part sur un spectre. Il y a des deux grés de préparation. Tu peux très bien savoir la fin de ton histoire sans savoir comment tu y arrive. Tu peux avoir une structure en trois actes très claires mais découvrir les dialogues et les scènes au fur et à mesure. Tu peux préparer tes personnages en profondeur, mais laisser l'intrigue complètement ouverte. Et honnêtement, si je devais te donner un chiffre, je dirais que la majorité des auteurs professionnels que j'ai pu lire ou entendre sur le sujet, ce situ dans cette zone du milieu. Très peu sont des pures architectes à 100%. Très peu sont de pur jardinier à 100%. La plupart navigue entre les deux et surtout la plupart changent de méthodes d'un livre à l'autre en fonction du projet. Parce que oui, et cet un point important, la méthode qui te convient peut changer selon le livre que tu es écrit. Un roman très stucturé avec une intrigue policière complexe ou chacun dix doit être placé au bon endroit. Ça va probablement demander plus de préparation qu'un roman plus contemplatif, plus centré sur la voix et l'exploration intérieure d'un personnage. Alors avant d'aller plus loin, je te propose un petit exercice mental. Pense à la dernière fois où tu as commencé à écrire quelque chose, une nouvelle, un chapitre, même juste une scène, est-ce que tu savais où tu allais? Est-ce que tu as improvisé et surtout est-ce que ça t'as plutôt bloqué ou plutôt libéré? Là sont les questions. Bon maintenant qu'on a posé le décor, parlons concrètement des raisons pour lesquelles préparer son roman peut-être extrêmement utile parce que oui, il y en a. Raison numéro 1, évitez le fameux syndrome de la page 100. Si tu traînes sur les communautés et des critures, tu as sûrement déjà entendu parler de ce phénomène. Le syndrome de la page 100, parfois on dit la page 50 à dépend des gens, c'est ce moment où un auteur qui s'est lancé tête-baissez dans son roman, sans savoir où il allait, se retrouve complètement coincée. Il a écrit, s'empage, il a de l'énergie, du style, des personnages intéressants et il ne sait absolument plus quoi faire ensuite. L'histoire n'a nulle part ou allé. C'est un phénomène extrêmement courant chez les auteurs débutants. Et la raison, c'est que souvent, il manque de structures de fonds même minimales pour soutenir l'histoire sur la durée. On a une bonne idée de départ, on a de l'élan, mais on n'a pas de destination. Et sans destination, à un moment, on tourne en haut. La préparation même légère permet d'éviter ça. Savoir utuva, même de manière très générale, te donne une direction dans laquelle canalisez ton énergie des creatures. Comme j'ai dit souvent, ça te donne une boue seule. Raison numéro deux, la cohérence sur la longueur. Un roman c'est long. On parle de 60 000, 80 000, 120 000 mots parfois. Et sur une distance pareil, il est très facile de perdre le fil. Doublier qu'un personnage a les yeux verts, de lui donner les yeux bleus au chapitre 15, doublier qu'un personnage secondaire est censé être mort, de faire dire à quelqu'un une information qu'il n'est pas censé connaître à ce stade de l'histoire. La préparation, sous forme par exemple de fiche de personnage, de chronologie, de bibles d'universes et tuécrits de la fantaisie ou de la science-fiction, s'assaire de garde-fou. Ça te permet de garder une cohérence que ta mémoire seule sur plusieurs mois des creatures ne pourra pas garantir. Raison numéro trois, la gestion des intrigues complexes. Si ton roman a plusieurs lignes narratives qui s'entre croisent, plusieurs points de vue, une intrigue avec des révélations et des rebondissements qui doivent être plantés en amont pour fonctionner. Un twist par exemple, ça ne marche que si tu as se médes des indices avant de manière subtile. Alors là, l'impromisation pure ça devient très risqué. Tu ne peux pas se méder à un indice pour un rebondissement que tu n'as pas encore imaginé. C'est particulièrement vrai pour les gens comme le triller, le polar, la fantaisie avec un système de magie ou de pouvoir cohérent ou encore les récits avec des lignes temporelles multiples. Dans ces cas-là, une architecture pensée en amont n'est pas un luxe, c'est presque une nécessité technique. Raison numéro quatre, la gestion de l'enguase de la page blanche. Ça, c'est un aspect plus psychologique mais il est réel. Pour beaucoup d'auteurs, savoir qu'il y a un filet, un plan même saumère vers lequel sera crochet, les jours ou l'inspiration ne vient pas. Ça réduit énormément l'enguase liée à l'écriture. Les jours aute-tu et fatigué ou tu n'as pas dit des géniales, tu peux quand même avancer parce que tu sais ce qui doit se passer dans la scène du jour. Tu n'as à cas écrire par inventé en même temps. Raison numéro cinq, gagné du temps sur le jour.
la réécriture. Et celle-là, elle est souvent sous-estimée. Un roman écrit sans aucune structure va très souvent nécessiter une réécriture beaucoup plus lourde. Parce que l'histoire va partir dans toutes les directions, se rétracter, changer de cap et à l'arrivée, il va falloir retravailler énormément pour que tout tienne debout. Une préparation en amont, même légère, pu réduire drastiquement le travail de réécriture structurelle, même si elle ne l'élimine jamais complètement. Bon maintenant parlons de l'autre côté de la balance, parce que si préparer son roman à de vraie bénéfice, trop préparer aussi à de vrais risques. RISC que numéro 1 tuer la spontanée utée et la découverte. Beaucoup d'auteurs témoignent d'un phénomène assez fascinant quand ils préparent leur histoire dans un détail extrême, chaque scène, chaque dialogue, chaque robotissement, quelque chose se perd au moment de l'écriture réelle. L'histoire sur le papier de préparation était vivante, existante, mais au moment de l'écriture pour de vraie, elle devient presque mécanique. On a l'impression de recopier un plan plutôt que de créer. Et c'est un phénomène assez logique quand on y pense, une partie de la magie de l'écriture, c'est la découverte. C'est ce moment où un personnage dit quelque chose que tu n'avais pas prévu et que ça ouvre une nouvelle possibilité. C'est cette sensation de surprise qui nourrit souvent l'énergie d'écriture. Si tout est déjà décidé à l'avance dans le moindre détail, cette part de découverte disparaît et avec elle parfois l'envie-même décrit la scène. Rise que numéro 2, la rigidité passe à ce que l'histoire demande. Il y a une expression que beaucoup d'auteurs utilisent, un peu mystique en apparence, mais très concrète en pratique, l'histoire sait ce qu'elle veut. Ce que ça veut dire, c'est qu'en écrivant, on découvre souvent que certains éléments qu'on n'avaient pas prévu ne fonctionnent plus, une fois on est en immersion dans le récit. Un personnage secondaire qu'on avait prévu pour un petit rôle prend sous d'un une emplorine attendue, une intrigue secondaire s'avait plus intéressante que l'intrigue principale prévu, etc. Quand on a un plan trop rigide, trop détaillé, on attendance à vouloir le suivre coute que coute, parce qu'on a investi du temps dedans et parce qu'on a peur de perdre tout ce travail de préparation. Et ça peut mener à forcer l'histoire dans une direction qui ne lui correspond plus vraiment juste pour respecter le plan initial. Rise que numéro 3, la surplanification comme procrastination des guiseux. Et voilà, on y arrive. Et c'est le point que je voulais vraiment mettre en lumière aujourd'hui parce que je pense que c'est le piège le plus important. Préparez son moment, ça peut donner une sensation extrêmement gratifiant de productivité. Tu passes déshors à remplir des fiches de personnages, tu construis une carte de ton monde imaginaire, oui je vous vois les auteurs de fantaisie, tu crées un tableau ex-elle avec la chronologie de ton histoire sur trois générations, tu lis des dizaines d'articles sur comment structurer son roman, tu regardes des vidéos, tu suis des formations, tu achètes des logiciels de plan. Et objectivement tu as l'impression de travailler sur ton roman. Tu en parle même comme ça, je travaille sur mon roman en ce moment. Sauf que, et c'est là le problème, tu n'as pas écrit une seule ligne du texte final, pas une phrase, pas un mot. Ce phénomène dans la communauté des auteurs, on l'appelle parfois le Word Building Addiction. Pour ceux qui écritent de la fantaisie ou de la science fiction, mais ça s'applique aussi à tous les gens, c'est cette tendance à se réfugier dans la préparation et dans la recherche d'une organisation. Parce que ce sont des activités qui donnent un sentiment de progrès sans le risque associé à l'écriture réelle. Et pourquoi c'est plus confortable? Parce que quand tu remplis une fiche de personnage, tu as moins de risque de la rater. Il y a peu de mauvaises fiches de personnages surtout si tu as téléchargé celle de l'hika. Alors que quand tu écris une scène, là il y a un plus beau risque parce que c'est plus technique. Le risque, c'est qu'elle soit mauvaise. Le risque, c'est qu'elle ne rende pas justice à l'idée que tu avais en tête. Le risque de te confronter très concrètement à l'écart entre ce que tu imagine et ce que tu es capable de produire aujourd'hui avec ton niveau actuel. La préparation poussée à l'exès devient une façon très élégante, très socialement acceptable de repousser un définiment ce moment de confrontation avec la page blanche. On peut littéralement passer des années à préparer un roman qu'on n'écrira jamais. Alors comment tu sais tuer dans ce cas de figure? Facile? Pousse-toi ces questions. Est-ce que ça fait plus de deux ou trois mois que tu prépare ton roman sans avoir écrit le moindre chapitre? Est-ce que tu te surprends à ajouter des détails à ton univers ou à tes personnages qui n'auront honnêtement aucun impact visible dans le texte final? Juste pour le plaisir de connaître ton monde encore mieux. Est-ce que l'idée de commencer à écrire le texte final te procure une forme d'enguaces alors que l'idée de continuer à préparer te procure du confort? Est-ce que tu change régulièrement de méthodes de préparation, de logiciel, de techniques de plan sans jamais en arriver au bout et sans jamais commencer le texte? Si tu réponds oui à plusieurs de ces questions, ce n'est pas une catastrophe, je ne suis pas en train de te faire un procès, c'est juste un signal qui dit peut-être qu'il est temps d'arrêter de préparer et de commencer à écrire même imparfaitement et même avec un plan incomplé. Alors maintenant concrètement qu'est-ce qu'il est utile de préparer avant de se lancer? Je vais te donner ce que je considère selon la méthodologie de l'icar comme un socle minimal raisonnable, pas un maximum un minimum utile. Élément numéro 1 le concept ou le pitch avant toute chose tu dois pouvoir résumer ton histoire en deux ou trois phrases, pas dans le détail juste l'idée centrale, ce qui rend ton histoire unique et intéressante. Ce n'est pas simplement un exercice marketing pour plus tard, quand tu chercheras un éditeur, c'est un exercice de clarification pour toi-même. Si tu n'arrives pas à résumer ton concept en quelque phrase, c'est souvent le signe que le concept lui-même n'est pas encore assez clair dans ta tête et ça vaut le coup de prendre le temps de clarifier avant de te lancer dans 100 000 mots. Élément numéro 2 les personnages principaux en profondeur mais pas exhaustivement. Tu n'as pas besoin de remplir une fiche de 50 questions sur ton personnage principal incluant sa couleur préférée et le nom de son premier animal de compagnie, sauf si ça a un impact sur l'histoire bien entendu. Ce qui compte vraiment c'est de savoir qu'est-ce que ce personnage veut, conscientement, c'est son désir de surface, son objectif dans l'histoire, qu'est-ce que ce personnage a besoin plus profondément sans le savoir forcément, c'est souvent ça l'arc de transformation du personnage, quelle est sa blessure, sa peur fondamentale et ce qui le bloque. Et qu'est-ce qu'il empêche d'obtenir ce qu'il veut, les obstacles internes et externes? Si tu as des réponses clairs à ces quatre questions pour ton personnage principal, tu as déjà un sock extrêmement solide. Le reste, ses habitudes, son physique détaillé, son passé complet, peut souvent se découvrir en écrivant ou se préciser au fur et à mesure des besoins du récit. Et l'émant numéro 3, les grandes étapes de l'astructure. Là, je ne parle pas d'un découpage scène par scène. Je parle de connaître les trois ou quatre grands moments charnières de ton histoire. L'émant, des clencheurs, ce qui vient bousculer l'équilibre initial du personnage et le pouce dans l'histoire, le premier point de bascule ou le personnage s'engage véritablement dans son objectif sans retour en arrière possible, le milieu du roman, souvent un moment de bascule des enjeux ou quelque chose change de nature, le personnage passe d'une posture réactive à une posture plus active ou une nouvelle information rebale les cartes. Le point bas, ou tousembre perdu pour le personnage, et enfin le climax, la confrontation finale, ou se joue la résolution de l'enjeu principal. Connêtres et cinq points, même de manière assez générale, te donne une colonne vertebral. Entre ces points, tu peux très bien improviser, découvrir les scènes et laisser de la place à la surprise, mais avoir ces jalons, ça évite de te perdre complètement en cours de route. L'émant numéro 4, le thème ou l'idée centrale que tu explore. C'est un point que beaucoup d'auteurs débutants négliges et pourtant, c'est souvent ce qui donne une vraie cohérence, une vraie profondeur à un roman. Quelle est l'idée la question, la tension que ton histoire explore. Ça peut être quelque chose comme "Jusque ou peut-on aller pour protéger sa famille", ou "Le pardon est-il toujours possible", ou "Qu'est-ce qui définit vraiment le courage". Tu n'as pas besoin d'avoir une réponse définitive à cette question avant de commencer. D'ailleurs souvent, tu découvres d'approprier réponse en écrivant le livre, mais savoir quel question tu explore, ça t'aide à faire des choix cohérent tout au long de l'écriture. Ça devient une sorte de boussole thématique. L'élément numéro 5, l'univers uniquement dans la mesure où l'histoire en a besoin, et parfois ça fait peu. Si tu es cri un roman contemporain qui se passe dans une ville que tu connais bien, tu n'as pas besoin de construire un dossier de 50 pages sur ton cadre. Par contre, si tu es cri de la fantaisie avec un système de magie ou de la science fiction avec une technologie qui a des implications sociales, là oui, une préparation plus poussée et justifiée. Parce que la cohérence interne de ton univers va directement soutenir la crédibilité de ton histoire. La règle générale que je te propose, c'est prépare ton univers à la hauteur de ce que le lecteur va réellement voir et ressentir. Pas plus. Si un détail de ton univers n'apparaîtra jamais, même indirectement, dans le texte, ce n'est pas interdit de développer si ça te fait plaisir et que ça nourrit ton immersion en tant que tueur message que ce n'est pas indispensable pour l'histoire elle-même. Maintenant, revenons à la question initiale à savoir jusqu'au bout de la fois, faut-il préparer son roman?
avant de commencer et la réponse honnête après tout ce que je viens de te dire, c'est ça dépend de toi et ça dépend du projet. Mais je peux quand même te donner un cadre pratique pour t'aider à trouver ton point d'équilibre. D'abord, le test du blocage. Une façon de savoir si tu as suffisamment préparé, c'est de te poser cette question très concrète, est-ce que je sais ce qui doit se passer dans les trois ou quatre prochaines scènes que je vais écrire? Tu n'as pas besoin de toujours et systématiquement savoir comment se termine ton roman pour commencer à écrire, mais si tu ne sais pas ce qui va se passer dans les prochaines scènes, il y a de forte chance que tu te retrouves bloqués très vite. Un bon principe c'est d'avoir toujours une petite longueur d'avance sur ce que tu écris. Savoir où tu vas, dans l'immédiat, même si le loin t'inresse de flou. Ensuite, le test de l'ennui. Deuxième test est-ce que l'idée d'écrire la suite de ton histoire teccite? Ou est-ce que tu as l'impression de déjà tout connaître comme si le livre était déjà écris dans ta tête et que tu n'avais plus qu'à le recopier? Si c'est le cas, attention, tu risques d'avoir préparé trop en détail, au point d'avoir épuisé ton énergie créative à mon même de commencer le texte final. Le test de la procrastination. Troisième test est-ce que tu prépards depuis des mois sans avoir écrit une ligne? Si oui, il est probablement en d'arrêter de préparer et de te lancer même avec un plan imparfait. Et la règle du plan vivant. Et enfin, ton plan n'est pas un contrat. C'est une carte ou une bouceaule. Cette carte ou cette bouceaule t'aide à ne pas te perdre complètement, mais elle n'est pas le terrain lui-même et si en chemin, tu découvres un raccourci, une rivière qui n'était pas indiquée, un chemin plus beau que celui de prévu, tu as parfaitement le droit de t'écarté du plan. Je t'empris pour la métaphore filée. Beaucoup d'auteurs architecs, comme jardiniers, s'accords de finalement sur ce point, la préparation doit rester un outil au service de l'histoire. Jamais une prison qu'il empêche d'évoluer. Le plan, s'il existe, doit pouvoir changer en cours de route sans culpabilité, dès lors que l'histoire elle-même semble le demander. En conclusion, il n'y a pas de bonne réponse universelle à la question, jusqu'au bout il prépare son roman. Il y a des auteurs qui n'écrit jamais une ligne de plan et qui produisent des œuvres magistrales et il y a des auteurs qui préparent pendant des mois avec des documents de plusieurs centaines de pages et qui produisent également des œuvres magistrales. Ce qui compte ce n'est pas la quantité de préparation en il-même. C'est que cette préparation serve un objectif clair, te donner assez de direction pour ne pas te perdre sans jamais t'enlever la place nécessaire à la découverte, à la surprise et à la vie propre que prend une histoire quand on l'écrit vraiment. Et surtout, et c'est le message que je veux que tu gardes, la préparation ne doit jamais devenir un refuge contre la peur d'écrir. Un roman aussi préparé soit-il ne se termine jamais que d'une seule façon en l'écrivant, moi après-moi, scène après scène jusqu'au bout. Merci d'avoir écouté cet épisode, n'hésite pas à le commenter et le likez. Si jamais tu es intéressé par notre offre d'accompagnement de 10 semaines pour aller au bout de ton projet d'hérit, rendez-vous à l'écart.fr/formation.likart.li.ca/rues.fr/formation. C'est totalement gratuit et sans engagement. Et nous, on se retrouve dans le prochain épisode, d'ici là, prends soin de toi et surtout écrit. Si tu veux apprendre à écrire un roman de qualité professionnel et séduire les éditeurs, si tu veux qu'une équipe complète de professionnelle t'accompagne dans ce projet, tu dois rejoindre de venir écrivant projet bestseller. C'est la formation la plus complète et individuelisée pour t'aider à concrétiser ton rêve d'écriture. Un scritoire sur likart.fr/formation. L-I-C-A-R-E-S.fr/formation pour avoir toutes les informations. Beaucoup de nos anciens staviers réalisent actuellement leur rêve d'être écrivant professionnel. Alors toi aussi, rejoindez sur likart.fr/formation. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
La question de la préparation d'un roman n'a pas de réponse universelle ; elle dépend de l'auteur et du projet.
Deux archétypes existent
Préparer aide à éviter le syndrome de la page 100, à maintenir la cohérence, à gérer les intrigues complexes, à réduire l'anxiété et à gagner du temps en réécriture.
Trop préparer peut tuer la spontanéité, rigidifier l'histoire et devenir une forme de procrastination déguisée.
Un socle minimal utile inclut
Summary:
Dans cet épisode de "Devenir et Crévin", Lucie Castell aborde la question cruciale pour tout romancier : jusqu'où faut-il préparer son roman avant de se lancer ? Elle commence par poser le décor, soulignant que cette interrogation reflète notre rapport à l'incertitude et à la peur de l'échec. Deux archétypes s'opposent : l'architecte, qui planifie tout en détail, et le jardinier, qui improvise et découvre l'histoire en l'écrivant. Cependant, Lucie insiste sur le fait que cette opposition est trompeuse, car la majorité des auteurs se situent sur un spectre, adaptant leur méthode à chaque projet.
Elle énumère ensuite les bénéfices de la préparation : éviter le syndrome de la page 100, assurer la cohérence sur la longueur, gérer des intrigues complexes, réduire l'anxiété de la page blanche et diminuer le travail de réécriture. Mais elle met en garde contre les risques d'une sur-préparation : perte de spontanéité, rigidité face aux évolutions naturelles de l'histoire, et surtout la procrastination déguisée, où l'auteur se réfugie dans des activités de préparation pour éviter d'écrire réellement.
Enfin, elle propose un socle minimal utile : un pitch clair, des personnages définis par leurs désirs et blessures, les grandes étapes structurelles (déclencheur, bascule, point bas, climax), un thème central, et un univers uniquement si l'histoire en a besoin. L'objectif est de trouver un équilibre entre préparation et écriture, pour avancer sans se perdre ni se bloquer.
FAQs
Il n'y a pas de réponse universelle. La préparation dépend de votre style et du projet. Certains auteurs préfèrent un plan détaillé, d'autres improvisent, mais la plupart se situent entre les deux.
C'est le moment où un auteur qui s'est lancé sans savoir où il va se retrouve coincé, sans direction. Une préparation minimale, comme connaître les grandes étapes de l'histoire, aide à l'éviter.
Trop préparer peut tuer la spontanéité, rendre l'écriture mécanique et rigidifier l'histoire. Cela peut aussi devenir une excuse pour repousser le moment d'écrire, un piège de procrastination.
Un socle minimal utile comprend le concept en deux ou trois phrases, les personnages principaux (désirs, besoins, blessures, obstacles), les grandes étapes de la structure, le thème et l'univers si nécessaire.
Si vous préparez depuis plus de deux ou trois mois sans écrire un chapitre, que vous ajoutez des détails inutiles, ou que préparer vous rassure alors qu'écrire vous angoisse, c'est un signal. Il est temps de commencer à écrire.
L'architecte planifie tout en détail avant d'écrire, tandis que le jardinier découvre l'histoire en l'écrivant. La plupart des auteurs se situent entre ces deux extrêmes.
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