Go back

Ep #268 - Refus et critiques : comment continuer à écrire

10m 31s

Ep #268 - Refus et critiques : comment continuer à écrire

Cet épisode du podcast "Devenir Écrivain" aborde la gestion des refus, critiques et rejets, une étape inévitable pour tout auteur. L'animatrice explique d'abord pourquoi ces expériences sont si blessantes : elles réactivent des blessures liées au besoin de reconnaissance, à la peur de ne pas être à la hauteur et au sentiment d'être intrus. Ces réactions sont souvent ancrées dans l'enfance et l'éducation. Cependant, il est essentiel de comprendre qu'un refus n'est pas un verdict sur la valeur de l'auteur, mais simplement l'avis d'une personne à un moment donné. La parole de l'autre ne définit pas l'écrivain. Après avoir accueilli l'émotion (tristesse, colère), il faut éviter de généraliser et revenir à son "pourquoi" : pourquoi écrit-on ? L'étape suivante consiste à filtrer les critiques : garder ce qui est constructif et jeter le reste. S'entourer de soutien et relire ses propres textes dont on est fier aide à se reconnecter à sa voix. Enfin, chaque refus peut devenir un tremplin en se posant des questions sur ce qu'il a appris sur soi et sur sa résilience. L'animatrice partage son expérience personnelle d'une lettre de refus insultante, soulignant que continuer malgré la douleur est la seule véritable victoire. L'épisode se conclut sur une invitation à persévérer, car l'auteur est bien plus que ses refus.

Transcription

1662 Words, 9438 Characters

French
Vous écoutez le podcast de Vyricrivins avec Lucicastel épisode 268. Bienvenue sur De Venir Écrivins, le podcast pour démarrer et réussir votre carrière d'écrivins. Et maintenant, retrouvez votre animatrice Lucicastel, Autrice publiée à l'International, Formatrice et Conférencière. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. J'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui fait mal, mais qu'on traverse tous un moment ou un autre à savoir le refus, la critique, le rejet. Peut-être que tu as envoyé ton manuscrit à une maison d'édition et tu as reçu un nom. Peut-être que tu as eu une chronique négative, voire très négative ou juste une remarque blessante de quelqu'un à qui tu as vécu aux et montrer ton texte. Bref, si c'est le cas, tu es au bon endroit. Parce que quand nous sommes confrontés à ça, on s'effondre un peu, on doute. On se demande si ça vaut encore la peine. Ou alors, tu as déjà réussi à faire le travail de coupure entre le roman et toi et que la vie des autres doit rester à sa juste place à savoir dans la bouche de l'autre. Et dans ce cas, je t'en félicite vraiment, moi, il m'a fallu beaucoup d'années, et pour le faire. Donc pour ceux pour qui c'est encore compliqué, on va travailler un peu dessus. Je peux te dire tout de suite que tu n'es pas le seul que ça touche et que ça blesse, mais tu peux apprendre à rebondir et à transformer la douleur en force. Dans cet épisode, on va voir pourquoi ces refus font similes, comment ne pas laisser définir ta valeur et surtout comment utiliser cette expérience pour grandir sans te briser. Alors d'abord, pourquoi ça fait si mal? Un refus ou une critique se n'est jamais juste rien personnel? Quand tu es cri, tu te exposes, tu mets une part de toi sur la page. Alors quand on dit non, ou pire, ce n'est pas assez bon, ou alors carrément, c'est nul, oui, ça arrive, ça touche à ton identité. Tu le prends évidemment, personnellement. C'est comme si quelqu'un te disait, tu n'es pas légitime. Et souvent, ça réactif plein de vieilles blessures alors qu'il varie selon la manière dont on égose et construit. Par exemple, le besoin d'être reconnu. Si ton besoin de reconnaissance est bas, tu vas continuer à le chercher ce que tu identifie comme des preuves de reconnaissance. Alors tu vas confier ces preuves à des tiers qui vont te donner une série de messages émotionnels sous forme de retour et ces messages émotionnels vont avoir un impact direct sur ton aspect de reconnaissance. Plus celui-ci est bas, plus le filtre des messages émotionnels ne se fera pas et plus tu seras perméable aux critiques qui pourront parfois te mettre plus bas que terre. Ensuite, il y a la peur de ne pas être à la hauteur. Là, ça touche à ton esthine de toi qui là aussi dépend de la manière dont on égose et construit. Si on ne t'a jamais trop regardé, si on ne t'a jamais beaucoup félicité et que l'indifférence de tes figures parantal ou d'autorité dont plutôt suilit toute ton enfance, ou si au contraire l'exigence était demi, ils aient ont te poussé à chaque fois à viser l'excellence et rien d'autre. Alors tu peux grandir en développant une force de ne pas être à la hauteur. Et ne pas être à la hauteur signifie ne pas être aimable. Donc tout ce que tu identifie comme des échecs vient taper sur cette crainte. Enfin, il y a le sentiment d'être entre ou passé. Là, ça touche à ton aspect aimable. Si durant ton enfance et ton adolescence, on t'a fait comprendre qu'il ne fallait pas faire trop de bruit ou pas trop de problème, alors tu risques de développer cette peur de trop te faire remarquer. Parce que te faire remarquer et qu'il vaut à une mauvaise chose. Or, si on te dit qu'on n'a pas aimé, c'est une façon de te distinguer, même même si pour toi, c'est en mal. On met un focus sur ton roman. Et comme tu as du mal à rompre le lien entre ton récie et toi, tu le prends évidemment personnellement. Mais il faut faire attention et remettre la cathédrale au milieu du micro-village. Un reçu, ce n'est pas un verdict. Ce n'est pas la vérité. C'est juste une perception à un instant T d'une personne. Et c'est ça qu'il faut retenir. La parole de l'autre ne peut pas te définir. L'autre ne peut pas avoir ce genre de pouvoir. Il ne pratique pas la sorcellerie, c'est juste une parole qui lui appartient et qui est le fruit de sa propre histoire et l'expression de son propre égo. En d'autres termes, la parole de l'autre dit quelque chose de cette personne, elle ne dit rien de toi. Cependant, tout ça sur le papier, c'est bien beau, mais tu as le droit d'avoir mal. On en revient toujours au rebéner résultat le diagnostic. Quand quelque chose te touche, ce n'est pas un ordain. Car ça vient taper quelque chose chez toi et activer une faille narcissique. Et donc, il va falloir identifier ce que ça réveille. Quand tu reçois un nom, une critique, un commentaire dure, prends un moment et respire. Donc, pose-toi ces questions. Est-ce que ça me blesse parce que c'est vrai ou parce que ça réactive quelque chose de plus ancien? Est-ce que je confond la valeur de mon texte avec ma valeur personnelle? Est-ce que je m'accorde le droit à l'imperfection ou est-ce que j'attends d'être irréprochable pour être aimé? Ce travail d'introspection est essentiel, parce que plus tu comprends ce que la critique touche en toi, plus tu reviens maître de ta réaction. Et il est important de comprendre ce que le refus ne dit pas. Il ne dit pas que tu es un mauvais écrivain, que ton texte est nul, que tu ne dois plus jamais écrire. Ce refus dit simplement, ce texte-là, à ce moment-là, pour cette personne-là, ce n'est pas ce qu'elle recherche. Et tu sais quoi, même les auteurs que tu admis ont été refusés, souvent plusieurs fois et parfois de façon très humiliante. Mais ils ont continué parce qu'ils savaient que le seul vrai échec ce n'est pas d'être refusé, c'était de s'arrêter là. Alors comment rebondir concrètement? Comment tu te relèves? D'abord, accueille l'émotion. Tu as le droit d'être triste, déçu, en colère. Laisse passer la vague et crie l'acitue peu, pleure par la quelqu'un, mais ne l'étouffe pas. Il ne faut jamais nier l'émotion ou l'étouffer par des actions compensatoires, parce que l'émotion est justement là pour te permettre de trouver la solution ou problème. Un moment pour que la peine sesse, tu vas mettre en place des choses. D'abord, ne généralise pas. Un refus égal un refus. Ce n'est pas personne ne m'aimera jamais. Remez-le dans son contexte des records. Ensuite, reviens à ton pourquoi. Pourquoi tu es crie? Pour être aimé, validé, ou pour dire quelque chose, crée à un monde, touché à un lecteur même un seul. Revenir au pourquoi c'est de ressentrer et faire terre le bruit extérieur. Reconnecte-toi à ton feu créatif, oui, je suis un auteur ou une autrice. Ensuite, tire-ce qui est utile et jette le reste. Si la critique est constructive, note ce que tu peux retravailler. Mais si c'est juste gratuit ou méprisant, poubelle, tu n'as pas à tout prendre. Enfin, en tourtoi bien, ne reste pas seul, parle avec d'autres auteurs, demande des retours bienveillants, cherchent du soutien, pas du jugement. Bonneuse, relis un texte que tu aimes de toi. Un texte que tu as écrit et dont tu es fier, n'est n'importe grave. Pour te rappeler que tu sais faire que tu as une voix. Alors la question, c'est comment ensuite faire de la critique un levier de progression. Quand tu es prêt, tu peux transformer ce moment difficile en tremplin. Pousse-toi à nouveau d'autres questions. Qu'est-ce que j'ai appris sur moi à travers ce refus? Qu'est-ce que je veux changer? Qu'est-ce que je veux garder? Qu'est-ce que ce moment me montre de ma propre résilience? Le fait de réfléchir au réponse à ces questions va te permettre de progresser. Tu peux même noter quelque part, je me suis pris un refus, j'ai pleuré, j'ai douté et j'ai continué. Personnellement, c'est ce que je me suis dit quand j'ai pris une lettre de quatre pages de refus et d'insultes, sans exagérer, on m'a dit à ce stade il faut repasser votre bac à la première maison d'édition à qui j'ai envoyé mon manuscrit. J'ai pleuré un moment mais quand j'ai survécu bien après coup, oui j'ai une période de coma, il m'arrive d'y repenser. Parce que ce n'est pas facile de se relever après ce genre de commentaire. Bon alors depuis la maison d'édition a fait faillite, clairement ça aide. Et rien que ça, c'est une victoire. Et surtout, rappelle-toi, tu n'es pas ton manuscrit, tu es plus que ton dernier retour, et tu es encore tellement de choses à écrire. Continu, même quand c'est dur. Parce que tu es en train de construire quelque chose de vrai. Merci d'avoir écouté, si tu penses que cet épisode peut inspirer d'autres auteurs autour de toi, n'hésite pas à lui partager ce podcast et aussi bien sûr à le commenter. Et moi je te dis à très vite pour un nouvel épisode de podcast. Si tu veux apprendre à écrire un roman de qualité professionnel et séduire les éditeurs, si tu veux qu'une équipe complète de professionnels t'accompagne dans ce projet, tu dois rejoindre, devenir écrivain, projet bestseller. C'est la formation la plus complète et individuelisée pour t'aider à concrétiser ton rêve d'écriture. un scritoit sur licar.fr/formation L-I-C-A-R-E-S.fr/formation pour avoir toutes les informations. Beaucoup de nos anciens staviers réalisent actuellement leur rêve d'être écrivain professionnel. Alors toi aussi, rejoindez sur licar.fr/formation. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le rejet et les critiques sont douloureux car ils touchent à l'identité, à la reconnaissance et à l'estime de soi.
  2. Il est crucial de distinguer la valeur du texte de la valeur personnelle, et de comprendre que le refus n'est qu'une perception subjective à un instant T.
  3. Pour rebondir, il faut accueillir l'émotion, ne pas généraliser, revenir à sa motivation profonde, filtrer les critiques utiles et chercher du soutien.
  4. Transformer la critique en levier de progression passe par l'introspection et la résilience, en se rappelant que l'échec n'est que l'arrêt de l'écriture.

Summary:

Cet épisode du podcast "Devenir Écrivain" aborde la gestion des refus, critiques et rejets, une étape inévitable pour tout auteur. L'animatrice explique d'abord pourquoi ces expériences sont si blessantes : elles réactivent des blessures liées au besoin de reconnaissance, à la peur de ne pas être à la hauteur et au sentiment d'être intrus. Ces réactions sont souvent ancrées dans l'enfance et l'éducation.

Cependant, il est essentiel de comprendre qu'un refus n'est pas un verdict sur la valeur de l'auteur, mais simplement l'avis d'une personne à un moment donné. La parole de l'autre ne définit pas l'écrivain. Après avoir accueilli l'émotion (tristesse, colère), il faut éviter de généraliser et revenir à son "pourquoi" : pourquoi écrit-on ?

L'étape suivante consiste à filtrer les critiques : garder ce qui est constructif et jeter le reste. S'entourer de soutien et relire ses propres textes dont on est fier aide à se reconnecter à sa voix. Enfin, chaque refus peut devenir un tremplin en se posant des questions sur ce qu'il a appris sur soi et sur sa résilience.

L'animatrice partage son expérience personnelle d'une lettre de refus insultante, soulignant que continuer malgré la douleur est la seule véritable victoire. L'épisode se conclut sur une invitation à persévérer, car l'auteur est bien plus que ses refus.

FAQs

Accueillez d'abord l'émotion, puis ne généralisez pas : un refus n'est qu'un avis à un instant T. Revenez à votre pourquoi et tirez ce qui est utile de la critique, en jetant le reste.

Cela touche à votre identité car vous exposez une part de vous-même, réactivant des blessures comme le besoin de reconnaissance ou la peur de ne pas être à la hauteur.

Prenez un moment pour respirer, posez-vous des questions sur ce que cela réveille en vous, puis reconnectez-vous à votre feu créatif et cherchez du soutien auprès d'autres auteurs.

Réfléchissez à ce que vous avez appris sur vous-même, ce que vous voulez changer ou garder, et notez votre résilience pour progresser.

Non, un refus dit simplement que ce texte, à ce moment, pour cette personne, ne correspond pas à sa recherche. Ce n'est pas un verdict sur votre valeur.

Rappelez-vous que la parole de l'autre reflète son propre égo et non votre valeur. Faites le travail de couper le lien entre votre texte et vous-même.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.