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Ep #264 - Comment écrire quand on ne va pas bien ?

9m 27s

Ep #264 - Comment écrire quand on ne va pas bien ?

Dans cet épisode du podcast Devenir Écrivins, Lucicastel aborde un sujet intime et crucial : comment continuer à écrire lorsque la santé mentale est fragile, que ce soit à cause de l’anxiété, de la dépression ou du stress. Elle insiste sur le fait que la souffrance n’est pas une condition nécessaire à la création, mais que l’écriture peut devenir un refuge si elle n’est pas transformée en pression supplémentaire. L’autrice, elle-même atteinte de bipolarité, identifie plusieurs pièges épuisants : forcer l’écriture quotidienne, se comparer aux autres, utiliser l’écriture comme thérapie sans filet de sécurité, et oublier les besoins physiques. Pour y remédier, elle propose des stratégies bienveillantes : écrire une seule phrase par jour, faire des sessions de dix minutes, créer un rituel apaisant, écrire pour soi sans enjeu, et ne pas interrompre l’écriture plus de deux jours pour éviter de perdre le fil. Elle encourage aussi à raviver la passion en relisant ses propres textes ou des œuvres inspirantes. L’essentiel est de se rappeler qu’on a le droit d’écrire à son rythme, sans performance, et que la fragilité peut enrichir l’écriture. L’épisode se conclut par un exercice de douceur : prendre soin de soi et promettre de revenir à l’écriture le lendemain, sans se brûler les ailes.

Transcription

1396 Words, 8121 Characters

French
Vous écoutez le podcast de Vyricrivins avec Lucicastel épisode 244. Bienvenue sur De Venir Écrivins, le podcast pour démarrer et réussir votre carrière d'écrivins. Et maintenant, retrouvez votre animatrice Lucicastel, Autrice publiée à l'International, Formatrice et Conférencière. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast en ce jour un peu spécial. J'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un sujet qui me tient profondément à cœur. Un sujet dont on parle encore trop peu dans le monde de l'écriture, c'est comment continuer à écrire quand on a une santé mentale fragile, quand l'anxiété, la fatigue mentale, la dépression ou le stress sont là. Est-ce qu'on peut encore créer comment à quelle rythme est surtout censée puiser? C'est un épisode qui me touche particulièrement puisque tu le saisges n'en n'est jamais fait dans ce crêche, je suis atteinte de bipolarité, et je sais donc à quel point le métier d'auteur et la santé mentale ne font parfois pas très bon ménage. Et il faut en parler cette importante pour que la question de cette santé mentale soit de moins en moins tabou et surtout quand elle a un impact sur notre travail. Alors peut-être que toi aussi tu es déo et débat émotionnel, peut-être que tu traverses une période difficile, ou peut-être que tu as juste besoin qu'on te dise aujourd'hui que tu as le droit d'écrire à ta manière, sans violence, sans pression, sans devoir te sacrifier. Dans cet épisode, je vais te partager pourquoi c'est parfois si difficile d'écrire quand on va mal, les pièges a éviter et surtout des stratégies concrètes et bienveillantes pour continuer à écrire sans te brûler les ailes. Si ce thème importante parle, alors n'hésite pas à partager et à commenter. Alors c'est parti tout en douceur. Tout d'abord, l'écriture et la santé mentale, c'est un équilibre fragile, très fragile. On a tous déjà entendu cette phrase, les artistes sont des êtres torturés, la souffrance, sa nourrit l'inspiration. Mais tu sais quoi? C'est faux et c'est dangereux. Oui, nos émotions, nos douleurs, nos vécues difficiles peuvent nourrir des textes puissants, mais tu n'as pas besoin d'aller mal pour être un bon auteur. Tu n'as pas besoin de tabimer pour créer quelque chose de vrai. Quand un santé mentale est fragile, il y a des jours où se levait et déjà un effort, où écrire une ligne te coûte toute ton énergie, et où l'idée même de te confronter à ta page te submerge. Et pourtant, l'écriture peut être aussi un refuge, un espace de respiration, une boucle seule. Tout en jeu, c'est de ne pas la transformer en charge supplémentaire et de trouver un rythme respectueux de toi. Et puis, il y a un autre problème, et je suis bien placé pour temps parler quand tu es un auteur publié, tu as des deadlines à respecter. Et les deadlines, elles sont fiches de ta santé mentale. Que j'ai des phases hautes où je peux écrire énormément ou des phases basse ou plus rien ne sort, elles sont fiches complètement. Je dois livrer à temps. Du coup, je me suis concocté un petit programme que je partage avec toi et qui j'espère pour attaider. Tout d'abord, les pièges qui épuisent. Quand on est fragilisé, on tombe souvent dans des réflexes qui nous éloignent encore plus de l'écriture, ou qui nous abîment sans qu'on s'en rentre compte. Le premier piège, c'est vouloir forcer à tout prix. Tu crois que tu dois écrire tous les jours coute que coute. Tu culpabilises dès que tu ne tiens pas ton planigne, mais forcés dans le dur, ça t'épuise et ça peut te découter de l'écriture. Le deuxième, c'est la comparaison. Tu vois d'autres auteurs publiés, avancés, écrire trois mille mots par jour et toi tu te sens nul, orta et unitile. Mais taroutes n'est pas l'aleur et leur énergie n'est pas la tienne. Le troisième, c'est l'écriture thérapeutique sans protection. Écrire sur tes douleurs, tes tromades, tes angoisses, peut faire du bien, mais aussi rouvrir tes blessures si tu n'as pas de cadre solide autour de toi. Il faut absolument des filets de sécurité. Et enfin, le plus incidieux oubliez ton corps. Tu passes des heures dans ta tête, sur ton texte et tu oublies demander correctement de boire comme il faut ou de marcher pour ta érité. Alors maintenant, parlons concret. Voici des stratégies toutes simples à adapter à ton quotidien pour continuer à écrire avec soin et respect. Un, l'arrêt de du minimum, mais quand même là. Tu n'as pas besoin d'écrire un chapitre, parfois. Une phrase, c'est déjà énorme. Autoristois, à faire petit parce que petit, c'est déjà écrire. Deux, les sessions courtenent, mais un minuteur de 10 minutes, écrits sans pression et sans objectif. Quand sa sonne, stop, respire. Et tire-toi, voire à Verdou. Trois, créent un rituel de douleur. Allume une bougie, mais une musique à pésente, prend une tasse de thé ou de café ou dans mon cas de capoutino. Faites de ton espace d'écriture un endroit sécurisant et réconfortant. Quatre, écrits pour toi. Tu peux mettre ton roman en pause et écrire juste pour toi. Dans un journal, une lettre, un poem n'importe quoi qui te fait plaisir. Tu reviens à une écriture intime, libre et sans enjeu. L'essentiel est de ne pas rompre le lien avec l'écriture, si tu fais une vraie coupure, tu prends le risque de mettre des semaines voire des mois à pouvoir reprendre. Alors, si tu n'as pas encore de publication, ça n'a pas de graves incidences. Sauf si toi, tu t'es mis un challenge. Mais si tu es publié, c'est quelque chose qu'il faut absolument éviter. 5. Allez, parce que je suis sympa aujourd'hui, si tu dois faire une réponse, je t'accord de deux jours maximum, une semaine à tout casser et après. En douceur, tu t'obliges à reprendre, un peu d'abord, puis augmenter le volume petit à petit. Offre-toi le droit de ne pas écrire. Maintenant, rallumons le feu sacré. Quand on est épuisé, on perd parfois le goût d'écrit. On se dit, si c'était fini. Mais souvent, ce n'est pas la passion qui s'est éteinte, c'est toi qui est fatigué. Donc, surtout dans ces moments-là, ne te dis pas et si j'avais perdu le mot de jô. Et si je ne pouvais plus jamais écrire. Si tu veux doucement allumer la flamme, et c'est ça. Reliez un texte que tu as aimé écrire. Souviens-toi de ce que tu as ressenti cette fierté, ce frisson. Reliez un auteur qui te fait du bien, un livre d'oudou, un roman qui te rappelle pourquoi tu aimes les histoires. Et pose-toi cette question, si je n'avais aucune pression, aucune attente, qu'est-ce que j'écrireai. Tu verras ta voix n'est jamais très loin. Elle attend juste que tu les coûtes sans exigence. Enfin, tu as le droit d'écrire à ta manière. Je veux te le retirer très simplement. Tu n'as rien à prouver. Tu n'as pas besoin d'être rapide, productif ou performant tout le temps. Tu fais un écrivain, même quand tu doutes et même quand tu vas mal. Ton écriture n'est pas moins valable parce qu'elle avance lentement. Et tu sais quoi, ta fragilité, ton vécu, ta sincérité, c'est peut-être justement ce qui rendra ton écriture si précieuse. Avant qu'on skite, je te propose un petit exercice très doux, faïne sieste, voie un thé, écoute de la musique et promettoie de revenir demain. Parce que tu as le droit d'écrire sans te cramer. Voilà, j'espère que cet épisode aura inspiré si tu connais un auteur qui est dans cet état en ce moment, partage-lui cet épisode et commente. Quant à moi, et tu sais si tu me suis à quel point cette période compte, je souhaite à tout ce qui le fait et à tout ce qui le peuvent, un joyeux noël et à très vite pour un nouvel épisode de podcast. Si tu veux apprendre à écrire un roman de qualité professionnel et séduire les éditeurs, si tu veux qu'une équipe complète de professionnels t'accompagne dans ce projet, tu dois rejoindre, devenir écrivain, projet bestse-seller. C'est la formation la plus complète et individualisée pour t'aider à concrétiser ton rêve d'écriture. Un scritoire sur licar.fr/formation L-I-C-A-R-E-S. Pointfr/Formation pour avoir toutes les informations. Beaucoup de nos anciens stagiaires réalises actuellement leur rêve d'être écrivain professionnel alors toi aussi rejoint les sur licar.fr/Formation. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. - L’équilibre entre écriture et santé mentale est fragile, et l’idée que la souffrance est nécessaire pour créer est fausse et dangereuse. - Les pièges à éviter : forcer l’écriture, se comparer aux autres, utiliser l’écriture comme thérapie sans protection, et négliger son corps. - Stratégies concrètes : écrire peu (une phrase suffit), utiliser des sessions courtes (10 minutes), créer un rituel réconfortant, écrire pour soi sans pression, et limiter les pauses à deux jours maximum. - Pour raviver la passion, relire ses textes aimés ou des livres qui font du bien, et se demander ce qu’on écrirait sans attentes. - Il est essentiel de s’accorder le droit d’écrire à son rythme, sans exigence de performance, et de prendre soin de soi pour ne pas s’épuiser.

Summary:

Dans cet épisode du podcast Devenir Écrivins, Lucicastel aborde un sujet intime et crucial : comment continuer à écrire lorsque la santé mentale est fragile, que ce soit à cause de l’anxiété, de la dépression ou du stress. Elle insiste sur le fait que la souffrance n’est pas une condition nécessaire à la création, mais que l’écriture peut devenir un refuge si elle n’est pas transformée en pression supplémentaire. L’autrice, elle-même atteinte de bipolarité, identifie plusieurs pièges épuisants : forcer l’écriture quotidienne, se comparer aux autres, utiliser l’écriture comme thérapie sans filet de sécurité, et oublier les besoins physiques.

Pour y remédier, elle propose des stratégies bienveillantes : écrire une seule phrase par jour, faire des sessions de dix minutes, créer un rituel apaisant, écrire pour soi sans enjeu, et ne pas interrompre l’écriture plus de deux jours pour éviter de perdre le fil. Elle encourage aussi à raviver la passion en relisant ses propres textes ou des œuvres inspirantes. L’essentiel est de se rappeler qu’on a le droit d’écrire à son rythme, sans performance, et que la fragilité peut enrichir l’écriture.

L’épisode se conclut par un exercice de douceur : prendre soin de soi et promettre de revenir à l’écriture le lendemain, sans se brûler les ailes.

FAQs

Il est possible d'écrire en adaptant son rythme, en évitant de forcer et en utilisant des stratégies comme des sessions courtes de 10 minutes ou l'écriture pour soi, sans pression.

Les pièges incluent forcer à tout prix, se comparer aux autres, utiliser l'écriture thérapeutique sans protection, et oublier son corps.

Il faut éviter les coupures longues ; en cas d'arrêt, limitez-le à deux jours ou une semaine maximum, puis reprenez doucement en augmentant le volume progressivement.

Fixez un minimum réalisable (une phrase suffit), utilisez un minuteur de 10 minutes, créez un rituel de douceur, et écrivez pour vous sans enjeu.

Relisez un texte que vous aimez ou un livre réconfortant, et demandez-vous ce que vous écririez sans pression pour retrouver votre voix.

Non, c'est un mythe dangereux. Vos émotions peuvent nourrir vos textes, mais vous n'avez pas besoin de souffrir pour créer quelque chose de vrai.

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