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Ep.11 - Flo Bastien - Daily Freeski Podcast

97m 6s

Ep.11 - Flo Bastien - Daily Freeski Podcast

Florent Bastien, skieur originaire de Tignes, retrace son parcours depuis ses débuts en ski alpin en club jusqu'à sa découverte du freestyle à l'âge de dix ans lors de la tournée Salomon 1080. Il évoque ses rencontres déterminantes avec Julien Lange et Léo Taillefer, avec qui il forme le collectif Gypsy Feline. Ensemble, ils produisent plusieurs films, d'abord amateurs comme Sarek et Feelings, puis plus professionnels avec Taz, Moonshine, Udo et Cruise Control, qui marquent l'apogée et la fin de l'aventure collective. Florent revient également sur sa carrière de skieur sponsorisé, d'abord chez Apo puis chez Corrupt, une marque emblématique de l'époque, avant de rejoindre Black Crows en 2013. Chez Black Crows, il passe progressivement d'athlète à Sports Marketing Manager, gérant les relations avec les riders et les projets marketing. En novembre 2025, il quitte Black Crows pour devenir Brand Director chez Zag, une marque voisine en pleine refonte. L'entretien aborde des anecdotes marquantes comme son podium au Red Bull Line Catcher 2015, où il arrive du Japon la veille de la compétition, ou encore la rivière des lamentations à Revelstoke, une mésaventure en backcountry qui se termine chez une habitante locale. Il revient aussi sur la controverse de l'Urban Plane 2011, où Gypsy Feline perd face à une équipe adverse malgré une production jugée supérieure, ce qui provoque leur refus des prix. Florent partage enfin sa vision critique de l'évolution du ski professionnel, déplorant la surabondance de vlogging au détriment de vraies vidéoparts, tout en saluant des riders comme Nicolas Schirmer pour leur conscience professionnelle exemplaire.

Transcription

17041 Words, 89289 Characters

Speaker 1Propel Fitness Water. With Gatorade Electrolytes, zero sugar, and vitamins, Propel hydrates better than water to help you get the most out of your workout and get back to your best self. What propels you? Propel with Gatorade Electrolytes.
Speaker 2This is real skiing. Real skiing on real mountains, on real snow, on real jumps, on real cliffs.
Speaker 3Daily Free Ski Podcast. The podcast voluntarily agree.
Speaker 4Salut les aigris. Merci d'être là. On attaque par la toute première question. Tu vas nous donner la taille des skis que tu rides, le flex de pompe et les jeans que tu as sur tes fix.
Speaker 5Alors les skis en ce moment, j'ai un dos en kit et c'est le début de saison. Donc là, je suis sur des 178 qui ne m'appartiennent pas, bien sûr. Flex, flex 130. Jeans, 12. C'est petit.
Speaker 4178 pour que tu mesures combien? 87.
Speaker 6Mais tu fais du sale homme.
Speaker 5C'est clair, mais c'est que j'ai changé d'équipement entier dernièrement et j'ai pas eu le temps de prélever une paire de skis à ma taille. Donc là, je suis sur des prototypes.
Speaker 6Et quand tu faisais chez les Gypsy, tu skis en quoi?
Speaker 5Entre 80, 91 et 87. En principe, je prends ce qu'il y a de plus grand dans une gamme.
Speaker 7C'est quoi ton poids de forme?
Speaker 5Poids de forme? 80 kilos. T'es en forme? Oui, mais je suis en forme depuis que j'ai commencé à faire du sport. Je n'ai pas vérifié dernièrement, mais je pense que plus je fais du marketing, plus j'ai tendance à maigrir. Donc je pense que je suis plutôt aux alentours de 78 en ce moment. Putain.
Speaker 6Faut faire le bureau qui se lève, tu sais.
Speaker 4J'ai un bureau qui se lève. Ah, voilà. Tu viens vieux, brisé. C'est fini. T'as grandi, si on ne dit pas de bêtises, à Tignes. Raconte-nous un peu comment tu t'es mis au ski, comment t'es venu à faire aussi du free ski, du freestyle.
Speaker 5En fait, moi je viens de Tignes, donc j'habitais au pied d'une piste, au pied d'un télésiège, une petite piste débutante. Donc mes parents m'ont mis sur les skis à peu près dès que je savais marcher. Ensuite, j'ai fait toutes mes classes, ski club, etc. J'ai fait du ski alpin en club jusqu'à mes 15 ans. Et quand j'avais 10 ans, j'ai découvert le... Le ski freestyle lors de la tournée Salomon 1080. Et voilà, là, j'ai été piqué par le sport, par le Twintip, par ce bon gros ski jaune en mousse qui avait l'air tellement drôle. Et voilà, après, ça m'a plus quitté. J'ai rêvé de ski freestyle toutes les nuits jusqu'à ce que je puisse m'en payer une paire. Et donc, j'ai commencé à m'y consacrer en parallèle des courses de ski alpin. Et quand je suis rentré au lycée, crise d'adolescence. Je me suis consacré pleinement à la pratique du freestyle. J'ai arrêté le ski alpin. Et voilà, petit à petit, j'ai commencé à skier avec des potes de là-haut, Julien Lange, Léo Taillefer. Et doucement, mais sûrement, voilà, notre pratique s'est professionnalisée. Et ensuite, un peu plus tard, j'ai transitionné vers un vrai job dans un bureau. Parce qu'il faut bien le faire.
Speaker 4Parce qu'il faut bien manger. Donc, la rencontre Julien Lange-Léo Taillefer, c'est avant de créer les gypsies. Ça s'est fait un peu naturellement, par la passion ?
Speaker 5Ouais, c'est ça. En fait, Léo est de mon année. On était au collège ensemble. On avait fait pas mal de... Bon, on se croisait sur les courses de ski alpin depuis qu'on était gamins. À l'époque, c'était quand même pas si commun d'être, tu vois, d'être un adorateur du freestyle. Donc, les quelques weirdos du collège qui lisaient... Non, non, il n'y avait pas whisky encore. Il y avait skieur mag, et c'était tout. C'était tout. Et donc, les quelques... Voilà, on se reconnaissait assez facilement. Donc, on a commencé à développer une relation. À se voir le week-end pour aller au snow park, etc. Et après, Julien Lange, je l'ai rencontré un petit peu plus tard. Parce qu'il a deux ans de moins que moi. On s'est rencontrés un peu plus tard. Et ouais, c'est vraiment devenu mon... Enfin, c'est la bromance. C'est le... Non, non, c'est comme mon frère aujourd'hui. Puis en fait, depuis l'adolescence, on s'est plus quittés, quoi. On s'est poussés dans le ski.
Speaker 7Tu l'as rencontré en quelle année ? Parce que là, on est un peu dans le vague. Les plus jeunes d'entre nous qui ne connaissent pas cette époque, c'était quand ? Le jour exact de la rencontre de Julien Lange.
Speaker 5Julien Lange, je pense que c'était à l'école primaire. Mais il n'était pas encore sur la map. Tu vois, parce qu'il était petit. Non, après, je ne sais pas. Je pense qu'on a commencé à skier ensemble. J'ai un peu un truc en tête, mais c'était un... Tu vois, on s'est croisés au snow park de Tignes. Moi, je devais avoir 16. Il devait avoir 14. Et il y avait un espèce de camel, un tabletop. Enfin, step up, step down. Et en fait, on sessionnait là-dessus. Puis on a commencé à skier ensemble. Après, on a skier ensemble la fin de saison. On s'est revus l'été. Quelle année, ça ? 2005, 2006.
Speaker 6Et du coup, là, il n'y a pas de club. Tu te mets au freestyle, tu laisses tomber le club.
Speaker 5Non, il n'y avait pas de club. En fait, à l'époque, le sport n'était pas... Le ski freestyle new school n'était pas fédéral. Donc, il n'y avait pas de club. Après, au club des sports de Tignes, pendant un moment, ils ont tenté de lancer une section. Enfin, en tout cas, à mon époque. Moi, je devais avoir 14, 15 ans. 14, je pense. Ils ont essayé de lancer une section freestyle new school. Mais en fait, finalement, ça se résumait à 80% de ski de bosse. Et voilà, un tout petit peu de snow park. Et moi, ce n'était pas trop ma cam, le ski de bosse. Donc, j'ai essayé ça. Mais finalement, j'ai décidé de pratiquer en autonomie. D'où la création des gypsies. Ça, c'est venu un peu plus tard. Ça, c'était... En fait, avec Julien et Léo, en fait, on a plutôt suivi le cursus... Enfin, en fait, c'était compétition de ski freestyle. Donc, à l'époque, c'était beaucoup d'open. Donc, il y avait la tournée SFR freestyle.
Speaker 6Les Bouygues, ça a changé.
Speaker 5Bouygues SFR. Bouygues, après, c'est devenu SFR. Donc, il y avait ça. L'European Open. Austrian Open. L'Axe. Tu avais un peu tous les opens. Donc, c'est vrai qu'à l'époque, chacun se rendait sur les compétitions par ses propres moyens. Mais on a quand même toujours gardé... Enfin, on a toujours eu un attrait pour la production d'images. Donc, on se filmait. Tu vois, Léo Taillefer avait une petite mini-DV, là. Donc, on se filmait. On faisait des... On faisait nos édits. On les postait sur YouTube. Pour ceux qui les trouvent. Régalez-vous. L'île Loï 73. Et en fait, au fur et à mesure, on a essayé de professionnaliser notre ski, d'abord via les compétitions, avec plus ou moins de succès. Julien a quand même réussi à...
Speaker 6C'est Julien le seul pour moi qui a vraiment fait de la compét' à haut niveau.
Speaker 5En fait, lui, il a fait les X Games deux fois. X Games Europe. Il a été... Il a même tenté sa chance pour une qualif... Pour une qualif... U.S. Non, aux JO, même. En 2000... Ouais. Pour les JO 2014. Et non, moi, j'avais... Moi, j'ai fait... Bon, j'ai fait quelques coups d'éclat. Mais bon, rien de... Rien de... Rien de bien fou, quoi. Et non, après, moi, j'ai laissé tomber les compét' un peu plus tôt. Genre, en 2000... 2010. Et Léo avait déjà laissé tomber avant ça. Et en fait, j'y suis passé... J'y suis passé... Et en fait, j'y suis passé... Et en fait, j'y suis passé... C'était pas du tout un... C'était pas du tout un crew de skieurs. C'était plutôt skis, snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboard. Et en fait, au début, c'était pas du tout un... C'était pas du tout un crew de skieurs. C'était plutôt skis, snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos...
Speaker 6De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes...
Speaker 5Qui faisaient des vidéos...
Speaker 7De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes...
Speaker 5Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos...
Speaker 4De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos...
Speaker 5De ski, de snowboarders, une bande de potes... Qui faisaient des vidéos... De ski, de snowboarders, une bande de potes...
Speaker 4Qui faisaient des vidéos...
Speaker 5De ski, de snowboarders, une bande de potes... Autonomous Zone, bien sûr
Speaker 4Comme le gonzo, c'est du journalisme C'est exactement
Speaker 5Tout n'est que journalisme et littérature Chez Gypsy Philly On y reviendra On était quand même très performants C'est un bien grand mot, mais on voulait régner sur le game Donc il n'était pas question de perdre du temps Avec des stupéfiants
Speaker 6Et justement On se professionnalisait, à quel moment tu te dis Je vais faire ça mon hiver Tu es au lycée, tu arrêtes l'école Alors en fait
Speaker 5C'est pas parce qu'il a une tête de mec pas instruit J'avais aucune ambition Professionnelle A part le ski Donc j'ai eu mon bac Ma mère m'a quand même obligé à faire un DUT Donc je l'ai fait Je l'ai fait, je l'ai eu Le classique Annecy Bourget du lac Gestion administrative et commerciale Et ça m'a bien servi Plus tard Ça avait beaucoup de valeur aux yeux De Camille Jacou Camille Jacou, Black Cross, fondateur Voilà, et donc j'ai fait ça En séchant quand même pas mal de cours En allant skier un maximum Et en fait après j'ai découvert Qu'à 50 mètres de l'IUT Il y avait ce qui s'appelait le CESNI à l'époque Où il y avait une section Il y avait une licence en fait, sport-études Où tu étais libre tout l'hiver Et donc à partir de Ça je pense que c'était en 2010 2010 J'ai J'ai fait un cours J'ai été libéré tout l'hiver Et après j'ai eu ma licence Et après j'ai arrêté J'ai arrêté les études J'ai vécu pour le ski pendant quelques années Travailler Travailler Printemps, été, automne Skier tout l'hiver Et après je me disais quand même que la licence CESNI N'était peut-être pas assez sérieuse dans mon CV Donc j'ai repris, j'ai refait une autre licence Par correspondance un peu plus tard Mais en gros ça a été À partir de 2010 je me suis dit que Je devais passer l'hiver sur les skis
Speaker 6T'as passé tes hivers et pour filmer T'as fini la compète à fond de gypsy
Speaker 5En fait ouais, 2010 J'avais essayé, en fait j'avais décidé De me consacrer au ski Au slopestyle en compétition Donc j'avais fait un bon début de saison A l'époque j'avais pas beaucoup de soutien Financier des sponsors Et en fait j'avais en une semaine en début de saison J'avais gagné un slopestyle à Val Thorens J'avais un truc Une invitation à un Big Air Et j'avais fait une railtrip Mais en fait je m'étais fait un prize money De 8000 euros en une semaine Donc ça m'a payé ma saison C'était pas cher ta saison à l'époque Ouais c'est ça Ouais c'est vrai Je vivais de pas grand chose C'était une belle époque Et ouais je suis parti aux US A Breckenridge pendant un mois Après j'ai fait tous les Les Open européens Je me suis fait éclater Par Gus Kenworthy Et tout là-dedans
Speaker 6J'ai fait de la troupe On a vu cette époque aussi Des débuts de saison très freestyle A Breckenridge Où pas mal d'européens allaient Parce que c'est échappé très tôt Et nous y'avait rien qui était fait
Speaker 5C'était le rêve On avait loué un appart Pour 4 personnes On était 12 dedans Et voilà forfait saison à 300 dollars C'était le rêve C'est vrai que quand on est dans le ski freestyle Faut le faire une fois
Speaker 7Sauf que là le forfait saison Aujourd'hui il doit plus être autour des 1500
Speaker 5Je sais pas Je pense que c'est un Icon Pass Ça doit encore se monnayer Ouais c'est acheté en août
Speaker 4C'est pas si cher aux Etats-Unis C'est le forfait journée qui est cher Bon là on diverge un peu
Speaker 6Tu parlais un peu d'argent Justement les premiers sponsors Parce qu'il faut financer un peu ta saison Même si t'arrives à la financer sur 10 000 C'est qui les premiers qui t'aident financièrement je parle
Speaker 5La première marque qui m'a fait un chèque Je crois que c'était Von Zipper Ok Une marque d'optique Ouais ouais
Speaker 6Les jeunes Von Zipper
Speaker 5Qu'est-ce que c'est ? Franchement c'était Tredgy à l'époque Carrément Et après Corrupt Tu peux développer un peu Corrupt ?
Speaker 6Vu que t'es un tignard Vu que t'es un tignard Je pense que t'es au coeur du réacteur
Speaker 5Alors non moi j'étais pas sur la J'étais pas dans la A-Team à la base Quand ils ont lancé Moi j'étais skier pour Apo Apo Ski En fait moi j'étais J'étais vraiment J'étais à peu près aussi nonchalant que j'en avais l'air C'est que j'étais persuadé d'être suffisamment fort en ski Pour que les sponsors ils viennent me voir Grosse erreur Pas besoin d'envoyer de... J'étais le dernier de la bande à pas avoir de sponsor Parce que pour moi mon talent allait servir de dément Et donc Julien Lange qui était un peu moins bête que moi à l'époque Avait été rentré chez Apo Et donc j'étais un peu moins bête que moi à l'époque Qui lançait Qui était passé Enfin qui relançait Je pense c'était Il y avait eu On devait en être à la 3ème ou 4ème itération de la marque Et donc il se lançait En plus de relancer la marque Snow Il lançait une marque ski Donc ils avaient pris en skieur Romain Grosjean Et Julien Lange Et donc Ju a fait une saison chez Apo Puis à l'été Je crois que c'est l'été 2008 Il y a donc Guerlain qui a lancé Corrupt Et voilà Il avait repéré Il avait repéré Le potentiel de Julien Donc il l'a Il l'a sorti de chez Apo Et en fait moi j'ai récupéré J'ai récupéré le baquet de Julien Et je suis rentré Voilà ça a été mon Ça a été mon premier sponsor Ouais mon premier sponsor
Speaker 4On a eu justement Richard Pernin qui parlait de Corrupt Raconte nous comment tu rentres Comment tu vis Parce que Corrupt à l'époque c'est vraiment genre la dream team du ski Comment t'as vécu ça ? Il commence et c'est fini aussi ?
Speaker 5Alors en fait moi je suis rentré pareil Coup du... Coup du sort En fait à l'époque je piggybackais pas mal Sur les avancées de la carrière de Julien Lange Et en fait j'ai fait une saison chez Apo Dépôt de bilan Et donc Donc il y a On était à l'automne Au mois d'octobre Donc pas hyper tôt pour Pour faire Pour trouver un sponsor Et en fait Corrupt avait un team camp sur Glaciatine Ils avaient fait une table de 30 mètres Et ils avaient fait une table de 30 mètres Et donc ils s'entraînaient Et donc Julien M'invite un soir au chalet Où il y avait Guerlain Et donc je parle de ma situation Il me dit Viens demain Passe sur le glacier à la table Et donc moi entretien d'embauche Tu lances tout ce que t'as A l'époque J'avais quand même quelques moves Sur demande Je pouvais arriver Tu vois Premier Je pouvais arriver Je pouvais ouvrir une table En switch 1080 direct Je me mets un peu la presse J'essaye de rester cool Mais de faire forte impression Et donc ça l'a fait Guerlain était Il était quand même cool En plus je pense qu'il avait à coeur De parrainer un peu les jeunes tignards Donc il m'a pris direct sur un deal Assez basique C'était du matos Déjà venant D'une marque comme Apple Là t'arrivais Donc déjà T'es avec toutes les T'es avec toutes les méga stars de l'époque Richard TJ Schiller Justin Doré Colby West Ouais Colby West Tu vois tu Gus Il y avait Gus ouais Tu sais Ils avaient un programme course Avec à peu près toutes les marques de fixation Donc tu vois Ouais ok Tu veux des skis Tu veux quoi Tu veux des marqueurs Des salomons Des looks Quoi Mais j'ai pas de thunes Non mais c'est gratos Donc C'était Enfin c'était vraiment C'était incroyable Et en fait ça c'est L'année Ma première saison chez Corrupt C'est celle où Où je fais mon Mon début de saison A 8000 balles là Et en fait du coup Guerlain tu vois Il a vu passer ça Il a vu Il s'est dit Il s'est dit que j'étais sérieux Et donc en fait Juste après ça J'ai eu accès en plus A un support financier Et non ça a été Franchement ça a été Ça a été des Des belles années Tu vois Ça s'est mal fini Mais on a eu On a eu des belles années Déjà l'opportunité De côtoyer Des skieurs D'un calibre D'un calibre international Et puis Tu vois Des summer camp Tu vois Une semaine Corrupt Où t'as Tu vois Tu fais du ski Tous les matins Sur une belle table Qui est préparée pour toi Des Des activités l'après Mais enfin en fait C'est C'est les vacances Tu rêves Tu rêves à rien de plus Quand t'as cet âge Et que t'es Que t'es passionné de ski Donc c'était une super expérience Et Et puis ça s'est Ça s'est fini Enfin moi c'était Saison 2012 Donc J'étais J'avais J'avais une saison 2011 Un petit peu compliquée Parce que j'avais une épaule Qui était complètement flinguée Donc j'ai fait J'ai fait une saison J'ai lu que c'est 20 fois Et donc Je me suis fait opérer Je me suis fait opérer En fin de saison Je m'étais hyper bien préparé Tout l'été Parce que j'avais J'avais envie de faire Une très très bonne saison 2011-2012 Donc là on a fait Avec Gypsy Feline On a filmé Taz Donc moi c'était vraiment La première vidéo part Où j'étais J'étais full dedication J'ai tout donné Pour sortir Le meilleur segment possible On a fait un film Je pense qu'à l'époque Qui était quand même Vraiment chouette Qui a été primé Primé à l'IF3 Catégorie amateur Bien sûr mais Vous gagnez le best amateur
Speaker 4Et best cinématographie Mais on en reviendra après
Speaker 5Et en plus Yann Barthélé Il a fait un film N'avait pas N'avait pas craché sur l'industrie dans ce film donc on a su s'attirer les faveurs du jury et des sponsors et en fait là voilà en fin de saison ils commençaient à se murmurer que Corot déposait le bilan et puis bon en fait ils nous ont un peu fait tenu dans la dans l'attente tout l'été à pas vraiment nous dire si si ça le faisait, ça le faisait pas et bon on était quand même un petit peu naïf, en tout cas moi je l'étais à l'époque et voilà tout ça pour apprendre début septembre que Corot c'est fini voilà et donc ils nous avaient pas payé, peu donc en plus ils te laissent un chrome indélébile et donc là tu dois chercher un sponsor le 10 septembre pour le pour le 1er novembre
Speaker 4et c'était un petit peu toi tu l'avais pas vu venir parce que Richard il nous dit moi je l'ai senti j'ai mis une lettre d'avocat direct, j'ai été payé et en fait Richard il est parti
Speaker 5avant, je pense qu'au mois de janvier il a fait le move chez Atomic et il a fait son non mais je pense qu'il était même parti une année avant il est parti une année avant Richard parce que je me souviens en fait il avait fait le move, il avait fait son move chez Atomic au mois de janvier et après tu vois on avait un summer camp l'été et il était plus là Richard et par contre ils avaient pris JFool et Kevin Roland
Speaker 4il y avait pas mal de français, mais d'ailleurs il y a des vidéos Youtube du summer camp c'est assez drôle tu vois tous les mecs ils trixent de ouf et puis t'as Guerlain qui arrive et qui fait des gros backflips de freerider c'est son style, c'est assez marrant il voulait être dans la part de la vidéo quand tu le sentais
Speaker 5ouais alors en fait après je sais pas si c'est une légende ou pas mais Guerlain à l'époque il préparait une vidéo part il voulait filmer une vidéo c'est ce qu'on m'a dit
Speaker 4je vais pas donner ma source
Speaker 5non il préparait une vidéo part pour il voulait filmer avec Poor Boys d'après ce que j'ai entendu et en fait à l'époque il s'était mis en tête de faire un Switch 5 sur une barre de je sais pas combien donc en fait l'été tu vois il était là j'étais au GFS camp l'été donc c'était un summer camp pour les kids et Guerlain il était hyper assidu il montait il est monté tu vois 3 jours par semaine pendant tout l'été pour s'entraîner et tu vois il essayait d'avoir des moves new school on a jamais vu la vidéo part il était dessus quoi
Speaker 4ça c'est ça c'est pas fait le Poor Boys avant de venir sur les gypsies tu disais que t'étais pas très compète mais quand même tu sors un podium qui marque en 2015 aux arcs avec le Red Bull Line Catcher vas-y raconte nous ça cette compète un peu légendaire
Speaker 5franchement c'était c'est vrai que je m'identifiais pas vraiment comme un skieur de compète mais j'avais quand même envie de participer à ce truc parce que j'avais la la , la sensation, j'avais la sensation en fait que j'avais, j'avais pas, j'avais pas un répertoire de tricks trop, trop conséquent mais j'avais, j'avais quand même mes quelques moves signature unlock que je pouvais faire vraiment sur demande et du coup je me disais que ça serait bien adapté à ce format et du coup j'avais attaqué à tu vois poncer Julien Regnier pour pour pour participer il était un peu au début il était un peu réfractaire il voulait pas trop m'inviter il disait qu'il y avait trop de français etc. j'étais déjà chez moi j'étais déjà chez Black Rose et et là j'étais au Japon et on filmait avec Gypsy Feline et et un coup il me du coup il m'envoie un message il me dit ouais bah c'est bon il y a un spot pour le line catcher bon bah faut me confirmer tout de suite et faut être là genre demain quoi et moi je l'ai fait j'ai dit bon bah ok d'accord je suis là demain donc j'étais à Akuba j'ai pris un j'ai pris le train je suis rentré à Tokyo j'ai sauté dans un avion je suis arrivé à Genève et qui est-ce que c'est ? j'ai éclaté je suis arrivé à 14h à Genève à 17h j'étais aux Arcs à 18h j'étais au Riders Meeting à 7h du mat j'étais en haut de la face et à midi j'étais sur le podium putain c'est beau ça à midi j'étais sur le podium et ouais c'était en fait le format il était un peu donc déjà c'était une année il y avait pas de neige c'était hyper c'était hyper charqui donc franchement tu tombais tu te découpais donc c'était une année donc ça je pense que ça jouait quand même un petit peu en faveur d'un catalogue de tricks unlock et ouais en fait après il y avait donc une phase de pool et après c'était des face à face et en fait moi je suis dans une phase de pool où je sors premier de ma pool et après genre je suis en je pense que je suis en face à face contre Parker White tu vois donc bon tu vois tu te dis bon bah j'y vais pour le principe quoi tu vois donc j'y vais pour le principe quoi tu vois et en fait Parker White qui est quand même je pense l'essence même du sport tu vois le mec le plus enfin ouais c'est vraiment pour moi c'est le mec c'est l'incarnation de l'esprit frisky tu vois lui il y est allé en mode il y est allé en mode Parker White quoi P. White il a chargé je sais plus ce qu'il a tenté il y avait un kick vraiment foireux au milieu de la face genre tout le monde faisait des sauts droits dessus et tout lui il est arrivé il a envoyé une grande merguez il s'est écrasé tout en bas il s'est écrasé tout en bas il s'est écrasé tout en bas et moi je moi c'était quoi genre en fait on voyait pas les runs et moi je fais mon run tu vois j'arrive en bas je me dis bon bah c'est c'est foutu quoi et là qualifié advance to next round Flo Bastien j'étais là ok et puis voilà ça s'est fait comme ça et après voilà je sais plus vraiment comment était le format mais après c'était une fille qui était là c'était une fille qui était là c'était une fille qui était là à 4 un truc comme ça moi j'avoue que là je commençais à tirer la langue j'arrivais plus à rien mais vu qu'il y avait beaucoup de déchets il y a vraiment que Nico Vunier ce genre là qui était au dessus qui avait sorti tous les runs qu'il fallait quand il fallait moi ça m'a mis 3ème c'était pas le podium le plus glorieux le plus glorieux de l'histoire du frisky de l'histoire du frisky
Speaker 4mais bon tu vois le podium c'est 1 Vunier 2 LDN Laurent Demartin et 3 et toi qui fais 3 et Taillefer qui fais 4 est-ce que oui tu veux passer aux questions de la commu avant d'attaquer les gypsies
Speaker 3allez jingle les questions de la commu daily frisky
Speaker 6vas-y vas-y tu lances ça fait quoi de passer de la haute parenthèse à Chamonix
Speaker 5ça fait quoi de passer c'est très dur c'est il y a deux zones sinistrées de la France non non tu vois c'est vrai que Chamonix c'est hyper réputé c'est la mecque dans le game etc on me dit le terrain c'est incroyable mais moi la première fois que je suis venu ici parce qu'en fait ma femme est de Chamonix et donc la première fois que je suis venu skier à Cham j'ai été hyper surpris de faire la queue au télésiège ça m'était jamais arrivé et donc et du coup c'était ça c'était le premier choc après de fil en aiguille j'ai fini par m'acclimater à l'endroit j'aime assez bien la vie la vie toute saison qu'on peut avoir qu'on peut avoir dans cette vallée surtout que j'habite j'habite un petit peu à l'extérieur mais c'est vrai que quand c'est bien quand il y a de la neige jusqu'en bas de la vallée et que tu peux que tu as accès à tout le terrain tout le terrain qu'offre Chamonix c'est c'est vraiment c'est vraiment c'est incroyable c'est raide c'est long c'est soutenu il y a des volumes de partout tu peux tu peux vraiment skier tu peux vraiment skier fort vite et longtemps et je pense que tu trouves ça nulle part ailleurs
Speaker 6après tu viens aussi en venant de Val d'Isère ou Tignes c'est un des grands enfin peut-être un des meilleurs domaines de France donc tu compares deux choses en plus vous avez un glacier enfin tu vois pareil tu peux dire à Cham tu peux skier super à 3000 tu peux skier au mois de novembre en mai après tu viens en comparaison tu viens d'un truc qui est déjà top quoi
Speaker 5ah ouais non mais c'est clair nous on est enfin on est hyper gâtés quand tu viens de Tignes Val d'Isère Francho petite anecdote mais avec avec les gypsies en fait tu sais nous on se on se bousillait le cerveau aux productions de snowboard absinthe etc et genre je sais plus c'était dans 12 je crois il y avait Revelstoke il y avait un segment Revelstoke incroyable on s'est dit mais l'année prochaine on va à Revelstoke et qu'on va là tu vas voir les influencer quoi et genre on est arrivé à Revelstoke et on était là mais c'est pas si bien que ça c'est la merde c'est claqué
Speaker 6tu vois genre on va en faire un mug Revelstoke c'est claqué
Speaker 5ouais non c'était on cherchait on cherchait les runs et tout et en fait faut furter un peu dans la forêt c'est que des c'était que des mini lines des mini enfin en fait ça se prêtait hyper bien pour filmer mais mais nous on s'attendait à quelque chose de grandiose que tout toutes les lines nous sautent aux yeux etc et on avait été un petit peu déçu c'est bien l'herbe n'est pas plus verte ailleurs
Speaker 7d'ailleurs tu réponds quoi quand les ricains ou les étrangers ils te demandent le meilleur domaine
Speaker 5pour moi ouais non c'est Thine Val d'Isère sans aucun doute enfin je pense Thine pour le côté ensoleillement et ski au pied qui est quand même un vrai confort moi j'ai à chaque fois que je remonte que je remonte là-bas et que je que je passe un week-end ou des vacances j'ai l'impression que les journées elles durent trois heures de plus qu'à Chamonix parce que tu ne prends pas ta voiture et que tout est à proximité mais après en terme de ski c'est val, sans aucun doute il y a tout, les pistes sont folles les hors-pistes sont vraiment bien et t'as du dénivelé et puis il y a même un snowpark encore
Speaker 4pour moi deuxième question de la commu, que penses-tu de la conscience professionnelle des riders de nos jours
Speaker 5ça, une bonne question pour vous la conscience professionnelle, bah en fait t'as un peu de tout mais par expérience
Speaker 4attends, tu ne vas pas nous la mettre, elle a une réponse de Normand
Speaker 5il y a des mecs qui ont vraiment une conscience professionnelle incroyable typiquement, j'ai travaillé pendant plusieurs années avec Nicolas Ischermer chez Black Rose, le mec il a réinventé il a réinventé le job c'est quand tu bosses avec Nicolas et tu bosses avec une agence, tu ne bosses pas avec un athlète donc conscience professionnelle imbattable après, tu vois ça dépend, si on parle si on parle de vidéo si on parle de vidéopart c'est un truc qui n'existe plus aujourd'hui, on est quand même plus dans un un slow skiing, les mecs ils font des, c'est plus quand même du contenu réseau sociaux, du vlogging tu vois vous avez fait un article là-dessus, il n'y a pas longtemps, très aigri que j'ai adoré mais avant tu filmais une line peu importe que ça t'ait pris trois jours pour arriver en haut ou que tu aies eu la chance d'y aller en hélico voilà, ta line, elle finissait dans ta vidéoparte si tu avais bien skié sinon elle partait à la corbeille, aujourd'hui la moindre sortie ski, qu'elle soit bonne ou mauvaise il y a la préparation, il y a la montée il y a le pique-nique il y a tu vois, il y a le placement de produit il y a le ski, qu'il soit bon ou mauvais etc, et ça fait une vidéo YouTube de 40 minutes et alors ça c'est pour moi c'est pas vraiment un problème de conscience professionnelle mais le je ne suis pas consommateur de ce genre de
Speaker 6c'était aussi le but de notre article c'est que les gens, aujourd'hui, créent du contenu avec rien, à un moment il ne faut pas le faire tu vois, genre, tu as pris le contre-exemple de Nicolas Schirmer, qui lui, je crois que là, il sort une vidéo toutes les semaines jusqu'à Noël, enfin c'est un truc hallucinant où à chaque fois c'est du contenu, de la qualité ouais, c'est la folie je ne sais même pas comment il fait ça et à l'autre bout du spectre, tu as les mecs où ils font 20 minutes, comme tu dis, d'aller faire une rando en bas de chez eux, quoi, et ils parlent sur le parking et comme tu dis, enfin, il faut arrêter ça
Speaker 4le fond de l'article, c'est de dire on en a raté du bullshit, et quand c'est qu'on reski pour de vrai, et qu'on met des vraies vidéos par deux skis
Speaker 6et trier vos rushs, comme tu disais trier vos rushs, quoi, on ne peut plus, quoi
Speaker 7au centre, tu nous as cité le 10 sur 10 Nicolas Schirmer, c'est qui le 0 ou le 1 sur 10, là ? t'en as plein, je le sais je ne peux pas name drop ici, là sans les name drop
Speaker 5sans les name drop, à quoi ça ressemble un 0, quoi ?
Speaker 4sans les name drop, les initiales et la marque
Speaker 5non, en fait je pense que là, aujourd'hui, il y a un petit peu il y a un petit peu un choc dégénération, parce que du coup, en fait, le contenu a évolué et en fait, mine de rien, nous on n'aime pas ça, parce qu'on est quand même une target hyper core mais le fait est que les contenus de Moisy qui durent 40 minutes pour une mauvaise sortie dans un couloir réchauffé, ça fait des vues, tu vois, parce que ça engage avec une audience qui est c'est pas moi, c'est pas vous, c'est personne que je connais mais ça engage, tu vois et du coup, en fait, les marques mine de rien, tu vois, dans les marques il y a quelques survivants comme nous, qui ont connu le Golden Era mais en fait, pour le marketing manager qui sort de son école de commerce, lui il regarde combien ça lui a coûté combien de temps par combien de personnes ça a été vu et où sont ses skis dedans et que ce soit bon ou mauvais, il trouve ça génial et donc en fait aujourd'hui, ça dicte quand même un petit peu la manière dont travaillent les pro-skiers et donc quelque part, c'est dur de remettre en cause leur conscience professionnelle, parce qu'en fait, ils font ce qu'ils ont à faire et ils font ce qu'on leur demande de faire et je pense que ce qui est plus difficile aujourd'hui c'est pour un peu les survivants de la Golden Era, mais qui bossent pas derrière des bureaux dans les services marketing qui sont toujours sur les skis et tu vois, qui continuent de te pitcher des vidéoparts de 3 minutes c'est un peu malaisant ça et toi, t'es là, ouais, tu vois, bon déjà t'es vieux t'es vieux, c'est plus que les gens demandent, mais quelque part, c'est nous, c'est ce qu'on demande, on veut voir la vidéoparte tu vois
Speaker 7ouais, même
Speaker 5sans remonter si loin tu vois, il y a plein de skieurs
Speaker 4en ce moment, qui fait des trucs de fou
Speaker 5je suis pas target audience de Kai Jones j'ai besoin de m'identifier l'adolescent l'adolescent c'est trop le Golden Boy c'est trop Golden Boy
Speaker 4moi, tu vois, c'est moi, je kiffe bien c'est le retour du ski-porn
Speaker 5ouais, ouais, non, mais après, il est très talentueux j'aime bien, tu vois, les Finlandais, je trouve ils ont une scène assez sombre il y a pas mal de mecs non, mais, tu sais, c'est un peu l'underground il y a vraiment des mecs ils sont trop talentueux tu vois, par exemple, c'est Jonas Kanga et Antu Oikonen, là, c'est très corps, comme nom vous ne le connaissez pas il n'a pas envie d'être connu, et pourtant il est très fort, mais en fait, ces deux-là tu vois, c'est des gars tu sens qu'ils ont toute la panoplie ils ont tous les moves, ils pourraient faire des triple corps qu'ils pourraient faire ceux-ci, ceux-là, mais ils ont mis leur talent au service d'un tu vois, d'un ride plus tu vois, du beau geste, quoi c'est des nouveaux axes de rotation des grabs que t'as jamais vu tu vois, des combinaisons dans des lignes, etc et ça, moi, je suis très, très heureux
Speaker 6après, je pense, ça répond un peu à ce qu'était Gypsy, aussi, à l'époque, pour vous vous étiez un peu des gros snobs du trix, de ce qui était autorisé après, avec Léo, c'est un autre truc, parce que Léo, il faisait pas mal de choses interdites mais c'était un peu la police du style
Speaker 5du bon goût, quoi j'avoue que j'étais un petit peu comme ça un peu, un peu mais après, tu vois, par exemple tu vois, Julien Lange, lui, il était plutôt axé progression, tu vois, lui, il avait tous les il avait tous les doubles, dans les deux sens les machins, les trucs tu vois, que ce soit grabé que ce soit grabé, tweaked ou juste grabé un peu backseat, etc c'était moins il était moins orthodoxe sur le sujet
Speaker 7c'est à vous de le faire, c'est le moment de lui parler du débat Julien Lange vs Florentien
Speaker 4c'est une des questions, on a eu ce débat avec Richard Pernin qui était le plus fort entre vous deux, vous lui prenez ta cause, et moi je prenais la cause de Julien
Speaker 6non, non, non, c'est moi, Julien Julien est le plus fort vous avez toujours pas compris c'est une des questions de la comédie c'est Pernin qui pensait que c'était toi
Speaker 5alors, Richard, j'apprécie parce que t'es quand même le boss donc si tu le dis, c'est que ça doit être un peu vrai non, après je comprends que enfin non, je comprends pas je sais que mon ski peut susciter un peu d'émotion chez une audience réceptive parce que parce que déjà j'ai toujours fait gaffe à bien m'habiller c'est soigné j'étais soigné autant dans le fond que dans la forme et après j'avais quand même j'avais quand même bon j'étais quand même assez technique mais j'avais une trick sélection qui était pas mal des switch misty, des nose butter des handbrake, etc ouais tu vois c'est quand même des moves que tu vois pas tout le temps donc quand tu les vois t'es là ouais cool après j'avais un bon pop donc j'allais haut j'étais toujours plaqué 8 vis etc après franchement le débat existe pas c'est à dire qu'en termes de performance en fait Julien Lange je pense que personne se rend compte mais tu vois pour l'avoir vraiment fréquenté mais genre tu vois c'est mon avis mais en fait tu vois pour moi il est à mettre dans la catégorie des personnes tu vois très talentueuses sur cette terre tu vois genre tu vois genre Michael Jordan non mais c'est en fait c'est genre le potentiel du mec il est infini c'est un truc c'est genre c'est genre c'est sans Goku quoi le mec il est en fait il a je dirais qu'il n'a de il n'a de points faibles que tu vois son mental qui a pas toujours joué en sa faveur en compétition parce que je pense qu'en fait on lui a tellement toujours dit qu'il était trop fort que tu vois quand il était au départ d'une course bah tu vois il se disait bah c'est pas je peux pas faire un top 5 quoi faut que j'écrase tout le monde mais après tu vois et donc ça en compét ça l'a un peu ça a joué en sa défaveur mais après tu vois en vidéopart en filming en fait tu vois il y avait à peu près ça arrivait à peu près vers la fin février tu vois où en fait il passait en mode T1000 T1000 c'est le robot dans Terminator là qui est imbattable et là il passait en mode T1000 et en fait de à peu près début mars jusqu'à fin avril tu vois c'était là c'était le festival tu vois chaque spot était fracassé dans tous les sens et tu vois Moi, ça m'a vraiment challengé de skier avec lui. Mais après, tu vois, toi, tu es content. Il y a un petit spot backcountry. Tu as fait ton switch misty. Tu l'as bien replaqué. Ça t'a pris trois essais. Tu t'es tordu la nuque dans le processus. Lui, il a fait double cork à droite, double cork à gauche, switch double cork. Et toi, le soir, tu étais au bar. Tu fêtes la fin de ta vidéoparte parce que c'était le dernier trick, ce qui te manquait. Lui, le lendemain, il remet ça, double ligne, cork set à droite, cork set à gauche. Il est écœurant, mais je pense que c'est le genre de mec, si les marques avaient cru en lui et lui avaient donné les moyens d'aller en Alaska, d'avoir des gros budgets pour filmer, il aurait cassé le game.
Speaker 4Franchement, c'est l'un des raideurs les plus sous-cotés. Et aussi, il est hyper fort en snow. Il a fait une vidéo où il est sorti et skie snow. C'est abusif.
Speaker 5En snow, en fait, il est absolument écœurant. En snow, il a des moves. Tu sais, il y a quelques saisons, on est allé au parc ensemble. Moi, j'étais en ski, il était en snow. Tu vois, tu es là, tu te mets la transpi pour faire un switch 5. Lui, il est là, switch back side set, il enchaîne tout. Et en fait, dans tout, il fait de l'escalade, il s'est mis à la grimpe, il fracasse tout le monde. Il veut construire une maison, il construit une maison tout seul. En fait, le gars, quand il... Quand il rentre dans un truc, il lâche tellement pas. Et vu qu'il est talentueux, ça fait des trucs convaincants, au final.
Speaker 4Bon, en tout cas, Julien Lange, il fait partie de la liste. On va voir, non ? Bah oui, oui, il fait partie de la liste. Il n'est pas mort ? Vas-y, on enchaîne, on enchaîne. Il n'est pas mort, non. Il n'est pas mort.
Speaker 5D'ailleurs, si vous vous faites mal sur les pistes de Tignes, vous aurez peut-être la chance d'être secouru par Julien Lange.
Speaker 4Ah, pisteur. Autre question, c'est la dernière. Après, on repart sur les gypsies. On va là-dessus. Pourquoi vous vous preniez pour des grosses thugs alors que vous veniez de Val d'Isère ?
Speaker 5Tiens, bonne question. Non, parce qu'en fait, on est quand même assez tous dans l'équipe. On est fans, on écoute beaucoup de hip-hop. Et donc forcément, tu vois, c'est quelque chose qui... Surtout quand tu as cet âge, tu as tendance à... Tu vois, ton développement, le développement de la personne que tu es n'est pas forcément complet. Tu n'es pas toujours à l'aise avec ce que tu es. Donc, tu vois, tu peux avoir besoin de te cacher derrière un collectif, derrière un personnage. Et tu vois, le côté, tu vois, crew puissant qui fait un impact dans le hip-hop, tu vois, le Wu-Tang, le bootcamp clique, etc. J'allais dire... Comment ils s'appellent les gars qui faisaient les concerts au pop-plage ? Maître Yeu-Yeu Gim, c'est tout. La section d'assaut. La section d'assaut. Non, c'était eux. Non, on n'était pas eux. Mais du coup, tu vois, je pense qu'on trouvait ça cool et on s'identifiait un peu à ça. Vu qu'on admirait ces groupes, on a apporté un peu de ça dans notre image médiatique. Après, on avait quand même des mecs assez sensibles, tu vois, comme Yann, qui avait besoin que tout ce qu'il... tout ce qu'il fait ait un sens, quoi.
Speaker 4Alors, Yann, tu sais, souvent, Yann Barthélémy, c'est le vidéaste, le créateur, celui qui faisait le montage, le filming de toutes vos vidéos. Du coup, Gypsy, c'est parti. Comment ça se passe ? Qu'est-ce qu'il lance, le premier film, Sarek, en 2009 ? Comment tu...
Speaker 5Sarek avec un S.
Speaker 4Avec un S. Sarek, la bonne faute.
Speaker 5En fait, alors, qu'est-ce qu'il a vraiment lancé ? Moi, je n'étais pas vraiment dans le projet. Dès le départ, c'était plutôt le... On va dire, c'était plutôt le Gypsy feeling originel, à ce moment-là. C'était Yann, Léo, Jérémy et, tu vois, quelques snowboardeurs de là-haut, en fait, qui avaient décidé de faire un film. Et, en fait, on a joint quelques journées de tournage avec Julien. On a fini dans le film. Mais nous, en fait, à cette époque, on shootait avec Julien Rodrigue, qui avait une... Il avait fait des films. On l'appelait Mac Dog. C'était Invert Film. Tu vois, lui, il avait fait deux projets back-to-back. Je ne me souviens plus des noms. Mais lui, tu vois, il faisait vraiment des films de ski, tu vois, classiques. Il se positionnait un peu comme concurrent de PVS. Et il était vraiment très, très habile à la prod. Donc, tu vois, tout était sur travelling, etc. C'était hyper qualitatif. Et, en fait, à cette époque-là, avec Julien Lange, Thomas Théberge, et Pierre-Antoine Chaudal, on filmait avec lui. Et on a, voilà, en side project, on avait Gypsy Feeling. Et puis, voilà, tu vois, à l'automne, Sarek est sorti avec un S. Désengage, il se désengage de Sarek. Il n'assume pas. Non, mais tu vois, tu dois porter une faute d'orthographe comme ça.
Speaker 4Ah, ouais. Ce qui est marrant, donc, ça sort à l'automne, je m'en rappelle, ce n'était pas projeté au Hi-Fi. Parce que, vraiment, Sarek, c'est de la mini-DV. Il n'y avait pas de Hi-Fi. Bah, si, parce que, je me rappelle, vous aviez fait une projection dans un bar. Ouais, c'était au Pop-Plage. Ouais, mais c'était en parallèle du Hi-Fi à l'époque. En fait, il n'y avait pas de Hi-Fi. Ah, non, c'était l'IF3, pardon. Ouais, c'est ça. C'était l'IF3 à l'époque.
Speaker 5Mais je ne suis même pas sûr. Je pense que, non, c'était une soirée PVS et Sarek était projeté.
Speaker 4Je suis quasiment certain parce qu'on a les premiers IF3 et vous aviez fait cette soirée dans un bar et j'avais vu le film. Tu m'étais dit, mais c'est de la grosse merde. Mais, en fait, il y avait une énergie de ouf. Et, en fait, ça a lancé le projet.
Speaker 5Ouais, ouais. Non, non, mais c'est ça. Il y avait une énergie. C'était vraiment collectif. Enfin, tu sais, je ne sais plus si c'est dans ce film. Il y a même la fin, la part de fin. Je ne sais pas si c'est dans celui-là. Tu sais, c'est la poursuite, la poursuite infernale. Tu sais, genre, où il y a Léo et Yann qui se poursuivent dans la vallée perdue, là.
Speaker 4Ah, ben, c'est soit ça, soit dans Feelings, derrière. Ouais, il est atroce. C'est les deux. C'est le segment. Mais en tout cas, effectivement, on voit... La filmographie Gypsy, les deux premiers opus, là, Sarek et Feelings, on sent que, voilà, c'est bien amateur. Mais il y a une énergie qui se crée. Et à partir de Gonzo, là, il y a un gap qui est passé en termes de qualité d'image. Et après, Taz, ça commence vraiment à avoir une déa Gypsy Feeling. Donc, Taz, c'est 2012. Et là, on sent que vous en faites un vrai projet pro, quoi, entre guillemets, presque.
Speaker 5Ouais, ben, en fait, c'était déjà pour Gonzo. Tu vois, on avait un petit peu un schisme qui s'était opéré, tu vois. Entre ski et snowboard. Parce qu'en fait, on poussait quand même vraiment plus le côté professionnalisation, tu vois, entre skieurs. Et les snowboardeurs de Gypsy Feeling étaient plutôt, tu vois, des snowboardeurs récréatifs qui faisaient ça pour... Non, mais tu vois, ça leur faisait plaisir de... Tu vois, ils se filmaient, tu vois, ils avaient un... Ils se filmaient, mais ils avaient... Enfin, nous, tu vois, on avait vraiment envie de partir en guerre. Et de faire un truc, donc... Voilà, donc on les... Ça a été un moment douloureux pour eux, mais on s'est dit qu'on ferait un film ski. Et donc, c'est Yann qui a réalisé. Et donc, on s'est quand même pas mal dédiés toute cette saison. C'était une très mauvaise saison, il n'y avait pas de neige. Yann s'est fait les croisés, donc il ne pouvait plus filmer à partir du milieu de saison. Moi, j'avais une épaule en vrac. Julien... Julien, il avait une épaule en vrac. Julien, il avait une épaule en vrac. Julien, il avait une épaule en vrac. Julien, il avait une épaule en vrac. Julien était encore pas mal sur les compétitions, donc on a fait au mieux de ce qu'on pouvait. Finalement, on était assez contents. Après, à la première, on a découvert que Yann avait décidé de sulfater. Il nous avait fait une petite voix-off. Petite voix-off. Tu vois, c'était quoi ? Anticapitaliste. Ouais, c'était un réac anticapitaliste. Donc, voilà, c'était la petite surprise.
Speaker 4C'est marrant. C'est marrant de revenir là-dessus parce qu'effectivement... Déjà, il y avait Marcus Hédère dans ce film. Donc, c'est ouf d'aller chercher un rider de ce niveau-là. Et puis, effectivement, Gonzo, ça commence... Je suis à l'IF3 parce qu'il est diffusé à l'IF3 ou à l'IFAL. Je ne sais pas comment ça s'appelait à cette époque-là. C'était 2011. Et effectivement, ça commence avec ce discours anticapitaliste de fou. Et vous êtes tous avec les gros tall-tits, line, full-tit. Et on fait un article de blog où on vous démonte. Et apparemment, vous n'aviez pas apprécié du tout. Non, en fait, c'était drôle.
Speaker 5Ça avait commencé... Après, franchement, on ne l'avait pas volé. Mais ça, c'est un peu la... Tu vois, c'est un peu la... Tu vois, c'est un peu la contradiction quand tu essayes d'être autre chose qu'un skieur. Donc, nous, on a... En fait, Yann a toujours voulu un peu qu'il y ait un côté, une narration dans ses films, etc. Alors que ce soit juste ou pas. Mais il essayait quand même toujours d'aller au-delà du ski-porn. Donc là, il avait amené ce... Il avait amené ce côté, tu vois, essorage du noble arc et le ski par les marques. Moi, je pense que, tu vois, il était loin de se douter que... Ça allait faire autant de mules. Que 20 ans plus tard, ce seraient les marques d'outdoor qui aient pris possession du game. Mais, tu vois, c'était... Enfin, lui, voilà, il avait envie de revendiquer ça. Le fait est qu'il l'a quand même fait... Il l'a édité un peu pendant sa rééducation dans son coin, tu vois. Non, tu vois, il l'a fait dans son coin sans trop nous consulter. Même sans nous consulter avec son frère. et tu vois quand ils nous ont montré le film on était là c'est quand même chaud et bon finalement on a pas eu trop de on a pas eu trop de bad buzz enfin nos sponsors moi j'ai pas eu de remarques alors après ça a peut-être joué ça a peut-être joué dans les négociations pour le sponsoring du futur projet qui était Taz mais en tout cas pas eu trop de bad buzz à part vous qui nous avez déboîté et on le méritait bien
Speaker 4c'était trop tentant et d'ailleurs Taz qui sort derrière et Taz on en parlait il gagne à l'IF3 à Montréal meilleur film amateur, meilleure cinématographie là on a vraiment la DA qui se met en place première apparition du logo un peu genre secte du soleil
Speaker 6et après il y a Moonshine je crois qu'on avait fait aussi un article là là on avait dit ok respect vous êtes plus des petits cons bravo Moonshine
Speaker 5Taz alors là franchement on s'est saigné tout l'hiver on s'est mis enfin moi alors Léo avait eu un problème il s'était pété la jambe mais du coup on a fait un peu un espèce de commando à trois avec Julien Lange et Pierre-Antoine Chedal et là on s'est mis un hiver tu vois en fait je pense que de début décembre jusqu'à fin avril on a été tous les jours tous les jours sur le terrain chépé, ridez, chépé, ridez on s'était saigné on était allé à Revelstoke et tout et ouais je trouve que le niveau tu vois par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure tu vois le vlogging le vlogging d'aujourd'hui où chaque image t'as cinq minutes d'intro cinq minutes d'outro là tu vois c'est que des tricks que des tricks que des tricks tu vois tout est passé enfin ça passe hyper vite c'est vraiment du pur ski porn et je pense que c'est en termes de performance enfin moi j'ai pas le souvenir d'avoir mieux skié que cette année là
Speaker 4ah ouais t'étais à ton prime cette année là
Speaker 5prime total enfin prime prime en tout cas en freestyle pur ouais prime tu vois j'avais non non vraiment c'était en plus pas de pépins physiques de toute l'année c'était une belle saison
Speaker 4ce qui est marrant dans les gypsies les premiers films c'est qu'en fait il n'y avait pas de vidéo part par athlète et du coup si tu connais pas les athlètes t'es un peu paumé mais je pense que c'était revendiquer le côté crew quoi
Speaker 5ouais ouais c'est ça c'est revendiquer le côté crew c'est aussi c'est aussi un peu pour les puristes pour les gars qui suivent et genre même aujourd'hui tu vois c'est tu vois il y a ce crew d'américains là je sais plus comment il s'appelle je regarde pas c'est quoi c'est le le stagiaire le stagiaire genre eux pareil ils font des non non je crois que c'est des mecs du tas et pareil ils font des tu vois ils sont quand même assez haut dans la hiérarchie des crews street et ils font des vidéo part enfin des films où il n'y a pas de vidéo part il n'y a pas de nom il n'y a rien c'est genre c'est pour les gars qui savent les gars qui savent que lui il est habillé comme ça qu'il a ce style etc
Speaker 6tu vois là du coup j'ai regardé Moonshine bon Moonshine vous mettez quand même les noms mais j'ai un peu regardé Moonshine il y a des vidéos part ouais il y a des vidéos part mais il y a des fins
Speaker 5après il y a eu des en fait c'est comme les groupes de musique après tu vois alors nous on n'est pas parti sur des singles des projets solo direct mais il commençait à y avoir un petit peu d'ego tu vois chacun voulait avoir son nom sa vidéo part son truc
Speaker 6mais du coup dans les vidéos moi je regardais j'étais là putain il y a des fois où je ne savais pas où c'était toi ou Julien Lange dans les tricks parce que forcément je ne savais pas quel pantalon tu portais
Speaker 5j'espère que tu ne m'as pas confondu avec Léo quand même
Speaker 6non non non ne t'inquiète pas justement Léo je pense que c'est une force Léo il était reconnaissable il a un style assez mais c'est ce qui a fait la beauté je trouve à la fin des Gypsies c'est que Léo avait un style que personne n'avait au monde très schlag mais à la fois très technique et il y avait toi qui étais vachement style en BC Julien Lange lui qui avait les tricks quand même en termes de tech il n'y avait rien PA qui mettait 2-3 3-6 quand même assez style c'est ça qui était bien dans la fin des Gypsies
Speaker 4mais ouais pour les Gypsies effectivement après vous êtes arrivé au sommet avec Moonshine et Oudou et Oudou je pense que il faut aller le regarder la part de Julien Lange quand il est sur l'espèce de truc en bois où il est en ospress au tutine c'était fou enfin moi ça m'a genre mind blowing ouais ouais non mais celui-là
Speaker 5en fait après à partir de Moonshine on a ajouté le côté musique tu sais dans le un peu dans la DA des produits en fait Yann il a un pote DJ Sims qui est genre d'ailleurs faut checker ce qu'il fait c'est vraiment c'est vraiment chouette et en fait lui il a commencé à faire des des BO dimensionnés pour le projet donc en fait Yann il faisait une première passe d'editing etc et après lui il faisait en fait Sims il faisait un mix sur les images pour que ça colle que ce soit vraiment tu vois ça passait du sample à un morceau etc donc c'était ça faisait il y avait vraiment une tout s'enchaînait hyper bien autant en termes d'images que de sons donc c'est quelque chose qu'on a perpétué sur les deux projets suivants donc il y avait Oudou dont tu parlais mais en fait après c'est Cruise Control vraiment le dernier je pense que c'est peut-être que techniquement tu vois c'est le meilleur film Gypsy Feline et en plus sur ce projet on avait eu un deal avec un label donc en fait la bande son elle était quasiment sur mesure il n'y avait aucun son que tu avais que tu avais entendu enfin franchement moi j'avais jamais entendu aucun des sons qui a été utilisé et aucun son qui avait surtout été utilisé par des boîtes de prod tu vois
Speaker 4de sport alternatif c'est marrant j'en parlais avec Ken justement et pour conclure sur les gypsies dernier film Cruise Control lui pareil il était plutôt convaincu du film et moi je trouvais qu'on avait perdu dans ce film un peu l'esprit des gypsies l'esprit team l'esprit ça faisait et pour moi je l'avais vu et j'avais fait ok mais genre sans plus quoi et c'est et il était choqué de ça parce que on retrouvait plus non mais en vrai on retrouvait plus le côté il était choqué
Speaker 6là il y a la c'est une dernière tu l'as demandé non ?
Speaker 5je pense que c'était un peu l'accomplissement aussi tu vois de 5 ans de travail d'évolution de raffinement et tu sais t'avais je pense t'avais moins ce côté un peu imparfait en fait qui plaisait aussi là tu vois je pense que le niveau de prod était en fait c'est aussi une année où on avait un deuxième cadreur Jérémy Féburier qui tu vois lui a amené aussi une autre manière de filmer Yann lui il filme tout à main levée tout en tu vois c'est vraiment tout au grand angle hyper près de l'action Jay il filme sur trépied il fait des timelaps il faisait beaucoup de choses que Yann ne faisait pas donc en fait même techniquement la cinématographie elle est franchement un ton au dessus de de ce qu'on avait fait dans dans Houdou mais je pense qu'en fait c'est tellement bien pas très humble de dire ça mais c'est tellement bien packagé tellement bien réalisé que en fait Gypsy avec ce ce projet est vraiment devenu je pense une boîte de production professionnelle et t'avais plus ce côté un peu artisan attachant etc et après je pense que c'était aussi la fin de la fin de l'aventure quand on était tu vois on est on avait atteint le niveau qu'on souhaitait atteindre le produit qu'on souhaitait qu'on souhaitait avoir et et après tu vois bon on a chacun un peu pris certains ont arrêté d'autres sont partis sur des projets persos c'était ouais c'était la fin de l'aventure et tu vois la voix off c'est c'est Jacques Brel c'est d'ailleurs elle est assez cool tu vois mais en fait ça signait un petit peu
Speaker 4la fin de Gypsy
Speaker 5et en fait c'était c'était un peu une ode tu vois au fait de d'essayer tu vois de consacrer de consacrer son énergie à faire quelque chose ce qu'on a fait en fait pendant pendant 7 ans ouais 7 ans avec Gypsy et voilà là c'était un peu on rendait hommage à ce qu'on avait fait et quelque part on passait on passait flambeau quoi
Speaker 4en tout cas allez voir la filmographie des Gypsy c'est des films de 20 minutes franchement et Moonshine Udo Taz et Cruise Control ça reste des films hyper forts et juste Udo quand même meilleur nominé dans le meilleur film non mais c'était fou pour ça c'était fait à chaque fois voilà on repart sur les questions de la commu allez
Speaker 3les questions de la commu daily frisky
Speaker 5qui était le plus arrogant chez Black Crow alors élargi Yorgos Kloupas en fait est vraiment très arrogant j'avais un un arrogant meeter tu vois un ranking des plus arrogants c'est vrai que tu vois il y a quand même il y a quand même pas mal de prétendants entre Camille lui
Speaker 7sachant que l'arrogance sachant que l'arrogance c'était était élevé c'était le branding de la marque aussi quand même
Speaker 5ouais mais tu vois quand ils disent ugliness of the market il est il est vraiment il se positionne au dessus de tout en fait avec cette phrase et non non il est vraiment au dessus après il peut se le permettre parce qu'il fait des très beaux skis et et qu'il travaille très bien d'ailleurs sur l'image de marque de ses clients mais il a cassé le ranking c'est le king du style mais tu sais pas faire un backflip tu nous expliques non je sais pas faire un backflip j'en ai fait un une fois c'était au Shreddit à la Plagne je suis arrivé très fort sur le step up et j'avais pas de canne j'étais tout mou sur des skis tout mous et en fait je me suis retrouvé la tête en bas en l'air dans le jour blanc et je me suis dit reste cool j'ai tiré j'ai tiré sur mes pieds dans la récep les gars qui savaient pas ont dit yeah cool et Pierre Guillaume lui qui savait il m'a dit belle imposture peux-tu nous expliquer
Speaker 6la technique du coup du dragon
Speaker 5je sais pas de quoi on parle je pense que ça doit être ça doit être un un tricks
Speaker 4on se posait la question
Speaker 6des fois on pose des questions de gens qui nous envoient on sait pas ce qu'ils veulent dire mais des fois ça
Speaker 4en fait on se dit il y a peut-être un truc à creuser mais si tu sais pas ce que c'est on sait pas si c'est un truc de porn on l'accueillera
Speaker 5je pense que c'est un truc de porn mais je consomme pas ce genre de compte comme le vlogging
Speaker 47 ans de film dans la même vallée vous en avez pas marre de toujours faire les mêmes spots on en a clairement marre
Speaker 5mais il marche tellement bien non mais je crois que c'est quand même tu vois finalement tu vois les mêmes les mêmes spots dans tous les films de ski et de snowboard depuis toujours alors là c'est sûr que Tignes et Val d'Isère on connait très bien la zone et en fait on est capable d'être productif très rapidement quand les conditions se présentent moi personnellement je n'y vais plus mais j'ai vu sur Instagram dernièrement que la nouvelle génération avait découvert la zone la zone de Tomeuse alors tu vois qu'ils sont très feignants et qu'ils ne s'échappent plus voilà c'est fini les condors et autres albatros qui autrefois tu vois faisaient le charme de l'endroit maintenant eux c'est juste des lips et ils arrêtent ça naturel mais ouais non ils ont bien cassé la zone aussi
Speaker 4là faut que tu nous parles d'un truc parle-nous de la rivière d'élémentation du squat chez Kanak
Speaker 5en fait c'était à Revelstoke et on est c'était une journée tranquille et on s'est dit bon on va aller on avait repéré en fait dans le South Bowl de Revelstoke parce qu'en fait il y a deux bowls à Revelstoke et qui finalement sont si on descend plus bas que ces bowls on se retrouve un petit peu loin loin des installations et on était dans le South Bowl et on avait repéré la veille il y avait un bel arbre un beau cèdre avec un panneau danger de mort n'allez pas plus loin que ce signe et on s'était dit on va aller plus loin on va shaper une courbe dessus puis la chèche il va faire un hand plant et ça fera une image cool etc donc on a fait ça donc on était vraiment partis pour une petite mission de mi-journée donc moi j'étais en sweatshirt quand même et donc on a fait notre truc on est arrivé à la mi-journée on a fait notre petite image on est reparti et là en fait on était sur c'est des longs 4 tracks un peu plats pour rentrer vers le domaine et à un moment on s'est dit bah là si on coupe là dans ce domaine dans ce goulet on va forcément atterrir sur le prochain lacet du 4 tracks et donc il y avait une trace donc on l'a suivi on a commencé à descendre etc et tu vois on descendait quand même depuis un petit moment c'est pas bon ça et donc on s'arrête on se dit bon qu'est-ce qui se passe on remonte on aurait déjà dû croiser le 4 tracks on continue on continue on continue puis moi j'avançais j'étais un peu dans mon run de forêt on suivait on suivait un goulet il y avait une courbe une petite rivière etc et là un moment tu vois je m'arrête et j'attends tu vois j'attends 5 minutes 10 minutes un quart d'heure pas de cheuche pas de Yann derrière moi donc j'attends encore un peu j'essaye de les appeler pas de réseau je me dis bon bah les mecs je pense qu'ils ont dû remonter quoi ils sont ils sont ils sont rentrés et donc je pars je pars à l'aventure je continue de suivre ma trace enfin je me mets à la misère je tombe dans la rivière plusieurs fois tu vois et j'arrive vraiment au bout de j'arrive au bout du truc là il n'y a plus de neige la rivière se transforme en chute d'eau donc là je me dis bon donc il faut que je remonte sur la crête mais il n'y a plus vraiment de neige donc je suis sur des feuilles je glisse je me fais arrêter par un arbre et tout je finis par avoir du réseau j'appelle cheuche et Yann qui eux étaient finalement ils étaient derrière mais Yann il était tellement il galérait tellement avec son snow qu'ils avaient vraiment pris du retard donc je leur dis bah enfin suivent je suivais mes traces et puis on se retrouve et donc moi je continue d'avancer et puis bon au bout d'un moment j'arrive vraiment tout en bas de la vallée et là je vois quelques arbres coupés donc j'étais là waouh une trace de vie tu vois genre alléluia je vais pas mourir tu vois et donc je suis un peu les coupes d'arbres jusqu'à une maison je vois une maison dans la forêt je me dis mais là si je fracasse la vitre je vais me mettre dedans j'étais trempé il faisait nuit et non en fait je toque il y avait une petite vieille qui mourait elle m'accueille elle m'explique que l'année dernière elle est passée dans le journal parce qu'il y a 40 personnes qui avaient fini là dans la saison et donc voilà je l'ai aidée à installer internet chez elle elle m'a fait des cookies j'ai attendu 4 heures que Yann que Yann et Shosh arrivent je les avais prévenus que j'étais là et puis après elle nous a ramenés au village et on était loin loin loin de Revelstow on avait changé on avait changé on avait changé de commune et donc c'est la rivière des lamentations parce qu'en fait Yann a fait a passé la descente à se lamenter à se lamenter sur la vie
Speaker 4la célèbre de Revelstow vas-y on passe on passe un peu
Speaker 6à l'époque Black Crow je te passe la main non mais merci non juste après bah du coup tu passes d'abord en tant qu'athlète avec Black Crow comment ça se passe c'est Camille Jacou qui t'appelle c'est Juregnier
Speaker 7non ça se passe pas comme ça
Speaker 5non en fait ouais Camille m'a appelé il était il était vraiment à la recherche de nouvel athlète non en fait j'avais rencontré Pierre Guyot pendant ma licence au CESNI et l'année d'après il a commencé à filmer un petit peu avec nous chez Gypsy Feline et lui c'était sa première année donc chez Black Crow donc il avait il avait les Noctas c'est quelle année 2013 il avait les Noctas et j'étais quand même hyper intrigué par le ski je le trouvais très beau très lourd et il me plaisait bien et en fait en fin de saison j'ai rencontré Julien je le connaissais pas enfin je le connaissais de Julien Régnier
Speaker 6des vidéos de ski
Speaker 5voilà Julien des vidéos de ski et donc voilà je lui ai demandé si j'ai posé quelques questions sur Black Rose je lui ai demandé si ça pourrait si ça pourrait être intéressant qu'on se parle pour pour que que je rejoigne l'équipe et en fait il était assez intéressé il m'a présenté Camille donc j'ai rencontré Camille à Chamonix ça a pris quand même un petit moment parce que il m'a dit parce que Camille avait un rythme de vie un petit peu décousu à l'époque et donc ouais en fait après en août 2013 je suis rentré je suis rentré chez Black Rose et après j'y ai passé j'y ai passé 12 ans
Speaker 6et après au début athlète et après maintenant team manager marketing ouais en fait
Speaker 5au début j'étais athlète et en fait vu que Camille savait que j'avais fait un peu des études et un jour je savais lire c'était après ma première saison chez Black Rose et en fait il m'a enfin moi je l'avais déjà parce que tu vois l'été plutôt que d'aller faire des jobs des jobs pas très cool pour payer sa pour payer sa future saison de ski ou en tout cas une partie de la saison de ski je lui avais proposé mes services pour tu vois du montage vidéo enfin peu importe même mettre des skis dans des cartons c'était toujours plus cool que de faire des joints calico sur un chantier et donc un automne il m'appelle il me dit ouais Flo t'as fait des études ouais tu pourrais organiser notre sales meeting
Speaker 8ouais
Speaker 5t'as très bien l'imitation de voix je dis bah ouais ouais pas de problème c'est quand ouais c'est dans deux semaines et donc j'avais jamais organisé d'événement ni quoi que ce soit mais j'ai tenté j'ai tenté le pari puis ma femme à l'époque bossait dans une agence événementielle donc elle m'a coaché donc je me suis mis un peu la pression j'ai organisé le sales meeting en deux semaines ça s'est bien passé et en fait l'année d'après l'été ils lançaient ils lançaient un e-commerce et ils avaient besoin de Black Rose avait besoin bah tu vois de faire des vidéos produits de préparer un peu tous les assets pour nourrir le site web et donc ils m'ont proposé de venir bosser en fait tout l'été tout l'été avec eux donc c'était vraiment le voilà le job de rêve en tout cas pour l'époque en fait là mon rôle c'est pérenniser donc en dans un rôle un peu hybride tu vois skieur et et membre de l'équipe marketing et du coup je suis resté externe pour Black Rose jusqu'en 2021 et là j'ai été c'est longtemps quoi ouais ouais après j'ai été internalisé là par contre en 2021 en fait mon contrat de consultant s'arrêtait mon contrat de skieur finissait également et on m'a proposé de rejoindre Black Rose comme intern
Speaker 6ça arrive on s'est dit et du coup après parlons un peu du job d'athlète manager on va dire parce que du coup comme tu disais t'as été athlète un peu snob un peu en mode mon style parle pour moi Et après là tu as l'autre côté, même à l'époque je pense que les marques venaient de passer, et là tu as l'autre côté les budgets que t'as qui sont pas dingues les athlètes, lesquels pousser, pas pousser en plus Black Row c'est quand même, c'est pas une marque freestyle enfin c'est une marque freestyle mais dans le sens c'est rando, freeride
Speaker 5en fait mon titre c'était Sports Marketing Manager donc en fait il y avait la partie athlète et le programme marketing d'influence faisait quand même, c'était une grosse partie du job mais pas que mais non c'était c'est vrai qu'en fait au début au tout début quand j'ai commencé à faire le truc et en plus j'étais encore athlète donc tu vois des fois c'est un petit peu étrange des deux côtés conflit d'intérêt conflit d'intérêt alors heureusement moi je négociais pas mon contrat d'athlète avec moi même allez 15 000 c'était ta meilleure idée mais tu sais t'as toujours tendance un petit peu à comparer le truc celui-là il veut ça alors que il est pas si bon tu vois mais non j'ai quand même assez bien su j'ai quand même assez bien su faire la part des choses mais après c'est vrai que j'ai je pense que je me suis vraiment amélioré dans ce job une fois qu'en fait mon expérience de skieur s'est transformée en expérience pure et plus en standard en étalon tu vois où t'es toujours en train de comparer
Speaker 6t'as fait ton deuil de ta carrière et à un moment t'es plus relaxé avec ça comme tu disais t'as montré c'est pas moonshine celui d'après où t'étais au sommet puis après tu dis bon voilà
Speaker 5ouais c'est clair et après mais même tu vois même moi les deux dernières années que j'avais eu le contrat de skieur j'étais j'étais en roue libre je pensais pas que t'avais un contrat de skieur jusqu'en 2021
Speaker 6ouais non mais en fait rends l'argent Flo rends l'argent parce qu'il y a pas que 3 années
Speaker 5franchement pour tout ce qu'il y a les marques m'ont pas donné avant je peux te dire je vais rien rendre du tout non non mais j'étais après le contrat était là après en fait je faisais le job j'étais pour le coup j'avais une vraie conscience professionnelle parce que j'avais plus envie mais je faisais les photoshoot je faisais les pubs je faisais des trucs comme ça par contre j'avais plus de projet perso et j'avais en fait j'avais même plus envie de montrer mon ski parce que je savais que j'étais sur la pente descendante j'avais plus vraiment un niveau qui me j'avais plus un niveau dont j'étais fier et tu vois pour moi c'était
Speaker 6tu t'es vu vieillir quoi
Speaker 5ouais c'est que tu vois tu regardes la shot t'es là ah ouais wow tu voulais pas faire comme Kevin Roland qui pousse qui pousse qui pousse non mais moi t'sais genre même tu vois mon dernier instagram il remonte à 4 ans un truc comme ça et genre c'était une petite session euh side hit à la flégère tu vois ça a été laborieux tu vois pour l'édit de 15 secondes tu vois
Speaker 6le dernier projet que j'ai vu toi un peu c'est avec Nicolas où il y a un peu de baissé sous l'aiguille ouais c'est ça et là effectivement tu dis bon c'est cool ce que tu fais tu vois le projet était pas mal
Speaker 5c'était pas
Speaker 6et peut-être une bouteille à la mer pour les jeunes qui nous écoutent les rares jeunes qui écoutent des podcasts toi qui étais team manager qu'est-ce qui te fait choisir un rider comment il vient vers toi enfin qu'est-ce qu'il faut faire et pas faire en guirli
Speaker 5bah en fait déjà bon il y a le ski c'est le ba ba mais c'est quand même la qualité du ski ça reste là ça reste la matière première tu vois ça va être je pense que c'est presque plus c'est plus facile de transformer un bon skieur en un skieur professionnel qu'un professionnel en bon skieur quoi tu vois c'est c'est quand même le truc et après il y a ouais là la manière dont la manière dont ils se présentent dont ils présentent leur ski dont ils tu vois tu remarques aussi directement s'il y a eu un cheminement ou s'ils se voient juste comme skieur ou s'ils se voient comme partenaire de leur marque de leurs sponsors ils ont déjà songé un petit peu à comment ils allaient les aider comment ils allaient comment ils allaient faire la promotion de la marque des produits donc ça c'est bon tu le remarques assez vite et ensuite j'aime bien aussi la personnalité tu vois le le charisme quand tu vois que tu es face à des gens qui vivent aussi en dehors de en dehors du ski qui tu vois des enfin je suis je suis personne pour juger de qui est cool mais qui ne l'est pas mais on sent directement tu vois c'est Black Rose un petit peu quand même ouais tu vois par exemple chez Black Rose tu vois il y a on avait un on avait un jeune là qui était tu vois il avait il avait envoyé il avait envoyé une demande de sponsoring tu vois il avait il avait je crois il avait rien du tout il avait 500 followers comme ça mais tu vois je voyais qu'il avait quand même il avait il avait quand même un peu de charisme tu vois il skiait il skiait plutôt bien il avait il était pas c'était pas une machine de technique mais tu vois qu'il avait il utilisait vraiment le ski comme comme moyen d'expression donc je trouvais ça je trouvais ça intéressant et après il était aussi assez impliqué dans la vie tu vois dans la dans la communauté en Finlande dans sa petite communauté locale et tu vois il faisait des événements il a lancé un magazine des trucs comme ça et voilà moi c'était un peu le package le package global que je que je valorisais au delà de juste la performance juste le pitch commercial et voilà lui tu sentais que c'est un exemple parmi tant d'autres mais tu sentais qu'il était connecté qui comprenait la valeur qu'il pouvait avoir pour une marque pour les autres skieurs pour la communauté et puis ouais finalement on a réussi à faire quelques projets assez cool avec lui donc c'était une bonne pioche
Speaker 4est-ce que tu vas dénicher des mecs qui faisaient comme toi qui attendaient que les marques viennent
Speaker 5ouais bien sûr ouais non mais des fois tu déniches tu vois il y a quelques années là j'avais entendu parler d'un d'un jeune d'un jeune d'un jeune skieur suisse là Alex Williams qu'on m'avait présenté comme le tu vois le futur tu vois niveau Julien Lange en termes de talent donc je je suis allé voir de mes propres yeux tu vois je j'ai organisé une journée avec lui j'ai conduit je suis allé à je suis allé à je sais plus tu vois pour ce qui est une journée avec lui ouais j'ai compris à quoi j'avais à faire quoi le mec c'est un c'est un mutant quoi il est sur talentueux etc donc lui c'est bon à cette époque-là il s'était pas vu comme plus qu'un tu vois un petit gars du club de Verbier ou je ne sais quoi et donc moi je enfin moi j'ai j'ai directement j'ai sorti à ma direction il a sorti le contrat sur sur le parking on a sorti le contrat sur le parking et en plus je suis reparti de ma journée avec en bonus Maëby Derman qui avait servi de guide et en fait qui n'était pas moins impressionnant que le jeune mec surdoué donc j'ai fait d'une pierre de couleur la direction était contente ce jour-là il a signé
Speaker 4tout le monde qu'il a croisé à l'inverse il doit y avoir des moments moins simples comment tu fais pour sortir un gars qui plaît plus et c'est pas facile on nous des relations mais un moment faut
Speaker 5que ça s'arrête c'est quoi les tips alors les tips il y a pas de tips après sortir des c'est vrai que sortir des athlètes en fait finalement enfin moi j'ai jamais vraiment eu été à ce moment là sous la contrainte à travailler avec des gens que que j'aimais pas tu vois qui me vraiment qui me débectait et en fait ça c'est pour le coup moi c'est quelque chose que je suis pas que je suis pas capable de faire je enfin en fait c'est-à-dire que si je je je je fais pas trop dans le compromis de ce côté-là et c'est vrai que je je peux mettre ma démission dans la balance pour ne pas avoir à bosser avec quelqu'un enfin en tout cas un athlète donc ça c'est la carrière du coup ça m'est jamais arrivé ok sinon je sais pas c'est le genre c'est un athlète avec qui tu voudrais pas travailler un skieur tu veux pas par contre je vais donner un bon exemple d'une fois tu vois ça m'a ça m'a vraiment brisé le coeur c'était en fait c'était christopher turdell chez black rose tu vois c'est le c'est le og du ski freeride quoi tu vois c'est le gars il est bon déjà il est très très fort en ski mais en plus il a cette espèce de charisme tu vois en fait t'as envie de passer du temps avec lui il est chill il a une super aura il est calme c'est c'est une bonne compagnie quoi il est vraiment vraiment très sympathique et j'avais loué j'avais noué une bonne relation avec lui au delà de du simple cadre professionnel et en fait black rose a et avait déjà ce projet de pousser sur l'appareil et donc un moment c'est vrai que quand tu dois pousser une catégorie de produits plus qu'une autre il ya des arbitrages qui se font et là l'arbitrage était qu'il fallait il fallait dégager du cash du cash côté sports marketing sur les skis seulement pour pour accélérer sur des nouveaux profils qui allaient être et en ski et en et en appareil christopher et chez ouais christopher était déjà chez pic il était hyper bien maquée n'a pas envie de faire une grande image d'un des grands voilà donc il a fallu voilà il a fallu que lui il a fallu que je lui explique que c'était que c'était que c'était fini mais en fait moi pour moi là j'ai pas d'autres armes d'autres astuces qu'en fait y être honnête et de dire de dire de dire ce qu'il en est quoi et quand tu es quand tu es sport marketing manager team manager team captain ce que tu veux 95% des captains good time tu fais signer des contrats tu donnes des skis tu es tu as tout le monde tout le monde t'adore mais du coup il ya une contrepartie à ça c'est que c'est que des fois en fait tu dois tu dois aussi assumer tes choix ou ou prendre des décisions qui vont dans le sens de la stratégie de la marque pour laquelle tu bosses après il s'est moins plaisant mais il faut il faut le faire mais après aussi
Speaker 6plein de moments où tu dis non quand pitch tout chaque athlète va pitcher son projet annuel où tu dois remettre au pot là tu tiens pas quelquefois non et ça c'est aussi dur parce que tu mets de l'argent dans les projets t'as aucune c'est parce qu'ils vont sortir toi ouais c'est ça après la fin
Speaker 5pour moi le la la la fin le stand ce que j'adopte c'est que je suis toujours assez rationnel factuel on va dire que ma perception d'un projet mon attachement, ma sensibilité à quelque chose qui est pitché ça peut rentrer en compte à un moment mais ça peut pas être l'élément décideur du fait qu'on va supporter ou pas donc finalement il y a beaucoup d'autres choses qui rentrent en compte, c'est les produits, l'intégration des produits, est-ce que c'est les produits qu'on veut pousser cette année là ensuite si c'est le cas est-ce que c'est la bonne manière de le faire est-ce que c'est en phase avec l'image de marque, la manière dont on veut parler de ces produits ensuite la performance, c'est quelque chose qui est pareil c'est un bon c'est un bon indicateur de la qualité du projet, si une marque doit se positionner dessus ou pas donc c'est tout ça et en fait j'essaye d'être assez factuel pour être droit dans mes bottes par rapport à mon choix mais aussi pouvoir l'expliquer et le faire comprendre aux athlètes qu'ils soient déçus ou les heureux lauréats
Speaker 6des fois t'as les planètes qui s'alignent pas entre le plan produit des marques de ski et le plan produit une année tu vas sortir un ski de piste carving et l'athlète va pitcher une ligne en Alaska c'est difficile à soutenir financièrement les gens peuvent pas le savoir non plus
Speaker 5les dernières années chez Black Rose il y avait vraiment l'ombre de l'appareil qui planait sur tout et c'est vrai que les athlètes qui étaient pas dans le programme appareil ils nous disaient mais on a un avenir ici tu vois du coup c'est vrai qu'à un moment tu dois être droit dans tes bottes, droit dans la direction de marque, tu dis bon bah est-ce qu'on est genre on fait que ça ou est-ce qu'on soutient encore les projets ski et le ski c'est quand même pour Black Rose c'est quand même aujourd'hui c'est quand même une grosse part du chiffre d'affaires donc finalement il a été suite à ça il a été décidé de continuer de soutenir des athlètes qui étaient que sur le programme ski mais il a fallu ce petit électrochoc
Speaker 7du coup tu parlais d'avoir un avenir chez Black Rose toi là on est en train d'enregistrer ça nous date un peu le podcast mais tant pis je veux dire c'est aussi un moment de ton histoire et de ta vie et de la vie de Chamonix qui sont intrinsèquement liés je pose ma vraie question qu'est-ce qui s'est passé chez Black Rose il y a un centre de gravité qui s'est déplacé dans la vallée tout le monde est sous son... ce nouveau toit de Zag comment toi tu l'as vécu ça fait un peu plus d'un mois que t'es devenu brand manager de Zag on a eu pas mal de questions de la communauté sur ça
Speaker 6l'immense majorité c'est Flo B toujours chez Black Rose, Flo B alors comment ça va ?
Speaker 5alors Flo B n'est plus chez Black Rose non j'ai quitté mes fonctions chez Black Rose fin novembre 2025 vendredi 21 j'ai clock out chez Black Rose et lundi matin le 24 donc voilà j'ai pris un nouveau rôle dans cette marque voisine qui consiste en fait à gérer l'image de marque le développement et la construction de celle-ci et voilà c'est un projet qui est c'est une marque qui est là depuis longtemps elle a 22 ans si je ne me trompe pas mais finalement le nouveau Zag le projet du nouveau Zag n'en est qu'à ses balbutiements donc c'est n'étant pas en mesure de lancer ma propre mon propre projet ma propre marque j'avais envie j'avais envie d'essayer d'être d'être avec de monter à bord d'un projet qui partait de zéro enfin même si même si c'est pas le cas mais vu qu'il y a eu un rebranding
Speaker 6il y a un nouveau logo un reboot etc
Speaker 5on part presque de zéro même s'il y a quand même de solides fondations enfin je veux dire les 22 années de l'histoire de la marque sont pas achetées loin de là mais il y a une rupture qui veut être opérée qui s'opère et voilà je trouvais ça très intéressant c'est aussi l'occasion de rejoindre des collaborateurs des anciens collaborateurs de chez Black Rose mais aussi des nouvelles personnes histoire de ne pas toujours travailler qu'avec les mêmes personnes et d'être un peu dans un dans un schéma mono bon mais nous fait pas non plus
Speaker 7le pitch politiquement correct Camille Jacot est partie en février Julien Regnier chèque maintenant pour Zag enfin il s'est passé un truc quand même non mais après
Speaker 5moi je suis pas mon départ de Black Rose est pas lié à celui de Camille et Julien en tout cas pas directement je pense que chacun chacun avait ses raisons de passer à autre chose je vous invite à il reste politiquement correct il est en période d'essai là non j'ai pas de période d'essai j'avais pas non plus envie de faire toute ma carrière dans une marque je sentais aussi que le moment était venu de faire un move pour pas m'enfermer dans ce j'avais pas envie de devenir monotache et puis en fait il y a aussi mine de rien il y a un plafond de verre c'est une super opportunité de pouvoir passer de pro skieur à brand marketing manager mais quelque part t'es toujours t'es toujours vu t'es toujours vu comme un ancien skieur tu vois et en fait j'avais pas du tout envisagé que la boîte allait se se structurer qu'il y allait y avoir des nouvelles personnes qui allaient arriver il y a un département ressources humaines qui a été créé j'ai eu des nouveaux managers mon N plus 1 est parti etc et en fait finalement je me suis retrouvé du coup j'ai dû refaire mes preuves à chaque fois et en fait les gens qui avaient placé leur confiance en moi il y a au moment enfin toutes ces années étaient plus là et donc en fait là tu dois là le plafond de verre il vient vraiment se matérialiser t'es là
Speaker 6comme une boîte de staff comme tu dis t'es arrivé vous étiez 3 dans le chalet à la fin tu pars vous êtes maintenant 25 30 aussi le job est plus segmenté après tu vois t'as moins tu décides moins de tout ouais c'est clair
Speaker 5et puis tu vois en fait même si j'étais tu vois aujourd'hui le marketing de Black Rose là encore ce qui sort maintenant tu vois il y a quand même une grosse partie de toutes les campagnes etc c'est moi qui ai orchestré mais en tant que sports marketing manager donc c'est à dire que t'as beau être marketing manager dans les faits t'es sports marketing manager et pour les gens qui sont dans la boîte ils savent ce que tu fais pour ceux qui sont qui voient ça de l'extérieur ils sont là ouais c'est le sports marketing en gros c'est le team manager tu vois mais le team manager aujourd'hui moi c'est tu vois c'est
Speaker 6tu fais le contenu tu fais le
Speaker 5bah en fait ouais le team manager moi c'est pas ce que c'est plus vraiment ce que je faisais chez Black Rose je m'occupais que des que des top athlètes c'était aussi l'occasion bah de de repartir on va dire du bon pied dans mon évolution j'ai eu la chance de pouvoir le faire dans une marque qui est un à de l'élan à de l'ambition et à Chaboni à Chaboni pas trop loin de la maison même s'il faut conduire un quart d'heure en plus tous les jours et surtout avec avec déjà un dirigeant que j'ai déjà croisé dans ma vie professionnelle qui qui croit en moi qui me qui me laisse quand même les mains libres qui me challenge mais qui me qui me donne la liberté dont j'ai besoin et voilà avec un avec un avec un pour le coup un vrai job title peut-être un petit peu voilà brand director je brand director wow wow wow
Speaker 6celui-là je l'avais pas demandé mais brand director et d'ailleurs on en enregistre aujourd'hui chez Zag et merci pour l'accueil le café c'est ça et le local aussi merci
Speaker 4on passe au tu préfères moi je veux juste revenir sur un sujet avant de conclure avec effectivement les tu préfères je veux que tu reviennes sur un moment qui était marrant oui quand à l'Urban Plane 2011 Urban Plane 2011 vous vous faites niquer par Laurent Javet c'est ça elle est là et vous vous faites insulter en disant que vous respectez pas vous êtes des mauvais perdants vous êtes naze etc raconte-nous un peu déjà rappelle-nous ce que c'est l'Urban Plane et rappelle-nous cette édition c'est incroyable où vous êtes passé pour des petits gamins
Speaker 5mauvais perdant oui clairement en fait l'Urban Plane c'était un événement et qui était c'était un concours vidéo en fait ils invitaient tu formais une équipe avec c'était soit des marques soit des collectifs de des collectifs de skieurs de snowboarders par exemple Gypsy Feline les crapules etc qui venaient pour une semaine la Plane accueillait tout ce petit monde et il y avait je sais plus exactement quand ça se passait mais il y avait en fait jusqu'au moment où t'arrives tu savais pas vraiment quelle allait être la thématique de la semaine mais en fait on te donnait une thématique et tu devais t'avais une semaine pour produire une une vidéo de ski scénarisée qui répondait à un cahier des charges et à la fin tout ça était présenté examiné par un jury puis il y avait une cérébonie une remise des prix
Speaker 4avec un bon prize money à gagner il y avait 8000 balles
Speaker 5je crois qu'il y avait ça faisait ouais c'est ça 8000 balles et des playstation et des tenues pictures et donc nous on était c'était en 2000 je crois que c'est en 2012 c'est l'année de TAS d'ailleurs
Speaker 42011
Speaker 5et en fait on y est allé et je sais plus ce qu'était la thématique mais je crois que c'était un peu genre le bac de philo le hasard l'imprévu c'était ça exactement et donc tu vois là donc Yann s'empare du truc approche genre très poétique très, tu vois je sais plus ce que c'était, je crois que c'était le hasard enfin vraiment le bac de philo il fait un truc tu vois assez tu vois c'était vraiment, il avait une approche un peu tu vois c'était un peu, c'était artistique c'était très sensible, c'était vraiment tu vois, on s'est mis à nu au propre comme au figuré parce que moi il fallait que je sois nu d'ailleurs dans une scène d'introduction etc, mais il a créé un peu cette cette espèce de vidéo artistique je l'ai plus vraiment en tête
Speaker 4alors ce qui passe le décrit comme une fable philosophico-poétique quasiment un trip psychédélique sur le hasard
Speaker 5exactement et en fait c'était quand même assez subtil tu vois, c'était Yann, il n'y avait pas de nous en fait on voulait éviter surtout de faire de l'acting à la plus belle la vie tu vois, que ce soit moisi, en fait que ça vieillisse mal tu vois, parce que je pense que là après on va regarder les vidéos et on va voir, qu'on aurait du gagner mais du coup il a fait ça et en face on avait tu vois, la team un peu hype du moment, c'était Laurent Jamais les frères Collet il y avait un peu toute une équipe, c'était la team picture en gros, il y avait Eustache et Bonner et en fait eux ils ont fait un truc tu vois, c'était un peu à l'époque où je pense il y avait Intouchables qui était sorti ou un truc comme ça et genre Lolo Jamais, tu vois gros stratège, bam, il sort l'handicapé direct genre fauteuil roulant genre avec de l'acting plus belle la vie et tout et ils nous ont battus tu vois, mais moi je trouve que c'était un peu fourbe comme move, tu vois, le coup de l'handicapé et tout, un peu trop obvious, mais ça a marché donc ils nous ont battus mais le fait est que je pense qu'en termes de qualité de production franchement, et de ski on leur a roulé dessus mais du coup la pilule était vraiment amère quoi, surtout quand on a un petit peu en plus on s'était vraiment donné du mal parce que le premier jour, Yann a formaté la carte mémoire avec toutes les shots dessus, donc on a perdu une journée de tournage donc on a vraiment dû charbonner pour rattraper notre retard et du coup on l'avait très très mauvaise et du coup on nous a offert des tenues pictures et on les a pas acceptées on les a refusées mais on est revenus l'année d'après on a gagné
Speaker 6parce que vous gagnez en fait chaque année vous avez toujours gagné, et là c'était l'année où vous avez fait battu
Speaker 5ouais mais allez voir les vidéos franchement
Speaker 4c'est drôle parce que dans les commentaires des ski-passeurs aucune raison n'est valable pour ce genre d'attitude prétentieuse vous vous ridiculisez, vous manquez de respect aux autres équipes, et Julien Lange qui répond on a nos raisons mais qui t'inquiète
Speaker 5aujourd'hui on parle de ça on parle pas du du scénar de l'onno jamais quoi
Speaker 4on voulait, en fait j'arrive pas à retrouver les vidéos, en fait elles y sont plus sur Zapix le moteur de recherche est mort donc on a plus tu peux pas défendre
Speaker 6c'est pas quelqu'un qui se réveillait à Paris ils avaient filmé vachement à Paris, il y avait le truc urbain et la vie
Speaker 5ouais il y avait en fait c'était du lolo jamais tu vois ça c'était très triste, c'était très drama c'était très obvious c'était first degree à mort il nous a pliés il nous a pliés mais après l'année d'après on est revenus avec un remix de Be Kind Rewind avec des extraterrestres et une on avait préparé un un one-off, tu vois, une golf qu'on avait habillé d'aluminium et de carton pour que ce soit un vaisseau spatial et là on a on a renoué avec le succès et les 8000 balles
Speaker 4en vrai le concept il est trop bien ça devrait le remettre au bout du jour
Speaker 5je crois qu'il y a 5 fois je sais pas si j'ai le droit de le dire il y avait un projet j'ai un dossier de presse qui est passé en tout cas
Speaker 6et pour l'année prochaine ils veulent refaire un truc comme ça où les équipes se filment c'était assez novateur en fait c'est pas si vieux mais tu crées du contenu
Speaker 7c'est June Olson qui avait lancé ça
Speaker 5c'était sans la partie scénar
Speaker 6c'était très perf le truc c'était des big air en fait
Speaker 4tu tirais au sort ton thème parce que sinon vous prépariez les vidéos vous arriviez, vous aviez déjà toute l'intro jamais, j'avais filmé la moitié de sa tape avant
Speaker 5et donc l'année d'après l'année d'après il n'a pas dégéré on est revenu avec une team et tu vois Yann il avait du coup il a fait une lolo jamais il avait préparé un peu avec Arthur Giraud un ancien snowboarder pro qui était devenu son binôme qui est toujours d'ailleurs ils avaient planché un peu sur un scénar tu vois comme ça des idées un truc multi-tool qui en fait voilà en gros c'est si tu tirais le bon thème c'était quand même assez large pour couvrir pas mal de thèmes et au moment où ils ont couvert le thème genre enfin je sais plus les orgues ils ont dit Gypsy Philly je sais plus quel thème et eux genre ils ont pré-claim genre ils ont commencé à lever les bras yes tu vois genre tu en étais là genre là là il y a un statement quoi genre ils ont annoncé avant le début des hostilités qu'on allait gagner bon finalement ça ça l'a fait trop bien
Speaker 4non mais c'était intéressant de terminer sur cette anecdote c'était cool
Speaker 6allez tu préfères tu préfères Christopher Turdell ou Nikolai Schirmer papa ou maman
Speaker 5ski ou ski ou ou perso
Speaker 6bah allez les deux bah en ski
Speaker 5Nico c'est Nico c'est c'est le frérot quand même attends ski ou non non ski ski Turdell en plus il a une technique aujourd'hui maintenant je suis vieux je dois garder le contact ski-neige donc je je vise vraiment à skier comme comme un vrai skieur alpin et Turdell est injouable de ce côté là donc ski Christopher mais Nico c'est le sang Tignes ou Val d'Isère
Speaker 6Tignes Julien Lange 2013 ou Julien Lange 2023
Speaker 42023 filmer une parte avec André Raguetli ou rider tes vieux corrupts jusqu'à la fin de ta vie les corrupts
Speaker 6ça c'est corps tu vois l'ère Gypsy ou l'ère Black Crow
Speaker 4oh
Speaker 6ah là c'est très dur
Speaker 4euh les deux vas-y tranche un peu putain tu fais chier
Speaker 6Zag le vrai brand marketing t'aurais dû dire bah à l'époque Zag le meilleur est à venir
Speaker 5euh ouais non mais on est pas sur LinkedIn non en fait ouais Gypsy Feline ça a quand même été tu vois Temporary Autonomous Zone c'était ça quoi genre 5 ans à faire que ce qu'on voulait comme on voulait et à tu vois être en guerre contre le monde entier pour pour prouver qu'on avait notre place on avait notre place sous le soleil donc non c'est puis voilà le lien avec tu vois tous les gars de Gypsy Feline c'est c'est c'est c'est un peu des frères tu vois on peut ne pas se parler pendant 2 ans quand on se voit c'est reparti comme en 40 quoi t'en as quand même pris aucun chez Black Rose aucun chez Black Rose ? ouais si Julien Lange pas si Julien pardon et je l'ai viré aussi
Speaker 4ça c'est les vrais frères dernière question Oudou ou Moonshine ? Oudou allez voilà bon et ben on termine là-dessus et ben c'est le mot de la fin Flo merci merci Flo merci à vous allez ciao
Speaker 3merci d'avoir écouté Daily Frisky Podcast pas la peine de te faire chier à mettre des notes ni t'abonner à notre compte Insta va manger tes morts
Speaker 2génial je te remercie oh t'es vraiment un sale petit con putain mais c'est dingue

Podcast Summary

Key Points:

  1. Florent Bastien, originaire de Tignes, raconte son parcours du ski alpin en club vers le freestyle, influencé par la tournée Salomon 1080 et ses rencontres avec Julien Lange et Léo Taillefer.
  2. Il décrit la création et l'évolution du collectif Gypsy Feline, de films amateurs comme Sarek et Feelings jusqu'aux productions plus abouties comme Taz, Moonshine, Udo et Cruise Control.
  3. Il revient sur ses sponsors, notamment Corrupt et Black Crows, où il est passé d'athlète à Sports Marketing Manager avant de devenir Brand Director chez Zag.
  4. Il partage des anecdotes marquantes comme son podium au Red Bull Line Catcher 2015, la rivière des lamentations à Revelstoke, et la défaite controversée à l'Urban Plane 2011.
  5. Il analyse l'évolution du ski professionnel, critiquant le vlogging excessif et valorisant les riders avec une vraie conscience professionnelle comme Nicolas Schirmer.

Summary:

Florent Bastien, skieur originaire de Tignes, retrace son parcours depuis ses débuts en ski alpin en club jusqu'à sa découverte du freestyle à l'âge de dix ans lors de la tournée Salomon 1080. Il évoque ses rencontres déterminantes avec Julien Lange et Léo Taillefer, avec qui il forme le collectif Gypsy Feline. Ensemble, ils produisent plusieurs films, d'abord amateurs comme Sarek et Feelings, puis plus professionnels avec Taz, Moonshine, Udo et Cruise Control, qui marquent l'apogée et la fin de l'aventure collective.

Florent revient également sur sa carrière de skieur sponsorisé, d'abord chez Apo puis chez Corrupt, une marque emblématique de l'époque, avant de rejoindre Black Crows en 2013. Chez Black Crows, il passe progressivement d'athlète à Sports Marketing Manager, gérant les relations avec les riders et les projets marketing. En novembre 2025, il quitte Black Crows pour devenir Brand Director chez Zag, une marque voisine en pleine refonte.

L'entretien aborde des anecdotes marquantes comme son podium au Red Bull Line Catcher 2015, où il arrive du Japon la veille de la compétition, ou encore la rivière des lamentations à Revelstoke, une mésaventure en backcountry qui se termine chez une habitante locale. Il revient aussi sur la controverse de l'Urban Plane 2011, où Gypsy Feline perd face à une équipe adverse malgré une production jugée supérieure, ce qui provoque leur refus des prix.

Florent partage enfin sa vision critique de l'évolution du ski professionnel, déplorant la surabondance de vlogging au détriment de vraies vidéoparts, tout en saluant des riders comme Nicolas Schirmer pour leur conscience professionnelle exemplaire.

FAQs

Il skie actuellement sur des prototypes de 178 cm, avec des chaussures de flex 130 et un DIN de 12.

Il a grandi à Tignes au pied d'une piste et a commencé le ski dès qu'il savait marcher. Il a découvert le freestyle vers 10 ans lors de la tournée Salomon 1080, puis a abandonné le ski alpin en club au lycée pour se consacrer au freestyle.

Sa première marque sponsor a été Corrupt, après une saison chez Apo. Il a été invité par Julien Lange à passer un test sur le glacier, où il a impressionné Guerlain et a été pris directement avec un deal de matériel.

Il a terminé troisième du Red Bull Line Catcher aux Arcs en 2015, après être arrivé du Japon la veille de la compétition.

Les films principaux sont Sarek, Feelings, Gonzo, Taz, Moonshine, Oudou et Cruise Control. Cruise Control est considéré comme le meilleur techniquement, même s'il a perdu un peu de l’esprit artisanal des débuts.

Il a rejoint Black Crows en 2013 comme athlète, puis a progressivement pris des fonctions marketing et team management. Il a été internalisé en 2021 avant de quitter la marque fin novembre 2025.

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