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EP 1 | Les joies de la prédication

30m 50s

EP 1 | Les joies de la prédication

Dans ce podcast, Alexandre Saran, pasteur d’une église réformée évangélique, partage sa vision de la prédication. Pour lui, prêcher consiste à communiquer fidèlement et efficacement le message de la Bible, en se mettant au service du texte. Il défend la prédication textuelle suivie, qui consiste à exposer des livres entiers de manière continue, ce qui respecte le contexte biblique et permet d’aborder tous les passages, même les plus difficiles. Cette méthode forme les auditeurs à lire la Bible de façon structurée et crée un voyage spirituel partagé avec l’assemblée. Alexandre souligne les joies de cet exercice : l’étude approfondie des Écritures, l’édification personnelle et la satisfaction de voir l’assemblée progresser. Il évoque aussi les défis, notamment l’équilibre entre la préparation et la vie familiale, en recommandant de partager les découvertes avec ses proches et de lire le texte à l’avance. Enfin, il aborde la réalité du ministère pastoral, marqué par les imprévus, qui oblige à une discipline flexible dans la préparation hebdomadaire.

Transcription

5063 Words, 28593 Characters

French
- On ne va pas si longtemps. - Oui, oui, mais arrête de ne pas ça. - On va ça, vous êtes pas vrai. - Oui, je me suis bien. - Oui, mais je veux vraiment mettre en garde nos auditeurs, parce que, en fait, c'est une très mauvaise habitude ou un très mauvais angrenage qui peut s'installer et qui peut vraiment conduire à l'épuisement. - Bienvenue dans "Calvin Minute", le podcast de la Faculté Jean-Calvin, qui est une théologie et de ministère pendant une vingtaine de minutes. Avant de commencer cet épisode, j'aimerais juste vous parler du sponsor de ce podcast "Calvinny.ST". Calvinny, c'est un outil de recherche qui permet d'effectuer des requêtes parmi les articles de plusieurs blogs chrétiens et vengéviques qui partagent une ligne théologique similaire. En fait, c'est un peu un Google qui va effectuer une recherche uniquement parmi certains sites. C'est totalement gratuit et libre d'utilisation. Et à titre personnel, je me serai assez régulièrement de ce site parce que c'est juste super pratique d'avoir accès en un clic à toutes les ressources en français qui touchent un thème et qui sont assurément de qualité avec des fondements théologiques solides. Vous pouvez par exemple accéder à toutes les ressources de la revue réformée, la revue de la Faculté Jean-Calvin, bien Calvinny. Donc n'hésitez pas à l'essayer cet outil car Calvinny.ST et nous dire en commentaire ce que vous en pensez. On vous met le lien en description de cet épisode et je vous laisse tout de suite avec le podcast. Aujourd'hui, j'ai la joie des très compagnies par deux autres étudiants de la FGC. Florian, je suis à Tally. Bienvenue à vous. Et avec Florian et je suis à, on a le privilège de poser toutes nos questions à un invité qu'on connaît plutôt bien puisque c'est notre pastor, Alexandre Saran. Bonjour Alex, bienvenue. Bonjour, merci. Alors, le genre de discussion qu'on va avoir aujourd'hui, c'est le genre de discussion qu'on a assez souvent entre nous. Mais habituellement, c'est 100 micro et 100 caméras. Et surtout, c'est dans un salon avec une planche de promage et de charcuterie au milieu de la table, comme on en parlait tout à l'heure. Et ce dont on aimerait parler aujourd'hui, c'est de prédication. Alors, Alex, est-ce que pour commencer, tu pourrais te présenter brièvement et nous présenter ton ministère? Oui, bien sûr. Alors je m'appelle Alexandre Saran. Je suis lionée d'origine. Donc, je suis né ici dans ma ville bien aimée. J'ai vécu toute ma vie ici. Je suis mariée avec Suzanne. On a eu 6 enfants. Et je suis pastor, donc d'une église réformée évangélique. Depuis 2004, qui était à l'époque une toute petite implantation. Et puis qui a pas mal grandi par la grâce de Dieu. Et voilà, j'en suis encore le pastor aujourd'hui. Et mon ministère consiste essentiellement à apprécher, à enseigner, à coordonner un petit peu les activités de l'équipe. Merci. Avant de parler plus précisément des jouets de la prédication, est-ce que tu pourrais nous expliquer ta vision de la prédication? Quelles fonctions cette élément du culte doit-t-il remplir selon toi? Pour moi, la prédication, ça consiste essentiellement à transmettre, communiquer de la manière la plus efficace, la plus fidèle et la plus pertinente possible, le message de la Bible. Parce que, en croix que la Bible c'est la parole de Dieu. C'est la révélation spéciale de Dieu. Et donc, c'est vraiment important de communiquer ce message au plus grand nombre. Et donc ça, c'est un élément essentiel du culte particulièrement le dimanche. Et donc, on veut être un peu le porte-parole des enseignements que Dieu veut adresser à son église. Donc, ça, c'est la vision que j'ai de la prédication, c'est de se mettre au service du texte Bible pour en transmettre le message de la manière la plus efficace possible. Tu te question, dans ta définition, tu mets surtout l'enface sur le fait de communiquer au mieux la parole de Dieu, sur ton rôle à toi. Est-ce que dans tes objectifs, quand tu prèches, t'as aussi un objectif de réaction, ce que tu veux produire chez les gens, où c'est vraiment que tu l'as remet à Dieu, toi t'es plutôt sur le fait d'assumer ton rôle. Parce que je veux dire. Ouais, je vois ce que tu veux dire. Je pense que moi, je considère mon rôle en tant que prédicateur, comme étant celui d'être un vraiment un instrument, un outil. Et le résultat ne m'appartient pas. J'essaye d'être un outil efficace par la grâce de Dieu. Donc, encore une fois, d'essayer de faire en sorte que ce qui va sortir de ma bouche dans l'exercice de la prédication soit vraiment le plus fidèle possible au texte Bible, au niveau de son message, au niveau de ses intentions. Et un instrument de communication de ce message, mais ensuite, ce que les gens vont faire de ce message, finalement, ça, ça m'appartient pas. En tout cas, dans ma vision de la prédication, c'est le rôle vraiment de Dieu par son sainte esprit, de t'en suer toucher les coeurs. Et ça, c'est une opération surnaturelle qui est pas en notre pouvoir de réaliser. On dit parfois qu'on ait une obligation de moïin, mais pas une obligation de fin. La prédication, c'est un des moïins que Dieu met en place pour rédifier son anglise. Et non, on doit faire de notre mieux pour être ce moïin, mais la finité de tout ça, elle appartient à Dieu dans sa souveraineté et on ne peut pas produire ce que l'esprit sainte peut faire. Et du coup, ce que ça veut dire que t'en visage pas du tout, tu vois, quand je prépare à une prédication, là, par exemple, c'était sur la mort. Je pense à des personnes spécifiques dans l'Assemblée, je me dis, "Ah, elle passe par ça, j'aimerais provoquer tel réaction dans son cœur, qu'elle comprene ça." Tu permets quand même de les envisagir, on te disant "Bon verras que Dieu fait" ou "Vraiment, tu refrènes ça." C'est ici, bien sûr, je pense qu'il y a une distinction à faire. En fait, j'espère, bien sûr, que ma prédication va produire du fruit. Et je vais aussi considérer cet exercice, comme étant un exercice visant à produire du fruit, mais c'est pas en mot pouvoir de le produire. Mais effectivement, un élément important de la prédication, c'est de bien connaître son auditoire. Et c'est vrai que quand on prépare une prédication, en tant que Pasteur habituel d'une assemblée, par la grâce de Dieu, avec le temps, on apprend à connaître les membres de notre assemblée. Et du coup, forcément, ça va jouer dans la manière dont on va annoncer ou expliquer un texte et en tirer des applications parce que forcément, on a en tête des situations particulières ou peut-être des situations qui sont assez communes aux gens de notre assemblée. Et on va forcément peut-être tirer un peu plus dans une direction plutôt qu'une autre pour que ce soit le plus pertinent possible pour les gens qui vont écouter. Et tu es un fervant défenseur de la prédication textuelle suivie. C'est même dans ce sens-là que tu formes les autres prédicateurs de l'Eglise. - Oui, c'est ça. Est-ce que tu peux nous dire ce que c'est que la prédication textuelle suivie? Et pourquoi tu prèches ainsi? Pourquoi c'est le modèle de prédication que tu as particulièrement à cœur? - La prédication textuelle suivie, l'idée, c'est de se mettre au service du texte public. Et donc, comme je le disais justement, de considérer que notre relentante prédicateur est de transmettre un message qui est déjà-là, qui est déjà dans le texte, qui est déjà consigné dans les écrits-tures, et donc on veut être un vector, un communicateur ou un communiquant de ce texte. Et on dit prédication textuelle parce qu'on prend un texte particulier de la Bible pour en exposer le message, et on dit prédicateur, prédication textuelle suivie. Pour dire qu'en fait, on va parcourir de cette manière des livres entiers de la Bible, ou des sections entières de la Bible, qu'on va d'habitude découper en plusieurs prédications. Et moi, je suis effectivement à faire vendre des fenseurs de ça parce que quand on veut se mettre au service d'un texte, on est obligé de le prendre aussi dans son contexte. Et souvent, on va s'érares qu'on va prêcher sur un livre entier de la Bible en une fois, soit si c'est un livre très court. Et du coup, pour bien comprendre chaque section du texte, il faut le prêcher dans la continuité de ce qui précède et de ce qui suit. Et c'est comme ça qu'on peut vraiment, à mon avis, recevoir la pleine richesse du texte Biblique. Pas de place pour des thèmes du coup. Dans la prédication textuelle suivie, on ne va pas prêcher de manière thématique. Ça ne va pas dire que c'est interdit de prêcher de temps en temps de manière thématique, selon les besoins ou les occasions. Mais il faut savoir que quand on prêche de manière textuelle suivie, on va aborder beaucoup de thèmes qui sont présents dans le texte Biblique. Mais simplement, c'est pas la présence de ces thèmes qui va structurer la prédication. C'est vraiment le texte qui va structurer la prédication et qui va nous imposer les accents qu'on va mettre sur différents points. Il y a un côté un peu plus, on travaille plus en amont quand on aval, on facole la théologie des gens et on n'est pas toujours en réaction alors qu'on ne problème. Mais en même temps, il faut quand même parler des problèmes. Est-ce que tu as réussi à faire des interruptions dans des séries pour des événements, dans les villes de l'Église ou dans l'impression qu'il faut vraiment répondre à ça un moment donné? Oui, ça arrive. Typiquement, dans la vie de notre église, on va peut-être interrompre. une série pour Noël ou pour Pâques, on va interrompre peut-être une série pour un bâtème ou une occasion vraiment spéciale comme ça. Donc ouais, ça peut arriver. Si je peux ajouter quelque chose, je pense qu'il y a une dimension aussi vraiment pédagogique dans la prédication textuelle suivie et que c'est un peu un moyen naturel de montrer aux personnes comment est-ce que seuls elle doit venir la Bible en fait. Le lire la Bible c'est pas ouvrir une concordance et le thème qui nous intéresse et puis aller lire la liste des versets qui sont associés au thème c'est ouvrir le texte publique, le lire et chercher à comprendre qu'est-ce que Dieu veut nous dire à travers ce texte et un moyen d'aider les gens à prendre à faire ça c'est de le faire en fait du hauteur. Et ça respecte la manière dont la Bible elle-même est écrite. Si on pense spécialement aux épitres on a souvent des textes qui la première fois que les gens les auraient lu ou on aurait entendu ça être lu dans l'Église, soit elle est lu d'une traite, donc on fait une prédication mais au moins on a le fait de manière suivie et on a su la manière dont ça avait été consul à l'origine aussi. C'est des lettres de Paul, c'est des réactions souvent aussi à des problématiques et donc on peut relier à nos problématiques et peut choisir le livre en fonction des besoins de l'Église. Il a un proche un peu thématique dans sa prédication textuelle suivie donc je crois des séries. Ça peut arriver, je me rappelle il y a quelques années on avait fait, on avait ressenti un besoin de parler un peu plus du synthesprit et on avait fait une série de 12 prédications sur le thème, ou disons le sujet du synthesprit mais c'était 12 prédications textuelles donc on avait repéré 12 passages des écratures qui parlaient du synthesprit, et on a prédé ces 12 passages. Je pensais à la série sur Jonas, on a fait aussi les vangerisations, on peut vraiment. Alex, si je me trompe pas, tu as prédé pendant assez longtemps tous les dimanches lors du culte et c'est probablement un immense défi de faire ça. Mais est-ce que tu peux nous dire qu'elle serait selon toi les principales joies qui sont associées à cette exercice et à ce ministère d'enseignement régulier comme ça? Je dirais que la plus grande joie c'est d'être obligé de faire quelque chose qu'on aime faire. Voilà, c'est comme si on nous obligait chaque semaine à manger dans un restaurant étoilé et qu'on nous payait pour le faire. Parce que en fait, quand on est un prédicateur, mais je pense que beaucoup de chrétiens peuvent s'identifier à ça, c'est qu'en fait on a de la joie à étudier en profondeur des textes de la Bible. Et je sais que je confesse que si j'étais pas prédicateur, je aurait tendance à avoir une lecture plus superficielle de la Bible, un peu plus rapide et là, d'avoir plusieurs jours pour vraiment aller en profondeur dans un passage particulier, ça procure une grande joie parce qu'on apprend beaucoup en fait. Et ce que, comment dire, ce qu'on restitue au moment de la prédication, c'est qu'une fraction de la richesse qu'on a acquise soit même en étudiant le texte. Donc ça, c'est vraiment une joie de faire ça. Ça permet aussi quand on préche chaque dimanche un peu parce qu'on est obligé, bien en fait, mindèrement, on augmente notre connaissance des écrits-tures et ça c'est une richesse incroyable. C'est vrai que pendant quelques années, j'ai prédé pratiquement tous les dimanches et quand on préche à ce rythme là, en fait, on parcourt de. comment dire, plusieurs livres de la Bible en relativement peu de temps finalement. Donc ça, c'est aussi une grande joie. Et puis ces choix, c'est un peu comme un voyage qu'on fait avec l'assemblée et ces choix de pouvoir reprêcher le dimanche d'après, la suite de ce qu'on a prédé la semaine avant et d'avoir cette espèce de continuité. Et puis d'être ensemble dans ce voyage au fil d'un texte Biblique. Donc ça aussi, c'est vraiment une joie. Et là, du coup, actuellement, tu prèches plus tous les dimanches parce que tu dois laisser de la place à la déjeune comme je suis à moi et en Toine. Est-ce que il y a des choses qui te manquent, où tu te dis, "Ah, je me dis bien quand tu prèches toutes les semaines ou préfères prédérégulièrement, mais avec un rythme moins soutenu?" C'est une question qui va déborder un petit peu sur d'autres paramètres qui sont ceux du ministère dans une église en croissance. Mais quand je prêche tous les dimanches, il faut bien se rendre compte que l'assemblée, elle faisait 20 personnes, c'était 20 à 25 personnes. Un bon dimanche, on était 30 ou 35. Et du coup, le ministère à côté de la prédication, il ressemblait pas à ce qu'il peut ressembler aujourd'hui, où l'assemblée a pas mal grandi. Et donc, dans un sens, il y a des choses qui, peut-être, me manquent, mais dans un autre, elles sont remplacées par d'autres joies qui sont celles de voir une assemblée progressée par la grâce de Dieu, voire d'autres personnes avec un don de prédication se lever et contribuer à l'enseignement. Ça aussi, c'est une joie énorme. Et comment est-ce que tu pourrais décrire les effets de cette exercice, de prêcher régulièrement comme ça, déjà sur toi-même et peut-être aussi sur l'assemblée? Les effets sur moi-même, bon, c'est. Alors, déjà la satisfaction d'avoir l'impression à la fin d'une série, d'avoir prêché un livrentier de l'habib. En fait, c'est très satisfaisant, c'est-à-dire que on est parti du début, on arrive à la fin, on a en tant que prédicateur, habituellement on sort de cette exercice, on a eu une bonne connaissance de cette section des écratures, de voir le fil conducteur, de voir les idées principales qui ont été développées par l'auteur, etc. Et ça, c'est très enrichissant à titre personnel et c'est édifiant. C'est édifiant, et c'est vrai qu'à travers chaque livre différent de l'habib sur lequel j'ai pu prêcher, ma propre fois en premier, ma propre relation aux seniors a progressé. En fait, j'ai appris des choses et ça a été très édifiant pour moi. Un autre effet qui est positif à la fois sur le prédicateur et sur l'assemblée, c'est que quand on prêche sur des livrentiers de l'habib, on ne peut pas sauter des passages. Et particulièrement, les passages soient des passages qui ont dit "oui ça, ça risque de déranger", soit des passages qui sont tout simplement difficiles à comprendre. Et on est juste obligé de les étudier, de les aborder parce qu'on s'est engagé à faire ce exercice-là, de prêcher de manière suivie. Et ça peut être difficile, c'est des passages un peu difficiles à franchir, un peu comme dans une rando, il y a des passages délicats. Mais une fois qu'on les a franchis, on se rend compte qu'on a vraiment été enrichi par l'expérience. Et même les passages difficiles, en fait, on des choses à nous apprendre et sont utiles pour nous et pour l'assembler. Donc ça, ça serait un autre effet positif. Et puis oui, comme tu disais tout à l'heure, je suis. ou c'était toi, je ne te rappelle plus qu'il disais qu'on montre aussi un exemple de comment étudier l'habib. Et en fait, cette manière de procéder dans la prédication, elle est formatrice pour les gens dans leur propre lecture étude de l'habib. Et aussi, sous une dimension, il n'y a pas seulement des versets ou des paragraves de l'habib qui ont un message à nous apporter mais des livres entiers. Et quand pendant 12, 20, voire plus de semaines, on entend des passages, des prédications sur des passages dans un livre. À faire ce, on enregistre vraiment très très bien, en tant qu'assembler le message global d'un livre, l'application global qui va avec. Donc même si peut-être, c'est à la fin, on ne se vient pas de ce qui s'est passé dans tel passage que ça voulait dire ce que c'est un livre pour nous. On est marqué par le message global du livre au second. Je passe en a tous les jobes dans la telle, bien non créé maintenant. Moi j'ai une question aussi, à part si tu veux passer à la suite en Toine. Plus personnelle, tu vois, on a parlé des effets positifs de la prédication chaque semaine sur toi, sur l'Assemblée. Moi, si j'imagine en train de prêcher toutes les semaines, ça va être peut-être difficile pour moi au début parce que je vais rentrer dans le rythme, mais ça va être très difficile pour mon épouse. Parce que je me plonge dans un texte et moi j'ai tendance à pas réussir à être assez présente quand tu prépares un texte, ça va être trop à caparré. Comment faire en sorte que la prédication toutes les semaines, d'un impasse-teur, ça soit aussi bénéfique pour sa famille, pour ses enfants, pour son épouse, comment tu fais en sorte que eux aussi, ils ont tire quelque chose, est-ce que tu peux en tirer des enseignements pour eux? Est-ce que. Est-ce que tu as déjà réfléchi à ça? J'ai pas tellement réfléchi à ça, mais juste. T'es bâniage d'expérience, c'est vrai que en toi que prédicateur, c'est assez naturel pendant la semaine, pendant qu'on a en train des tueux textes bibliques. Ça ressort assez naturellement dans les conversations qu'on a à la maison, premièrement avec notre conjointe si on est marié. Et puis si on a des enfants, ça peut aussi ressortir avec les enfants. On a là à discuter, à j'ai. Voilà, moi ça m'arrive de tout content, tout excité parce que j'ai découvert un truc où j'ai envie d'en parler à quelqu'un, et bien sûr ma famille c'est les premiers auxquels j'en parle. Aussi une petite habitude qu'on a avec. notre avec ma famille on ne fait pas tout le temps mais régulièrement on lit d'avance le texte qui sera le texte de la prédication du dimanche bon on essaye de faire ça le vendredi ou le samedi comme ça c'est encore frais dans dans les résprits ça permet aussi de commencer à se familiariser avec un texte et peut-être ça peut ça peut aider en tout cas à créer de l'intérêt notamment chez nos enfants pour la prédication merci une question qui est un petit peu en lien avec celle de Florian concernent ma question concernent les habitudes de travail le flow de travail quand on doit prêcher régulièrement comme ça dans ton cas à quoi ça ressemble les habitudes de travail dans la semaine pour arriver près le dimanche pour prêcher alors il y a ceux à quoi j'aimerais que ça ressemble et il y a ceux à quoi ça ressemble en réalité une des réalités effectivement du ministère passe d'orale c'est qu'on a beau essayer de se faire un emploi du temps qui soit bien équilibré et cohérent en fait pratiquement toutes les semaines l'emploi du temps d'un passe-de-en et caractérisé par la comment dire l'imprévu et l'urgence et donc il y a tout le temps des choses qui viennent perturber notre notre rythme des imprévés extérieures des imprévés aussi dans le texte genre tu bloques sur un truc alors ouais je pensais surtout à des imprévés extérieures mais c'est vrai qu'il y a des fois des textes qui nous donnent plus de fil à retordre que d'autres mais alors moi j'l'idéal pour moi dans mon emploi du temps c'est que je consacre le lundi alors on a notre réunion d'anciens le lundi matin habituellement mais ensuite le reste du lundi à des taches plutôt administratives et j'attaque la préparation pour la prédication le mardi mardi mercredi c'est des journés qui sont normalement consacrés à l'étude du texte à la préparation de la prédication moi chez moi le jeudi est plutôt consacré à des réunions ou à des visites pastoral le vendredi est normalement mon jour de congé le samedi c'est une journée c'est une journée flottante donc parce que souvent dans le dans le calendrier du néglise il y a des activités qui peuvent avoir lieu le samedi donc dans ce cas dans ce cas on est pris par ses activités mais d'autres samedi c'est pas le cas donc soit si j'ai assez d'avance au niveau de ma préparation ou si j'ai terminé je peux consacrer cette journée à ma famille ou bien sinon c'est une journée de rattrapage où je vais finir de préparer ma prédication ça c'est le but en réalité et ça c'est aussi une confession j'ai pendant un temps commencé à me sortir assez débordé et me retrouvais à finir ma prédication très très tôt le dimanche matin avec le réveil qui sonne à trois heures et de commencer à trois heures et demi à essayer de terminer la prédication ce qui n'y a encore pas si longtemps ouais ouais oui mais je veux vraiment mettre en garde nos auditeurs parce qu'en fait c'est c'est une très mauvaise habitue ou un très mauvaises angrenage qui peut s'installer et qui peut vraiment conduire à l'épuisement moi je pense que vraiment pour tenir dans la durée dans le ministère il faut avoir un bon rythme notamment de sommeil et ça c'est très mauvais en fait pour pour ça donc du coup tu dois faire quoi est ce que tu dois accepter que le dimanche matin tu finis pas bien ta prédication et t'y va comme ça parce que Dieu te demande de dormir et pas de travailler plus ou est ce que cette quoi ta solution je sais pas peut-être que vous allez me donner la solution non je pense que une des clés c'est effectivement d'être d'être sage dans dans les responsabilités qu'on accepte d'avoir et donc et surtout c'est un enjeu dans dans le cas d'une église qui grandit de on dire de déléguer un maximum de responsabilité et donc ça s'implique aussi de s'investir dans la formation des membres, la formation des responsables de toute façon il va toujours y avoir des situations d'urgence des situations imprévues ou oui et là il faut pas trop non plus culpabiliser effectivement si vraiment on a une semaine où il y a un truc il a fallu vraiment intervenir en situation très très urgent et critique et qu'on n'a pas pu préparer la prédication bon bah soit on accepte que bah il restait juste la conclusion bah on va la finir le dimanche matin il faut pas trop sans vouloir ou bien ou bien accepter de bah faire un écart et reprêcher une ancienne prédication sans culpabilité parce que on sait devant le Seigneur que qu'on a fait ce qui était prioritaire cette semaine là donc je veux pas non plus que ce soit une tyrannie dans la gestion de notre emploi du temps mais c'est important d'être au clair sur les priorités que Dieu nous nous présente en fait un des trucs qui ressortent dans ce que tu as dit t'es passé de j'ai pas coup tu prêchais tout le temps maintenant tu prêches de la majeur partie du temps mais t'as aussi de personnes à l'hébise qui prêche et et ça contribue aussi avec son diléction du temps qu'est ce que t'as pu mettre en place aussi pour la formation de nouveaux prédicateurs qui a bien marché ou qui a moins bien marché est ce que t'as des conseils dans ce sens là pour la formation de prédicateurs ce qu'on a fait pendant quelques temps c'était un atelier prédication qui était ouvert à tous parce que ce qui suiveait cet atelier il s'engagé pas forcément à prêcher après l'atelier prédication avait déjà pour intérêt de montrer aux gens comment ils pouvaient étudier un texte biblique et en tirer le le message et les applications donc point de vue purement méthodologique c'était déjà très intéressant pour les gens et mais mais l'atelier prédication pouvaient aussi servir un petit peu de tremplin pour ceux qui voulaient s'essayer à la prédication et je pense qu'on a quelques prédicateurs dans l'église qui qui ont fait cet atelier prédication puis qui ont commencé à prêcher assez régulièrement enfin c'est votre cas à tous les deux donc ça ça a plutôt bien marché je sais pas si j'ai des conseils particuliers à donner par rapport à ça mais en tout cas je pense que nous on est une église complémentariste donc on pense que la prédication appartient à des hommes qualifiés mais je pense que le conseil que je donnerai c'est que il ne faut pas hésiter à à se lancer à considérer la prédication que peut-être un don que Dieu nous donne ou voilà et peut-être dans votre église si vous êtes pasteur vous pouvez être peut-être à la fue d'hommes de votre assemblée qui peut-être on se donne d'enseignement ou qui peut-être pourrait pour être formé parce que ça peut vraiment venir soulager le travail du passe-deur et puis si vous êtes simplement des membres d'église et que vous posez des questions n'hésitez pas à parler à vos responsables si je peux permettre une remarque j'ai l'impression que en terme de temps pour toi c'est un investissement au début tu mets du temps pour faire s'attailer tu mets du temps pour aisées les gens à préparer leur première prédication leur faire des retours et tout mais à force ça veut dire que déjà il est personne dans la semblée qui sont mieux équipés et aussi pour te soulager en temps de temps ça finit par revenir dans le bon sens. Ouais tout à fait. Ah ouais. Ah ouais j'ai pas vraiment de je peux de fierté aussi grande que de voir un membre de l'église prêché et d'être moi d'être tellement édifié par par leur prédication et de me dire "ouah c'est super merci Seigneur pour pour les donc tu as distribué quoi c'est très c'est très réjouissant. Ouais vraiment. Ouais dans l'église où j'ai grandi il forme même toute toute l'assemblée dans une formation à l'étude de la vieble comment creuser la vieble et tout le monde le fait ça ça crée des vocations parce qu'on pourrait chercher dans l'église des gens à qui confiés dans de responsabilité mais si on l'a mis l'occasion d'essayer on sait pas qu'il est confiée donc ça crée des vocations possibles et puis juste la joie de pouvoir faire ça de découvrir un texte et puis chacun s'est mieux lire la vieble à la fin donc il n'y a pas vraiment de défaut à former trop de gens. Ouais exactement. Ouais dans cette même vie de discussion concernant la formation est-ce que y aura une ressource qui t'a particulièrement été utile que tu pourrais recommander? Ouais moi je pense que le livre qui m'a le plus encourage et peut-être influencé dans dans ma manière de prêcher c'est le livre de Brian Chappell prêcher l'art et la manière aux éditions Excel 6 donc celui-là je le conseille parce qu'il est ouais il est très stimulant surtout sur le plan méthodologique je pense que beaucoup de gens qui y apprennent à prêcher je pense qu'ils savent ce qu'ils veulent faire mais ça ne fasse pas forcément comment comment parvenir à ce but et là on a vraiment une approche étape par étape qui peut être vraiment utile. Merci. Je sais pas si vous savez mais le podcast est sponsorisé par calvini.st calvini c'est un outil de recherche qui permet d'effectuer des requêtes parmi les articles de tout un tas de blogs crétiens et vengeliques qui partagent une ligne théologique similaire. Est-ce que l'un d'entre vous utilise parfois Calvinie.st? - Moi ça m'arrive. - Oui, c'est un peu trop dur. - Voilà. Donc si le sujet de la prédication vous intéresse et que vous voulez creuser ce sujet-là, en partie de la Prédication textuelle, je suis sûr que si vous tapez prédication dans Calvinie.st, vous allez tomber sur le centre de ressources pour aller. Allez plus loin. Nous espérons que ce contenu vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à vous abonner, liker, commenter et partager notre podcast. C'est la meilleure manière de nous dire que notre travail vous intéresse. Rendez-vous sur le site facultégincalvincom.com pour consulter toutes nos ressources et offre des formations et sur notre chaîne YouTube pour voir nos vidéos et concrétues.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La prédication est définie comme la transmission fidèle et efficace du message biblique, la Parole de Dieu, sans contrôle sur le résultat qui appartient à Dieu.
  2. La prédication textuelle suivie consiste à exposer des livres entiers de la Bible verset par verset, en respectant le contexte et en parcourant le texte de manière continue.
  3. Cette méthode permet d’aborder des passages difficiles, de former les auditeurs à l’étude biblique et de découvrir la richesse des Écritures.
  4. Prêcher régulièrement procure une grande joie personnelle, enrichit la foi et crée un voyage commun avec l’assemblée.
  5. Il est important d’intégrer la prédication dans la vie familiale, par exemple en partageant les découvertes ou en lisant le texte à l’avance.
  6. La préparation hebdomadaire est confrontée aux imprévus du ministère pastoral, exigeant flexibilité et discipline.

Summary:

Dans ce podcast, Alexandre Saran, pasteur d’une église réformée évangélique, partage sa vision de la prédication. Pour lui, prêcher consiste à communiquer fidèlement et efficacement le message de la Bible, en se mettant au service du texte. Il défend la prédication textuelle suivie, qui consiste à exposer des livres entiers de manière continue, ce qui respecte le contexte biblique et permet d’aborder tous les passages, même les plus difficiles.

Cette méthode forme les auditeurs à lire la Bible de façon structurée et crée un voyage spirituel partagé avec l’assemblée. Alexandre souligne les joies de cet exercice : l’étude approfondie des Écritures, l’édification personnelle et la satisfaction de voir l’assemblée progresser. Il évoque aussi les défis, notamment l’équilibre entre la préparation et la vie familiale, en recommandant de partager les découvertes avec ses proches et de lire le texte à l’avance.

Enfin, il aborde la réalité du ministère pastoral, marqué par les imprévus, qui oblige à une discipline flexible dans la préparation hebdomadaire.

FAQs

C'est une méthode de prédication où l'on prend un texte particulier de la Bible pour en exposer le message, en parcourant des livres entiers de manière continue, afin de respecter le contexte et la richesse du texte.

Il la préfère car elle permet de se mettre au service du texte biblique, de le prendre dans son contexte, et de montrer aux croyants comment lire la Bible de manière naturelle, en suivant la continuité du texte.

Les joies incluent l'étude approfondie des textes bibliques, l'enrichissement personnel, et le voyage partagé avec l'assemblée à travers un livre entier de la Bible.

Elle enrichit le prédicateur en approfondissant sa foi et sa connaissance des Écritures, et elle forme l'assemblée à comprendre le message global des livres bibliques, même les passages difficiles.

Oui, cela arrive pour des occasions comme Noël, Pâques, ou des baptêmes, où l'on peut interrompre la série pour répondre à des besoins spécifiques.

Il peut partager ses découvertes avec sa famille, lire le texte de la prédication à l'avance ensemble, et intégrer naturellement l'étude dans les conversations familiales.

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