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Entre pression et dépression avec Eloïse Terrec

21m 13s

Entre pression et dépression avec Eloïse Terrec

Éloyse, ancienne athlète de haut niveau en marche athlétique, raconte son parcours depuis son enfance sportive en Bretagne jusqu'à son intégration au CREPS de Nancy à 16 ans. Après des études de droit, elle s'est reconvertie en coaching et préparation mentale, inspirée par son expérience sportive. Elle distingue le coaching, basé sur le dialogue, de la préparation mentale, qui utilise des outils concrets comme des exercices de respiration. Éloyse évoque son propre suivi par un préparateur mental, une psychologue et une psychiatre, ce dernier l'aidant à surmonter une dépression sévère survenue après avoir quitté le sport en raison d'une pression excessive et d'un besoin de tout contrôler. Elle souligne l'importance de l'accompagnement mental pour éviter l'épuisement et préserver la passion. Aujourd'hui, elle utilise son vécu pour coacher des sportifs et des personnes en développement personnel ou professionnel, en mettant l'accent sur la gestion des émotions et l'équilibre de vie. Son histoire illustre les défis mentaux du sport de haut niveau et la valeur de la résilience.

Transcription

4129 Words, 22834 Characters

French
Salut à tous, c'est Alice et vous écoutez la force des champions, le podcast qui parle de sport et de santé mentale. Aujourd'hui, on est avec Eloy Sterec, coach et préparatrice mentale à Nancy et anciennement acclète de haut niveau. Salut Eloyse, salut Alice. Alors, est-ce que tu peux commencer par une petite présentation? Oui, bien sûr, donc moi, c'est Eloyse, j'ai 25 ans, je suis une ancienne acclète de haut niveau, je faisais de l'athlétisme et plus particulièrement de la marcheathétique. Et aujourd'hui, je me suis reconverti entre guillemets dans le métier du coaching et de la préparation mentale. Pourquoi avoir choisi le haut niveau? C'était une envie de toute petite fille, j'ai fait beaucoup de fin. Mes parents nous ont fait, avec ma sœur, faire beaucoup de sport. J'ai fait de l'attachement de la danse, etc. Puis un jour, il est venu un peu par hasard l'athlétisme. J'ai tout de suite été plutôt tourné vers les épreuves d'endurance. Et un jour, vers la marcheathétique, c'est vraiment une sélection sur un stage qui s'appelait un stage au rison 2020, en vue des jeux Olympiques de Tokyo, qui m'a fait prendre conscience que c'est vraiment ce que je voulais faire et c'était vraiment le quotidien d'un athlete, les compétitions de haut niveau qui me fais rêver et c'est un peu le décli du coup, ce stage-là. Ok. Donc, t'es originaire de Bretagne? C'est ça, oui. Et ensuite, t'as décidé d'intégrer le crève de l'Anci. C'est ça. Comme les 16 ans, j'ai quitté La Bretagne et ma famille pour venir un ancien, au crève de Nancy montréner. Donc, ça a été une bonne année de sesures. Donc, tu nous as dit que t'as donné le coach et préparatrice mentale? Est-ce que c'est ta carte de sportive d'oniveau qui t'as inspirée? Oui, je pense quand même. J'ai fait des études de droit à la base, parce que depuis le collège, je voulais faire ça, puis au fur et à mesure. Et avec du coup, ma carrière de sportive en parallèle, je me disais que la psycho et le côté vraiment mentale, que ce soit le côté athletes, mais aussi dans la vie de tous les jours, c'est vraiment ça qui m'intéressait et qui est vraiment passionnant en fait. Mais je ne me voyais pas reprendre des études de zéro avec tout parcours que j'avais déjà fait. Donc, un diplôme universitaire sur la préparation mentale et le coaching, c'était le bon compromis. Donc, c'est en ce qui a contribué? Oui. Je pense que ça a été préparé. Ok. Est-ce que tu peux nous expliquer la différence du coup entre coach et préparatrice mentale? Alors, en soins, les deux se rejoignent, c'est juste que le coaching, ça va être plutôt une sorte de dialogue avec des questions réponses. Et puis, le but du coach, c'est de faire prendre conscience aux coaches qu'il a en face de lui, certaines choses sur la demande qu'il peut dement qu'il peut faire. Alors que la préparation mentale, ça va vraiment être avec des outils concrets, donc des exercices pas mal de respiration, qu'il va y avoir tout un processus de concentration. Enfin voilà, c'est vraiment une chose hyper concrète que le coaching peut faire seul et aussi fin chez lui quoi. Est-ce que tout ce qu'on a vu des coach mentales, des préparatrices mentales pendant ta carrière? Oui, j'ai vu, j'ai d'abord commencé par voir un préparateur mentale avec qui j'ai toujours des contacts aujourd'hui d'ailleurs. Et puis du coup, une psychologue aussi, au CREPS, et puis plus récemment, du coup, une psychiatre. Voilà, je le fais. J'ai une d'eau, on va dire. Quel était ta démarche, pourquoi en premier t'as l'évoire en préparateur mentale, préparatrice mentale? Pourquoi tu t'es dit? Que besoin? Qu'est-ce qui, dans ton sport, a fait que c'était d'abord une proposition de l'entraîneur du club où j'étais licencié, parce que plus j'augmentais en niveau, du coup, plus vient la question de, il faut travailler les moindres détails. Et du coup, l'entraîneur est venu, en me disant, il y a tel préparateur qui est plutôt pas mal. Pas mal d'athlètes vont le voir, donc tu peux essayer. Et, bouball, tu peux essayer de venir, je fais un suivi sur la saison avec lui. Et puis, je voulais aller encore un peu plus loin, parce que la préparation mentale, où le coaching, c'est vraiment sur des faits présents, alors que la psychologie ça va un peu plus loin. Donc, j'ai pour ça que j'ai fini avec une psychologue au crepe de Nancy du coup. Et, est-ce que ça, ça t'a vraiment aidé sur tes performances? Tu n'as vraiment ressenti sur la compétition, les entraînements et tout ça? Oui, je pense, parce que, enfin, je pense, si même sûr, il y a des fois que j'avais toujours un peu ce petit stress ou alors ce petit complexe d'infériorité qui te fait comparer aux autres tout le temps. Et, je pense que oui, le travail mentale, ça m'a beaucoup aidé par rapport à ça. Et, même dans ma vie de tous les jours, ça m'a beaucoup aidé à me connaître moins en tant que personne, connaître mes besoins. Et du coup, ça va forcément des conséquences sur l'entraînement et le sport. Aujourd'hui, t'es plus sportive de niveau, est-ce que. Qu'est-ce que t'as vécu? Pour te dire, là, j'ai pu en vie, j'arrête. Pour venir, du coup, au mois de mars où j'arrête vraiment le sport à cause d'une dépression. Je remonte 6 mois avant au champ de l'Europe à Munich où la perfe que j'ai faite, donc on se aime fait que j'ai voulu tout changer. J'ai voulu changer l'entraîner, j'ai voulu changer de club, j'ai voulu changer. quitter le creps et je me suis mise dans un système mais toute seule, il faut qu'il faut qu'il faut que je contrôle tout, l'entraînement faut que ça se passe comme ça et je pars à tel stage, je fais sa pendant le stage, j'ai tel objectif ce qui fait que, en fait, au bout d'un moment, arrivé en mars, j'ai coupé deement pété, entre guillemets et j'en suis arrivé au dégoût de mon sport, au dégoût de l'entraînement, j'arrive aux champs de la France de 12 mars, exactement, et j'abandonne cette course, je la finis pas du tout et depuis un possible de m'y remettre, impossible de reprendre, même à les faire un footing, ça finissait en crise d'engoisse, mais un possible de finir mon footing, oui, un trop plein. Est-ce que c'est l'idée de vouloir tout contrôler? Est-ce que ça a été une décision que t'as plus toi ou alors, c'est vraiment, il y a eu des choses qui se sont passées avec ton coach, je te dis là, non, c'est moi qui veux faire mon propre entraînement finalement. Tout se passait bien avec mon nouvel entraîneur, tout se passait bien aussi sur mes parcours d'entraînement, avec mon nouveau club également, parce que, du coup, mon entraîneur habité vers Lyon dans le sud de la France, enfin, non, tu sais. Et j'avais quand même un entraîneur sur Nancy qui, de temps en temps, pouvait voir mes séances et tout, donc ça venait vraiment de moi et pas du tout de l'entourage ou le nouveau système que j'avais pu créer, c'est vraiment moi qui me mettaient une pression folle à un contrôle fou sur ce qu'il y avait plus plaisir, en fait, il y avait qu'il faut qu'il y ait l'entraînement pour tel performance parce que dans deux ans, il y a les jeux et parce que ma chère a les devant moi et du coup, je me compare sans arrêt aux autres, à mes concurrents françaises parce qu'à l'international, je pense qu'il y a un conscientement, je savais que j'avais pas le niveau. Donc. Est-ce que t'es le personne stressée de base? C'est vraiment le sport qui t'a mis cette pression folle. Je suis pas stressée de base, j'arrive à, par exemple, au travail, quand je passe un examen, j'arrive à contrôler à me dire que je sais faire, mais dans le sport, j'ai arrivé pas. J'ai vraiment venu de aspire à l'inferner à la finale dans le sport. Oui, complètement. C'est ça. J'ai vu du coup le petit article que t'as fait pour l'ouest France où, tu sais, j'étais dans un nuage, je pleurais dans ma tête. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus? Alors ça, cette phrase, c'est le journaliste qui l'a trouvé. En fait, à chaque fois, il prend des mots, des phrases que je peux dire, mais sans trop réfléchir. Et il est remet dans son article, donc c'est hyper intéressant. En fait, là, ce que je voulais décrire à travers cette phrase, c'était du coup pendant ma dépression qui a duré 6 mois, je pleurais, mais en fait, c'était des sortes de crises de nerfs. Je ne savais pas forcément d'éléments des clans-cheurs, je pleurais sans savoir vraiment pourquoi. Et j'arrivais pas à m'arrêter, j'arrivais pas à m'arrêter, ça durait des heures et des heures. Et enfin, je n'arrivais plus à me lever, enfin, j'ai vraiment plus d'envie, plus d'énergie, tout en paraissait sur humain. Et voilà, c'est vraiment cette phrase-là qui décrit, en fait, j'étais dans un énorme nuage, un peu, un énorme nuage, je ne vois pas du tout la sortie, je ne sais même pas comment m'en sortir. Et comment, là, que tu vas survoter cette dépression? Ben, du coup, mon copain va forcer, en ce régimeux, à aller voir une psychiatre. Et du coup, pour ça, je peux le dire merci, parce que, des fois, être suivi juste entre guillemets par un psychologue ou un préparateur mentale, ça ne suffit pas, et il faut aller voir plus loin, mais d'où l'importance, quand même, d'être suivi mentalement. C'est vraiment ça qui m'en a sorti. Est-ce que ça aussi a changé ta vision de l'accompagnement de voir qu'en ayant vu en psychiatre, ça va aider à t'en sortir? Ben, j'avais déjà une vision de l'accompagnement mentale très positive, dans le sens où j'ai toujours cru en ça, et c'est vraiment le ancien époque de dire, ça, ça n'a rien de travailler le mental. Je pense que c'est quelque chose qui se démocratique de plus en plus dans le monde du sport. Mais oui, ça m'a encore plus convaincu sur ça, et ça m'a encore plus convaincu du coup sur le choix que je faisais, parce que j'ai pas envie que d'autres athletes, ou même d'autres personnes au global, arrivent au dégoût de ce qu'ils font, de leur passion, parce que ils se sont trop montés la tête, en truc qui vient. Est-ce que tu penses que ce serait bénéfique pour tous les sports d'avoir un coach mentale, une préparatrice mentale, un psy, ou est-ce que alors un coach peut se suffire à l'humain? Je pense ça va dépendre des personnes, dans tous les cas il est hyper important d'avoir un suivi mental, et après ça va dépendre du besoin de la personne si c'est vraiment centré sur la compétition, centré sur le travail ou quelque chose, un préparateur mental ou un coach ça peut suffire, après si c'est vraiment des besoins liés à des choses passées ou vraiment plus profondes et psychologiques, là, oui, il faut aller voir plus loin. Mais je pense que justement ce système de mélangé, psychologue et préparateur mental ça peut être intéressant. Qu'as-ce peu du sport de haut niveau, ont été les plus bénéfiques pour toi dans le développement de ta résidente mentale, et est-ce que ça t'aide aujourd'hui dans ton métier de coach mentale? Oui, je sens que ça mette beaucoup, que j'ai quand même le sport de haut niveau m'a appris beaucoup, justement tu le disais sur la résilience, le fait d'être toujours affront, chambotiver, de continuer même si c'est dur, de continuer ma petite, tu s'ouvres, malgré les sacrifices, alors sacrifices c'est toujours un grand mot, mais au final ça on peut presser ça quand tu quitte ta famille à 16 ans, bah, il faut vous le voir quand même. Donc ouais, ça a beaucoup développé ma résilience et ça met d'aujourd'hui dans le métier que je fais donc coach et préparateur mental, mais même dans ma vie tous les jours je dirais. Même si c'est moins marqué que dans le sport, ça a construit ce que je suis aujourd'hui, je pense. Donc tu le dis que t'avais quand même plus d'atlettes, mais que tu pouvais aussi aider d'autres personnes qui souhaitent utiliser un coach mentale, à ce que t'as des exemples. Alors ça va être des gens, soit dans le développement personnel, alors c'est pareil, développement personnel, c'est un peu un grand mot, l'utilisateur tout va, mais c'est vraiment dans le but de développer, sa confiance en soi, son esthine de soi, sa gestion des émotions et après dans le monde du travail, c'est aussi en développement que ce soit pour le côté management, cadre dirigeant etc. Donc ça je le fais pas trop parce que je ne me sent pas encore légitime de le faire, mais pour les employer, alors bien être, c'est vraiment quelque chose que j'aimerais développer. Le côté trouvait un sens à son travail, gérés ses émotions, gérés son stress avant de prendre la parole, mais du coup aussi tout le côté équilibre vie pro, vie perso, que je trouve vie perd important et parce que du coup on en parle quand même beaucoup dans le monde du travail, mais dans le monde du sport, et ça je pense c'est quelque chose qui a encore à développer, lesqu'ils vie pro, vie perso, il est loin d'être acquis, mais voilà, en fait ça va dépendre de l'admande de la personne et je ne vais pas faire, bon vas-toi tu viens de tel domaine, donc non je ne fais pas ce domaine-là. Est-ce que toi, la préparation mentale, ça t'a aidé dans la vie quotidienne aussi ou plus centrée sur l'aspect sportif? Ça m'a aidé pour le côté sportif, mais ça m'a aidé aussi dans le quotidien des exercices tout bateau comme de la respiration ou de la relaxation, ça m'a aidé beaucoup, savoir prendre du recul aussi, donc c'est bien un outil très concret qu'on peut appeler la position meta, mais prendre du recul que ce n'est pas dans la vie de tous les jours, finalement c'est hyper important, donc ça m'a aidé tout le temps et partout, alors du coup si on parle de préparation mentale, effectivement c'est des techniques hyper concrètes comme je le disais au début, donc pendant le diplôme que j'ai préparé, on a beaucoup étudié la méthode targée, donc là c'est vraiment des outils limit scolaires avec des tableaux, des diagrammes, etc. Donc c'est vraiment ces outils-là que je peux appliquer à la fois pour les sportifs, mais à la fois pour toute personne en fait, ça va vraiment dépendre de l'admande, et après comme je disais le coaching, c'est plus du dialogue, donc c'est vrai que ça va, là pour le coup c'est vraiment individuel et aucune silence ne va se ressembler et aucune personne ne va se remerquer à pour chaque sa tête, exactement. Est-ce que tu as un exemple de situation où ton coaching mentale a eu un impact sur la vie de la tête et son quotidien? Bah je trouve là pendant mon stage parce qu'on devait faire forcément des suivis auprès de tout public, j'ai un sportif, un jeune de 17 ans qui fait du biathlon, et lui je pense c'est celui où la préparation mentale et le coaching qu'on a pu faire ensemble ça a le plus marqué et il revenait à chaque séance, on me dit "ah j'ai pu essayer ça à l'entraînement, c'est génial" et du coup il a ça qui m'est venu en tête et du coup maintenant j'utilise ça, etc. Enfin, c'est vraiment satisfaisant et une grande fierté j'étais fière de voir que j'avais pu lui apporter ça et l'accompagner dans ça et du coup il avait été cherché lui-même dans ces ressources d'autres outils qui pouvaient mettre en place et ça, c'est vraiment un satisfaisant en fait. J'aimerais me revenir sur la petite partie de ta dépression, est-ce que tu t'es sentie accompagnée, même au niveau des autres athletes, est-ce qu'il y a vraiment une sorte d'entraînement? Oui, dans le monde de la marche comme c'est un petit monde, j'ai eu beaucoup de messages, même d'entraîneurs et de concurrentes, après une de mes meilleurs amis, c'était ma concurrente principale donc forcément. Mais il y avait quand même toujours cette bienveillance et cette entrade, même avec mon ancien entraîneur et du coup l'entraîneur actuel que j'avais. Oui, il y a quand même une écoute, alors après si on ne part au niveau national et fédéral pas du tout évidemment, mais ça je pense dans beaucoup de fédé, c'est dommage mais bon, c'est comme ça. Mais puis même même après au niveau de mes proches et de vraiment ma vie perso, oui, j'ai beaucoup été écoutés et sans tourer des bonnes personnes, c'est un peu phrase de développement personnel mais c'est hyper important d'avoir quelqu'un qui soutient en quotidien et puis en fait même quand tu ne peux pas faire certaines choses, franchement des fois elle est au travail, c'était l'histoire humain quoi et d'avoir quelqu'un qui peut aider concrètement dans son quotidien, ça a été beaucoup. Alors quel conseil tu donnerais pour quelqu'un qui souffre justement dans son sport, qui n'arrive plus à avancer, est-ce que c'est de bien s'entourer ou est-ce qu'il faut tout tout aller voir un peu si? Déjà, essayer de comprendre que le sport de niveau c'est pas une fin en soi, de faire les jeux, c'est pas une fin en soi et ça j'ai mis du temps à le comprendre. Donc il y a déjà ce truc de t'es pas condamné parce que tu fais du sport de haut niveau et que il faut absolument faire cette compétition ou cette échéance et après c'est un mélange de tout ce que tu viens de dire, à la fois être bien accompagné et bon bah des fois peut-être que pour certaines personnes ça peut être difficile ou infosable et du coup va être accompagné mentalement par un professionnel, ouais c'est indispensable, j'irai. Est-ce que le fait de finir ta carrière de sportive de niveau sur cette dépression tu la sentis comme en échec? C'était donc au début c'était un échec mais au fur et à mesure je comprends que finalement j'ai tiré le truc jusqu'à jusqu'au bout et tout ce que je pouvais donner, je l'ai donné. Maintenant j'accepte que je fais autre chose de ma vie et que j'ai pas fait ce que je voulais faire peut-être qu'un jour je le regretterais, mais ça m'a aussi un peu détruit de cette histoire de sport de niveau et de dépression, donc j'ai pas envie de nous remettre dans une situation comme ça. Donc maintenant je le vois moins comme un échec, je le vois jusqu'à une partie de ma vie que j'ai fini, même si ça j'aurais aimé avoir une autre 20 évidemment. Toi moi on est du coup en sien de sportive de niveau et moi je sais que j'ai beaucoup de mal à me reconvertir dans la vie normale en fait entre guillemets, est-ce que toi ça a été quelque chose de compliqué de réintégrer en fait de ne plus avoir cette discipline d'avoir entraînement deux fois par jour, qu'on peut être tous les week-end, comment en fait tu tiens habitué? Ça a été bien difficile oui comme tu dis parce que en fait tu rentres dans le monde réel et du coup c'est là en mode mais je suis même tout le monde dans le monde et c'est très bizarre parce que tu te dis mais j'ai pas envie de devenir chantage de la compta, genre que l'espace vert quoi, mais après je pense que c'est aussi se donner d'autres objectifs par exemple tu l'enregistres au podcast, j'ai préparé un diplôme entraînemental et du coup ça me lance vers un autre domaine tout en gardant un peu cette cette approche sport de niveau. Est-ce que tu penses que le fait d'avoir ce statut, c'est ce qui nous fait vraiment être ambitieux finalement dans la vie? Ouais je pense que ça va être beaucoup quand même. On parle de résilience tout à l'heure, le fait d'avoir un quotidien hyper cadré à s'entraîner deux fois par jour, après préparer des échéances, à vouloir toujours plus plus plus. Est-ce que tu penses que toutes ces années finalement c'est plutôt une page que t'as tournée ou alors c'est vraiment quelque chose que tu utilises encore aujourd'hui, quand t'habites tous les jours? Un peu les deux. Ça a la fois une page que j'ai tournée parce que je sais que j'ai reviendré pas et enfin on en parlait tout à l'heure mais je sais qu'en tout cas la éloïse de cette période là est fini et elle n'existe plus parce que j'ai évolué. Je sais que l'après au niveau ça peut être aussi très compliqué au niveau du regard des gens qui comprennent pas forcément pourquoi on a décidé d'arrêter parce qu'on avait une bonne carrière ou parce que voilà le sport c'est quand même quelque chose de très important dans la vie. Est-ce que toi tu l'as aussi ressenti ce regard des autres et comment tu l'as vécu? Ouais je l'ai quand même beaucoup ressenti. Mes collègues proches savaient ce que je traversais donc ils comprennaient, elles comprennaient mais c'est vrai que du coup l'as fait un peu plus l'âge comprennait pas, on en parle encore aujourd'hui. Ah j'ai couru la semaine dernière, toi tu visais combien etc mais en fait c'est plus comparable du coup et après au niveau de ma famille ils ont tout de suite compris, j'ai pas du tout eu de reproche ou autre et puis même là c'est. Mais au niveau de la société où il y a quand même ce regard de "bah c'était à la liète" c'est en gros c'est un peu pas une vie de rêve mais c'était trop bien, enfin tu devais avoir une super vie pourquoi tu arrêtes? J'ai pas recruté un droit à gauche etc. Ouais mais en fait c'est aussi un métier donc pourquoi tu as arrêt de faire ce métier là? C'est un peu pareil je trouve. Et est-ce qu'il y a des gens où du coup après t'as des prisons qui t'ont dit mais alors qu'est-ce que t'attends pour reprendre ou quelque chose qui t'en peux un peu déranger par rapport à ça? Ouais il y a beaucoup de gens qui ont du mal à comprendre la dépression parce que c'est un peu comme ce rapport au sport aussi, ils comprennent pas parce qu'ils n'ont pas vécu mais c'est quelque chose hyper violent je dirais la dépression quand même. Enfin en tout cas moi c'est comme ça que je l'ai vécu et il y a des fois des remarques ou des petites mal adresses ou en fait moi ça me ramène tout de suite à ce que j'ai vécu et je me dis mais tu peux pas comprendre en fait donc tu peux pas te dire ce genre de choses et il y a quand même beaucoup d'un compréhension par rapport à la dépression et au fait de reprendre ou pas derrière. Ça t'a rendu plus forte? Ben aujourd'hui ça m'a encore un petit peu après c'est tout frais aussi donc j'ai souvent quand même des renvois à cette période là mais je pense que oui à terme ça me rendra plus forte et j'aurais plus de réponse à apporter à ces gens-là et plus l'audace aussi de leur dire mais vous ne comprenez pas, vous étiez une esportif, une de haut niveau, ni dépressif du coup donc c'est difficile de se mettre à la place de quelqu'un et il n'agit pas forcément bien les gens, voilà on va dire ça comme ça. Alors c'est quelque chose dont des gens comme moi ou tout aussi sportif d'ailleurs aurait besoin. Est-ce que toi aujourd'hui entre que coach et preparatrice montagne, tu te suifies à toi et mon truc aimé pour TD sur certains points par exemple quand je pense à ta dépression des choses comme ça ou est-ce que tu vois encore quelqu'un à côté? Aujourd'hui je vois toujours quelqu'un à côté, je vois toujours la psychiatre que j'ai commencé à avoir il y a six mois maintenant. Je pense qu'à un jour ce suivi va se terminer et quand j'aurai ressentir le besoin, pardon j'ai réveu un psychologue je pense. Mais en dehors du sport encore une fois, je pense que j'ai besoin de cette neutralité donc j'avais besoin avec cette psychiatre justement.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Éloyse, ancienne athlète de haut niveau en marche athlétique, partage son parcours sportif et sa reconversion en coaching et préparation mentale.
  2. Elle évoque son expérience de la dépression liée à la pression excessive et au perfectionnisme dans le sport de haut niveau, et l'importance d'un suivi psychologique.
  3. Elle explique les différences entre coaching et préparation mentale, et comment ces disciplines aident tant les sportifs que le grand public dans la gestion du stress et le développement personnel.
  4. Son vécu lui permet aujourd'hui d'accompagner d'autres personnes, en soulignant l'importance de la résilience et d'un équilibre vie pro/vie perso.

Summary:

Éloyse, ancienne athlète de haut niveau en marche athlétique, raconte son parcours depuis son enfance sportive en Bretagne jusqu'à son intégration au CREPS de Nancy à 16 ans. Après des études de droit, elle s'est reconvertie en coaching et préparation mentale, inspirée par son expérience sportive. Elle distingue le coaching, basé sur le dialogue, de la préparation mentale, qui utilise des outils concrets comme des exercices de respiration.

Éloyse évoque son propre suivi par un préparateur mental, une psychologue et une psychiatre, ce dernier l'aidant à surmonter une dépression sévère survenue après avoir quitté le sport en raison d'une pression excessive et d'un besoin de tout contrôler. Elle souligne l'importance de l'accompagnement mental pour éviter l'épuisement et préserver la passion. Aujourd'hui, elle utilise son vécu pour coacher des sportifs et des personnes en développement personnel ou professionnel, en mettant l'accent sur la gestion des émotions et l'équilibre de vie.

Son histoire illustre les défis mentaux du sport de haut niveau et la valeur de la résilience.

FAQs

Le coaching repose sur un dialogue avec des questions-réponses pour faire prendre conscience de certains aspects, tandis que la préparation mentale utilise des outils concrets comme des exercices de respiration et de concentration. Les deux approches peuvent se compléter.

La préparation mentale offre des techniques concrètes, comme la respiration ou la relaxation, qui aident à prendre du recul et à mieux gérer les émotions. Ces outils sont applicables dans la vie professionnelle et personnelle pour améliorer le bien-être.

Un suivi mental aide à gérer le stress, la pression et les comparaisons avec les autres, ce qui peut améliorer les performances. Il permet aussi de prévenir l'épuisement et de maintenir un équilibre entre vie sportive et personnelle.

Il est essentiel de comprendre que le sport de haut niveau n'est pas une fin en soi et de chercher un accompagnement professionnel, comme un psychologue ou un préparateur mental. S'entourer de personnes bienveillantes est également crucial pour surmonter ces épreuves.

L'expérience du haut niveau développe la résilience, la discipline et la capacité à gérer les défis, ce qui est précieux pour accompagner d'autres personnes. Elle permet aussi de mieux comprendre les enjeux mentaux spécifiques aux sportifs.

Un préparateur mental est adapté pour des besoins centrés sur la performance ou des outils concrets, tandis qu'un psychologue est recommandé pour des problèmes plus profonds liés au passé ou à la psychologie. Les deux peuvent être combinés selon les besoins.

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