Keskustelussa haastatellaan kirjailija Fatima Daasia, joka on julkaissut romaanin "La petite dernière" salanimellä. Hän kertoo valinneensa salanimen leikkiäkseen kirjallisilla koodeilla ja välttääkseen automaattista omaelämäkerrallista tulkintaa, vaikka teoksessa onkin paljon henkilökohtaisia aineksia. Kirjailija kasvoi Clichy-sous-Bois'n lähiössä, jota hän kuvaa intensiiviseksi ja nauravaksi ympäristöksi, jossa hän sai voimaa selviytymiseen. Kielen merkitys on keskeinen: hän koki painetta "puhua oikein" sekä koulussa että yhteiskunnassa, ja haluaa romaanissaan antaa tilaa lähiöranskalle ja arabialle.
Romaanissa seurataan Fatima-nimistä nuorta naista, joka kamppailee muslimina, lesbona ja perheen kuopuksena monien häpeän muotojen kanssa. Häpeä liittyy köyhyyteen, kieleen, seksuaalisuuteen ja uskontoon. Kirjailija kertoo, ettei häpeästä voi täysin vapautua, mutta sen nimeäminen voi olla vapauttavaa. Teoksessa käsitellään myös perheen sisäistä traumaa, kuten serkun kuolemaa ja sisaren raiskausta, sekä heteronormatiivisuuden painetta. Kirjailija ihailee Annie Ernaux'ta, jonka teokset puhuttelivat häntä syvästi ja auttoivat löytämään oman kirjallisen äänensä. Keskustelussa korostuu kirjailijan halu purkaa valmiita lokeroita ja antaa tilaa monimutkaisuudelle ja vivahteille.
*BOOM* No hei rakas Olko prismassa? Tää lähemmina? Hyvä! Mikä se tällä kertaa heten? Ei niin mikään! No mitä se nyt niin? On prismapistefiissä ja tilan just uudet pdf-letit perämootturina porjammien, jos viitsi tuorannetullassa. Jos kuule viitsit tilata niin le samalla kuljetukseen? Täämeniin! No hyvää! On! Täällä on tullut. Täällä on tullut. Täällä on tullut. Jee, voodoo, säädä. Täällä on tullut. Täällä on tullut. Täällä on tullut. Allathe on tullut. Allathe on tullut. Allathe on tullut. Allathe on tullut. Allathe on tullut. -Sirjäällä, kun on.
complètement la tension entre l'homosexualité et l'islam, j'irai à compte la tension entre le fait d'être une femme, lesbienne, musulmane en France. Et c'est plus complexe que seulement l'ambivalence aux homosexualités et Islames. - Bien sûr. Et puis surtout, c'est un roman qui est créé à la première personne. Enfin, c'est un récit et puis vous êtes écrivain et vous êtes pas sociologues ou ministres. - Enfin, il y a absolument qu'une raison pour que vous venez poser une parole définitive au régler ces tensions-là par votre travail. Ce que je trouvais intéressant, c'est que votre roman a pour Eroïne Fatima Das, je ne femme lesbienne, il y a une musulmane, et vous vous avez choisi pour le signer de prendre pour ce donnisme Fatima Das. Donc en réalité, vous avez créé deux personnages. Vous avez créé le personnage des Roïnes de votre livre et aussi la romancière qui publie ce livre. Et je me suis demandé pourquoi vous avez choisi finalement d'encarner votre personnage en prenant son nom. - Je pense que déjà j'avais envie de jouer. J'avais beaucoup envie de jouer avec ça avec ces codes-là. Et la première question que je m'étais posée, c'était. Je savais qu'on allait me poser la question de l'autobiographie. Je serais au fond de ce qu'on fait, souvent avec les auteurs, les autrices. - Surtout les autrices. - Surtout les autrices, évidemment. Et je m'étais dit, "Malors, en fait, il faut jouer de ces codes-là." Et donc j'avais écrit d'abord le personnage Fatima Das. Et ensuite, j'avais décidé en signer en contrat avec mon éditrice de prendre un pseudo. Et donc après, je devais réfléchir un pseudo. Et en fait, c'était évident pour moi que ce pseudo-là c'était le mon personnage. Et que je voulais et que je devais incarner ce personnage-là pour porter sa voix, qui n'est pas complètement la mienne, en fait. Et c'est ça que les gens ne comprennent pas aussi cette nuance-là, de savoir que quand je parle de mon personnage ou quand je parle même de mon regard sur ce personnage et de mon regard sur ce qu'elle a vécu, expérimenté, traversé, c'est pas tout à fait la même chose que moi. Je dirais pas mon brénom, ce que je traverse, ce que je peux voir, ce que je pense. Voilà. Et donc voilà, c'est important pour moi de parler de porter cette voix. Et d'en faire quelque chose de très proche de moi, mais sans être complètement. - Moi. - Ouais, mais je pense que c'est ça qui a peut-être échapper aux gens, en fait, parce que finalement, je suis posée à, encore mal d'oublier, une double distance, entre vous et ce personnage, je suis finalement en choisissant d'occuper un carnet le rôle du nos romancières, être pas être simplement vous-même qui est débarquée avec ce livre. Et je trouve que c'était au contraire hyper malin, il me faisait en jouer de votre pas, mais en face, il y a peut-être une volonté de lycée, et de simplifier au maximum les choses. - T'as le mal. - T'as le mal, mais c'était que ça, en fait, j'avais l'impression qu'à chaque fois, chaque interview, pas toutes, non, j'ai eu de très bonnes interviews aussi, mais j'avais l'assensation qu'on essaie de me mettre encore à l'histoire de l'exposé des cases, de la destruction de ces cases-là, et de rédesser de bricoler. Et en fait, constamment, c'était. Mais pourquoi, pourquoi l'eslam, pourquoi l'eslam, mais pourquoi pas être que l'eslam, et pourquoi on reste dans cette religion, et pourquoi se faire souffrir, c'était vraiment ça. Et du coup, j'ai l'impression qu'on parlait de moi, alors que je ne suis presque pas même pas. Enfin voilà, et c'était très étrange. Mais ce truc de lycer les choses refusent à la complexité, refusent la nuance, c'était omniprésent, en bas, vous voulez, avec une prête. Alors, si vous voulez, non, on va revenir un tout petit peu en arrière. Donc vous vous avez grandi à clichi sous-bois. C'était comment? Vous devez bien dire à clichi sous-bois. C'était intense, c'était tout le temps très intense. Si je pensais à mon adolescence, c'était beaucoup de rentre, beaucoup de rire. Oui, beaucoup de rire, en fait, c'était la vie dans laquelle j'ai le plus rire, en fait. Et dans laquelle je me suis le plus amusé, dans laquelle j'ai trouvé du sens. Et ce qui a fait, je pense que je suis armé, en fait, j'ai envie de dire, j'ai des armes qui font que. Parfois, j'ai presque l'impression de ne pas être untouchable. Mais parce que je me suis construit avec des personnes qui m'ont toujours, toujours soutenues, et que j'ai toujours trouvé et vis-versa, en fait. Et c'est une famille, en fait, la ville, c'est pour moi, la ville, qui se boit dans mon roman, c'est un personnage. Et ouais, je dis souvent, que j'aurais jamais voulu vivre ailleurs ou grandir ailleurs. Jamais. C'est rire de résistance, j'adore. Je rencontre souvent un interjet et ça fait du bien en entendre ça. On vous parle les communs, quand vous étiez petites. On me parle les communs? Oui. Quand je pense aux adultes, par exemple à l'école, j'avais toujours l'impression d'être toute petite, parce que j'avais la sensation que le corps enseignant, en fait, avait déjà avait pas envie d'être devant nous, et qui nous apprenait aussi comment parler, comment on devait bien parler. Et ça, c'est une question qui m'a traversé aussi toute ma vie, en fait, pas que pendant l'adolescence, ce bien parlé, et je me rends compte même là, ou en dissant parfois de dire des expressions qui sont mal à droite, qui ne se disent pas, et j'ai envie de travailler sur cette forme-là, en fait, sur ce comment intégrer ce langage qui, cette langue, cette langue maladroite, cela trouve très belle. Mais c'est difficile à l'adolescence, parce qu'on se dit, "Ah bah, je suis encore à côté, je suis à côté, je parle pas bien, je fais pas ça bien, je fais des choses que je devrais pas faire, et ça, c'est difficile. Et chez moi, on parlait en Arabes, en Arabes, et moi, je parlais en français, et cette langue aussi est très importante pour moi, c'est pour cela qu'elle est dans mon roman, parce que c'est une langue qui m'a fait du bien, qui m'a aussi frappé, qui m'a, que j'ai envie d'apprendre, que j'ai très envie d'apprendre, et, ouais. Et là aussi, vous êtes à côté, si je me fie à ou personnage du roman, elle comprend la rabbe, mais elle ne l'écrit pas, elle ne s'est pas bien parlé, elle a pas un bon accent. Donc en fait, ce que vous me décrivez, c'est un endroit, où finalement, votre langage n'est jamais le bon, dans aucun espace. Ouais, tout à fait. Mais je pense que ce jamais le bon, à part quand on, je pense quand on est vraiment face à des personnes qui ont aussi cette approche de langage et de déconstruction de ce langage-là, de ce bien parler, qui est en fait très très très oppressant. Mais sinon, pour moi, on est toujours dans un endroit de bon, on n'est jamais, voilà, on est très privilégé pour sentir bien, et ça c'est délicat, du coup. Mais oui, je crois qu'on est dans sa trente-tre-deux, et aussi, il y a aussi ce parlé de banlieux qu'on a besoin de parler de ce langage de banlieux, et moi, je tiens à mort à ce parler-là, et j'ai envie, voilà, je crois que j'ai dû dire 40 fois que, si j'ai envie de casser un Wesh, à la fin d'une phrase, mais je le ferai. J'en ai rien à foutre. Mais c'est en ça que votre démarche a me faire aussi, penser à Fahizegan, parce que qui fifte demain, enfin, on est presque dans le titre, on a déjà en train de revendiquer, ben oui, mais c'est un langage, oui, ça mérite d'être dans les lettres avec un grand L, et c'est ce que vous continuez à faire avec la petite dernière. Justement, dans la petite dernière Fatima, et la dernière de la Fraterie, la seule de ces trossures a été en France, parce que les autres sont nais en Algérie, c'est quelque chose de central dans votre livre, puisque c'est son titre, la petite dernière, et est-ce que c'est votre cas aussi? Alors oui, c'est mon cas aussi. Je suis la petite dernière, et ce titre, pour il est arrivé très vite, en fait. Il est arrivé très vite, parce que je ne sais pas pourquoi je veux dire ça, mais je veux le dire ça. Je trouve qu'en fait, la place de la petite dernière, souvent, on voit ça comme une chance, en fait, de l'enfant, le plus aimé, le plus c'est qu'à jouer, et peut-être un peu, mais du coup, j'avais aussi envie de renverser ça avec l'histoire, de questionner l'année sans-s-mêmes, de désir d'avoir un enfant ou pas, de désir d'avoir un garçon. Voilà. Oui, ça te transparent dans le roman, il y a une conversation dans la voiture, avec un amamement du personnage, où on sait plus très bien si l'enfant a été vraiment désirée ou quoi, et ça crée un amamalace avec la grande sœur. Je l'ai senti très fort, ce moment, je l'ai trouvé effectivement, bizarre de mit. Je lui ai commencé à écrire après un drame, la mort d'une de vos petites cousins qui est tombée d'un toit, à l'âge de quatre ans, en Algérie, je crois. Vous aviez 15 ans à l'époque. Qu'est-ce qui déclenche les creatures dans le drame? Je crois que ça m'avait déstabilisé parce que la mort, c'était compliqué pour moi de visager la mort, à stage-là, et ça venaient pas dans leur déchose qu'une enfant de quatre ans meurt, c'est très violent d'apprendre ça. Ensuite, tu me sentais pas très proche de ma famille là-bas, parce que j'avais dû les voir à ce moment-là, peut-être deux fois, mais j'étais très triste, très pénée, et j'avais envie d'être là, en fait. C'était vraiment là pour ma tente, et je l'ai jamais appelé. Je pense que le fait de jamais avoir été là, ça a déclenché les creatures. J'ai écrité laître à cette cuisine que je connaissais à PN, et comme pour dire des choses que j'avais pas pu dire, je pense que ça a été que ça, non, on écrit ça, et encore aujourd'hui, je veux dire des choses que j'arrive pas à verbaliser à l'oral, et créer aux endroits où on ne peut pas parler. Ouais, égretement. Et quelque chose que j'ai vraiment particulièrement aimé dans la petite dernière, c'est le récit subtil et implacable de la contrainte à l'hérosexualité pour reprendre un terme de la poétesse à américaine Adrienne Rich. C'est vraiment tissé à travers tout le livre. Ça commence à travers les bien-culturelles qui sont consommées par la jeune femme et par ses sœurs. Et elle a notamment la série américaine Charm, qui apparaît par un moment. Et ensuite, Fati Madass, du livre, ce qu'on trahant à avoir un petit ami.
Et je me suis demandé si c'est quelque chose que vous aillez, au sens de vous aussi, à la adolescence, cette contrainte, aussi, c'est arrivé à la gédule tout que vous êtes retourné sur votre route pour dire "ouais, en fait, c'était ça quoi." Alors, par exemple, au sein de ma famille, moi j'avais l'impression que, comme j'aimais bien, l'école au sens d'apprendre des choses et d'avoir de bons résultats, souvent, quand on est scolaires, en trigumé, mais quand on aime travailler, on ne renvoie pas à ça, en fait. On ne renvoie pas au fait d'avoir un petit copain ou d'être intéressé par les garçons. Il n'y a pas cette question qui se pose. Et moi, j'allais en raison que, même après, la adolescence, c'était quelque chose qui venait pas sur la table, parce que, juste à l'hiver, elle a l'écrire, elle a pas envie d'investir dans ça. Et dans le roman, ce que j'avais envie de s'avis, forcément après, à d'autres endroits, pas dans la famille du coup. Mais ça vient, autrement, et un peu comme je décriais dans le roman, cette été-re-sexualité omniprésente pendant l'enfance, à la adolescence. C'est deux amis qui ont un petit copain, qui sont amoureuses de quelqu'un. Et donc, on se sent obligé à un moment donné pour ne pas dire la vérité, pour ne soit même ne pas savoir qu'ils l'ont aimer, ce que l'on aime, qu'ils ont désir. On fidèrent par inventer des choses et performer les terres sexualités. Et donc, c'est ce qui arrive aux personnages, mais c'est ce qui arrive, je pense aussi, oui, moi aussi, plus ou moins dans mon parcours. Il y a une phrase que j'adore. Elle va à plusieurs reprises trouver des imams pour la guidaire, dans le dédale de sa foi, qui co-existe avec son homosexualité. Elle est en d'entre eux, lui dit cette phrase, "Pri pour que Dieu crée pour elle, un miracle d'un homme qui a des qualités féminines." (rires) J'ai trouvé une phrase qui était très féministe. Et je me suis demandé si vous avez rêvé de cet homme à un moment donné à de l'essente aussi, où souhaiter qu'il existe quelque part pour tout ça. Je sais. Bien sûr, non, mais on pense à tellement de choses quand on n'a pas envie de se former les ça. On se dit, "C'est pas ça." Puis après on se dit, "Oui, mais nous, on se force ça." Puis, "Oui, on espère que vous serez à sauver." Parce que c'est comme si c'est quelque chose qui ne fallait pas. Donc on essaie de trouver des moyens d'eux. Mais oui, mais je suis contente que vous riez de ce passage, parce que moi, en fait, j'ai l'impression qu'on rie pas quand on l'y mourra moins, alors que moi j'ai beaucoup riais. On l'écrit, "Van, tellement dire une main." "Ouais, j'ai beaucoup de souris, il y a de certains vents, ça te fait un passage, je ressentais toute la malice derrière." Ça me fait plaisir, ça me fait beaucoup plaisir. Vraiment, vous êtes devenu femme, vous êtes née femme. Oh, là là, c'est une grande question, ça. Je pense que je suis devenu femme. Je suis devenu femme. Je suis. Ouais, j'ai accepté. Ouais, tu fissais cette question. Je fissais. Je ne vais pas obliger de trancher, de m'avoir son bonheur. Je rembété sur mon apposé. Je suis à ce rendre dans l'entrede. Alors, là, j'avais envie de vous leser un petit passage, si vous êtes d'accord. C'est un passage assez dialogué, je ne sais pas que vous serez à l'aise pour le lire, mais je le trouve central. Juste cette pâle là et là, je suis vente jusqu'au bout du chapitre. Je m'appelle Fatima, je suis une petite chamelle apeurée. Madame Salvatore prend un téléphone qui se trouve sous un tas de feuilles blanches. J'imagine qu'elle appelle ma mère. Ça ne répond pas. J'avais donné un faux numéro. Le numéro de ton père, connaît pas. Je réponds sans la regarder. Madame Salvatore se lève et sort. Elle laisse la porte en trouverte. Je me retrouve seule avec Madame Relka dans le bureau. Je ne suis même pas énervé, Fatima, juste déçu. Je ne dirais rien. Je ne peux pas parler. À quoi je pense quand elle me dit ça? Peut-être à ma mère que je vais encore de ce voir. Elle allait l'armoseux. J'ai le regard noir. Madame Relka ne veut pas que je passe en conseil de discipline. Madame Salvatore me dit que j'ai de la chance. Je n'étais pas ce qu'on appelle une mauvaise élève. Je ne comprendais pas pourquoi on voulait me faire partir, m'exclure, me mettre à la rue. Ce débarassait de moi comme d'une vie épaire de chaussures. Ou peut-être que c'était moi qui désirait m'en aller. Quelque jour après avoir insulté Madame Relka, je vois ma mère et Hanaine apparaître au collège. Madame Salvatore ferme la porte derrière nous. Elle dit que je me prends pour un garçon, que je suis en train de mal tourner. J'ai honte. Je ne sais pas de quoi précisément, mais quelque chose dans les paroles de Madame Salvatore me gêne. Peut-être que j'ai honte de me prendre pour un garçon. J'ai honte qu'on rappelle devant ma mère ce que je ne suis pas. Je les choisis parce que vous y nommez la honte. Par la suite, ce thème de la honte revient à plusieurs reprises dans des endroits très différentes de ce passage. Ils revient quand vous remémorerez, le personnage se remémore le viol qu'à celui sa sœur. La honte revient aussi quand elle s'asseoir à la table chargée de maille de sa famille en Algérie. Pourquoi cette thème de la honte est-il explorée avec autant d'insistance dans le livre? Je pense que je me suis construit avec dans la honte. Je pense qu'elle est partout. En fait, la honte d'être pauvre, la honte de venir devant lieu, la honte de mal parler, de pas parler comme il faut. La honte d'être les bien, la honte d'être femme, la honte de ne pas être un garçon, la honte d'être musulmane. La honte de ne pas correspondra à ce qu'on attendre nous en société ou dans l'intimité aussi. C'était très important pour moi que le personnage traverse cette honte. On la voit traverser cette honte qu'elle ressent à elle-même, mais aussi la honte que les autres nous imposent. La honte par les du viol de la sœur. Et en tout rage, qui fait peser cette honte, c'est important. Elle m'a mis le cas poussé par la honte parce que la honte d'avoir été victime de viol, on l'a connait, on l'entend très souvent dans les récits des femmes qui y a eu, se parler après 10, 20, 30 ans. Mais ce qu'on ressent dans le passage, c'est que toute la famille est contaminée par cette honte et qu'elle va frapper le sésaire, c'est par honte. Elle n'est d'abord de la société et puis elle n'est du père. Elle n'est de ces nondies aussi parce qu'on se rend compte que finalement, rien de ses dit. Il n'y a pas eu de rien. Il fait que ma catarole a parlé, elle en parle à Nina. Elle regrette, après, parce qu'elle a un pression aussi d'être enthueuse, d'avoir dit quelque chose qu'elle aurait pas dû dire. Là, on te protéger des secrets de famille, mais elle est aussi un biblé de l'honte de pas assais livré, de pas être à l'écompagement tirayé, d'un fait, un Nina, c'est son crush. Comme on pourrait dire. Et c'est vrai qu'on se tire vraiment alors, sans si en permanence avec elle, qu'elle essaie jamais à quel endroit se mettre. J'ai vu passer un post Instagram, un garçon que j'aime beaucoup, qui avait lu votre livre, qui disait que vous l'aviez libéré de l'honte avec ce livre. Je pense que ça fait partie de retour de l'élector, de l'électricité, ce qui doit vous faire beaucoup de temps. Et moi, ce que je trouve incroyable, c'est qu'en fait, vous libérrez de l'honte, mais justement, pas par la fierté. C'est-à-dire que l'honte, elle est toujours là, la dernière page du livre, il y a rien qui a été réglée. Mais simplement, elle a été nommée, elle existe et c'est peut-être tout ce qu'il faut, en fait. Je sais pas. Ouais, je pense qu'en fait, elle peut se transformer des moments, là, honte. Mais c'est pas que je crois vraiment pas qu'on peut se débarrasser, là, honte. Par exemple, là, honte de la précarité, je pense que ça reste tout le temps. Ça reste tout le temps. T'as beau avoir les moyens, t'as beau. Je sais pas. T'embroche, je vois si, je ne sais quoi, là, honte de la précarité, tu la sens tout le temps. Puis là, honte de nos corps, elle est trop honte, qu'on veut. Je pense que c'est pas facile de s'en débarrasser. On s'en débarrassera pas complètement. Et oui, de façon, ça ne m'intéressait pas de raconter une histoire qui se termine par. Je sais pas, quelque chose qui se délit ou des réponses, sauvait mon personnage ou sauvait de d'autres personnes dans la vraie vie. Et ils aient oublié ça me touche beaucoup que des personnes le reçoivent comme ça. Il y a des mentions de grands décrivenes dans la petite dernière. Vous citez notamment à Niernaux. Qu'est-ce qui vous rapproche, Delle? Ben, déjà moi, l'avoir lu, ça m'a directement transpércée. J'ai beaucoup cherché des auteurs, des auteurs qui allèrent me parler, que j'allais rencontrer vraiment. J'étais large le sabre, parce que l'étératursté diffusée pour moi, la dolissante, j'avais pas du tout envie de lire. J'ai écrivé mes gestes et souvent, j'ai pas envie de lire, je ne vois pas pourquoi je devrais lire. Et j'avais un refus, refus littérature. Et donc, quand joli, quand j'ai lu à Niernaux, j'ai rencontré quelqu'un, j'ai rencontré quelqu'un qui me parlait, qui me parlait de la classe sociale, qui me parlait de la famille du père de la honte. Et ça ne s'a pas de prix. Après ça, quand on écrit, je pense qu'on va au bout, on cherche sa voix avec ces auteurs-là. Et à Niernaux, c'est quelqu'un qui m'a. Et je suis passion simple, parce que ça a été très fort. C'était très fort. Vous avez eu le cas où on est changé avec elle? Non, non, non. Et je crois que même j'ai oublié lui, on voyait mon roman, mais je tiens beaucoup à le faire. J'aime beaucoup à lui envoyer. Et ouais, j'aimerais beaucoup. Je pense qu'elle serait contente. Elle répond au mail. Je vous ai voulu, je vous donnerai son mail. Je l'ai quittré. (Rires) Est-ce qu'il y a eu des bords?
derrière mentale à dépasser pour pouvoir vous dire je suis écrivain. C'est une bonne question. Ils ont voulu apprendre dans l'autre sens, je pense qu'on m'a poussé à me faire demander si je me sens écrivain. En fait, je crois que je ne me suis jamais vraiment posé cette question de légitimité dans l'écriture. Je me suis posé cette question pour plein de trucs, par exemple d'être un personnage public, etc. Ça c'est des trucs qui me questionnent. Mais l'écriture c'était une évidence. C'était une évidence, ça n'avait pas parlé. J'ai écrit. Voilà. Et après bien sûr, dans l'écriture, dès mes sequ'on fait, ce qu'on raconte, comment on le fait, etc. Je t'ai toujours tout détesté, quoi. Mais je ne me suis pas demandé à est-ce que j'ai le droit d'écrit? Enfin, c'est plus l'un, c'est que ça, en fait, je ne me suis pas demandé si j'avais le droit de le faire. Je savais le droit d'écrit, je ne me suis pas demandé si je ferais moins au mieux qu'un autre, si j'avais manqué de quelque chose pour écrire, etc. Ça, je me suis pas demandé. J'ai écrit, "Pen", "Et pour publier", parce que c'est quand même autre chose. Ouais, c'est autre chose. Après moi, j'ai fait un master de création littéraire. Là, je me suis posé plein de questions de la place, ma place. La place dans un groupe de personnes plus âgées, de personnes plus expérimentées, plus cultivées, tous ces trucs-là, ça, ça m'a. Ouais, la légitimité dans ces moments-là, c'est très difficile. Moi, j'ai vu des moments où je parlais pas du tout. Très difficile. Et du coup, souvent, quand je parle pas beaucoup, on a l'impression que c'est parce que je suis pas investi. Et ça, on voit beaucoup ça, ça, ça, c'est aussi assez violent. - Ouais, la question de la participation dans les classes, c'est ça. - C'est ça. - On va pas avoir. - C'est ça. Et oui, en fait, tu te dis, alors, en fait, peut-être que je suis pas. Et on en vient, en soi-même à se dire, mais peut-être que je suis pas tant intéressé que ça, peut-être que c'est pas. Là, on se dit, peut-être pas pour moi, peut-être que aussi, parfois, on comprend rien, en fait. Ça a juste. Moi, j'ai plus honte de dire justement la honte. Je sais plus honte de dire, ben, en fait, je comprends pas ce que tu dis, parce que tu parles avec des concepts que je piche pas. Et je pense que si tu viens ailleurs avec d'autres personnes, tu pourrais pas comprendre de quoi on part. Et c'est pas grave, en fait, de pas comprendre, de pas connaître. Et ça, je l'ai. Je pense là un peu. On écrivons ce roman, mais avec plein d'autres trucs dans la vie, je me suis dit, "Moi, en fait, faites, quoi, j'en ai rien à foutre." Je ne le crois pas ça va. C'est Master de création littéraire à Paris-Huit. Il a été fondateur, le livre, vous l'avez écrit là. C'est là que votre éditerie s'est vougée de bouchard et venu vous chercher, je crois qu'à d'ailleurs, elle a du pas mal insisté pour que vous répondiez à la vie à la côté. Je t'en ai connu. Je l'ai entendu. Et donc, j'ai vu que vous avez ensuite passé deux ans à travailler sur votre texte qui est au final un texte en fait très dépluyer, très court. Et je pense que si j'avais pas eu ce récit, j'aurais pu croire que c'était un premier gèje, justement aussi, il a quelque chose de très spontané, très direct. Et je me demandais Alors, il a eu plusieurs phases, parce que pendant le Master, en fait, à la fin de mon Master, en fait, j'ai commencé la première année, mais fin, un milieu d'année, en suite, j'ai mis donc un an et demi à l'écrit réal terminé et à ma soutenance, donc j'avais présenté un roman plus ou moins achevé, mais j'avais envie de retravailler moi de mon côté. Et ensuite, enseignant au contrat avec Brigitte. J'ai surtout, voilà, et puis, je pense, il y a des moments où on se disait, "Bah, là, ça fonctionne pas trop, là, c'est plus lent, là, c'était trop rapide, donc c'est cool, on veut garder ce rythme un peu de manque d'oxygène, de respiration, d'asematique, etc. Sur ce, on a fait un travail, mais c'est vrai que dans la forme, en fait, la forme n'a pas beaucoup bougé aussi, parce que j'avais déjà cette phrase courte en moi, en fait, et j'avais envie, voilà, un peu de. qu'on a une fois la phrase punchline, mais aussi, voilà, d'aller droit au but, genre, on a plus le temps, en fait. On a plus le temps de garder pour soi, on a plus le temps, c'est trop tue. On veut cri, et quoi, et c'était ça, dans mon écriture, c'était ça, et tout, en fait, cette quête identitaire, cette explosion identité, pour moi, c'est un cri, et je l'ai cri comme ça, en fait. - Vous avez écrit un cri, quoi. - Il y a écrit un cri. Moi, ce qui m'aide, je l'ai lue, et d'ailleurs, j'ai écouté Marie-Richeux, vous intervivez, et c'est marrant, parce qu'elle a raconté son propre rapport à votre livre, et je me suis vraiment reconnu dedans. C'est-à-dire qu'en le ligne, première fois, on sait pas trop où on est tombé, il y avait vraiment ce côté clac, bon, fragmentation, comme on a lu, en tant qu'un critique. Et ensuite, on en religne des émfois, et c'est plus calme, et ça pénètre, et ça refuse, et enfin, c'est vraiment chouin de l'île, qui est d'ailleurs, je les relûte, une troisième fois, et la langue de vos intervives. Mais je me rappelle, à la première lecture, en fait, ce qui m'a fait, cette effet, genre, wow, c'est la description précise des gestes de la foi "Misulman". C'était la première fois de ma vie. Je m'en suis rendu compte, que vraiment, je lisais ces quoi prier, ces quoi faire ces ablutions, ces quoi faire. C'est bien le mot "ablution", en d'ailleurs, je ne veux pas dire quelque chose d'accord. C'est quoi faire des incontations, etc. Et vous le décrivez, mais sur des pages, et des pages, et des pages, tous les gestes, ce succès, et des gestes qui sont en réalité très intimes, ces gestes de prière et de foi, et je me suis demandé, à la fois, si ça avait été difficile à écrire, et si c'était difficile de décider de les écrire. Ouais, je. Déjà, j'ai conscience que c'était quelque chose qui n'existait pas, qui m'a manqué, qui a manqué à plein de personnes. Ensuite, lui, ça a été difficile, parce que du coup, et une amie, la récemment qui m'a dit "Mais toi, tu parles de relation avec une fille, juste après ta qu'il a la prière et les ablutions". Ça, c'est un truc qui m'a posé question, quoi. Ça, si je me suis dit "Attends, est-ce que t'as en train de faire un truc chelou là?" Et en fait, non, je pense pas du tout, et je pense que ça traverse tous les amour, en fait. C'est ça qui est peut-être un peu beau. Et après, oui, j'ai eu la sensation vraiment de dévoiler une intimité très très très très très très intense, et beaucoup plus que justement des relations amoureuses ou la sexualité, tout ça, non. C'est vraiment cette intimité là que j'ai dévoiler et que je trouve oui énorme, et du coup, je suis très contente que les gens aient accès entre guillemasin de cette manière-là dans un roman. C'est-à-dire qu'il y a la voix, une démy cification, des gestes, et en même temps, une transcendence aussi vachement forte dans la essaye qui en est fait. Et le fait de glisser effectivement du lit et de cette petite amie à cette salle de main ou à effet, cette ablution, on reste dans le registre de la peau et de l'intime, pour dire même que quelque chose de qui se produit dans le corps, quoi. Ouais, c'était très important. Et justement, ne pas prendre les choses à part parce que ça raconte pas ça. Ça raconte vraiment le mouvement, la fluidité, le va-être bien resté, partir, décider deux. Et puis, on parlait d'honte, mais aussi la prière, c'est ça, c'est comment sortir de la ronte, en étant en prie. Je me suis posé la question si la parution de votre livre avait modifié votre lien à Dieu. Ouais, ouais, ouais, ouais. Ouais, ça devenait beaucoup plus intense, beaucoup plus fort, beaucoup plus important pour moi. Parce qu'en fait, je parlais en France, on ne parle jamais de Dieu, par jamais de nos deux fois à personne, c'était un intime, faut garder, je suis soin, ça va aller faire privé. Exactement. Donc tout d'un coup, je me mets à parler de ça, le matin, 6h, le matin, un oeuvre, entre deux café, etc. Donc oui, il y a un truc où est ça. Et puis, surtout, moi, pendant les interviews, je me suis dit, mais en fait, j'ai l'impression que c'est pas moi, quoi. Comme si Fatime a d'asse, tu couvrais vraiment. C'était pas moi, quoi. J'avais un calme et j'avais des moments où je me disais, mais dans la vie de tous les jours, j'en ai foutu une baf, et je me serais cassé, quoi. C'est pas la baf, mais voilà. Et du coup, j'avais une serénité, un calme, et j'avais la sensation d'être dans quelque chose juste de sincère et c'est ça qui m'a fait du bien, d'être une sincérité absolue, vers moi-même, d'abord, et envers les autres. N'être accompagné, d'être protégé, peut-être. Ouais, oui, mais moi, je me protège tout le temps. Et justement, tout ce flux, tout ce qui s'est passé, c'est de me protéger, je suis très très fière de le dire, et très heureuse d'avoir cette fois, parce que c'est ça qui me fait tenir, c'est vraiment que ça. Alors, il y a Dieu avec un E qui a Lui et aimé votre roman. Je parle de vie à Genie des Pent, elle a même produit un blurbe, un petit texte qui en parle, qui en est à sa couverture quand je l'ai reçu des bubble-létés. Elle dit, ici, les créatures triomphes en faisant profil bas. Ça fait qu'elle est fait d'être valide par Virginie des Pent. C'est classant. Je suis content, on dit merci. Non, franchement, je suis très heureuse, bien accompagné, bien soutenu. Et voilà, c'est une rencontre. Je le rencontre quand j'ai commencé à écrire la petite dernière, et je t'en m'a dit, c'est chaud. Je lui ai dit, c'est chaud qu'est-ce que je fais. Elle avait été vraiment à l'écoute et des conseils très importants pour moi. Donc, ça m'a porté. Et le blurbe, c'était une fierté. C'était une fierté parce que c'était un accompagnement jusqu'au bout. Et voilà, on a besoin de ça. On a besoin de sororité. On a besoin. Ça fait du bien. Il passait les flambos. Et puis après, c'est très important. Et ce qui s'est passé après aussi, pendant les polémiques, d'avoir eu le soutien de plein de femmes. La plupart. Et voilà, ça, ça n'a pas de prix. Tu te sens tout d'un coup, des personnes que tu connais ces pagues, tu appelles qu'il y a un cyst, et tu réponds pas, mais qu'il y a un cyste pendant des semaines. Franchement, c'est très très précieux. C'est très très précieux, ça. Justement, je voulais vous poser une question sur la notion de communauté. Parmi les choses qui sont reprochées aux personnes qui portent en France comme vous le faites, une pensée, un discours, une création intersectionnelle. Il y a le fait de produire un discours communautaire avec des guillemets. Est-ce que vous vous sentez à prendre?
partenir à une communauté? Non, moi je suis dans l'entre-deux, moi au bord je ne suis pas dans une communauté, après je ne me retrouvais en communauté carrément. Et ça, je pense que c'est très important de se retrouver avec des personnes qui nous ressemblent, qui nous font du bien, qui ne nous jugent pas, qui nous n'étouvent pas, qui nous font pas terre. Ça c'est très important. Et puis en vrai, il faut juste regarder ce que c'est exactement le communautarisme. On renverse complètement les choses. C'est sûr de ce qu'on fait, c'est complètement stupid parce que si on regarde, je trouvais ça intéressant, quand vous expliquez que vous avez reçu le soutien de plein de femmes, quand vous avez été attaqué, vous avez aussi reçu le soutien de la communauté lesbienne, vous êtes complètement adulé par tous les sites genre les dirais sonnables, etc. qui vous mette vachement en avant. Vous êtes aussi, enfin, la communauté musulmane, après six que vous êtes en train de faire pour déconstruire les stéréotypes, etc. Et donc en fait, c'est dans la preuve que porter cette complexité que vous portez, ça vous fait appartenir à plusieurs communautaires. C'est tout l'inverse, c'est en cercle fermé finalement, vous créez les ponts et des liens entre les différents communautés. Complètement, mais c'est ça justement être dans un entro de l'abord. C'est pas tout seul finalement, mais c'est pouvoir naviguer d'une idée en Chitain et Nô, d'une communauté et une autre, et de faire lien. Après, après, la cette parole là aussi, elle touche à des endroits très étranges en fait, les personnes, donc oui, j'ai eu du soutien, mais j'ai eu aussi beaucoup d'un compréhension, parce que je peux comprendre, mais c'est toujours des personnes qui ne sont pas, par exemple, je ne m'aime pas envie de repartir sur les problémiques, mais le terme péché, quand tu dis ce mot-là, en fait, si dans ta tête, il n'y a pas de péché, pourquoi t'es touché, en fait, je parle pas avec toi, je parle dans un contexte, je parle d'un personnage, et quand tu dis ce terme-là, ça parle à des personnes à la rigueur, son conseil en est par ce terme là, mais moi, ce que j'ai vu, et je crois que c'est important de le dire, c'est que les personnes que ça a déranger, que ça a remué, que ça a qui a eu aussi un produit de la violence envers moi, et envers que j'ai écrit, c'est des hommes blancs gués parisien, beaux-bout, donc voilà, donc c'est normal qu'ils y comprennent pas, ce que je raconte, c'est normal qu'ils comprennent pas cette nuance, parce qu'ils ont pas été dans ce contexte-là, parce qu'ils savent parce que cette dille avec toutes ces seules là, et les personnes qui sont justement concernées, ce sont des femmes ou des hommes, et qui ont grandi avec ce péché là, mais qui ne pas que le péché, en fait, juste que c'est pas normal d'être dans un moment où c'est une maladie, c'est pas bien, tu dois pas être comme ça, et ce sont reconnus dans cette tension-là, dans comment tu fais, en fait, pour pas rejeter les tiens, pour avoir encore du respect pour comprendre, pour écouter, et c'est aussi pour ça que mon roman ira contre pas un commune gout, par exemple, ira contre pas ça, parce que ça ne conseille pas, jamais compris ce truc-là, j'ai jamais compris, et quand on nous dit, "Oh, t'es par an, ton an à la foot, t'as quatre cassés, à 18 ans, c'est bon, prend ton appart, "ouah, bah ouais, j'ai vachement envie de ronprimer par an, en fait." "Tel même facile en plus." "C'est facile, et on en a envie, en plus on vit dans un p*tain de pays islamophobes, donc c'est hyper difficile de se retirer les seuls liens qui nous tiennent, et puis c'est des vrais liens, en fait, le mot phobie, c'est partout, ce n'est pas seulement dans la religion musulmane, au sein de nos familles, algériennes, je sais pas quoi, je sais pas quoi, non, en fait, c'est partout, donc c'est ça que ça raconte le roman, et c'est pas autre chose. "C'est vraiment qu'il parle aussi d'asme, c'est une condition que vous partez avec votre heroine qui doit apprendre très jeunes à contrôler ce souffle, son souffle. Cette histoire de souffle, de respiration, moi ça m'a évoqué une phrase qu'on a beaucoup entendu dans la bouche des victimes, de violence policière, à Dama Traoré qui a dit, "Je ne peux plus respirer, je m'voie de la bouche, et ce qu'il faut lire dans cette difficulté à respirer de fatty madasse les romans du romant le poids de l'opression systémique. Oui. Oui, oui. Oui, elle est tout fof mais elle est tout fof pour ne faire de te voir trouver une place ou de te trouver de tout le temps juger, de te regarder, de devoir geler et négocier. Donc, ça c'est tout fond, et après, la maladie aussi, j'avais envie de montrer d'un point du médical, elle fait aussi de dans sa respiration de savoir qu'elle ne respire pas comme les autres. Ça raconte aussi quelque chose de devoir apprendre à respirer et de se retrouver avec deux personnes qui respirement à elle comme toi. Et qu'est-ce que ça dit et comment tu te construis avec ça et comment tu fais parce que tu vas apprendre plein de médaques mais parce que aussi l'asme on en parle peu ou alors on sait pas trop ce que c'est, on comprend que c'est malade, un peu voilà, c'est de la respiration, mais c'est très, très complexe en fait. Et oui, elle est tout, elle est tout fait le vrai et dans les critères j'avais envie que ça est sa place aussi, l'asme aussi un personnage en fait. C'est un personnage, ouais. C'est elle, tant. Mais c'est intéressant, en vous écoutant, je réalise que ce cercle de parole qui se crée autour de l'asme, on s'arrêche aussi au cercle nomiste de parole militante qui permet aussi de se confronter et de réaliser que ce qu'on subit, c'est un système, vous alliez ça en tête en l'écran? Alors, je n'avais pas complètement, mais c'est vrai qu'après, je l'ai eu, et en fait encore une fois heureusement parce que quand on compte de Saint-Gystro, ces choses là, je trouve qu'elle est créduire, c'est difficile, c'est comme essayer de faire ir quelqu'un, en fait on n'y arrive pas. Et du coup oui, en fait, à peu stériorisme, je me suis rendu compte qu'il y avait plein de résonances, en fait, à plein d'endroits d'aliennes, en fait même la métier avec Croquet, il y a un truc de saurorité et que c'est une question à laquelle j'avais pas vraiment pensé et c'était des trucs qui viennent après. Mais qui sont en nous en fait et qu'on l'exploit à un moment donné, mais qui revient comme ça. C'est là qu'on voit que l'intimé politique. Faites-y madasse, c'est pour quand la révolution? - Ah, bientôt j'espère. - Vient-tôt j'espère. Moi, je vois des choses qui bougent, je vois des choses qui sont en train de se détruire, des trucs qui sont en train de déplacer pas mal de perchane. Je vois des paroles émergées qui sont très très importantes, très urgentes. Donc j'espère que ça va pour bientôt. Mais après voilà, encore une fois, on n'y est pas du tout, c'est dur, c'est très très violent, c'est très dur. - C'est un dent ici plus trop là, c'est ça en fait, en tout cas. - On ne voit pas, enfin moi je vois pas du tout demain. Je vois pas du tout demain alors quand plus j'ai plein de projets et tout, c'est super existant. Mais je vois pas comment ça va, comment ça va se passer. - Y a-vous, vous êtes là déjà, je trouve que ça va bon pas à la révolution. - Est-ce que vous avez accès à votre chambre à vous? - Oui, j'ai accès à ma chambre, il a écrit ça. Enusement qu'il y a ça. Ça y va quoi pour vous, la poudre? - Ouais. - Ouais. Il y a quelque chose qui est là un moment, qui flotte et qui s'en va. Merci beaucoup Fatima. - Merci, à Fatima Daz, d'être venu faire parler la poudre avec moi. - La poudre est un podcast produit par nouvelles écoutes. Merci à Horor Meyer Mayueux pour la réalisation, à Gaia Marty pour la programmation, la prise de son et le reste. Au mixage aujourd'hui, Marion M.Ré. - Merci à Bonnie Banane pour sa chanson dans le générique. - Merci à vous pour l'écoute. - On se retrouve sur Internet, Instagram, Twitter, Facebook, la poudre est partout. - Si vous avez des réflexions, des compliments ou des critiques à faire, n'hésitez pas. J'adore ça. J'avais oublié pour lire les mêmes livres que moi, allé sur le site La Poudre Lille. Vous connaissez la suite. Prenez-moi nouveau et continuez de faire parler la poudre.
Podcast Summary
Key Points:
Keskustelu käsittelee kirjailija Fatima Daasin romaania "La petite dernière", joka kertoo ranskalais-muslimilesbon nuoren naisen kokemuksista.
Kirjailija on valinnut käyttää salanimeä ja samaistuu päähenkilöönsä, mutta korostaa, ettei kyseessä ole omaelämäkerta.
Teoksessa käsitellään häpeän teemaa monesta näkökulmasta
Kirjailija kuvaa kasvamistaan Clichy-sous-Bois'n lähiössä ja kielen merkitystä – sekä arabian että ranskan ja "lähiöranskan" käyttöä.
Romaanissa käsitellään heteronormatiivisuuden painetta, uskonnon ja homoseksuaalisuuden ristiriitaa sekä perheen sisäisiä traumoja, kuten serkun kuolemaa ja sisaren kokemaa raiskausta.
Kirjailija haluaa purkaa kielen ja yhteiskunnan asettamia normeja ja antaa äänen niille, jotka eivät mahdu valmiisiin lokeroihin.
Summary:
Keskustelussa haastatellaan kirjailija Fatima Daasia, joka on julkaissut romaanin "La petite dernière" salanimellä. Hän kertoo valinneensa salanimen leikkiäkseen kirjallisilla koodeilla ja välttääkseen automaattista omaelämäkerrallista tulkintaa, vaikka teoksessa onkin paljon henkilökohtaisia aineksia. Kirjailija kasvoi Clichy-sous-Bois'n lähiössä, jota hän kuvaa intensiiviseksi ja nauravaksi ympäristöksi, jossa hän sai voimaa selviytymiseen. Kielen merkitys on keskeinen: hän koki painetta "puhua oikein" sekä koulussa että yhteiskunnassa, ja haluaa romaanissaan antaa tilaa lähiöranskalle ja arabialle.
Romaanissa seurataan Fatima-nimistä nuorta naista, joka kamppailee muslimina, lesbona ja perheen kuopuksena monien häpeän muotojen kanssa. Häpeä liittyy köyhyyteen, kieleen, seksuaalisuuteen ja uskontoon. Kirjailija kertoo, ettei häpeästä voi täysin vapautua, mutta sen nimeäminen voi olla vapauttavaa. Teoksessa käsitellään myös perheen sisäistä traumaa, kuten serkun kuolemaa ja sisaren raiskausta, sekä heteronormatiivisuuden painetta. Kirjailija ihailee Annie Ernaux'ta, jonka teokset puhuttelivat häntä syvästi ja auttoivat löytämään oman kirjallisen äänensä. Keskustelussa korostuu kirjailijan halu purkaa valmiita lokeroita ja antaa tilaa monimutkaisuudelle ja vivahteille.
FAQs
Romaani käsittelee häpeää monissa muodoissa, kuten köyhyyden, kielen, seksuaalisuuden ja uskonnon aiheuttamaa häpeää, ja sitä, miten se vaikuttaa henkilöhahmon elämään.
Kirjailija halusi leikkiä omaelämäkerrallisuuden odotuksilla ja kantaa henkilöhahmonsa ääntä, joka on lähellä häntä mutta ei täysin sama.
Kieli on keskeinen teema; henkilöhahmo kokee, ettei hänen puhetapansa ole koskaan oikea, ja kirjailija haluaa tuoda esiin lähiöiden kielen ja murtaa 'hyvän puhumisen' normeja.
Se viittaa paineeseen esittää heteroseksuaalista, jotta ei paljastaisi todellista seksuaalisuuttaan, mikä näkyy henkilöhahmon teeskentelynä ja tarpeena keksiä poikaystävä.
Häpeä on läsnä kaikkialla: köyhyydestä, lähiötaustasta, kielestä, naiseudesta, seksuaalisuudesta ja uskonnosta, eikä siitä voi täysin vapautua, mutta sen nimeäminen voi auttaa.
Hän kuvaa henkilöhahmon kamppailua uskon ja seksuaalisuuden välillä, kuten imaamin neuvoa rukoilla miestä, jolla on naisellisia ominaisuuksia, mikä tuo esiin monimutkaisuuden.
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