
Selon John Troubis, la prémice est l’histoire formulée en une seule phrase, servant de lien le plus simple entre le personnage et l’intrigue. Elle se compose généralement d’un événement déclencheur, d’une indication sur le personnage principal et d’une indication sur le dénouement. Pour illustrer, Troubis cite deux exemples : dans « Le Parrain », le plus jeune fils d’une famille de mafieux venge son père et devient le nouveau parrain ; dans « Star Wars », un jeune homme utilise ses talents de combattant pour sauver une princesse et vaincre un empire galactique. Une bonne prémice doit être intrigante et directement compréhensible pour susciter l’envie d’en savoir plus, tout en exprimant clairement le genre du roman afin de cibler un lecteur particulier. Troubis insiste sur le fait que la prémice est la fondation de l’histoire, sur laquelle reposent tous les autres éléments dramatiques. Il recommande la lecture de « L’Anatomie du scénario » pour apprendre à développer une prémice en dix étapes. Attention, il ne faut pas confondre la prémice avec l’incipit, qui correspond au début du roman, ni avec les « prémices » (écrites avec un c), un terme pluriel désignant à l’origine les premières productions offertes en sacrifice, puis, par extension, des signes avant-coureurs ou préludes.