Eh bien cherchez maintenant #10 - Le video essay avec Chloé Galibert-Laîné
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L'émission "Et bien, cherchez maintenant" se consacre au vidéo essai et à l'utilisation d'images préexistantes, notamment issues d'internet, dans le cinéma. L'invitée, Chloé Galibert, cinéaste et chercheuse en postdoctorat, explique que son travail consiste à décortiquer des films par le montage pour analyser les effets produits par les images. Elle s'intéresse particulièrement aux films documentaires utilisant des contenus trouvés en ligne, comme "The Pain of Others" de Penny Lane ou "Watching the Detective" de Chris Kennedy. Sa thèse de recherche-création, soutenue en 2021, articule une analyse universitaire de dix films avec la réalisation de ses propres œuvres, explorant comment les cinéastes s'approprient les images d'internet et gèrent les questions éthiques et esthétiques qui en découlent. Elle distingue deux approches : une méthode observationnelle distanciée et une autre plus personnelle et située. Pour illustrer sa démarche, elle présente son film "Watching the Pain of Others", une réponse réflexive au film de Penny Lane, qui montait des témoignages YouTube de femmes souffrant d'une maladie non reconnue. Galibert y examine sa propre réception et décortique le montage pour comprendre son trouble face à ce récit troublant, où la maladie semble se transmettre par les images elles-mêmes.
[Musique] - Et bien, cherchez maintenant. - Ces oiseaux d'ense, mais danses-vous et danses-quant. - Ah, tu as connu. - C'est un artefacte. C'est vous croyez qu'il répond à votre question et en fait il répond à vos attentes. - 98.8. - L'émission qui interroge l'ission sociale est questionne les formes de la recherche. - Et bien, cherchez maintenant. [Musique] - Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans un nouvel épisode de "Et bien, cherchez maintenant". Aujourd'hui, nous nous intéressons au cinéma et plus particulièrement au vidéo essai et au fond de footage soit faire des films avec des images préexistantes, mais aussi comme c'est le cas pour notre invité avec des extraits glanés sur internet. Bonjour, Chloe Galbert, ennemi. - Bonjour. - À travers deux moyens métrages et une dizaine de cours, tu t'intéresses à ce que les images produisent comme effet et comme discours. Pour cela, tu décortis des films au sens propre, en les découpant, les commentaires, les remontant. Tu oscules de ton propre rapport de spectatrice. Tu t'intéresses notamment à l'utilisation d'internet dans le cinéma documentaire. Comme pour le film "Watching the Pain of Ozor", où tu analyse le film "The Pain of Ozor", de Penny Lane, monté à partir de témoignages de femmes sur YouTube sur une étrange maladie de peau. Ou encore, "Forensick Ness", qui examine de fonds en complent, le film "Watching the Detective" de Chris Kennedy. Un film construit à partir d'image et de commentaires d'internet à la recherche des terroristes responsables de la tenta, lors du marathon de Boston 2013, pour donner quelques sujets d'aéphine. Tu t'es également penchés sur des vidéos produites par l'État islamique, sur l'application géogessaire, où les jours doivent déterminer ou être se situe à partir d'image de Google Maps, ou encore aux écrits d'analyse produis sur des films. Comme par exemple, ce fut le cas pour "L'œil était dans la tombe et regardée d'années", un vidéo essai réalisé à partir d'un texte du critique Serge Dane, au sujet du film "De George Franchel et les yeux s'envisage". Ce sont la quelques exemples de ces réalisations, donc tu es donc cloée une cinéaste, mais tu as une autre casquette qui est celle de la recherche puisque tu as fini en 2021, une tesse de recherche création laboratoire sacre de Lones Paris, l'économie disparaire de Paris, consacrée au réemploi d'internet dans le cinéma de non-fiction contemporain. Tu as actuellement réalisé Tris invité à l'université du Massage ou Sette, et en postdoctorat, à la haute école d'art et de design de Lucerne en Suisse. C'était une longue présentation. Pour décrire ton travail de cinéaste, je utilisaie le mot "VDOSC". Comment toi tu le définirais et qu'est-ce que tu mets derrière ce mot et cette pratique qui a une histoire dans le cinéma? Oui, alors moi, la forme du "VDOSC", je l'ai découvert quand j'étais en séjour de recherche quand je terminais mon master à l'université de Vienne. Dans le cas, dans l'athélieue, qui était donnée par un critique et vidéaste barinoire qui s'appelle Michel Boiteux. La raison pour laquelle je m'étais inscrite pour participer à cet atelier, c'était parce que la proposition du seminaire, de l'athélieue, c'était de faire de l'analyse d'image, de l'analyse de film par le biais du montage, comme tu utilisais dans ton introduction, de découper, de remonter des films ou des images préexistantes pour mieux comprendre soit comment elles ont été réalisées, soit les effets qu'elles produisent sur les spectateurs ou sur les spectatrices. Et pour moi, et pour beaucoup d'autres praticiens et praticiens du "VDOSC", c'est un peu ça la promesse de la forme en tout cas quand on la pratique en contexte universitaire. C'est cette idée qu'on peut analyser les images parce qu'on apprend à faire à l'université depuis quelques décennies. Quand on apprend l'analyse d'image, on apprend vraiment à décrire les images et à décrire leurs effets. Alors que là, quand on prend les images qu'on est en train d'étudier, qu'on les met sur une timeline dans le logiciel de montage, il y a d'autres méthodes et de zoutis d'analyse qui deviennent possibles. Et du coup, c'est un peu ça le point de départ où la promesse métodologique de laisser vidéos. Et aussi que autour de ce terme de vidéo essai, à grandier, et encore en train de grandir une communauté très large de personnes qui travaillent à l'université, mais aussi des artistes vidéo et aussi des youtubeurs et des youtubeuses qui appellent vidéo essai de leur pratique qui dans un sens beaucoup plus large. Ou ça peut aller semer que ce sera très varié. Et moi, l'un des antériques, je trouve à cette appellation, c'est justement le fait que ça réunit une communauté qui traverse un peu les frontières et de statut et de legitimité que sinon on peut trouver établi entre des chercheurs et des chercheuses qui travaillent à l'université et où des artistes et où des personnes qui s'adresse plutôt aux grands publics sur les plateformes en ligne. Et en fait, à leur actuel, alors, ça va peut-être changer à mesure que la pratique se développe, mais à leur actuel, je trouve que le fait que il n'y a pas de définition de très clair de ce que c'est qu'un vidéo essai, qui n'y a pas de limite très bien posé pour l'instant. Ça fait vraiment partie de la richesse du terme et de ce domaine de choses, que ça permet de réunir des personnes qui viennent de pratique très différente, ou qu'on déchande référence très très différente. Et il n'y a rien que je trouve plus inspirant que les événements où on arrive justement à réunir sous la population vidéo essai. On arrive à réunir des personnes qui ont des pratiques très différentes et qu'on peut-être, simplement en commun, le fait d'essayer de produire de la pensée à partir d'image notamment d'image très existante. Tu as travaillé sur des films qui mettent en scène des images trouvé sur internet. Pourquoi est-ce que tu as raison à ce rapport personnel aux images d'internet? C'est-à-dire non, ce n'est nématographique au sens un film en salle par réalisateur ou une réalisatrice? Ça a été une évolution dans mon travail de recherche parce que à l'origine, j'ai vraiment été formée à l'université en étude cinématographique. Ma formation, c'était l'analyse d'image et vraiment l'histoire du cinéma à l'économie du cinéma. Et en fait, il y a eu une évolution à l'espèce de basculement quand j'ai compris qu'on pouvait prendre d'autres images que les images d'internetographique comme objets d'étude. Et c'est vrai que ça a beaucoup élargie mon spectre de pensée quand j'ai commencé dans le cas de mes études, de mon master, notamment. Et aussi, en partie, à l'occasion de ce jour à l'étranger de rencontrer des chercheurs et des chercheuses qui travaillaient sur la pornographie en ligne et qui travaillaient sur des images en mouvement qui exédaient le. le seul domaine du cinéma du 7e art, comme on entend au sens le plus strict. Et. et c'est pour ça que. En fait, dans mon parcours, ça s'est produit au même moment que le moment où j'ai rencontré la forme de laisser vidéo. Je sais pas si c'était une coïncidence ou si le fait de m'intéresser à une pratique qui est impliqué le fait de faire du montage, à être faire des images et le diffuser en ligne, c'est intéressant internet aussi, comme objet d'étude. Mais c'est vrai que ça a été. et ça continue en fait à être vraiment l'une des choses qui me passionnent de réfléchir à notre rapport aux images en mouvement, rapport très quotidien, en fait, qu'on a aux images en mouvement, en dehors des seuls moments où on se pose sur un canapé pour regarder soit la télévision, soit on va dans une série de cinéma pour regarder la film tue grand écran. Mais d'étudier, vraiment plus la pauvre osité, entre les images et la vie quotidienne, notamment sur les écrans de nos ordinateurs et sur nos écrans de téléphone. Et je suis très heureuse et assez excitée de voir que le fait de faire de la recherche académique sur ces objets-là, ces objets visuels-là, ça se développe beaucoup en France en ce moment. Et ça me semble très bien venu, je suis très curieuse de voir ce qui va émerger de ces recherches-là qui sont en train de bourgner, quoi. Tu as été un recherche création, par en test de recherche création, comment tu as articulé à la fois la partie universitaire et critique et la réalisation de tes films, est-ce qu'ils font partie? J'imagine de ton corpus, comment sur quoi se baisse ton corpus de tese et comment tu as mené les deux de front? Je dirais. Ça a été une grande question pendant toute la tese. J'ai passé cinq ans en tese. Et ça a été une grande question, et ça a vraiment fait partie des grands-grands dillèmes, la question de l'articulation entre la partie théorie et la création de la tese, et qui était d'ailleurs un sujet très récurrent dans les discussions que j'avais avec mes collègues et les encadrants et encadrantes au sein du laboratoire sacre, puisque au sein de ce laboratoire, il y a des chercheurs, chercheuses et artistes, un peu de tous les domaines, donc gens qui font de la musique, de gens qui font du théâtre, de la performance, de la sculpture. Et en fait dans chaque projet, chaque document édouctorant était vraiment amené à inventer un peu sa propre articulation, parce qu'on produisait des objets tellement différents qu'il n'y avait pas du tout de recettes toutes faites au sein du laboratoire, et même plus généralement, il y avait quelques modèles. Et encore, quand j'ai commencé ma tese, il y avait vraiment très peu de document édouctorantes qui avaient sous ce qu'il avait fini, qui avaient soutenu, tout était à défricher. Et donc la manière dont finalement, ça s'est articulée dans mon cas, après beaucoup de tatonnement, c'est que, en fait, l'ensemble de la tese est rédigée depuis mon point de vue de praticienne, mais il y a une partie, les deux tiers du manuscrit, sont consacrés à l'analyse d'autres films que les mienes. Donc j'ai acté le fait que je m'intéressais à ces films à partir de mes questions de praticienne à moi, mais j'ai vraiment encore pu, un peu comme dans une tese traditionnelle, où il y a donc 10 films, dont font partie de la film de Pennyline et de Chris Kennedy d'ailleurs, et 8 autres films, dans le. qui sont des films, j'ai pas du tout participé en tant que réalisatrice, c'est que j'analyse vraiment d'un point de vue critique qui sera positionnement assez proche, je suis qu'on a dans une thèse en edu de cinématographique, en recherche pure. Et donc, il y a plusieurs chapitres comme ça de la thèse qui sont vraiment de l'analyse d'un corps puce où le positionnement est sud d'une chercheuse traditionnelle et le dernier chapitre de la thèse, enfin le dernier chapitre du manuscrit. Là, pour le coup, je fais, je fais retour sur la production de "Watching the Pain of Others", et "Four Antique Nasc", qui sont les deux films qui font vraiment partie de la thèse, ce qui veut dire que je les avais envoyé au moment du jury, au moment où j'ai envoyé mon manuscrit, donc ça faisait vraiment partie des choses qui devaient évaluer et dont on a discuté au moment de la soutenance. Et du coup, la thèse se termine sur une centaine de pages où j'ai pour le coup une démarche plus réflexive sur ma pratique. Mais ça a été tout un équilibre à trouver, et je ne sais pas à quel point il a été trouvé d'ailleurs, que je fais de mes meux, ça a dit sans déceiller d'articuler le. De trouver un positionnement où je pouvais parler, c'est très compliqué, en fait, d'arriver à la fois une casquette de critique et d'analyse et de parler de son propre travail, mais sans faire son auto-critique, parce que ce n'est pas non plus dangereux. Et donc ce que j'ai essayé de produire comme positionnement et comme méthode de réflexion, c'était vraiment le fait de. d'identifier dans ma pratique, donc dans la fabrication de ces deux films en particulier, quels sont les difficultés qui s'est s'empoisé à moi, et comment est-ce que d'autres cinéastes ont résolu ces difficultés-là? Et donc c'était à partir de ce questionnement-là que j'allais voir les films d'autres personnes et que j'allais parri à ces personnes, c'était que c'est que une cinéase contemporain, donc je suis aussi allé voir pour qu'on en discute et pour essayer de comprendre précisément sur la question qui était la mienne dans la thèse, qui était quand on s'appropriait des images trouvées sur Internet, comment est-ce qu'on gère la question de. d'autres propriations de ces enjeux esthétiques, mais aussi politiques et édiques, et comment est-ce que on se met en scène soi-même, en tant que regard, posé sur ces images qui ne sont pas les nôtres? Et ça, c'est vraiment un questionnement qui était venu de. de mes films à quoi, des questions que je m'étais posées en faisant "Watching the Pen of Others", et "Four and Sickness", et ou du coup, dans un second temps, ce qui nous m'y aurent pour la ta question. J'ai d'abord fait les deux films et après j'ai écrit la thèse, et ayant formulé ce questionnement, en gros, je suis allé voir 10 autres cinéastes pour voir comment est-ce qu'ils en étaient sortis dans leur propre film. Dans tes films, on te voit même, et tu as une démarche très sensible, fait un personnel qui est peut-être à l'opposé de ce qu'on peut imaginer d'une écriture très universitaire. J'imagine que c'était aussi voulu, et est-ce que c'est les cas, forcément pour tous les personnes que tu as allé à interroger ou dont tu as du les films? Justement, c'était un peu le coeur de ma réflexion, parce que j'avais conçu mon corps puce, donc il y a 10 films que j'analyse dans ma thèse, qui ne sont pas les meilleurs. J'ai composé le corps puce à partir de plusieurs centaines de films auquel j'ai eu accès qui étaient fait à partir de médias trouvées sur Internet. J'en ai choisi d'y disque, je trouvais très intéressant, et en constituant le corps puce de sorte, à ce que j'en ai 5 qui n'approche pas du tout personnel, très observationnel, très distancié, où les cinéastes ne se mettent pas du tout en scène eux ou elles-mêmes, en tant que regardant ou regardant de ces images. Et 5 autres films où, alors, vers, il y a une approche beaucoup plus essaiestique avec soi, une voix, soit une discours à la première personne, ou des cinéastes qui se filment eux ou elles-mêmes. Enfin voilà, une approche beaucoup plus ancrée et située. C'est agissant du regard qui est posé sur ces images d'internet. Et c'était un peu le coeur de ce que je voulais interroger dans la thèse, les enjeux respectifs de ces deux approches ou de ces deux méthodes. Et les raisonnements et les justifications, le terme est pas très à droite, mais les raisons pour lesquelles les cinéastes adoptaient une autre méthode, c'est un chancuridément, c'est pas binaire, c'est un spectre, de trouver des films qui étaient suffisamment différents les uns des autres pour pouvoir réfléchir aux raisons pour lesquelles t'as l'outel cinéastes adoptée une autre méthode. Et en grand en compte qu'en fait, il y avait des grandes similarités dans la manière dont des méthodes très différentes étaient présentées et que notamment, il y avait une récurrence sur l'argument éthique, le fait de dire, c'est un traitement plus éthique des images. Dans un cas, de ne pas leur imposer un discours exogène et dans l'autre cas, de situer, depuis qu'elle en doit, on les regarde. Et c'est ça qui m'a passionné dans le travail. C'était le fait de questionner. L'impression que le même question et en incence, la même réponse formulée par les cinéastes, a mené à des choix esthétiques et narratifs très différents dans les films. Et en fait, je me suis rendu compte à la fin de la thèse, mais ça c'est toujours comme ça, je crois, dans les thès. En fait, on comprend ce qu'on a voulu dire, une fois qu'on met le point final, que les deux films "Watching the Pain and Foreign Sickness" en fait, c'est vraiment. J'ai fait des films, enfin, personnelles et situés, en réponse à deux films, qui étaient pour le coup très observatiel ou les cinéastes n'apparaissaient pas. Donc en fait, c'est d'espèce de tension entre les deux approches et elle était déjà au cœur du projet initial de réalisation de ces deux films-là. On va écouter peut-être un extrait "The Watching the Pain of Ozure". Est-ce que tu peux le représenter un peu rapidement pour qu'on ait un tout petit peu le contexte? Oui, donc c'est un film que j'ai réalisé en 2018 qui fait réponse à un autre film, réalisé par Penieland, qui est une cinéaste documentariste plutôt états-uniennes. Et donc, il y a plusieurs couches, mais bien, son film à elle, c'est un montage de vidéos essentiellement trouvé sur YouTube et qui suit une communauté, une petite communauté, de personnes qui s'identifient comme souffrant d'une maladie qui s'appelle la maladie de Marguelons et qui est. d'après les patients, c'est beaucoup des femmes, donc genre au féminin. Pour les patients, c'est une maladie de la maladie de la patiente, c'est une maladie de la peau, mais c'est une maladie qui est parconnue par la médecine officielle. Et donc, d'après les médecins, c'est un délire hallucinatoire. Et donc, face à ce déni de la réalité de leur maladie par les médecins, il y a cette communauté qui s'est créée en ligne, donc c'est une vraie communauté qui existe sur YouTube et sur d'autres plateformes en ligne. Où les patients se rassemble pour se soutenir, se donner des conseils sur les remèdes, un peu artisteano, quels ont-ils développés. Et le film de Pennyline, donc c'est un film observant, pour le coup, pour la distinction, où on a été bien un peu plus tôt. Donc, on voit comme ça des témoignages de ces femmes qui parlent de leur corps, de leur rapport à leur corps et de cette maladie. Et c'est un film qui m'a énormément troublé quand je l'ai vu. Enfin, et qui trouvent pas mal de monde, je pense, parce que c'est très perturbant, parce que la souffrance de ces femmes est indéniable. Enfin, le fait qu'elles soient en souffrance est très réelle, ce dont elles souffrent, c'est un énorme point d'interrogation. Et est-ce qu'est fascinant dans son film, c'est le fait que, fin notamment, on se rend compte que les patients s'autodiagnostiques en regardant des vidéos sur internet et en se disant, "Ah mais ça se symptôme, je l'ai aussi." Donc en fait, ça veut dire que j'ai moi-même la mélodie de Marguelence. Du coup, en fait, il me la divirale, mais qui passe par les images, qui se transmet par YouTube. Et donc moi, ça fait partie de juste qu'ils m'ont beaucoup intéressés, donc j'ai fait ce film pour explorer la manière dont le film de Pédillène m'avait fait me sentir pendant l'heure que j'ai passé à le regarder. Ce film est un objet étrange à plusieurs égards et de toute évidence, il me touchait à un endroit très sensible. Pour y voir plus clair, je l'ai installé sur ma table d'opération, j'ai commencé à l'examiner. Le film est un collage de vidéos trouvé sur YouTube. Mon premier mouvement a consisté à le redécouper pour comprendre comment les pièces du puzzle avaient été agensées. J'ai identifié les trois personnages principaux du film, Carri, en rouge, Tacha, en bleu, et Marcia, en jaune. Les trois malades de Marguelence les plus actifs sur YouTube lorsque Pédillène a réalisé son film. Dans le montage, leur longue séquence de vlog se suivent et se réponde. Entre coupées parfois de contrechants télévisuels ou apparaissent des journalistes et des médecins, indiqués ici en verre. Un observant l'ordre dans lequel ces images avaient été arrangées, j'ai commencé à comprendre d'où venait mon sentiment de confusion. Parce que je me suis aperçu que l'arc narratif du film suivait en fait une trajectoire double. Si l'on écoute que les témoignages des patients, on a très envie de l'écroire au début, puis leur récit devient de plus en plus farfelue et on a de plus en plus de mal à accorder du crédit à leur parole, ou à leur conseil. Et si ce sont les conversations que l'on a intrusé, je ne vais pas finir de voir une autre vidéo parce que je vais parler de plus de gélons, ce que nous appelons de plus de gélons et de la théropie. Oui, elle vient de dire une thérapie. Et oui, ça consiste à boire son urine. Mais à l'inverse, si l'on ne prête attention qu'à ces rare moments où les médecins s'expriment, on est persuadé au début que la maladie est complètement imaginaire. Et plus le film avance, plus on commence à vouloir prendre les malades au sérieux. L'un d'an l'autre, le film nous tire un peu le tapis sous les pieds. De ce fait, le film se présente vraiment comme une invitation, adressée à chaque spectateur et spectatrice, à formuler son propre diagnostic.
Le film dit, "voici les images, voici les preuves." Quand pensez-vous? Est-ce que vous allez choisir des croirs? Accordeuré vous plus de poids à la voix désincarnée de la science avec un grand S, ou au témoignage d'intime de ses femmes qui ne revendiquent pas d'autres expertistes, que l'expérience qu'elles ont de leur propre corps? Je me souviens d'avoir discuté du film avec un critique de cinéma qui m'a dit que ce qui l'avait vraiment fait douter, lui, c'était cette séquence qui arrive exactement au milieu du film. C'est là, me raconter secrétique, qui l'a commencé à croire en l'existence de la maladie. Parce que Johnny Mitchell est une chanteuse célèbre, parce qu'elle raconte son histoire sur une chaîne de télévision traditionnelle et pas sur une chaîne YouTube, ce qu'elle dit de son propre corps ferait davantage autorité que la parole d'autres femmes. En juxtaposant ses différents médias, pénilais nous invite à prendre conscience des critères pas toujours rationnelles, à partir desquels nous, spectateurs ou internautes, évaluons la légitimité et la véracité des discours auxquels nous sommes confrontés. Un extrait de Watching The Pain of Ozor réalisé par Chloe Galiba-Lenae avec qui nous discutons aujourd'hui, Chloe entendent sans analyser le film, le commenter, le disséquer. Est-ce que la façon du procès d'entendre le film, c'est-à-dire très méthodique de découpage, de remontage, sur ta table, je n'ai d'unisage, pas de misage, mais de montage, correspond à la façon dont je travaille vraiment ces films. Est-ce qu'on te suit dans ta progression ou est-ce qu'il y a de la réécriture après, mais comment ça se passe à l'ombre du film? Tout est faux. Non, j'exagère, mais ça dépend un peu des films aussi, c'est-à-dire que Watching The Pain of Ozor, c'était un peu le premier, j'infléchis, est-ce que c'est vrai que je suis entrainé? C'était un des premiers, en tout cas, c'était le premier film que j'ai réalisé dans le cadre de ma thèse. Et je dirais qu'il est assez transparent aussi bien sur les réflexions que je menais, les questions que je me posais, les doutes que je ressentais aussi par rapport à ma recherche, et globalement l'arc du film. Même s'il y a quand même beaucoup de réécriture impliqué, il faut rien de s'ékinesse par exemple que l'autre film, l'autre moyen-métraîche qui fait partie de la thèse, je m'étais dit d'emblée que j'allais fictionnaliser davantage le processus de recherche pour des raisons dans lesquelles on peut entrer, mais pas forcément. Donc, déjà, c'est des points un peu des projets, et je pense que plus je développe cette pratique, plus ça m'intéresse d'aller vers la fiction. Non, enfin, si, parce que j'aime bien raconter des histoires, et que l'une des choses qui m'intéresse avec cette forme de laisser vidéo, que tous les vidéos assistent approche pas du jour cette manière-là, mais je crois qu'une des choses qui m'ont intéressé dans la forme, c'est non seulement le côté, voilà, analyser les images par les images et par le montage, mais aussi le fait de mettre la recherche en récit. Et parce que j'ai l'impression que ça fait vraiment partie des choses qu'on fait pas tant que ça, en tout cas, enfin, dans mon domaine de recherche, qui est donc les études cinématographiques ou les études des médias, c'est pas vraiment la manière dont on présente nos recherches le plus souvent, je pense que c'est plus fréquent, c'est un social, on entropologie notamment, d'avoir vraiment des récits ou le chercheur ou la chercheuse devient une espèce de personnage, de protagonistes, et on suit un peu ces réflexions au fur et à mesure de son terrain de recherche, par exemple, les lecé notes, et de ces rencontres et de voilà. C'est pas la manière dont on écrit le plus souvent de la recherche dans mes domaines. Et alors que je trouve ça génial, enfin, j'aime beaucoup lire des récits, je trouve ça rend la recherche passionnante au-delà des questions à se faire, tout théorie qui sont posées, mais ça crée de l'enjeu narratif, quand tu comprends qu'il y a une personne qui a en train d'essayer de comprendre un truc, qui c'est important pour elle d'arriver à formuler questionnement, et de trouver les bons outils, trouver les bons. Enfin, oui, comme un récit traditionnel, avec des adjuvants, des opposants, une quête, des obstacles, et enfin. Et en fait, mais je pense que c'est aussi parce que je. J'ai étudié la littérature à la base, je lis beaucoup et beaucoup de fiction beaucoup de roman. Et je pense que ça a beaucoup nourri la manière dont j'ai essayé d'approcher la question de l'écriture de la recherche dans la thèse et depuis, cette hypothèse selon laquelle on peut raconter la recherche comme une histoire d'enquête avec un personnage d'enquêteur d'enquêteerie, c'est qu'on donne ensuite un peu les tribulations, où ça rajoute de l'enjeu et je trouve de l'intérêt. Et on définitivement même en tant que spectatrice des sévideos ou de vidéos essais, c'est partie des choses qui m'intéressent le plus, le fait de non seulement d'apprendre des choses sur le film qui analysait, la manière dont il a été produit et tout, mais de voir le cerveau d'un spectateur ou du spectrice en particulier qui en train d'essayer de résoudre un truc, une situation à un problème, un enjeu avec ce film-là. C'est pas forcément une question que moi, je me pose, ou que je me serais posée, mais le fait de voir quelqu'un pour qu'il s'est hyper important de comprendre tel truc à un peu tel scène de cinéma, ça me chose vraiment passionnant. Et donc je pense que c'est pour. je vais faire un grand détour pour revenir à la question de la écriture, la raison pour laquelle, surtout, mon ancletèse est fini, et que donc j'ai mis de côté la question de rendre tout ça légitime et de faire accepter ça par la académie et avoir un jury qui approvent le travail, ce qui est évidemment très important dans le cas d'un doctorat. Plus ça va, plus ça m'intéresse de creuser cette piste de l'écriture fictionnelle, non pas pour abandonner la dimension de recherche, mais pour aussi élargir l'accès à la recherche. Et qu'un public aussi large que possible, en fait, puisse s'intéresser à des questions de recherche qui sinon tend à être un peu abstrait et pas forcément formulé dans un langage qui est très accessible à tout le monde. Alors que je me suis rendu compte en montrant "Watching the Pain in the Father's Efforts and Sickness", notamment dans des festivals, un public qui n'était pas universitaire, forcément, que le fait que c'est soit mis en récit, ça permet, je pense, à des personnes voilà, qui ne sont pas. Pour qui le concept n'est pas le principal outil, le principal outil de rapport au monde, ça permet de créer quand même de la discussion et du débat. Sur quelle type de difficulté tu as rive de buter quand tu fais ces films? C'est une bonne question. Je pense qu'il y a une difficulté dans chaque projet et je le vois aussi parce que je donne des cours, enfin, ça m'a arrivé à plusieurs reprises de nez des cours autour de ma pratique dans différents contextes. Du coup, je vois aussi les difficultés quand on compte les étudiants et les étudiants quand j'essaie de leur partager certains outils, de partager avec les lieux, certains de mes outils. Une des difficultés. Mais qui je pense, c'est une difficulté de recherche qu'on rencontre des gens qui travaillent pas forcément dans le domaine de laisser vidéo, mais c'est le fait d'assumer de tracer une ligne singulière dans une masse de données énormes. Je pense que notamment quand on s'intéresse à internet, en tant qu'objet d'études ou aux internet, ou à différentes plateformes sur internet, on est immédiatement confronté à une quantité, enfin à une masse infinie de données. C'est-à-dire qu'on peut même pas se mettre dans une démarche d'archivistes, tu vous en as voilà x-bois à classer, ça va prendre des années, mais il y aura une fin et on aura classé tous les documents de l'archive. Bon bah quand on travaille sur YouTube, non, quoi. Quand on arrive sur YouTube, il n'y a littéralement pas de fin. Donc, c'est à nous de dire au qu'est-à-dire que je suis recueillie, suffisamment de données. Je vais commencer à les mettre en ordre, je vais commencer à les mettre en récit. Et donc ça, je pense que ça fait un peu partie des difficultés. Et là, dans le projet sur lequel je travaille, en ce moment, par exemple, je suis un peu assez détape où j'ai déjà fait beaucoup de recherches, beaucoup d'images, mais il y a encore, il y en a encore tellement que je pourrais explorer. Et en même temps, si je fais ça, je vais jamais passer à l'étab suivante qui est l'étabne de l'écriture, quoi. Donc, ça fait partie des difficultés, un peu récurantes d'un projet à l'autre. Il y a une autre difficulté qui me vient en tête, qui a été un sujet dans pas mal de films ou de projets, qui tient à ce que je vais parler tout à l'heure, qui est la question de la place que moi, je coupe, j'ai mes mots entre guillemets, parce que dans certains films, c'est plus un personnage auxquels je prête ma voix que vraiment mon mois biographique, quoi. Mais il y a un peu cet enjeu de parler à la première personne, parce que je m'intéresse beaucoup, notamment aux affectes et aux émotions et aux sensations que les images procurent. C'est difficile de parler de ça, sans entrer dans un registre intime et subjectif. Donc, c'est un truc que j'assume, et en même temps, il y a toujours cet enjeu de ne pas prendre toute la place ou ne pas. C'est pas moi le sujet de mes films non plus, c'est à partir de mon positionnement que je parle, mais en même temps, je parle de choses qui sont vraiment à l'extérieur de moi et qui concernent plein d'autres gens. Et donc, il y a toujours un truc d'équilibre dans le fait de essayer de se donner la juste place, où je donne suffisamment de moi-même pour qu'on puisse s'identifier ou se projeter ou, à l'envers, se sentir différent, mais d'une manière intéressante, Son. sans néanmoins, prendre toute la place ou faire écran au objet de la recherche. Je savais un peu " ouais, partie des questions sur lesquelles j'ai beaucoup buté. Et par exemple, dans "Watching the Pane of Others", c'est vraiment le truc que. Enfin, les dernières décisions, les dernières touches finales sur le film, une fois que tout était écrit, tout était filmé, enregistré, monté, etc. Les derniers ajustements, c'était là dessus. C'était combien de temps à ce qu'on voit à l'image, combien de fois est-ce que je reviens, combien de fois est-ce que j'appareis. Voilà, si je trouve cette équilibre entre le pas assez, le trop de subjectif et de personnel dans le travail. On a écouté un extrait de ton premier moyen-métrage. On va écouter un extrait de ton deuxième "Foreign Sickness". Peut-être qu'on peut faire la même chose que ce que nous le présente, très rapino. Oui, du coup, c'est aussi une espèce de journal de recherche où je réfléchis et je documente mon expérience de spectatrice face à un film qui s'appelle "Watching the Detectives", qui a été réalisé par Chris Kennedy, qui est un réalisateur experimental canadien. Et donc son film à lui, il est fait à partir de photographie et de messages qui sont déjà trouvés sur la plateforme "Reddit". Et ça suive du matériau posté sur Internet dans les quelques jours qui ont suivi les attentats terroristes à Boston en 2013. Et c'est de bons qui ont explosé sur la ligne du fin du marathon de Boston en 2013. Et en fait, à la suite de cet événement, il y a eu une enquête qui a été menée sur Internet, notamment sur la plateforme "Reddit", plein de personnes qui se sont réunies pour analyser des photographies qu'avaient été prises juste avant et juste après les explosions pour essayer de trouver l'écoupable dans la foule. Et Chris Kennedy a fait un film qui est lui-même en voyant maîtrage silencieux, un film humuel, où on voit des photographies et des messages postés sur Reddit qui analysent ces photographies. Et c'est un film que j'ai trouvé absolument passionnant et assez drôle et transjon. Et donc dans mon film qui s'appelle "Forenti-Knesse", je réfléchis à cet objet bizarre réalisé par Chris Kennedy en remontant un peu la pelote de "Qu'est-ce que c'était que cette enquête" en ligne, comment est-ce qu'elle a été documentée non seulement par Chris Kennedy, mais aussi dans d'autres films, notamment de fiction qu'on fait retour sur ces événements de Boston en 2013. Mais quand t'au fond, ces photographies retouchées sous peintes gardent la trace à un moment de basque, dans l'histoire de notre relation aux images. Ce moment de déstabilisation de ce que j'accrancière appel le système de l'information, dont le principal enseignement consistait jusque-là à affirmer que n'importe qui n'est pas capable de voir et de parler. Pour mieux visualiser la manière dont Chris Kennedy a mis en scène ce moment de basque, j'ai isolé chacune des images fixes qui composent son film. J'en ai compté 570. Parmi ces images, 330 et une sont des photographies disposées ici sur la ligne du bas, et les 230 n'avauteurs sur la ligne du haut montrent les messages décrypées par les réditaires. Sur la ligne du milieu, j'ai isolé tous les intervalles noires qui séparent parfois les séquences. Apparaît dans ce découpage une certaine tendance à la symétrie dans laquelle, si je ne me retenais pas, je serais incline à voir transparents les forts vers une signification. Il apparaît aussi que les discussions entre les internautes qui puissent autant de places dans le film que les photographies qu'ils sont en train d'analyser. Le film de Chris Kennedy n'est pas ainsi un espace de conversation extrêmement fluide où chaque image fait l'objet de plusieurs analyses contradictoires et où il n'est pas toujours évident de distinguer les remarques qui cherchent à être pertinentes des purses simples trolls. Mais quand au fond, ces photographies retouchent sous peintes gardent la trace à un moment de bascul, dans l'histoire de notre relation aux images. Ce moment de déstabilisation de ce que j'acrancière appel le système de l'information, dont le principal enseignement consistait jusque-là à affirmer que n'importe qui n'est pas capable de voir et de parler. Pour mieux visualiser la manière dont Chris Kennedy a mis en scène ces moments de bascul, j'ai isolé chacune des images fixes qui composent sans film. J'en ai compté 570. Parmi ces images, 330 et une sont des photographies disposées ici sur la ligne du bas et les 230 nevottes sur la ligne du haut montrent les messages écrits par les réditaires. Apparaît dans ce découpage une certaine tendance à la symétrie, dans laquelle si je ne me retenais pas, je se résoncline à voir transparaitre les forts vers une signification. Il apparaît aussi que les discussions entre les internautes qui sont presque autant de places dans le film que les photographies qui sont en train d'analyser le film de Chris Kennedy n'est pas ainsi un espace de conversation extrêmement fluide où chaque image fait l'objet de plusieurs analyses contradictoires et où il n'est pas toujours évident de distinguer les remarques qui cherchent à être pertinentes des purses et simples trolls. Un extrait de Forum Cycnesse réalisé à Partois que le Hégal d'Aleneh j'avais une question sur la réception des films de vidéo et la réception des films de vidéo essais. À la fois, dans ton cas, par les réalisateurs des films que tu as décortiques et aussi plus largement par les personnes qui sont concernées, en fait, qui font les vidéos qui sont après réutilisé. Et je me demandais si elle avait un parallèle à faire avec aussi le travail plus sociologique d'enquêter et la réaction que parfois ça provoque que sa propre vie soit sur un sujet d'étude. Dans le travail sociologique, il y a un accord préalable alors que dans le vidéo essais, pas forcément. Comme tu l'expliquais, on n'est pas tenu d'informer les personnes qui font des vidéos sur YouTube par exemple, qu'on utilise leur vidéo. Qu'est-ce que tu en penses? C'est vrai que ça fait partie des paradoxes. Pendant ma tase, je me suis beaucoup intéressé. J'ai lu pas mal de ce qui existe dans la littérature notamment dans le champ des sciences sociales mais des personnes qui font de l'ethnographie en ligne. Et avec des réflexions de peu-mé de logique sur cette question du consentement et de avarti Roupal et personne. Parce que c'est vrai que quand on fait un terrain physique, on s'est difficile de cacher sa présence. Alors que quand on travaille en ligne, notamment sur des plateformes publics, il est extrêmement facile. Par défaut, les personnes dont on regarde les images ne sont pas au courant que parmi leur respecté de la sphétatrice. Il y a un ou une chercheuse qui est un train d'écrir sur leur production. Et du coup, c'est vrai que je pense à une question qui est beaucoup plus large que simplement la question de laisser vidéo et qui se pose notamment dans le cas des chercheurs et chercheurs qui travaillent sur internet comme object d'étude. Mais aussi, en fait, dans le domaine de la création en ligne, de manière générale, parce que notamment sur YouTube, une pratique du remix et de la reprise et du réemploi qui est extrêmement dominante, même indépendamment de la question beaucoup plus limitée des personnes qui font de la recherche à partir de ces pratiques de réemploi. Et dans mon cas, ça dépend beaucoup, aussi bien, Penny Lank, Chris Kennedy, dont on a parlé à l'instant, on réagit très bien à mes films. J'avais été en discussion avec elle et lui pendant la production du film, donc ils étaient à peu près au courant du fait que je travaillais sur leur film et que je m'étais présentée. Donc, ils ne tombaient pas des nus. Quand ils ont reçu les objets finis. Et je sais que notamment, par exemple, avec Penny Lane, on avait parlé de l'arrelation que elle avait eu avec les femmes les YouTubeuses dont elles s'est appropriées les médias et elle m'avait expliqué, mais c'est un truc que j'ai beaucoup entendu, en fait, d'autres cinéastes, de travailler aussi à partir de YouTube, dire ce qui peut être un peu surprenant, en un sens, mais finalement, pas tant. Le fait que c'était rendu compte que les femmes dont elles avaient récupéré les images, en gros, ça leur était égal, en fait. C'est-à-dire qu'elles n'avaient pas manifesté ni un intérêt exuberant ni leur absence de consentement par rapport aux aleras pour la répression qu'elles avaient fait. Il y avait vraiment cette idée de, on a fait les vidéos, les amis en ligne pour que notre parole soit entendu. Donc, en fait, plus notre parole est entendu, plus notre parole est entendu, quoi. De l'hologie comme ça, de visibilité, qui était recherché par les créatrices de contenu en l'occurrence. Et en même temps, de relative des intérêts parce que j'avais qu'au comprendre une fois qu'elles ont saisi que le film de Penny Lane, ça allait être un espèce documentaire expérimental qu'elle ait diffusée juste en quelques festivals. Alors qu'en fait, le travail du Penny Lane est quand même pas mal diffusé, mais c'est vrai que de leur point de vue à elle, de créatrices de contenu, en fait, ça ne changait pas grand chose. Le fait qu'il y avait 20 festivals dans le monde qui présente ces images-là sur un grand écran à 20 personnes dans la salle. Ce n'était pas un énorme enjeu, en fait. Mais après, il y a beaucoup de cas, dans les films que j'ai étudié dans ma thèse et il y avait des configurations assez différentes qui, des fois, étaient vraiment dans la collaboration entre les cinéastes et les créateurs de contenu web, dont les cinéastes appropriés le travail et des fois des situations plus conflictuelles.
des personnes qui se sont plein et qui ont, dans certains cas, obtenu la modification des films pour que leurs images soient retirées du film film film film. Ça m'est pas arrivé en tant que cinéisme, c'est des choses que j'ai étudiées pour le coup dans la partie plus critique de mon travail. Parce que ça est chocin fasciné, en fait aussi, parce que ça soulève comme question sur le droit aux images. Ça chambre dans tous les cas quand on poste une image sur YouTube. En fait, les droits sont à YouTube. Donc la question du copyright, elle est déjà très compliqué à partir du moment où c'est une plateforme qui est utilisé, un pose à le même des conditions d'utilisation, qui dérobe les droits des créateurs, des créatrices. Tu as actuellement en poste d'Octora, en Suisse. Comment tu es tu réalise prochainement un film? Comment tu vois la continuité des liens pour toi entre recherche et critique? Et recherche filmique, on va dire, et réalisation? Alors, c'est marrant parce que j'ai terminé, j'ai soutenu la tasse, il y a un peu plus d'un an. Et en sortie de thèse, je me suis dit, "Mais plus jamais j'ai écrit de recherche." C'est fini, c'est tellement dur. Je pense que les personnes qui ont fait un doctorat, ou qui ont accompagné là, qui faisaient un doctorat, savent que c'est très très éprouvant, enfin, c'est dérénant, un peu toutes les énergies d'une personne. Du coup, c'est vrai que pendant plusieurs mois, je me suis dit, "Mais voilà, c'est bon, c'est fait, c'est derrière moi, je veux plus faire de recherche." De cette manière-là, je vais vous concentrer sur le vidéo-essai, la création audiovisuelle. Et en fait. Le temps passant, et notamment maintenant que je développe un nouveau projet qu'est une forte composante de recherche, même s'il y a aussi un vrai projet d'écriture et de création vidéo, en fait, l'écriture revient. Et finalement, là, le projet que j'ai entrainé de l'héropé dans le cadre de mon post-doc, qui, je pense, va prendre la forme d'un moyen-métrage un peu plus long que ce que j'ai fait jusqu'ici, en fait, je pense qu'il y a un texte, un essayé, au moins un article, ou peut-être un petit livre qui l'accompagne. Parce qu'au final, et c'est ça que je pense qu'il est important à dire et à faire entendre, notamment auprès des personnes qui continuent à résister à l'idée de recherche création, dans certains cas, pour des raisons valables. Mais je me sens qu'il y a beaucoup cette la crainte, ou la suspicion que on viendrait disqualifier, ce qui a été fait avant nous, et dit, voilà, on a une nouvelle méthode, et elle est meilleure, et il faut faire que comme ça. Alors, non, pas du tout, ce qui est excitant, c'est la complémentarité des approches. C'est le fait que le fait d'arriver avec de la création vidéo, avec du montage, avec des art plastiques, de la visuelle, quoi que ce soit qu'on apporte en plus de l'écriture, en fait, s'y substitut pas. Et de la même manière que, je pense qu'il y a des questions qui sont. On va approcher avec plus de finesse par l'image. Il y a aussi des thèmes ou des questions de manquant, qu'on formule rame-le, avec des mots par écrit, en fait. Et pour ces raisons-là, j'ai l'impression que, en tout cas là, le projet qui est en train de prendre forme en ce moment dans mon travail, je crois que ça va encore être un projet, un peu hybride, avec un objet filmique et probablement aussi un objet écrit. Est-ce que ça pose des questions en termes de reconnaissance dans le cas d'une carrière universitaire? Oui, oui, énormément. Vassimistons, je me suis posé n'est-ce qu'à propos de la publication de la thèse, parce que ce n'est pas du tout évident. On trouvait une plateforme, non seulement une maison d'édition que ça intéresse, mais en plus, une plateforme dans laquelle on puisse faire coexister le manuscrit, écrire et les films, même si ils sont en ligne. Et oui, après selon les traditions économiques, les domaines de recherche, et aussi un peu les pays, les contacts de nationaux, il y a des traditions qui sont assez différentes sur ce qu'est considéré comme de la recherche valable ou valide. Et ça a été un énorme en jeu, notamment dans les pays anglosaxons qui se sont ouvertes à la recherche création un peu plus tôt que ici en France. Il y a eu un énorme travail qui a été fait par pas mal de vidéos essayistes, un peu pionniers et pionnières du domaine, pour justement acter le fait que il y a de la légitimité dans ce type de travail de recherche et pour faire comptabiliser les vidéos comme des articles universitaires et puis pour créer des revues qui soient validées par récomité de sélection. Et puis, un énorme travail d'institution d'institutions d'invisation qui a été fait par la génération au-dessus de la mienne et qui sont déjà en poste et qui sont plus légitimes et qui peuvent un peu plus faire bouger les lignes sur le plan de l'institution parce que quand on est contractuel, on n'est précaire, on n'a pas énormément de pouvoir faire bouger comme ça. Mais pour ça, j'ai énormément de reconnaissance pour les personnes de génération d'avant qui sont déjà approf, qu'on plait à la prouver, d'avoir beaucoup beaucoup travaillé pour faire admettre le vidéo essay comme une modalité de recherche valable et en vrai dans le domaine français, francophone, il y a quand même des revues qui s'y ouvrent aussi des choses qu'on a commencé à être possible ces dernières années qu'il n'était pas forcément, il y a 10 ans. Donc je pense que ça évolue, ça évolue quand même assez vite et ce qui correspond aussi à, j'ai l'impression, on les demande de beaucoup de jeunes chercheurs et chercheurs qui arrivent dans le champ et qui ont envie d'avoir une démarche de création en même temps qu'une démarche de recherche. Et notamment, là, il y a une maison d'édition anglophone qui est en train de naître, alors on nous parlons, dont le projet c'est vraiment de publier ce qu'il appelle des livres videographiques. Donc ça peut prendre différentes formes, mais l'idée c'est vraiment de proposer l'équivalent de. Si la publication d'un article universitaire, l'équivalent c'est le publication d'un vidéo essai, l'acide d'inventer un équivalent du livre de la monographie sur le plan videographique. Et c'est une perspective que je trouvais assez. Enfin, tout à fait excitante et prometteuse, justement, si ça permet de faire entrer dans le champ des chercheurs et chercheuses qui sont. on va encore une fois, qui sont un peu jeunes, qui sont en début de carrière, enfin comme moi, hein, qui ne vont pas encore la sécurité de la titularisation. Et c'est vrai que le contexte de précarité universitaire fait que. on peut vraiment se poser la question de est-ce que ça vaut le coup de passer du temps à produire des formes qui risquent de ne pas être reconnus? Et donc pour ça, je pense que le fait que ça s'institutie finalise et que ça se légitimize comme forme, c'est vraiment une manière d'ouvrir la porte à des nouveaux et des nouvelles venus dans le champ et ça c'est ce qui est de plus excitant, je ne dirais pas d'un développement actuel. Est-ce que tu peux nous dire le nom de cette maison d'édition? C'est au sein de la maison d'édition Leverboox, qui est une publication universitaire en ligne. Et c'est notamment le chercheur Gézen Mithel, qui est, voilà, en tête de cette maison, de ce projet de collection dont je sais qu'ils ont déjà signé plusieurs contrats d'édition, il va y avoir des livres qui devraient arriver dans l'année qui vient, je pense, qui vont nous donner un peu des modèles ou des pistes, de ce que ça peut être qu'un livre videographique. Donc ce sera publié en ligne en anglais. Merci beaucoup, Chloe Galibère-Lemé. Toutes tes films, la quasi-dotalité de tes films sont visible sur ton site et sur la plateforme du maire. Merci. Et bien, chercher maintenant. Ces oiseaux d'ense, mais dans ce coup. Radio-Gronouille. Et dans ce camp. 88.8. Une émission de Radio-Gronouille co-produit avec le salon des écratures alternatives en sciences sociales.
Podcast Summary
Key Points:
L'émission explore le vidéo essai et le found footage, notamment l'utilisation d'images préexistantes et d'extraits d'internet dans le cinéma.
L'invitée, Chloé Galibert, est une cinéaste et chercheuse dont le travail analyse les effets et discours des images par le montage, en se penchant sur des films documentaires utilisant des contenus en ligne.
Sa thèse de recherche-création articule analyse universitaire et pratique filmique, examinant comment les cinéastes gèrent l'appropriation d'images trouvées sur internet, entre approches distanciées et personnelles.
Elle présente son film "Watching the Pain of Others", une réponse personnelle au film "The Pain of Others" de Penny Lane, qui traite d'une communauté en ligne de patients souffrant d'une maladie contestée.
Summary:
L'émission "Et bien, cherchez maintenant" se consacre au vidéo essai et à l'utilisation d'images préexistantes, notamment issues d'internet, dans le cinéma. L'invitée, Chloé Galibert, cinéaste et chercheuse en postdoctorat, explique que son travail consiste à décortiquer des films par le montage pour analyser les effets produits par les images. Elle s'intéresse particulièrement aux films documentaires utilisant des contenus trouvés en ligne, comme "The Pain of Others" de Penny Lane ou "Watching the Detective" de Chris Kennedy.
Sa thèse de recherche-création, soutenue en 2021, articule une analyse universitaire de dix films avec la réalisation de ses propres œuvres, explorant comment les cinéastes s'approprient les images d'internet et gèrent les questions éthiques et esthétiques qui en découlent. Elle distingue deux approches : une méthode observationnelle distanciée et une autre plus personnelle et située. Pour illustrer sa démarche, elle présente son film "Watching the Pain of Others", une réponse réflexive au film de Penny Lane, qui montait des témoignages YouTube de femmes souffrant d'une maladie non reconnue.
Galibert y examine sa propre réception et décortique le montage pour comprendre son trouble face à ce récit troublant, où la maladie semble se transmettre par les images elles-mêmes.
FAQs
Le vidéo essai est une forme qui permet d'analyser des images par le montage, en découpant et remontant des œuvres existantes pour comprendre leurs effets. Il réunit une communauté diverse, allant des universitaires aux artistes et youtubeurs, autour de l'idée de produire de la pensée à partir d'images.
Elle s'y intéresse pour étudier notre rapport quotidien aux images en mouvement, au-delà du cinéma traditionnel. Cela lui permet d'explorer la porosité entre les images et la vie quotidienne, notamment via les écrans d'ordinateurs et de téléphones.
Sa thèse combine l'analyse critique de films d'autres réalisateurs (deux tiers du manuscrit) et une réflexion personnelle sur ses propres films. Elle aborde les défis éthiques et esthétiques liés à l'utilisation d'images trouvées sur internet.
Certains films adoptent une approche distanciée et observationnelle, sans mise en scène du réalisateur. D'autres sont plus personnels, avec une voix à la première personne, pour situer le regard porté sur les images d'internet.
Ce film répond au documentaire de Penny Lane sur la maladie de Morgellons, une condition non reconnue médicalement. Il explore comment le film original l'a affectée et analyse la transmission des symptômes via les vidéos YouTube.
Les enjeux incluent la gestion des droits d'auteur, la responsabilité du regard porté sur des images qui ne sont pas les siennes, et la manière de représenter des sujets sensibles sans imposer un discours extérieur.
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