Dominique Brown est un entrepreneur dont la vision ambitieuse et sa volonté de repousser les limites ont marqué son parcours. Il a fondé Binox, un studio de jeux vidéo à Québec, puis a transféré son énergie vers la chocolaterie en 2011 avec Chocolat Favori, où il a réinventé l’univers du chocolat avec des concepts comme la fondue en conserve. Son succès repose sur une vision claire, une passion profonde pour l’humain et une conviction que l’entreprise doit faire du bien. Il considère que les objectifs élevés changent la manière dont les gens voient leur travail et attirent des équipes motivées. Il a toujours mis l’humain au cœur de ses entreprises, ce qui lui a valu des récompenses comme l’Entrepreneur de l’année, notamment pour l’impact positif sur ses employés. Dominique croit que l’immigration est essentielle à la croissance économique du Québec, et il a récemment pris des engagements pour le cacao équitable, en voyageant en Afrique pour observer les impacts. Une expérience de voile avec sa famille l’a profondément touché, lui permettant de repenser ses valeurs et de mieux comprendre le rôle du leadership. Il souhaite un jour que Chocolat Favori devienne une multinationale québécoise reconnue à l’échelle mondiale, et il est fier de l’idée de créer une entreprise qui touche les gens au-delà des produits, en offrant des expériences humaines. Son attachement à Québec, influencé par sa famille et ses valeurs, est profond, et il continue d’investir dans une vision où l’entreprise et la société grandissent ensemble.
C'est important que les gens aient un objectif, je pense grandier ou je pense que ça
change la façon que les gens voient leur travail, ça change l'optique de leur travail.
Si Dominic Brown manque de quelque chose, c'est certainement pas d'ambition.
Comme fondateur d'un studio de jeu vidéo ou à la tête d'une chaîne de chocolatrie,
il veut sans cesse repousser les limites pour prendre toujours plus d'expansion.
Il n'y a pas peur de dire ce qu'il pense. Certains appellent ça de la plan, d'autres
trouvent qu'il y a du culot. Mais j'ai rarement rencontré un entrepreneur aussi déterminé
que lui.
Ça part d'une idée. C'est un cliché. Mais pour fonder une entreprise, il n'y a rien
de plus vrai. Il y a une éteine celle, une vision qui se forme, une audace pour se bâtir
et affronter beaucoup d'adversité. Dans ce baladon, on va leur rencontre de celles et ceux
qui ont transformé leur idée à réalité. On va explorer la jeunesse de leur idée, les
défis qui ont surmonté, les secrets de leur réussite. Parce que l'entrepreneurie
c'est avant tout une aventure humaine.
Qu'est-ce que les jeux vidéo et les chocolat ont tant communs? Certains dirait qu'ils
peuvent créer une dépendance, mais pour notre invité, ils sont surtout synonymes d'un
mot, passion, de mener que brandes ne créent l'entreprise Binox en l'an 2000, qui est encore
le plus important studio de j'ai vidéo à Québec. Avant de bifurquer complètement vers
Chocolat-Favorie, douze ans plus tard avec la même ambition, simple, conquérir le monde,
il y a en tout cas qu'on quitte Canada avec 59 sucres salles au Québec. En Ontario,
en Colombie-Britannique, plus de 1600 employés, si je ne me trompe pas, et des produits
fortes dans les épiceries. Pas mal pour un gars qui a été mis à la porte de son CG pour
ses mauvaises notes, mais qui savait depuis l'âge de 11 ans qu'il allait devenir entrepreneur.
Bonjour, Dominique Brown. Oui, salut Jean-Philippe. J'ai lu que tu joues encore aux
jeux vidéo tous les jours, est-ce que c'est vrai? À tous les matins. À tous les matins,
en fait, je verrai beaucoup, je dois passer un jeu par semaine à peu près là. Alors
là, c'est ainsi un Citizen Sleeper qui est un espèce de petit jeu obscure que personne
connaît sur la Nintendo Switch, mais sinon, je vais faire des jeux triplés-là, tout ça,
donc j'ai à peu près toutes les consoles de jeux vidéo, puis je pense déjà tous les
matins, pendant que je prends mon café, puis une fois que la café n'est rentrée, là,
pour la jogging, puis le début du journée. Fait que toi, le mémo, sur le danger des
écrans, là, c'est pas en train. Mais juste qu'à présent, en tout cas, je m'en sort bien,
je pense. Tenez, en 1978, tu grandies à 4 proches. J'imagine pas très loin du célèbre
tracel, dans le pont ferroviaire. Effectivement, entre le tracel et la côte Saint-Felix.
Ton père est médecin, ta mère étudiant filo, mais avoir élevé les enfants à la maison,
puis on s'entend, c'est quand même 8 enfants, 6 garçons, 2 faits, toi t'es le plus vieux.
Quel genre d'enfants tués, à cette époque-là?
À cette époque-là, je suis un enfant qui est déjà, je pense, très entrepreneur, donc
je pense, d'un projet à l'autre, tout le temps. Même quand j'étais jeune, par exemple,
trop jeune, pour faire des plans sur les ordinateurs ou autre chose, donc je pensais
mon temps dans le bois, puis là, je faisais des cabanes, des arbres, j'étais tout
sorte de projet, puis dès que le projet était terminé, je pense à autre chose. J'avais
aucun intérêt, par exemple, à jouer dans mon fort, une fois qu'il était barreti, c'était
vraiment de bâtir les choses. Et quand j'étais jeune, j'ai fait un nombre incalculable
de plans d'affaires, puis de projets de toutes sortes, que ce soit, par exemple, faire
des marchés aux pusses. Alors, à un moment donné, j'ai fait des marchés aux pusses
dans ma rue. Là, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui venait,
alors j'ai payé mes nombreux frères et sœurs pour aller conner au porte des gens dans
la rue pour les inviter. Là, déjà, on a eu plus de clientèle. Là, j'ai coulé toute
mon stock. Alors, je me suis mis avant le langage de mes parents, et ça a été la fin
du projet. Alors, la pression. Après ça, d'autres choses ont suivi que ce soit des
journaux étudiants ou toutes sortes d'affaires. J'étais toujours en train de proposer des
projets, essayer d'amener les gens à investir dans mon entreprise. Bref, moi, j'attiche,
je me pouvais plus, j'avais vraiment hâte que l'école se termine pour lancer ma propre
entreprise.
Tu disais que tu avais plein de projets à l'école primaire, t'es déjà intéressé
par la finance, tu crées même une fausse monnaie. Oui, est-ce tribu? Tout le monde
en veut. Je sais pas quel talent avant l'époque pour que ça fonctionne, à ce point-là.
En fait, c'est que moi, j'avais eu la chance quand j'étais jeune d'avoir accès à un
ordinateur très tôt. Alors, mon père, un ententeur à la maison, il faisait des projets
de recherche, et tout. Et, au moment donné, il m'a montré comment m'en servir. Alors,
ça m'a mené vers ce qu'il allait devenir un aventurement, une carrière de programmeur,
mais à cette époque-là, quand j'étais au primaire, j'avais aussi une imprimante. Et là,
ça a l'air ridicule de dire ce aujourd'hui, mais à l'époque, personne en avait, là.
J'étais le seul de ma rue à avoir un ordinateur, des imprimantes, c'était encore plus rare
quand j'avais sauf avec un ordinateur. Et là, j'avais trouvé un logiciel qui permettait
d'imprimer des billets de banque. Mais des billets de banque, là, on s'entend, ça ressemblait
plus à des billets de monopolyques ou de choses, donc il n'y avait aucune commune de mesure
avec la vraie monnaie. Mais là, j'amenais ça à l'école. Après les avoir découpés, je faisais
des liaises de billets, j'amenais ça à l'école. Puis au début, c'était juste pour impressionner
les gens. Et je me suis rendu compte que non, non, les gens voulaient. Et là, c'est devenu
tranquillement une monnaie à l'école. Donc ça a duré, peut-être, je sais pas, moi, deux semaines.
Jusqu'à ce qu'il y a un moment donné, je me mettais acheter des vrais choses avec ça,
là, les enfants m'amenaient des choses de leur maison par n'échangent de cette monnaie-là.
C'était comme devenu une monnaie locale, comme on voit dans des petites municipalités.
Exactement, mais à un moment donné, un enfant a mené son cadeau de fight. Puis là,
je lui ai acheté avec plusieurs liaises de billets. C'était un cadeau, un jeu vidéo. Et là,
plein de départs, et tout ça, les sœurs sans son mêlée. Et fin de la monnaie, de mon. C'était la fin de la monnaie.
C'était mon moment dans la monnaie.
Tu sais, des jeux que tu vas avoir en entreprise à 11 ans, tu dis même à tes parents.
Oui. Je vais avoir ma firme de jeu vidéo, t'enregistres le nom en 1995. C'était encore à l'école
secondaire, le nom Binox. Oui.
L'entreprise existe même pas, puis à 17 ans, tu l'incorpore. Pourquoi t'étais aussi sûr de toi?
Parce que j'ai été exposé, en fait, à beaucoup de ça, à travers mes expériences justement
dans le jeu vidéo et en informatique. C'est que moi, je suis vraiment quelqu'un qui est un
autodidact. Donc, comme je le disais, j'ai eu accès rapidement un ordinateur. Rapidement, je me suis
intéressé au jeu vidéo, mais pas simplement au côté programmation, mais aussi au côté
artistique. J'étais quelqu'un qui dessinait énormément. Je suis sur moi qui dessinait les couvertures,
de journaux étudiants et autres. Avec moi, les deux médias ensemble, le côté analytique,
puis le côté artistique, me fascinait complètement. Alors, c'est vraiment, à travers ça, je dirais
là que j'ai développé cette intérêt-là. Et là, je me suis mis à regarder ce qu'il y avait des
babiards électroniques à l'époque. Il y a eu la babiards électronique Snaps du Club McIntosh aussi, à Québec. Alors, là,
on pouvait voir des gens qui mettaient des logiciels, puis là, qui viaient les signer par des noms de compagnie.
Donc, moi, je ne comprenais pas, c'était quoi, mais quand je voyais X-Greg Z, Software Inc, je trouverais
d'on ce cool. Alors, quand mon professeur d'économie au secondaire a expliqué dans un cours,
disons, c'est très simple, à aller s'enregistrer, vous avez juste à aller au palais justice, puis vous enregistrer,
ça coûte, je suis pour 25 $ à l'époque, quelque chose comme ça. Mais tu peux être sûr que l'endement,
je t'en au palais justice, en train de m'enregistrer, puis j'ai trouvé ça intéressant. D'abord, t'es pas nécessairement
pour lancer une grande entreprise, mais c'était surtout pour me créer une forme de branding, pour mes propres
logiciels, parce que je croyais déjà des logiciels que je publieais sur Internet pendant que j'étais au secondaire.
Ça venait d'où Binox? Binox, ça vient d'un cours de chimie où je m'ennuie tout particulièrement, je détestais
la chimie, et j'écrivais des choses dans mon cahier, pour essayer de me imaginer, qu'est-ce que ça pourrait être un
nom cool de compagnie. Puis, à un moment donné, j'ai marqué Binox, la cloche à sonner, c'était ce que j'avais de mieux,
que j'avais trouvé à ce moment-là, et c'est devenu, ça a été incorporé, maintenant, j'ai des t-shirts de
bâtiment, c'est partout, mais ça veut rien dire. Tu as entré ces jeux en technique informatique, avant que la carrière de Binox
commence, tu déteste ça. Tu vas être expulsé à cause de tes mauvaises notes, qu'est-ce qu'il t'emmerde là-bas?
Ce qui m'ennuie à dire, en fait, c'est que c'était pas assez concret pour moi. C'est souvent ce que j'entends d'amie
entrepreneurs aussi, c'est que dès quelque chose de trop théorique, je pars tout intérêt très rapidement. Pour moi, il faut que je
connecte l'information qui m'est donnée avec quelque chose, donc j'ai besoin maintenant ou un projet concret.
Sinon, je dis carte ça, puis je passe à autre chose, je me m'en énergie à y'en.
Puis dans le code, la technique informatique, au début, je suis allé là-dedans, puis je me suis dit, c'est super, tu sais, j'avais fait le choix,
je me demandais à la fin de mon secondaire, à ce que je vois pour une carrière artistique ou une carrière de
programmation. Je suis finalement décidé d'aller pour la programmation, mais je t'étais très excitée à l'idée d'aller
à prendre toutes sortes de nouvelles choses, puis j'en ai appris des nouvelles choses là-bas,
sauf que ce n'était pas appliquable nécessairement au jeu vidéo. C'était le programme, à ce moment-là,
était davantage fait pour travailler dans des bases de données au gouvernement ou autre chose.
Ça, ce n'était pas du tout ce qui m'intéressait, tandis que sur Internet, qui commençait à l'époque,
il y avait toute l'information dont j'avais besoin, alors c'était plus là que je passais le plus clair de montage.
Tu vas travailler chez Megatown, sur le jeu vidéo, on a apprécié ça des ménages à Montréal. C'est là que tu vois ta chance,
c'est là que tu fonds le studio Binox, on est en 2000, sur un truc de quatre collègues qui travaillait avec
toi et tu l'en sais. Est-ce que tu mesures ce que tu es en train de faire à ce moment-là ou c'est
complètement dans la naïveté? C'est complètement dans la naïveté. Moi, je t'ai juste excité,
le force à voir que c'est ça fait ça depuis le facilement j'avais
15 ans là, que concrètement, là, j'espérais à chaque semaine réussir à démarrer quelque
chose. Alors moi, le fait d'aller recruté d'avoir des employés, d'avoir un premier bureau,
et mon premier bureau, là, il était dans un édifice des affectés, j'avais pas de porte,
là, n'importe qui pouvait rentrer, mon premier téléphone, c'était un faux trophée de
pâche que j'avais déniché dans un autre édifice, en décripitude un peu plus loin,
mais je t'étais tellement content, je t'étais tellement excitée, j'ai menti au premier
hiver, on n'avait pas de chauffage, on s'en était pas rendu compte. Je t'étais tellement
positif, là, par rapport à toute cette aventure, là. Il y aurait rien qui te stressait, là,
t'étais pas un pâcanard comme entrepreneur au début, là, t'étais pas stressé.
Mais j'étais pas un pâcanard, mais c'était pas du stérès relié à l'aventure, en tout cas,
pas sur le coup. Parce que sur le coup, j'avais réussi pendant l'été qui a précédé, là,
que je me lance à temps plein, là, dedans, avec les collègues. J'avais réussi à faire quand même
un bon montage financier, j'étais allé chercher des appuis, j'avais fait d'une levée de fond,
parce que j'avais au moins un an une mi à peu près devant moi pour travailler ça.
Faut que moi, c'était pas ça qui était dans l'immédiat, mon stress, c'était vraiment de faire
un bon produit, puis de livrer les projets que j'avais toujours rêvé de faire. Visiblement,
t'as pas peur du risque. J'ai qu'à quel point, être né dans un milieu, dans ta famille,
peut-être une certaine raison, sur l'attive quand même, mais quand même un filet pour te rattraper
si tu tombes, à quel point ça te donne une confiance ou des îles pour carresser l'entreprenariat après.
Honnêtement, je ne sais pas à quel point, parce que tu es, oui, on est une famille aisée, on n'a pas eu,
on a eu des problèmes, mais pas particulièrement de problèmes. Mais moi, j'ai été élevé, mon père
m'avait jamais donné d'argent. Je me souviens encore d'une fois où il m'avait, il me manquait 25 cents
pour aller me loin, jouer vidéo, il n'y a jamais voulu mal donner, fallait que je trouve une façon de
mal faire moi-même, etc. Fait que j'y irais pas jusqu'à dire que je me fiais sur ce filet là,
ou un truc peut-être inconsciemment, je pense que ce que j'ai fait à ce jour, ça a l'air drôle,
mais je le attribue davantage, cette prise de risque-là, à de la grande naïveté. Parce que, quand j'ai
démarré ça, en fait, je ne savais pas du tout ce qui m'attendait. J'étais au début de ma carrière,
je n'avais pas de mensonge, je n'avais pas de taux, je n'avais pas de paiement, je n'avais pas de
grands engagements financiers. Alors, je me suis lancé là-dedans, sans trop savoir où je m'en allais. Parce qu'en fait,
maintenant aujourd'hui, j'aurai fait la même chose. Qu'est-ce que je ferai avec les années d'expérience?
Ben, je me lancrerais dans un plan d'affaires, j'étudierai le marché, j'aurai gardré la main d'oeuvre,
en jeu vidéo, est-ce que je peux n'en trouver à Québec? Est-ce que j'ai les bonnes conditions de
marché pour réussir cette entreprise-là? Et si je recule, à ce moment-là, toute mes cas auraient
été vides. La ville de Québec ne répondait à aucun critère. En fait, je n'étais quitté un
développeur de jeux vidéo qui s'en allait à Montréal, parce qu'il disait, il n'y a pas d'avenir de
jeux vidéo à Québec. Par mois du jeu, Crew Mac, Rally, Jutour, il va être sur tous les
aimants. Ben oui, c'est complètement fou. Parce que Steve Jobs tombe en amour avec ce que tu as
développé, le tuer en contre elle n'est pas. En fait, ce qui est arrivé, c'est que j'avais un projet de
jeu que j'avais développé depuis des années dans mes temps libres que je voulais qu'on termine,
mais je me suis dit, il faudrait que j'ai d'autres sources de revenus et tout, et à travers
justement internet, et j'ai rencontré Brian qui était du Texas à l'époque, et il faisait des
jeux vidéo qui fournissaient avec les ordinateurs Macintosh, à l'époque qu'on a appelé ça des
Macintosh. Et là, je rentre en contact avec lui, parce que j'ai vu qu'il cherchait des gens,
des artistes pour l'aider sur son dernier produit, qui était Chromag Rally. Et à ce moment-là,
je me suis dit, "Ben, j'ai des artistes, alors je vais les rentabiliser, parce que je t'ai pas
capable de les utiliser à temps plein." Donc, je le contacte, ça fonctionne tout ça, et effectivement,
le produit se ramène sur toutes les Macintosh, dans le temps où les Macintosh est lancé, et puis là,
là, c'est la folie furieuse, mais qu'on avait la beauté de la fœur. Oui, c'est ça exactement,
et puis nous, on avait, dans le fond, une portion des royaultés de chaque Mac qui était vendu,
donc ça nous a aidé beaucoup au début. Puis oui, j'ai rencontré Steve Jobs à un moment donné,
parce que à travers toute cette aventure-là, je me suis trouvée à l'aise au campus de Apple,
balancier, campus de Apple, et à travers notre journée, un moment donné, on arrive au Disney,
et là, on dit, on me donne des coupons. Alors, il faut aller se présenter, c'est un peu comme une
cafétérie ouverte, un foot court, là, d'or. Et là, je m'envoie, j'en regarde l'Eston,
il était tout à plein de monde partout, sauf, qu'il y avait juste une personne-là,
en fait, là, je m'envoie là, je fais la fil, la personne sorte tourne, m'organe, m'organe
mon aim-tag avec un marqué visiteur dessus, il me dit, qu'est-ce que tu fais chez Apple?
Le fait que j'y explique avec ma passion habituelle, comme ce qu'elle projet, on a fait,
puis là, je t'existerai tout ça, et là, il m'organe en s'orientant. Puis à ce moment-là,
je t'ai un petit peu gêné, il fait le jour, ce n'est pas une main des ce qui fait chez Apple.
Alors là, on prend notre nourriture, je m'envoie me rassoir à ma table, et là, moi,
tout est exister, je demande aux gens à ma table. Est-ce que Steve Jobs vient des fois ici,
manger ici, puis ils disent oui, ils viennent souvent ici, puis en fait, ils se ramassent toujours
du sol quand ils vont manger à quelque part, parce que les gens ont peur de l'approcher, parce que
chaque fois, ils vont demander aux gens qu'est-ce qu'ils font chez Apple. Alors là, à ce moment-là,
j'aurais dû se faire un pluson, également deux, mais non, pas tout, je fais "ah, c'est
hot", c'est vraiment cool. Et c'est de retour chez moi. Quand j'ai écouté le keynote de Steve Jobs,
que j'ai fait "ah ben tabarouette, c'est à côté de lui que j'étais, c'est à Steve Jobs que j'ai parlé,
parce que j'écoutais toujours les keynotes, et entre les deux, il s'était fait pousser une barbe,
et c'est pour ça que je l'ai pas reconnu.
- Wow!
- Pinox grandivite, vous installez dans le quartier Saint-Roc, puis vous travaillez sur des
gens importants, là. Ton Irak, Getter Hero, la Seigneur des anneaux, Pimouvi, Spiderman,
les games bandes, etc. Comme on se sent quand on travaille pour des grosses machines, comme ça.
- À ce moment-là, en fait, ce qu'on faisait, c'est que c'était des jeux qui étaient basés sur
des films, qui étaient faites avec le studio Dreamworks. Alors là, ce qui était trippant, c'est qu'au
début du projet, puis plusieurs fois pendant le projet, on allait sur le campus de Dreamworks.
Alors, je me suis trouvée par exemple dans le code Bimouvi, c'était Jerry Sanfeld, qui faisait la voix
de notre personnage, puis qui avait écrit le scénario. Donc, j'ai eu à présenter le projet at Jerry
Sanfeld, at Jeffrey Katzenberg, le président de Dreamworks. C'est toujours de mes 20 quelques années,
puis c'était vraiment incroyant, puis de travailler avec les artistes, puis de voir tout le monde,
voir comment le film se bâtissait. Et là, tu vas voir l'évolution, tu as des séquences de
films qui te sont présentés. Tu vois l'évolution des storyboards, tu vois l'évolution des personnages,
aussi. Puis là, évidemment, bâtissé Dreamworks. Alors, des fois, tu vois des choses eschrèques,
tu vois des choses de d'autres projets, même si ce n'est pas nécessairement collaboré,
fait que ça a été vraiment exceptionnel. Spiderman, on a commencé à travailler d'abord avec
sur un projet qui était basé sur les comic books. Donc, la bande dessinée, on explorait toute
sorte d'univers avec notre projet. C'était vraiment de la façon qu'on l'abordait. C'était quelque
chose qui avait été franchement jamais vu dans le domaine parce qu'on avait à l'intérieur de notre
jeu, c'était Spiderman, Shadow of the Manchum, puis à l'intérieur de notre jeu, on avait quatre
versions de Spiderman et à chacun des quatre, on avait offert un univers graphique complètement
différent. Et ça a eu tellement de succès qu'on obtenu, après ça, la licence exclusive de
développeurs de projets Spiderman pour plusieurs années, ce qui nous a amené à faire le jeu Amazing
Spiderman qui était le reboot de la franchise par Mark Webb et Andrew Garfield. Alors là, on a touché
le suit de Spiderman et tout. Je t'allais chez Marvel, tout ça. C'était de même à la première du film,
aussi à Los Angeles, non? Oui, oui, absolument. Oui, c'est vrai, j'avais oublié ça, ben oui,
j'étais à la première du film, t'as raison. Oui, c'était un beau moment! Je vais prendre la
bonne liaison! En 2005, tu vends Binox à Activision, ça devient Binox, il y avait une filiale du géant
Activision, mais dans l'objectif de grandir, mieux, je dirais. Tu restes le patron du studio et
tu retournes au travail, le lendemain de l'avant, même tu viens de devenir multimillionnaire à
quoi, 27 ans? 27 ans. 26. Et ça me frappe parce que tes ambitions sont très modestes. Tu t'achètes
un vélo de route, c'est à grande dépense. Est-ce que c'est quoi? C'est de l'insécurité, c'est
de la simpissité volontaire, comment tu. Moi, mon père, je me suis toujours dit qu'il devait avoir
beaucoup d'argent, parce que c'est un médecin, beaucoup du coup c'est tout ça, reconnu mondialement et tout,
mais j'ai jamais vu mon père s'acheter quelque chose, jamais. Avec moi, c'est l'exemple que j'ai
eu, et moi, je suis quelqu'un qui est beaucoup dans ma tête, qui était beaucoup sur mon ordinateur,
puis moi, quand j'étais petit, il y a du monde qui rêve d'avoir, je suis pour mon ferrer,
ou n'importe quoi. Et moi, ce que je rêvais, c'est d'avoir assez d'argent pour m'en acheter les jeux
vidéos que je voulais. Et c'est tout. Et alors moi, quand tu as eu cet argent-là, je veux dire, je
savais pas trop, parce qu'il me manquait rien dans ma vie. Je considérais pas qu'il me manquait
quelque chose. Puis, un moment donné, je veux dire avoir une TV stacie, puis il y a une fictuleur
à grandi de trois fois. Je veux dire, ton option, c'est de t'acheter une autre TV. Et une fictue à cette
TV chez vous, tu dis, je vais m'en acheter un chalet de plus de TV. Mais si tu veux te mémoire, je suis jamais
embarquée dans ça, puis ça ne m'a jamais attiré, faque. - La surconsommation, c'est pas, c'est pas
de t'atteindre. - Pas vraiment, je te dirais, vraiment, la seule, le seul moment où là, j'ai eu
un désir de dépenser qui m'est revenu, c'est que quand je me suis mis à la voile, bien des années
plus tard, là, je me suis dit, j'aimerais ça m'acheter un bateau, et tout. Mais sinon, je suis pas
capable de dire que j'ai beaucoup d'autres patients. Je suis passionné par mon entreprise, puis je
suis passionné par les jeux vidéo définitivement. Mais à part ça, j'habiterais dans un trou
ennemis si j'avais pas. autant en fait. J'ai pas, j'ai pas, j'ai pas, c'est des erreurs, et je dirais pas que c'est
de la simplificité volontaire, parce que je veux aller au restaurant, je vois y aller, je vois
des choses comme ça, mais en termes de pas s'aider des objets, je comprends juste pas. Mais même le
principe de ça. Et même oui, parce que tu vivais constamment tout de tes moyens pour te
garder un coussin financier, puis j'ai dit aussi que dans des, peut-être 21 premières années
comme patron, tu cherchais un peu des rêves, tu n'avais pas des rêves vraiment autre chose que
professionnelle, il y a fallu un peu que tu poses la question. Qu'est-ce que je désire? Qu'est-ce que
je veux? Absolument, parce que un moment donné, moi j'ai commencé tellement jeune, puis j'ai commencé
tellement jeune à désirer d'avoir une entreprise, qu'un moment donné, ça finit par être la façon
dont tu défini. Et puis le problème, à définir comme entrepreneur, c'est que un être entrepreneur
pour moi, c'est un adjectif, c'est-à-dire qu'il faut que ça avienne avec un projet. Si tu n'as pas
de projet, tu as bien beau dire à tout le monde que tu étais entrepreneur, que tu as suivi des cours
d'entrepreneuria ou autre chose, mais on va te demander, ok, tu étais un entrepreneur, mais en
quoi? C'est dans le fond, personne est entrepreneur, on est autre chose, mais on entreprend après ça
de révolutionner cette chose-là ou ça basse sur une entreprise autour d'être ça, mais t'es pas juste
entrepreneur, ça veut rien dire être entrepreneur. Quand, comme moi, tu étais entrepreneur depuis
aussi longtemps, que tu étais définie comme ça, et quand même t'as dit, mais définir à un point où
tes amis sont dans l'entreprise ou tout le monde est dans l'entreprise ou tableau, on est dans l'entreprise ou tout
ta vie tourne autour de l'entreprise, mais quand l'entreprise se termine, quand on aventure,
ça termine avec l'entreprise, bien, du jour au lendemain, quand toutes tes rapports à toi-même,
sont à travers ton entreprise, pis t'en as pu, t'as bien beau dire à tout le monde que t'étais
entrepreneur, t'as pu d'entreprise. Ce qui m'étonne, c'est quand tu gères Binox, il y a presque
pas d'heure supplémentaire, pis tu dis que je considère l'utilisation des heures supplémentaires
comme un échec de management, pis vous manquez aucune heure de tomber pour autant, qu'est-ce que tu
avais saisis que d'autres entrepreneurs ont pas compris encore aujourd'hui?
En fait, c'était mon intention, pis pendant longtemps, j'ai voulu ne pas avoir de supplémentaire,
mais ça serait faux de dire qu'on n'a jamais eu, puis on a eu beaucoup, puis on a eu qu'on en fait beaucoup
aussi, mais peut-être à la différence de d'autres, c'est que je ne considérais pas de fonctionnement.
Non, c'était pas un mode de fonctionnement, ça faisait pas partie de la culture, c'est qu'on voulait
vraiment travailler pour réduire ça pour aider à la qualité de vie des gens, parce que à un moment
donné, justement, le jeu vidéo, ça l'a quelque chose de particulier comme industrie, parce que contrairement
à d'autres industries, les gens sont passionnés à outrance, parce qu'ils font. Donc quelqu'un qui joue
au jeu vidéo, il y a des testers de jeux vidéo qui passent leur journée à tester des jeux vidéo,
pis ils ont hâte d'arriver chez eux, parce qu'ils vont jouer encore avec des jeux vidéo, avec d'autres
gens. Alors, à partir d'un certain point, ça devient mal-saint ou ça, puis ça devient un déséquilibre
de vie. Puis moi, j'ai essayé un petit peu de casser ce moule-là, pis avec certains succès, c'est pas
tout de ce qui a fonctionné, mais je pense que c'est ça, le facteur différenciateur, c'est de pas
accepter ça comme une fatalité. On parlait de passion, quand on en 2011, tu décides d'acheter la
chocolatrice Lille d'Orléans, un petit sideline, puis l'année d'après, chocolat favori, ça existe depuis
79 à l'époque, ça a été créé à Lévie, il y a trois sucursales, c'est pas très grand, tu connais
rien dans le chocolat. C'est strict de mairie, absolument rien. Tu connais mes couleurs primaires,
le blanc noir, pilé, là. Qu'est-ce qui t'attire vers ça? Initialement, ça a commencé effectivement
par la chocolatrice Lille d'Orléans, puisqu'il m'a attiré, c'est le côté commerce de détail.
Moi, le commerce de détail, je trouvais ça super intéressant, puis dans mes jeunes années,
un des 50 planafas que j'avais à cet été pour un magasin où je vendais des jeux vidéo. Alors,
moi, ce côté-là m'avait toujours intéressé, parce que moi, j'ai toujours été dans l'industrie du
plaisir, du bonheur, de faire vivre des bons moments aux gens, puis dans le domaine du vidéo, tu vas
travailler 18 mois sur un projet avant de l'envoyer en magasin, puis là, tu lis des commentaires,
tu vois les gens dans les trades chauds réagir à ton jeu, c'est le fun, mais tu le vois un peu moins
quand même. T'en dis que dans le commerce de détail et puis dans le chocolat en plus, elle-là, tu
vois, tu vois, tu as juste à l'envoyer en magasin, puis tu vois les sourires partout, les gens de bon humeur, et tout.
Je te cite quand t'achètes l'entreprise en 2012, avec ce que la favorie mon rôle sera avant tout de
nature stratégique, notamment pour définir la vision. Au quotidien, il y a des gens exceptionnels qui sont
en place, alors tout le contraire de ce qui va se passer après. Exactement. Est-ce que tu essayais de te convaincre
toi-même ou c'était vraiment. Non, j'étais convaincu. J'étais convaincu à l'époque que mon rôle,
elle a été minimale, là-dedans. Moi, quand j'ai acheté ça, c'était actif d'investisseur, puis j'avais
aucune espèce d'intention de devenir le président en plein. Je me souviens même que à la première
rencontre avec les actionnaires de l'époque, puis là, vous savez pas qu'il y avait 50 actionnaires, donc
c'était une salle bien plaine. Et quelqu'un m'a demandé la question. Moi, dit est-ce que tu as l'intention
de quitter ton emploi chez Binox pour venir travailler chez chocolat favori comme président? Je me
souviens, j'avais pas été capable de me retenir de rire. Tellement, j'avais trouvé que c'était absurde,
tu dans la situation, en fait, parce que j'étais en technologie. Pour moi, j'allais rester en
technologie. J'allais définitivement prendre une pause de Binox, puis passer à autre chose, mais
dans ma tête, je resterais en technologie. Alors, c'est vraiment, par après, quand j'ai eu cette,
je me suis rendu compte que je vais cette clause de non-concurrence-là. C'est ça, parce que en 2012,
tu diminues tranquillement ta place chez Binox. C'est lui-même? Qui est ton poste à la fin de l'année?
Le studio va super bien, il y a 370 employés, c'est remarquable, mais tu as une clause de non-concurrence
avec ton contrat quantiqué, c'est ça? Oui, absolument. Puis cette clause de non-concurrence-là,
en fait, m'empêche pendant un an de retourner dans le secteur du jeu vidéo. Donc, je vais prendre
une pause forcée. Alors, je me suis dit, bon, mais on investe entreprise-là. On se disait qu'il y avait du
beau potentiel-là. Alors, je vais y aller. On va essayer de réinventer l'univers du chocolat.
Je vais me faire du fond. On va créer une chocolatrie qui est vraiment spéciale que des gens ont jamais
vu. On va vraiment regarder toute l'univers du chocolat un peu comme on regardait à un univers
qu'on voulait créer dans un domaine de jeu vidéo ou autre chose. Puis on va l'appliquer au domaine du
chocolat. C'est ça qu'on a fait en ouvrant notre premier chocolat favori avec le nouveau concept,
les tuyaux, la fondue du chocolat, les multiples en robage. C'est un euchatel en avril 2013,
et là, ben, ça l'a explosé. Une micro-brasserie du chocolat. Exactement.
Puis là, ça l'a eu un succès. Pas avec le temps-là. Ça l'a eu un succès instantané. On y avait des
fils et des fils et c'était incroyable. Ça n'arrêtait pas. C'était jour, soir, les gens, on était pas
capable de fermer la porte avant une heure du matin. Les gens, c'était incroyable. Est-ce que
c'était juste une révélation pour toi, à ce moment-là? De dire, "Eh, ça, ça, là, je suis sur mon excellent."
Ben oui, ça a été une révélation, dans le sens que je t'étais vraiment content, puis j'avais l'impression d'avoir fait
quelque chose qui me prouver à moi-même, mais aux yeux du monde entier, que j'avais de la valeur comme entrepreneur.
Binox, c'était pas un coup de chance. Parce que Binox, on peut regarder ça, puis dire, "Ah, ben j'étais au bon endroit, au bon moment,
quand l'industrie a démarré, quand tout ça, puis j'ai réussi à mettre la main sur certains personnellés, des bons projets, mais
quelqu'un d'autre aurait pu le faire, puis ça a donné que ça a grandi, oui, mais il était avec une grosse entreprise à la fin, ça l'a aidé." Alors, tout ça,
un moment donné, avec le temps, vers la fin, ça me jouait beaucoup dans taille. Sur le fait de me dire, là, j'ai pu d'entreprise, j'ai pu rien,
ben j'avais chocolat favori, mais je veux dire, j'ai pu une entreprise que j'ai démarré moi-même. Là, j'ai cette entreprise,
là, que des gens ont mis des années avant moi à bâtir cette réputation-là, puis cette entreprise-là, et est-ce que je vois être capable de faire quelque chose,
de faire un autre succès? Alors, pour moi, d'avoir réalisé ça, ça m'a donné une grande confiance en moi sur le coup, puis j'en avais besoin à ce moment-là dans ma vie.
- Puis est-ce que c'est toi qui va développer le produit-faire, c'est-à-dire la fondue au chocolat que l'on conserve, qu'on fait chauffer dans l'eau bouillante? Est-ce que c'est ton idée à toi?
- C'est ça, non, alors ce n'est pas mon idée à moi. Moi, j'ai été une composante de cette idée-là, en fait, parce que mon idée était de sortir de la fondue au chocolat, et de réinventer le contenu.
Alors, ça, c'est la portion qui vient de moi. Je détestai l'expérience de la fondue au chocolat, c'est-à-dire le fait de faire fonder des grosses pelops et du sops, c'est l'omps.
Et tout, puis c'est là qu'en force de réflexion, j'essaye de désenner toutes sortes d'affaires. Puis, à un moment donné, et puis là, j'en voyais ça à mon partner Virginie Toultein, j'ai détecté à toute heure du jour pour y envoyer des sketchs que j'avais fait sur des napkins, des affaires compliquées avec des trucs en gros.
Puis, à un moment donné, quelqu'un de mon entourage m'a dit, quelqu'un qui était très écolo, m'a dit, "Vous pensez à une conserve, c'est ce que c'est que les taux, là, je fais attire une conserve. L'au début, je me dis, "Ouais, ok, je me dis "Ah, puis là, je me serai appelé. Ma mère, quand elle était jeune, a cuisiner, mais a détesté cuisiner.
Alors, quand on était au rendez-vous des sœurs, on avait jamais de des sœurs, parce que ce n'était pas rendu que là. Mais quand on en avait, ce qu'à faisait souvent, c'est qu'à prenait une canne de l'éigle brand, de l'écondancée, puis à mettre ça dans l'eau bouillante, et ça devient du caramel quand tu fais ça, et là l'ouvrait la canne, tout le monde avait une cuillère, puis on se garochette dedans.
Fait que j'ai relié les deux idées, et je me suis dit "Tiens d'en" à l'heure.
Est-ce qu'on pourrait mettre du chocolat dans une conserve?
La mettre dans l'eau bouillante, et là, ce moment-là,
ça fait le principe de bain-marie pour faire fondre le chocolat.
Ça fait juste l'ouvrir.
Alors, on a fait venir des conserves qui est d'autres services,
par exemple, d'un cabana sucre avec aussi des certes seuses
de cabana sucre, donc on a remplu ça de chocolat.
Puis on a essayé ça, puis ça a marché.
- Mais tu te rends compte que c'est comme une partie ton enfance
que tu as mis la donne.
- Absolument. Absolument, si ma mère avait pas faite ce genre
de desserre-là probablement, j'aurais jamais faite la lien dans ma tête.
- Tout des mentors dans l'aventure de chocolat favoris.
Alain Bouchard, fondateur d'un couchetat, Luke Dupont,
qui a confondé à Eternas Interis.
Qu'est-ce qui vient d'apporter ces mentors-là, ces aide-là?
- C'est genre là, mais il m'apporte de l'expérience.
Parce que moi, quand j'ai démarré en affaire,
quand j'étais jeune, j'étais sourd de moi en tabarouage.
J'avais l'impression que je savais tout le monde.
Puis avec les années, je me suis rendu compte
au surprise que ce n'est pas le cas.
Et non seulement ça, mais pour grandir, il faut une certaine dose
d'humilité et il faut que t'écoute les gens autour.
Puis je me souviens avec Alain, par exemple,
quand il est devenu actionnaire chez nous,
il est venu dans nos bureaux à Québec.
On est allés aussi t'embarquer dans mon auto.
On peut aller se promener dans les différents magasins,
puis j'ai montré ça et tout.
C'est fou parce que jusqu'à ce jour,
chaque fois, Alain m'a dit quelque chose.
Je me souviens la première fois qu'il est venu dans les magasins,
il m'a dit, tu vas avoir telle telle problème,
il va t'arriver ça, il va se passer à la fin.
Puis moi, j'ai expliqué, je t'ai en mode de le convaincre,
c'est là que j'expliais pourquoi non,
ça ne serait pas le cas parce que telle telle telle à faire.
Il m'a regardant sur rien,
puis Alain m'a jamais dit quoi faire.
Il me fait juste me donner de la perspective.
Et tu peux être certain que toutes ces choses-là
qui m'avez dit qu'il m'arriverait,
nous sommes tous arrivés une fois et une heure.
- Il y avait raison à chaque fois.
- Il y avait raison.
Puis s'en est presque insultant,
mais en même temps, ça fait que quand il dis quelque chose,
je suis mis encore plus d'importance à son commentaire,
puis je leur garde un peu mieux.
- Oui.
- Pour choc la favorite,
on ambition est claire d'elle départ,
tu es 100 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2020.
Bon, ça n'arrivera pas parce qu'il y a une légère pandémie,
peut-être que tu vas frapper et revenir dans taux.
Mais pourquoi tu t'avances comme ça vers quelque chose
qui semble ambitieux, presque arrogant au départ?
- Oui, il y avait peut-être une certaine arrogance à ce moment-là,
mais je dirais que c'est important que les gens
aient un objectif, je pense grandir ou tout.
Je pense que ça change la façon que les gens voient leur travail,
ça change l'optique de leur travail.
Ça veut dire que quelqu'un qui vise justement,
quand tu vies 100 millions pour un horizon qui est plus tard,
et là tu te regarderas pas nécessairement
l'impact court terme de tes actions ou autre chose,
ou tu vas t'en faire moins là-dessus,
tu vas vraiment viser le coût de circuit
au bout du con.
Ça change vraiment la façon que les gens pensent,
ça change les gens, le type de personnes
que tu vas attirer dans ton entreprise.
Ça change aussi la relation avec tes fournisseurs.
Ça a l'air de rien, là, mais ton fournisseur,
qui entend que tu vas te rendre à 100 millions, là.
Il ne négociera pas de la même façon.
Il va vouloir faire partie de l'aventure,
lui aussi, il va vouloir tant van en masse du chocolat
pis tant van des livraisons de chocolat et tout ça.
Donc ça, c'est vraiment un mindset
qui, moi, m'a aidé énormément chez Binox.
chez Binox, j'ai commencé ça de la même façon.
Je disais à tout le monde que j'allais conquérir le monde.
Le premier article de journal qui a été écrit
dans le soleil à l'époque, c'était ça.
C'était Binox à la conquête du monde.
Et cette optique-là, de vouloir créer quelque chose de grand,
je pense que ça m'a bien servi.
- C'était très vocal, d'ailleurs, sur la main d'oeuvre.
C'est le cas chez Binox, d'ailleurs.
Où est-ce que vous manquiez de monde?
- Oui. - J'ai que la favorie aussi où tu vas même
faire la case sur la rue quartier en 2019.
- Oui, ça a frappé l'imaginaire.
- Oui, ça a fait les manchettes parce qu'il manquait de monde.
Puis parce qu'il y a, tu disais, j'ai à peu près
une dizaine de CV, puis c'est tout, et même encore.
Qu'est-ce que tu penses avec le recul?
Maintenant, le discours qu'on a en ce moment sur cette question-là,
sur la pénurie de main d'oeuvre, sur l'immigration aussi.
- Moi, c'est sûr qu'il y a ça fait des années
que je trouve qu'au côté immigration, on a pas le bon discours.
J'ai été très vocal, là-dessus, quelques années,
quand on parlait de réduire les cibles d'immigration et tout.
J'avais peur qu'on se développe une espèce de phobie des immigrants,
puis qu'on, que le discours tourne mal autour de l'immigration.
Il y a toute sorte de chose qu'on peut faire là-dessus,
mais moi, l'immigration, pour moi,
c'est un calcul mathématique très, très simple.
C'est-à-dire qu'on veut de la croissance.
Pour avoir de la croissance, il faut des employés.
On n'en a pas assez.
Puis, pour avoir un nouvel employé, je peux convaincre quelqu'un
de faire un bébé, puis dans 18 ans, je vais avoir un nouvel employé,
où je peux aller chercher quelqu'un un immigrant.
Donc, à partir de ce moment-là,
le fait que ce soit peut-être pas bien compris,
accepté ou trouvait le terme pour que la solution va passer par là,
c'est-à-dire qu'il y a des gens à l'époque qui me disent,
"Je ne me suis pas demandé à la radio, je me souviens."
Est-ce que c'est la seule solution selon vous?
J'ai dit, "Oui, moi, je veux qu'on change notre fusil d'épaule,
comme société, par rapport à l'immigration,
puis qu'on soit plus ouvert par rapport à ça."
Certainement, que des gens qui habitent l'île de Montréal
sont exposés, probablement, beaucoup plus à l'immigration dans leur quotidien.
Nous, à Québec, c'est commencé, on a notre plus en plus,
mais c'est beaucoup plus rare qu'ailleurs au Québec,
puis plus on s'en va en gaspésie, par exemple,
là, chercher les immigrants.
Alors tu sais, c'est quelque chose qu'il faut qu'il arrive
pour que pour notre potentiel économique,
puis quand on regarde au Canada, par exemple,
puis qu'on regarde où va l'immigration,
ben, on a des immigrants qui vont d'abord à Toronto,
alors, qui vont dans ce région-là,
ou je n'ai pas de problème de recrutement à passant,
qu'incidence.
Donc, au niveau concurrentiel, si le Québec doit concurrencer
les autres provinces et le marché mondial,
ben, on a cet handicap-là.
Donc, on peut-tu pas, en plus, se rajouter d'un jambes,
un discours public qui pourrait tendre
à faire percevoir l'immigration comme une mauvaise chance.
Voilà.
- Tu as reçu beaucoup de prix comme entrepreneur de l'année,
chez Binox, chez Chocolafavori,
même employeur de l'année,
ce dont tu étais fièrement fière.
Ça représente quoi pour toi?
Est-ce que c'est vraiment important ce genre de récompense
là ou de distinction là?
- Bien, il y a des distinctions que je vais avoir,
qu'on va essayer d'aller chercher pour de la visibilité.
Beaucoup, puis il y a d'autres distinctions
qui, ça, viennent me chercher bien avant-à-dire.
Je pense que là, ça c'est une fierté que j'ai tout particulière.
Tu le dis, mon prix que je suis le plus fière,
je pense à ce jour, c'est vraiment quand on a gagné
employeur de l'année.
Alors, ça a été quelque chose, j'étais très très fière
à ma connaissance, il n'y avait jamais de studio de jeux vidéo
qui avaient gagné ça.
Et c'est un prix qui était légitime,
dans le sens que c'était vraiment un sondage
qui était envoyé aux employés.
Et selon les résultats du sondage,
c'est là qui venait déterminer les gagnants.
Donc ça, je t'avais vraiment particulièrement fière,
parce qu'on n'ait pas de quel entreprise que j'ai,
il faut que ce soit une force pour faire du bien,
pour améliorer le monde.
Puis une entreprise, c'est d'abord et avant tout des gens.
C'est-à-dire que c'est pas des produits,
c'est pas des services.
Tout ça, c'est offert par les gens,
c'est créé par les gens qui sont en entreprise.
Tu vas changer ton équipe de direction
ou des personnes clés dans ton entreprise.
Ce n'est pas le même résultat.
Alors, pour moi, toute passe par là.
Puis, moi, ma fierté, c'est d'avoir créé des employés,
dans ma vie, j'en ai créé des milliers à date.
Et je suis vraiment très fière de ça,
là, de me faire dire que ces gens-là sont heureux en plus.
Ça a été vraiment, vraiment quelque chose extraordinaire.
Sur le plan personnel,
il met un peu tes parents,
parce que tu te reproduis beaucoup.
Oui, c'est un enfant qui ont quand même un père rêvé.
J'ai eu vidéo au chocolat.
C'est le rêve de pas mal d'enfants que je connais.
Comment ta famille vient changer l'homme d'affaires que tu es au fil du temps?
Une famille, ça t'assure d'avoir toujours là
sur ce qui est vrai et qui est important.
C'est, moi, des fois là, j'arrive chez nous,
le plush, toute fière, d'avoir terminé une belle feuille excellente,
puis tout ça, l'homme et les enfants y en ont rien à battre.
Pas importe que j'arrive,
super content de quelque chose qui m'est arrivé
ou complètement stressé pour un problème au travail ou autre chose,
et c'est en sacre.
Le fait que le prix du cacao explose actuellement
et que ça me cause des mots de tête et pouvant t'âme,
et c'est en sacre,
sont contents de me voir, celles fun,
on a du plaisir, on lit des histoires le soir, tout ça.
Fait que pour moi, on parlait de filet de sécurité un peu plus tôt,
et pour moi, bah y est-là, mon filet de sécurité ultime,
c'est de me dire que quand j'en reviens le soir,
peu importe ce qui m'est arrivé dans le journée,
j'ai une famille qui m'aime, que j'aime aussi,
puis qui vont être là, pour moi, peu importe ce qui se passe.
En 2020, tu déposes ton plan de croissance au Conseil d'administration,
c'est ambitieux, de chocolat favori,
et la semaine suivante, bang!
Le gouvernement déclare l'état d'urgence sanitaire
pour la cause de la COVID.
Qu'est-ce que la pandémie est venue changer?
- La pandémie s'est créée quelque chose d'assez extraordinaire
au niveau du changement de culture par rapport à l'innovation,
par rapport à la capacité à se retourner rapidement.
- À l'époque quand même, t'avais rembarré des entrepreneurs
qu'il faisait lâcher les CHSLD. Faut qu'on ouvre l'économie au plus sacrain.
Je me souviens de ça, avec assez beaucoup de colère quand même.
- Oui, absolument.
- C'est des travailleurs dans les CHSLD où vous verrez ce que c'est pendant une semaine.
- J'ai encore la même vision dans le sens que moi, c'est certain que l'humain passe
avant l'entreprise, puis l'humain passe avant l'économie, puis tout ça.
Donc, j'ai cette façon-là, des fois peut-être un peu trop rose de voir le monde, puis
comme j'ai dit en tout, moi, une entreprise, pour moi, ça doit faire du bien, ça doit
faire du bien pour la société, pour le monde. Alors, deux, les gens qui pouvaient suggérer
à l'époque, qu'il fallait redémarrer l'économie à tout prix. Bon, il y en a qu'ils
faisaient pour différentes raisons. Mais essentiellement, de dire qu'on va prendre la chance
de laisser des gens mourir pour une question économique, moi, c'était quelque chose. C'était
un dialogue qui était incompatible avec mes valeurs profondes. Je pouvais faire autrement
qu'on m'expliquait là-dessus.
- C'était quand même en pleine pandémie, tu t'engages à utiliser en 2023 que du cacao équitable.
- Oui. - Tu as réussi, je pensais, cet engagement-là. - Absolument, j'ai réussi.
- Oui, et tu reviens même d'Afrique ou théâtre. - Oui, oui. Pourquoi cet engagement-là est important?
- Cet engagement-là est important parce que, pour moi, c'est important qu'une entreprise laisse
un monde meilleur derrière elle, tout ce qui est produit à la fabrique chocolat-favorie. C'est du cacao
durable, durable, dire équitable également. Chaque fois que vous prenez un cornet très
anglaçé en rubé chez nous, l'enrobage, c'est du chocolat équitable, durable. Et puis
moi, effectivement, je reviens d'une semaine en Afrique où j'ai pu voir directement
les impacts terrains de cette mesure-là.
- T'arrêtes jamais, puis en 2021, tu décides d'arrêter un petit peu. C'est-à-dire tu
portes avec ta conjointe pour 5 enfants, vivre un an sur un voilier, le globe de Rotter.
- Oui. Allez, jusqu'à la mer des carayées, tu avais zéro connaissance en voile, c'est
un peu comme le chocolat. Qu'est-ce que t'allais chercher? Tu avais besoin de te retirer un peu
de. - J'avais besoin d'oxygène. Moi, en ce moment-là, j'avais
au-dessus d'une vingtaine d'années à temps plein dans des entreprises en fortes croissance,
et à un moment donné, ça se hause. Je ne sais pas comment dire autrement. Là, ça a fini
par user quelqu'un. Puis j'avais jamais eu de rêve ou autre avant de tomber sur
ce projet-là de voilier, et moi, j'ai toujours vécu ma vie comme si j'allais mourir
un cesse à main, ok? Alors, je ne sais pas pourquoi, depuis que je suis jeune, je suis convaincu
que je vais mourir jeune. Donc, moi, ce que ça fait, c'est que à tout moment, je me demande
bon, mais si j'apprenais que j'allais mourir la semaine prochaine, qu'est-ce que je ferais
différemment? Et en général, la réponse est rien. Mais là, tout d'un coup, quand je
me suis mis à voir ce rêve-là de voilier, là, pour la première fois, je me suis dit,
oh, ben là, ça me manquerait, ça me manquerait d'avoir de faire un voyage de voilier,
puis pari cocher aussi, ça me manquerait de passer du temps de qualité avec mes enfants.
Parce que moi, j'ai cinq enfants, mais j'en ai trois qui sont d'une première union,
puis deux avec ma femme actuelle, et c'est sûr que les trois premiers, je les ai eu dans un
contexte différent, j'étais beaucoup plus jeune, et j'étais pas le même pas que je
suis aujourd'hui. Et la chance que ça m'a donné d'avoir ces deux familles-là en guillemets,
ben, c'est sûr que tu vois ce que des enfants deviennent quand tu ont 17 ans, 20 ans
aujourd'hui, puis là, tu dis moi, j'ai peut-être pas passé cette temps, ça a passé vite,
toute cette perspective-là, des fois que t'as trop tard. Mais moi, la vie, moi, je considère
m'a donné une deuxième chance, je dois me racheter avec mes deux, mes deux plus jeunes,
alors un plus soon, ça a donné ce voyage-là.
- Qui a été formateur? - Extraordinaire.
- Extraordinaire, ça a été, pour moi, ça m'a remis les pendules à l'heure, si on veut,
ça m'a aussi fait réaliser ce qui était vraiment important, puis l'importance relative du travail,
puis du stress, parce que en bateau, je ne sais pas une histoire d'être stressé, si
tu fais une faute ou pas dans une faille excelle, c'est des fois t'es stressé parce que littéralement,
tu peux mourir, parce qu'il est arrivé quelque chose, tu as eu un berine moteur, c'est
l'ennemi. J'aurais déjà des histoires à raconter jusqu'à de même
matin, mais des moments où j'ai eu une peur viséra, que j'avais jamais ressenti dans
ma vie, ne pas comme ça. Donc là, après ça, ton quotidien, tes petits stress-mondeins,
là, c'est plus la même chose. Tu vois, puis ça, de la même façon. Puis en même temps,
j'en ai appris aussi beaucoup sur ma famille, sur l'esprit d'équipe, sur l'ïdeux-chip,
que je pense avoir un ben bon l'ïdeux-chip, finalement, pas pantoute. Puis non, parce que
tu réalises à travers un voyage en bateau en fait qu'il y a beaucoup, beaucoup de parallèles
à faire entre un capitaine de bateau, puis un capitaine d'entreprise, un président
d'entreprise. Puis tu te rends compte aussi à une échelle beaucoup plus petite de l'impact
de tes décisions, que tes actions sur une petite équipe. Puis c'est 10 fois pire qu'en
cette petite équipe-là, c'est ta famille. Parce que contrairement à des employés,
ils ne sont pas obligés de dire oui, ils ne sont pas obligés de faire ce que tu veux,
puis il n'y a pas, ils ont moins de contraintes, ils vont te dire dans face à ce qu'ils
ne vont pas partir à pleurer toute la quête. Alors, il fait qu'il y a une moins grande
tolerance. Mais la même chose est vrai en entreprise. Si tu veux faire un changement,
tu vas aller dans une direction. Même si t'es convaincu, puis tu trouves ça sert à rien
de l'expliquer, prendre le temps de l'expliquer à ton équipe, prendre le temps de leur dire
que t'as des plan B, tout ça. Parce que tu joues aussi avec leur emploi, tu joues avec
leur avenir également, puis avec leur charge de travail. Mais ça ne paraîtra pas avec
tes employés, tu ne le dirons pas nécessairement, ils vont parler de toi dans un 5 à 7, ils vont
dire que c'est de la cochonerie, tel ou tel décision, ils te le diront pas dans face, ta famille
va te le dire. Ça n'a vraiment pas bien été le début de voyage. Non, non, non, on s'engueilait
constamment, ça n'a vraiment pas bien été. Là, c'était loin d'être idilé comment
on pourrait le penser. Et moi, j'avais le stress dans le piton. Ça a été un moment donné
où là, on s'est assis. Moi, puis ma femme, puis on s'est dit bon, mais là, ça fonctionne
pas. Qu'est-ce qu'on peut faire différemment, et tout. Puis là, ça s'est mis à mieux aller.
Tu habites toujours à Québec le quartier Montcalme, t'as toujours tenu à rester là, alors
qu'il y aurait eu plein de raisons qui auraient pu t'amener à Montréal. Pourquoi c'est
attachement là à Québec, et si fort, si important pour toi? Québec, j'adore cette ville-là,
je trouve que c'est une ville qui a la balance parfaite entre le développement économique,
des choses à faire, des restaurants, une qualité de vie. Tout ça, là, actuellement, c'est
une balance qui est difficile à obtenir, je pense. Puis je pense que Québec-là, puis je trouve
qu'on travaille bien aussi pour la garder. Puis ça, c'est quelque chose qui est très important pour
moi, mais aussi par le fait qu'on est tellement, il faut un moment donné que des gens restent à Québec.
Puis, si mon père m'a donné cet exemple-là aussi, de dire qu'il y a eu lieu aussi, il y a eu
des propositions, puis il y a eu des opportunités pour aller aux États-Unis et à hier, mais il est
resté à Québec. Parce que médecins, il y a eu chercheurs aussi. Il y a eu chercheurs exactement
mon père en tant que médecins, il est juge, considère d'abord et avant toi, entrepreneur,
il y a une proie de sa propre clinique qui est à échercher des projets de recherche, tout ça,
donc ça prend une esprit entreprenariat pour faire ça. Puis moi, ben, c'est ça, je me suis dit,
il faut rester à Québec, il faut que des gens restent à Québec. Si toutes les talents vont à hier,
puis il n'y en a pas qui restent, puis qui demeurent des compagnies, tout ça, ben, éventuellement,
on aura pu cette vitalité là, je pense qu'on a actuellement. Mais ça fait en sorte aussi que,
quand tu prononces là-bas, on t'écoute l'an dernier, quand le gouvernement Legault
a retiré le projet de tramois au merc bruno-marchant, d'un fin de sortie quand même virulente,
c'était humilier, puis c'était insultant, de faire ça. Jusqu'out, souhaite jouer un rôle,
je dirais politique à l'intérieur de ta communauté à Québec. En affaire, c'est rarement positive de
dire ce qu'on pense. Parce qu'il y a toujours un stress d'avoir un impact sur tes affaires,
surtout comme moi, j'ai une entreprise, une entreprise qui vient au public, une entreprise qui
touche tout le monde puis son voisin, je veux dire alors, quand je m'exprime là-dessus,
bien moi, mes partenaires n'aiment pas ça, mes actionnaires n'aiment pas ça, puis tout ça.
Fait que je me garde en général une bonne réserve, l'air de rien, OK? On a donné plusieurs
exemples où ce n'était pas le cas, mais sur 20 ans, c'est arrivé. Fait que généralement,
quand je m'exprime, c'est vraiment pour des sujets que là, c'est plus fort que moi, là,
je t'y retourne au videur, je peux je me dis là, il faut que je m'exprime, ça n'a pas de bon sang.
Mais je ne cherche pas à avoir un impact politique ou autre. La politique, c'est
ça t'intéressera pas du tout, là. Poit actuellement, non, c'est quelque chose là, actuellement,
je suis vraiment dans le cacao, j'ai fait un, j'ai des engagements, j'ai des engagements
à voir mes employés, des engagements à voir mes actionnaires, à voir mes franchisées aussi,
et c'est des engagements que j'ai l'intention de remplir.
C'est pas une porte complètement fermée par contre.
Coute, si tu m'avais dit, il y a 10 ans que j'allais être dans le domaine de chocolat,
je t'aurais jamais cruis. Alors, moi, tu me diras, demain matin, est-ce que la politique
que ça t'intéresse? Je vais te répondre à même chose qui va tuer un vendat d'épicine
un jour ou va tu faire d'autres, je ne le sais pas. Je ne sais pas ce que ma vie me réserve,
en aucune idée.
Je ne m'y serais pas sur le vendat d'épicine, mais quand même. Toi, qu'est-ce qu'il te reste à réaliser professionnellement?
Professionnellement, j'aimerais beaucoup être à la tête d'une multinational.
Alors, et j'aimerais ça que cette multinationale-là soit chocolat-favorite. Moi, c'est quelque chose
que j'aimerais faire, c'est dans notre mission d'entreprise.
C'est dans notre vision cette devenir une marque de chocolat qui est reconnue partout à l'international.
En fait, c'est comme ça qu'on traduit à l'interne conquérir le monde, alors ça se traduant des objectifs très, très clair.
Et moi, ça va s'appeler chocolat favori, un peu importe où on va.
Et je serais très fière de pouvoir dire que j'ai donné naissance à une compagnie de chocolat qui est reconnue partout,
qui est québécoise, qui a son siège social à Québec.
Alors, ma première compagnie a toujours bien implanté à Québec en jeu vidéo et tout, mais bon, je l'ai vendu à des Américains.
Par contre, mon objectif à l'époque, c'est de faire des jeux qui étaient faits au Québec et à Québec,
et qui allaient se retrouver partout à l'international, check.
Là maintenant, c'est le chocolat, je pense qu'on a un beau potentiel.
Et personnellement, toi, qu'est-ce qui te reste à accomplir?
Personnellement, j'aimerais être capable de me séparer complètement de la nécessité de l'attendrepreneur.
J'aimerais ça obtenir la quietitude d'esprit.
C'est le fait de pouvoir m'assoir, tranquille, sans avoir l'impression qu'il faut que je réalise quelque chose d'alusinant pour être bien.
Parce que pour moi, l'entreprenariat, c'est comme une espèce de drogue.
J'ai besoin de mon fixe constamment, j'en ai besoin.
Je ne peux pas m'en empêcher actuellement, puis c'est bien ben cool de ce sentiment, puis là, les gens voient ça comme étant l'ouable à la limite peut-être.
Mais en fait, au quotidien, ça peut être lourd à porter ça éventuellement.
Le fait de ne pas être capable de juste ta soeur, puis d'apprécier autrement qu'à travers tes réalisations professionnelles.
Est-ce qu'on a les contre-tanatures?
Exactement, exactement. Mais en même temps,
c'est que courir toujours après quelque chose, c'était puissant.
À un moment donné, il faut ça satisfaire de ce qu'on a.
C'est drôle, parce qu'au niveau matériel, je suis parfaitement satisfait depuis des années de ce que j'ai.
Par contre, au niveau réalisation, personnelle, moi j'ai envie.
J'ai envie beaucoup, des fois, les gens autour de moi qui ont des vitaux de sang, ils sont tout heureux, et ils n'ont pas de problème.
Je trouve ça fantastique. Moi, j'aurais leur vie.
Puis je suis pas en train de cracher sur leur vie, leur vie est correct. Je m'aimerais ça avoir cette vie-là, mais être capable de m'en satisfaire.
Moi, je ne suis pas capable de m'en satisfaire, et c'est pas une question d'argent, c'est pas une question de bien.
C'est une question de se réaliser.
T'as 45 ans, c'est encore jeune.
Est-ce que tu voudrais que tes enfants prennent la relève ensuite de chocolat favori, en barquée avec toi l'âde dans?
Je veux que mes enfants soient heureux.
C'est encore avec mes enfants, quand je leur parle les touches, je leur parle de la relation avec l'argent, je leur parle de la relation avec les objets.
Je leur parle de l'importance de faire quelque chose qui vont sentir, qui se réalise, c'est-à-dire que peu importe ce qu'ils font, ça utilise le meilleur de leur capacité, d'avoir un emploi qui aime et tout ça.
Est-ce que tu les oblige ou tu les incites à aller à l'école parce que toi tu as pas eu un diplôme?
Oui, parce que moi, j'en ai souffert de ça, j'ai eu une forme de complexe pendant longtemps, qui s'est testé en paix, lentement et très lentement,
jusqu'à aujourd'hui, j'en ai encore un petit relieu au fait que j'ai pas d'éducation.
Alors, moi, ce que j'ai appris, je l'ai appris par moi-même, j'ai lu des livres, j'ai tout ça et je suis parfaitement capable de me débrouiller sur bien des sujets.
Mais ça, ça m'a handicapé, puis tu sais, quand justement, t'as pas d'éducation ou t'as pas diplôme, si tu essayes en entreprise et que ça me fonctionne pas,
tu trouves un travail après, et là, tu peux repartir de beaucoup plus bas.
Alors, moi, c'est sûr que j'aimerais beaucoup que mes enfants se rendent au bout de leur parcours scolaire, puis je les aides là-dedans, puis je les passe là-dedans,
puis je serais très très fière, de toute façon, ils ont déjà fini en deux qui ont fini là, ces japs sont des gens du plouin avec moi, c'est fantastique.
- Tu vois être fière, j'en suis sûr.
- Font avec.
- Merci beaucoup Dominique.
- Merci, j'ai appris.
- J'ai appris.
- Le balladot, sa part d'unité est une production de l'actualité.
Recherchez animation Jean-Philippe Chipriani, réalisation, récréation, mixage sonore et thème musicale, Francis Thibaut,
musique additionnelle, bas musique, prise de sang, Raphaël Limoges Côté.
Ce balladot vous a plu, écoutez les autres épisodes de la série à l'actualité.com et sur toutes les plateformes d'écoute.
Merci d'avoir été là, à bientôt.
[Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Dominique Brown a toujours eu un objectif clair et ambitieux, ce qui a transformé la manière dont il voit son travail et son entreprise.
Son parcours d'entrepreneur, du jeu vidéo à la chocolaterie, montre une volonté constante de repousser les limites et de créer des succès durables.
Il a développé une vision forte de l’entreprise comme une aventure humaine, centrée sur la passion, l’humain et la création de valeur.
Le succès de Binox et de Chocolat Favori repose sur une stratégie de vision, une forte connexion avec les clients et une innovation constante.
Il croit que les objectifs ambitieux changent non seulement la perspective du travail, mais aussi les relations avec les équipes, les fournisseurs et les clients.
L’immigration et la main-d’œuvre sont des enjeux clés qu’il voit comme des solutions mathématiques nécessaires à la croissance économique.
Son expérience de voile l’a profondément marqué, lui permettant de repenser les valeurs de l’entrepreneuriat, la famille et le bien-être.
Il souhaite un jour mener une multinationale de chocolat québécoise reconnue à l’échelle mondiale, en tant que preuve de son engagement entrepreneurial.
Summary:
Dominique Brown est un entrepreneur dont la vision ambitieuse et sa volonté de repousser les limites ont marqué son parcours. Il a fondé Binox, un studio de jeux vidéo à Québec, puis a transféré son énergie vers la chocolaterie en 2011 avec Chocolat Favori, où il a réinventé l’univers du chocolat avec des concepts comme la fondue en conserve. Son succès repose sur une vision claire, une passion profonde pour l’humain et une conviction que l’entreprise doit faire du bien.
Il considère que les objectifs élevés changent la manière dont les gens voient leur travail et attirent des équipes motivées. Il a toujours mis l’humain au cœur de ses entreprises, ce qui lui a valu des récompenses comme l’Entrepreneur de l’année, notamment pour l’impact positif sur ses employés. Dominique croit que l’immigration est essentielle à la croissance économique du Québec, et il a récemment pris des engagements pour le cacao équitable, en voyageant en Afrique pour observer les impacts.
Une expérience de voile avec sa famille l’a profondément touché, lui permettant de repenser ses valeurs et de mieux comprendre le rôle du leadership. Il souhaite un jour que Chocolat Favori devienne une multinationale québécoise reconnue à l’échelle mondiale, et il est fier de l’idée de créer une entreprise qui touche les gens au-delà des produits, en offrant des expériences humaines. Son attachement à Québec, influencé par sa famille et ses valeurs, est profond, et il continue d’investir dans une vision où l’entreprise et la société grandissent ensemble.
FAQs
J'ai toujours eu un fort désir d'entreprendre dès mon jeune âge. À 11 ans, j'ai déjà imaginé créer une entreprise de jeux vidéo avec le nom Binox. Mon intérêt pour les jeux vidéo et les arts visuels, combiné à mon accès précoce à un ordinateur, m'a conduit à envisager la création d'une entreprise dès le secondaire.
J'ai été attiré par le côté commerce de détail et la capacité à créer des expériences immédiates et positives. Comme dans le jeu vidéo, le chocolat permet de voir des sourires et des réactions immédiates. Cela m'a semblé une autre façon d'apporter du bonheur aux gens, comme je le faisais dans l'industrie du jeu vidéo.
Le premier projet a été la fondue au chocolat dans une conserve. J'ai eu l'idée en combinant une tradition familiale de cuisson avec l'expérience de la fondue au chocolat. Ce concept a rapidement été testé, et il a connu un succès instantané grâce à l'engouement des clients et à la nouveauté de l'expérience.
Cette vision donne une perspective claire et ambitieuse. Elle change la façon dont on voit son travail, encourage à penser au long terme et attire des personnes et des partenaires qui partagent cette vision. Elle influence aussi les relations avec les fournisseurs, qui souhaitent participer à une aventure forte et expansive.
Je considère l'immigration comme une solution mathématiquement nécessaire pour la croissance économique. Elle permet d'attirer des employés qui peuvent contribuer à la croissance. Je crois que le discours public doit être plus ouvert sur ce sujet, car il est essentiel pour le développement économique du Québec et des autres régions.
Ce prix m'a profondément marqué car il est basé sur le retour des employés eux-mêmes. Cela m'a montré que mon entreprise créait un environnement où les gens se sentent bien, heureux et valorisés. Cela confirme que l'entreprise, au-delà de ses produits, est avant tout une communauté humaine.
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