Speaker 1Vous savez ce que je remarque souvent chez les créatrices de contenus ambitieuses comme vous et moi? Et bien c'est ce petit truc qu'on se dit un peu en sourdine, un peu honteusement. J'aimerais bien que les gens me suivent pour moi, pas juste pour mes conseils, pour mes tutos ou les différentes astuces que je peux mettre en avant, mais pour qui je suis. Et vous savez quoi? Vous avez le droit de vouloir ça. Mieux encore, vous avez intérêt à vouloir ça parce qu'à long terme, c'est exactement ce qui va faire toute la différence entre un contenu utile mais oubliable et une vraie marque personnelle magnétique, puissante et surtout durable. Mais alors, comment est-ce qu'on fait concrètement pour devenir le personnage principal de son contenu sans pour autant tomber dans l'ego trip ou perdre toute structure? Et bien c'est le sujet de l'épisode du jour. Bienvenue sur Build Yourself. Le podcast qui va vous aider à construire une entreprise solo qui soit durable et surtout rentable sans la pression de la construction d'un empire. Je m'appelle Safia, je suis votre hôte, ancienne juriste devenue solopreneur il y a 7 ans maintenant. Et à travers mes épisodes, je compte bien vous aider à adopter une version beaucoup plus cosy de l'entrepreneuriat qui met en avant votre style de vie idéal et non plus le toujours plus. Alors si ça vous parle, n'hésitez pas à vous abonner. Bonne écoute! Commençons par voir ensemble. Pourquoi est-ce que vous devriez incarner votre contenu et pas juste le servir? Quand on se lance dans la création de contenu, on entend souvent « Sois utile », « Apporte de la valeur » et surtout « Résout un problème ». Et c'est vrai, c'est une excellente base. Mais si vous voulez bâtir une marque personnelle qui est à la fois forte mais surtout durable, malheureusement, ce n'est pas suffisant. Il ne faut pas juste livrer de la valeur comme un espèce de distributeur d'astuces et de contenu. Il faut aussi incarner ce qu'on parle. Partage, c'est-à-dire devenir littéralement l'âme de son propre contenu. Parce qu'on ne connecte pas à des infos, on connecte à des gens. Donc il faut penser aux contenus qui vous ont le plus marqué ces dernières années. Donc c'était sûrement une vidéo, un podcast ou un post Instagram. Mais surtout, c'était porté par une personne qui vous a touché. Une personne dont la vision, l'histoire ou l'énergie vous ont marqué. C'est pas juste le quoi qui vous a en quelque sorte attaqué. C'est pas juste accroché. C'était le qui. Vous n'avez pas continué à suivre cette créatrice ou ce créateur de contenu parce que c'était entre guillemets la meilleure dans sa thématique ou dans sa niche. Vous l'avez suivi parce que vous l'appréciez en tant que personne. Parce que vous aimez sa manière de voir les choses, sa manière de parler, sa vulnérabilité, sa manière peut-être de vous faire rire, de vous challenger, mais aussi de vous rassurer. Et vous pouvez devenir exactement ça. Vous aussi. L'émotion, c'est ce qui crée la fidélité. Publier du contenu utile, c'est hyper bien et ça reste important. Mais si vous voulez que les gens restent, reviennent et surtout s'attachent à vous, s'investissent pour de vrai dans vos différents projets, il faut aller un peu plus loin. Donc c'est l'émotion que vous allez transmettre qui va faire la différence. Votre enthousiasme est contagieux. Votre authenticité est désarmante. Votre façon de parler de choses complexes avec douceur crée de l'impact. Votre manière de montrer les coulisses et pas juste les victoires font que vous restez mémorables. Et donc quand vous osez montrer bien plus que de simples faits, quand vous mettez en avant votre perspective, votre ressenti et votre pourquoi, eh bien vous ouvrez la porte à une vraie connexion. Et cette connexion, c'est un peu votre super pouvoir. Évidemment, côté business, eh bien c'est encore plus stratégique que vous ne le croyez. Ce n'est pas juste une question de feeling ou de vibe. C'est aussi un choix stratégique très intelligent. Parce que quand vous incarnez votre contenu, vous créez une audience qui est fidèle et qui est engagée. C'est une audience qui va interagir, qui va partager et qui va parler de vous à ses potes. C'est également la création d'une communauté qui va évoluer avec vous. Vous pouvez changer de format, vous pouvez changer de sujet et d'offre. De toute manière, les gens vous suivront parce qu'ils sont là pour vous. Et vous créez également un socle solide pour vendre parce que votre authenticité va inspirer de la confiance. Et la confiance, comme vous le savez, c'est la clé de toute conversion. Parce que, spoiler alert, les gens n'achètent pas des produits, ils achètent des émotions. Ils achètent une transformation, une vision et une vibe. Et tout ça, mais ça passe par vous. Je vous donne un exemple concret. Imaginez deux créatrices. La première, Sophie, donne des conseils super utiles sur Instagram. C'est carré, c'est bien fait. Mais malheureusement, elle n'a pas de conseils. Malheureusement, on ne sait rien d'elle, rien du tout. La seconde, Audrey, parle aussi d'Instagram. Mais elle partage aussi ses galères, son parcours, ses doutes. Elle nous donne des tips, mais elle partage aussi les coulisses, les anecdotes et un peu l'énergie qu'elle a dans son quotidien. À votre avis, laquelle est-ce que vous aurez envie de soutenir? Laquelle est-ce que vous aurez envie de suivre sur le long terme? Laquelle est-ce que vous avez envie de recommander, de citer? Et chez qui vous avez envie de répondre? Dépenser de l'argent pour ses offres? Exactement. Vous irez plutôt du côté d'Audrey que du côté de Sophie. En fait, incarner son contenu, c'est oser être vu. Et je sais que ce n'est pas simple du tout, parce que ça implique de se montrer, ça implique de prendre de la place, d'assumer sa voix, son histoire et sa manière unique de voir le monde. Mais c'est aussi ce qui va libérer votre contenu de la comparaison. Vous n'aurez plus besoin d'être, entre guillemets, la meilleure, de courir après l'originalité ou l'expertise ultime. Parce que vous allez devenir en quelque sorte magnétique en étant simplement vous et pour de vrai. Et croyez-moi qu'il n'y a personne d'autre sur cette planète qui peut être vous mieux que vous-même. Alors aujourd'hui, posez-vous cette question. Êtes-vous vraiment présente ou présent dans votre contenu? Ou est-ce que vous vous cachez derrière des astuces qui sont un peu impersonnelles et des formats dans lesquels vous êtes déjà en mode zone de confort? Si c'est le cas, commencez petit. Commencez par raconter une anecdote personnelle en lien avec votre sujet. Terminez un post, une publication par une question ouverte qui est sincère. Montrez votre visage, votre voix et votre énergie. Assumez une opinion, une valeur ou encore une vulnérabilité. En fait, ce sont des petits pas comme ceux-là qui vont transformer votre contenu technique en un contenu incarné, humain et surtout mémorable. Parce que vous n'êtes pas seul. Vous n'êtes pas juste là pour être utile. Vous êtes là pour inspirer, pour connecter et pour impacter. Et ça, ça commence quand vous osez incarner votre message. Peut-être que vous avez déjà entendu cette expression « tu es la niche ». Alors oui, je suis d'accord, mais pas tout entière non plus. Parce que si on traîne un peu dans l'univers de la création de contenu, c'est quelque chose qu'on nous répète beaucoup, ça vend du rêve, c'est « tu es suffisant en tant que « tu es le tel », « tu n'as pas besoin d'aller dans tous les sens pour correspondre à une catégorie », etc. Mais si tu décides de creuser un peu plus, en fait, ça peut être en quelque sorte un piège parce que non, tu n'es pas entièrement ta niche. En fait, tu es bien plus que ta niche. Et tu ne peux pas et ne dois pas tout mettre de toi et de ta vie en ligne. Évidemment que vous êtes multifacette et c'est tout à fait normal. Vous aimez votre activité, votre business, peut-être que vous aimez le slow living, le tarot, la skin care. Vous adorez les chiffres et peut-être que vous pleurez facilement devant des films d'amour, que vous aimez la stratégie de contenu et que vous rêvez d'aménager un van pour faire le tour du Portugal. Vous êtes une sorte de puzzle assez complexe, une créature aux mille intérêts et c'est superbe comme ça. Mais, parce qu'il y a toujours un mais bien évidemment, vous ne pouvez pas tout montrer. Pas parce que vous devez vous cacher, mais parce que votre audience a besoin de repères, qui sont clairs. Sinon, elle se perd et elle décroche. Malheureusement, le cerveau humain aime les étiquettes. Aussi frustrant que ça puisse être, notre cerveau adore pouvoir se dire « Ah oui, tiens, elle, c'est la meuf qui parle de créativité. Ah ça, c'est la coach mindset qui est hyper douce. Ah putain, cette nana, c'est la meuf qui a tout plaqué pour aller vivre au soleil. » En fait, on a besoin de grands thèmes, d'une espèce de fil conducteur, d'un cadre. Et donc, même si on est bien plus que notre niche, on va devoir choisir quelle partie de nous on a envie de mettre en avant pour construire une marque qui est cohérente, reconnaissable et surtout captivante. Donc là, c'est un peu le moment fun où vous allez choisir vos pièces maîtresses. Vous allez imaginer que votre vie est un énorme tableau Pinterest qui a des centaines de pins dessus qui représentent votre passion, vos expériences, vos valeurs, vos envies, vos esthétiques, etc. Votre job, ce n'est pas de tout balancer, d'un coup, à votre audience. Votre job, c'est de sélectionner les éléments qui vont le mieux incarner ce que vous voulez transmettre maintenant. Donc, demandez-vous quels sujets me font vibrer à long terme? Qu'est-ce que j'ai envie de porter, de défendre et de partager? Quelle partie de moi peut raisonner avec ce que vit mon audience? Et qu'est-ce que je suis prête à montrer de manière régulière dans le temps? Et rassurez-vous, vous ne trahissez pas qui vous êtes en faisant ces choix-là. Au contraire, vous créez de la clarté. Vous allez identifier votre fil rouge même si vous êtes multicasquette et vous n'avez pas besoin d'avoir un seul sujet unique. une seule thématique, bien sûr. L'idée, c'est d'avoir créé une espèce de cohérence. Par exemple, vous pouvez parler de création de contenu, mais le faire dans une vibe très lifestyle, slow et alignée. Vous pouvez parler de business, mais sous l'angle de l'équilibre de vie, de la liberté et de l'intuition. Vous pouvez montrer votre vie personnelle, mais toujours au service d'un message qui est beaucoup plus grand, l'émancipation, la liberté financière, la créativité, etc., etc. L'idée, c'est que même si vous avez plusieurs sujets ou formats, votre audience puisse sentir une intention claire derrière tout ce que vous allez proposer. Un ton, une posture, une direction. Maintenant, il y a quand même des pièges à éviter parce qu'il y a deux extrêmes dans lesquels on peut facilement tomber. Le premier, c'est de trop se diluer. Parfois, on veut tout dire, on veut tout montrer, on veut parler de tout. Résultat, personne ne comprend vraiment ce que l'on fait. Notre contenu devient flou et donc, pas du tout mémorable. L'autre piège, c'est de trop s'enfermer. On choisit une niche qui est ultra précise et on se force à y rester même quand elle ne nous inspire plus. Donc, résultat, on se sent prisonnière de son propre contenu. Et ça, c'est quelque chose qui m'est arrivé. La solution, c'est surtout de ne pas trancher entre tout montrer et rentrer dans une boîte. C'est d'adapter et d'accepter qu'on est un être complexe et d'en faire une force, mais bien sûr, avec stratégie parce qu'on est quand même des entrepreneurs. Donc, non, vous n'êtes pas votre niche, mais vous êtes une identité éditoriale. Au lieu de chercher une niche, construisez plutôt cette identité autour de vous. C'est un mélange entre vos sujets de prédilection, vos valeurs, votre ton, vos formats, vos références et surtout votre univers esthétique. C'est ce qui va faire que peu importe ce dont vous parlez, on reconnaît que c'est vous. Et ça, c'est ultra puissant parce qu'on devient une marque à part entière. En fait, ce qu'il faut garder en tête, c'est que vous êtes un univers et pas une case. Les gens adorent plonger dans des univers qui sont riches, qui sont humains et qui sont vivants. Et vous n'êtes pas obligés de tout montrer, mais choisissez les bons ingrédients, les bonnes couleurs, les bonnes textures et créez une marque personnelle qui est pleine de profondeur. N'oubliez pas que ce que vous laissez de côté aujourd'hui, vous pourrez toujours le ramener plus tard quand votre audience sera déjà attachée à vous. Donc, vous vous restreignez, mais potentiellement de manière temporaire. L'idée, c'est de construire un espace en ligne comme vous décoreriez un appartement, c'est-à-dire pièce par pièce, avec goût, avec intention et surtout sans vous sentir obligé de tout exposer en une seule fois. Autre point important, avant d'être le héros, soyez le guide. Je vais vous dire un truc que peu de gens osent vraiment avouer. Si vous voulez devenir le personnage principal de votre contenu, il faut commencer par ne pas l'être. Et je sais, ça peut paraître assez paradoxal, mais écoutez-moi bien, quand on vous découvre, on ne vient pas pour vous. En tout cas, pas encore. Imaginez un peu, vous ouvrez Youtube et vous tombez sur une vidéo qui a pour titre « Ma routine bien-être en freelance ». Vous ne connaissez pas la personne. Vous n'avez aucun attachement envers elle. Vous n'avez absolument aucune raison de cliquer, sauf si ce titre vous apporte quelque chose à vous. Ce que vous recherchez à ce moment-là, c'est pas une personnalité, c'est une réponse, un conseil, une solution, c'est-à-dire de la valeur. Et c'est là que la magie va opérer. Avant que votre audience ne s'attache à vous, elle doit d'abord se sentir comprise. Donc il faut vous positionner comme un ou une alliée et surtout pas comme un héros ou qu'une héroïne. Votre mission au départ, c'est pas de briller toute seule et d'être au centre de la scène, c'est d'arriver en quelque sorte en soutien, comme une bonne copine, une grande sœur, une mentor bienveillante. Vous allez devenir le guide dans leur propre histoire, un petit peu comme dans les films. Le héros, c'est votre audience. Vous, vous êtes le personnage secondaire qui est pourtant ultra précieux. Dumbledore, Yoda, la fée marraine, etc. C'est ce rôle-là qui vous rend attachante, précieuse, mais aussi et surtout indispensable. Et quand vous le faites bien, c'est là que l'audience finit par vous choisir, vous, au-delà de vos contenus. Et c'est le bon moment pour moi de vous parler de storytelling inversé, c'est-à-dire que quand vous allez créer du contenu, vous allez commencer par votre audience mais pas par vous. Au lieu de publier un post, un épisode de podcast, une vidéo YouTube, ma reconversion dans la création de contenu, vous allez plutôt partir sur un titre comme « J'ai tout quitté à 30 ans pour créer une vie qui me ressemble et voici ce que j'ai appris ». Vous racontez exactement la même chose, mais vous créez un pont émotionnel et vous dites en espèce de sous-titre « Ce que j'ai vécu peut t'aider, toi aussi, tu peux t'y retrouver ». Et croyez-moi, ce petit changement de perspective, il peut tout transformer en matière d'engagement, puisque ma reconversion dans la création de contenu, on ne vous connaît pas, on ne sait pas ce que vous êtes, ce que vous avez fait, quel était votre contexte, il n'y a pas assez d'infos, on ne va pas cliquer. Par contre, si je vois une vidéo, par exemple, ou un épisode où il y a écrit « J'ai tout quitté à 30 ans pour créer une vie qui me ressemble », et bien évidemment, voici ce que j'ai appris avec les leçons, il y aura quand même beaucoup plus de clics. En plus de ça, il faut aussi apprendre à passer du « moi, moi, moi » au « je, plus tu, également » « nous ». Quand je dis « moi, moi, moi », c'est pas péjoratif. On est d'accord, on veut tous parler de nous sur Internet, on a envie de parler de notre parcours, de notre vie, et c'est super bien. Mais on peut le faire d'une manière qui inclut notre audience dans la conversation. Au lieu de dire, par exemple, « j'ai galéré à trouver ma voix sur les réseaux sociaux », on peut partir plutôt sur quelque chose comme « je sais pas si t'as déjà eu cette impression, mais j'ai longtemps galéré à trouver ma voix sur les réseaux sociaux ». En fait, c'est un petit changement, mais qui permet d'ouvrir la porte et de tendre la main. Et là, la personne en face, elle va potentiellement se dire « waouh, en fait, elle me comprend, elle a vécu ça, et c'est exactement la situation dans laquelle je suis ». Et là, boum, il y a une connexion qui s'établit. Donc si vous vous demandez concrètement, eh bien, comment est-ce que vous allez pouvoir incarner ce rôle de guide, voici quelques astuces hyper simples que vous pouvez mettre en place pour vos prochains contenus. La première astuce, c'est d'utiliser des titres orientés « solutions ». Au lieu de nous mettre « mes habitudes du matin », on vous connaît pas, on s'en fout de vos habitudes, vous allez plutôt formuler quelque chose comme « ma morning routine » pour éviter de scroller une heure au lit et être productive sans stress. C'est quand même beaucoup plus intéressant et aguichant, on est d'accord. Deuxième astuce, parlez à votre audience directement. Utilisez le « tu », posez des questions, créez des micro-dialogues. Exemple, tu connais ce moment où t'ouvres Insta et t'as déjà perdu 30 minutes avant ton café? Eh bien, moi aussi. Voilà, c'est simple, c'est une situation dans la laquelle tout le monde se reconnaît et il y a le « tu », donc ça laisse une porte ouverte. Troisième astuce, eh bien, reformulez chaque contenu en mode « comment est-ce que ça peut l'aider? ». Avant de publier, demandez-vous toujours « est-ce que je parle uniquement de moi? » ou « est-ce que je tisse un lien avec ce que vit la personne qui me lit ou qui me regarde ou qui m'écoute? ». Avec ces trois points-là, croyez-moi votre contenu va déjà faire la différence. L'objectif, c'est de gagner la confiance avant d'être aimé, parce que c'est comme dans la vraie vie, on n'aime pas une personne dès la première minute. En revanche, on peut rapidement lui faire confiance si on sent qu'elle nous écoute, qu'elle nous comprend et qu'elle est là pour nous. Et cette confiance, c'est évidemment la base de tout, de l'engagement, de la fidélité, des ventes, de la transformation de votre audience en communauté. Donc, en jouant ce rôle de guide dès le départ, vous plantez des graines et ensuite, petit à petit, eh bien, vous allez prendre la place au centre de la pièce, pas par égo, mais parce que les gens veulent vous suivre, vous. Donc, l'objectif, avec le contenu, c'est de devenir le coup de cœur utile. Vous savez, ces créatrices de contenu dont vous regardez les vidéos, dont vous lisez les newsletters, juste pour passer un bon moment avec elles, même si potentiellement, vous savez déjà tout ce qu'elles vont vous dire et vous partager. En fait, elles ont commencé, comme vous, en servant leur audience. Et avec le temps, elles ont commencé à prendre la lumière, pas du tout par hasard, mais parce qu'elles ont su d'abord se rendre utiles, humaines et disponibles. Aujourd'hui, elles n'ont plus du tout besoin de justifier leur présence, elles sont le contenu. Et vous aussi, vous pouvez devenir ce genre de créatrice de contenu, mais d'abord, commencez par tendre la main. Commencez par dire, en quelque sorte, je suis là pour toi, et tout le reste te suivra. On passe maintenant au point numéro 4, qui consiste à transitionner son contenu du moi au nous. Maintenant qu'on a posé les bases, vous n'êtes pas juste une niche, vous devez commencer par être aussi le guide. On va parler d'un levier super puissant, c'est le switch du jeu à nous. Parce que si vous voulez construire une audience qui s'attache vraiment à vous, qui vous suit dans vos évolutions et qui vous soutient dans vos projets, vous ne pouvez pas vous contenter de parler de vous. Vous devez créer une conversation. Vous devez transformer votre contenu en une véritable expérience partagée. Alors, vous avez bien évidemment toujours le droit de raconter votre vie, oui, mais surtout de manière à ce qu'elle résonne, parce que, spoiler alert, les gens ne s'intéressent pas à votre vie. Enfin, pas tout de suite. Ce qui les intéresse, là, c'est ce que votre vie leur reflète, ce qu'ils reconnaissent d'eux-mêmes dans ce que vous racontez, et ce qu'ils peuvent ressentir, comprendre et apprendre à travers vous. Donc, en clair, votre contenu devient un miroir et pas une vitrine, et c'est ça qui change tout et qui fait toute la différence. Donc, le bon réflexe à avoir, c'est de reformuler avec l'audience en tête. Vous voulez parler d'un moment de doute dans votre activité professionnelle, dans votre business, eh bien, au lieu de dire j'étais en plein l'aine remise en question de mon offre, j'avais envie de tout abandonner, je n'avais plus de plaisir, etc. On va plutôt dire, je ne sais pas, si tu as déjà ressenti ça toi aussi, ce moment où tu regardes un peu ton ordi, tu te demandes si tout ce que tu fais a encore du sens. Mais ça, c'était moi la semaine dernière. Vous voyez, on raconte exactement la même chose, mais en fait, on ouvre une porte à notre audience et on fait en sorte de l'inclure dans la conversation. Les gens vont se dire, ah, mais attends, moi aussi j'ai vécu ça. Et là, paf, identification, connexion et engagement. Et c'est là que le switch se fait. L'idée, c'est d'avoir une sorte de storytelling partagé. Et il y a trois techniques simples qui peuvent vous aider à basculer vers le nous. La première, c'est de commencer par une question implicite. Tu connais ce moment où, dis-moi si je suis la seule, mais. Est-ce que ça s'est déjà arrivé de. Voilà, ce sont des petites formulations qui sont hyper simples, mais qui permettent à notre audience d'entrer directement dans l'action mentale. Notre audience réfléchit à sa propre expérience. La deuxième étape, c'est de parler en termes d'émotions universelles. Parce que même si vous partagez une histoire très personnelle, il faut l'ancrer dans une émotion collective, que ce soit le doute, la fierté, l'ennui, le rejet ou encore l'injustice, parce que c'est là que la magie va opérer. Et enfin, il faut évidemment inviter à réagir, mais de manière naturelle. À la fin de votre contenu, ne dites pas juste, voilà mon expérience, je voulais partir, partager, etc. Dites plutôt et toi, est-ce que tu l'as déjà vécu? Et surtout, qu'est-ce que tu ferais à ma place? Vous n'imposez rien, mais vous proposez et vous ouvrez un dialogue. Vous transformez votre contenu en une conversation. Et c'est ça qui fait qu'on a un storytelling qui est partagé et qui est donc beaucoup plus puissant. Faut pas oublier qu'à l'ère du scroll infini, les contenus qui cartonnent sont ceux qui vont réveiller quelque chose chez les gens, que ce soit une émotion, un souvenir, une croissance, un doute, une envie. Et bien vous pouvez provoquer tout ça juste en racontant votre quotidien si vous le racontez avec une intention collective. On n'est pas dans le regarder ma vie, mais plutôt dans, est-ce que ta vie te fait ressentir ça toi aussi? Et c'est ça qui fait qu'un post va devenir viral ou en tout cas qu'il va susciter beaucoup plus d'engagement que les autres contenus. C'est ça qui fait qu'une newsletter devient attendue ou qu'un podcast devient une sorte de safe place pour l'auditrice. Évidemment, vous n'avez pas besoin de vous mettre en retrait ou de vous effacer. Votre vécu, votre voix et votre sensibilité sont très précieuses, mais il faut qu'elles servent un message qui est beaucoup plus large que vous. Vous pouvez voir votre contenu comme une sorte de café avec une amie, vous racontez une histoire perso, vous la partagez avec sincérité, et vous regardez votre amie droit dans les yeux pour lui dire, je ne sais pas si tu l'as déjà vécu, mais en fait moi ça m'a retourné le bide et je crois que ça vaut le coup d'en parler. C'est ça qui créait du lien. Ce n'est pas un monologue, c'est un échange, ce n'est pas une leçon, c'est une rencontre. On a suffisamment de contenu éducatif sur Internet pour faire en sorte d'avoir la possibilité et le temps de créer du contenu beaucoup plus conversationnel. Ce que ça change concrètement pour vous, c'est que vous n'allez plus parler dans le vide, vous allez créer des rendez-vous, puisque les gens vont attendre vos contenus, et surtout vous allez faire grandir votre communauté autour de valeurs partagées, pas juste autour de votre expertise. Et c'est là que la fidélisation se fait. Quand les gens se sentent vus, entendus, et compris, et bien ils restent. Ils engagent avec le contenu, ils font confiance, et ils parlent de vous. Et c'est comme ça qu'on construit une marque personnelle qui est aimée autant qu'admirée. Maintenant on passe à un point que j'adore, et qui est c'est une sorte de jeu en fait. Vous allez créer votre personnage de contenu, bien évidemment sans trahir qui vous êtes. Mais, puisque vous n'êtes pas un personnage fictif, vous n'avez pas besoin de jouer un rôle. Mais vous devez choisir avec intention les facettes de vous que vous voulez mettre en lumière. Parce que votre présence en ligne est une version éditée de vous-même. Pas parce que vous êtes une personne fausse, mais parce que personne ne peut tout montrer de sa vie. Ni vous, ni moi, ni Lana Del Rey, ou Billie Eilish, ou ce que vous voulez. Mais la bonne nouvelle, c'est que vous pouvez créer une présence ultra authentique sans tout montrer. Vous êtes une personne qui est complète, qui est complexe également, et surtout pleine de nuances. Mais sur Internet, il faut que les gens puissent vous cerner rapidement. Il faut que votre message soit clair, et surtout que votre vibe soit reconnaissable. Et pour ça, il faut que votre vous en ligne soit en quelque sorte cohérent et régulier. Pas parfait, pas lisse, mais clair. Un peu comme une série Netflix. Il y a un style visuel, il y a des personnages aux traits marqués, une atmosphère, mais aussi et surtout une ligne directrice. On ne regarde pas Stranger Things pour avoir des vibes de Emily in Paris. C'est pareil avec vous. Votre audience a besoin de savoir dans quel univers elle entre quand elle consomme votre contenu. Pour bâtir votre personnage, vous avez quatre fondations. D'abord, ce qu'on appelle l'origine story. C'est un peu d'où vous venez, pourquoi est-ce que vous faites ce que vous faites, ce qui vous a amené là. C'est pas du tout une bio Wikipédia, attention, c'est le début de notre film. Par exemple, j'ai quitté un CDI confortable sans plan B parce que je supportais plus de me réveiller avec la boule au ventre. J'ai découvert le pouvoir du podcasting en enregistrant ma voix sous ma couette juste pour voir ce que ça donnerait. Votre origin story n'a pas besoin d'être spectaculaire, on est un peu monsieur et madame tout le monde, on a juste besoin d'être sincère dans notre démarche et surtout connecté à ce que vit notre audience. Le deuxième point, c'est notre mission. Qu'est-ce qu'on a envie de transmettre, de créer et d'échanger? Votre mission, c'est votre pourquoi. C'est le pourquoi derrière votre contenu. Et c'est surtout ce qui va donner envie aux gens de vous suivre sur la durée. Par exemple, je veux aider les femmes à se réapproprier leur voix, leur message et leur créativité. Je veux montrer qu'on peut réussir sans se brûler les ailes. Et bien évidemment, votre mission peut évoluer avec vous à mesure que vous grandissez, que vous apprenez des choses. Ce qui est important, c'est qu'elle soit toujours présente comme un fil rouge dans tout ce que vous allez créer. Le point suivant, c'est vos forces et surtout vos failles. Parce que les personnages parfaits, c'est chiant. On n'a pas envie, on ne s'attache pas, on ne les aime pas. Ce qu'on aime, c'est les personnes qui sont à la fois la lumière et les zones d'ombre. Vous êtes une personne qui est créative, bosseuse et intuitive, superbe. Parlez-en. Mettez-le en avant. Vous êtes une personne qui est bordélique, qui est impatiente et parfois paralysée par le doute. Dites-le aussi. Vous n'allez pas perdre en crédibilité, vous allez surtout gagner en humanité. Et c'est cette humanité qui va ensuite créer la connexion. Je suis ambitieuse, mais parfois je me fous la pression de malade. J'adore créer, mais je procrastine dès que ça devient trop technique. Je rêve grand, mais je me compare trop souvent aux autres. Votre vulnérabilité, quand elle est bien utilisée, c'est de l'or, tout simplement. Le quatrième point, c'est le fait d'avoir des traits identifiables. Vous voulez que les gens pensent à vous comme on pense à une copine, qu'ils sachent ce que vous représentez, comment vous parlez, ce que vous dégagez. Si je vous dis l'ENA situation, il y a de grandes chances que vous pensiez Hôtel Mafouf, Concombre épicée, My Girl, le Ang, French Bang, avec son pote Marcus. Bref, il y a plein de tics un peu et de traits identifiables qu'on associe immédiatement à sa personne. L'idée, c'est que vous fassiez la même chose de votre côté. Pour ceci, posez-vous quelques questions et surtout prenez votre temps, j'insiste là-dessus. Quelle est ma vibe? Quels mots reviennent souvent dans ma bouche? Parce que si vous avez des petites expressions comme ça, qui sont fun et qui sont drôles, genre je suis très faible, très fatiguée. Voilà, ça c'est Salia, une influencieuse marseillaise. Elle est connue pour cette phrase parce qu'elle l'a dit tout le temps. Pensez à, voilà, des petites expressions, des petites choses que vous dites. Quelles émotions est-ce que vous avez envie de faire ressentir? Et quelle énergie est-ce que vous avez envie de laisser derrière vous? Peut-être que vous êtes la meuf solaire qui parle de business sans bullshit. Peut-être que vous êtes l'ancienne oversinkeuse devenue entrepreneur intuitive ou la créative introvertie qui t'aide à te lancer. En gros, ici, vous trouvez votre personnage, pas en inventant un masque, encore une fois, mais en cristallisant une version de vous qui soit éloignée, reconnaissable et surtout inspirante. Et, bien évidemment, ce personnage de contenu, ça ne veut pas dire que vous allez devoir, à partir de là, montrer toute votre vie, exposer vos proches, parler de tout ce que vous ressentez en live, pleurer sur Internet, ce genre de choses. Vous avez bien évidemment le droit de poser des limites et de garder un jardin secret. Ce que vous montrez, c'est pas un mensonge ni une trahison, c'est, en quelque sorte, de l'écologie personnelle. Vous montrez ce qui sert à votre message, vous partagez ce qui nourrit la relation avec votre audience, et vous gardez pour vous ce qui est sacré. Je pense qu'on a tous vu et toutes les dérives avec Poupette Kenza, là, c'est important d'avoir des limites entre soi et son audience parce que sinon, ben, ça finit mal, tout simplement. Maintenant, j'aimerais vous dire que votre personnage, c'est pas une cage non plus, c'est une sorte de boussole, vous avez le droit d'évoluer, vous avez le droit de changer de style, de ton et de sujet, mais si vous avez posé des fondations solides, en fait, votre audience, elle sera jamais perdue parce que vous effectuez quelques changements, parce qu'elle vous suit pour vous et pas juste pour votre contenu, donc elle vous fait confiance et c'est ça, le pouvoir, entre guillemets, dans le fait d'avoir un personnage de contenu qui est bien construit. Maintenant, j'aimerais aussi vous parler de ce que vous n'êtes pas obligés de faire. Dans le monde de la création de contenu, je trouve personnellement qu'il y a une forme de pression sourde, un truc qu'on ressent, sans forcément Il faut forcément savoir l'expliquer. C'est cette idée, qui est fausse mais tenace, que pour réussir, il faudrait tout montrer, tout dire et tout partager, comme si notre audience devait avoir accès à chaque recoin de notre vie, de notre cerveau et de notre cœur. Bien évidemment, c'est faux. Vous n'êtes pas obligé de vous transformer en télé-réalité sous prétexte que vous voulez montrer les coulisses de votre activité ou de votre vie. Vous pouvez créer un contenu sincère, puissant et authentique sans vous exposer à outrance. Vous pouvez être une coach puissante sans parler de vos traumas d'enfance. Vous avez le droit de vendre des formations de qualité sans raconter chaque détail de votre chiffre d'affaires. Vous pouvez inspirer les gens sans vous effondrer devant une caméra. Vous choisissez ce que vous partagez et c'est tout. L'authenticité, ça ne veut pas dire transparence totale, ça veut dire cohérence entre ce que l'on montre et ce que l'on est vraiment. Et ça, ça change tout. Et vous avez le droit de faire ce que vous voulez. Vous avez le droit, évidemment, encore une fois, de poser des limites. Même si vous êtes créatrice de contenu, même si vous parlez de développement personnel, de business ou de maternité, vous avez le droit de dire aux gens, ce sujet-là, je le garde pour moi. Cette relation, je ne l'expose pas. Ce moment difficile, je le vis d'abord et je le raconterai peut-être plus tard si j'en ai envie. Ce n'est pas une retenue, c'est de la maturité émotionnelle. Ce que vous vivez n'a pas besoin d'être instantanément transformé en contenu parce que je pense que certains chapitres permettent d'être vécu en off. Et je pense que ça s'entend que c'est un sujet qui me tient à cœur puisque je parle plus fort. Je le vois. Dans mon enregistrement, les vagues sont plus intenses. Désolée pour vos oreilles. Mais j'aimerais quand même, voilà, vous dire que vous n'avez pas besoin de montrer votre visage tous les jours en story, de raconter votre vie de A à Z, d'expliquer chaque émotion que vous ressentez, de justifier vos choix stratégiques ou personnels, de parler de vos échecs en temps réel ou de publier quand vous n'avez rien à dire. De dire non à certains formats qui ne vous correspondent absolument pas et de créer du contenu pour partager une version choisie, sincère et utile de vous. On ne fait pas un striptease émotionnel avec notre création de contenu. Donc moi, ce que je vous recommande à partir de là, c'est de créer une ligne éditoriale émotionnelle. Donc quel type d'émotion est-ce que vous avez envie de transmettre? Ça peut être l'inspiration, l'apaisement, l'humour, la puissance, etc. Ça dépend de vous. Il n'y a pas de règle. Ensuite, vous vous demandez, est-ce que ce contenu est utile et surtout aligné? Plutôt que, est-ce que je me dévoile assez? Et enfin, vous gardez un espace sacré pour votre vie privée avec vos petits rituels, vos personnes et vos expériences qui sont à vous et seulement à vous. C'est, à mon sens, indispensable pour durer. N'oubliez pas que vous êtes un humain et pas un produit. Donc vous n'avez pas besoin d'être visible 24h sur 24, de répondre à toutes les attentes des gens. Ou de capitaliser sur chaque chose que vous vivez. Vous avez le droit de garder des choses pour vous, même dans un monde où on nous encourage. Même moi, je vous encourage. J'encourage aussi tout le monde à documenter sa vie. Voilà, je dis tout le temps ça, mes potes. N'hésite pas à documenter, etc. Oui, on documente, mais il y a une différence entre être présente et être exposée, être inspirante et être vulnérable à chaque contenu, être authentique et se mettre à nu. Être vrai sans être une vitrine. Voilà. Si vous n'avez pas confiance, si on ne vous kiffe pas vraiment, vous, ça ne va pas servir à grand chose ou en tout cas pas sur le long terme. Mais la bonne nouvelle, c'est que quand on crée du contenu qui est incarné, donc avec tout ce que je vous ai partagé dans cet épisode, n'hésitez pas à prendre des notes, à revenir dessus, etc. Quand vous êtes vraiment vous-même dans ce que vous publiez, vous n'avez plus besoin de vendre en forçant, entre guillemets. Vous allez attirer les gens. Vous voyez ce terme magnétique qu'on entend un peu à tort et à travers? Oui, c'est ça. C'est vraiment là que les choses vont se créer. Parce que les gens ne vont pas acheter votre offre, mais ils vont vous acheter vous. Et quand je dis comme ça, ça fait peut-être un peu peur, ce que je comprends. Mais c'est la vérité. Ce qui déclenche un achat, ce n'est pas seulement ce que vous proposez. C'est ce que vous incarnez. Vos valeurs, votre vision, votre personnalité, votre vibe. Et les gens veulent acheter des produits ou des services qui leur ressemblent et qui les inspirent et qui les élèvent. Et donc forcément, ça passe par vous. Il y a quelques années, on disait, fais du bruit, capte la tête. Fais de l'attention, sois visible partout. Et donc tout le monde était un peu comme dans une fourmilière. Maintenant, on dit, sois digne de confiance, sois quelqu'un de mémorable et surtout, sois cohérente et régulière. Quand une personne nous suit depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois, qu'elle lit nos newsletters, regarde nos stories, écoute notre podcast et qu'à chaque fois, elle se dit, elle me comprend trop, c'est exactement ce que je suis en train de vivre. Eh bien, en fait, le jour où vous allez proposer une offre, cette personne-là, c'est elle. Si ça répond à sa problématique, bien sûr, elle est déjà convaincue. Vous n'avez pas besoin de prouver votre valeur puisque vous l'incarnez déjà. J'espère sincèrement que cet épisode vous aura motivé sur cet aspect-là parce que ce que vous gagnez quand vous incarnez votre contenu en matière de vente et d'entrepreneuriat, c'est incroyable. D'abord, des clients et des clientes qui sont déjà en lien avec vous. Ce sont des personnes qui arrivent dans vos offres avec confiance, avec implication, avec excitation et non pas avec hésitation ou suspicion, déjà avec un esprit négatif. Ce sont des personnes qui savent pourquoi elles vous choisissent, vous, et pas juste votre programme. Ensuite, les ventes paraissent plus simples et plus naturelles. Vous n'avez plus besoin de pousser les gens, entre guillemets, vous n'allez plus vendre. Juste, vous vous présentez, vous partagez, vous proposez et les bonnes personnes vont lever la main. Et c'est là qu'on passe d'une entreprise de conversion à une entreprise de connexion. Et votre offre, ça devient tout simplement un prolongement de vous. Dans l'épisode où je parlais d'écosystème d'offres, je parlais d'écosystème d'offres. Quand vous avez une offre signature, ça devient tout simplement un prolongement de votre personne. Ce n'est pas juste un produit, c'est l'expression de votre mission, de votre parcours, de votre expertise et surtout de votre vision du monde. Et ça, ça contribue à créer une marque forte, une marque qui va vivre au-delà d'un lancement, qui fidélise et qui rayonne. Et je fais une petite mention pour les collaborations, les partenariats, etc. Parce que c'est vrai qu'il y a eu tellement d'abus que ça a un aspect très négatif. Mais croyez-moi que quand vous incarnez votre conscience, vous n'attirez pas que des clientes et des clients, vous allez également attirer des opportunités de collaboration, des invitations à des événements, le fait que des marques veulent bosser avec vous pour ce que vous représentez et vous devenez plus qu'une créatrice de contenu, vous devenez une ambassadrice d'une vision, d'un lifestyle et d'une manière d'être. Et ça, je trouve personnellement que c'est le genre de rayonnement qui ne se négocie absolument pas, mais qui se respecte et surtout se rémunère. Pour moi, c'est le genre de rayonnement qui ne se négocie absolument pas, c'est vraiment la clé d'un business durable. Parce que quand vous incarnez votre contenu, vous ne vous réinventez pas à chaque lancement, vous ne stressez pas à chaque changement d'algorithme, vous ne courez pas après l'attention ou la validation, vous créez une fondation solide, vous capitalisez sur qui vous êtes, sur votre constance et sur la confiance que vous inspirez. Et ça, c'est l'anti-burnout de l'entrepreneur. Alors on se fait un petit récap, là pour que vous ayez un plan d'action, parce que je vous ai donné plein d'informations, j'espère que je vous ai motivé avec mes vidéos, des petits changements d'énergie, etc. et l'intérêt et la passion que j'ai pour ça. Mais vous vous dites peut-être, ok, c'est super, ça me parle, j'ai envie de pivoter avec mon contenu, mais là, je ne sais pas par où commencer. Étape 1, vous clarifiez ce que vous voulez incarner. Vous ne pouvez pas tout montrer de vous, mais vous pouvez choisir ce que vous voulez refléter. Donc vous prenez votre espace Notion, une nouvelle page ou un carnet et un stylo et vous répondez à ces trois questions. Quelles sont les trois valeurs qui vont guider mon contenu? Quelles émotions j'ai envie que les gens ressentent après m'avoir vu, lu, écouté? Quelle est ma mission à travers tout ça? Pas la mission parfaite à vie, juste celle qui vous drive aujourd'hui. Quelles sont les deux, trois facettes de moi que j'ai envie de mettre en lumière? Et ça, déjà, ça vous donne votre socle, ce que les gens vont ressentir en pensant à vous. Étape 2, vous revenez à vos contenus avec ce nouveau filtre. Maintenant que vous savez ce que vous voulez transmettre, vous regardez les contenus que vous avez créés dernièrement et vous vous posez quelques questions. Est-ce que ces contenus vous reflètent vraiment? Est-ce que vous parlez avec votre audience et pas juste à votre audience? Voilà, le moi, nous, on en a parlé, c'est hyper important. Est-ce que vous montrez un peu de vous ou est-ce que vous restez en mode je donne des tips, je suis dans le contenu éducatif, je ne me mouille pas, je ne prends pas de position, je ne montre pas qui je suis? Et à partir de là, vous ajustez. Vous ajoutez une anecdote personnelle dans votre prochain post. Vous reformulez votre carousel en parlant à votre audience comme à une pote. Vous glissez une faille, une nuance, un doute dans votre prochain post. Vous faites une story et sans vous justifier, s'il vous plaît. Et vous terminez votre prochain email par une vraie question qui invite au dialogue. Pas besoin de tout changer, encore une fois. Vous gardez ce que vous faites déjà, mais vous infusez un peu de vous. Étape 3, on répète, on ajuste et on assume. Ce que vous choisissez d'incarner aujourd'hui n'est pas figé à vie, mais vous devez quand même lui laisser le temps de s'ancrer. Donc, il faut être patiente, assumer ses choix, répéter son message, montrer ses couleurs et oser être régulier. Si vous voulez être reconnu pour votre créativité qui est à la fois douce mais stratégique, alors montrez-la dans votre façon de parler, d'écrire et de créer. Même si au début, vous n'avez pas de retour, que vous avez l'impression qu'il n'y a pas trop d'engagement, que les gens ne réagissent pas, continuez. C'est comme ça qu'on sème des graines. Et petit à petit, les gens vont vous reconnaître, ils vont vous nommer spontanément, ils vont vous recommander et surtout, ils vont vous faire confiance. Et là, vous saurez que vous êtes passé du contenu diffusé à une marque incarnée. Pour compléter ce petit plan d'action, voilà une checklist que vous pouvez mettre en place. Dès cette semaine, ou en tout cas dès la semaine prochaine, mettre à jour votre bio Insta pour qu'elle parle de ce que vous incarnez, pas juste de ce que vous proposez. Planifier un contenu où vous racontez une histoire personnelle avec un « Et toi, est-ce que ça t'est déjà arrivé? » Créer un rituel de fin de story ou de newsletter. « À ton tour, dis-moi ce que t'en penses, c'est quoi ton mot du jour? » Reformuler un vieux post, un vieux contenu avec votre ton actuel et surtout plus incarné. Et oser publier un message qui vient de vous, pas juste pour l'algorithme. On s'en fout, si ça ne fait pas de j'aime, si ça ne fait pas de vues, vous le faites pour vous. Voilà, c'est un premier pas. Et petit à petit, vous allez voir que ce type de contenu aura plus d'engagement. Mais comme c'est nouveau, et comme ça vient un peu de nulle part, forcément, vous allez déjà avoir une sensation de mise à nu, donc être déstabilisé. Mais si en plus, votre audience ne réagit pas tout de suite, vous aurez envie de supprimer. Ne supprimez pas. Publiez pour vous, parce que ça vous fait plaisir. On n'en a rien à faire des vues, des likes, etc. Donc commencez avec là où vous en êtes. Et ce que vous avez, vous n'avez pas besoin d'attendre un nouveau branding, plus d'abonnés, une stratégie en béton, ou de mieux savoir ce que vous voulez faire. Vous pouvez commencer dès aujourd'hui, en fait, à créer du contenu plus incarné. Vous pouvez créer en étant pleinement vous, pas en essayant de faire comme les autres. Et croyez-moi, c'est ce qui fait toute la différence. C'est ce qui fait que vous devenez le personnage principal de votre contenu. Si vous avez cliqué sur cet épisode, avec ce titre, c'est que ça vous intéresse. Donc vous n'avez plus qu'à. Je n'avais pas fait un épisode aussi long depuis, des mois, voire des années. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire. C'est hyper important parce que je reprends un petit rythme, là, tranquille, sur l'été avec le podcast. Vos retours sont hyper précieux. Et n'hésitez pas à le partager si vous trouvez que c'est qualitatif. Voilà, c'est tout. Écoutez, on se voit la semaine prochaine. Et en attendant, incarnez votre contenu, les amis. Salut! Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si vous l'avez apprécié et que vous avez envie de soutenir le podcast de manière totalement gratuite, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à vous abonner et à laisser un avis sur Apple Podcasts ou Spotify. Et moi, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode sur Build Yourself. Sous-titrage ST' 501