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Dette US à 40 000 Milliards & Bitcoin qui explose ! L'histoire du Trésor contre le marché obligataire

22m 10s

Dette US à 40 000 Milliards & Bitcoin qui explose ! L'histoire du Trésor contre le marché obligataire

Ce matin, l'analyste se concentre sur la dette américaine, qui a franchi le cap historique de 40 000 milliards de dollars, et sur les taux d'intérêt qui explosent, atteignant des sommets inédits depuis 2007 en France, 2011 en Allemagne et 30 ans au Japon. Face à l'inaction de la Réserve fédérale, dirigée par Kevin Warsh, qui refuse de donner des directives claires malgré l'inflation, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a décidé d'intervenir sur le marché obligataire. Il a annoncé le doublement des opérations de rachat de dette à long terme, appelées buybacks, en vendant de la dette à court terme plus liquide, sur une durée prolongée à quatre trimestres. Cette action, bien que perçue comme une réponse politique pour apaiser les marchés, ne résout pas les problèmes structurels de fond, selon l'analyste. Elle a néanmoins entraîné une détente à court terme : baisse du dollar, hausse de l'or et envolée des cryptos, notamment l'Ether qui a pris 20 %, soutenu par un rachat massif de positions shorts. L'analyste reste réaliste et prudent, estimant que ces mesures sont temporaires et que la tendance haussière des taux persistera. Il privilégie une approche progressive par paliers, sans changer sa stratégie, et rappelle l'importance de comprendre les mécanismes macroéconomiques pour naviguer sur les marchés.

Transcription

4111 Words, 23062 Characters

French
Nous sommes le jeudi 20 août. Bienvenue dans ce morning moon. Nous allons parler de dette, de buyback, de trésor. Et nous allons parler également des cryptos qui s'envolent. Alors ça fait du bien. Est-ce que tout est acquis? Absolument pas. L'Ether a pris quand même 20%. Les autres cryptos ont suivi. Enfin, ont pas forcément suivi l'Ether, mais suivent le mouvement aussi. Bon, ça fait du bien, mais c'est absolument pas terminé. Alors, on va parler, ne vous inquiétez pas, je vais faire simple, en mode nature peinture. J'espère que vous allez bien déjà. Et en fait, le mouvement qu'on a eu hier sur le marché crypto, c'est aussi lié en grande partie avec l'intervention du secrétaire au trésor aux Etats-Unis, Scott Besant, je ne sais pas si ça se prononce comme ça, qui a été nommé par Trump en 2025, bref, qui est intervenu effectivement sur le marché, obligataire. Vous savez, le marché obligataire, c'est quand même un peu le nerf de la guerre, notamment du financement des Etats-Unis. Pourquoi maintenant? Parce qu'on a arrivé à un chiffre absolument hallucinant et colossal, le plus haut de son histoire, bien évidemment. 40 000 milliards de dollars. Je sais, je suis obligé de le répéter deux fois. C'est la dette des Etats-Unis. Voilà. 40 000 milliards. Alors, c'est un chiffre, vous allez probablement entendre un petit peu de partout aujourd'hui. Tel n'est pas déjà le cas. Depuis hier, un chiffre un peu qui fait le buzz, mais le plus important, c'est effectivement les taux d'intérêt. Les taux d'intérêt qui s'envolent. Ça, je vous en ai parlé depuis des semaines, des mois. Tout le monde le sait. On a effectivement des taux d'intérêt, notamment aux Etats-Unis, qui sont au plus haut depuis maintenant une dizaine d'années, une vingtaine d'années. On a des taux aussi en France à plus de 4 %. Vous savez, même 4,10 %. J'en ai parlé dans le dernier Morningwood. Des plus hauts depuis 2007. En Allemagne, c'est depuis 2011. Et pour le Japon, c'est depuis 30 ans, les taux d'intérêt qui explosent. Donc, le coût de la dette explose. Et puis, il faut se financer. Et donc, il faut se financer, que ce soit les Etats, que ce soit, bien évidemment, le coût des crédits aux professionnels, aux particuliers, aux entreprises, etc. C'est également aussi un risque sur le marché immobilier, bien évidemment, puisque le taux. des taux, notamment à long terme. Alors, en fait, ce qu'a annoncé le Trésor, c'est aussi pourquoi est-ce que le Trésor le fait aussi maintenant. Pas parce que ça fait 40 000 milliards de dettes et notamment parce que les taux sont hauts aussi, bien évidemment, mais parce que la réserve fédérale américaine ne fait pas grand-chose. Voilà. La Fed, je vous l'avais déjà dit, on avait fait le live ensemble, la première et la deuxième intervention de Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed. Quand même, moi, je trouve. Encore une fois, ce n'est que mon avis. Visiblement, je ne suis pas le seul, puisque, justement, le secrétaire au Trésor aux Etats-Unis intervient dans ce sens-là également, pour comment est-ce qu'on fait face à l'inflation et ces taux d'intérêt qui explosent. Donc, pour le moment, Kevin Warsh ne fait pas grand-chose, si ce n'est rien, en disant on verra, on verra, on verra, on n'agira quand il faudra agir et je ne donne pas de ligne directrice. Alors, on a eu les minutes du FOMC hier qui est, en gros, le rapport de ce qu'a déjà raconté Kevin Warsh il y a deux semaines. Il y a quand même trois membres du FOMC qui sont quand même très chauds pour relever les taux au mois de septembre. On a, effectivement, un marché qui anticipe, vous le savez, je vous en ai déjà parlé, 70% du marché estime qu'il y aura une hausse des taux d'ici la fin de l'année. Donc, ça, le marché a déjà l'information. Je vous rappelle que le marché est censé être efficient, donc intégrer dans les cours ce qu'il connaît maintenant à l'instant T. Et la Fed, vis-à-vis de ces taux, ne fait pas grand-chose, ne peut pas aller baisser parce qu'il y a de l'inflation et comment on fait face à l'inflation, etc., comment on gère le truc. Alors, la Fed peut intervenir directement sur le marché obligataire, peut directement faire des émissions, tout simplement, de relancer la planche à billes, tout simplement, ce qu'on appelle des quantitative easing, des QE, et aujourd'hui, pas forcément en mesure puisque derrière, ça crée de l'inflation qui est déjà quand même relativement élevée. Enfin, voire très élevée, même si elle a baissé ces derniers mois. Et donc, la secrétaire du Trésor a dit, OK, moi, je prends le truc en main. Alors, pour la petite histoire, Scott, il est donc Bessens, il a été gérant de Hedge Fund, il a été partenaire notamment de George Soros, vous savez, qui avait spéculé contre la livre. Et donc, il est assez, comment dire, sensible. Donc, justement, aux devises, aux taux d'intérêt, etc., etc. Bref, fin de la parenthèse. Et donc, il a intervenu pour doubler ce qu'on appelle doubler les buy-back. Alors, les buy-back, c'est quoi? C'est en gros, c'est une espèce d'opération pour dire, les crédits, vous savez, les crédits à long terme, donc à 30 ans, donc là, on passe les 5%, les 5,2, 25, 3%, les crédits à 30 ans sont moins liquides. Donc, on peut moins… Donc, on peut moins travailler le prix, etc., que sur du court terme. Voilà, c'est pour ça, petite parenthèse aussi, un petit parallèle avec, justement, on dit souvent que la spéculation à court terme, ce n'est pas bien, machin, etc. Ben si, ça part de la liquidité. La liquidité, c'est quoi? C'est la possibilité d'acheter et de vendre quand on veut. Voilà, ce qui n'est pas forcément toujours le cas sur des opérations sur du 30 ans, notamment en termes d'obligation. Et donc, en fait, ce qu'ils font, c'est qu'il a dit, je vais doubler, en fait, ces opérations. De rachat, en fait, ils rachètent leur propre dette. Ce n'est pas vraiment une impression de monnaie, en fait. C'est, j'utilise ma dette à court terme que je vends pour racheter de la dette à long terme. Et donc, ça fait baisser, notamment, les rendements à long terme pour dire, de toute façon, à court terme, moi, je peux faire les opérations un petit peu comme je veux. Le 30 ans, voilà, le problème, c'est que je ne peux pas faire vraiment comme je veux parce que c'est un peu le marché qui régule ça. Voilà. Il a annoncé doubler le truc. Je crois que ça commence au début du mois de septembre, en novembre, etc. Et il double également la possibilité de le faire, non pas sur deux trimestres, mais sur quatre trimestres. Donc, en gros, voilà, c'est une espèce d'opération. Alors, est-ce que c'est du maquillage? Est-ce que, je reparlerai juste après, mais voilà, on peut se poser la question, effectivement, de dire, OK. En gros, c'est mettre un pansement sur une jambe de bois que, de toute façon, les taux vont continuer à monter. Et là, c'est simplement d'essayer d'éteindre l'incendie avec un espèce de truc à court terme qui, de toute façon, ça n'a pas vraiment fonctionné sur des mois ou sur des années, encore moins. Et c'est simplement une opération un peu politique. Voilà, politique, parce que c'est pour ça que je vous ai le parenthèse avec la nomination, justement, de secrétaire au Trésor qui a été nommée par Trump. Voilà. Et il est quand même un peu impliqué d'un point de vue politique en se disant, ben voilà, les taux d'intérêt commencent à exploser. Ça pose des problématiques pour les crédits immobiliers, pour les entreprises, etc., etc. Et donc, voilà, on intervient là maintenant parce que c'est compliqué, parce que la Fed ne fait rien. Donc, c'est aussi un peu, je ne vais pas dire un bras d'honneur, mais en disant, putain, la Fed, il ne bouge pas le cul et donc, on va le faire nous, quoi. Alors, voilà, c'est un peu étonnant. C'est étonnant aussi parce que ce n'est pas forcément le rôle du Trésor, déjà. Et puis, voilà. Alors, après, on peut se poser aussi la question, wow, là, là, c'est exceptionnel, c'est grave, qu'est-ce qui se passe, machin et tout. Alors, non, parce que, alors grave, je ne sais pas, mais ça, l'avenir nous le dira. C'est vrai que ça fait 15 ans qu'on dit que les, enfin, 15 ans, j'exagère peut-être un petit peu, mais ça fait quand même des années, des années, en expliquant que les taux d'intérêt explosent et que c'est compliqué. Machin et tout. Mais c'est vrai que c'est un mécanisme, en fait, qui est connu, qui est habituel, qui a déjà été fait et qui continue d'être fait. Puisque là, en fait, ils vont, je vais dire simplement, ils doublent, en fait, ils vont mettre une grosse opération en doublant les buybacks, etc., etc. Donc, et la durée, justement, de tout ça. Donc, voilà, ce qui est important. Et qu'aujourd'hui, on a effectivement une intervention qui fait qu'on intervient sur le marché. Le trésor s'en occupe et relève les manches en disant, ben voilà, puisque rien n'est fait, moi, je m'en occupe, moi. Donc, ça a soulagé un petit peu les marchés à court terme, surtout le marché obligataire, parce que c'est le premier truc effectivement impliqué. C'est-à-dire que on a une baisse plutôt. Voilà, des rendements, plutôt une baisse du dollar américain, il y a l'eurodole qui remonte, il y a l'or qui monte et il y a tous les actifs risqués, type surtout les cryptos, qui ont explosé à un moment donné. Alors, les cryptos, il y a aussi un autre phénomène, c'est, voilà, il y avait des shorts massifs dessus, donc il y a eu des rachats de positions shorts. Je crois que c'est d'ailleurs le. Je crois que c'est la plus grosse liquidation vendeuse qu'il y a eu sur le marché crypto. Alors, je verrai. Référez, vérifiez aussi de votre côté. Mais depuis le plus gros rachat de short de l'histoire des cryptos. Voilà, en une journée. Voilà, regardez quand même, vérifiez cette info. Enfin, vérifiez toutes les infos d'ailleurs, de manière générale. Mais encore plus celle-ci. Mais bref, on a eu des rachats de position short qui ont été monstrueuses. Alors, c'est normal. Parce que voilà, quand vous avez effectivement, surtout un marché qui est quand même très peu volatil depuis maintenant des jours et des semaines. Moi, je vous ai dit, déjà, sur le marché crypto, moi, je ne change pas d'avis. De toute façon, ce n'est pas que c'est trop tard. C'est que d'un côté, de toute façon, voilà, moi, mon choix a été fait. C'était d'acheter par palier, de manière progressive, certaines cryptos. Notamment le Bitcoin, vous en avez déjà parlé depuis un moment. L'Ether, etc. Voilà, je me fais déborder, bien évidemment, sur beaucoup de cryptos. Je ne m'en cache pas et c'est la réalité de la situation. Si on regarde sur du long terme, donc, enfin, ce n'est même pas sur du long terme. C'est sur du weekly, donc sur des données hebdomadaires ou une bougie égale. Alors, moi, ce qui permet d'avoir une vue un petit peu plus, une prise de recul et une vue un petit peu plus longue, l'Ether, on est dans un range depuis maintenant des années. Ce n'est pas nouveau. Le Bitcoin, c'est moins le cas. Moi, j'estime qu'on est toujours dans une tendance long terme haussière. Vous avez un long canal ascendant. Je vous l'ai déjà partagé un petit peu de partout sur EVT, sur X, etc. Même en vidéo, d'ailleurs. Je reprendrai les débriefs à deux la semaine prochaine pour info. Et donc, on est plutôt dans des zones, justement, d'intérêt pour, je ne vais pas dire accumuler tous ces trucs-là, d'empiler tous les jours, tous les jours, tous les jours et parler du partir du principe que tout va bien se passer dans le meilleur des mondes, sur tous les actifs sur lesquels j'empile depuis des années. Moi, je ne suis pas très à l'aise de ça. Je ne le fais pas moi-même. Donc, je ne peux pas dire que c'est bien ou que ce n'est pas bien. Donc, je ne suis pas là en train de juger. J'explique juste que ce n'est pas ma façon de voir le truc. C'est encore une fois, il y a autant de profils d'investisseurs. C'est l'investisseur. Mais voilà, je préfère intervenir par palier. Ces paliers, il y en avait même un, d'ailleurs, qui n'est toujours pas atteint sur Bitcoin. Je ne sais pas s'il va avoir lieu ou pas, s'il va être atteint ou pas sur les 55 000 dollars. Donc, voilà, je me garde toujours un petit peu de marge. J'essaye du mieux possible. Ce n'est pas forcément le cas, par exemple, sur les terres, etc. Bon, bref, tout ça pour dire que, voilà, donc hier, on a notamment les terres qui prend 20%, etc. Donc, voilà, c'est ces deux phénomènes réunis qui font que le marché est un petit peu soufflé. Voilà, donc est-ce que ça va corriger la tendance, on va dire, du marché obligataire à long terme? Pour moi, la réponse est non. Est-ce qu'aujourd'hui, ça permet effectivement de détendre à court terme? Est-ce que c'est politique ou pas? Moi, je ne suis pas du tout, enfin, vous le savez, sinon je vous le redis, mais je ne suis pas du tout dans le mode politique et encore moins complotiste, machin, ces trucs-là. Autre chose à faire. Et je n'ai pas envie de rentrer dans ça. Je n'ai pas envie de rentrer dans ces trucs-là, même si probablement il y en a. Et puis, je n'aime pas du tout ça, la politique. Moi, je suis très, vous savez, preuve en est, je suis très nature-peinture. Je préfère faire les choses simplement, être simple. Et puis, voilà, avec mes valeurs, alors ça ne plaît pas forcément à tout le monde et je m'en fous. Et m'entourer, en fait, de personnes qui sont avec les mêmes valeurs que moi plutôt que, voilà. Bref, parenthèse fermée. Donc, je ne suis pas du tout dans ce délire. Mais, voilà, on peut se poser effectivement la question politique. On peut se poser aussi la question de. La véracité du truc et la solidité, justement, de cette annonce. Et le fait de faire des buy-back de manière plus importante, deux fois plus importante, deux fois plus longue. De racheter, en fait, de la dette long terme en vendant de la dette à court terme. Parce que c'est plus liquide. Est-ce que ça va solutionner le truc? Non. Parce que c'est un problème structurel, c'est un problème de fonds, c'est un problème d'inflation, c'est un problème de dette, de confiance envers les États, etc., etc. Et d'ailleurs, voilà. Ce qui est assez. Ce qui est assez étonnant, c'est que, bon, déjà, le Trésor l'avait déjà fait. Les États-Unis l'ont déjà fait pour eux-mêmes. Ils l'avaient déjà fait aussi de manière conjointe. Vous savez, vous vous souvenez avec le Japon. Avec les taux au Japon qui étaient extrêmement hauts. Je vous avais dit, je vendais d'ailleurs le dollar Yen. Alors, en prévision de ça, parce qu'il l'avait déjà fait sept années de reprise, il y a eu des gros mouvements. J'avais mis un ordre conditionné sur le marché, un ordre à seul déclenchement. Ça s'est déclenché. J'ai fait mon TP1, mon TP2. J'ai dégagé, hop, sur les. 156,30, mon deuxième objectif. On a fait. C'était quasiment le point bas. Et puis, derrière, c'est en train de remonter. Donc, vous voyez qu'en fait, ça a des réactions, en fait, à court terme, sur une journée, deux journées, trois journées. Et puis, derrière, finalement, en fait, le problème de fond, il n'est pas effacé, quoi. Donc, voilà. Les États-Unis l'avaient déjà fait de manière conjointe avec le Japon il y a quelques semaines. Ils le font aujourd'hui pour eux. Ça a déjà été le cas. C'est des opérations qui sont normales, j'ai envie de dire. Certains disent, encore une fois, on met des mots. On s'en fout de mettre des mots. On s'en fout de mettre des mots, mais certains appellent ça un QE light, en disant, voilà, c'est un petit QE, mais pas vraiment un QE, parce qu'on ne remet pas de l'argent sur le marché, quoi. En gros, sur le. Pas sur le marché, que ce soit sur le marché tout court ou en rachetant des trucs avec de l'argent, finalement, qu'on crée avec la planche à billets. Voilà. Donc, vous savez tout sur ce phénomène-là. Je voulais faire un morning mood vraiment basé là-dessus. Donc, tranquillement, voilà, on a les marchés américains qui. sont un petit peu stabilisés, qui remontaient un petit peu, toujours drivés par l'IA, bien évidemment, l'or qui continue à monter, les matières premières au sens large. Et on a. Et on a globalement un marché obligataire qui est un peu en PLS et qui a un problème de fond. Mais aujourd'hui, est-ce que je suis pessimiste d'un point de vue macro? Je ne vois pas comment est-ce qu'on peut être optimiste. Donc, oui. Est-ce qu'en mode panique, tout va s'effondrer, c'est la fin du game? Non, absolument pas. Et on le voit très bien que, voilà, les marchés s'en sortent. J'ai envie de dire presque systématiquement, en tout cas depuis ces dernières années, qu'il y a une guerre, le pétrole qui explose, qui fait foie d'oeufs, puis finalement, ça rebaisse. Alors, ça intervient aussi, d'ailleurs, au moment où, voilà, je crois que le marché est en train aussi de se poser quand même pas mal de questions sur la guerre en Iran, qui s'enlise. On voit, il y a des accords, pas des accords. Enfin, c'est. C'est pas trop où est-ce qu'on va, et on s'enlise un petit peu dans le truc, et ça pose quand même pas mal de questions. Je pense que, voilà, encore une fois, il y a un marché, en tout cas, qui ne fait pas semblant. Et si vous vous souvenez, et je reprends toujours cet exemple-là, depuis maintenant pas mal de temps, quand Trump avait commencé à mettre en place et à annoncer ses droits de douane, vous vous souvenez, donc le marché avait dévissé complètement. Ils disaient, putain, c'est quoi ce bordel? Excusez-moi du terme, les enfants. Mais c'est ça. Donc le marché a commencé à s'effondrer, et surtout, on a eu, en fait, le marché obligataire qui a explosé, quoi. Les taux obligataires ont explosé. Et c'est là où, deux jours après, Trump, en fait, probablement, on a dû lui dire, ses conseillers, ils ont bien fait, en disant, mon coco, le marché obligataire, lui, il ne fait pas semblant, il n'est pas là pour rigoler, et on n'est pas là pour faire de la politique ou quoi que ce soit. Et c'est ça qui drive un petit peu tout, quoi. Parce que c'est le financement pour les entreprises, parce que c'est le financement pour la dette, d'ailleurs, de l'État lui-même. Voilà, il faut financer la dette. Le coût d'intérêt de la dette, aujourd'hui, notamment en France, ça explose tous les budgets. Donc, aux États-Unis, ça explose également tout. Et, il faut la rembourser, quoi. C'est un mécanisme normal et légitime. On te prête de l'argent, en échange, derrière, t'as un rendement parce qu'on te prête de l'argent. Il faut rembourser mon coco, quoi. Ou alors, tu fais faillite. Voilà, je simplifie un peu le truc, mais c'est ça. Et le marché obligataire, il ne fait pas semblant. Donc, quand tu te mets en face et quand c'est le coût de l'argent, il n'y a pas de sensibilité, quoi. Il est très stoïque. Donc, c'est pour ça que Trump, il avait fait, à l'époque, son taco. Donc, aujourd'hui, on est effectivement dans ce mécanisme-là où on essaye de colmater un petit peu les brèches avec ce qu'on peut, avec les outils qu'on a. Et quand il y a un acteur qui ne le fait pas, comme la Fed, il y a le trésor qu'il le fait parce que c'est un peu son rôle, quoi. C'est un peu son rôle. Le taux à 10 ans, notamment, c'est de dire, moi, il faut que j'arrive à réguler un peu ce truc-là parce que moi, j'ai un budget à tenir et je ne peux pas rembourser des taux qui explosent non-stop, quoi. Donc, voilà. Je fais avec les outils que je maîtrise, en tout cas, pour le moment et que j'arrive à maîtriser. C'est pour ça que je disais, aujourd'hui, le marché s'en sort tout le temps parce qu'on a vu avec des interventions de la Réserve fédérale américaine qui sont maintenant ultra rapides. Quand on a des tensions sur le marché bancaire, par exemple, quand on a des boîtes qui sont potentiellement en train de faire faillite ou qu'il y a des problèmes, on rachète le truc et ne vous inquiétez pas, on sort la planche habillée et on y va et on colmate à fond. On verra plus tard pour rembourser tout ça. Sauf que à un moment donné, effectivement, il faut rembourser ou en tout cas, il faut continuer à rembourser pour le moment, le temps qu'on arrive à trouver une solution. Donc, aujourd'hui, le marché s'en sort, tant mieux. Mais voilà, donc, c'est pas du pessimisme, c'est en tout cas du réalisme et de comprendre justement ces mécanismes-là. Voilà, messieurs, dames, pour ce morning mood de ce matin. Un peu focus là-dessus, je pense que c'est important de comprendre un petit peu tous ces mécanismes-là. Ça, j'ai envie de dire, nous servira, vous servira et me servira de plus tard. On en reparlera bien évidemment. On se tient au coin à ce niveau-là. Comme ça, vous comprenez un petit peu les mécanismes, mais aussi, peut-être aussi en partie, en tout cas, la raison des cryptos où il y avait très, très peu de vols. Volatilité, un short squeeze et derrière des plus grands. Est-ce que je change de fil d'épaule? Est-ce que j'empile maintenant plus qu'hier? Absolument pas. Vous connaissez un petit peu ma façon de raisonner et surtout d'agir sur le marché depuis maintenant des années, notamment en gestion active. C'est plutôt acheter quand personne n'en veut et plutôt être un petit peu plus mesuré, voire d'alléger si je peux, quand le marché rebondit. Donc là, aujourd'hui, je ne peux pas me permettre d'alléger quoi que ce soit puisque sur certaines, je ne suis pas rentré très bien. Ce n'est pas non plus 10-20% quand vous avez des cryptos qui ont perdu pour beaucoup d'entre elles entre 60 et 80% de leur valeur depuis les ATH. Bien évidemment, depuis les ATH, pas depuis le début qu'elles existent ou que depuis plusieurs mois, ce n'est finalement pas grand-chose. Encore une fois, la volatilité qu'on a à la baisse, c'est parfois aussi équivalent, j'ai envie de dire relatif par rapport à la volatilité, qu'on a à la hausse, c'est ce qu'on a connu par exemple sur l'IA. L'IA qui perd 30-40%, 50% sur certaines valeurs, au final, quand elles ont fait x10, on reste encore sur des multiplicateurs pendant toute la montée qui sont beaucoup plus élevés finalement que le niveau de la baisse qu'elles ont connu. Donc c'est peut-être justement à ce moment-là qu'il y a des opportunités et ça a été le cas. Voilà, M. Dab, c'est pareil sur SpaceX, vous voyez, elle a pris 60% après son IPO. Derrière, elle a perdu 50%. Un peu moins. Enfin si, elle a perdu quand même 50%, depuis c'est plus haut. Parce qu'on est monté à 220, on a fait 110, j'ai repayé à 112. Quand personne n'en voulait en disant ça y est, de toute façon, c'est de la merde. Finalement, vous voyez, depuis, elle a pris 30%. Donc encore une fois, il faut être tranquille. Il faut y aller de manière progressive, un petit peu sur des opportunités. Les opportunités, il y en a toujours. Je pense que c'est important de comprendre les mécanismes, macro, techniques. C'est d'allouer un petit peu les deux, d'avoir le curseur un petit peu, j'ai envie de dire, entre les deux. En tout cas, c'est ma façon de faire et je vous le partage de cette manière-là. Je vous embrasse, je vous souhaite une très très belle journée. N'oubliez pas de vous abonner, si tel n'est pas déjà le cas, à ce morning good. Et on se retrouve très très vite, force et honneur. Ciao.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La dette américaine atteint 40 000 milliards de dollars, un record historique, avec des taux d'intérêt au plus haut depuis 10 à 30 ans selon les pays.
  2. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, intervient pour doubler les opérations de rachat de dette (buybacks) à long terme, en utilisant la dette à court terme plus liquide.
  3. La Fed, dirigée par Kevin Warsh, reste passive face à l'inflation, malgré trois membres du FOMC favorables à une hausse des taux en septembre.
  4. Cette intervention a provoqué une détente à court terme sur les marchés, notamment une baisse du dollar, une hausse de l'or et une envolée des cryptos.
  5. L'Ether a bondi de 20 %, alimenté par un rachat massif de positions shorts, possiblement le plus important de l'histoire des cryptos.
  6. L'analyste reste prudent, estimant que ces mesures sont temporaires et ne résolvent pas les problèmes structurels de dette et d'inflation.

Summary:

Ce matin, l'analyste se concentre sur la dette américaine, qui a franchi le cap historique de 40 000 milliards de dollars, et sur les taux d'intérêt qui explosent, atteignant des sommets inédits depuis 2007 en France, 2011 en Allemagne et 30 ans au Japon. Face à l'inaction de la Réserve fédérale, dirigée par Kevin Warsh, qui refuse de donner des directives claires malgré l'inflation, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a décidé d'intervenir sur le marché obligataire. Il a annoncé le doublement des opérations de rachat de dette à long terme, appelées buybacks, en vendant de la dette à court terme plus liquide, sur une durée prolongée à quatre trimestres.

Cette action, bien que perçue comme une réponse politique pour apaiser les marchés, ne résout pas les problèmes structurels de fond, selon l'analyste. Elle a néanmoins entraîné une détente à court terme : baisse du dollar, hausse de l'or et envolée des cryptos, notamment l'Ether qui a pris 20 %, soutenu par un rachat massif de positions shorts. L'analyste reste réaliste et prudent, estimant que ces mesures sont temporaires et que la tendance haussière des taux persistera.

Il privilégie une approche progressive par paliers, sans changer sa stratégie, et rappelle l'importance de comprendre les mécanismes macroéconomiques pour naviguer sur les marchés.

FAQs

La dette des États-Unis a atteint 40 000 milliards de dollars, un niveau historique, ce qui a conduit le secrétaire au Trésor à intervenir sur le marché obligataire.

Le Trésor est intervenu car les taux d'intérêt à long terme explosent, le coût de la dette devient insoutenable, et la Réserve fédérale (Fed) n'agit pas suffisamment pour y remédier.

Le buyback consiste à racheter sa propre dette à long terme en vendant de la dette à court terme, plus liquide. Le Trésor a annoncé doubler ces opérations et les étendre sur quatre trimestres pour faire baisser les rendements à long terme.

L'intervention a soulagé les marchés à court terme, entraînant une baisse des rendements obligataires, une hausse de l'or et des actifs risqués comme les cryptos, notamment l'Ether qui a pris 20%.

La hausse des cryptos est due à l'intervention du Trésor qui a détendu les marchés, mais aussi à un short squeeze massif, avec le plus gros rachat de positions short de l'histoire des cryptos en une journée.

Non, cette intervention est une solution à court terme. Le problème de fond reste entier : l'inflation, la hausse des taux et la confiance envers les États ne sont pas résolus par ces opérations de rachat.

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