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Dans le Bain #6 - Charles Negre

88m 7s

Dans le Bain #6 - Charles Negre

Dans cet épisode du podcast "Dans le bas", Roxanne Moron interviewe Charles Le Negra, photographe de nature morte, chez lui à Paris. Charles présente son livre "Saidwork Stills", publié chez RVB Lundin, qui capture les déchets abandonnés sur les marchés parisiens après leur fermeture, avant qu'ils ne soient nettoyés. Le projet a duré quatre ans, durant lesquels Charles a photographié ces scènes éphémères avec un appareil moyen format et un flash, souvent aidé par un assistant. Il souligne que l'intuition et la persévérance sont cruciales, car il ne savait pas au départ si le projet aboutirait. Inspiré par Irving Penn, Charles cherche à transformer le banal en poésie, équilibrant ses commandes commerciales pour des marques de luxe et ses projets personnels. Il enseigne également la photographie, partageant sa vision de la créativité. Son parcours a commencé à 18 ans en Suisse, où il a été le plus jeune étudiant à l'École de design, apprenant à construire des images plutôt qu'à simplement documenter la réalité. Il insiste sur l'importance de dire non à certains projets commerciaux pour préserver son intégrité artistique, et sur la nécessité de cultiver sa créativité à travers des projets personnels, même si cela prend du temps. Charles décrit son processus créatif comme un équilibre entre exploration et rigueur, acceptant les échecs comme des étapes nécessaires.

Transcription

15776 Words, 86502 Characters

French
Salut tout le monde, je m'appelle Roxanne Moron et vous écoutez dans le bas. Aujourd'hui, je suis accueillie par le photograph de nature morte Charles Le Negra. C'est un épisode un peu plus long que les précédents, à l'image d'un parcours qui a commencé tôt. Il a été le plus jeune étudiant de l'écale en Suisse, puis très vite représenté par son agent, Karol Lembert, avec il travaille encore aujourd'hui. Cette épisode change aussi un peu de format, on entre directement dans son travail, dans ses projets, avant de revenir sur son parcours. Avec déjà une quinzaine d'années de pratiques, Charles Le Negra partage sa vision de la nature morte, sa manière de cultiver sa créativité, la place que prend l'enseignement dans son équilibre, et comment on peut créer une série originale en partant d'un concept simple, en bas de chez soi. Dans la naturelle curieux, il parle librement son rapport au travail, comment naviguer entre photographes incommercels et pratiques personnelles sans forcément les opposer. Il se touriste tout, et surtout, il n'a accepté de ne pas tout réussir. On parle du doigt de la perfection, comme d'une étape nécessaire du processus créatif. C'est un photograph de nuance, décès, d'aller retour, quelqu'un qui avance en faisant et qui explore. Je vous laisse avec notre conversation dans le bas épisode 6. Bonne écoute. Salut tout le monde, vous écoutez dans le bas, et aujourd'hui on est chez le photograph de nature morte, Charles Le Negra, perché au 10ème étage dans le 19e arrondissement, Charles, comment tu te sens aujourd'hui? Ecoute, ça va? Pas l'habitude de l'exercice, mais à l'amusie? À l'amusie, let's go. Pour la petite anecdote, du coup, Charles, en 2016, j'ai fait mon premier stage au Sué Zéro, et mon tout premier plateau, c'était le tiens. Tu faisais un éditorial, je sais pas pourquoi, mais c'était très impressionnant. Et du coup, depuis ces 10 dernières années, j'ai suivi ton travail, et nous voilà chez toi. Je suis trop contente. Bon, heureux de vous accueillir. Vestamment, la dernière, tu as sorti un livre qui s'appelle "Saidwork Stills". Est-ce que tu peux nous en parler? Et nous dire ce qu'il raconte de toi et ton travail? Oui, alors, ce livre, il est sorti chez RvB Lundin, c'est un livre de nature morte classique, on va dire. Tiens, je vais le récupérer. Et en fait, ce que j'ai voulu dire par ce livre, c'est finalement tous les sujets artistiques, ils ont conceptués, tous les sujets photographiques, ils peuvent vraiment être en bâte chez soi. Enfin, on rentre vraiment dans le dur directeur, mais voilà. Je trouve que. Déjà peut-être on peut le décrire pour des personnes qui n'ont pas vu. Alors, ce livre, le sujet, c'est la fin des marchés, des marchés parisiens en l'occurrence. Donc, tous les détritus et tout ce qui a été abandonné à la fin des marchés, avant que les glaneurs et les glanèuses le récupèrent, disons que je le documente. Et juste après que ce soit documenté, ça disparaît dans les poubelles. C'est balayer par l'eau de l'Amérique Paris. Et du coup, c'est un moment entre deux, vraiment effémère, avec une sorte de beauté, des compositions abstraites, des compositions harmonieuses que j'essaie de documenter. Et c'est une collection de ces images qui se retrouvent dans le livre. Et moi, la première fois que j'ai ouvert ton livre, je me suis demandé si ce n'était pas du studio. Tallant, c'était bien stagé, bien éclairé. Est-ce que ton intention, c'était de. justement, on perd sur bien la lecture de la personne qui l'ouvrirait, ou tu as gardé une inéditoriale qui était un peu basée sur ton intuition. Ça, c'est passé comment, tu l'as fait sur combien de temps? Comment ça, c'est passé? Alors, c'est vrai que j'ai une déformation, parce que je suis photo-ref commerciale, mais c'était volontaire sur ce sujet, d'essayer d'isoler les scènes et d'avoir une lumière globale, mais d'une précision vraiment extrême. Et du coup, ça donne des images qui sont entre l'atificiabilité et la réalité. Le truc dans ce livre, qui est assez cool, c'est qu'en fait, tout le monde croit que c'est réarrangé, sauf qu'il y a peut-être un quart, tu vois, qui est vraiment réarrangé. Et d'ailleurs, toute seule qui sont réarrangés, elle paraisse assez naturelle et contraire. Toutes celles qui étaient naturelles, et je ne crois pas. C'est-à-dire que dans la nature, on peut trouver des formes, des choses, des compositions déjà faites, qui sont tellement harmonieuses, faut juste avoir la bonne distance et la bonne approche pour pouvoir les capturer en gros. Et là, disons que ce n'est pas du tout simple cette histoire, parce que ça durait quand même quatre ans. Ah oui, c'est sur quatre ans. Ouais, quatre ans. Et quatre ans dans une fréquence où tu vas au marché, tous les combien, il ne faut pas moi, tous les semaines. Il y a eu des phases. Des fois, j'y allais vraiment deux fois par semaine et des fois, je ne suis pas allé pendant trois mois. Je pense que c'est vraiment un image de un projet personnel. C'est que tu peux pas le mener de froux, de AZ sans avoir dépose, sans être un tout petit peu perdu, quoi. Surtout qu'au début, ça ressemble à rien. C'est-à-dire que imagine-toi, tu vas dans la rue, parce qu'en fait, je reviens de Covid. L'histoire, c'est ça. Je reviens de Covid. J'ai envie de faire un livre. J'ai envie de faire un nouveau projet. Surtent de moments où on a pu réfléchir, remplir des carnais. C'était bénéfique. Je ne savais pas trop quoi faire. Et je m'étais dit, les déchets, il y a un truc, que je veux peut-être aller voir les marchés, parce que j'avais fait une fois une photo avec mon téléphone de goblets, dans l'eau, et puis ça me faisait penser à des coquillages. Et je me suis dit, il y a forcément un truc à faire avec ça, peut-être. Donc je reviens de Covid. Je vais sur un marché place monge. Je fais des photos. Mais vraiment, ça ressemblait à rien. C'était des photos comme tu peux te l'imaginer sur le bitume, de truc écraser, mais vraiment pas très beau. J'avais quand même pris un petit flash avec moi, mais ça ne marchait pas du tout comme je l'imaginais. Donc, petite déception, mais bon, il faut toujours avancer, en gros il faut toujours, il faut jamais s'arrêter. J'ai retourne une autre fois, et là, je fais une image où je me dis, "Ah, une crevette! La tête était écrasée, mais le corps était bien." Et j'avais mis le flash un peu plus proche que d'habitude. Et je trouvais que. Elle était vraiment belle, elle avait ce côté presque un peu publicitaire, et tout. Alors qu'elle était vraiment. Elle sentait fort, quoi. Et je me suis à peut-être, il y a des émotions là-dedans. Du coup, j'ai percevéré, et en fait, plus on fait des images, plus il y en a certaines qui sortent du l'eau. Tu sais jamais quand tu les fais si elles vont être bien. Simplement, il faut y aller beaucoup de fois. Et au bout d'un monde, en tri, je pense que je suis sorti avec 600 images. Ils ont été faites en film, que chaque fois j'ai tiré, etc. Tu savais quel moitié sur ce projet-là? C'était un RZ, donc c'est quand même un peu gros. Je vais sur le marché. J'arrive, il y a un traipier, il y a un RZ. Pour être en macro comme ça, il faut utiliser des bags, donc, c'est quand même un gros truc. Ensuite, il y a un flash, donc j'y vais toujours avec un ami, enveu soi, où ma copine à l'époque, où un assistant, parce qu'il faut quand même tenir un flash. Et puis, on est bousculés, c'est le bord, elle autour de nous, il y a beaucoup de gens. C'est complexe, il y a des marchés, une marchée de Belleville, où le marché, dans le 18ème, ou du 19ème, c'est des marchés où on ne t'est pas bien accueillis, etc. Donc il faut quand même regarder toujours un peu où est-ce que t'es, parce que t'es vraiment dans le canivot. Oui, tu m'étonnes. Ouais. Et c'est comme ça que tu es voulu pour le projet, quoi. Et puis finalement, tu serais démarché auquel tu reviens, parce que, en fait, les textures de sol sont mieux, parce qu'il y a plus de pointsonniers, et qu'en fait, enfin, les poissonniers, c'est toujours bien, parce qu'ils ont une variation de produits, de déchets, de trucs. Donc finalement, j'avais mes marchés préférés auxquels j'aurais retourné. Et ils te reconnaissent, oublierment, donc ils te lancent des légumes écrasés, ils te lancent, ils te donnent des bacs des fois de trucs pourits. Donc en bac, c'est déjà une composition en soi. J'ai ramené jamais rien sur le marché pour agrémenter les compositions, ils étaient tel quels sur le moment. Et voilà, et au bout d'un moment, j'avais l'impression qu'il y avait un peu d'émotion dans certaines images, les émis ensemble. J'y croyez pas du tout. Je me souviens, j'ai demandé à un pot à, je peux te montrer ce projet. Ça lui fait plaisir si je parle de l'une avec sans de gurgher. Je lui montre les images, ils me disent, "Mais qu'il faut faire un livre, c'est trop bien." Et je fais "M" et en vrai, c'est un intérêt de personne. C'est le projet de. "Façait dans la rue, c'est des déchets." Et c'est là où ça a cliqué, je me suis dit, "Mais si t'arrives à faire un projet, en bas de chez toi comme ça, qui, vraiment le sujet, c'est rien à la base." Et que tu le transformes, c'est vraiment ça un peu la photographie. C'est de prendre un quotidien, un lieu des personnes qui ont des fois, on a la pression qu'on a rien à dire. Puis avec ton prisme et avec ton angle, t'arrives à donner une lecture de ça, un langage astru qui est finalement. Ça peut marcher, du coup, RVB était partant. Les maisons d'édition, ils m'ont fait confiance. Et c'est là où ça prend forme, et tu prends un peu plus confiance en toi en disant, "Bon, ça peut peut-être devenir un projet intéressant." Et puis, après, en fait, c'est ça la pertinence, tu la questionne tout le temps. Est-ce que vraiment c'est pertinente de sortir un livre, de te. disons le cruement de buter des arbres pour pouvoir imprimer ça, bien finalement, au bout d'un moment, tu commences à te faire l'idée que ça peut intéresser des gens. Et c'est cool, parce qu'après, c'est une aventure. Ça dure deux ans. Pour le faire, le design était fait par Guillaume Schuarch, avec qui j'étais en classe, on était genre "Méorpot" en 2006, 2007. Ensuite, c'est tu tu dons quoi, et c'est lui qui a fait tout le design, donc tu développe la fois. Donc le sujet est fait, finalement presque forme fonction, on en parlera plus tard, mais tu t'as d'un juste à la forme et c'est un exercice super satisfaisant. Et finalement la forme, je ne sais pas, des gens ils aiment bien, c'est quand même assez incroyable. Et tu dirais que ton processus créatif dans un moment comme celui-là, quand tu démarres une série, et que tu sais pas trop, tu n'as pas spécialement d'intention derrière, est-ce qu'il n'est après ces quatre années, il n'est quand tu vois la photo de la crevette, tu dis à un truc à faire, est-ce que tu sais ce que tu veux raconter comme histoire, on sait plus une démarche de, en fait, réussissons à transformer le banal en poésie, il se passe quoi dans ta tête? La crevette, carrément la crevette. La crevette. En fait, ce n'est pas grand chose, simplement, tu penses rarement, c'est-à-dire que, vu que ce n'est pas censé être un livre à la base, ça c'est un projet parmi peut-être genre 10 projets que je me nais en parallèle, 9 vont jamais voir le jour parce qu'en fait, ce n'est pas ouf, tu vois, il faut pas se mentir, il y a plein d'idées qui sont un peu nazes. Et du coup, celle-ci, je l'ai un peu poussée, et finalement, entier en le fil, c'était une grosse pelote, le truc. Du coup, ça a vraiment bien marché parce que je dis, enfin tu vois, parce que je dévrais vraiment soutenue le projet. Donc, persévérance, mais en vrai, t'as aucune idée, intuition, persévérance. C'est, je pense, les deux mots clés, de bon, tu as son de plus, tu fais l'image, plus ou plus d'un moins, il y a un truc qui en sort. Et est-ce que le projet, Diorving Pen, de Ramassé des Mégodes Sikarates, qui est devenu une expo, puis j'imagine un livre, elle a tellement de livres, est-ce que c'est quelque chose qui t'as inspiré? C'est pas cool Roxanne, ça c'est vraiment la transition parfaite. Je vais le faire, mais oui, écoute, bien sûr, enfin, toute façon, Diorving Pen, c'est, pour moi, c'est mon influence majeur, enfin, la toute première, et celle qui encore m'influence maintenant, un jour, j'ai vu une photo de lui dans la rue, c'est-à-dire qu'il était, il était à quatre pattes, il prenait en photo le trottoir avec une sorte de ringflash. Et je me suis dit, qu'est-ce qu'il fait? Il a 50 ans travaillé pour le plus grand magasin, le plus grand de marque, donc il est dans son studio à New York, il fait un choutin vogue, un truc, et il finit un peu la preuve, un peu avant, il sort tout seul, il va faire prendre en photo des trucs sur le trottoir. Je me suis dit, il est génial parce qu'en fait, c'est un caménieu, et du coup, depuis que j'ai commencé la photo, je me suis dit, il faut toujours que tu sois comme ça, il faut s'en caméner, on faut que tu arrives à naviguer pour autant faire des campagnes de publicité pour le luxe, des magasins, etc. Mais autant, il faut pourquoi pas aller sur les marchés, être un peu plus dans la réalité et trouver ces sujets-là. Ou je sais pas, cette semaine, j'ai pris, on va demander de prendre des chats en photo. J'ai mal mangé sous des tables pour essayer de les capturer pour ne qu'ils faisaient leur toilette, mais tu vois, quand je me regarde et faire, je serai golé à l'intérieur de moi-même, parce que finalement, c'est grand des cartes, c'est ça qui fait que t'accuser de l'excité, que du coup, la photographie est malable, tu t'amuses en plein de straites différentes, et du coup, je pense que c'est ça qui m'intire en vie un peu. Et tu penses qu'à ton échelle, quand on a bien un photograph, qui serait justement pour l'Elu, qui se fait une place comme tu te les faites. Est-ce que c'est comme le snobisme qui tu es un peu la créativité? Non, bah, toute façon, quand tu travailles pour des grands marques, etc. Finalement, il cherche chez toi une sorte d'esprit créatif. Il s'apparent vraiment ce qu'il veut, l'influie à leur marque. Mais, vu que toi, t'as des idées, vu que toi, tu sais, regardez le monde du mot de manière, ils vont se dire, peut-être nous, on peut avoir un petit pourcentage de ça dans les images. C'est pas un truc de technicité, c'est pas forcément. Donc, bon, après, bien sûr, c'est un milieu un peu artificiel. Donc, il faut, si tu fais que ça, je pense que tu deviens une sorte de machine à faire de l'image. Tu veux dire, si tu fais que du commercial? Tu deviens une sorte de machine à faire de l'image et c'est vrai que ça doit être toujours en balance avec des projets personnels, des projets intéressants. Comment t'arrives à équilibrer ça quand tu es sur plein de projets commerciaux ou qu'est-ce qui te inspirez au quotidien? Comment tu cultives ta créativité et tes projets persos? Pas écoute ça, c'est complexe, parce que ça prend beaucoup de temps, c'est vraiment depuis 15 ans d'année, c'est vraiment l'exercice qui est le plus difficile. Trouve et du temps pour faire des projets personnels, on a même temps encore des pour pouvoir faire des projets commerciaux, c'est très difficile de dire non, à des très jolis projets commerciaux, parce qu'en fait, on ne sait jamais combien de temps ça va durer, on voit très bien qu'au tour, c'est pas forcément le cas pour tout le monde, c'est une chance, donc. Tu dis non parfois? Tu dis non parfois? Oui, je pensais vraiment important. Même au tout début, mais bon, ça, c'est difficile à dire aussi, mais il ne faut pas forcément tout accéter, je disais bien sûr que j'ai commencé avec des projets ralais par créte, des trucs, t'as pas idée, c'était chaud, mais bon, par contre, il y a d'autres projets qui font un peu refuser, il faut garder une ligne directrice. Je trouve, c'est vraiment important d'être créatif, même dans le commercial, de trouver des projets qui peuvent te ressembler, ou si tu peux y amener un tout petit peu de ton souffle, c'est ça qui est intéressant. Et est-ce que pour toi, ça, entre le moment où tu as ton sort d'études, donc lesquelles, où maintenant tu enseignes? Et le moment où tu as ton premier job, il se passe combien de temps? Est-ce que tu arrivais directement dans le milieu commercial? Est-ce que ça a été laborieux? Est-ce que ça a été simple? Est-ce que tu avais essayé avoir ta pâte tout de suite? Bien, c'est pas simple. Après, c'était une quinze années, on va dire, peut-être que c'était un peu plus simple que maintenant, mais disons que, bref, j'arrive en Suisse pour faire mes études à l'époque j'ai 18 ans. On peut revenir avant à la période juste avant ça, mais je sort du bac, en fait. J'ai de la chance, parce que en main, j'ai un bac à appliquer. Donc, je savais dessiner, je savais faire quelque truc et je savais faire un peu de la photographie 35 millimètres. J'arrive à l'écale, je suis pris. On sait pas vraiment pourquoi, parce que mon mère pot à l'époque, elle venait même d'océan, il n'a pas été pris. J'ai une chance un peu dingue, je suis pris dans ce école. Je suis plus jeune à l'époque, parce qu'il fallait faire soin une prépa, soit il fallait avoir fait un 1-2 ans et ensuite, on a le bac à 19 ans. J'arrive dans cette classe et j'étais le plus jeune, assez impressionné. Et surtout, j'avais aucune idée de ce que c'était la photo conceptuelle. En gros, la photo conceptuelle, c'était une école d'art, d'art encore une fois, d'art appliquer. Donc, on te forme être un photograph qui peut travailler commercialement, mais qui indépendamment de ça, c'est comment forger ses propres idées, des concepts, etc. Jusqu'à aller pour faire des expositions, des livres, etc. Donc, en fait, t'as des clés comme ça, t'as un panel de clés qu'on t'apprends. Mais bon, quand t'arrives, t'as aucune idée de tout ça. T'es vraiment t'as des oeuvres et je pense que d'ailleurs ça on peut en reparler, mais ces oeuvres là, tu les gardes très très longtemps. Même après l'école, etc. d'un impression que tu peux faire un bon travail, mais en fait, c'est complètement autosentré. Et souvent, il y a plein d'erreurs qui se font, les gens veulent brûler des étapes. Ça, on en parlera pour le parcours d'après l'école. Bref, je pars un peu dans tous les sens mais on est à l'écale comme ça. On forge un peu notre manière de voir le monde, de faire des images. Et tu verras faire des images c'est super important parce qu'on t'apprend à construire des images. On t'apprend pas à photographier les choses. Photographier les choses c'est utiliser un appareil photo, documenter le réel, etc. Ce n'est pas du tout ce qu'on t'apprend et ce n'est pas du tout ce que je fais moi maintenant. Il y a plein de gens qui le font dans la mode, dans le documentaire, etc. C'est-à-dire qu'il capture quoi. Moi, je construis, je prépare, je construis. Et du coup, on t'apprend à trouver une idée qui te soit personnelle, un concept, peu importe de non-commodane. Et tu le développes et tu vas trouver la forme photographique, graphique pour le montrer. Du coup, on apprend ça, ça va très très vite. On ne adore pas beaucoup parce qu'il y a beaucoup de projets et une forte pression. Et à l'époque, j'avais pas beaucoup de tunes quoi. J'étais en galère parce que j'habitais en Suisse, mes parents viennent une famille plutôt normal quoi. Donc il y a déjà une médez qui pouvait sur place. Mais très vite, j'ai dû bosser en parallèle. J'ai dû faire plein de trucs. J'en sais chauds, mais tu pouvais me voir le samedi soir dans des clubs, faire des photos des vénements sièges. J'avais genre un petit fond où il y a des mecs bourrés qui tombaient sur le fond. des trucs un peu afreux comme ça. Donc du coup, je faisais ça, je faisais barman, enfin bref. Donc une sorte de vie est un peu à 1000 à l'heure, en suivant les cours, en bossant la nuit, en me disant "ça va payer, ça va payer, c'est cool quoi". Et puis, je passe ce diplôme, en l'occurrence, je faisais un peu tout, je faisais la photo de commentaires, je faisais de la photo de studio, je faisais de la vidéo du graphis, je m'en oublié de faire un magazine. Dans ma tête, c'était un bouillonnement, alors pas possible, donc pas clair du tout ce que je voulais faire. Et arrive le diplôme et la dernière année, je sens vraiment que quand ça a construit des petits mondes, tu vas avoir mon propre microcosme. Je comprenais que ça, ça me plaisait, tu vas les objets, les mettre en relation, mettre en scène dans le studio, créer un univers, etc. ça, ça me plaisait. C'est ce que j'ai fait pour mon diplôme. J'ai recréé des paysages artificiels, assez génériques, tu vois, un désert, une grotte, un truc sous l'eau, une montagne, un un, un paysage sous le bouillard. J'ai pris tout ça, j'ai pris des. j'ai fait comme des maquettes, et tout ça, j'ai les airs créés en studio, on essayait de le plus réalis possible, le tout à la chambre, des mouvements de chambre, je m'étais vraiment pris la tête, j'avais une note de merde à la fin. Ouais, ouais, ouais, je me souviens, c'était M&M, mais. Je ne me tomberais pas du tout à ses chrétes, c'est d'oeuf, mais. Mais j'ai eu riz, ils n'ont pas regardé de trucs, ils n'ont pas compris, ils ont trouvé sa chiant, un peu complexe, un peu un télôme et tout, je n'en sais rien, moi je trouve que c'était assez simple. Mais mon bref, ça a pas trop marché cette histoire, mais pas grave, j'ai eu le diplôme, j'avais appris un max de trucs, j'avais vraiment pas laissé passer les études, quoi. C'était trop, c'était 5 ans. C'était 3 plus 1, donc 4, j'ai pas laissé passer le truc du tout, j'ai en magazine le maximum d'information possible, donc déjà que j'étais curieux, mais là, ça a forgé une curiosité en métal, enfin c'était vraiment. Ouais, les chous, c'était expression. J'avais pas pas encore. Et c'était vraiment. enfin, dur à toutes les preuves, et du coup c'est ça qui me tient jusqu'à maintenant. Donc, je touche du bois, c'est ça qui. Je suis dans ta curiosité, où est-ce que tu dirais que le fait d'avoir du travail à côté, de venir d'un milieu normal entre guillemets, mais ça t'a aidé, et genre poussé à ce lien, il faut absolument que j'en vive quand j'en sort. Ben écoute, c'est ta curiosité naturelle, et ça change rien, et c'était ça. Non, non, non. Bon, moi, je suis persuadé que de façon, on est un peu déterminé à qui à être qui on est par notre éducation, pratiquement, la motine de notre personnalité, et puis on a en train de secmar à chacun, tu vas à la vérité, et on est gros, on est curieux ou pas, enfin, de nature quoi, on va dire. Moi, je l'étais toute façon, ma personne était comme ça, je pense. Mais aussi, surtout, mes parents, ils m'ont vraiment appris ça. Il faut le dire tout de suite, mon père était photographe, donc pas un photographe d'obgénie de stueux comme moi, mais plutôt à l'époque, photographe documentaire, des portraits, du reportage sur le long terme, humaniste, donc je suis quand même méde dans les images, et dans le rapport au monde, au réel, la curiosité de transformer le réel, etc. Donc lui, travaillait beaucoup en noir à blanc à l'époque, il faisait beaucoup de voyage, donc il partait, tu vas deux mois au Pakistan, il revenait, et il avait son labo à côté de. Ça y est, on est parti dans l'enfance là. - Elle déjà? - Je sais pas, je vous l'abrabe peut-être plus tard aux études, mais c'est pas grave, on fait des ponts comme ça. Mais allons-y. Du coup, mon père partait en voyage, ramenait des images. Il y avait toujours plein d'images imprimés dans le couloir de la maison, un peu partout, c'était un bord de le monstre. Et ma chambre, elle était à côté du labo au noir et blanc. Donc, j'entici un peu ta question, mais des madlènes de proustes, les toutes premières que j'ai eu, c'était l'odeur de la chimie. Vraiment, c'était. En fait, en noir à blanc, tu vois ce que c'est, elle a vraiment une odeur spéciale, entre un truc un peu vraiment dégueux, mais tellement spécifique. Tu peux t'en souvenir, tout à l'aise, et vu que tu la sens jamais, et que tu la ressens, ça rappelle forcément des moments passés. Donc, ça, je me suis bien très bien de ça. Tu t'avais accès à ce labo, tu as même droit à la. Pas vraiment, non, pas vraiment. Surtout, j'avais pas envie de forcément d'être photographes. Moi, j'étais un ado, disons, qui d'adot un peu un provertis. J'avais un peu plus ton envie de faire du cinéma. J'étais très, très influencé par le cinéma. Donc, je mangeais beaucoup de films. J'allais à la médiatex, prenais les DVDs, je les copier. Tu vois, vous pouvez les ripper à l'époque. Donc, je les copierais puis je fonctionnais par filmographie. Tu vois, je m'étais dit, j'avais un petit bouquin de cinéma, et je prenais genre, je sais pas, tu vois, des filmographies, tu vois, tu fais Kubrick, t'actactactact, tu fais un peu tout, mon carois, ta vide ligne, tout ça, à l'époque, c'était quand même le cinéma de toi, des années 90-2000, quoi. Et aujourd'hui, est-ce que ça, c'est influence ton travail actuel? Encore, ouais, mais au milieu de plein d'autres choses. Mais je me souviens à quel époque, c'était vraiment ça, qui m'a influencé, c'était la mise en scène, c'était. Enfin, comment ces gars ils arrivaient à faire des films comme ça? Enfin, c'était. Enfin, c'était malade. Je veux dire, Adolescent, je me suis dit, c'est la forme la plus stylée, tu vois. D'expression, faire du film. Du coup, je me suis. Je m'étais jamais dans un tape que j'avais envie de faire des films. Oui. Donc, près Ado, genre, à partir d'entre 10 et 16 ans, je faisais des films où je faisais jouer la famille. Ok. J'avais une caméra VHS, et de ma grand-mère. Et je l'apprenais et. On faisait des scénarios vraiment peu tout pourits. Tu vois, il y en a un, c'est sur les zombies, un sur. Sur genre un type qui picole dans la famille. Enfin, bref. Et tous les étés, je faisais des films. Des petits films, mis en scène, avec des montages, etc. Pas forcément sur l'ordin. Des fois, c'était directement dans la caméra. Il fallait couper, mettre le poste avec les piles à côté pour la musique. Du coup, ça m'avait déjà mis un pied à la mise en scène. Et je me suis dit, c'est quand même vraiment cool. Donc, je voulais faire une école de ciné. Oui. Que se j'ai le passé. Et finalement, j'ai tout de suite compris. J'ai un point en anticipé le truc, je me suis dit, mais je vais faire d'abord un lycée à appliquer. Et en fait, avant de faire des films, c'est combien de temps je vais attendre. Mais même si j'en fais, tu vois, c'était tellement absréter, tellement longtemps, que je me suis dit, bon, non. Qu'est-ce que t'es, en fait, c'est peut-être mettre en scène. Tu vois, mettre en scène, l'existation de jouer avec le réel, de le capturer dans un cadre. Non, non, non. Allez, go, photographes. Du coup, je dis à mon père, ben, cool. T'es photographe, j'ai envie de te photographes. Vas-y, montre moi quoi. Que c'est du le faire? Et pas du tout. Et du coup, il me dis. Ah ouais, trop bien. Tu veux être photographe, bah, cool. Bah écoute, tu peux t'inscrire auquel photo, comme ça, t'apprendras quoi. Je sais pas, non, tu peux t'in-à-bôre, tu peux me montrer. Non, non, non. Tu vas auquel photo de ma con. Je suis né à ma con, en bourdonne. Et je fais ok. Et du coup, je suis allé au club photo. Et j'ai appris. J'ai appris comme ça, la MGC de ma con. Et voilà, et il y a la fin, il y avait une petite expo. Je crois que j'ai fait un truc, formant que j'y pense. Ouais, c'était déjà la nature non? Ouais, ouais, ouais. Ouais, c'est. Ouais, en fait, c'était. Quand la nature reprend le dessus sur le bitume et dans la ville, quoi. Donc j'ai appris un peu le pissant lit qui sorte du tête des trottoirs, des trucs comme ça. Ok. Ça, c'était vraiment pas granduose, mais du coup, maintenant, je vois les liens et tout. Je fais la petite expo, il m'ouperait via, il est ficteur de moi, parce que quand même, je devais en fine, mais tout ça, machin. Et je reviens la maison et puis il me fait. Bon, bah. Parce que tu veux maintenant, on peut faire des trucs. Dans la boule, je fais "ouais", "Ah, mais trop cool". Et en fait, il a été très, très malin, c'est le meilleur move qu'il est fait de sa vie, quoi. Avec moi, parce que j'étais tellement introvertie dans la tête, j'écoutais rien. Quand j'étais un ado, j'écoutais rien, je faisais du skate, je jouais vidéo, je regardais que les films et j'ai envie de traiter les adhers, enfin quoi. Enfin, un peu n'importe quoi. Quand je dis que je voulais être photographe, je pense qu'il m'aurait montré, ma pression, ça l'avait, tu as duré 15 secondes, quoi. Je pense que ça m'aurait soulé très vite, il me dit, "Mais je t'aurais montré, tu te serais barré, en fait, t'aurais peut-être même pas accroché." Alors que là, t'étais obligé de la laémigissée, ça a appris, genre, l'amson, il a appris, et du coup, bah, t'étais accroché et j'avais mis 3, 4 photos dans mon dossier pour aller. pour aller où l'ici à appliquer. Et du coup, pendant ce temps-là, après, j'ai un peu plus de photos quand j'étais où l'ici, etc. Et voilà, ça me permet de rentrer à l'écale. Je pense que c'est ça qui a dû faire un petit déclic. Et du coup, la période suisse, c'est. J'arrive ensuite, on fait ces études. On met un groupe très soudé de potes que j'ai encore. - C'est une chance de fou. - Oui, ça fait. On a vraiment vécu, comme les écoles d'art des années 80, tu vois où les artistes seront au contraire. Là, maintenant, on sait l'idée qu'on arrive à Paris. On part en vacances, on est tous ensemble. On est un groupe très soudé. - Et sont tous devenus photographes? - Plus ou moins. - Oui, plus ou moins. Donc ça, c'est cool. Enfin, un petit soudeux, très soudé, oui. Ça quand même des petits mouchards, ça s'en décompe de potes. Après, on fait nos études. Pendant les études, comme je t'ai dit, un peu de galère, un peu de tout le même temps, tellement excitant que. On sort le diplôme et je me dis, " Allez, je crois que tu as envie d'être photographes. Tu as aussi un peu commerciale. J'avais envie de faire des expos extra, mais je n'avais pas non plus la prétention de démarrer ça tout de suite. Je ne savais pas comment faire. Aussi, on est complètement isolés. On est dans la banlieue de Losanne. Ensuite, on croit qu'on peut être des artistes, mais en fait, on est loin de savoir qu'on connaît rien. À ce milieu, moi, j'avais pas mis un pied à Paris avant. Enfin, je connaissais absolument rien à tout ça. Donc je me dis, vas-y, maintenant motif toi. Et je crois qu'il faut normalement un agent pour que ça marche. Donc je me dis, l'idée, c'est que tu faises des photos pour des magazines. - Oui. - Donc je me retrouve à Losanne. Je vis dans un squat, parce que j'avais quand même pas beaucoup tu. Donc, nous, à Losanne, je visvais souvent. Grâce à une association où tu payais genre 150 balles par mois. Et tu avais, tu vivais un peu dans des maisons qui étaient soit des squatts, soit des maisons qui allèient être détruites après. Donc je suis dans ce truc. Je me fais un petit studio à la cave de cette maison. On est quand même plus s'incussise dans cette maison. Mélenger en traiteudiant, réfugié, enfin, c'était quand même un bordel. On se chauffe au bois, donc le matin on devait couper du bois. - Ah oui. - Ouais, ouais, c'était costaud. Et avec un pot à moi de ma classe qui s'appelle Daniel R.S., celle-framarée, celui-de-le-ci, on se fait un petit studio et on s'est dit, allez, on se fait notre portefolio. On fait un portefolio, on fait un site internet, un d'exhibites à l'époque. Et on se fait notre truc. Et donc on en prend des parfums, on en prend des montes, des biches ou des trucs. On essaye et on ramasse, je sais pas, les petites fratrices autour de nous. On essaye de faire des mise en scène. On comprend un peu comment ça marche, on se partage un appareil photo-canon. Tu vois, pour essayer de faire le truc. Et on y croit un peu, quoi. Et finalement, il y a quand même un magazine suisse qui commence à me faire un peu confiance pour une première série. Et là, je me dis, "Wow, t'ensé ouf." Donc je fais quelques photos avec eux. Ça s'appelle Edelweiss, tu vois, magazine suisse quoi. C'est visite plus, mais merci à eux, parce que j'ai pu quand même faire 3 assez riches, je pense, dans mon année, après mes études, ce qui était quand même une chance. Donc à seulement 22 ans, là, t'avantes 23 ans. Là, j'ai 22 ans. J'ai 22 ans, c'est 2010. 2011, cette année, elle est charnière. Donc c'est ce moment-là où je me forge. Je fais sport folio, c'est dommage. Je ne l'ai pas retrouvé pour vous montrer, c'est un truc imprimé en papier. Il y a 12 pages. Il y a genre une photo des scarots avec eux. - J'allais se faire voir. - Oui. Bref, il ne s'en part grand chose. Mais je me dis, il y a quand même un petit truc, enfin, je l'espère, et quoi. Et je fais sport folio et je me dis, bon, l'idée, c'est d'aller à Paris. Elle est poque. J'avais une copine qui commençait à un stage à Paris. Et je me dis, c'est trop bien. C'est l'opportunité. Parfait, si j'ai l'argent, je peux aussi m'installer et commencer à un truc sauf con. Je connais personne à part, peut-être, deux types de locales qui étaient là-bas. Et je prends sport folio et je suis arrivé à Paris avec ce petit truc, à Saint-K, comme ça, imprimé. J'ai donc. J'ai mis un peu d'argent de côté, mais pas beaucoup. J'arrive à Paris et je me dis, je vais aller voir des agents, enfin, faire des rendez-vous, quoi. Parce que j'avais l'option encore d'être assistant. Et ça, c'est quand même le parcours classique. Oui. De photographes à Paris, on est assistant, etc. Et bien, figure-toi que je me t'ai déjà dit. En fait, si tu veux vraiment avancer rapidement, ils ont cité assistance à votre prendre vraiment des années. Oui. Et ce que tu vas apprendre, c'est peut-être le milieu et la technicité, mais vuc, t'es déjà en train de former un peu des idées, des choses comme ça. Ça serait génial si tu arrives déjà à faire des images et commencer à travailler qui t'agaguerait plusieurs années avant que ça marche. Donc j'ai un peu pris cette stratégie. J'ai refusé pas mal de job en fait pour un cosé-là. C'est super rare. C'est pour un jeu. Surtout que je vivais avec Saint-Kuwael par jour. C'était. Ah, oui. En fait, on m'avait déjà proposé d'être assistant à l'écale. C'était. je repartais pour deux ans, assister, mais c'était un salaire confortable, etc. J'avais bien sûr dit "Wy, tout de suite, j'avais jamais eu autant d'argent." Et en fait, j'ai un ou deux mois avant de commencer. J'avais appelé une directeur de la section, j'avais dit en fait des eaux, mais je ne peux pas. Du coup, je me suis dit "L'ence-toi vraiment, en fait, on pours faut dire au démarre direct." J'arrive à Paris et bon, en fait, c'est pas du tout comme j'imagine. Et il n'y a rien qui marche. Je vais dire "Je fais des rendez-vous, c'est des agents, je me fais renvoyer." Et donc, l'agent, je sais qui je suis maintenant. Parce que. Donc l'agent, elle s'avait renvoyé? Ah, mais je suis allé la voir. Déjà, je vais la renvoyer des mails, pas de réponse, mais je m'étais dit quand même. Est-ce que je peux. Est-ce que au moins on peut avoir un rendez-vous? Donc je l'avais quand même. Je pense la troisième relance. J'avais tellement assister. Et je lui ai dit "Je suis à Paris ce jour-là, il faut qu'on se voit, je passe au bureau, ma chambre." Je l'avais fait un peu au culot, quoi. Et en fait, j'étais pas du tout à part, mais si elle me répondait, je prendais mon billet, quoi. Et bref, elle me répond, "OK, c'est bon, mais un peu soulé quand même, tu vois, je te laisse une chance." "Je genre, 30 minutes, quoi." Et du coup, je prends un train direct, je vais la bâge, je vais monter le truc. Elle me fait. Non, mais mon tétrojeune, vraiment, c'est pas mature. Tu dois faire plus d'image, faire des trucs, genre, tu fais un peu tout, tu fais parfois, machin, machin. OK, bon, je repars. Et pendant six mois, je fais ces images. Donc j'ai un moitié entre Paris et un peu l'Ouzanne, toujours dans la cave, soit dans le micro-appartement de ma copine, où on fait des trucs, des petites mises en scène. Et je reviens six mois après, je lui montre et elle me fait "Bon, c'est un petit peu mieux, mais, clairement, je ne peux pas te prendre." T'es trop jeune et tout, mais laisse-moi juste ton machin à imprimer là. OK. Elle garde le truc à imprimer comme ça. Et donc là, il se passe presque une année entre les deux. Donc je ne fais pas de projet, quoi, presque, quelques séries vite faits, mais ça n'agrément pas avant de porter folio. Je gâlerai un peu, je bidouille un peu pour gagner de la tune, quoi, sans être assistante, quand même, assez. Et un jour, elle m'appelle. Elle me dit, "écoute, j'ai une série." On t'a demandé pour une série. En fait, j'avais envoyé ton penses-foyer un peu à la oise à deux personnes. Et il y a un mec à Londres, un D.A qui veut te donner une série. - D'accord. - Pour le Wallpaper, je t'ai adnabé. - D'accord. - C'est une blague. Elle me dit, "Non, c'est pas une blague. Par contre, je te préviens. Si tu feras, tu me mets en porte à four. Donc t'as pas un intérêt de four et si ça marche, on pourrait travailler ensemble." - Ah, c'est vrai. - Donc, je suis grosse pression. J'ai pas dormi de trois jours avant d'y aller. Donc j'avais vraiment 22 ans. Et je prends à Londres. Je prends mon meilleur pâte à l'époque, Christophe. Et on part, comme ça, à Londres. Les tombés en est dans un hôtel de malade. Donc on se balade en pénom-arras. On fait des photos de nos pénom-arras. Parce que, je pense que ça nous a été jamais arrivé. Tu vois, j'avais jamais chouté dans un studio. - Ah, réelle. - J'avais chouté dans une carte. - Et dans un studio l'école, quoi. Donc j'étais arrivé avec juste plein de croquis, plein d'identettes. J'avais fait des tests. L'idée c'était d'avoir des montres sur des plaques de verre et des décors en 2D, un peu surréaliste. J'avais l'autre qui en tête. Mais je savais vraiment pas trop comment le faire. Et j'arrive en studio, on fait le machin. J'en suis stressée, j'ai pas dormi, j'ai le ventre, nous et tout. Et elle me dit "Non, mais t'as qu'elle charse, c'est bien et tout." Je parle des panglais aussi. - Enfin, tu vois, c'était quand même complexe. - Ça fait beaucoup de chouche. - Ouais, ça fait beaucoup de choses. Et voilà, il y en fait, non non, ça marche. Donc mon agent, Carol Lambert, après, me dit "Bah écoute, bravo, t'as, franchement, t'as néillé le truc, ça marche et donc c'était parti quoi." - Wow. - Et voilà, après il y a des creux, des tout ça, mais ouais, c'est parti à ce moment-là, donc assez vite. - Et tu dirais que. Est-ce que tu as eu l'impression d'avoir un nélande de confiance en toi dans ce moment-là? Faites quoi? Parce que je trouve compliqué pour un artiste. C'est de continuer à se tenir par la main quand c'est compliqué et quand tu sais pas, du tout, si t'attends, quand t'as pas de méta chance de dire "Putain, les gars, je vais y arriver, croyais-moi avec. " - Parfois, c'est. - Qu'est-ce qui traverse dans ce moment-là, si tu aurais un. - Le seul truc rassurant, parce que rien n'est rassurant. En milieu, par rassurant, il n'y a rien qui va dans ce métier-là. - Oui. - Mais par contre, le seul truc rassurant, surtout dans la nature morte, c'est de voir toutes les images que t'as déjà faites. C'est de regarder ce que t'as fait, et de te dire "Wah, j'ai quand même fait ça, enfin, ou je veux peut-être faire ça, j'ai des idées. " Et en fait, c'est des seuls trucs sur lesquels tu peux te raccrocher. En fait, c'est un artisanat. La nature morte. En gros, c'est progressive. Tu commences, des images sont un peu bancalles, il y a un truc qui tient pas vraiment, en gros il y a une mayonnaise qui est un peu séparée. Plus t'avances dans le temps, plus t'es image, elle commence à faire sens. La lumière, elle est harmonieuse avec le sujet, tes compositions sont plus en plus juste, tu vois, équilibrées. Ça, ça prend vachement de temps. Enfin, vraiment, ça prend des années et des années. Mais au moins, quand tu regardes ton parcours, tu peux voir l'évolution. Donc c'est ça qui est rassurant. Faut toujours regarder derrière, on se disant "en fait, je suis passé de ça à ça, je suis bâtiss sur tel série qui m'a fait pendant un an ou deux, un peu de. Et je trouve qu'ils ne font pas assez, je pense les photographes maintenant. Parce que vraiment, c'est progressive et volutif. Tu veux dire qu'ils sont trop impatients aujourd'hui? Ben, vu que les images sont publiées, lorsqu'elles paraissent, elles disparaissent aussi vite, je pense que ça peut faire confiance à certains photographes, à leurs contrères. En fait, ce n'est pas les meilleurs meilleurs de l'algorithme, qui vont indiquer ta manière d'avancer, il faut juste regarder tout ce que tu as fait dans ton parcours avant, qui va te faire, tu as chaque série que tu fais en plus, c'est un petit pas en plus, tu vois. Donc c'est vraiment plein de petites pierres qui, à la fin, font une sorte de truc bancaule et qui vous d'avons tiens un peu droit et vous en avez un peu plus solide. Oui. Et toi, tu disais tout à l'heure que tu as arrivé du coup dans la photographie, en moment, que ce t'était peut-être un peu plus simple, évidemment. Bah, ff. Est-ce que tu. Faut peut-être. Enfin, cette journée t'es compliquée, mais est-ce que tu penses, par exemple, qu'aujourd'hui, Carole Lombard l'accepte rien, on est vous. Bah, c'était de pas forcément par la méthode, parce que je trouve que maintenant, il y a des jeunes photographes qui peuvent très, très connus rapidement. On a vu des exemples assez fous de fulgurances comme ça. Très bien, je trouve que ça, c'est vraiment génial. Je pense que tout le monde a un peu sa chance. Après, il faut plutôt manier les outils, digital, etc. Et puis c'est plutôt la mise en scène. Mais je trouve que, en fait, c'était plus simple, parce que on avait déjà par Instagram. On avait. On était très pu influencer par le digital, à part les blocs-pots. Tu vois. Mais on avait des références assez classiques, ancré, on avait des livres, on allait à le bibliothèque. Donc, en fait, on se nourrisse des choses qui étaient autour de nous, mais qui étaient tangiblees, assez faciles d'approche. Tu vois, tu as une dizaine de noms, tu vois, Jeff Wall, Philippe Borkalli-Cortia, tous ces Thomas Roof, Thomas Strout, enfin, c'était tous ces gens-là. C'était nos références. Et en fait, on avait un peu tous les mêmes, et comment tu fais ton petit chemin de bille comme mieux de ça? Alors que maintenant, mais tu. Comment t'arrives à voir clair quand on esprit, il est en buée, quand t'es encore une éponge à tout ce qui se passe autour de toi? Quand Instagram, c'est super intense. Quand il y a beaucoup d'expos, les livres, t'arrives pas à faire le try. Je pense que c'est plus complexe pour quelqu'un d'arrives à vraiment à faire ce situé dans ce milieu-là, au début, quand t'as envie de commencer. Plus tôt que nous, à l'époque, où, finalement, on avait dépilé un peu solide, et tu dois être navigué entre. Tout de toute façon, le mite de celui qui fait faire des images ou de l'artiste qui s'inspire que de lui-même, et que ça, ça n'existe pas du tout. Tu vas, en fait, esprit Saint-Corsin. C'est vraiment le truc qui marche le mieux. Enfin, je trouve pour moi, mais à mon avis, je pense que c'est un universail. À mon avis, c'est. Donc. - Tu n'aurais pas une rigueur d'atlettes un peu? - Non, mais il faut avoir une certaine rigueur pour avoir l'esprit clair. Il faut être un peu chat, parce que ça te permet de vraiment développer tes idées. En fait, il faut vraiment garder comme une sorte de jardin secret. C'est pas le bon mot, c'est un peu. Un peu naz, comme mot, mais en fait, il faut dans sa tête avoir quand même toujours plein de trucs. En ce moment, quand tu réfléchis. - Oui. - C'est pas éveillé, quoi, t'es éveillé. - Oui, faut être curieux, éveillé. Et moi, j'utilise le carnet. C'est chacun de sa méthode. Je sais qu'il y en a qui prenne plein de notes sur le téléphone, font des photos, etc. C'est cool. Moi, je prends plein de notes dans les carnes, j'ai rempli des carnes depuis que je suis étudiant. Et c'est aussi ça qui me rassure. - T'es écrit des idées où c'est du journaling où tu parles de ta vie? - J'ai crié des idées, je fais des dessins. Tu vois, j'ai aussi des photos. Là, j'ai fait des photos de bébé l'autre jour. Donc il y a des photos de bébé à côté d'un avocat. - Je dessine super bien. - Je dessine. - Je toujours rêvais de pouvoir faire ça, mais il avait des systéments à travers. - Oui, et puis après, il vient vraiment de petites choses, comme on regardait le réel, plus t'avance en tant que photographes, plus tu vois le réel d'une manière du prisme, de la caméra. Tu vois ce que je viens genre? Tu regardes les choses? Faites-je pas, c'est clair, mais. - Tu dirais que ça a changé là un pack de l'autre pour toi? - Oui, quand on peut te voir, je fais quand même beaucoup de photos proches. Par exemple, Macron. - Oui. - C'est un exemple. La nature ou l'extérieur, ou même les objets, je vais les regarder différemment. Je vais les regarder avec une sorte de petits ou moins plus. - Ok. - Et du coup, j'ai capté que, après des années d'utiliser ces appareils photos très proches, maintenant, de loin, je peux déjà me dire qu'il y a ce truc là, il pourrait vraiment beaux petits quoi. Tu vois ça, par exemple, c'était ce rosier qui est juste là, et bien en fait, je me suis rendu compte que de si près il avait beaucoup de couleurs. - Je ne regrette pas eu cette présence d'esprit. - Et donc ça s'cultive, vraiment, je pense. - Justement entre le moment où tu m'as montré tout à l'heure un peu de s'il y livre que tu as fait deux ans après ta sortie d'étude, c'est ça? - Alors, ce petit livre, non, je suis là, je l'ai fait. Ça va leur faire plaisir aussi, je vais parler de un petit peu. Il m'ont contacté quand j'étais étudiant encore. Au dernier année de l'école, je passe mon bâche-là, et il y a ces mecs trop stylés à l'époque qui m'écrivent. Ils me font yo charard, on a vu. - Oui, ce qu'ils ont vu ça. - Ça sont instaurants, comment tu fais? - Ah oui, d'accord. - Ils ont vu des photos que je savais fait, qui étaient un peu des maquettes. Des photos, quand même, un peu bizarre, des petites maisons des maquettes, des trucs. Ils aient vu ça sur un bloxpot, et eux, ils s'applaient à l'époque, je suis une bande de jeunes. C'était une petite maison des ditions de fanzines à la photocopie assez punk dans la manière de faire, mais déjà avec des artistes assez pointues genre "Peteur Sotterland", "N New York", on était tous méga fan de ces trucs taïnivaises, tout ça. C'était vraiment une époque de sketeurs, en fait, New Yorker ou l'image de ça. Nous, ça nous excitait trop. On avait même créé un groupe à l'école. Ça, ça peut être Mood Westling et Cet Edge, tout nos potes et tous les snapshots de notre vie. Et on voulait que ce soit genre la vie la plus stylée, donc on remontisé ce truc. On avait fait des expos, des petits fanzines de ça, vraiment juste nous, nos soirées, les trucs qu'on faisait, enfin, ça, c'est un gros classique. Et eux, ils me contactent pour faire un petit fanzine sur mon travail, mais moi je ne capte pas, je ne te comprenais pas, j'en ai mon travail, tu sais, j'étais là, mais en fait, je suis encore en train de le former, je suis étudiant, et ils aient juste vu quelques photos. Il n'y a pas dans ce livre si on peut le décrire dans ce livre. Et bien, c'est vraiment des maquettes, donc c'est des fausses photos de montagne, de forêt. Donc c'est ce que t'as présenté. Et c'était la recherche de Moniplombe. Donc ça n'a pas pu être assez attenduré, mais ça a plus au cool kit de New York. Tu vois, le jury finalement, c'est des gens avec qui je travaille maintenant, mais ce n'est pas possible, mais en général, ce type de personnes, tu vois. Mais à l'époque, j'étais aussi très ancré plus, on est très fin. Voilà, donc ce qui s'apparentait à cet esthétique-là. Et moi, je mettais leur fringue. Ils aient une marque s'appelée X7, je mettais leur fringue, donc ils me l'ont contacté, c'était ouf fondant. Donc ils ont fait ce petit livre, j'étais hyper fier. Et c'était aussi le pied à l'étrier pour une confiance en soi, qui est quand même assez important dans ce métier-là. Et c'est vrai que quand il y a des mecs comme ça qui deva l'ident plutôt jeune, c'est trop bien. Et ça, pareil, c'est encore des pieds à l'étrier pour plus tard la confiance conserves le portefolio. Tu dis derrière moi, il y avait ce petit livre. Ensuite, il y en a eu un autre, ensuite un autre. Tu calcules au bout d'un moment tu te sens plus légitime, t'as l'impression que c'est plus naturel d'être photographes. Tu dirais qu'il s'est passé quoi en toi et dans ton travail entre ce premier livre là et le livre de chère bébé, enfin. Pas grand chose, je suis vraiment. Je suis la même personne, ça vaut clairement, je pense que je fais un peu mieux les images. Et mais franchement, non, c'est des trucs qui sont encore complètement valides. Il ne sait pas passer, enfin il s'est passé, j'ai fait 10 000 photos depuis, mais je toujours encore un enfant, il y a plein d'héros. Mais est-ce que tu te reconnais dans ce travail là? Je me reconnais parce qu'en fait, il était honnête. En fait, je crois que ça aussi, c'est super important et ça ne voulait un peu rien dire. C'était moi dans ma chambre qui faisait des maquettes, qui les prenais en photo, mais juste ça me faisait plaisir. Donc je me suis dit, bon, puis je trouvais qu'il y avait un peu une émotion quand je voyais ces petites choses, j'ai inventé des vie, tu vois, les microcosmes, etc., quand t'es enfant, quand tu joues avec des petits trucs. J'ai m'inventé toujours un peu des vie et de coup je me suis si je veux document de bah à un moment, c'est vrai. parce que vu que ça me plaît, si ça te plaît à toi, ça peut plaire à d'autres. Et bien, c'était aussi pareil pour les marchés. C'est finalement. C'est une universesse, elle t'arrive à donner à voir un truc qui te plaît à toi et tu vas toucher quelques autres personnes qui vont y être sensibles. - Et comment t'arrives aujourd'hui sur le travail de commande à rester authentique? Quand tu as un directeur artistique, un client d'un toi? - Bah, c'est complexe, tu peux pas jamais vraiment rester authentique. Il faut toujours laisser. tu pourras jamais vraiment signer une image commerciale qui t'appartient à 100% par principe-même la marque va acheter cette image à toi. Donc il faut toujours se dire que c'est OK de laisser aller ces images. Parfois, il y a des projets spéciaux géniaux où t'as vraiment une place de choix ou t'as l'impression d'avoir un curseur, une marche de manœuvre qui est plus grande. Et là, à ce moment-là, tu peux t'exprimer un peu. Mais ça ne sera jamais une expression aussi honnête que dans un projet personnel où t'as vraiment tout en main, etc. Donc disons que c'est une version de toi, une sorte d'Erzat, ou tu as quelques éléments de la mayonnaise qui sont repris. Tu vois, typiquement chez moi, c'était de la couleur, la lumière, des effets de composition, etc. Ou une certaine forme du mur de temps en temps que certains de maques veulent reprendre. OK. Et est-ce qu'il y a une image en ton travail qui définira le mieux ton enfance? -Toi, c'est parfait que ça. -Je crois que je sais pas si ça a l'écojeté. -Non. -Bah, c'est peut-être celle que j'ai fait en l'année dernière, à Belly, les qui étaient présentés, elle était fait en collaboration avec Aline Joana et elle était présentée à Paris Photo. Et c'est une main, comme ça, avec un intérieur des algues et des petites choses que l'on était trouvées au bord de l'eau. Et en gros, pour moi, cette image, elle est symbolique, parce qu'elle représente. Elle représente le microcosme. Tu vois, à tout l'univers que tu peux te faire dans ta tête, finalement marcher au bord de la plage ramasser des coquillages. Tu le fais quand t'as 5 ans, mais tu le fais quand t'as 5 ans. Et à la fin, tu les mets dans ta main et ça te fait tout autant rêver, selon les spiritualistes que t'as encore. Et bien, c'est exactement la même chose. Donc, finalement, elle était tout aussi direct, tout aussi honnête, tout aussi en fantine. Tu vois, c'est vraiment sur l'inocence. Et quand tu vois la cover, vous pouvez pas voir, mais c'est vrai que la cover de Slive, finalement, j'ai jamais fait l'in. Mais la cover de Slive, c'est une main avec une maison. Et c'était en 2010, et puis finalement, il y a des boucles comme ça, à être voir, quand tu fais des parallèles. Tu dis, t'as fait trop bizarre, mais j'ai, c'est cohérent, sans que j'ai jamais voulu que ce soit, afin de te faire. Tu fais des trucs organiquement, opiriquement, t'avances, tu fais des photos. Tu te fais un peu confiance à l'institution, ça marche, ça marche pas. Puis tu fais des photos, puis vous d'avouantes. Donc, t'as des liens qui se font, et tu t'y te fais, t'as fait fou. En fait, il y a des trucs qui sont cohérents. Est-ce que tu penses que c'est important de travailler sur soi? Je veux dire un timbre et introspectivement, quand tu avances dans ton travail. Non. Non, je crois qu'il faut juste continuer à faire des images constamment. Et surtout, faire des images, mes de manière décomplexée. Tu vois, ça, c'est super important. En fait, je trouve aussi, maintenant, que les photographes font des images, mais souvent, ils prennent aussi beaucoup la tête. Il faut que ce soit super bien fait, il faut que ce soit fait en film, il faut que je le fasse avec une équipe, en assistant ou genre, en fait, non, tu peux faire des images de tout le temps. Je veux dire, je vais regarder Tim Mads, genre, c'est un lui, il n'a besoin de personne pour faire des images. Et on parle, je pense, le photographe le plus pertinent qu'il existe actuellement. Et en fait, il n'y a besoin de rien pour faire des images. Il faut arrêter avec genre le fétichisme de faire tout parfaitement bien en film, etc. Et puis, les étudiants, je trouve qu'ils se bloquent. Je ne vois pas ce bloc, parce qu'ils disent que je n'ai pas le bon appareil. Je n'ai pas la bonne situation. Peu importe l'outil. Déjà, fais les images. En fait, ça peut être fait avec plein de choses. Tu commences avec la VHS de tes grands parents. Tu trouves un appareil photo. Tu vois, dans un sac plastique, la comme tu l'as trouvé. Finalement, peu importe l'outil. Tu fais les images. Et surtout, je sais que même je choute en film. Il faut faire des images en film. Ça peut bloquer tellement de gens. Par rapport au budget, par rapport à tout ça. Pourquoi d'un coup de te bloquer? Je suis d'accord, moi aussi. Je fais beaucoup d'images argentiques, parce que j'ai vraiment un infecte fort avec ça. Mais si c'est pas logique, je ne vais pas le faire. Je ne vais pas faire ces images. Parce que j'ai pas mon appareil photo avec moi. Non, non, je vais la faire différemment. Et ça, je pense qu'il y a une nouvelle génération qui comprend bien ça. Mais il y en a une entre deux encore. Du magne, je trouve. A accepter ce détendre par rapport à faire des images, faire des séries. Est-ce que quelque chose que tu es de comprendre à travers la photographie? Est-ce que tu as enquête de quelque chose? Pas vraiment. C'est juste avant tout, c'est un plaisir. Donc, cherchez rien faire de spécial avec l'idée. C'est de découvrir un max de trucs, d'être étonné encore avec l'outil. Tu vois, là, j'ai acheté un appareil photo qui qu'il quattent les ultraviolets à ce moment dernière. Bah, je pense que ça n'a rien. D'un tout bon, je ne sais pas ce que ça va donner. Mais ça me excite trop d'essayer, d'essayer d'aller voir le monde avec ce prise-mola et de me dire qu'est-ce que je vais découvrir là-dedans? Quand je vais commencer à regarder le floor, une ultraviolet qui va se passer. Ou alors, ou alors partir même des fois sans aucune idée de ce que tu vas faire comme image. Tu parçois, on voyage personnelles, soit dans une résidence. Tu prends ton carnet, ton appareil photo, ton flash, et tu vas voir ce qui va se passer. C'est ça qui est génial mais par contre, la photo-rapherie en général, tellement de choses ont été déjà écrites et si bien qu'après-mouri, on a besoin de rien de plus. Mais je pense que c'est pour chacun pour son propre développement personnel et pour des fois, de temps en temps, des émotions avec les autres. Et pour toi, elle a évolué comment la photographie Nature Mortes est 15 ans à un et du coup depuis que tu as. Bah, c'est génial. Tout le monde. Maintenant, j'ai l'impression qu'elle est partout. Enfin, je trouve qu'on était au début et même moi, je suis arrivé au moment où ça pouvait presque déjà être quelque chose de cool. C'était pas encore cool. On était un peu considéré comme "neurde", "introspective", ce qui était un peu le cas. Ce qui est aussi un problème, je pense avec pas mal de photographes de Nature Mortes, de studios, souvent. Tu t'en fais un peu dans ta propre technique, dans le fait que tu sais bien faire des images, sans te confronter à l'eau aux autres, à d'autres sujets, à l'extérieur. Donc ça aussi, c'est aussi de des fois un piège. Mais non, en fait, la naturement c'est géniale. Tout y a tellement de photographes qui me maintenance. Je pense tous les jours, il y en a des nouveaux. Et en vrai, c'est cool. Je trouve ça fait pas peur. Je trouve que c'est bien qu'il y a autant de décès. Le problème, c'est vrai que après, ça crée des fois une uniformité. Il y en a plein qui se ressemble. Tu vois des dégimiques qui reviennent souvent. Ça crée des gens qui aussi, aux leus inspirés, des fois, reproduisent, trop fidèlement, les images. C'est normal, c'est le jeu, ça arrive tout le temps. Mais ça va être une vitesse à ces fois maintenant. Ce qui est assez génial, parce qu'à l'époque, c'est vrai qu'on avait. Il y a peu de photographes naturement. Ils étaient assez installés, etc. Il y a des gens qui se démarrent aujourd'hui des artistes qui t'inspirent. Ils vivont. Ils vivont si j'en ai mal. C'est cool. Mais non, mais si j'aime bien être inspiré, tu regardes le tout début du siècle de Karl Blossfeld avec les petites plantes. Jusqu'à maintenant, Tim Mans. Par exemple, je pense Tim Mans. Je peux vraiment dire que pour moi, c'est un des photographes qui a plus de lucidité sur le monde. Avec lequel on peut apprendre sur la méthode de travail. Vraiment. Il y a une expo qui a été assez marquante. C'était en 2011. Je crois à la Constable de Zurich. Ça s'appelait Neuyevelte. C'était la nouvelle forme, je crois. Nous vous m'ouvrons en bref. Et ils présentaient des images. Des grandes images imprimées sur du papier géant. Juste cloué au mur. Et c'était des prises de vue du monde. Beaucoup de naturement, dans le sens de détail du monde. Et couvertement des complexes. T'avais un phare de voitures, des crabes avec une mouche sur les crabes. T'avais une voiture rose. Si je me suis un bien. T'avais. C'était tout rien. Bien sûr, des vues détouales, des écran, le vue de toile. C'était expo. Elle m'avait complètement matrix à l'époque. Parce qu'en fait, il arrive, il prend ce truc en photo et dit, "Bah, c'est une pièce en digitale." Donc avec un petit leicard. Donc un peu pixelisé. mais super brut sans aucune retouche assumer telle qu'elle, heure qu'on était dans la belle image, nous on était carrément dans faire les trucs à la chambre, super bien fait, tout. Et il est arrivé avec ça d'une simplicité désarmente, enfin c'était. et je trouve encore maintenant, et ça rejoint ce qu'on disait avant sur être décomplexé à pouvoir faire des images. Lui il m'a dit, enfin toi, je me suis toujours dit bon, ouais, grosse pression parce que arriver à ce, à ce level des ans, c'est clair. Dans la photographie, il y en a un autre qui navigue, c'est "Rotridge", il navigue entre l'art, le commercial, donc plus pour cette partie là, d'être vraiment encore une fois comme un caméléon, de toucher un peu à tout, tu vois, mon rêve serait d'être une sorte de scientifique qui peut être autant dans un sous-marin, observer des fonds marins et des toutes les espèces marines et des coraux qui être un photographe, tu vois, de plateaux de cinéma, d'être une sorte comme ça, dans les années 30, une sorte de caméléon qui te déplace d'espace en espace, tout le temps, on vous en a des images. Est-ce que tu penses qu'il y a une grande illusion dans la photographie? Bon, à ton mieux? - Est-ce que tu penses qu'il y a un vrai. - Tu penses qu'il y a un vrai. La photographie, c'est quand même pas très, très utile, on fait vraiment des choses qui. Mais c'est trop chouette d'être dans une sorte de rêve et du leuzoire comme ça. Tu penses que c'est un espace qu'on a. qu'on a pas encore totalement exploité? - Bon, si, mais en même temps, là maintenant, tu vois, la photographie, je suis en le rappel temps, je dis à la main, elle est complètement protéifable, ça se trouve, la photographie, ça sera que des numéros, maintenant, tu vois, il sera tout le temps en évolution, il y a même plus une image fixe, ça se trouve les. tu vois, à l'AI, ça va nous faire des images qui ont le constant de évolution et ça se trouve l'œuvre de quelqu'un, au moment où tu la regardes, ça sera peut-être différente, ça se trouve. En vrai, c'est intéressant, c'est excitant, il faut accepter ce qui se passe et regarder, il ne faut pas dénigrer ce qui s'est passé avant non plus. Je trouve que. - Et tu penses que l'IA, c'est un outil, écoute. - Je ne suis pas du tout menacé, il faut que tu la crèque, - Non, à partir du moment où on utilise l'outil de la photo pour avoir. qu'on a des idées, qu'on fait des choses avec, ça sera difficilement remplacable, même essayer de montrer le monde à travers ton prisme. Je veux dire, t'as jamais imaginé cette photo de crabe avec l'amour, qu'il l'a fait parce qu'il a capturé le réel, qui peut inventer ça. Je veux dire bien sûr, si tu es un photographe en de Pac-Shot ou de. ou de look-book sur fond blanc, c'est des choses qui vont être automatisées. Forcément, et ça, il faut le savoir, et, mais, normalement, chacun est assez intelligent pour le sentir. Et je pense que. c'est normal. Mais, après, ça reste un outil, je trouve que quand même, ça aide beaucoup à former les images, à les construire. Oui. On verra après, peut-être dans le monde, en général, ça va peut-être amener d'autres choses qui sont des fesses. Et c'est quoi ton rapport avec le temps, toi, qu'il faut photographier à l'argent de six ou moins? Ouais, moi, j'ai un gros problème avec le temps. Ouais, je cours après le temps. Je me detends rarement et j'essaye de faire un maximum de choses de remplir le temps. Je suis frustré par la tension de l'argent-tique, par exemple. J'aime avoir la résultat vite. J'aime aussi changer très vite de projets sur l'argent-faire. C'est aussi un souci pour tous ces projets personnels que j'ai initiés, que j'ai des fois abandonnés, il y a des fois des choses qui ont été qui sont dans des dossiers, qui m'arrêteraient des expos, des livres des trucs, peut-être, si j'y mettais un peu des forts pour les continuer. Mais, malheureusement, il reste au stade de recherche d'archives. Parce que j'ai un nouveau truc qui m'excite et je pars sur une autre idée. Et justement, ton rapport résidence artistique, est-ce que c'est quelque chose que tu as beaucoup fait? Est-ce que c'est très rare que je remme des photographes qui sont installées commercialement? Je l'impression que tu sais tout est assez binaire de manière assez générale dans la photo, mais fin dans la vie, mais quand quelqu'un a un photograph commercial, il ne peut pas être un artiste en résidence. Est-ce que toi, j'ai l'impression que tu as déjà fait des résidences? En fait, c'est complexe être en résidence. Ça prend beaucoup de temps. Encore une fois, c'est vraiment le temps que tu veux l'accorder. Le commercial prend beaucoup de despasse mentale, de temps et de temps de photographie aussi. Donc, c'est des moments qu'il faut prendre. Mais à chacun d'avoir un choix, je pense que c'est aussi très rare dans le monde dans lequel on vit, dans la ville, dans laquelle on est, de prendre le temps, de se poser sur un projet plus de semaines, par exemple. Mais même une semaine entière, que là-dessus, c'est rare. Et c'est tout ce qui me fait vivre est ce que j'aime. Donc que j'essaye de faire le plus souvent possible. Mais c'est vrai que c'est complexe. C'est encore une fois un équilibre assez précaire avec la photo, une fille commerciale. Mais bon, c'est des choses. C'est de la volonté, quoi, il faut pouvoir se donner le moyen de le faire. Et aujourd'hui, ton actualité de projet en cours, de choses à venir pour cette année, il y a quoi, sous le vie? C'est pas très clair. C'est pas très clair cette année encore. Et j'ai pas mal de projet en cours. Mais je t'avoue qu'ils sont, ils sont, vu que je suis en train de légèrement, il y en a quelques-uns qui mixent un peu et je vais les garder pour l'instant pour moi. Mais par contre, on peut peut-être venir sur un point. Le studio, la pratique du studio, finalement, la pratique du studio, si c'est pas donné à tout le monde, ça peut faire peur d'arriver dans un studio blanc, etc. Enfin, tu as vide que toi-même, tu dois remplir avec l'idée de le concept de ton projet ou comment tu vas faire cette série ou comment tu vas réaliser cette image commerciale. Et tu dois vraiment le remplir de tout ça, mais il est anonym, il est neutre. Le jour d'avant, il y a quelqu'un d'autre, le jour d'après il y a quelqu'un d'autre. Et c'est à toi, donc faire un espace où tu vas créer une émotion, quoi, en gros. Et ça, je trouve que ça me l'a, pendant des années, fait vraiment peur quand même. Tu vas te arriver et j'essaie de me raccrocher. Je mettais pas mal de matériel, ou enfin, je n'en sais rien. J'essaye de trouver des mécanismes pour me rassurer que c'est du bon travail. Et en fait, maintenant, j'ai un peu détendu envers ça parce que je me suis concentré sur les gens qui sont autour. En fait, je collabore tout le temps avec des celles designer. Par exemple, chaque projet, c'est fait. Même les projets personnels, on vous s'ouvre en fait avec des personnes avec qui je collabore, etc. Et ces gens-là, on est mentionnés pas assez, mais je trouve que c'est eux, on construit une image ensemble. Donc je mets beaucoup d'attentes, d'affects, et je les intégrerai beaucoup aussi au projet parce que quand même, ils construitent autant le décor que toi, tu s'intétises avec la lumière, la caméra, etc. et peut-être, disons, le managing général du projet, quand même. Du coup, c'est vrai qu'il faut en parler parce que c'est vrai qu' eux, ils ont quand même quand même une grande part de responsabilité dans l'image et une part d'autorship. Donc tu vois, des gens avec qui j'ai collabé très longtemps, Rennie Prier, qui j'ai fait ce livre, Aline Johanna, qui j'ai fait des voyages et des projets, beaucoup dont le projet apparaît photo, Juliette Saccovets, Lune Cooper, désolé si j'ai corges le nom parce que c'est le lendesse par mon truc. Mais voilà, tout ça, en fait, à deux, on arrive à développer des projets qui sont quand même qui ont beaucoup plus loin. Je n'ai pas la prétention de dire que je les monte de moi-même. Tu vas c'est le projet là, il y a toujours quelqu'un, une équipe de lumière qui me suit toujours, qui me peau l'occi, donc ça c'est quand même super important. Et ça aide à rassurer, et du coup, des杜 dans le studio, tu te concentres seulement sur qu'est-ce que je veux faire comme image, qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui et comment je vais faire que ça, qu'on va découvrir des choses et qu'on va essayer d'avancer. Tu travailles toujours avec les mêmes personnes? Ben toujours, enfin, j'essaye. Mais en tout cas, par contre, travailler avec les mêmes personnes, je trouve dans un monde où les photographes ils évoluent et souvent, vu que les modes, les tendances, etc., tout va très vite. C'est un peu des. des poules et sans tête, quoi, des fois. Il faut des fois un peu s'installer avec quelqu'un dans la loyerhauté, par exemple les agents, essayer de construire quelque chose sur le long terme, pas ici, d'aller trop vite, pas ici, de changer trop rapidement. Après, la mode est régie par des lois, qui sont autres que la nature morte, parce que la nature morte, c'est un artisanat qui se développe, on est des feseurs d'image. Tu fais bien une image, je ne sais pas où j'ai des coups. Et où l'idée, c'est notre un peu des deux, quoi. Et je trouve que c'est important, des fois, garder sa même équipe par exemple d'assistant, développer des relations avec des celles顴aires sur le long terme avec lesquels t'as extrêmement confiance. Et tu t'embarresses pas, de terror, de choses, tu vas directement aller sur l'essentiel. Je veux dire dans le cinéma, ça t'es toujours été comme ça. Donc pourquoi on appliquerez pas à la photo? Les équipes cinéma, les chefs offertateurs, c'est au bout d'un moment qu'ils développent une relation très forte. Et du coup, voilà, c'est vrai que ça, on a. Je trouve que ça m'est hérit de nous. mon agent, c'est la même depuis maintenant 16 ans presque, donc c'est très important. - Et ton rapport du coup l'enseignement est-ce que c'était important pour toi d'aller en signal à l'écale? - Alors ouais c'était un. En fait j'aurais jamais imaginé qu'il me demande au début, c'est vrai que quand il propose. - Ça fait quoi quand tu t'en proposes? - Ah les stonvets, j'y crois. - Enfin déjà j'étais flatté, mais les chocolats que j'ai eu, enfin genre, c'est flippé et surtout je me suis rembiait. - Pourquoi t'es peur? - Mais non mais c'est pas possible, je peux pas le faire. Ah, je sais pas la pertinence d'être là-bas, je ne suis pas encore assez mature. Trois, je ne parle pas bien assez bien anglais, c'était que de courant anglais, que c'est un programme en master. - D'accord. - Bref, il y a eu tout ça qui est rentré dans ma tête, donc j'ai vraiment appelé le directeur. - T'as quel âge qu'on te propose? - Et j'avais 30 ans, je crois. Un peu moins, 31. Et là, je vais faire un petit mot pour lui, qui s'appelle Milo Keller, qui est parti cette année malheureusement, cause d'une maladie, mais il a construit toute la photographie à l'écale depuis 2005 maintenant, et c'est lui qui a créé l'oral à la photographie depuis, qui a créé ce master, qui était une personne géniale d'un optimisme fracassant, qui laisse une légacie exceptionnelle. Donc on est tous là, essayé de continuer ce qui nous a inculqué. Et voilà, en parallèle, quand il m'a proposé, je vais d'y acheter pas légitime pour le moment. Et en fait, il me dit, si c'est quoi, ça fait 10 ans que tu travailles, en fait, pratiquement, t'as appris plein de choses, tu veux juste parler de ce que tu sais. Et c'est ce que j'ai fait finalement, je suis allée. J'ai eu plus peur que les premiers choutines, c'est que je crois à le moment où je le plus de flippe, j'ai marché jusqu'à l'école pour mon premier cours de l'OZAN, à Renan, ça m'a pris une heure et demi, et j'avais genre qu'il trembleait, parce que j'avais, je suis passé par là, et maintenant, on attend de moi de donner un truc, donc c'était, c'était vraiment flippant. Et finalement, j'ai essayé d'être le plus honnête possible, le plus transparent, donc j'ai donné, j'essaye encore de donner tous mes tips, tous mes process, ma manière de travailler, ce qu'on m'a inculqué à l'école, c'est-à-dire, développer des idées et des concepts, pas s'attacher trois à la forme, etc. La technique, c'est pas grave, tu l'as prends plus tard. Tout ça, j'essaye de leur donner, donc je leur apprends un max de trucs et eux me rendent aussi, parce que finalement, ils sont jeunes, ils ont des points d'intérêt qu'on ne connaît pas, ils ont des obsessions ultra chelous avec lesquelles, du coup, c'est super intéressant. Donc voilà, c'est ça, et puis depuis, je développe une sorte de pédagogie, j'ai été obligé et j'espère qu'elle fonctionne, j'en sais rien, mais tout cas, la photographie de studio, au moins la manière de faire des photos à vie en studio, ça, j'essaye de leur apprendre. Et c'est quoi ton top 3 des tips pour un jeune autographe? Il n'y a pas beaucoup de top 3, mais vraiment prendre des notes, c'est le plus curieux possible, mais surtout avant de faire des images, mais plein de trucs naze, vraiment, les 3/4 trucs que je fais, c'est tout pour y, mais vraiment il faut en faire plein, il y en a dans l'eau qui se m'ont réussi, toujours en faire, parce que c'est ça qui va, on nous l'avait dit à l'école, au début, on n'y croyait pas, on croit que c'était plutôt quelque chose pour te faire travailler plus, etc., justifier le fait que tu sois là, etc., ou le rôle des profs, mais pas du tout, en fait c'est vraiment, c'est en d'autant plus quand tu passes de certains caps ou tu crois que ça fonctionne, bah en fait non, c'est là où il faut redoubler des forts, continuer à faire des photos un peu chelou pour essayer de se démarquer et trouver des nouveaux poursans d'intérêt, des nouvelles excitations, des nouvelles formes, c'est de faire plein de photos différentes aussi, sans fermer dans un style, c'est pas forcément la meilleure chose qu'un photograph peut faire, je comprends qu'il a développé un logage, passe par la texture de son image, etc., mais c'est aussi très important de essayer de faire plein de photos de sujets différents, mais aussi de les photographiers différemment, de s'approcher de ses lois ni d'utiliser de notre caméra, de les photographier, mais de les dessiner, ou d'un coup, un jour, allez au labo faire des photographes, je pense à rien expérimenter, le maximum. Et donc, t'as pratiqué à toi, est-ce que il y a un sujet qui revient constamment que tu as remarqué? C'était un truc en tête? Non, non, non, du tout. Non, non, non, mais t'as quand même un style à toi, donc est-ce que il y a quelque chose avec du recul ou du gigant? Bah au bout d'un moment, ouais, j'ai dû arrêter de mettre des mouches dans les photos pas, ça c'était un vrai problème, mais c'était pathologique, c'est, disons que déjà, enfin si tu recoupes des inspirations comme il y a une peigne, il y aura toujours plein d'éléments qui va revoir. La mouche, c'est un sort de mémontumori qui était dans l'évanité, déjà, il y a un livre sur les mouches là. C'était une toute façon un truc qui a toujours été là, qui est un symbole de l'effet mère, et ça. Bon bref, je l'ai pris, je me tu as approprié aussi, et je l'ai utilisé, mais beaucoup trop. Enfin, il y a plein de moments là, maintenant, je vais dimestimer, j'allais, elle était très bien sang, assez forcé, etc. J'avais toujours un beauquel de mouches que j'en ai dans les studios, de sorte de plus de confiture vide, y a de plus de mouches de la maison de campagne. On a tous des sannourations d'avoir des objets, des petits fétiges qu'on peut toujours se mettre dans les images comme une sorte de petit punctume, tu vois, un détail qui fait que ton regard, il va être toujours dessus, et c'est ton sorte de petit twist que tu vas amener dans l'image pour que l'appropriet. Mais encore une fois, c'est naïf, des fois souvent, t'as pas besoin de ça. Et si t'avais un conseil à te donner à ton toit de 18 ans, tu vas te dire quoi? En vrai, maintenant, on ne change rien, soit aussi naïf et innocent, tu les têtes, parce que ça m'a permis d'avancer naïvement dans la vie, et du coup, par cette naïveté d'agence et des trucs, on en fait des photos au bout d'un moment, en fait un métier. C'est quand même ouf, c'est génial, c'est le plus beau métier du monde, c'est comment par me disait, parce que tu fais des bêtises, tu vois, comme ça, et du coup au bout d'un moment, même, il y a des gens qui vont finir par te payer pour faire pour les faire, c'est-à-dire, vraiment. Et ça commence par continuer, c'est d'adolescence le plus longtemps possible. L'innocent, c'est tout aussi non. Si tu le perds au bout d'un moment, je pense que, enfin, construit des images, ça fonctionne la rapide, je dirais, il n'y a pas un cinéaste, tu vois, qui lui n'est plus, enfin, enfin, c'est comme ça l'inspiration, je pense que c'est là où tu puises encore ton énergie. Et est-ce que tu as arrivé encore à avoir des goals, t'as encore des choses que t'as envie d'accompture? Oui, bien sûr, bah, tu as pensé jamais terminer, je pense rien. C'est pas forcément des étapes, tu vois. C'est vraiment un épanouissement, décontinuer de découvrir des trucs, c'est pas forcément des grands changements, je veux pas faire des grands livres ou de grands d'expos. Là, je suis en train, par exemple, de terminer mon studio, tu vois, qu'il y a une construction dans lequel je vais essayer de développer une nouvelle pratique, on fait un studio qui soit vraiment. Quand tu es une nouvelle pratique, ça veut dire quoi? Eh bien, peut-être qu'il y a une nouvelle approche, à la photographie d'objets, la nature morte, plus comme un atelier d'artiste à l'ancienne, tu vois, j'imagine les sculpteurs, ils ont de la matière autour, bref, c'est maléal, tu vois, il commence à faire des trucs, on a développé une manière plus automatique de faire des images, on va dans un studio quand on a une idée où on va vend dans un endroit, on contacte telle personne pour aller faire ce photo, mais finalement, l'intuition, elle peut être aussi faite sur le moment parce que l'espace s'y prête, donc j'aimerais bien dans cet espace que ce soit un truc ou vraiment vivant ou plus d'un coup, tu vas rester nuit et faire des images obscures, donc si ces images après, tu ne les emmènes au labo, tu les brûles, je sais pas, tu as continu d'expérimenter, mais d'une manière vraiment introspective dans un espace fermé comme ça, tu as tout de l'idée. Tu sens tellement que ça te rendrait plus libre du coup d'avoir un studio à ton point? Non, en contraire, ça fait les faire inverse généralement, mais c'est un test, on verra ça marche. Est-elle les expos en ce moment où une expo qui arrive ou des images exposées? Je crois que tu as au courant, oui, une expo, elle est petite expo, elle va chez printe, il y a trois images non-arablants, donc aussi encore une fois ces yeux ont été faites en Bretagne et en collaboration avec Annie Johanna et c'était aussi un pied de nerf, je fais beaucoup de couleurs, donc je trouve que plus l'huile tu fais quelque chose mieux, c'est d'essayer de challenge à faire autre chose, donc voilà, du noir et blanc, du noir et blanc, des sortes de petites hablues assez sobres, assez mélancoliques, presque. J'essaye de trouver d'autres choses. Les gens font qu'ils fassent de la photo décomplexer. C'est bien le maire de la guerre, mais j'ai entendu l'adieu aussi en tenir. Mais c'est super important. Il y a une dernière chose, peut-être. C'est aussi pour ceux qui coupent la photographie, ça peut s'apprendre sur le tas. Tu vois, on est en assistant ou même sans avoir fait d'école, etc. Simplement, ce que moi j'ai appris par l'école, c'est un mécanisme de penser. En gros, c'est. T'organise ton esprit pour former des idées. Je trouve qu'une école devrait pas forcément apprendre la technique, parce que la technique tu peux l'apprendre par toi-même, ou en étant assistant, mais c'est des choses qui, à 30 ans, tu peux les développer plus tard, c'est des skills, ça s'apprend, tu vois, c'est une. Mais par contre, forger ton esprit à penser conceptuellement, à te dire genre, je peux traduire ce feeling en une image. Ça, il faut le faire le plus tôt possible, parce que c'est vrai que nos cerveaux ne servent, ils ne vient pas, ils vient très vite, j'ai l'impression, et c'est très difficile plus tard, de arriver à créer des concepts, à trouver des idées, quand ces mécanismes ils ne sont pas enclenchés. Et si tu vois de composer des idées, par exemple, à partir comme j'ai dit, de stimulation, expo, enfin, le livre que t'achète, etc., un truc, si t'es un tout petit truc qui deviant être genre, "Ah putain, cette couleur, ou je sais pas, j'avais vu une peinture une fois, c'était un col de chemise, je me suis dit "c'est tellement beau un col de chemise, mais pas porté quoi, par exemple, tu vas genre, je me suis dit "c'est ouf, on regarde jamais un col de chemise, comme ça, bien fermé, tout, on enclose, bien plat et tout, et finalement, c'est devenu plus tard une série, mais longtemps après, je l'avais mis dans un coin de ma tête, on me demande de faire des bijoux pour une série un jour, et d'un coup, je me souviens de cet artiste que j'avais vu amie-l'an, de Menniko Noli, et je me suis dit "c'est ouf, parce que, il avait fait ce petit col, et en fait, au final, on a trouvé plein de col, on a mini bijoutant, ça faisait une série très sérielle, comme ça, systématique, super fort, et tout le monde se disait "mais comment, pourquoi elle est bien cette idée, bah elle vient d'un truc super longtemps, j'avais vu, t'es en vacances, genre, c'est rien dans un hotel, un peu perdu en Sicile, t'as un petit coffre fort, bah, d'un coup, tu dis "mais c'est trop loin, qu'est ce coffre fort là?" et mais en fait, tu prends photo, tu prends un petit croquis, tu dis "mais c'est une idée de série, pourquoi pas, tu vois, d'un coup, faire tout dans des sortes de micro-confreforts, dans lesquelles ils ont mis des petites mousses pour accueillir les bijoutes, en fait, tout est idée, tu vois, tu vois une toile d'areignés, bah, du coup, tu commences à réfléchir à la mathématique, dans la nature, tu vois, et de les endroits, où, d'un coup, en fait, il y a tellement d'autres moments où t'as des sortes de formes géométriques répétitifs qui reviennent, et tu dis "ouah, ok, mais en fait, je vais essayer de documenter tous ces trucs, et on fait un catalogue, enfin, c'est après, c'est infinit. - Oui, tu j'as documenté en ce moment. - Et ça, c'est trop stylé, tu vois, parce que c'est un fini, après, non, faut jamais jeter, faut faire des listes, fait des listes de série, des juices ou projets. - J'aurais eu des carnets, mais fois, dans une de la même. - C'est plus dur, parce qu'il y en a plein, et puis il y a plein de trucs vraiment, pis il y a aussi une mélange avec la vie perso, et ça, j'ai du mal à regarder dans le truc de la vie perso. Mais oui, les carnetes de l'année précédente, après, sur une atteur, il y a plein de références organisées, et aussi des idées de série à l'essence de ce point de projet artistique ou de série pour des maguesines, - D'accord. - Que je peux appliquer plus tard. - Ok. Est-ce que dans ton travail, t'as une œuvre, enfin, une de tes photos qui est à préférer? Donc, tu serais le plus fier, ou le plus qui est adoré, regardez? - Ah, j'en ai eu une, mais elle n'est pas dans mon force folio. - Ok. - Non, non, non. - On va décrire. - C'est la toute première photo publiée, ah, c'est trop mûmes. Ah, je suis content dans ce souvenir, parce qu'on ne va pas faire le peu de casse, on va parler de ça. C'est ma toute première photo publiée. C'était, j'étais parti en Inde, parce que j'étais mauvaise à l'école, j'étais dissipée, au lycée, j'allais plus en cours, je faisais un peu n'importe quoi. Mon père a décidé de nous emmener en voyage avec un qui m'asseurait ma mère en Inde, on est parti en Inde. Et là, je me suis là, j'avais fait plein de photos. J'étais trop excitée, avec ce petit numérique, les sortes de l'humie, - là, tu vois? - Ouais. Et j'avais l'impression d'être un artiste quoi, je faisais les photos, je me disais, les lumières elles sont ouf. Et c'est dans le magazine du monde, il dénait toujours la photo du lecteur, à la fin, tout à la fin. Et chaque lecteur envoie une photo, et j'avais fait une photo en aurait vendre une voiture avec une vache, qui nous voiture en Inde quoi. Mais je ne sais pas le point de vue de dessus, on aurait dit une maquette, je me t'ai dit, p'tain, il y a un truc quand même, je vais l'envoyer en sé jamais, et le truc a été publié, 8 mois après. - Incroyable. - Mais les gens, on a reçu par la poste, la série. J'y croyais pas. C'était la première publication du coup, j'avais, genre, 17 ans, un truc comme ça, c'était hallucinant. Et c'est marrant, la bouche se bouque, parce que le magazine du monde, c'est peut-être le magazine qui, je colabore le plus, c'est. - C'est stressé, ouf. - Ouais. Tu messages pour genre un textile-border qui devait être stagiaire à l'époque quand il a. - Ah oui. - Quand j'avais envoyé cette photo, et du coup, qui m'a dit direct à artistique, et lequel on fait plein de trucs. - Vous avez bien boucée, vous avez boucée. - C'est vraiment cool de voir ça, ça fait du bien. - Ouais, ok. - Ça va sur. - D'accord. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui tu aimerais en tendre aux micro-de-dans le banc? - Hum. - Vivant. J'ai pris ça. - Vivant, ouais. - Ha ha ha. - Rai. - Par contre, tu peux être. Enfin, ça peut être un de. - En vrai, en vrai. - C'est un. - Je pense. Si tu arrives à avoir re-etrigé, j'aimerais bien savoir ce qui se passe dans sa tête. - Très bien. - Parce que quand même, c'est pas clair. Il fait vraiment de ma porte quoi. Enfin, il publie des trucs, des livres, des photos. C'est. Obscure, des fois. Et pourtant, ça fait sens. Donc, j'aimerais bien savoir ce qu'il est un peu en dire. Je sais qu'il va éviter de toutes les questions sur moi, mais ça serait intéressant de savoir. - Très bien, je vais essayer. Je ferai de mon mieux. Euh. Pour terminer, si ton n'y aura photographique, était une musique, qu'est-ce que ce serait? - Euh. Écoute, je sais pas, moi, j'écoute le. - Mon problème, c'est que j'écoute plein de réglés. Mais vraiment, c'est. - Ouais, je ne m'en prie pas. - C'est un peu bizarre. Je écoute beaucoup de. En fait, je l'écoute juste parce que je trouve que. C'est des musiques où il y a une énergie dedans, tu vois. Une éner. Enfin, c'est pas pour la musique en ce moment, parce qu'elle reste, c'est basique, elle est plutôt pauvre dans la manière dont c'est fait, etc. C'est vraiment. C'est les flots et l'énergie qui donne. Je t'assure, j'ai un memer, des. ça m'aide genre le matin. J'en suis avant d'aller à nous en chouite. Je ne suis pas ceurin. Il faut que j'écoute du raguage. Je t'assure. - Excellent, j'adore te reiner là-dessus. - Ouais, j'ai vu, aussi. - Ok, je vais quand même clochérer entre immersion chale. C'était génial, merci pour ton temps. - T'as sûr que ça. - On va être à générosité. - Ah, été sûr. - Quel. - Merci d'avoir écouté cet épisode dans le bain. J'espère que notre conversation avec Charles-Nac vous aura donné envie de regarder autrement, de produire sans trop attendre, et peut-être de lâcher un peu pris sur l'été du bien-faire. Si l'épisode vous a plu, vous pouvez le partager autour de vous ou le noter. Ça aide beaucoup le podcast à continuer d'exister. Et puis, comme toujours, on se retrouve très bientôt pour un prochain épisode. Et en attendant, n'oubliez pas de créer. Salut! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Charles Le Negra, photographe de nature morte, a publié un livre intitulé "Saidwork Stills", documentant les déchets laissés après les marchés parisiens.
  2. Le projet a duré quatre ans, avec des photos prises sur le vif, souvent avec un appareil moyen format et un flash, nécessitant persévérance et intuition.
  3. Le travail de Charles équilibre commandes commerciales pour le luxe et projets personnels, inspiré par le photographe Irving Penn.
  4. Il enseigne et insiste sur l'importance de refuser certains projets commerciaux pour préserver sa créativité.
  5. Son parcours a débuté à 18 ans comme le plus jeune étudiant à l'École de design en Suisse, apprenant à construire des images plutôt qu'à simplement photographier.

Summary:

Dans cet épisode du podcast "Dans le bas", Roxanne Moron interviewe Charles Le Negra, photographe de nature morte, chez lui à Paris. Charles présente son livre "Saidwork Stills", publié chez RVB Lundin, qui capture les déchets abandonnés sur les marchés parisiens après leur fermeture, avant qu'ils ne soient nettoyés. Le projet a duré quatre ans, durant lesquels Charles a photographié ces scènes éphémères avec un appareil moyen format et un flash, souvent aidé par un assistant.

Il souligne que l'intuition et la persévérance sont cruciales, car il ne savait pas au départ si le projet aboutirait. Inspiré par Irving Penn, Charles cherche à transformer le banal en poésie, équilibrant ses commandes commerciales pour des marques de luxe et ses projets personnels. Il enseigne également la photographie, partageant sa vision de la créativité.

Son parcours a commencé à 18 ans en Suisse, où il a été le plus jeune étudiant à l'École de design, apprenant à construire des images plutôt qu'à simplement documenter la réalité. Il insiste sur l'importance de dire non à certains projets commerciaux pour préserver son intégrité artistique, et sur la nécessité de cultiver sa créativité à travers des projets personnels, même si cela prend du temps. Charles décrit son processus créatif comme un équilibre entre exploration et rigueur, acceptant les échecs comme des étapes nécessaires.

FAQs

Le livre documente les détritus et objets abandonnés à la fin des marchés parisiens, juste avant qu'ils ne soient balayés, capturant un moment éphémère entre deux.

Le projet a duré environ quatre ans, avec des phases où Charles allait sur les marchés plusieurs fois par semaine ou parfois avec des pauses de plusieurs mois.

Environ un quart des images sont réarrangées, mais les compositions naturelles paraissent souvent artificielles, tandis que les arrangées semblent naturelles.

Il utilisait un appareil RZ avec des bags pour la macro, ainsi qu'un flash, et il était souvent accompagné d'un assistant ou d'un ami.

Il alterne entre des commandes commerciales et des projets personnels, refusant parfois des offres pour garder une ligne directrice et explorer des sujets variés comme les chats ou les déchets.

Irving Penn est son influence majeure, car il photographiait des objets dans la rue après des campagnes de luxe, montrant l'importance de la curiosité et de l'exploration.

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