Salut, je suis Sarah Cosskivic, la directrice de production de transfert. Vous le savez peut-être cette année, transfert fait ses 10 ans. Pour fêter cette anniversaire très spéciale, pour la toute première fois, transfert s'invite sur scène. Nous vous de nom rendez-vous le 8 septembre Autrianon à Paris pour un événement unique. Il y aura des témoignages inédits, des retrouvailles avec des voies que vous connaissez, des invités surprices et plein de moments qui ne se vivent quand n'étant partager. Retrouvez toutes les informations et la biétrie sur le site du Triannon et sur notre compte Instagram. Prenez vos places et venez voir ce que vous adorez écouter. Rendez-vous le 8 septembre Autrianon. Vous l'avez peut-être déjà utilisé, vous retouchez une photo, écrire un texte ou même pour planifier un voyage. Ce que promet l'intelligence artificielle est infinie. D'ailleurs, on ne sait pas encore qu'elles sont toutes les utilisations possibles. Mais une chose est sûre, c'est qu'elle n'a pas que des bons côtés. Marie n'y connaît pas grand chose en IA. Elle en a entendu parler dans les journaux, dans les publicités, elle sait que c'est l'avenir qu'on nous promet. Sans se douter de l'impact que cette révolution informatique allait avoir dans sa vie. Attention, cet épisode aborde des sujets sensibles, pour en savoir plus, reportez vos textes de description de l'épisode. Vous écoutez transfert épisode 366, un témoignage recueillit par les Avolbaire. En 2017, j'ai 23 ans et je commence mon stage dans une entreprise de sasseur de têtes. Je suis un peu stressée. C'est vraiment ma première expérience professionnelle et c'est un secteur d'activité qui m'intéresse beaucoup, mais que je sais très pressurisant. Quand on arrive, il y a un espèce de tour de table où chaque personne vient se présenter et je rencontre 17 collègues dont Julien, qui est le plus rassurant, le plus sympathique qui vient le premier vers moi. Ils détachent des autres, ils se lavent et ils viennent rencontrer pour qu'on a discuté dans la cuisine, mais c'est quelque chose qui se fait dans l'entreprise. C'est-à-dire qu'on fait un tour de table où tout le monde se présente et donne son secteur d'activité et puis chaque personne vient vers le nouveau ou la nouvelle pour prendre un moment et se présenter. Ça permet de casser cette barrière qu'on a quand on vient de rentrer dans une entreprise. Ça crée Julien en fait dès le début. C'est le premier alfer, c'est le premier alfer avec tout le monde. Donc il m'explique qu'il va m'aider, que ça va bien se passer. Il est hyper rassurant et tout de suite, je me dis que je vais hyper bien m'entendre avec lui parce qu'on a des valeurs communes. Il est très direct, c'est un histoire qui est à Montpellier depuis peut-être un an. Il a rejoint sa petite ami, il m'a l'heureusement, ils se sont séparés. Donc il me raconte qu'il vient de se séparer et donc je me prends d'attachement pour lui parce que ça me fait un peu de la peine. Physiquement, c'est quelqu'un de grand, de très classe, un peu le stereotypement ni soi. Donc en costume, avec des jolis chaussures, des belles affaires, de marque, c'est quelqu'un qui a l'air d'avoir les moyens et d'être hyper à l'aise en société ou dans l'entreprise. On dirait un commercial vraiment déjà très aguerie alors que moi j'ai un de commencer, je suis assez réservé, je connais pas le tout le monde de l'entreprise et lui c'est un peu le palourou, mais la personne qui maîtrise. Très rapidement, les relations dans l'entreprise dépassent la vie professionnelle parce que on est tous très jeunes, donc on sort beaucoup et lui il est toujours à l'origine des événements qu'on fait après le travail. C'est lui qui va nous proposer d'aller boire une bière, c'est lui qui va nous proposer d'aller chez lui faire une soirée raclette. Moi j'apprécie beaucoup être en sa compagnie, il s'avère qu'on est très proche, mais c'est vraiment une relation anicale, il n'y a aucune ambiguïté. Il m'a même dit que je ne suis pas du tout son style de femme. Il a 50 plus que moi et nous on a une relation qui est un peu plus aboutie que celle qui peut avoir avec mes autres collègues, même si globalement tout le monde est assez proche, parce que ça peut nous arriver d'aller fut mes nuclopes que tous les deux ou qu'il capte alors que d'autres ne le voient pas, que ça va pas, et il vient à moi pour qu'on puisse descendre souffler un coup et ça ouvre une porte à ce confier beaucoup plus facilement avec lui qu'avec d'autres personnes. Il connaît des choses de ma vie privée que d'autres collègues ne connaissent pas. Et il est hyper bien veillant et comme il est un peu plus âgé que moi, il a cette espèce de maturité que je ne vais pas retrouver chez tout le monde. Et donc il est pertinent dans les conseils qui nous donnent. En fait quand t'es avec lui, il ne va pas être concentré sur autre chose donc il va te donner 100% de son attention, ça doit en envie de se confier, il ne va pas être sur son téléphone, il ne va pas être sur son ordinateur. Du coup t'as envie de te livrer à lui, parce que je ne suis pas la seule à être dans cette situation où elle trouvait inspirant, elle trouvait rassurant tous mes collègues, ont à peu près le même relationnel avec lui. Même si je pense que j'ai un relationnel particulier et qui m'apprécie plus que les autres. Très vite, il évolue en termes de poste et il devient mon manager. Et c'est un peu gênant parce qu'on a une relation particulière et que quand on est ami et qu'on bascule sur une partie manager manager, la relation change et moi je sens que la relation change parce qu'il prend une position beaucoup plus pas dure, mais il change sa façon de parler quand on est que tous les deux sur un point managerial et quand on est que tous les deux pour fumer une clope. Ça me rend méfiant parce que je me dis qu'il peut changer de personalité assez vite et je me demande à quel point je peux me confier du coup sur ma vie privée parce que ça lui arrive quand on fait des points manager manager de retourner des choses. Par exemple, si pendant un week-end j'ai énormément bu et que le lundi je suis fatigué, vu que je me suis confiée sur mes soirées de débauche, il est capable de me le renvoyer en pleine figure pendant un point. Je ne saurai pas l'expliquer mais je continue de me confier à lui parce qu'il a réussi malgré ça à garder cette relation de proximité avec moi. Il restera assurant, quand il me donne de son temps, il me donne 100% de son temps, il m'écoute et surtout il va venir chercher les informations. Il va venir me poser des questions sur ma vie privée, il va venir me demander comment ça va alors que d'autres personnes sont fiches quoi. Lui ne se livre pas trop sur sa vie privée, j'ai très peu d'informations sur lui quand j'ai réfléchi. Je sais qu'il est arrivé à Montpellier, il y a peut-être un an et demi. Je sais qu'il est venu pour une femme et que la relation n'a pas marché mais je ne sais pas plus. Je ne sais pas si il voit quelqu'un, je ne sais pas comment il se sent dans l'entreprise. Et à cet instant-là, notre relation elle est plutôt déséquilibrée. C'est-à-dire qu'il a énormément d'informations sur moi et moi j'en ai quand même assez peu sur lui. Une soirée, il invite tous les nouveaux à venir chez lui pour faire en espèce d'aperro et la conversation autour de la table dérive un moment donné sur des critères physiques notamment des femmes en voulant faire le fan farou. Il fait une blague et dans sa blague, il pose une question en tout cas il sous-entend qu'il a m'a reconnaître la taille de mété tout. Et comme à Saint-Astola, c'est mon manager, je trouve ça hyper gênant et je me braque. Je réponds pas forcément à la question parce qu'en plus je me sens mal à l'aise, tout monde me regarde, c'était censé être une blague, mais personne ne rigole. Ça j'aide très rapidement en froid dans la pièce et puis ça change de sujets parce que lui il va faire une autre blague dans la foulée où les gens vont rigoler mais moi je reste coincé là-dessus sur cette question hyper intrusive qui n'est absolument pas drôle et qui me complexe un peu parce que j'ai une forte poitrine et c'est quelque chose que j'essaye de cacher et je me rends compte qu'en fait les gens l'ont vu. À ce moment là, j'ai plus du tout envie de rester à cette soirée, il doit être 22 heures et je prends mes affaires et je pars, je pars à pied et je rentre chez moi en pleine. Je me sens trahi parce que quand on est amis, on se dénigre pas, ça me déçoit un peu parce que c'est quand même quelqu'un qui a l'arriper à assurant, très bien veillant, très à l'écoute et je me dis "ah" mais en fait je le connais peut-être pas tant que ça. Et quand je rentre chez moi, personne ne m'écrit, personne ne me demande pourquoi je suis rentrée au sito, même pas lui. Le lendemain avant d'aller au travail, j'ai une boule au ventre et je raconte cet épisode à mon conjoint qui me propose de la tendre en bas du bureau pour lui expliquer que ce qu'il a fait ça ce n'est pas, je pense pas qu'il voulait discuter avec lui pour être honnête. Je le défend parce que j'explique que c'est peut-être moi qui est mal interprété la blague et qui en fait souvent des caisses, je suis un peu mélodramatique. Je lui demande de pas venir, je minimise un peu l'action qui a été faite. et j'en discute avec une de mes mecs.
copine qui travaille pas dans cette entreprise et qui me dit que c'est inadmissible, que ça ne se fait pas, que ça porte un nom en entreprise, ça porte le nom de harcèlement sexuel. Et quelques mois plus tard, j'arrive au bureau avec cette boule d'enventre et je me demande si notre relation elle a évolué. Si je se rends compte que moi j'ai été blessée et je me rends compte que pas du tout, il fait comme si de rien n'était. Mais comme j'aime pas trop le conflit, je suis rassuré qu'il reste la personne qu'il est, il reste bienveillant, il est à l'écoute, on continue de nos post-clubs, il se confie à moi. Et c'est là où j'ai l'impression que je commence à m'intéresser à lui à ce qui peut ressentir et où je commence moi aussi à poser des questions sur savoir est-ce qu'il a rencontré quelqu'un, comment il s'est sent au travail, comment ça se passe avec nos managers. Et il répond à mes questions. Je commence à plus le connaître et j'arrive à serner sa personnalité, c'est quelqu'un qui m'en cruellement de confiance en lui, notamment avec les femmes, on se montre des photos sur les applications de rencontre. Et c'est moi qui lui fait son profil sur Tinder. C'est moi qui sélectionne les photos, qui met les descriptions pour essayer de faire en sorte qu'il rencontre quelqu'un. Et on soit, il peut ensemble. Et je remarque qu'il soit, il peut vraiment que des femmes très, très, très jolies. Et je remarque qu'il a hyper exigeant la décritère de beauté dans mannequin. Je pense qu'il manque de confiance en lui parce que quand on discute et que j'écoute un peu ces histoires amoureuses, je me rends compte qu'il a de souvent été à la merci de eux et très soumis dans ses relations. Il a du mal à prendre de je recule et à se rendre compte qu'en fait, il était hyper en demande, dans ses relations passées, on se rend compte qu'il s'est souvent oublié. Je commence à prendre de plus en plus confiance en moi et je sens que mes managers peuvent me proposer peut-être son poste à lui et qu'ils le sent aussi. Ils s'en le vont tourner, il est méfiant et il a de nouveau des comportements déplacés, des remarques sur ma façon de m'abîner. Une fois, je vais dans la salle de bain, je me lève les mains et en fait le gédo est très puissant et quand je mets les mains sous l'eau, ça m'arrose mon t-shirt au niveau de ma poitrine, ça laisse quelques goûts et je rentre dans l'open space et il se permet de faire une remarque hyper déplacée, les s'en supposé qui aurait eu une ejaculation. C'est ça, ma manager, donc mine+2, qui intervient et qui lui dit que ce genre de remarque porte un nom en entreprise et elle dit pas à l'éterme harcèlement sexuel juste à le menace et là, par contre, devant tout le monde, j'ai le droit à des excuses. Et puis, il me demande d'aller dans la cuisine et là, il m'explique que ce n'est pas du tout déplacer selon lui, c'est une blague et qu'on est très amie et qu'on a le droit de faire ce genre de blague. Je vais répondre que je comprends et qu'il n'y a pas de souci. Ça reste quelqu'un en qui j'ai confiance, c'est mon manager, il m'a porté sur beaucoup de sujets et il répond toujours présents quand j'ai besoin, donc je peux lui pardonner cette petite cartade. Je pense que ça, ça fait partie de mon trait de personnalité, je vais être blessé, mais je vais pas avoir envie d'en vouloir à la personne qui m'a blessé. Je vais avoir envie de laisser le bénéfice du doute ou le droit à l'erreur. Je pardonne très vite. Il est très bon pour deviner la personnalité de quelqu'un et d'ailleurs, c'est notre job et il est bon dans son job. On est en compétition professionnellement, mais c'est sous-entendu, c'est-à-dire que personne ne se le dit et puis il a une opportunité de prendre la direction d'une autre de nos antennes dans l'est de la France. Et je suis hyper contente pour lui. Il m'explique qu'on va rester en contact parce qu'on reste dans la même entreprise que ça va être une super opportunité pour moi. On fait son pot de départ, je suis hyper triste parce que effectivement, mon point de repère dans l'entreprise, ça fait cinq ans qu'on travaille ensemble et je ne sais pas comment ça va se passer, je vais changer de manager, donc il s'en va et on se voit une à deux fois par an à des événements professionnels et un jour il m'appelle pour me dire qu'il a rencontré quelqu'un. Elle s'appelle Sonia. Quelque moi plus tard, il m'appelle et il me dit qu'il a une opportunité professionnelle dans une entreprise concurrente dans le sud de la France, ce qui lui permettrait de rentrer à Montpellier et il me demande ce que j'en pense. Égoïstement, je pense que c'est une bonne idée parce que au moins, il sera de nouveau à Montpellier et c'est mon ami. Dans le même temps, il m'annonce qu'il s'est séparé de Sonia. Ils ont déjà resté ensemble quelques mois, peut-être une année. Il ne me dit pas forcément pour quelle raison ils se sont séparés et j'arrive pas à obtenir l'information. Lui, il me dit que c'est lui qui l'a quitté parce qu'il s'entente des plus, je m'attarde pas dessus et je passe à autre chose. Quand il arrive à Montpellier et qui prend son poste, on a une espèce de routine. Alors, c'est pas toutes les semaines, on se voit beaucoup moins. Mais ça nous arrive d'aller boire une bière ensemble. Un jour, je reçois un appel professionnel de Sonia qui m'explique qu'elle aimerait beaucoup descendre dans le sud. Elle sait que je dois recruter quelqu'un dans mon équipe et elle a me référetement en équipe. Moi, comme je sais, c'est une top performer, Jacques Yess de suite. C'est pas du tout professionnel, mais je lui dis que je suis au courant qu'elle est séparée et que Julien est descendu dans le sud et que je sais pourquoi elle en vit de descendre. En fait, je lui tente une perche pour qu'elle me dise, qu'elle veut le rejoindre. Et là, elle m'explique qu'ils sont superbondes, que ça se passe hyperbondes, qui sont amis et qu'elle descend pas du tout pour lui, mais qu'effectivement, il a inspiré dans son choix de descendre. Ça doit être quatre mois après leur séparation, pas plus. Donc moi, je garde cette idée en tête. Je reste persuadé qu'elle descend pour lui. Et d'ailleurs, quand elle arrive et qu'elle a une galère avec son appartement, c'est chez lui qu'elle décide de loger. Sonia est arrivé en mai et l'intègre l'entreprise et au mois d'août, quand l'activité n'est pas au rendez-vous, en fait, on se permet d'avoir des discussions qui n'ont rien à voir avec le pro. Et là, on parlait des relations à Michael entrex. Et je la prends à partie. Je lui dis qu'elle a vraiment trop de chance de s'entendre hyperbondes avec son ex. Sauf qu'elle ne réagit pas du tout à la positive. Elle se braque. Elle allait l'arme dans les yeux. Elle m'envoie limite-chier en disant que Julien est un gros con et qu'on ne voit plus en parler, que ça se passe pas bien du tout. Je ne saurais pas comment l'expliquer mais d'un instant, je lui demande si il s'est passé quelque chose. Elle me dit que oui, je vois sa gestuelle, elle est fermée, elle se fait un câlin, elle-même avec ses bras, elle est recroquevillée, on dirait qu'elle a honte. Donc, je lui pose la question si c'est un rapport avec quelque chose de sexuel. Quand elle me répond oui, je stress un peu. J'essaie de creuser le sujet, je lui demande si ça la concerne elle et à ce moment-là, elle me dit pas vraiment. Et je lui demande si la police pourrait intervenir, si c'est grave et elle m'explique que oui. D'un côté, je la croix et d'un autre côté, je me dis qu' depuis qu'elle est arrivé et elle est quand même spéciale, elle est dramacuine, je mets quand même en doute sa parole. J'ai pas envie de me mêler de ce qui me regarde pas et comme Sonia est assez dramatique, je veux pas inquiéter Julien, j'attends d'avoir plus d'informations mais je sens que Sonia est assez fermée sur le sujet. J'ai pas envie d'insister, je suis sa manager, on est en train de parler de choses de l'ordre sexuel ou la police pourrait intervenir. J'essaie de comprendre ce que ça pourrait être mais je mets de la distance dans tout ça et je pense pas à ce qui s'est passé avant avec Julien, j'aume les incartades qu'il a pu avoir avant, en termes de remarques sexuelles à mon sujet. C'est comme si elle jamais y a eu lieu. C'est vrai que depuis quelques semaines, j'ai plus de news de Julien et je me dis que c'est l'été et que je reprendrai contact avec lui en septembre, il habite pas loin de mon lieu de travail et je ne le croisas plus. Je suis pas très envahissante, si on me répond pas, je ne vais pas aller insister pour créer un moment si tu n'as pas envie de me voir, mais tu ne me vois pas. Donc comme c'est le mois d'août et que tout le monde est en vacances, je pars assez egoïsteement en congé et je décroche complètement du monde professionnel et je passe des super belles vacances. Je rentre ressourçée, j'ai eu contact avec personne du travail. Je rentre en septembre et Sonia vient me voir dès le matin, à l'heure du café et elle me demande de prendre du temporel à la fin de la journée pour aller boire une bière. C'est la première fois qu'elle me demande qu'on aille bien en coûte les deux. La journée se passe, ça me travaille, j'ai mal au ventre, je refais le fil de ce qui s'est passé dans l'été, je me refais notre conversation. On boigne bière toutes les deux, elle est stressée et elle a déjà les larmes dans les yeux, elle m'explique qu'elle a quelque chose de grave à me dire concernant Julien. Ça m'inquiète, j'imagine que si il a disparu, c'est qu'il s'est passé quelques
chose de grave. Elle m'explique que ça me concerne ce sujet d'ordre sexuel. Elle sort son téléphone et elle m'explique que quand elle était en télé-travail chez Julien, elle a eu besoin de prendre une photo de son mordinateur. Son téléphone n'avait plus de batterie donc elle prend l'ipad de Julien qui était sur la table du salon et qui était déverrouillée. Et là elle voit que il s'est connecté sur son ordinateur et il a pris des photos d'information confidentielle, sachant qu'il travaille à la concurrence. Donc très vite elle le confronte, elle m'explique qu'elle se rend compte pendant la confrontation qui il est bizarre. Il a des marques rouges dans le décolleté. Il est gêné beaucoup plus que nécessaire par rapport aux informations entre guillemets inutiles qu'il a récupéré. Comme elle le connaît très bien, elle laisse passer et donc elle fait une deuxième fou le lendemain. Elle m'explique qu'elle est tombée sur une trentaine de photos de femmes nues. Donc bon moi au début ça me choque pas trop, c'est un homme. Il a des photos de femmes nues dans son téléphone. Oui, en quoi c'est quelque chose de grave et puis je pense qu'elle essaye d'amener la chose doucement pour pas trop me choquer et puis comme c'est quelqu'un d'assez excessive, elle perd patience et elle me dit écoute, c'est toi, il a des photos de toi à poil dans son téléphone. Et là, c'est une sensation, ça fait comme un chauffroie du bout des doigts jusqu'à l'un derrière la nuque, un espèce de frisson géant mais pas du toit gréable. Et je me demande quand est-ce que j'ai fait des photos nues qui aurait pu fuiter. Je suis dis, je suis désolé mais j'ai jamais fait deux photos nues, ça peut pas être moi sur les photos. Elle me dit si, si c'est toi et quand je suis tombée dessus, j'en ai vômis et je comprends qu'elle est choquée et donc j'essaie de faire en sorte qu'elle aille bien. Je mets ma main sur son avant-bra et j'essaie de la soutenir comme je peux et elle me montre les images. Comment c'est possible qu'il est des photos de moi nu, je me reconnais sur les photos, j'ai l'impression que je les éprises et je reconnais mon corps et je me dis "ouah, c'est une application qui a réussi à me lever mes vêtements et pas retoucher la photo". Je vois ces photos de moi et je pense que c'est moi. Oui, c'est hyper réel, c'est très bien fait. Demain, la photo elle sort, c'est moi. Toutes les photos, c'est des photos que j'ai prises, c'est des photos de moi en sortie canoée, c'est en selfie, c'est une story et Instagram, c'est une photo professionnelle partagée dans le groupe poids de sape du bureau, c'est que des photos qui existent vraiment sur lesquelles je me retrouve complètement nu. Ça annule complètement mes souvenirs, je sais très bien que j'ai pas posé nu mais je me dis peut-être qu'en fait si je l'ai fait et je m'en souviens plus, ça met vraiment un doute. Je pose peut-être 1000 questions, comment c'est possible qu'il est obtenu ces photos, qu'est-ce qui fait que ça a enlevé mes vêtements? Je pense pas de suite à un montage alors que j'ai 30 ans, je connais les nouvelles technologies, je travaille dans ce domaine là, je sais que l'intelligence artificielle existe, mais j'arrive pas à rationaliser, j'ai l'impression qu'on m'a enlevé mon maillot de bain ou qu'on m'a enlevé mon t-shirt ou qu'on m'a enlevé mon pantalon et elle défilé les photos et je me rends compte qu'il y a même des philosophies différentes, des tailles de l'oeuvre différentes et là je me rends compte que effectivement c'est un logiciel qui a fait ça. En fait quand elle est tombée sur les images avec son smartphone, elle a pris les vidéos et elle m'a vout qu'elle a pris des vidéos parce qu'elle savait que je la croirais pas sinon parce que je suis très amie avec Julien et que du peu qu'elle me connaît, elle sait que je pardonne très vite et que j'ai du mal à voir le mal chez les gens. Quand on refait défiler la vidéo que j'ai déjà vu, je me rends compte que entre peut-être 30 photos de moi, il y a des photos d'autres de mes collègues de travail, d'autres femmes avec qui je travaille ou avec qui j'ai travaillé par le passé, sont des photos de notre groupe poids de sable de bureaux, des réseaux sociaux qui la récupérer, qui l'a transformé. Et je dis à Sonia que c'est hyper grave et je lui demande pourquoi elle a attendu autant de temps avant de m'en parler. Elle s'excuse en me disant que ce n'est pas vraiment pourquoi et que c'était dur pour elle parce qu'elle est sur aucune photo. Elle m'explique quand elle est tombée sur les photos, elle est partie de l'appartement et elle la croise dans l'entrée. Elle a attendu d'être dans son nouvel appartement chez elle pour lui faire un message en lui disant que c'était un gros dégueulasse et qu'elle avait vu ce qu'il avait dans son iPad. Et il lui a répondu qu'il était choquée de son voyeurisme et quand elle me raconte ça, elle pleure et je me rends compte qu'il lui a retourné le cerveau et qu'elle a vraiment l'impression d'avoir fait du voyeurisme. Je fais des liens très vite, ça fait plus de 1 mois et demi que j'ai pas croisé Julien, tout est limpide. Je me rends compte qu'il pense que Sonia m'a mis au courant des photos depuis longtemps. Je récupère les vidéos, je rentre chez moi et si on le trajet du retour, j'ai peur de le dire à mon conjoint. J'ai peur que mon conjoint s'énerve contre moi parce que les photos sont hyper réalistes. J'ai peur que ça me retourne dessus parce que de base, j'ai quand même posté une photo, peut-être qu'il va me dire que je l'ai cherché. J'entissais tout et je culpabilise et puis arrivé chez moi, je suis comme un esthésier, j'appelle ma meilleure ami parce que il faut savoir que sur certaines photos, je suis avec elle et l'intelligence artificielle, elle ne fait pas qu'un seul corps sur une photo, elle fait tous les corps qui peuvent y avoir. Et je veux la prévenir que par les ferries cochées, elle se retrouve nu sur les photos. Elle est professeur des écoles, de suite elle est panique. Et limite, elle me secoue, en me disant, mais tu te rends compte, enfin, je travaille dans l'éducation nationale, je n'ai pas le droit de faire du porno. Si la photo elle fuite, on ne va pas se poser 36 000 questions, c'est grave. Pourquoi tu ne réagis pas et pourquoi tu prends sa défense? Parce que, à ce moment-là, je lui explique que c'est rien, que c'est une intelligence artificielle, que je ne pense pas qu'il ait diffusé les photos, qu'elle s'inquiète pas, je vais gérer. Et là, clairement, elle me demande de faire quelque chose rapidement. Je mets du temps avant de me rendre compte que c'est grave parce que, je pense, être anesthésie de la situation, c'est un choc, c'est mon ami. Je ne suis pas son style de femme, je me retrouve nune en son téléphone. Pour moi, il n'y a pas de. c'est pas réel. Et puis, la nuit passe et le lendemain, je décide d'agir. Donc, je contacterai toutes les femmes que je connais, puisque je travaille ou j'ai travaillé avec elle, pour aller les voir et leur montrer la vidéo. Elles sont hyper énervées, elles l'insultent. C'est pas leur ami, donc je pense qu'elles ont moins de compassion. Elles sont dans l'agressivité, dans des goûts. Elles sont pas sympas du tout. Elles proposent plein d'idées faire fallu. Aller chez lui, lui subtiliser son originateur, y aller avec nos mari et nos conjoints pour lui faire peur. Le menacez, contacté, ça dérache. J'ai l'impression que je suis la seule à prendre sa défense et à essayer de trouver des solutions plus sympas. Je leur explique que c'est hors de question. On ne va pas boulyer sa vignne pour quelques photos et je minimise encore la chose. Par contre, j'ai peur qu'elle soit diffusée, que ça joue sur mon image professionnel et même personnelle, parce que la photo elle est tellement bien faite que si elle sort, le malice sera déjà fait. Je pourrais dire que c'est un montage, mais c'est tellement réaliste que ce serait déjà diffusé. Et on décide de porter plainte. On ne va au commissariat, on y va hyper tôt. La personne qui me reçoive, qu'une seule personne, dans son bureau, je suis assez rassurée parce que c'est une femme qui me reçoit. Elle est assez sympathique. Elle me demande ce qui se passe et je lui explique la situation et j'aimerais porter plainte. et je suis assez sur le site de la chaîne.
prise de la réaction de la policière. Elle m'explique qu'on a le droit à tout savoir des fantasmes, tant qu'on ne diffuse pas les photos, on ne peut pas être punis et si par exemple demain son fantasme c'est Justin Timberlake, elle a le droit d'avoir une photo de Justin Timberlake, elle coupe son visage et elle le met sur un corps nus et elle peut faire ce qu'elle veut avec pour son plaisir personnel que c'est qu'un fantasme et que c'est pas puni par la loi et ça m'énerve. J'attends qu'on me dise qu'on peut le convoquer, l'entendre qui viennent se justifier, pas devant moi mais devant les autorités et surtout qu'on subtilise tous ces appareils électroniques et que la police supprime les images de moi, mes collègues et mes amis de tous ces smartphones n'ordinateur portable, iPad, qu'on vienne un peu à ma rescousse et qu'on protège mon image. Je ne contacte toujours pas Julien. Je ne veux pas qu'il sache qu'on est au courant, je ne veux pas le confronter, je ne veux pas qu'il se justifie, j'ai pas envie d'entendre parce qu'il n'y a pas d'explication. En tout cas il n'y a rien qui est entendable pour moi, c'est un ami, il m'attraille, il a porté à tint à ma vertu et je ne veux pas lui laisser l'opportunité de s'excuser, c'est pas du tout le moment et je me décide à lui faire un message. Salut Julien, j'ai appris pour les photos, je ne porte pas du jugement, par contre ça m'embête que ce genre de photos existe de moi et de mes collègues amis, peut-tu s'il te plaît m'assurer que tu vas les supprimer? Dans les secondes, il me réponds. Salut Marie, je t'assure que tout est supprimé, tu as le droit de me juger, je le comprends parfaitement, je sais que tu me déteste et que tu ne souhaites plus jamais me parler, c'est normal. Je voulais simplement te dire que je n'ai jamais voulu te faire de mal après toutes ces années d'amitié. Tu m'as soutenu durant tout ce temps et je n'ai pas respecté cela, je te souhaites beaucoup de bonheur dans ta vie, tu es une belle personne, tu le mérites. Quand je reçois ce message, je panique un peu parce que j'ai peur qu'il est trop de peine et qu'il fasse une grosse connerie parce que je le connais, je sais qu'il est fragile, qu'il n'a pas confiance en lui, que c'est une façade. Un peu pour le protéger, je le réponds, je ne te déteste pas, j'espère sincèrement que toi aussi tu pourras trouver le bonheur, je t'ai enlevé de nos groupes et bloqué des réseaux dès que j'ai vu les images étant sous le choc, je récertainement dû écrire ce message avant de le faire pour faire les choses dans l'ordre. Bonne continuation à toi. Ma réaction avec l'armant soft, déjà c'est pas mon style d'acabler plus que ça les gens et j'ai pas envie d'avoir quelque chose sur la conscience et je pense avoir mis mon énervement plutôt sur autre chose. Je trouve ça une admissible qu'on puisse faire, ce genre de montage aussi facilement que ça soit pas puni par la loi, n'importe qui peut avoir accès à l'application et il n'y a pas de règles. Enfin, j'ai une trentaine d'années, nous sur les photos, je suis déjà une femme, mais on peut modifier le corps d'une gosse de douze ans, son trop difficulté, et c'est plutôt sur ça que j'ai posé mon énervement. J'arrive pas à lui en vouloir parce que je fais pas le deuil de notre amitié et je ne sais pas expliquer pourquoi je parle de nos civils, on ne le voit plus, alors qu'il habite en face, plus aucun de nos collègues de travail ne le croise ni au bar en bas du travail où il était tout le temps, ni à la supériette, c'est comme si il avait disparu, sauf qu'il travaille toujours dans une entreprise concurrente, on entend parler de lui par nos clients et il tente des espèces de contacts, il demande aux clients de dire qu'il vienne de sa part, il me fait un peu de la peine. C'est quelqu'un qui est seul, qui avait que ces collègues de travail en tant qu'ami à mon pelier, tout le monde lui a tourné le dos, on a appris que dans l'entreprise dans laquelle il est, il s'est fait licencier, des informations que j'ai eu, il y a eu des problèmes de management et c'est les personnes qu'ils managèrent et qui ont demandé à ce qu'ils soient licenciés. J'espère qu'il a pas recommencé et j'ai toujours un petit doute. Comme dans notre relation à chaque fois qu'il a dérapé, c'est excusé mais j'ai eu quand même après des espèces de récidives et à chaque fois sur un degré plus d'arc, ça m'étonnerait pas qu'il a recommencé. Et si je revenais vers moi maintenant en ces sujets, je pense sincèrement que je serais capable de pardonner. Vous venez d'écouter transfert épisode 366 un témoignage recueil par Léa Volbert. Cette épisode a été produit par Slake Podcast, direction editorial Christophe Caron, direction de la production Sarah Cosquivic, direction artistique Benjamin Septem-Horse, production editorial Sarah Cosquivic et Benjamin Septem-Horse, chargé de pré-production Astrid Verdun, montage, monat de la é, prise de son et à billage musical Joana Lalonde, l'introduction a été écrite par Sarah Cosquivic et Benjamin Septem-Horse, elle est lue par Aurélie Rodrigues. Retrové transfert tous les jeux dits sur Slake.fr et sur votre application des coûts préférés, découvrez aussi transfert club l'offre premium de transfert. De fois par mois, transfert club donne accès à du contenu exclusif, des histoires inédites et les coulisses de vos épisodes préférées. Pour vous abonner, rendez-vous sur Slake.fr/transfertclub. Pour proposer une histoire, vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse
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