Dans ce podcast, Laurent Dutche relate les recherches de l’historien Michael McCormick qui, en analysant des carottes glaciaires des Alpes suisses, a découvert des particules volcaniques datant de 536. Ces particules provenaient d’une éruption islandaise massive qui a projeté un nuage de cendres à 50 km d’altitude, obscurcissant le ciel de l’hémisphère nord pendant 18 mois. Ce « voile noir » a provoqué un refroidissement global, des famines, des inondations et l’effondrement de civilisations comme Theotihuacan au Mexique ou l’empire Gupta en Inde. Les populations, croyant à une malédiction divine, ont sombré dans le chaos, les révoltes et les invasions. Puis, en 541, la peste bubonique, portée par des rats voyageant sur les navires, a dévasté l’Europe, l’Asie et l’Afrique, tuant jusqu’à 100 millions de personnes en deux siècles. McCormick conclut que 536 fut la pire année jamais vécue, car les humains n’ont fait que subir une catastrophe naturelle incontrôlable. Pourtant, malgré ces horreurs, l’humanité a survécu et reconstruit, rappelant sa résilience face à l’adversité.
Napoléon dans les pas de l'empereur, le podcast. Napoléon meurt à 52 ans. Aucun des bonapards n'a dépassé 55 ans. Et ça, c'est quelque chose qui a un poids tout à fait fondamental. Ce sont des gens qui vivent dans le temps rapide. Et ça peut, effectivement, expliquer le fait d'être pressé continuuellement par le temps qui passe. Napoléon dans les pas de l'empereur, c'est l'un des 300 podcasts à retrouver. Sur RTL.fr et la Pierre TL. D'Ul Indieu vendredi, entrez dans l'histoire avec Laurent Dutche. Bonjour les amis, c'est Laurent Dutche. Est-ce que vous connaissez la pire année de toute l'histoire de l'humanité? Pour certains, ce sera celle du début de la première guerre mondiale et l'épidémie de gripe espagnol qui a suivi. D'autres parleraient de l'épidémie de peste noire qui a ravagé l'Asie en 1347 et qui est arrivé en Europe en 1348. Ou pourrait aussi choisir la seconde guerre mondiale bien sûr avec ces dizaines de millions de morts. En résumé, chacun a sa petite idée. Mais c'est là que va intervenir un arbitre, un historien américain, Michael MacCormick, spécialiste de l'histoire médiéval, professeur à l'université d'Arvard. MacCormick est eu l'inotamment comme en les changements climatiques ou impacté l'économie médiéval. Et c'est au cours de ces recherches qu'il a découvert que quelque chose, est déroulé en 1536, un événement qui a entraîné l'ensemble de l'humanité dans un véritable cauchemar. Et pour comprendre ce qu'il s'est réellement passé en 1536, MacCormick va lancer en 2013 une véritable enquête, climat, archéologie, histoire, environnement, texte ancien, chronique historique, texte religieux, il va croiser tout ça, et cinq ans plus tard, il publie les résultats de ces travaux et conclut que l'année 536 a bien été la nuse horrible-ice. Alors sans plus attendre, entrons dans l'histoire de l'effroyable année 536, la piranée de toute l'histoire de l'humanité. Nous sommes à Constantinople, au printemps 536. Constantinople, l'actuel Istanbul, et est alors la capitale de l'Empire Romain d'Orient, dirigée par l'empereur Justinien. La ville est à son appogée. Elle abrite près d'un million d'habitants et elle est située au croisement de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique. C'est un carfour qui brasse des richesses, des voyageurs, des commerçants, des artistes. Bref, le monde entier passe par Constantinople. Elle est puissante et belle, avec ses dizaines d'églises, ses rubordées de maison au cours hombragé, abritant des jardins luxuriant et des fontaines. Son port et ton bouteiller de bateaux venus de tous les coins du monde, chargés de toutes sortes de marchandises, de l'encent, de l'ivouard, de l'or, des étoffes et des épices. Ce matin-là, il fait beau. Une brise venus du large rafraîchée l'atmosphère, où se prises sur les marchés, où se lèvent les odeurs appetissantes de grillade. La foule des embules tranquillement, les enfants cavales bruyamment, les anciens eux s'y roient de buvins sur les terrasses, des acrobates gagnent quelques pièces en faisant des cabrioles sous les applaudissements des passants. Au nendant de la musique et des champs qui s'échappent des obèrents, en résumé, la vie s'écoule paisiblement dans les rues de Constantinople, la reine des vies. Quand, soudainement, le ciel est envahi doiseau, qui semble s'enfuir. Tous volvent vers le sud, en poussant des Christris dans, que ce pastille, on n'avait encore jamais vu ça. Arrive à l'oroloin, un nuage sombre, noir, qui s'approche rapidement, poussé par le vent. Il est déjà sur la ville. C'est un nuage de sang et de souffre. Très vite, l'air est irrespirable. On tous, on vomit, on tente de se calfeuter dans les maisons. Et bientôt, on ne voit plus rien. Le nuage est si épais qu'il cache le soleil. Les habitants de Constantinople plongaient brutalement dans l'obscurité et tout fait par les fumées qui envaissent tout, panique, courre dans tous les sens et tente de fuir la ville. C'est un enfer et ce n'est pas fini, ce n'est que le début. Le premier jour, de la pire année de l'histoire de toute l'humanité vient de commencer. 1500 ans après cet événement, l'Historien américain Michael McCormick se trouve sur un glacier des Alpe suisse. Il récolte des carottes de glace profondément enfouie. Certaines, datent 2000, voire 2000 ans et la glace a conservé les particules qui étaient dans l'air à ce moment-là. Notre historien peut donc précisément analyser la composition de l'air et endéduire la nature du climat. Il prend ses carottes, direction le labo et il se met au travail. Il faut savoir qu'il possède des outils permettant de dater ses prélèvements à l'année près et c'est ainsi qu'il fait une découverte étonnante. Dans de la glace, datant de l'année 536 très précisément, il trouve des particules de verve volcanite, du verre qui s'est formée avec de la lave refroidit par la glace. Ce qui veut donc dire que des particules volcaniques sont arrivées dans les Alpes cette année-là. Sauf qu'il n'y a pas de volcan dans les Alpes suisse. Alors, d'où elle vienne ces particules? McCormick envoie ses échantillons à un collègue vulcanologue qui les analyse à son tour. Chaque poussière volcanique possède sa signature. On peut donc savoir précisément là encore de quelle volcan elle provient. Le vulcanologue entre donc les caractéristiques des poussières trouvés en Suisse dans sa banque de données qui répertorient où les volcan existent. La réponse ne tardent pas à tomber. Ces poussières volcaniques proviennent d'un volcan islandais. Mais l'Islande est quand même à 2500 km de la Suisse. Comment ces particules ont-elles pu voyager aussi loin? La réponse est simple, parce que l'explosion volcanique où les explosions, car il semble qu'il y en aie plusieurs, étaient si puissantes qu'elles ont créé un nuage de s'endres et de gaz qui est monté à 50 km d'altitude. 50 000 mètres soit au plus haut niveau de la stratosphère. Le nuage aurait donc couvert le ciel de l'Islande jusqu'à la Suisse et probablement même beaucoup plus. Ces explosions volcaniques existent l'Andes où on a fait une bonne partie de la planète. Voire la planète tout entière. Ma cornique lance alors son enquête. Il se penche d'abord sur les textes. Il recherche l'écronique de l'année 536 un peu partout dans le monde. En Europe, mais aussi en Chine, en Inde ou en Amérique centrale. Et il constate que cette année-là, un peu partout sur la planète, on a noté des événements inhabituel et souvent dramatique. Mais notre historien ne se contente pas de chercher des témoignages. Il poursuit encore ses prélèvements de carottes glacières. Il étudie également les fossiles des arbres qui lui apprennent par exemple que les Chains Irlandais ont connu une croissance à normalement faible à partir de 536. Fort de toutes ces recherches, il écrit. L'année 536 a probablement été la pire année de toute l'histoire de l'humanité. Voilà ce qu'il raconte. Au printemps 536, un ou plusieurs volcans se sont réveillés en Island. La terre a tremblé sur des dizaines de kilomètres. Des vaccins mancent, mon gros signe en Atlantique Nord et ce sont abattus sur les rivages. Et c'est pas tout. Une colonne de fumée, de magma et de sendre, s'est élevé à plus de 50 kilomètres d'altitude et le nuage s'est propagé à toute vitesse. À cette époque, nous avons donc un voile noir fait de poussière et de sendre qui va rester en suspension au-dessus de tous les mises fernorts. Une nombre qui s'étend sur les 5 continents et qui va obscurcir le ciel pendant 18 mois. Oui, vous avez bien entendu les amis. Une bonne partie de la planète va vivre 18 mois dans la paie nombre. Ce phénomène à un nom, L'hiver Volcanique. Le soleil est envoie-l'élevé. Il réchauffe moins bien la terre ou les températures baissent en moyenne de deux degrés. Les hivers sont donc plus froid. Les étés, les printemps, plus frais et plus sons. C'est le dérèglement climatique des 536. Maks Kormik trouve un document dans lequel un chroniqueur écrit qu'il a même négé en Chine durant l'été 536. Alors que d'habitude, il fait 30 degrés à cette période de l'année. Autre repère question. De gigantesques inondations sont signalés un peu partout en Europe, en Amérique, en Asie. Oui, comme le soleil ne chauffe plus, l'eau des fleuves ne s'évapore plus et s'étend sur des terres qui sont elles-mêmes déjà détranpées. Un cause du froid, du manque de lumière, de l'humidité et des inondations. Il n'y a plus rien qui pousse. Dans cette nuit qui n'en fait pas.
finit pas, les récoltes sont désastreuses. Et c'est pas tout? Les animaux aussi? Meur! Les forêts se dépapent, il n'y a plus rien à becter. Il n'y a plus de bêtes sauvages, sur les rivières, flottent les cadavres des poissons et tout fait par les cendres qui retontent dans l'eau et qui l'a pollu. Pour le bétail, les vaches, les moutons, les cochons ou les chevaux, c'est la même catastrophe. Ils n'ont plus rien à manger, leurs cadavres pourrient sur les pâturages dévastés, plus deviendrent, plus de l'aie, plus de l'aie, plus de semence, il n'y a plus rien. Et je vous rappelle que cette catastrophe touche la moitié de la planète, tous les mises fernorts, partout c'est la même souffrance, le même désastre. Et le nord devient le tiers monde. L'empire bizantin, l'Europe mérovangienne, l'empire persent, tous sont touchés, ils se sont des dizaines de millions de personnes qui vivent en même temps, le même cochemar. Et il va durer ce cochemar. Car même quand le nuage se dissipent enfin après 18 mois trop long, il faudra maintenant compter avec le froid, les températures ont chutées et une mini période glacière va encore durer pendant 10 ans. Les conséquences pour l'humanité seront désastreuses. Avec d'abord la plus redoutable conséquence d'entre toutes, la famille. Elles s'installe partout, les populations sont épuisées sans ressources et sans aide. Ce sont des colonnes immenses de malheureux épuisées, faméliques qui traversent des pleines froides et sombres. Il fut, mais ne savent plus ou aller, car il ne traverse que des villages et des villes, jonché de cadavres, ils n'ont pas des chapatoires et ils rencontrent le même enfer, ou qu'ils aient. On peut facilement imaginer le désespoir qui s'abasse sur les peuples. En 536, ils n'ont aucune idée de ce qu'ils se passent. Évidemment, ils ne peuvent pas savoir qu'ils subissent les contrecout d'une catastrophe naturelle. Non, eux tous qu'ils voient, c'est que le soleil disparaît, qu'ils fait froid, qu'ils fait humide, que plus rien ne pousse, que les bêtes et les hommes. Meure tout simplement. Pour eux, c'est une malédiction. La manifestation d'une colère divine, c'est l'apocalypse. Personne ne les aidera. Il ne peuvent compter que sur la clementse de leur Dieu, quel qu'il soit. Et au bout de ce désespoir, il y a aussi la révolte. Les empires européens, perses ara, bouchillois qui brillaient par leur puissance, leurs sagesse, leurs beautés, vont s'enliser dans leur heure. C'est le retour partout, à un âge sombre, à l'anarchie au caau. Les populations se soulèvent, attaquent les villes et les palais. Les armées massacres des pauvres paysorts rendus fou par la fin. Partout, le climat est à la guerre civile. On s'entretue pour une poignée de farine. Et voilà des empires et des civilisations qui s'effondrent. C'est le cas de la ville de Theotihuacan, dans le centre du Mexique. Elle était alors l'une des cités les plus prospaires et les plus influentes d'Amérique. C'était le cœur d'une civilisation néanlande 300 avant Jésus-Christ. À partir de 536, elle va s'écrouler. Les sécheresses du haut bouleversement climatique causées par le volcan Islandais, entraînent des famines et des rebellions. Les populations attaquent la ville et mettent à sacs les temples, les palais, les plus belles villes-là. Bref, tout ce qui représente les lites. Et les membres de cette élite, la aristocratie locale, seront tous massacrées. Theotihuacan ne s'en remettra pas et disparaîtra. Mais bien d'autres empires ou royaumes vont connaître le même sort. Comme celui de Gupta, dans le nord de l'Inde, où l'empire sa sanide en persa. Un chacfois c'est la même chose. Dans la foulée de ces bouleversements climatiques, arrivent les famines, les guerres et on peut ajouter parfois les barbarres qui ont profit pour attaquer. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Constantinople. L'empereur justinien a dû faire face comme les autres, aux famines, aux révoltes, à la perte de prestige de la ville, l'ombre d'elle-même, les rues et les marchés sont vides, les émeutes se multiplient et dans les coulisses du pouvoir, on fomente des coups d'état. Et voilà les hors de barbarres qui profitent du chaos pour se presser au frontière, les montgoles, les goues, les visigots, tous veulent prendre Constantinople. L'armée de justinien a bien du mal à contenir les envaisseurs. Si on résume, nous avons donc la moitié de la planète plongée dans l'obscurité pendant 18 mois, puis dans le froid et le gègue. Les populations sont ravagées par des famines et doivent affronter la violence du chaos, des guerres et des invasions. Ça pourrait être difficilement pire et pourtant ça va l'être, car arrive maintenant la peste. Comme en 541, en Egypte, une colonie de rats venu de Chine par les bateaux marchants va proliférer. Un ranoire, un rat déville, autrement dit, il vile là ou vive les hommes. Or ce rat déville va rencontrer son cousin, le rat déchant, qui vit lui à la campagne, mais qui a dû migrer à cause l'encore du refroidissement climatique. Et il se trouve que ce rat est porteur d'une bactérie que l'on nomme, la hiercinia pestice, autrement dit, la peste. Le rat déchant va refiler sa bactérie ou rat déville. Les bateaux égyptiens remplis de ranoire vont sillonner la méditerranée de port en port. Les bateaux qu'ils croissent sont à leur tour habité par les rats et ils vont aller dans d'autres port et ainsi de suite, et ils vont se répandre partout sur le bassin méditerrané. Ainsi donc, après l'emploisonnement de l'air, de l'eau, la famille, la guerre, voici un nouveau fléau qui tombe sur l'humanité, l'épidémie. En plus, il faut souligner que cette peste, la bubonique et la pire, la plus moche qui existe. Elle commence par des pustules qui poussent sur tout le corps du malade, ensuite la fied va arrive, les vômissements, les diarrêts, les peaux qui se nécrouse et rapidement en deux ou trois jours, la mort. 80% des personnes infectées vont disparaître. C'est le même spectacle, il frayant rien qu'à Constantine ople, au début de l'épidémie, on compte plus de 10 000 morts par jour. Les cimetières sont plein, les cadavres s'entassent dans les rues, on les brûle sur dimenses duchées, on creuse des fausses communes. Bref, le monde ressemble à un champ de cadavres. Les hommes ont perdu le combat, et ça va vite, très vite. Entre 541 et 545, la peste durat au moins 25 millions de personnes. Et si l'épidémie se répand aussi vite et partout, c'est pour de raison. D'abord, on a aucune idée de l'existence de bactéries et du principe même de contamination. Les hommes, les bateaux, les rats et donc la bactéries, ce ballat tout à fait tranquillement et librement, sans que personne ne pense à s'isoler pour se protéger. L'avez-vous très régulièrement les mains ou utilisant une solution hydraulique, tous ces ou éternués dans votre coude, utiliser des mouchoirs à usage unique puis jeter l'air. Et en plus, les rats, ça y alloient, qui ça sera produit vite. Le deuxième raison, c'est que cette bactérie arrive aussi sur un terrain favorable. Les hommes sont épuisés depuis les calamités de 536. Les systèmes immunitaires sont défaillants. Les corps ne peuvent plus se défendre. La bactérie s'est panouillée. Il y aura donc plusieurs vagues de peste et elles duront pendant plus de 200 ans. Oui, durant deux siècles, à différents degrés, différents endroits, des hommes seront balayés par le fléau. Aujourd'hui, on estime que les dernières traces de cette épidémie disparaîtront en 777. Au bout du compte, la peste aurait dûer 100 millions de personnes, soit environ un tiers de la population mondiale. Aujourd'hui, ça ferait presque 3 milliards de morts. Alors, m'a cormi qu'a-t-il raison? L'année 536 est effectivement la pire année de toute l'histoire de l'humanité? Au niveau environnemental, sûrement. Ces années-là, contrairement aux années de guerre, les hommes n'ont rien déclenché. Ils n'ont fait que subir un enchaînement d'événements naturels qu'ils ne pouvaient pas maîtriser. Oui, l'année 536 a été celle où l'homme n'a été qu'une poussière dans le vent. Des civilisations se sont affaibli, certaines ou même disparues. Pourtant, après ce chaos, l'humanité a rebattit encore et toujours. Malgré le froid, l'obscurité, la fin, la guerre, la maladie, l'épidémie, l'homme s'est accroché encore et. et encore, il s'est relevé et la vie a finalement retrouvé son chemin.
jusqu'à la prochaine fois. Et voilà les amis, entrer dans l'histoire s'est terminé pour aujourd'hui, mais n'hésitez pas à retrouver cet épisode ainsi que d'autres épisodes d'entrer dans l'histoire sur le site RTL.fr ou sur l'application RTL. Quant à moi, je vous retrouve tous les jours à 15 heures, juste avant l'égrostète, pour de nouvelles histoires passionnantes, pour des aventures déchirantes, magnifiques, magiques, captivantes, passionnantes, pour des destin tragiques et incroyables qui méritent d'entrer dans l'histoire. Je m'arrête là et je vous retrouve très vite. En attendant portez-vous bien et n'hésitez pas à vous abonner.
Podcast Summary
Key Points:
L’historien Michael McCormick a identifié l’année 536 comme la pire de l’histoire humaine, après une enquête croisant données climatiques, archéologiques et textes anciens.
Une ou plusieurs éruptions volcaniques en Islande ont projeté des cendres à 50 km d’altitude, plongeant l’hémisphère nord dans un « hiver volcanique » de 18 mois d’obscurité.
Ce phénomène a provoqué famines, effondrements de civilisations (Theotihuacan, Gupta, Sassanides), guerres civiles et invasions barbares.
À partir de 541, la peste bubonique s’est propagée via les rats, tuant environ 100 millions de personnes (un tiers de la population mondiale) en 200 ans.
Malgré ce cataclysme, l’humanité a survécu et reconstruit, mais l’année 536 reste un symbole de la vulnérabilité humaine face aux forces naturelles.
Summary:
Dans ce podcast, Laurent Dutche relate les recherches de l’historien Michael McCormick qui, en analysant des carottes glaciaires des Alpes suisses, a découvert des particules volcaniques datant de 536. Ces particules provenaient d’une éruption islandaise massive qui a projeté un nuage de cendres à 50 km d’altitude, obscurcissant le ciel de l’hémisphère nord pendant 18 mois. Ce « voile noir » a provoqué un refroidissement global, des famines, des inondations et l’effondrement de civilisations comme Theotihuacan au Mexique ou l’empire Gupta en Inde.
Les populations, croyant à une malédiction divine, ont sombré dans le chaos, les révoltes et les invasions. Puis, en 541, la peste bubonique, portée par des rats voyageant sur les navires, a dévasté l’Europe, l’Asie et l’Afrique, tuant jusqu’à 100 millions de personnes en deux siècles. McCormick conclut que 536 fut la pire année jamais vécue, car les humains n’ont fait que subir une catastrophe naturelle incontrôlable.
Pourtant, malgré ces horreurs, l’humanité a survécu et reconstruit, rappelant sa résilience face à l’adversité.
FAQs
Selon l'historien Michael McCormick, la pire année de l'histoire de l'humanité est 536, en raison d'une série de catastrophes naturelles et de leurs conséquences.
L'obscurité a été causée par l'éruption d'un ou plusieurs volcans en Islande, projetant un nuage de cendres et de gaz à 50 km d'altitude, qui a recouvert le ciel pendant 18 mois.
Il a analysé des carottes de glace des Alpes suisses, datant de 536, et y a trouvé des particules volcaniques provenant d'un volcan islandais.
Les températures ont baissé de 2 degrés, entraînant des hivers plus froids, des étés plus frais et humides, des inondations, et des récoltes désastreuses, provoquant des famines massives.
Des empires comme l'empire byzantin, l'empire perse, et la civilisation de Theotihuacan au Mexique ont été gravement touchés, certains s'effondrant complètement.
Une épidémie de peste bubonique a éclaté en 541, propagée par des rats, tuant environ 100 millions de personnes, soit un tiers de la population mondiale de l'époque.
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