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Cuba : la vie impossible sous la menace des Etats-Unis

21m 39s

Cuba : la vie impossible sous la menace des Etats-Unis

Le reportage décrit une Cuba en crise systémique, isolée et étranglée par le renforcement de l'embargo américain et la réduction drastique des livraisons de pétrole vénézuélien. Cette situation a provoqué un effondrement économique, marqué par des pénuries d'électricité prolongées, une inflation qui a anéanti le pouvoir d'achat, et des pénuries alimentaires aiguës. Le système de rationnement étatique est défaillant, remplacé par des épiceries privées aux prix inaccessibles pour la majorité de la population. La vie quotidienne est devenue extrêmement difficile, avec des services publics en berne et une surveillance sécuritaire constante qui étouffe la parole. Face à cette détérioration, une vague d'émigration historique a vidé le pays d'une partie cruciale de sa population active. Dans ce contexte, les États-Unis, animés par une idéologie anti-castriste, poursuivent une stratégie délibérée pour provoquer la chute du régime, combinant une pression économique maximale et des négociations discrètes. Les Cubains rencontrés, bien que prudents, expriment un profond désarroi et, pour beaucoup, le désir de s'épancher sur une situation devenue intenable.

Transcription

3861 Words, 22319 Characters

French
♪ ♪ ♪ -Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Thomas Bobbombe Gartner et les Lors du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, direction Cuba. Lille, au large des États-Unis et du Mexique, sans fonds, dans une crise de plus en plus profonde. Depuis l'enlèvement, de Nicolas Maduro, au Venezuela, pays voisins et amis, Cuba est encore plus isolé. Lille n'a plus accès au pétrole, l'économie est allarée, et les panne d'électricité sont de plus en plus fréquente et longue. Une situation provoquée par les États-Unis de Donald Trump, qui promet un changement de régime rapide et m'éclairment l'île dans son vis-eux. Depuis 5 ans, depuis que je suis tout petit, j'entends parler de Cuba. Vous savez, Cuba est un désastre, mais Cuba vissait dernier moment. Elle connaitera une nouvelle vie formidable, mais elle vissait dernier moment telle que nous la connaissons. Alors, à quoi ressemble Cuba sous les menaces états-uniennes, comment fonctionne cette économie isolée, qu'elle est le sentiment des Cubins à l'eau d'une potentielle nouvelle habre pour le pays? Un grand reporter du monde s'est rendu à Cuba, ses gens filiprémis, qui avoyagent sur place, à vélo, puisque le gouvernement cubain refuse de donner des vis-à-au-journalistes. Il s'est passé pour un touriste pour aller à la rencontre des Cubins, c'est ce qu'il va nous raconter. Cuba la vient possible sous la menace des États-Unis, un épisode de garance mignose, réalisation, cantin-tenaux. (Musique) -Bonjour, Jean-Philippe. Jean-Philippe putez donc rendu à Cuba, avec le photographes Lucien Long, et tu es resté, vous êtes resté 15 jours, vous avez fait le tour de l'île à vélo. Alors, avant de nous raconter, pourquoi cette idée de faire le tour de l'île à vélo? En quoi ça peut servir ton projet journalistique? -Le idée d'aller un reportage à Cuba, c'est une idée qu'on avait développée depuis plusieurs mois, constatant que depuis un an, 2, 3 ans, avec des deux grades différents, l'île était vraiment en train de s'enfoncer dans une situation absolument catastrophique, et un peu loin des yeux du monde, dans cette période troublée, dans cette période de géopolitique compliquée. Cuba, c'est difficile d'obtenir un visage journaliste, ça prend un temps fou, il y a des restrictions énormes, et on voyait cette situation, et je me suis dit qu'il fallait y aller en touriste, c'est un choix qu'on fait parfois, c'est en toute conscience, et y aller en touriste, ça signifie de s'y déplacer à travers le pays, et l'idée du vélo est venue dans un second temps, tout simplement parce que le vélo, c'est la liberté d'aller un petit peu à droite à gauche, de se tromper, de spaire. Et si en spaire d'enquon voient beaucoup de choses intéressantes, quand un pays est dans un état qu'on cherche à saisir, qu'on veut discuter avec les gens qu'on rencontre Oizar, le vélo, c'est un outil merveilleux. Puis, aussi, une autre chose, c'est qu'en vélo, on est complètement éno-fansif, on arrive, on se perdue, on a soif, on a chaud. Donc, ça, les gens, on a peu une sorte de fibre un peu tendre, vous avez des cyclistes, tant, enfin, en tout cas, avec le bas. Et donc, ça a été le projet comme ça, de d'être en itinérance, pour aller dans les endroits les plus reculés, aussi les endroits où le personne ne va, les endroits, il n'y a pas de tourisme, et où on n'est pas censé se rendre, parce que même si ce n'est pas formalement interdit, on s'en trouve vite expulsé, si on se fait, disons, surprendre par la sécurité, qu'il n'y a pas envie que les gens se promennent. Y'en a la sécurité. La sécurité, si il y a quelque chose qui est d'emblée frappant sur la façon dont la structure du pouvoir tient à Cuba, c'est bien ça. C'est-à-dire qu'il y a un maillage extrêmement fin qui est connu, documenté, qui n'est pas une découverte, mais qui est très étrange à observer, parce qu'on s'était, quand on était à vélo, on se disait à chaque fois, on va voir comment on entend, ça va nous prendre avant que quelqu'un nous soit dessus, pour nous demander ce qu'on fait ici, qu'on prie dans des endroits, mais extrêmement reculé, ou enfin, fond de la campagne, arrivant dans des villages où les routes sont même pas carossables. Et bien, en fait, c'est immédiat. Il y a un tel maillage de gens de la sécurité qu'il y a une forme de surveillance, donc on comprend, qui s'applique à tous les Cubins. Et les Cubins, je crois, on peut évidemment de toute cette sécurité qui est là pour surveiller, qui ne disent rien de comprométant. Or nous, on ne cherche pas à entendre des choses qu'on promettante, on cherche la vérité. Et cette surveillance, elle a pour effet aussi, je pense, de rendre tout le monde complètement dingue. Ça, c'est aussi un autre aspect. Jean-Philippe, comment ça s'est passé dans le détail, donc l'idée, c'est d'être en contact avec les Cubins, tu nous l'as dit, à vélo, on ne se méfie pas, la conversation peut se ouvrir. Est-ce que ça s'est vraiment passé comme ça? Est-ce qu'il y a eu méfiance? Ou est-ce que les Cubins ont été bavures avec toi avec vous? Pourtant, les préparatifs, quand je disais à des amis, tient ce que tu redis contactes, d'amis, des gens qui ont habité Cuba longtemps, chose comme ça, pour parler un petit peu, anonymement, et beaucoup de précautions de la situation. En fait, j'ai sué des refus sensesses. Et donc, je suis arrivé à Cuba, mais on ne s'appelle ça simple. Et en réalité, la grande surprise, c'est au fond, la grande surprise qui dit la situation, c'est qu'il y a un nom important de Cubins qui ne demande qu'à s'épancher, parce qu'ils en ont vraiment assez de cette situation qui intonable, ils ont aussi le sentiment d'être contraint dans leur façon de tout et en particulier de parler. Donc, il y a des paroles qui sont libérées et qui allait très très loin, moi, j'étais très surpris de voir qu'il y avait aussi beaucoup de clartés dans l'analyse, que faisaient Cubins de leur propre pays, de leurs espoirs qui sont mains, à vrai dire. Est-ce qu'on peut aller plus loin, justement, dans cette idée de la crise économique, que tu nous en parles un peu, depuis que quand elle date, est-ce qu'on peut la dater? Il y a plusieurs facteurs qui, entre l'île de compte, évidemment, a commencé par l'embargot américain, qui a commencé à être mis en place en 1962, ça date, et qui a été au fil du temps renforcé par l'administration Chum dans sa première version et encore plus dans la seconde, qui, c'est vrai, handicap complètement l'économie, empêche, ses investissements, c'est clair, tout ce qui utilisera les dollars pour les réaliser, qui mettent beaucoup de contraintes et qui mettent le pays dans un état, c'est vrai, qui est difficile. Mais à côté de ça, à partir de 2020, il y a un grand tournant parce que aussi, il y a des mesures qui sont prises, il y a une réforme monétaire qui va s'avérer une véritable catastrophe, qui va entraîner une inflation galopente, qui va l'aminer complètement le revenu de tous ceux qui ont des revenus fixes qui sont payés par l'État, qui sont nombreux, et on estime que, par exemple, les retraites ont perdu 90% de leur valeur en 80, ce qui est énorme. Il y a d'autres facteurs qui sont en train l'île de compte, Cuba, et t'es, si vous voulez, lié au Venezuela, qui par proximité politique, et par d'autres raisons, alimenter le secteur de l'énergie en pétrole et en gaz, deux façons satisfaisantes pour qu'à peu près la machine tienne. Or le Venezuela a eu ses propres problèmes, et peu à peu, les quantités de pétrole et de gaz envoyées par Caracas sont commencé par baisser. Au point qu'en 2025, il y a 5 Black Aout complets sur l'île. Le monde fait appener attention, mais dans toute l'île, tout à coup, il n'y a plus d'électricité. Ça veut dire que l'activité économique est complètement perturbée, et bien entendu, il n'y a pas les services de l'État de minimum. Le fait que l'énergie peut à peu disparaître littéralement du paysage et renforcer en peu plus par l'opération américaine à Caracas, des bouchons vies, qui l'a se traduit par, évidemment, la fin de l'exportation de pétrole vénésuelien des destinations de Cuba, et là, les États-Unis mettent en place une forme de blocusse pour reprendre Cuba à la gorge. Et donc, là, c'est le dernier facteur important, et c'est dans celui dans lequel on se trouve désormais. Alors dans ces crises sont précédents, à quoi ressemble la vie des Cubins, qu'est-ce que tu as pu observer à travers ton périple qui a donné lieu à une série d'ailleurs dans le journal? La chose la plus frappante et la plus évidente, c'est évidemment l'absence d'électricité dans un pays où il y a eu de multiples pénuries, de multiples difficultés. L'électricité, c'est ce qu'a permis à certains de Cuba, d'ouvrir des petits atolliers à la maison pour supler aux difficultés d'emploi. L'électricité, c'est ce qui permet de faire tourner les congélateurs, ça veut dire que ceux qui arrivent une fois par mois, tout à coup, à voir un peu de poulet congelé, et bien, ils le perdent. Donc, au jour, le jour, ça veut dire qu'on voit des avenus qui sont vides, on voit des autoroutes, dans lequel il n'y a plus de circulation, parce que le pétrole était devenu d'abord rare. Ensuite, très cher, et les mesures américaines récentes que je viens de décrire, ont évidemment apporté la situation par oxisme, avant, il y avait d'une application pour avoir accès à de l'essence, qui donné à peu près au moment où nous y étions, enfin, janvier, c'était à peu près 20 litres par mois, parfois tous les deux mois par personne, par conducteur, et ça ne suffit pas faire grand-chose, c'est évident. Mais là, désormais, il y a un marché noir, le prix du litre des sens, c'est 7 $ ou 8 $. Donc, les gens qui avaient des récences dans leur réservoir, l'ont vendu au marché noir pour gagner un petit peu d'argent. Donc, la constatation, c'est que tout s'arrête, et que la vie devient réellement impossible. Il n'y a pas de réparation qui sont faites, il n'y a pas d'argent. Donc, il y a des bâtiments, parfois, qui s'effondrent. Il y a un bâtiment très célèbre dans le centre de la Havane, qui était l'école internationale de design. Il y a un design cubain qui est très réputé à jeter titre. C'est un bâtiment qui était sur le point de littéralement s'effondrait, et j'en vous dis en passant, attention, ça peut tomber. Et l'arrêt s'amant, d'ailleurs, il y a quelques gruis qui ont mis un petit coup, parce qu'il fallait le faire tomber, c'était un danger public. Donc, voilà un peu les conditions de vie, et je vous parle pas des ordres durs qui s'accumulent, parce que plus personne ne leur amasse dans la Havane, c'est désormais un sujet d'exasperation terrible pour les habitants. Je vous parle pas du fait qu'il y a des épidémies, qui étaient normalement jugulés parce qu'il y a des moustiques qui transportent notamment le Chicongunya et qui puissent l'huile parce qu'il n'y a plus de produits à diffuser parce que l'état n'est pas le plus. Donc voilà un quotidien de malheur et de souffrance permanente qui sont là vraiment tout à fait que ça sert bien. Alors face à cette état des choses, cette misère, on peut le dire que tu nous décris comment réagissent les cubains la première réponse c'est l'émigration. Je parlerai d'un tournant économique à partir de 2020, la situation s'aiguera de une vitesse folle. En 2021, en septembre, il y a une journée en gros deux manifestations qui sont quasiment réccionnelles en guise de protestations face à cette situation qui était déjà extrêmement difficile et ça entraînait plusieurs choses, d'abord une répression assez violente et le gouvernement cubain a ouvert les portes, l'essai qui voulait partir sans aller. Ça a eu un effet incroyable et de dimension historique puisque depuis cette date on estime qu'il y a environ 20, peut-être même 25% de la population qui a quitté Cuba volontairement en vendant absolument tout. Alors des gens, il y a des exemples qui abondent, ont vendu leur maison pour 34000, 5000 $. C'est très beau de chose pour payer un trajet à travers l'Amérique latine, l'Amérique centrale, etc. dans l'espoir d'aller aux États-Unis avec des perspectives qui se sont à sombrés puisque l'administration de Trump à peine arrivée à midfins à tous les possibilités de vis-à-c'avec et d'instaurer par l'administration précédente et la chasse au migrant, etc., aux États-Unis et bas son plein. Bref, donc les Cubains essèment un petit peu partout, c'est des situations extrêmement difficiles. Ça, on a eu des témoignages très très très nombreux sur la difficulté, grand compte tous ceux qui y est migre. Et pourtant il y a entre deux et trois millions de Cubains qui sont partis depuis 2020. Il faut se figurez qu'à l'échelle de la France, c'est comme si 14 millions de personnes étaient partis en 4-5 ans. Je dis que le chiffre est inédit.piemp. Ça se voit extrêmement rarement un piempé et ça a des effets. Sur la, évidemment, la pyramide des âges est complètement un normal. On voit bien que les actifs manquent à la pelle dans les rues, dans la vie quotidienne, à beaucoup de moments. Il reste des gens âgés qui ne peuvent pas partir ou parfois qui n'ont pas l'intention, qui vivent très difficilement. Il y a des gens qui ont fin littéralement parce qu'ils n'ont pas à partir du moment où ils n'ont pas accès à des deux vis que leur enverrait des gens à l'extérieur. Leur vie est impossible. Tu parles de la fin et dans ta série tu décris bien le système particulier des différents magasins destinés au produit de l'alimentation, notamment les mi-pinesse. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est? En fait, techniquement, ça veut dire en espagnol, petit ou une entreprise, un peu de choses près. Mais en pratique, ce sont des épiceries, des endroits où on peut acheter des biens de consommation courante, essentiellement alimentaire. Mais il y a des supermarchés aussi avec un petit peu plus de choix et qui sont destructueux privés. Ça a été autorisé il y a quelques années par le gouvernement et ça se développe à vitesse grand-vée parce que ça a palé les fondrements du système que l'État, le régime castrice, t'avais mis en place et qui était le système de distribution à travers un carnet de rationnement qui ne signifiait pas que les gens étaient dans des pénuries constamment. Donc, il y a eu des moments très différents de ce point de vue-là, donc on s'attend à perdre d'abordance. Mais là, le système légal, officiel et étatique consiste à avoir chaque mois un certain nombre de dents réadisposition appris tout à fait réduit. Or, de ça, il y a de moins en moins voir quasiment plus rien dans certains endroits. Vous allez dans ce qu'on appelle les "bodegah" qui sont les épiceries d'Etat et les rayons sont vides dans le grand parti. Et les gens attendent alors peut-être qu'il y aura durée une semaine prochaine, etc. C'est très dur. Donc les gens font la queue s'empiternellement et parfois renonce un de plus en plus d'ailleurs. Donc, les mis pimes ont un peu pris la place de ce système défaillant, mais les prix sont plus élevés. Un quarton d'œuf, c'est un mois de salaire de pas mal d'emplois. Par exemple, ça vous dit assez bien que il faut impérativement avoir quelqu'un d'étranger qui vous envah de l'argent pour vivre à peu près correctement. Ce n'est pas un pays dans lequel il n'y a pas à manger. C'est que ce qu'il y a à vendre est au-dessus des moyens d'une grande partie de la population. Et même quand les Cubins veulent se nourrir par leurs propres moyens, c'est compliqué avec la page par exemple. Alors, il s'est passé un truc absurde, parce que l'absurde du thé est aussi vraiment un des maîtres mots de la histoire. On est dans une île qui est donc par définition entourée d'eau bien entendu. Ces eaux sont extrêmement poissonneuses. Il y a tellement de restrictions sur la page qu'il y a peu de pêcheur qui peuvent avoir le droit de péché parce que c'est réservé des droits de pêche qui sont vendus à l'extérieur, etc. Donc, il y a en général très peu de poisson ou alors à des prix importants dans les restaurants pour touristes. On va trouver du poisson. Ça, c'est certain. Des prix qui sont tine abordable pour la majorité des Cubins. Le nombre de touristes, d'ailleurs, y en décliné, c'est d'ailleurs l'un des facteurs de l'effondrement général de l'économie actuellement. Mais on a une île où on ne trouve pas de poisson et on a une île où on trouve pas de sel. Alors ça, c'est encore plus fort. Il y a des gens qui sont constamment en train de chercher des choses. C'est vraiment ce qu'on constate dans les pays à pénurie. C'est-à-dire que tous des organises, ça peut paraître absurde. C'est surtout extrêmement cruel. Le fait de voir faire des pieds et des mains pour trouver de lui, il est un peu dris pour cuisiner ça rend la vie et ça rend tout le monde fou, on va dire. J'en fais, je voudrais qu'on parle justement de la proximité américaine, ce qui se passe pour Cuba dans le visor américain. Le 27 février dernier Donald Trump allait jusqu'à Paris de prise de contrôle de Cuba par les États-Unis. Le gouvernement Cuba en parle avec nous et ils ont de très gros problèmes. Comme vous le savez, ils n'ont pas d'argent, ils n'ont rien en ce moment. Mais ils en parlent avec nous et peut-être que l'on ira vers une prise de contrôle amicale de Cuba. Quelle politique mène les États-Unis aujourd'hui vis-à-vis de Cuba? Il y a un fond littéralement idéologique qui anime, des représentants importants de l'administration américaine actuelle, à commencer par le secretaire d'Etat, l'équivalent du ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, qui est lui-même issu d'une famille de Cuba qui en quittait l'île peu avant la révolution castrie de 59 qui sont des antiques astrites. Qui s'inscrit dans une ligne anti-castriste des Cubains des États-Unis très virulantes, très antirégimes communistes, comme il le rappelle, censé de Cuba et qui surtout animent l'idée de la volonté américaine renforcer et indispensable de bousculer, renverser ce régime et le remplacer par un régime ami. Ça s'inscrit aussi dans tout un ensemble de notions développées par l'administration de Donald Trump sur l'idée que ce qu'on appelle volontiers, la Sphere occidentale, donc en substance des Américs, soit une sferde influence et que des régimes ami soient indispensables dans toutes les Américues, suites comme Nord. Donc, il y a une volonté déterminée, farouche, même, de renverser ce régime. Et ce d'autant que, après l'enlèvement de Maduro à Caracas dans la nuit du 2 ou 3 janvier, les États-Unis, sans doute, sont trouvés encouragés à poursuivre à l'aé un peu plus loin. Pour l'instance, qu'on a vu à l'œuvre, c'est deux choses. D'une part, c'est la fixie qui est censée amener le pays à exploser, le régime à tomber quasiment lui-même. Mais parallèlement, il y a des négociations qui se font discrètement par notamment par l'intermédiaire du Vatican. Et ces négociations, on ignore l'ensemble, précisément, de tout ce sur quoi elles portent. Mais en substance, il s'agit quand même de demander au gouvernement cubain de s'en aller. Je vais pas entrer à les détails. Est-ce que l'idée que le président, la tête du président suffirait, on peut légitimement doter? Est-ce que les États-Unis ont accueur de trouver un représentant? On a parlé beaucoup du petit fils de Raul Castro qui serait un petit peu leur homocuba, etc. Tout ça, c'est assez spéculatif. On voit la volonté de nrir à ce pouvoir. Il se trouve que, choins un peu régulièrement, rappel que c'est un objectif préhuitaire. Donc, le cubain est un peu sur les dents parce que ce ne sont pas que des déclarations. Il y a une vraie intention de nuit. Et puis une situation pariement très difficile. Et justement, lors de ton périple à vélo, en contraint les cubains au quotidien, sur cette question, sur cette éventuelle perspective, d'une prise de contrôle amicale, j'y mesdéguimés de Cuba par les États-Unis, comment s'était perçu en visager cette hypothèse? Là, je dois dire que ça a été une surprise. Pour peu que les conditions si prêtes, qu'on parvait n'acisolées, etc., quand je disais qu'on avait des gens prêts assez penchés, c'est allé jusque là, de nombreuses reprises. Et ça prend le visage d'une forme de fatalisme vis-à-vis de toutes formes d'action de les Américains entreprendrait, qui a été vraiment décrite, avancée par pas mal de gens, non pas parce qu'ils adorent, de faire un pétal en administration, ça leur est globalement différent, tout ça leur paraît malgré tout, loin de leur préoccupation aujourd'hui. Mais au fond, on m'a dit à de nombreuses reprises, après tout, que quelque chose change, parce que la vie est tellement, mais tellement impossible aujourd'hui, constamment, à voir à faire comment on va manger demain, comment on va faire. va s'éclairer. Qu'est-ce qui se passe? Pourvu qu'on tombe pas malade, parce que le système de santé s'était fondré lui aussi. Donc dans ce cadre-là, c'est comme si une action américaine qui changeraient quelque chose et en l'occurrence le gouvernement, les gens qui ont plus de 50 ans en substance de meurt en grande partie fidèle, loyaux, au principe de la révolution et donc au gouvernement qu'il incarne en quelque sorte, mais tous ceux qui sont plus jeunes en grande majorité se font pas beaucoup prier. Ça, c'était la grande découverte pour dire que, enfin, vraiment, qu'on est débarras de ce pouvoir, ils s'embarassent pas de détails, ils parlent en ces termes. Donc, voilà, la surprise consiste à découvrir qu'un Cuba, il y a comme une grande partie de la population qui ferait n'importe quoi pour que quelque chose change. Et si ça doit prendre le visage d'une action américaine, peut-être pas armés, ils n'appellent pas des combats, la guerre etc. Mais que quelque chose se passe, voilà, c'est ça qu'il est qu'il en lève rien en poise, comme ça qu'il exprime. Merci beaucoup Jean-Philippe. Merci Thomas. Et je vous invite à lire la longue série consacrée à Cuba par Jean-Philippe Prémi, accompagné des photos de Lucien Long, sur le site le monde.fr et évidemment la rebuqu'internationale du journal ou les relations états-Unis Cuba et suivi à la loupe, si vous avez des remarques des questions, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sous l'épisode, lors du monde s'est fini pour aujourd'hui, mais il y a cinq ans d'épisode qui reste écoutable aujourd'hui et pour toujours, et quoi qu'il en soit, on se retrouve très vite et bonne journée.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Cuba traverse une crise économique et sociale profonde, aggravée par l'embargo américain renforcé et la perte du soutien pétrolier vénézuélien.
  2. La population subit des pénuries extrêmes (électricité, nourriture, carburant), une inflation galopante et une surveillance étatique omniprésente.
  3. Une émigration massive (environ 20-25% de la population depuis 2021) vide le pays de ses actifs, tandis que les États-Unis poursuivent une politique active de changement de régime.

Summary:

Le reportage décrit une Cuba en crise systémique, isolée et étranglée par le renforcement de l'embargo américain et la réduction drastique des livraisons de pétrole vénézuélien. Cette situation a provoqué un effondrement économique, marqué par des pénuries d'électricité prolongées, une inflation qui a anéanti le pouvoir d'achat, et des pénuries alimentaires aiguës. Le système de rationnement étatique est défaillant, remplacé par des épiceries privées aux prix inaccessibles pour la majorité de la population.

La vie quotidienne est devenue extrêmement difficile, avec des services publics en berne et une surveillance sécuritaire constante qui étouffe la parole. Face à cette détérioration, une vague d'émigration historique a vidé le pays d'une partie cruciale de sa population active. Dans ce contexte, les États-Unis, animés par une idéologie anti-castriste, poursuivent une stratégie délibérée pour provoquer la chute du régime, combinant une pression économique maximale et des négociations discrètes.

Les Cubains rencontrés, bien que prudents, expriment un profond désarroi et, pour beaucoup, le désir de s'épancher sur une situation devenue intenable.

FAQs

Cuba traverse une crise économique profonde avec des pénuries d'électricité, de pétrole et de produits de base, aggravée par l'embargo américain et l'isolement international.

Ils sont entrés en tant que touristes et ont parcouru l'île à vélo pour contourner les limites imposées aux journalistes et rencontrer des Cubains plus librement.

Les pénuries d'électricité et de carburant paralysent l'économie, les bâtiments s'effondrent faute d'entretien, et les produits alimentaires sont inaccessibles pour beaucoup en raison des prix élevés.

Beaucoup émigrent, avec environ 20 à 25% de la population ayant quitté le pays depuis 2021, tandis que d'autres s'expriment plus ouvertement sur leurs difficultés malgré la surveillance.

Les États-Unis renforcent l'embargo et cherchent à renverser le régime, avec des déclarations publiques et des négociations discrètes pour une 'prise de contrôle amicale' de l'île.

Ce sont des épiceries privées qui ont émergé pour pallier les carences du système de rationnement étatique, mais leurs prix sont souvent prohibitifs pour la majorité de la population.

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