Crise migratoire à Ceuta : l’Espagne dans l’impasse
from L'Heure du Monde
24m 19s
Une crise humanitaire massive a frappé Ceuta, une ville espagnole située au sud de l’Afrique du Nord, en juillet 2024, avec l’arrivée soudaine de 72 000 migrants, principalement marocains, qui sont entrés par la mer. Cette situation a provoqué un drame humain marqué par des conditions de survie extrêmes : absence d’eau potable, hygiène catastrophique, privations alimentaires et violence de la police. Le gouvernement espagnol a réagi en lançant un plan d’urgence de 300 millions d’euros pour accueillir les migrants, mais la ville n’a pas les capacités d’accueil, et près de 80 % des arrivants ont dû repartir vers le Maroc. La crise a profondément fragilisé le gouvernement de Pedro Sánchez, notamment en raison de sa politique migratoire perçue comme trop laxiste, et a conduit à la convocation anticipée des élections le 29 novembre. Ces tensions ont également réveillé des conflits historiques et diplomatiques avec le Maroc sur la souveraineté de Ceuta et Málaga, et avec l'Union européenne, où des mesures de fermeture des frontières ont été imposées, notamment en Italie, créant des tensions régionales. L’Espagne, en réponse, a affirmé sa souveraineté territoriale par des manifestations et l’arrivée du roi, ce qui a alimenté des inquiétudes sur une aggravation des relations avec le Maroc. Cette crise est donc à la fois un drame humanitaire, une crise politique et une révélation de la fragilité des politiques migratoires en Europe.
-Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Claire Less et il est l'heure du monde.
Aujourd'hui, focus sur un désastre humanitaire
qui s'est transformé en crise politique et diplomatique.
Urgence humanitaire absolue.
-Ces images ont fait la une du monde entier.
La trusion de dizaines de milliers de migrants fait au tas de crise.
-La crise migratoire à Sao-Tai était l'entrain de se transformer en tempête politique pour Pedro Sanchez.
-Cette était la ville de Sao-Tai péninsue l'espagnol située en Afrique du Nord
à vue sa population quasiment doublée en 48 heures.
Les 30 et 31 juillets, 72 000 personnes migrants sont arrivées sur les plages,
principalement originaire du Maroc.
De mois et demi plus tard, l'espagnol est toujours dans l'impasse.
Cette crise migratoire provoque de vivre tension au sein du pays
mais aussi avec l'Union européenne et avec le Maroc.
Alors que deviennent les migrants en rester sur place?
Qu'est-il reproché à l'Etat?
Et en quoi cette crise déstabilistèle le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez?
Pour comprendre, je reçois un collègue qui s'est rendu en reportage à Sao-Tai
guillôme de la croix, un des correspondants du monde en Espagne.
Sao-Tai, l'espagne dans l'impasse face à la crise migratoire,
un épisode de Mabartel et Mibangoura, réalisation à Mandeine Robissard.
Bonjour guillôme.
Bonjour Claire.
Alors ça fait maintenant deux mois et demi que Sao-Tai revient
dans l'actualité à intervalle régulier et tu vas devoir nous expliquer pas mal de choses
puisqu'il s'agit à la fois d'une crise migratoire, d'une crise humanitaire,
mais aussi d'une crise politique et géopolitique.
Bon courage, mais très peu de plaisanteries, on va commencer tout simplement
par redonner le contexte, c'est où t'as, c'est où?
Quelles sont les particularités de ce territoire et que si est-il passé cet été?
Il faut déjà imaginer le détroit de Gibraltar.
C'est un endroit magnifique.
Quand on y va, on le traverse en bateau et on se rend compte de la proximité
de deux continents, l'Europe, au nord et l'Afrique au sud.
La méditerranée, bleue et puis des montagnes très haute de chaque côté.
Le rochet de Gibraltar, côté espagnol et en phase de Gibraltar,
donc sur la côte nord-africaine, une petite ville, un petit territoire
grand comme à peu près l'Ideux, 19 kilomètres carrés, habité par 83 000 habitants.
C'est l'équivalent de la population de la Rochelle, en gros, pour comparer à une ville française.
Une ville, donc autonome espagnol depuis plusieurs siècles,
qui se trouvent non pas enclavés puisqu'il est en bord de mer,
donc il n'est pas enfermé dans notre territoire marocain,
mais elle se trouve entourée par le maroc d'un côté par la mer méditerranée de l'autre.
Et c'est l'une des deux seuls frontières terrestres de l'Europe avec l'Afrique,
avec l'autre ville espagnol, du nord de l'Afrique, qui s'appelle Mélia.
Donc c'est un endroit très particulier qui se trouve un angle à côté,
elle fait un angle, elle est orientée, est-ce que c'est le coup, elle descend vers le sud,
et à l'angle de cette côte, il y a une petite langue de terre qui avance,
c'est la vieille ville de Céhouta, donc le site est vraiment très beau.
Et donc fin juillet, c'est pas la première fois que ça se produit,
mais là, ça a été dans des proportions absolument démantielles.
Les 30 et 31 juillet de 1926, des migrants sont arrivés du maroc par le sud
de la ville de Fnidek, qui est juste à côté, donc marocaine.
Donc arrive d'un seul coup, 72 000 migrants, et ils entrent essentiellement par la mer.
On va y revenir, il y a une raison à cela.
Mais donc ils passent, les doignais sont marocains,
et espagnons elles sont bloquant dépassées, parce que c'est une foule gigantesque.
C'est presque l'équivalent de la population de Céhouta qui débarque dans la ville,
l'essentiel à l'anage et l'essentiel des hommes et l'essentiel des jeunes.
Et Guillaume, est-ce qu'on sait à ce stade d'où venait ces personnes?
La majorité venait du maroc, mais il y en avait aussi qui venait de Tunisie, d'Algérie,
et puis il y avait des subsahariens, j'en ai rencontré plusieurs sur place.
Et en fait, c'est ce sont des gens qui étaient vraisemblables dans le maroc,
mais qui attendaient une opportunité pour essayer de gagner l'Europe.
Donc des candidats, on va dire à l'amigration vers l'Union européenne.
Et dans cette affaire, évidemment, c'est quand même dramatique,
parce qu'il y a eu officiellement 83 personnes qui sont morts,
parce qu'ils n'avaient pas tous bien âgés, et les ONG disent qu'ils n'avaient plus de 140,
donc c'était quand même aussi un drame humain que cette pénétration
dans leur clave espagnole de Céhouta.
Et alors, tu l'as dit, c'est pas la première crise migratoire à Céhouta,
mais comment on explique cet affût aussi massif, cet été, à ce moment précis,
il y a eu des théories dans tous les sens qui ont circulé sur les origines de la crise.
Par exemple, une théorie qui prétend que le maroc aurait encouragé les migrants
à rejoindre Céhouta pour obtenir des concessions de l'Espagne sur des dossiers diplomatiques.
Est-ce qu'on peut démêler le vrai du faux, qu'est-ce qu'on sait à ce stade?
Sur une éventuelle intervention des autorités marocaines du Palais,
comme on dit, donc en fait, du régime monarchique, on a aucune preuve,
on a aucun élément et le gouvernement espagnol aurait pété plusieurs fois.
Alors, on peut subuter que, parce que par le passé, c'est déjà produit.
C'est-à-dire, il y a eu déjà des arrivées massives de migrants à Céhouta.
Et par la suite, il se trouve que le maroc obtenu de l'Espagne,
des concessions, surtout un tas de choses, notamment par exemple,
sur la reconnaissance en 2022, de la prépondérance du maroc sur le Sahara occidental,
pour obtenir la souveraineté sur cette ancienne colonie espagnole.
Donc, c'est une supposition, ce qui est certain,
c'est qu'il y avait une décision de justice,
qui était intervenu début juillet en Espagne,
à la suite d'un recours d'un migrant algérien,
qui était arrivé par bateau à Céhouta.
Il avait plongé dans la mer, il était arrivé sur la plage,
et puis, il avait été refoulé.
Donc, cet homme a attaqué l'Espagne en justice et il obtenu gain de cause
parce que le tribunal a considéré que quand on arrivait par la mer,
donc par les autres internationales,
on ne pouvait pas être refoulé directement vers le maroc.
Et donc, à partir de là, il y a quelque chose qui s'est enclenché
sur les réseaux sociaux, qui s'est enflammé,
où on a laissé croire à beaucoup de gens, notamment aux jeunes,
que si on arrivait par la nage à Céhouta,
et bien, on était en Europe et qu'on ne serait pas renvoyée,
manumilitari, au maroc.
Donc, il y a vrai semblamment eu un appel d'air à cause de ces messages
qui circulait depuis le début juillet sur Facebook, sur TikTok, etc.
Et puis, il y a eu un laissez-faire,
manifestement, des forces de l'ordre côté marocain,
mais on sait pas si c'était délibéré,
ou si ils ont été complètement dépassés par les événements,
parce que c'est encore une fois des quantités incroyables.
72 000 personnes, c'est énorme.
Et donc, ils se jetaient dans l'eau dans la mer, habillés.
Et donc, ils contournaient une espèce de digue
pour essayer d'attendre la plage qui était derrière
et s'échouait sur le sable à Céhouta.
Et pour celles et ceux qui m'ont réussi à entrer dans Céhouta,
le calvaire continue et c'est la désillusion.
Mais le constater, les conditions sont difficiles.
Nos parents souffrent au pays, et nous souffrons ici aussi.
La pluie tombe sur nous et il fait extrêmement froid la nuit.
La police est très raciste avec nous.
Même si je parle bien espagnol, elle est très raciste.
On nous frappe parfois.
Et vous donnez-vous en ce moment?
Beaucoup de gens dorment sur la plage.
Là-bas, on ne nous fait pas de mal.
Les ressources se sépuisent, et il nous manque pratiquement de tout.
Du lait, des vieilles noiseries, du pain, et surtout des aliments que l'on peut cuisiner.
Car il est plus facile pour nous de préparer 20 à 30 marmites
que de constituer des sacs de ravie taillement.
Quand ils arrivent évidemment à Céhouta, c'est la déconvenue
parce que la ville n'a pas les capacités d'accueillir autant de migrants en quelques heures.
Les gens au peur, les habitants de Céhouta, c'est encore une vie d'espagnol.
Il y a des migrants qui arrivent de l'étranger et qui leur font peur.
Parce qu'ils cherchent à manger, ils cherchent à un abri,
ils cherchent à se doucher, à boire de l'eau tout simplement.
Et donc, les rideaux des magasins se ferment.
Les gens se calfeutent chez eux.
Et tous ces migrants, ils s'installent sur les plages.
Et puis, dans les rues sur les trottoirs,
à l'ombre des arbres devant les écoles, devant les casernes, etc.
Et c'est la grosse déception parce qu'en réalité,
on leur avait promis le paradis européen et se retrouve devant une ville morte.
Et du coup, il y a beaucoup d'ecides immédiatement de faire demi-tour.
Donc on estime qu'il y a peu près 80, un peu plus, 85%,
peut-être 90, qui rentrent dans les 48 heures au Maroc, qui repartent.
Donc plus de 60 000 migrants qui repartent.
Ce qui veut dire qu'il en reste et qu'il en reste encore aujourd'hui.
Alors, officiellement, on a 17 000, 10 000 maintenant,
on dit 13 à 15 000, on sait pas, parce qu'il y en a qui se cache,
qui sont logés chez l'habitant, en toute discrétion.
Il y en a qui se cache dans les égouts,
derrière la ville, il y a aussi des collines, il y a des bois.
Et donc, il y en a qui se cache dans la nature.
Donc on ne sait pas, mais en tout cas,
c'est certain qu'on a au moins 10 000 sans doute 13 000.
Et alors, face à ces conditions des astreuses,
comment réagissent les autorités, qu'est-ce qu'ils font?
Alors, il faut trouver déjà des endroits pour essayer d'éberger tous ces gens,
qui sont arrivés comme ça brusquement.
Alors, il y a des centres débargéments qu'on t'est ouvert,
essentiellement par les autorités espagnoles,
mais un petit peu aussi par les ONG, dans une monde en mesure.
Donc on estime qu'actuellement, il y a 6000 personnes, 6000 migrants,
qui sont logés sous des grandes tentes, avec des lit,
et on leur donne à manger, voilà, deux fois par jour.
Et on leur apporte des soins, six ans non besoin.
Mais ça veut dire qu'il y en a un haut, encore au moment autant dehors,
et notamment, en tassé sur cette plage de trampoline,
dont on parle beaucoup parce que c'est devenu un camp pouvantable
avec des conditions d'hygiène terrible.
Les gens ont essayé de trouver des banbous dans les bois derrière
pour se construire des abris.
On les recouvrent de bâches plastiques, de feuilles, de cartons.
Et puis, l'hygiène, je vous imagine, est-ce que c'est?
Ils font leur besoin dans la mer.
Il n'y a pas d'eau potable.
Lors la ministère,
c'est d'envoyer des gens pour ramasser les poubelles.
C'est terrible, terrible, c'est une crise humanitaire.
C'est une crise qui prend plusieurs dimensions.
Et là, sur cette plage de trampoline, c'était vraiment l'horreur.
Et comme le roi, la reine d'Espagne vont venir
un séçement pour rappeler la souveraineté de l'Espagne sur Céhouta
et montrer un visage de fermeté au Maroc.
Évidemment, il faut donner bonne figure et les sécroirs
que Céhouta est revenu dans une certaine forme de normalité,
ce qui n'est pas le cas.
Donc les migrants de trampoline ont été evacués le 4 octobre
pour pouvoir donner vu du rivage l'impression que la situation est sous contrôle.
Il y a donc dans la ville historique qui est protégée par des rampards,
dont la petite partie péninsulaire de Céhouta,
le siège de la délégation du gouvernement.
Donc, c'est un peu la préfecture disant la représentation du gouvernement espagnol à Céhouta.
Avec une grande place devant des terras de café,
c'est là que tous les habitants régulièrement, tous les jours,
viennent manifester pour dire que Céhouta n'est pas à vendre, que Céhouta se défendra,
que Céhouta est espagnole, et qu'il faut que ces gens rentrent chez eux.
Alors, venons-en maintenant à la crise politique
en Espagne qui a découlé de cette crise humanitaire et migratoire.
Personne n'est d'accord si j'ai bien compris sur la méthode qu'il faudrait employer
pour gérer cette situation.
Détaigne-nous un peu les visions justement des différents camps politiques.
Cette crise migratoire est du peint béni pour la droite et l'extrême droite
qui avance ensemble en Espagne depuis quelques années maintenant,
le parti populaire et l'extrême droite vox gouverne plusieurs régions en Espagne.
Donc, ils avons ensemble et pour eux, c'était vraiment l'occasion de dire
que le gouvernement sans chaise était extrêmement laxiste,
que sa politique migratoire, c'était vraiment n'importe quoi,
qu'il n'arrivait pas à contrôler la frontière de l'Espagne et donc de l'Union européenne
et qu'il fallait que cela cessent et qu'il fallait vraiment de la fermeté,
de la vigueur et qu'il fallait renvoyer tout le monde au maroc.
Et je te propose justement qu'on écoute Miguel Teyado,
le secrétaire général du parti populaire et Santiago Abascal,
qui est le leader de vox.
Alors là, il se trouvait à ce qu'ils ont appelé la marche pour la dignité.
C'était le 26 septembre dernier à Madrid.
Cette manifestation revendique la partenance espagnole de Cehuta,
l'intégrité territorial de l'Espagne et la nécessité de défendre la souveraineté nationale,
un principe fondamental dans toute démocratie,
un principe fondamental dans tout état,
mais qui, malheureusement, ne fait pas partie de la philosophie du gouvernement
Franck Einstein, présidé par Pedro Sanchez.
Une chose est sûre, c'est que ce gouvernement est responsable
de ce qui s'est passé à Cehuta.
Et le responsable n'est pas celui qui doit résoudre la situation.
Et alors face à ces accusations, face à ces critiques,
parle-nous un peu de la réponse de Pedro Sanchez. Comment il réagit?
Lui prône la méthode douce,
c'est-à-dire considère qu'il n'a pas la rationale législatif nécessaire
pour renvoyer par la force s'est migrant au maroc.
En plus, il faut que le maroc soit d'accord, rouvre les portes, si je puis dire.
Et donc, le Sanchez, lui, le premier ministre,
il appelle à de l'humanité, à de l'empathie.
Et il dit qu'il faut traiter au cas par cas la situation de ces migrants
qu'il faut administrativement examiner d'où ils viennent
et ce qu'ils ont droit au regroucement familial,
et ce qui peut être accueillis en Espagne, côté donc continent européen,
ce qui suppose évidemment toute une logistique des ordinateurs,
des interprètes, des magistrats pour traiter des demandes d'asile quand il y en a,
ça prend beaucoup de temps, c'est tout un processus administratif
qui explique pourquoi on en est encore là aujourd'hui,
parce qu'on ne peut pas les renvoyer d'il gouvernement,
comme ça, du jour au lendemain, et qu'il faut avoir une assise juridique
et administrative réglue pour pouvoir le faire.
Donc, ça prend du temps et ça va prendre encore quelques semaines, quelques mois.
Il faut savoir aussi que le gouvernement espagnol a voté un plan d'urgence,
à adopter un plan d'urgence de plus de 300 millions d'euros,
le 1er septembre, pour justement allouer des moyens à la réception humanitaire
de tous ces migrants, et puis renforcer la sécurité à la frontière.
Et c'est dans ce contexte même si ce n'est pas tout à fait lié,
que Pedro Sanchez a annoncé lundi 5 octobre la convocation d'élection anticipée
qui auront lieu le 29 novembre.
Donc explique-nous pourquoi ces élections anticipées,
est-ce qu'il est fragilisé à ce point par ces outa
ou est-ce que là on est dans d'autres affaires de politique interne espagnol?
C'est outa fait partie en effet des cailloux dans la chaussure de Pedro Sanchez
parce que c'est quand même très compliqué, manifestement,
depuis le mois de juillet pour l'exécutif espagnol de gérer cette situation
et d'assurer le retour à la normalité pour les habitants de C'est outa.
C'est outa, c'est un problème qu'il n'a toujours pas été résolu,
mais ça s'ajoute à d'autres problèmes en effet auxquels
elle est confrontée le gouvernement, l'usure du pouvoir, Sanchez
il est au pouvoir depuis 2018, il a été nommé à la présidence du gouvernement
avec une majorité extrêmement faible sans l'aliance des parties nationalistes basques
et catalans, il n'aurait pas de majorité au parlement.
Donc tout ça a été très, très fragile déjà pour lui,
en plus on partit et des proches de son entourage, de sa famille,
ils sont poursuivés en justice, pour les affaires de corruption,
des tournements d'argent public, etc.
Donc la situation politique était déjà très tendue pour Sanchez
et puis il y a eu l'assurie sur le gâteau, une crise du logement,
à la suite de l'expulsion d'une personne âgée d'une dame de 87 ans à Madrid
qui a du quitté son appartement, elle vivait depuis 70 ans,
ça a créé un scandale énorme dans le pays, des manifestations,
les gens occupent la rue, le centre-ville de Madrid,
pour demander une réforme du logement,
qui est le problème majeur en Espagne aujourd'hui,
pas seulement à Madrid, mais dans toute la péninsule.
Et donc ça, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Le gouvernement Sanchez a essayé de faire passer en urgence en trois jours
des décrets pour essayer de protéger les locataires
et en fait, il a été mis en minorité au Parlement,
c'est pour ça qu'il l'a dissupe.
Il faut aussi être conscient que Petro Sanchez a été,
puisqu'il va bientôt partir,
on connaîtra le résultat des élections que fait un novembre,
était l'un des derniers dirigeants de gauche en Europe,
donc un bouquet missaire facile pour la droite et l'extrême droite
qui monte ailleurs dans le continent et c'est vrai que c'est un petit peu
une pache qui se tourne en tout cas, une pache politique européenne,
qui se tourne avec cette dissolution et cette convocation de élections anticipées.
Et d'ailleurs, Yom au sein de l'Union européenne aussi,
Petro Sanchez a été montré du doigt à la depuis cet été
et la crise assez outa.
Ces relations diplomatiques sont assez compliquées,
donc avec l'Union et aussi bien sûr avec le Maroc.
Quelle regard porte les 27 sur la crise et sur sa manière d'y répondre?
Après l'arrivée des migrants assez outafes en juillet,
Petro Sanchez a pas eu beaucoup d'amis compté autour de lui.
La France a eu apporté son soutien,
mais le Macron leur dit encore récemment quand il était à Madrid.
C'est une question européenne, la France va accompagner l'Espagne dans cette crise, etc.
Mais sinon le reste du continent,
pratiquement tous les autres pays d'une européenne,
sont tombés à avoir un coursier sur Petro Sanchez.
Encore une fois, c'était une haupaine politique,
notamment pour les régimes d'extrême droite,
avec en tête l'Italie du Georgia Melonique
qui a décidé d'appliquer les règles de Schengen
aux ressortissants espagnols.
En concrètement, ça veut dire que tous les gens qui arrivent d'Espagne
par avion par bateau depuis le mois d'août en Italie passent la frontière,
doivent montrer leur passeport, etc.
Comme si ils arrivaient de l'extérieur de l'Espagne Schengen.
En repos, l'Espagne a fait la même chose avec les Italiens.
Donc les Italiens qui arrivent en Espagne doivent aussi passer le contrôle de la frontière.
Alors qu'ils sont dans l'Espagne Schengen.
Donc tout ça a créé des tensions énormes avec l'Italie.
Et puis avec d'autres pays qui avaient signé une lettre ouverte
avec Madame Melonie à l'initiative de l'Italie,
notamment la dirigeante d'Annoise et puis d'autres pays,
l'Abelgique, l'Allemagne, demandant à l'Espagne
d'être beaucoup plus ferme à ces frontières
de renvoyer les migrants et de ne pas laisser croire
que c'était facile d'entrer en Europe
qui se vallait surtout éviter que ça se reproduise dans des délés proches.
Et donc il nous reste maintenant à aborder les liens
tout aussi tendus avec le Maroc.
Et ça ne date pas de cet été.
Je te propose qu'on écoute une lecture
d'un discours du Roi du Maroc.
Mohamed Sis, c'était le 30 juillet 2002,
trois ans après son intronisation
et Charles Auditeur ne soyez pas surpris.
Il ne prononce pas C et UTA mais CEPTA.
Le Maroc n'a eu de 16 depuis son indépendance
de réclamer la fin de l'occupation par l'Espagne
de CEPTA, Mélilia et les îles avoisinantes
spoliers dans le nord du Royaume.
Il a choisi d'emprunter à cette fin
la voie de la raison lucide
et d'adopter une démarche pacifique et civilisée
illustrée par la proposition sage de notre vénérépaire
s'amagister le roi Hassan II que duait son âme.
Appelant à instituer une cellule conjoint
de Maroc au Espagnol de réflexion pour trouver une solution
au problème de ces zones occupées.
C'est une histoire très très très vieille
donc résumé, ça va être un petit peu compliqué.
Mais en tout cas c'est vrai que depuis que le Maroc
obtenu l'indépendance, il réclame la souveraineté
sur C et UTA et sur Mélilia,
donc l'autre ville espagnol d'Afrique du nord.
Donc c'est vrai que depuis des décennies,
il y a des accro-diplomatiques
le Maroc et l'Espagne se chamment sur ce sujet-là.
Le Maroc dit, ça fait partie du territoire marocain.
La cohérence géographique voudrait quand même que ces deux villes nous reviennent
parce qu'elles sont chez nous,
elles sont encerrées dans notre territoire.
Et par ailleurs, en face, il y a Gibraltar,
qui appartient nos anglais.
des espagnols d'utilisation, cette même logique que les marocains pour dire que Gibraltar devrait devenir
espagnole donc les espagnols encore récupérer Gibraltar et puis nous on récupère ces outingues
il y a, c'est un peu raccourcié et caricaturé mais ça revient un peu à ça. Et côté
espagnol on convoque l'histoire, on remonte à l'antiquité et on dit bah écoutez sous l'empire
romain et même avant les cartels ginois, il y avait du commerce en méditerrané et on considérait
à l'époque que tout ça formait un tout enfin le nord de l'Afrique, l'extrême nord de l'actuel
maroc et l'espagne bah c'était un tout d'ailleurs il y avait il y a eu un moment un diocesse sous l'empereur
romain d'euclésien qui aglomérait cette région de tanger ces outingues à l'espagne péninsulaire
côté européen et donc donc en fait ces outingues il y a toujours été espagnol quelque part sauf
que au milieu de tout ça il y a quand même eu au Moyen-Âge, cette siècle de présence arabes en
Espagne, période pendant laquelle justement, bah les ceux qui ont régné, les arabes qui ont
régné en Espagne, on suivi aussi cette logique là de dire on a besoin d'être des deux côtés du
détroit de Gibraltar et avait un pied de chaque côté et en globette dans un même territoire
administratif le nord du maroc actuel et l'espagne voilà donc c'est très compliqué de savoir jusqu'on
remonte dans le temps pour savoir qui appartient cette terre le dernier changement c'est dans les années
1600 lorsque à la suite de la colonisation de l'Afrique du nord par le Portugal puis par l'Espagne
et bien ces outingues est devenu espagnol et ce qu'il faut dire aussi Guillaume c'est que le détroit
Gibraltar a été de tout en extrêmement stratégique. Gibraltar c'est au moins aussi stratégique que le
détroit d'ormouse on t'en parle beaucoup en ce moment à cause du conflit au Moyen-Âge et en Iran parce que
c'est l'ouverture entre l'océan Atlantique et la Méditerranée et des bateaux qui entre en Méditerranée
vont jusqu'au canal de Suez et part ensuite vers l'Orient donc c'est vraiment un lieu très
stratégique pour les déplacements et pour le commerce et pour l'énergie aussi parce que passe par
le détroit de Gibraltar des conduites de gaz qui alimentent l'Europe en providence d'Afrique du
nord donc c'est un lieu évidemment que tout le monde surveille comme le laisse sur le feu et
qu'on tout le monde voudrait contrôler J'ai une dernière question Guillaume qui concerne la
venue donc du droit d'Espagne à ces outingues tu disais tout à l'heure que c'était une manière en
quelque sorte de montrer un visage de fermeté est-ce que ça veut dire que là les relations
diplomatiques entre l'Espagne et le Maroc sont au plus bas est-ce que c'est inquiétant et est-ce
que les deux parties ont quand même intérêt à continuer de dialoguer c'est un vrai risque je
pense que prend l'Espagne et là on en voyant le roi sur place la dernière fois que le roi
espagnol est venu c'était roi de Carlos en 2007 donc à l'époque le Maroc avait réagit
de très violemment d'ailleurs il y avait une rupture des relations diplomatiques les ambassadeurs
avaient été rappelés et il est probable que ça se reproduise maintenant parce que cette crise
migratoire et humanitaire est encore en cours elle n'est pas réglée donc le roi d'Espagne vient
pour dire c'est où t'as été espagnol je pense que ça va faire quand même tiquer à Rabat et je
pense que ça va compliqué en fait l'issue de ce problème parce que l'Espagne a quand même
tout intérêt à ne pas se fâcher avec le Maroc pour que le Maroc accepte de faire revenir les
migrants qui restent encore assez ou t'as et que on en finisse avec cet épisode dramatique merci
Guillaume merci Claire et en avant-première je vous annonce que Guillaume de la croire prépare un nouvel article
justement sur cette question de la bataille autour de la souveraineté de ses Wuta avec notre collègue
Alexandre au blanc il sera publié dans quelques jours sur le site du monde et je vous en crois j'allais
le découvrir je vous glisse une dernière info en passant nous avons maintenant un bouton audio sur
notre application mobile il vous permet d'accéder plus rapidement à tout nos formats audio alors testez
le et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé lors du monde c'est terminé pour
aujourd'hui merci de votre écoute et je vous dis à demain pour un nouvel épisode
Podcast Summary
Key Points:
Une crise migratoire massive s'est produite à Ceuta en juillet 2024, avec l'arrivée de 72 000 migrants principalement marocains, provoquant une situation humanitaire catastrophique.
Cette crise a généré des tensions politiques et diplomatiques au niveau national et européen, notamment entre l'Espagne, le Maroc et l'Union européenne.
Une décision judiciaire en juillet a permis aux migrants d’arriver par la mer sans être renvoyés au Maroc, alimentant une expectation de « paradis européen » qui s’est révélée illusoire.
Les conditions de vie dans les camps de Ceuta sont extrêmement précaires
Le gouvernement espagnol a mis en place un plan d’urgence de 300 millions d’euros pour gérer la crise, mais les migrants sont encore nombreux, avec environ 13 000 personnes restant sans abri.
La crise a fragilisé le gouvernement de Pedro Sánchez, qui est accusé d’insuffisance migratoire, et a conduit à la convocation anticipée des élections le 29 novembre.
Des tensions diplomatiques se sont aggravées avec le Maroc, notamment sur le statut de Ceuta, dont le Maroc réclame la souveraineté depuis des décennies.
L’Espagne a renforcé sa fermeture des frontières en appliquant les règles de Schengen aux ressortissants espagnols en Italie, créant des échanges hostiles avec l’Italie et d'autres pays européens.
Summary:
Une crise humanitaire massive a frappé Ceuta, une ville espagnole située au sud de l’Afrique du Nord, en juillet 2024, avec l’arrivée soudaine de 72 000 migrants, principalement marocains, qui sont entrés par la mer. Cette situation a provoqué un drame humain marqué par des conditions de survie extrêmes : absence d’eau potable, hygiène catastrophique, privations alimentaires et violence de la police. Le gouvernement espagnol a réagi en lançant un plan d’urgence de 300 millions d’euros pour accueillir les migrants, mais la ville n’a pas les capacités d’accueil, et près de 80 % des arrivants ont dû repartir vers le Maroc.
La crise a profondément fragilisé le gouvernement de Pedro Sánchez, notamment en raison de sa politique migratoire perçue comme trop laxiste, et a conduit à la convocation anticipée des élections le 29 novembre. Ces tensions ont également réveillé des conflits historiques et diplomatiques avec le Maroc sur la souveraineté de Ceuta et Málaga, et avec l'Union européenne, où des mesures de fermeture des frontières ont été imposées, notamment en Italie, créant des tensions régionales. L’Espagne, en réponse, a affirmé sa souveraineté territoriale par des manifestations et l’arrivée du roi, ce qui a alimenté des inquiétudes sur une aggravation des relations avec le Maroc.
Cette crise est donc à la fois un drame humanitaire, une crise politique et une révélation de la fragilité des politiques migratoires en Europe.
FAQs
Plus de 60 000 migrants ont repris le chemin du Maroc en moins de 48 heures. Environ 13 000 restent aujourd'hui, souvent en cachette dans des endroits comme les bois, les égouts ou chez des habitants.
Des messages circulant sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et TikTok, ont affirmé que les migrants n'étaient pas renvoyés au Maroc s'ils arrivaient par la mer. Cela a motivé une forte frénésie d'arrivée en masse.
Les conditions sont extrêmement difficiles : il fait froid, il pleut, il manque de nourriture, de eau potable et de sanitaires. Beaucoup dorment sur la plage ou dans des abris fabriqués de bâches et de feuilles.
Oui, des centres de reception ont été ouverts avec des tentes et des repas. Une opération d'évacuation a été menée pour éviter de voir la situation comme sous contrôle, notamment sur la plage de trampoline.
Il met en avant une politique d'humanité, soulignant qu'il n'a pas de pouvoir législatif pour renvoyer les migrants par la force et qu'une procédure administrative complexe doit être suivie pour chaque cas.
Les relations sont tendues, avec des tensions diplomatiques renforcées. L'Espagne a affirmé sa souveraineté sur Ceuta, ce qui a provoqué une réaction du Maroc, qui réclame la souveraineté sur ces territoires depuis des décennies.
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