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Coupe du monde 2026 : les ombres qui planent sur le tournoi

22m 4s

Coupe du monde 2026 : les ombres qui planent sur le tournoi

La Coupe du monde 2026, qui débute aujourd’hui aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est marquée par des défis géopolitiques, économiques et logistiques. L’Iran, qualifié malgré la guerre avec les États-Unis et Israël, a obtenu des visas pour ses joueurs, mais pas pour tous les membres de sa délégation, comme le président de la Fédération iranienne. La politique migratoire de Donald Trump restreint l’accès aux visas pour les ressortissants de pays africains (Côte d’Ivoire, Sénégal, Algérie) et asiatiques, et la présence redoutée de l’ICE près des stades pourrait dissuader des supporters et nuire à l’ambiance festive. Les prix des billets, bien plus élevés que promis (60 dollars minimum, jusqu’à 9000 pour la finale), et ceux des transports (exemple du train Manhattan-New Jersey à 150 dollars) rendent le tournoi peu accessible, contredisant l’objectif d’inclusivité. Sur le plan sportif, les longs trajets (jusqu’à 5000 km pour la Bosnie-Herzégovine) et les embouteillages augmentent la fatigue des joueurs. Enfin, les canicules estivales dans le sud des États-Unis et au Mexique, avec des températures dépassant 40°C, pourraient affecter les performances, surtout lors des matchs en milieu de journée programmés pour maximiser les droits télé en Europe. Malgré ces ombres, plus de 5 millions de billets ont déjà été vendus, témoignant de l’attrait persistant de l’événement.

Transcription

3782 Words, 21684 Characters

French
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Thomas Bommg-Gartner et les lurs du monde. Aujourd'hui, 48 équipes, 3 pays organisateurs, 104 rencontres, la coupe du monde 26 qui commence aujourd'hui aux États-Unis, au Canada et au Mexique et à tout point de vue, les conditions hors normes. Mais alors que le coup d'envoi est donné aujourd'hui, je dis 11 juins de nombreuses questions et incertitudes entoures toujours ce mondial, notamment du fait du contexte de guerre au Moyen-Orient et de la politique migratoire de Donald Trump. La diplomatie, on a telle s'inviter à cette coupe du monde, les supporters de tous les pays pourront-il assister au match en toute sécurité aux États-Unis, la brigade anti-immigration de Trump patrouillera-t-elle autour des stades, les températures et stivales extrêmes, dans certaines régions des États-Unis, peuvent-elles affecter les performances des joueurs, ont fait le point avec Alexandre Lemarier, journaliste au service Port du monde qui se prépare à ce mondial depuis des mois. Coupe du monde 26, les ombres qui planent sur le tournoi, un épisode d'édélité n'agglia, réalisation Thomas Aing. Bonjour à Alexandre. Bonjour Thomas. On va commencer par l'actualité et la plus brûlante, on l'a dit cette coupe du monde se déroule essentiellement aux États-Unis, les 4/5e des matchs, payés en conflit avec l'Iran, depuis la fin du mois de février, et depuis le début de celle-guerre, une question se pose l'Iran, payé qualifiée pour ce mondial, pour attirer le participe, alors au jour du coup d'envoi ou en étant. C'est une situation inédite, parce que jamais une nation participante à la coupe du monde n'avait été en guerre avec un pays haute, et on se retrouve donc dans une situation où l'Iran a fait des demandes de visa et a attendu de longues semaines pour pouvoir fouler le sol américain, puisque depuis fin février, l'offensive américano-Israélienne y a eu des bruits qui ont couru sur l'Iran, qui n'allait pas venir, qui menacait de boi côté, puis après Donald Trump a dit que ce serait peut-être mieux pour l'équipe de pas venir pour des raisons de sécurité, sans préciser les raisons exactes. Et puis finalement, on a eu la réponse là, la FIFA a fait le forcing, et l'Iran va effectivement pouvoir participer à ce mondial, mais alors on orgisse ce podcast dans une situation un peu baroque, puisque les joueurs et le personnel d'encadrement réussient à obtenir un visa de justice, mais pas tous les membres de l'encadrement. Par exemple, il y a plusieurs membres de la délégation comme le président de la Fédération iranienne, qui est lui-même ancien commandant des gardéens de la révolution qui n'ont pas reçu de visa, ce qui évidemment d'ailleurs a suscité la colère de l'Iran, mais pour l'instant, ils sont dans cette situation-là. En mars dernier, des joueurs iraniels avaient refusé de chanté limps de leur pays lors de la coupe d'Asie, qui avait eu lieu en Australie, ce qui avait été très mal vu par la Fédération iranienne. Est-ce que du cé Alexandre, si l'équipe convera sur le terrain lors de ce mondial, représente un outil diplomatique ou communi de soft power pour leur régime iranien? En tout cas, dans l'impression que l'Iran tente de faire de cette équipe, un peu le port de rapide du régime, puisque l'équipe qui va jouer le mondial a été validée par les gardiens de la révolution. Un exemple assez frappant, c'est que le joueur star de l'équipe, l'attaquant Sardar Asmoun, n'a pas été sélectionné à cause précisément du conflit avec les États-Unis et Israël, puisqu'il est considéré comme un traître au pays. En fait, il joue et il habite à Doubaï, et au début du conflit, il a fait un cliché où il est posé au côté du premier ministre des Émirats Arabes Unies, et comme c'est un pays allié des États-Unis et soutien de Washington dans sa guerre contre l'Iran, ça a été très mal perçu dans son pays. Et par ailleurs, il a plusieurs fois exprimé son soutien pour les manifestations qui avaient lieu à Térant. Donc pour toutes ces raisons, il n'a pas été sélectionné. L'équipe iranienne n'est pas la seule à avoir rencontré des difficultés pour obtenir leur visace, c'est le cas aussi de leur supporter qui aurait souhaité se rendre à cette coupe du monde, mais aussi d'un arbitre sommalien qui a été écarté du mondial, car il n'a pas pu obtenir son visa. Et donc certains pays Alexandre dont les ressortissants sont officiellement indésirable aux États-Unis. Oui, tout à fait. Alors là, ça contrevient à la promesse qu'il avait formulé Donald Trump. Il y a après d'un an, il avait promis qu'il y aurait tous les fans du monde entier, qui serait accueilli. Et dans les faits, c'est pas le cas. Notamment pour les ressortissants iraniens qui sont soumis à des interdictions d'entrée quasi totale. C'est aussi le cas pour les aïsiens et puis aussi pour l'immense majorité des ressortissants de la côte d'y voir et du Senegal. Donc eux, ils ont le régime le plus drastique, si on peut dire, mais Washington a aussi compliqué la venue de fans venant de trois pays, notamment, c'est pas les seuls, mais venant d'Algerie, du cap vert et de la Tunisie. En fait, il y a un an pour résumer, il y a eu un système de caution qui a été mis en place par l'administration Trump, qui demandait à toutes les personnes qui voulaient un visa américain de déposer entre 5000 et 15 000 dollars. Donc une somme volontairement dissuasive et la FIFA a demandé aux États-Unis d'assouplir ce dispositif qui a été fait un mois seulement avant le coup d'envoi du mondial et c'était évidemment trop tard pour la plupart des fans de ces pays qui voulaient venir à la coupe du monde. Il s'est mesure, s'inscrit directement dans la ligne de la politique anti-immigration de Trump au sein général, mais à la boute de la coupe du monde. Ah oui, c'est totalement assumé, il justifie ça en disant que, pas mal de ressortissants, en fait, venant de pays d'Afrique, restent, après la durée de leur visa aux États-Unis de manière illégale, et donc eux, en gros, ils disent, ce mondial ne va pas être une opportunité pour des personnes de venir aux États-Unis et après, il restait de manière illégale, donc on assume de dire que la porte leur est fermée pour venir voir cette compétition qui, il faudra appeler, normalement, à une logique universelle. Tout le monde doit pouvoir venir à une coupe du monde, mais c'est pas le cas cette fois-ci. L'autre question posée par la politique anti-immigration de Trump, c'est la présence de l'ICE, la brigade de l'immigration américaine aux abords des stades, cette brigade sera élective lors du mondial. Alors, on se retrouve dans une zone de floue, parce que officiellement, elle ne sera pas présente, le comité d'organisation de la coupe du monde, assure que ces agents fédéraux ne seront pas là autour des stades et donc se verra sûrente, mais donc une zone de floue persiste, parce que dans certaines villes, il pourrait quand même être mobilisé pour assurer la sécurité autour des stades ou autour des fans zones, et ça évidemment, ça inquiète une partie des supporters, puisqu'il faut le rappeler, le rôle de ces agents fédéraux, ces d'arrêter et d'expulser les ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui sont condamnés par la justice. Donc ça, c'est leur rôle officiel, mais dans l'esprit de nombreux américains et aussi des étrangers, ils sont accusés de faire des arrêtitions arbitraires au faciès et en particulier de personnes de couleurs ou qui ont l'accent ispanique. Et on souvient tous de ce qui s'était passé à Minneapolis, où il y avait eu deux personnes qui avaient été tuées par les ICE, et c'est vrai que l'indignation est très forte aux États-Unis, mais aussi dans les autres pays étrangers à l'égard de cette police. Il y a un syndicat qui a menacé le grève pendant la pandémie mondiale par rapport à cette question de la présence de ICE. Oui, tout à fait. Alors ça, c'est à Los Angeles. Ça représente environ 2000 travailleurs qui assure la logistique du stade, donc sans eux les matchs dans cette ville de Californie ne pourraient pas avoir lieu. Même, disque, si ils n'obtiennent pas la garantie que ces agents ne seront pas présents, ils menacent de faire grève. Donc si c'était le cas, ça pourrait vraiment venir compliquer l'organisation du tournoi. Et il y a un autre facteur aussi, c'est que ça peut dissuader beaucoup de supporters étrangers de venir aux États-Unis, puisque personne n'a envie de se faire arrêter par les ICE. Et puis, par ailleurs, ça peut aussi poser sur l'ambiance, puisque on imagine que si sont présents autour des stades, ça peut générer de la peur, une crainte, et casser un peu l'ambiance qui doit normalement être festive. Toi, tu l'avais déjà remarqué cette peur, tu l'as vu. Tu as couvert la coupe du monde des clubs aux États-Unis l'année dernière, et dans les yeux, mais dans le propos des supporters, il y avait cette crainte de ICE. Oui, exactement. Alors, c'est quelque chose qui m'avait frappé, puisque l'Ossan Géresse, où il y a une grande communauté latino, il y avait eu un match d'une équipe mexicaine. J'avais discuté aux abords du stade avec des supporters qui avaient fait le déplacement. Et je me suis un notamment d'un couple qui était venu avec leur petite fille, qui venaient du Mexique, et eux m'avaient dit qu'ils étaient venus. Ils avaient dû braver en gros les mises en garde de leur famille, de leurs amis qui leur avaient dit, mais vous êtes fou, faut surtout pas aller là-bas. Vous allez finir par vous faire arrêter, avoir des problèmes avec les ICE. Et j'avais vu aussi un autre groupe, où ils étaient venus, ils étaient trois ou quatre, alors qu'ils devaient venir à une dizaine. Et il y avait donc la plus grande partie du groupe qui n'avait pas voulu venir à cause de la peur de cette police. Restriction de vis à d'un côté, présence de l'ICE, de l'autre, Alexandre est-ce qu'on sait si cette politique en immigration de Trump a pu faire peur justement à des supporters qui auraient renoncé à se rendre à ce monde? mondiale de football cette coupe du monde de 1026. Alors c'est difficile à dire mais on a quand même un élément factuel, c'est que fin avril, le secteur du tourisme aux États-Unis a fait savoir qu'ils étaient eux-mêmes déçus en fait par les retombées qui s'annoncent bien moins élevé qu'attendus avec des réservations inférieures, même des fois à l'année précédente. Et pour eux, c'était un rapport officiel qui a été publié fin avril à l'État-Unis pour eux c'est il y a non seulement restrictions sur les visa, donc ils ont découragé beaucoup de monde de venir, mais aussi au coût très élevé de ce mondial pour les gens qui vont venir. C'est-à-dire que les billets pour les voir les matchs sont particulièrement cher. Oui alors là ça a fait beaucoup de bruits ce sujet-là puisque les prix exorbitants débiés pour venir voir des matchs à la coupe du monde ont été dénoncés pendant plusieurs mois par les associations de supporters qui ont sustigé ces leur mots une arnaque et ont même porté plein de contre la FIFA. Le comité d'organisation des trois pays est à unis Canada-Mexique quand ils ont eu l'attribution de la coupe du monde, ils avaient promis des billets à 18 euros. C'était le prix le plus bas, donc ça a rassuré tout le monde en se disant que ce tournoi serait accessible et puis finalement ils n'ont pas tenu paroles. Les prix sont bien plus élevés aujourd'hui. Les plus bas sont à 60 dollars, mais vous imaginez qu'il y en a très peu, ils sont partis très vite. Et la plupart en fait sont des billets à trois, voire quatre, voire cinq chiffres et on a même des billets à la billet tri officielle qui sont à plus de 9000 dollars pour la finale. La titre de comparaison, lors du dernier mondial au Qatar, la place la plus chère qui était vendue pour la finale, elle s'était vendue à 1390 euros. Et les reventes, c'est qu'il y a toute la billet de seconde main. Et là, les prix s'envolent vraiment. Des tarifs assez incroyables. Il y a eu même des billets pour la finale qui seront vendus à plus de 2 millions de dollars. Je dis bien 2 millions de dollars. Donc voilà, on voit bien que ce tournoi il est pas accessible pour le plus grand nombre. En tout cas les classes populaires, les classes moyennes ne sont pas invités à ce tournoi dans les faits. Et ça, ça a contrevient encore une autre promesse des organisateurs qui étaient de tenir le tournoi le plus inclusif de l'histoire. Ça, c'était leur mot encore. Et on voit bien que c'est pas le cas. Et il faut compter aussi avec l'augmentation des prix autour de la compétition, autour des stades, avec par exemple cette histoire du train entre Manhattan et un stade du New Jersey. Une histoire étonnante. Alors ça, c'est Paris, ça a fait une grande polémique puisque c'est un train qui va de Manhattan à New York jusqu'au stade qui est le Mette Life Stadium où il y aura lieu la finale de la coupe du monde, qui est dans le New Jersey. La régie des transports a fixé des prix à plus de 150 dollars. Alors que normalement ils sont à 12 dollars 90. Donc ça, ça a fait hurler évidemment. Depuis, ils ont baissé les tarifs, mais on voit bien que c'est un vrai sujet. Et juste pour revenir sur les prix des billets de la coupe du monde, un anecdote savoureux, c'est que même Donald Trump lui-même, c'est d'y surpris du prix des places. Quand un média américain lui annoncait que le prix pour le premier match des États-Unis dans la compétition était aux alentours de 1000 dollars, lui-même a dit qu'il n'achettrait pas une place. Alors, est-ce que malgré tout, les places se sont vendues? Alors oui, elles se sont vendues, c'est le paradoxe. Il y a au total plus 7 millions de billets qui étaient en vente. Et d'après la FIFA, il y a déjà plus de 5 millions. On s'approche des 6 millions de places qui ont été vendues. Donc c'est le paradoxe de ce tournoi. Paradoxe dans un tournoi qui n'a jamais été aussi gros, peut-être le rappeler. Et mon dieu au précédent ne compretait pas autant de match. Non, lors des précédentes éditions, alors celle au 14h par exemple, il y avait 32 équipes. En 2022. Et cette fois-ci, il y en a 48. Donc c'est vraiment le tournoi le plus grand qui n'y a jamais été organisé. On peut parler d'un tournoi hors norme puisque 48 équipes, c'est du jamais vu, trois pays organisateurs, États-Unis, Canada, Mexico, et qui sont grands comme des continents. Évidemment, comme il y a plus de compétitaires, le tournoi est plus long, donc il va durer 6 semaines. Et il y aura 104 rencontres alors que avant, on était plus aux alentours de 70 rencontres. Alexandre, on a parlé géopolitique, on a parlé économie. Et si on parle de sport, il y a un autre nuage qui plane au-dessus de ce mondial, qui concerne l'organisation à sujets, on écoute d'idées des champs, le sélectionnalier bleu lors d'une conférence de presse en décembre dernier. C'est le souci de toutes les équipes, de faire en sorte, de trouver les meilleurs conditions possibles et éviter de la fatigue supplémentaire avec des déplacements certes à Navion pour aller sur l'estade. Mais aussi parfois du camp de base au terrain d'entraînement, où il peut avoir une distance parfois s'ément très long, mais un temps de déplacement qui peut être autour d'une heure. Donc ça fait beaucoup quand on doit leur répéter tous les jours. On va essayer de. Non, on ne va pas essayer, on va tout faire pour trouver la meilleure solution. Et si il n'y a pas la meilleure, la moment où on voit ça. Voilà, d'idées des champs, le sélectionnalier bleu lors d'une conférence de presse en décembre. Pourquoi c'est un qu'est-il du temps de trajet de son équipe? Alors oui, c'est. Pour tout vous dire, en fait, j'ai suivi la tournée des bleus, fin mars aux États-Unis, qui devaient servir un peu de préparation pour eux, où ils ont fait deux matchs à micro et là, d'idées des champs, à chaque conférence de presse, c'est plein de la logistique, du temps de transport, du temps de trajet. Et c'est vraiment quelque chose qu'ils l'obsèdent, parce qu'ils se dit que le temps perdu dans les avions, tout ça va générer de la fatigue, c'est assez évident. Et c'est pour ça qu'ils voulaient absolument d'ailleurs avoir le groupe I et il a eu une chance incroyable, puisque c'est le groupe dans lequel est tombé la France pour ce tournoi. Et donc, il faut expliquer pourquoi, c'est que le groupe I, en fait, a la chance de discuter ces matchs sur la côteuse des États-Unis, dans des villes qui sont à 300 km les une des autres, Boston, New York et Philadelphia. Et donc les bleus eux, on la chance de d'être les mieux l'auti parmi les équipes du premier tour, puisque ils vont faire environ 500, 600 km pour jouer leurs trois premiers matchs. Mais c'est pas du tout le cas d'autres équipes qui vont devoir faire des trajets absolument gigantesques. La Palme revient à l'équipe de Bosnière Zégovin. Alors eux, ils vont devoir faire Toronto, la Leste du Canada, et ensuite, ils vont devoir traverser tous les États-Unis pour aller jouer à Los Angeles, puis à Seattle, ça fait plus de 5000 km, donc on imagine en termes de fatigue, ce que ça peut représenter, avec même des collègies jurées, on peut imaginer. Donc ça va vraiment être un facteur très important et encore, je vous parle pas du temps de trajet entre le camp de base, donc l'hôtel des joueurs et puis les endroits où ils doivent s'entraîner. Par exemple, pour l'équipe de France, le trajet représente environ 40 minutes, quand on touva bien, mais il y a des bouchons absolument énormes, aux États-Unis, puisque tout le monde utilise sa voiture individuelle. Et donc on peut imaginer que l'équipe de France entre le hôtel et leur centre d'entraînement, ils pourraient mettre une heure et quart, une heure et demi. Donc ce sera vraiment un facteur important. Ce qu'on peut comprendre, c'est que pour gagner cette coupe du monde, bon sur le terrain, mais aussi bon dans la gestion de la logistique, sur les précédentes coupe du monde, en particulier la dernière, en 2022, au Qatar, on parle parfois écologie, environnement, là, et ce pourrait qu'on parle climat. On peut imaginer que la météo sera un facteur important qui risque de faire débats, voire polémique pendant le tournoi. Je m'appuie sur ce qui se t'est passé, encore une fois l'été dernier lors de la coupe du monde des clubs, qui était un peu le tournoi, qui devait servir de répétitions avant la vraie coupe du monde des nations. L'été dernier, ça m'était un vrai sujet. On avait vu des joueurs, notamment, qui avaient disputé des rencontres en plein cannières, à midi, sous plus de 40 degrés, à Los Angeles ou dans d'autres villes. Et avec des joueurs, qui eux-mêmes ne pouvaient quasiment plus courir, étaient épuisés. Je me souviens d'un joueur espagnol qui avait dit que ces pieds, ils sentaient même plus le bout de ces pieds, tellement ils étaient chauds qui l'étaient dans des conditions compliquées. Il y avait même eu un joueur mexicain qui avait fait un malaise sur le terrain. Et donc cet été, on ne voit pas comment on pourrait ne pas revivre ces épisodes, puisqu'il y a des mâches qui vont avoir lieu dans le sud des États-Unis, notamment à Houston, à Dallas, où les températures l'étaient, peuvent atteindre 40 degrés. Au Mexique, évidemment, les températures vont être aussi très élevées. Donc ça risque, inévitablement, d'être un sujet la météo. Surtout que certains matchs auront lieu en milieu de journée à l'exembre pour quelle raison? En fait, tout a été pensé pour les droits télé, c'est-à-dire pour qu'il génère le plus de profits possible. Et donc, on se retrouve dans des situations où, par exemple, les joueurs de l'équipe de France, si on prend cette exemple précis, vont jouer leur match à 15 heures aux États-Unis. Donc, en début d'après-midi ou les températures seront encore très chauds, pour qu'ils soient diffusés à 21 heures en Europe. Et en fait, la plupart des matchs, notamment des équipes européennes, sont programmés. ramée en milieu de journée pour qu'il soit diffusé en prime time en Europe, ou le marché le plus intéressant pour la FIFA. Et on voit bien que c'est au détriment de la santé des joueurs, mais aussi des spectateurs et même des arbitres. Et puis ça peut aussi avoir une incidence sur la qualité du spectacle qui sera proposée, puisque des joueurs, sous 40°, ça peut faire des matchs au ralenti. Donc beaucoup moins intéressant que ce qu'on peut avoir à l'habitude de voir en Europe en pleiniver. Et ce malgré les cooling breaks, c'est quoi les cooling breaks, Alexandre? Alors ça, il va falloir s'habituer à ça. C'est la FIFA qui est institué ça. C'est une pause de trois minutes qui va avoir lieu au milieu de chaque période. Donc au bout de la 22e minute de match, et puis la même manière au milieu de la seconde période pour que les joueurs puissent boire un coup, sacrer la polémique. Il y a plusieurs entraîneurs notamment d'y aider, qui a pesté contre ces pause en disant que ça pouvait casser le rythme des rencontres. Peut-être que ce sera quand même bien venu au moment du tournoi, ça peut permettre quand même aux joueurs de se refaire un petit peu une santé pour finir la mi-temps. Merci Alexandre. Merci Thomas. Pour écouter ou réécouter tous nos épisodes consacrés à cette coupe du monde de football, rendez-vous ce week-end sur votre platform d'écoute favorite qu'à nous allons y rediffuser. Ne rater pas non plus le portrait de cliente bapé que nous diffuserons la semaine prochaine à l'avec du premier match des bleus et poursuivre, aujourd'hui, les résultats de ce mondial rendez-vous sur notre site le monde.fr et sur l'application. À la rubrexpah, on vous retrouverait tous les articles d'Alexandre, le marié. Lors du monde, c'est fini pour aujourd'hui. Merci de votre fidélité. À bientôt. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. La Coupe du monde 2026 se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique avec 48 équipes et 104 matchs, un format inédit.
  2. L’Iran participe au tournoi malgré la guerre avec les États-Unis et Israël, mais des problèmes de visas persistent pour certains membres de la délégation et supporters.
  3. La politique migratoire de Donald Trump complique l’accès aux visas pour des ressortissants de pays africains et asiatiques, et la présence de l’ICE près des stades suscite des craintes.
  4. Les prix des billets sont très élevés (à partir de 60 dollars, jusqu’à 9000 pour la finale), ce qui contredit la promesse d’un tournoi inclusif.
  5. La logistique pose problème avec de longs trajets entre les villes hôtes (jusqu’à 5000 km pour certaines équipes) et des embouteillages.
  6. Les conditions climatiques extrêmes (canicules, températures dépassant 40°C) pourraient affecter les joueurs, surtout lors des matchs en milieu de journée programmés pour les droits télé.

Summary:

La Coupe du monde 2026, qui débute aujourd’hui aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est marquée par des défis géopolitiques, économiques et logistiques. L’Iran, qualifié malgré la guerre avec les États-Unis et Israël, a obtenu des visas pour ses joueurs, mais pas pour tous les membres de sa délégation, comme le président de la Fédération iranienne. La politique migratoire de Donald Trump restreint l’accès aux visas pour les ressortissants de pays africains (Côte d’Ivoire, Sénégal, Algérie) et asiatiques, et la présence redoutée de l’ICE près des stades pourrait dissuader des supporters et nuire à l’ambiance festive.

Les prix des billets, bien plus élevés que promis (60 dollars minimum, jusqu’à 9000 pour la finale), et ceux des transports (exemple du train Manhattan-New Jersey à 150 dollars) rendent le tournoi peu accessible, contredisant l’objectif d’inclusivité. Sur le plan sportif, les longs trajets (jusqu’à 5000 km pour la Bosnie-Herzégovine) et les embouteillages augmentent la fatigue des joueurs. Enfin, les canicules estivales dans le sud des États-Unis et au Mexique, avec des températures dépassant 40°C, pourraient affecter les performances, surtout lors des matchs en milieu de journée programmés pour maximiser les droits télé en Europe.

Malgré ces ombres, plus de 5 millions de billets ont déjà été vendus, témoignant de l’attrait persistant de l’événement.

FAQs

Les pays organisateurs sont les États-Unis, le Canada et le Mexique, avec 48 équipes et 104 rencontres au total.

L'Iran est en conflit avec les États-Unis et Israël depuis fin février, ce qui a compliqué l'obtention de visas pour ses joueurs et membres de la délégation, certains n'ayant pas reçu de visa.

Les supporters iraniens sont soumis à une interdiction d'entrée quasi totale, et des ressortissants d'Algérie, du Cap-Vert et de Tunisie doivent déposer une caution de 5 000 à 15 000 dollars, ce qui dissuade leur venue.

Officiellement, l'ICE ne sera pas présente, mais une zone floue persiste car certaines villes pourraient la mobiliser pour la sécurité, ce qui inquiète les supporters et pourrait affecter l'ambiance festive.

Les billets les moins chers sont à 60 dollars, mais la plupart coûtent entre 3 000 et 9 000 dollars, et certains pour la finale atteignent 2 millions de dollars, en contradiction avec la promesse initiale de billets à 18 euros.

Les équipes comme la Bosnie-Herzégovine doivent parcourir plus de 5 000 km entre leurs matchs, ce qui génère de la fatigue, tandis que la France a la chance de jouer sur la côte Est, avec des trajets plus courts.

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