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Complot n°12 : Les francs-maçons Partie 1

39m 7s

Complot n°12 : Les francs-maçons Partie 1

Le podcast "Le Bureau des Complots" aborde la théorie du complot entourant la franc-maçonnerie, en démystifiant ses origines et son évolution. Les animateurs expliquent que la franc-maçonnerie moderne trouve ses racines dans les loges de bâtisseurs de cathédrales au Moyen Âge, où les maçons se regroupaient pour organiser leur travail et transmettre leurs secrets techniques. Ces loges, initialement des abris sur les chantiers, ont développé des rituels et des symboles, comme le "mot du maçon", pour protéger leur savoir-faire et se reconnaître entre eux. Au 16e siècle, en Écosse, des personnalités extérieures au métier, comme John Boswell, ont intégré ces loges, attirées par le mystère et l'exclusivité. Ce phénomène s'est accentué en Angleterre, menant à la fondation de la Grande Loge de Londres en 1717, qui a codifié la franc-maçonnerie spéculative avec les Constitutions d'Anderson. Cette nouvelle version, centrée sur la philosophie et le secret, a attiré l'élite intellectuelle et aristocratique. En France, la franc-maçonnerie s'est implantée dès 1725, mais a rapidement suscité la méfiance des autorités, notamment après qu'un lieutenant de police ait infiltré une loge en 1737, révélant ses rituels. Malgré une répression timide, la franc-maçonnerie française a prospéré grâce à des figures influentes comme Louis de Bourbon-Condé, renforçant l'idée qu'elle était une société secrète liée au pouvoir, alimentant ainsi les théories du complot.

Transcription

6043 Words, 37688 Characters

French
Bonjour et bienvenue dans le bureau des complots. Prenez-notes, ce bureau est fictif, tout comme son répandeur. Cela n'empêche pas les thématiques abordées d'être traité avec sérieux et précisions. Si vous appréciez nos contenus, n'hésitez pas à laisser des étoiles ou des commentaires aux agents pétards et Jacobs. Le bureau des complots est un podcast la première. Merci et bonne écoute. Le bureau des complots? Une question soit la comparation. On vous répond à toutes des contrats de sur. C'est un contrôleur, j'appelle le bureau. Alors? Pétards et Jacobs, le bureau des complots. Et bien, c'est bien la première fois qu'on arrive, pile en même temps. Ah oui c'est incroyable, vous vous rendez compte de ce que ça signifie? Que leur loge interne de votre majesté et la mienne sont parfaitement alignés? Mais puisque ça pétère, c'est improbable, statistiquement infime. Vous avez quasiment toujours été en retard. Moi je suis toujours en avance. Il y avait un équilibre, une mécanique bien huillée ou jamais nous étions synchronisées. Bon voilà, il faut croire que la routine est voulu. Ou alors, il y a autre chose, une force invisible qui nous a guidés vers ce moment précis. Vous commencez à me faire peur Jacobs. Selon votre théorie, notre synchronisation parfait serait une sorte de message, laissé par en ne sais quel main invisible pour nous guider vers quelque chose. Pétards, mais réfléchissez, toute irregularité dans la trame normale des choses, peut-être considérer comme un indice qui ne demande qu'être déchiffré. Ne trouvez-vous pas ceci formidable moins exaltant. Je trouve surtout étrange votre exaltation. Vous imaginez peut-être que sans savoir nous commençons dans ce sous-sol de l'RTBF, à toucher du doigt quelque chose de métaphysique? Ça serait merveilleux. Nous pourions même créer une confrérie, une opédience qui préserverait ce savoir nouveau. Ouah, Jacobs, vous n'allez pas commencer à me parler du grand architecte de l'univers, de compas et de choses comme ça quand même. Non, rassurez-vous, je ne porte pas que ce soit indiqué dans ce bureau, mais même si je ne porte pas de tableiller, vous savez, moi aussi, je droit de rêver un peu. Bien sûr, et vous savez, cela me rassure que vous ayez des aspirations secrètes. Cela vous humanise un peu. Et en attendant que vous trouviez le groupe initiatique qui vous siez, du moins si il existe, si vous le voulez bien, Jacobs, écoutons le message de notre répandaire. Vous avez un nouveau message. Salut, le bureau des complots, c'est Sofiane de Bruxelles. Par l'on peut parler bien, les frambations contrôlent tout. Ils sont infiltrés partout, ils gouvernent en soumains, ils tirent des fissais, ils s'enrichissent au mépris des lois, ils manipulent les banques, les médias, les politiques, les grandes institutions, ils s'attaquent aux religions. Bref, ce sont les maîtres du monde et personne veut lire. Mais moi, je le dis, parce que ça, c'est pas une théorie du complot, c'est une réalité. Bon, je connais pas vraiment leur histoire dans le détail en même temps, mais j'ai raison ou je l'ai raison. Parfois, je me demande si ce répandeur ne nous écoute pas, enfin bon, passons, vous avez entendu ça, Jacobs, Sofiane, il coche presque toutes les cases du conspirationnisme de base. Eh bien, tant mieux, enfin un auditeur qui nous entraîne sur le terrain des frambations, un classique parmi les classiques, que disge l'incontournable des théories du complot, voilà venir le grand mit de la société secrète qui tire toutes les fisselles du monde. L'ordre millénaire fait rue de symboles occultes et de rituel mystérieux qui aurait infiltré chaque recouin de la société des institutions politiques au transfert économique, tout ça pour s'appeler l'ordre établi, manipuler l'opinion, contrôler chaque roiage du pouvoir. Exactement, Pétérs, une mission taillée sur mesure pour nous aujourd'hui. On va disséquer tout ça, déconstruire, démystifier, éclairer chaque zone d'embre qui alimentent cette théorie. Oui, enfin, une journée classique au bureau des complots quoi. "D'euro des complots!" La frambaçonnerie, voilà un sujet qui sent le mystère et les symboles lesothérics. Alors il faut d'abord revenir à l'essentiel, ces origines. Et là, on entre dans un brouillard danse où ce mèlement est réalité. Un vrai labyrinth, car même avec les progrès des historiens, l'adnessance de la frambaçonnerie reste une énigme. Ce qui est sûr, c'est que les frambaçons modernes se considèrent comme les héritiers d'un savoir ancestral, celui des bâtisseurs de cathédrale. Et ça, ça mérite concreuse un peu. Alors traditionnellement, on fait remonter la frambaçonnerie au Moyen-Âge, plus précisément au 12ème et 13ème siècle, quand l'Europe justement se couvre de cathédrale. À cette époque, les chantiers sont immenses et peuvent durer des décennies parfois même plusieurs siècles. La plupart des maçons qui travaillent n'ont jamais vu la première pierre posée et n'auveront peut-être jamais la fin du chantier. Ces ouvriers sont organisés en différentes catégories, les plus expérimentés, appelés compagnons, forment les plus jeunes, les apprentis. Et surtout, ils se regroupent au sein de loge. Des loges masoniques avant l'heure, enfin en apparence. Oui, le mologe apparaît dès le 13ème siècle, mais à l'origine, il ne désigne rien de bien mystérieux. C'était tout simplement un abri, accolé au chantier, à lieu où l'enranger les outils, où l'on discutait des travaux en cours, et où l'on dessinait les plans. Mais très vite, c'est loge de vienne plus qu'un simple local servant entreposé le matériel, car c'est dans ces lieux que la profession de maçon se structure avec des règlements qui codifient leur travail. À l'instar, des charpentiers et des couvres, les maçons s'organisent en corps de métier. Et comme nous sommes en plein moyen-âge, avoir un simple règlement ne suffit pas. Il faut donner à tout ça une dimension spirituelle. Quelques maçons l'étrées, influencées par les récits religieux et les chroniques anciennes, rédiges alors une histoire légendaire de leur métier. On la retrouve dans les "old charges", les anciens devoirs, un recueil de texte dont les premières versions remontent à la fin du 14e siècle en Angleterre. Et c'est là que ça devient intéressant. Ces anciens devoirs racontent que la maçonnerie et l'agyométrie remonte aux origines du monde et que ces savoirs ont survécu au déluge grâce aux fils de Noé, qui aurait gravé leur secret sur des colonnes de pierres. D'après ces textes, les grandes réalisations architecturales, comme la tour de Babel ou le temple de Salomon sont les héritages de cette connaissance sacrée. Alors on est bien d'accord, que tout cela relève plus du mite que de l'histoire. Oui évidemment, mais ce n'est pas juste un folklore sympathique. Ce récit joue un rôle central dans l'identité même des maçons. Il leur donne un passé noble et sacré, un héritage qui dépasse le simple métier d'artisans. Et en plus du mite, ces textes ajoutent une série de règles suivres pour garantir une certaine discipline parmi les ouvriers qui travaillent loin de chez eux, souvent sur plusieurs chantiers au cours de leur vie. C'est ainsi que les loges deviennent aussi à lieu d'enseignement et de transmission. Une transmission qui, donc déjà à l'époque, paraît entourée d'un certain mystère. Mais ça, ça s'explique aussi. La religion est omniprésente dans la société médiévale et les usages des loges suivent cette logique, un ouvrier qui intègre un chantier prête serment sur la Bible, jure de respecter Dieu, l'église, son roi, et bien sûr le maître du chantier. Oui, ça c'est son initiation en fait, et avec le temps, le mologe va prendre un nouveau sens. Et à partir du 15e siècle, le terme ne désigne plus seulement la baptiste en bord de cathédrale, mais l'ensemble des maçons qui travaillent sur un même chantier. Puis au 16e siècle, en Écosse, le mologe va désigner une juridiction permanente. Les maçons d'une ville ou d'un district s'organisent en une structure autonome, capables de régler les conflits entre ouvriers et employeurs la loge. Et c'est donc là au 16e siècle et en Écosse caparaient le terme "Franmaçon". À cette époque, c'est être libre et affranchi des contraintes des juridictions sénériales. Ces maçons ont donc un statut particulier, autonome. Mais qui d'y autonomie dit aussi la nécessité de se reconnaître entre soi? D'où l'apparition du fameux mot du maçon, un signe secret de reconnaissance, transmis aux initiés lors d'une cérémonie où il prête serrement. Et ce fameux mot du maçon, au départ, ce n'est pas quelque chose des otéricains, c'est surtout, un moyen de garantir que seuls les maçons qualifiées pouvaient prétendre au privilège de leur métier. Donc à la base, la France maçonnerie se sont des ouvriers d'élite qui se protègent contre la concurrence. On est bien loin d'un complot mondial. Mais alors, comment est-on passé d'une gile de debattisseur à une société secret influente? Ah mais ça pète, c'est une autre histoire. C'est une question sans les complot. Le bureau des complot. La France maçonnerie médiévale est donc avant tout un réseau de bâtisseurs, structureuré autour d'un savoir-faire technique et d'une organisation rigoureuse des chantiers. Mais à la fin du 16ème siècle, quelque chose d'assez étrange se produit en écosse. Les loges commencent à accueillir des membres qui n'ont strictement rien à voir avec le métier de maçon. C'est ainsi qu'on va progressivement passer de l'ouvrier tailleur de pierre au maqualeuse à des individus ou soulier vernis en péruch poudré qui débattent de philosophie. Mais ce qui est fascinant, c'est qu'on ne sait toujours pas vraiment pourquoi. Effectivement, ce changement n'a jamais été complètement expliqué par les historiens. Ce que l'on sait en revanche, c'est où et quand cela se serait passé. L'un des premiers cas à tester remonte à 1600 en écosse. Il s'agit de John Boswell, un notable dédainbourg, qui intégrent une loge de ma son de sa ville, Orbeau-Suel, s'est connu, n'a jamais monté un mur de sa vie. Et ce qui est tout aussi certain, c'est que ce John Boswell ouvre la voix à un phénomène qui va simplifier dans les décennies suivantes. Les John Tom and My Suns, c'est le nom que l'on donne à ces nouveaux membres des loges qui ne sont plus les ouvriers. Ce sont des personnalités influentes, des aristocrates, des hérudies ou encore des messènes. Et ces hommes, non pas de curiosité particulière pour les techniques de construction. Si il rejoint la France maçonnerie, c'est plutôt par attrait du mystère. Vers 1620, cette curiose mode s'exporte en Angleterre. A Londres, une loge nommée acceptée chone, ouvre ces portes assez nouveaux initiés étrangers aux métiers. Puis, en 1646, on a un cas encore plus marquant. Elia Sachmoll, un huridie ex-centrique feru d'Alchimie et des otérismes fond d'une loge à Liverpool. Et là, aucun des membres n'est maçon de métier. C'est un point de basculin parce que c'est à cette période qu'on passe de ce que l'especialiste appelle la maçonnerie opérative, c'est-à-dire celle des bâtisseurs, en du Moyen-Âge, à la maçonnerie dites spéculative qui devient un club de réflexion philosophique et symbolique. Et cette transition va trouver son appogé en 1717, avec la fondation de la grande loge de Londres. 1717, et d'ailleurs, souvent la date reconnue comme naissance de la formationnerie. Cette loge n'est de la fusion de quatre loges déjà existantes. Mais contrairement au loge médiéval, celle-ci ne compte pratiquement plus aucun maçon de métier. Les membres sont des intellectuels, des aristocrates, des bourgeois fortunés, bref. Ça n'a plus rien à voir avec les tailleurs de pieds. Et c'est là que c'est encore plus intéressant car ces nouveaux frommassons, sinon plus aucun lien avec le métier d'origine, sont fascinés par son imagerie. Ils adoptent l'érituel, les symboles, et surtout, ils s'approprient le secret, le fameux mot du maçon. Un secret qui on le rappelle a un été à la base car moyen pour éviter que des imposter pique le boulot des vrais maçons. Et voilà, comment on batte une agenda intemporelle. - Le plus haut est complot? Nous y sommes. La frommassonnerie, tel qu'on l'a connu jusqu'ici, avec ses loges d'ouvriers et ses rythes hérités du compagnonage, n'existe plus. Avec la grande loge de Londres, c'est la fin du modèle ancien et surtout une vision totalement nouvelle de ce que doit être la frommassonnerie. - Et ce qui est frappant, c'est à quel point cette grande loge ne ressemble à rien de ce qui existait avant. Jusqu'ici, chaque loge vivait en autonomie, rattachait d'abord un chantier, puis un lieu précis. Là, on va assister à une mise en réseau des loges, une volonté d'unifier, de codifier. Et comme toute grande organisation, la grande loge de Londres va se doter d'un texte fondateur qui fixe les règles. Et c'est là qu'intervient Georges Payne, l'un des premiers grands-mètres. En 1720, il lance un projet ambitieux réécrir les anciens devoirs, c'est le texte qui encadrerait un jadis, la profession des maçons. Payne veut désormais poser les principes philosophiques d'une société fermée avec ses propres lois, ses propres symboles et surtout son propre secret. - Et pour une mission pareil, il faut un esprit méthodique. Payne ne s'adresse donc pas un architecte ni un juriste, mais un pastor James Anderson. - Un homme déglise pour structurer une confrérie esoterique. Ça peut paraître un peu déplacé, mais ce n'est pas un choix anodin. Onderson n'est pas qu'un simple religieux. C'est aussi un intellectuel, un passionné d'histoire, et surtout un homme capable d'habiller un récit d'une aura mystique. - Et c'est précisément ce qu'il va faire avec ses constitutions d'onderson, rédigé en 1723. Un texte majeur qui marque la rupture définitive avec la François-Massonerie Opérative. - Petit extrait des constitutions d'onderson, je cite, "vous serez circonspéges dans vos propos et dans votre comportement, pour que l'étranger le plus perspicace ne puisse découvrir ni deviner ce qui ne doit pas connaître, et vous aurez parfois à détourner la conversation pour l'honneur de notre vénérable fraternité". - Parler à mot couvert, avoir une attitude qui ne laisse rien paraître, c'est maintenant officiel, la Franç-Massonerie devient une société secrète, avec des règles précises pour protéger ses rites et ses membres des regards extérieures. - Et ce secret intrigue, cette exclusivité à tir, la grande loge de Londres devient rapidement, un centre d'attraction pour les intellectuels, les scientifiques et les penseurs. - Quand on voit les figures qu'il a dirige, on le comprend autant plus des aimants. En 1725, c'est Jean-Téophil des Aguliers, qui prend la tête de l'organisation, un homme à la croiser de plusieurs mondes, physiciens, philosophes, proches du prince de Gal, et surtout un ami un team des Agnotones. - Et avec lui, la Franç-Massonerie va passer à un tout autre niveau. Des aguliers transforment la grande loge en inviterable laboratoire d'idée, où se met elles sciences, spiritualités et philosophies des lumières, ils ouvrent les portes à de nombreux membres de la royale Société, la Cadémie scientifique britannique. - Et l'évolution ne s'arrête pas là. Après des aguliers, la Franç-Massonerie va se fondre totalement avec la aristocratie anglaise. - Exactement, en 1730, le Duke de Montegu prend la tête de la grande loge, et il visse n'est pas un héritie, c'est un aristocrate purgeux, un membre très affluant de la plus haute noblesse britannique. - Avec lui, nous assistons à un nouveau glissement dans la sociologie des loges. Fini les bourgeois éclairés, fini les nobles locaux. À partir de ce moment-là, la Franç-Massonerie britannique devient une institution d'élite, la véritable arrière-cour du pouvoir. - Car après Montegu, tous les grands maîtres de la grande loge seront issus de la famille royale britannique, une tradition qui va s'en créer jusqu'à aujourd'hui. - Et en parallèle, la Franç-Massonerie continue son expansion territorial. Des 1735, la grande loge de Londres contrôle déjà 129 loges à travers le Royaume. En 15 ans, seulement, elle s'est imposée comme une organisation majeure. Et nous allons le voir, c'est désormais l'heure de l'expansion internationale. ♪ ♪ ♪ - Une question sur les conclérations? ♪ ♪ ♪ ♪ - Commençons notre périble en France. Pays des lumières et des intrigues de cours. On imagine bien que la massonerie n'a pas eu de mal si faire une place. - Alors tout commence en 1725, sous l'oreignes de Louis XV, à cette époque des exilles de anglais et écoceaux, apportent avec eux les usages massoniques qu'ils ont connu autrement. Et c'est ainsi qu'ils font de la première loge en France en plein coeur du quartier latin rue des boucheries. - Une loge fondée dans une rue, renonce aussi gastronomique, ça ne mettonne pas des Français, eh bien. - Oui, enfin, à cette époque, c'est plutôt sanguinolant et malaudorant comme dieu. Car c'est l'incarrivée, en masse, les bestios, et ce négocié les viandes destinées à nourrir Paris. - C'est vrai, à cette époque, la rue était animée et bruyante avec des étales de viande, des écorcheurs, des tanners et autres artisans. Les conditions d'hygiène étaient rudimentaires, le sang et les déchets s'écouent les souvent dans les rues, dégagant des odeurs nos et à bondes. - Pas mal, en tout cas, pour tenir des réunions à l'abri des regards, mais les francs-mâles sont nevant pas rester contonnés à ce quartier qui, en peste, en 20 ans, le nombre de loges explose. On en ressent déjà plus de 40 dont de dizaines à Paris. - Et comme toujours, des cas mouvements prend de l'ampleur, il suscite la curiosité. En 1737, il se passe d'ailleurs un événement qui va propulser la francmasonnerie sous les feux de la rampe, un certain renait héros, lieutenant de police, parvient à infiltrer une loge et assiste à une cérémonie d'initiation. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il ne se contente pas d'observer. Il note tout. Le décorhomme, l'hérituel, l'évêtement, les formules prononcées. Et puis surtout, il raconte ce qu'il a vu. Son rapport est publié dans la gazette de Hollande, un journal très influent à l'époque. Et là, c'est les faits boule d'une age. Tout Paris brosse de rumeur. Et la francmasonnerie devient un véritable sujet de fascination. - Au lieu de discréditer la francmasonnerie, ce lieutenant de police, lui fait une incroyable publicité. Et ce n'est qu'un début dans les années 1740, plusieurs livres sont publiés. Ces ouvrages deuxième des baisse-cellères et la trée pour les France-Hasson ne fait coagmenter. Mais peu à peu, la fascination bascule en méfiance. Les cérémonies secrètes, les symboles mystérieux, les rythes initiatiques, l'idée qu'un groupe se réunise dans l'ombre pour discuter de grandes idées. Ça a de quoi faire tiquer les autorités. - Surtout qu'il faut savoir que les rassemblements sont interdit à cette époque. Sous l'ancien régime en France, il n'existe pas encore de liberté d'association. - Donc, si des hommes se réunissent en secret, c'est forcément qu'ils complotent quelque chose. - Complote, le mot est lâché. Et ça ne doit pas s'arrêter là, car un autre élément va jouer en défaveur des francs-massons, leur origine étrangère. Les Britanniques qui ont introduit la francmasonnerie en France, sont souvent protestants, ce qui suffit à alimenter la méfiance du clergé catholique mais aussi du pouvoir royal. - Et la sanction ne se fait pas attendre. On assiste à une première vague de répression. - Mais cette vague de répression reste timide. Les arrestations concernent surtout des massons de modeste extraction. Rien de très méchant. - Leur est à l'indulgence. De quoi permettre à la francmasonnerie française de prospérer. D'autant plus, quand en 1743, un personnage influent en prend la tête. Il s'agit de Louis de Bourbon-Condée, Prince! AB, Militaire, Libertin et surtout, grand ami de Madame de Pompadour, la maîtresse en titre du Roi Louis XV. -L'arrivée de Louis de Bourbon-Condée place les frères au cœur même du pouvoir. Grâce à ses connexions, la monarchie adopte une attitude particulièrement bienveillante envers eux. Con séquence, en l'espace de 30 ans, la France-Masson-Rifrançèse poursuisse à spectaculaires expansion passant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de membres. Vient ensuite le tour de Philippe Dorléan, qui prend le relais en 1771. Un personnage-là aussi majeur, premier prince de sang, c'est-à-dire, le plus haut dignitaire du Royaume après les fils du roi. Il est potentiellement l'un des hérités du Trône, et c'est lui qui va diriger les frères-Masson-Français. -Et en 1773, Philippe Dorléan va fonder le grand Torriand de France, qui devient rapidement l'obédiance, la plus influente de Europe continentale, à la veille de la Révolution française, la France-Masson-Rifrançèse est partout. Il y a plus de mille loge dans le pays, et le fait de nommer à nous, touche toutes les classes sociales. Dans les grandes villes, il est désormais impossible de ne pas croiser un France-Masson influent. (Musique) Le bureau n'est complain. (Musique) -Et la Belgique, bonjour, Jacques Ops. On a vu comment la France-Masson-Rif avait traversé la manche pour s'implanter en France, mais qu'en est-il par chez nous? -Bonne question. Pour y répondre, il nous faut d'abord nous replacer dans le contexte de l'époque. La Belgique, on pense que nation indépendante ne existe pas encore. On est au 18e siècle, sous domination au Trichén, donc officiellement dans le giron du très catholique et conservateur, scène tempi et romage harmonique. -Et donc, en théorie, la France-Masson-Rif aurait dû avoir plus de mal à s'implanter ici qu'en France? Oui, en théorie, mais dans la pratique, c'est une autre histoire. La première loge Masonique-Belge voit le jour en 1743 à Bruxelles, sous le nom de la Parfait-Union. 1743. C'est une implantation relativement précoce. C'est quasiment contemporain d'ailleurs de la Masson-Rifranseise. Et si les framas sont simples sites au Bruxelles, ce n'est pas un hasard. La ville est une cité cosmopolite avec une forte présence de fonctionnaires, de commerçants et d'officiers étrangers, notamment des Français. Et cette première loge, la Parfait-Union, a trié très vite du monde. Mais elle ne reste pas seule bien longtemps. En 1765, une autre loge importante voit le jour à monce, sous le nom de la Bod-Amitié. Ces premières loges BELGE fonctionnent alors sur le modèle des françaises, avec un mélange de philosophie des lumières, de rituales hothériques, et permettent à leur membre de cultiver un réseau d'entraides. Mais la France-Masson-Rif BELGE va connaître un coup d'arrêt. En 1778, l'imterratrice Maritérise d'Autriche, fervente catholique, va interdire purement et simplement la France-Masson-Rif dans tout son empire, l'éloge BELGE, entre alors dans une phase de clandestinité. Donc, au moment où, en France, la France-Masson-Rif explose et attire des figures influentes, chez nous, elle doit se cacher. Mais cette interdiction n'empêche pas la Masson-Rif sur vivre. Elle continue discrètement à mener ses activités, autant plus que, finalement, cette situation ne dure pas. Effectivement, un trois ans, ascaché seulement, car tout change en 1791, avec l'arrivée au pouvoir de Joseph de Fils de Maritérise, surnommée le Despote Écléré, s'est affairement partisan des lumières, et il ne voit pas la France-Masson-Rif comme une menace bien au contraire. Il considère même qu'elle peut être un outil de modernisation de l'empire. Sous son règne, les loges redeviennent légales, et une obedience masonique majeure et même créée en 1786, le grand orient des pays-baotrichiens. Ça y est, la France-Masson-Rif aétofficalement reconnue. C'est un événement marquant certes, mais il arrive alors à bouleversement autrement plus considérable la révolution française. Avec la révolution française, la perception des frams-massons va changer. Ils vont passer de cercles esoteriques à une société secrète, faumantant le chaos. Le grand artisan de cette thèse, s'élabait Augustin de Baruel, l'auteur d'un pavé en 5 volumes intitulé, mémoire pour servir à l'histoire du Jacobinisme, publié entre 1702 et 1702, un grand classique du conspirationnisme. Nous en avons déjà parlé dans ce bureau quand nous avions étudié le cas des éliminities. Pour Baruel, le complomasonique s'est articulé en plusieurs étapes. Tout a commencé avec le travail de sapes menées par les philosophes des lumières. Baruel écrit ainsi, bien des années avant cette révolution française, des hommes qui se firaient appelés philosophes, conspiraires contre du mes l'éventile, cette considération fut celle des sophistes de l'incréduité et de l'impiété. Pour lui, Voltaire, Rousseau et Concord ne sont donc pas de simples penseurs. Ce sont des agents d'un plan secret, visant à détruire l'ordre chrétien. On en vient ensuite à la deuxième phase, l'entrée en scène de la formation de l'hypso-nirie, et Baruel innove en développant deux idées majeures. D'abord, il fait de la formation de l'hypso-nirie une plateforme d'unification. Selon le Lilléloge, c'est un vrai léger léger, qui est très bien éloge, et c'est un vrai léger, et c'est ici que Baruel fait intervenir les illustres, il luminait de Bavière, il affirme que cette société secrète bien plus radicale, a infiltré la France-Massonnry pour accélérer la chute de la monarchie. Selon Baruel, les illuminatis ont pris le contrôle des haut-grades, ils ont enrolé les France-Massons les plus progressistes, montés des clubs politiques, comme ceux des Jacobins, et là. BOOM! La révolution éclate, et voilà comment on est, la première théorie du complot Masonique. Exact, en gros, la Bébaruela est laborée et rédigée le mode d'emploi du conspirationnisme moderne, et avec lui, la France-Massonnry est passée de cercle philosophique à une organisation soi-disant maléfique. Une histoire qui a traversé les siècles et nourrie bien des fantasmes. Et nous allons voir, tout ça va avoir des répercussions chez nous, embelligiques. Une question sur les conspiration? "Tu es au décontre de l'eau." Ah, la révolution française. On en parle souvent comme d'un grand élan de liberté, mais la vérité historique, qui est quand même bien plus complexe, mon cher Jacobins. Ah, ça c'est sûr. En Belgique, en tout cas, ça a été un sacré tremblement de terre pour les francs-massons. Et en même temps, ce n'est pas détonnant. Les loges belges sont à l'époque, surtout fréquentées par des aristocrates, des officiers autrichiens, quelques intellectuelles éclérés. On est loin de la radicalité des révolutionnaires trickolores. La formation de ribelle, j'ai très élitiste. On y trouve quelques réformateurs modérés, mais pas vraiment de républicains varouchent. Et quand la révolution éclate en France, les francs m'assont belges restent dans l'expectative. Ils suivent l'évolution des événements avec un quétude attaché à la monarchie autrichienne, à l'ordre établi. Ils ne sont pas prêts à tout jeter par la fenêtre. Et puis, le clergé est encore très influent, ce qui renforce leur prudence. Donc, en résumé, les francs m'assont ne se bousculent pas pour planter des guillotines sur la grand place de Bruxelles. Mais, en 1794, les événements prennent un tournant brutal. Les troues prévolutionnaires françaises avec leurs bonnes effrigiens, leur obsession pour la déchristianisation et la chasse aux élites envahissent la Belgique. Et pour la France m'assonnerie, c'est tout d'abord un cauchemar. L'occupation française entraîne la disparition de l'ordre ancien, la noblesse locale et des étapes. L'ocal était carter du pouvoir. Les institutions aux trichaines sont démontolées et les glises catholiques qui dominaient la vie sociale et politique et violamment attaquées. On le comprend les francs m'assombelles, qui étaient liés aux aristocrates et aux élites en place, se retrouvent orphelins. Les loges se vide, les membres séparpillent. Certains vont se rallier au français, mais d'autres disparaissent purement et simplement de la circulation. Mais la situation change avec l'arrivée à deux bonapartes, en 1709. Parce que Napoléon, lui, voile à franc m'assonnerie comme un outil politique, il veut en faire un instrument de contrôle pour soutenir son régime. Et donc sous son règne, les loges m'assonnent une belle, ne sont plus tracées. Elles sont embrigadées. Napoléon réorganise la franc m'assonnerie sous l'autorité du Grand Orient de France, les loges belles qui renèsent, doivent prêter à l'égence au régime, liberté et égalité fraternité, mais sous contrôle impériale. Voilà, mais indéniablement, les frambassons retrouvent de l'influence. Ils deviennent des relais du pouvoir bon appartiste. La masonry belge devient un acteur incontournable de la vie intellectuelle et politique, sans pour autant être vraiment libre. Mais après la chute de Napoléon en 1815, on assiste à une nouvelle secousse pour les loges. Les provinces belges passent sous domination nérale en déce, changement de décor total, avec le royaume des pays bas et son roi protestant guillom premier, on va alors changer de registre. À ça on peut le dire, un protestant qui gouverne la Belgique déjà ce n'est pas du goût de tout le monde, loin de là. Et ensuite guillom premier, il se méfie des loges belges comme de la peste. Il craint leur influence sur la population, sur les élites et surtout sur les catholiques, qu'il représente la grande majorité du pays. Et il ne tient pas ce que la Belgique se transforme en une poudrière comme la France de 1789. Et s'il ne fait pas interdire la frambassonnerie, il va strictement encadrer l'activité des loges en les poussant à se détacher du grand orient de France qu'il juge trop politisé et surtout trop lié aux idées républicaines et antiquelaricales. Mais les frambassants belges résistent, ils ne veulent pas être inféodés, au pouvoir n'air l'endée, ils refusent de se plier aux injocsions du roi. Guillaume premier ne peut accepter cette volonté d'autonomie sans réagir. Il va donc renforcer encore une fois la surveillance des loges, les tensions entre l'Etat et les frambassons deviennent plus en plus fortes et c'est là qu'on arrive à la fameuse à faire linguistique. Le bureau. En 1823, Guillaume premier tente d'imposer le nair londé comme unique langue administrative. Cette réforme visait évidemment les provinces méridionnelles du roi homme des Pays-Bas ou le français dominent par millés élites. Cette réforme suscite un rejémasif que cela soit en flandre ou le français est largement utilisé par l'administration ou les classes bourgeoises et plus encore en Wallonie, où elle est perçue comme une imposition totalement étrangère. Et puis pour court on est le tout, Guillaume premier s'en prend ensuite à l'école et là c'est la gote de trou. En 1828, pour réformer l'éducation, le roi veut centraliser l'enseignement et imposer un système laïque contrôlé par l'Etat. Évidemment les catholiques hurl-os-kandal, mais étonnamment du côté des loges cette idée n'est pas non plus très bien accueillie. Et non si certains frères pensent que cette réforme pourrait favoriser la diffusion des lumières et d'un enseignement disons plus progressiste, la plupart d'entre eux voient d'un mauvais œil le fait que l'Etat prenne un contrôle aussi direct sur l'éducation dans le but d'accentuer la domination des herlendaises. Et du coup va se créer une alliance inattendue contre Guillaume premier. Elle va unir catholique conservateur et franc-masson libéraux. C'est bien l'histoire belge comme on les aime. Des franc-massons qui finissent par s'allier avec leur pire et de micatholique pour mettre dehors à roi protestant. Mais l'histoire a parfois des ressorts insoupssonnés, car n'est-ce pas cette alliance presque contre nature qui nous aurait amené en 1830 à l'indépendance belge? Je vous laisse la responsabilité de cette pensée, mais une chose est certaine. Nous allons encore retrouver les franc-massons en première ligne. 25 août 1830, Bruxelles, opéra de la monnaie. On y joue la muette de Portici, une oeuvre française qui exalte la révolte populaire du peuple napolitin contre l'eau pressée espagnole au 17e siècle. Pendant le spectacle, l'émotion gagne la salle. D'abord ce sont des cris qui fous. Et puis, à la sortie du théâtre, c'est comme si la foule voulait reproduire le spectacle grand-deur nature, le quartier sans brase, de manière spontanée des émotéclats, des barricades célèves dans le centre de la ville. Tout va trop vite. Le pouvoir relandé et complètement dépassé, c'est alors que les franc-massons entrancènent. Dès le début de l'insurrection, les loges brussées loisent, jouent un rôle central en corde au nom de l'insurrection. Ce sont elles qui organisent les premières milices. C'est encore elle qui vont maintenir l'ordre au sein de la ville après le départ des troupes naires l'andaises. Les franc-massons ne constituent pas un bloc homogène. Certains sont réplubiquins d'autres vols une monarchie indépendante. Mais l'essentiel, c'est qu'ils s'accordent sur une chose. Il faut se débarrasser des hauslandais. Prenez-en un instant pour regarder quelques-unes des figures majeures de la révolution. Vous allez voir pétaires, c'est fascinant. Lui de potère, chef de fil des opposants au roi-guillum, Franç-masson, et Rasmus sur les de Chokier, premier régien de la Belgique indépendante. Franç-masson lui aussi, chère le rejet, meneur de la révolution et future premier ministre. Franç-masson aussi. Ah oui, ça n'a rien à dire. Mais attendez, il y a quelque chose qui m'intrigue. Si la révolution est clate en août, l'indépendance n'est proclamée qu'en octobre, qu'est-ce qui s'est passé entre temps? Je fallait trouver un compromis. Parce que, min de rien, il est resté un pays organisé. Et là encore, on retrouve les franc-massons qui ont joué un rôle déterminant de médiateur et qui ont la ronde faction pour éviter que la nargine s'installe. Et puis, lorsque le 23 septembre, les troupes au landaise reviennent pour reprendre Bruxelles, elles se hortent à une résistance féroce, organisées notamment par les franc-massons. Il n'y a pas que, bien sûr, mais c'est vrai qu'ils sont présents sur les barricades. Enfin, bon, quelques jours plus tard, on a storme gouvernement provisoire et l'indépendance de la Belgique est proclamée. Nous sommes le 4 octobre, mais lui s'en trente. Et maintenant, il faut trouver un roi. Tout pas venant des pays bas. La Belgique se met dans conquête, d'un souverain étranger et le choix se porte finalement sur les haupoles de Saxe-Cobour, un prince allemand, en Gloufile. Un protestant pour régner sur un pays catholique encore un, mais c'est un complot. Les franc-massons font partie, en tout cas, de ce qui pousse pour mettre les haupoles sur le trône. Il faut dire que celui-ci est considéré comme modéré. Et puis surtout, il est perçu comme un garant de l'indépendance belge face aux apétis de la France et de la Prusse. Et les haupoles de premier acceptent. Ils devient roi des belges, en 1831, posant ainsi la première pierre de la Belgique moderne. Les francs-massons ont donc été à la main-œuvre sur tous les francs, du soulèvement populaire à l'organisation de l'Etat, en passant par le choix du roi. Indénieablement, sans leur influence, la Belgique n'aurait peut-être jamais vu le jour sous la forme qu'on connaît aujourd'hui en tout cas. En même temps, pour un pays qui est affiche sur sa devise, l'Union fait la force, il fallait bien quelques architectes pour la bâtir. Un petit clandoise sûrement au nom de la première loge belge, la Parfait-Union, souvenez-vous. Donc en résumé, les francs-massons belges, d'abord sous influence aux trichiennes, sont passés sous tutelle française avec Napoléon. Puis, on subit la surveillance déolandée, avant de devenir des révolutionnaires libéraux pour créer un État indépendant. C'est exactement ça. Et après ça, ils encore dire qu'on ne complote pas. Disons qu'ils ont toujours su tirer le répagnement du jeu. Mon cher Jacob's, je crois que le temps qui nous est imparti pour ce bureau du jour touche à sa fin, alors que nous n'en sommes arrivés qu'à l'indépendance belge. Oui, il nous reste encore près de deux siècles à parcourir, mais c'est que les popés des francs-massons ériches. Et alors que dit-on à Sofiane, qui nous a appelé de Bruxelles pour nous demander si les francs-massons dirigent le monde. Et bien tout d'abord que dès que possible, nous reprendrons notre travail sans perdre de minute, mais déjà nous pouvons lui donner des éléments de réponse. On a vu d'abord comment un simple abe et a supplanté la graine du conspirationnisme. C'est vrai que dès qu'une société traverse une période de trouble comme la révolution française a pu l'être avec de grands bouleversements qui remettent en cause l'ordre établi, en l'occurrence, l'autorité de l'église et de la resto classie, les francs-massons identifiés comme libéraux ont été aussitôt accusés de tous les mots. Et chez nous également nous le verrons si les théories autour des francs-massons persiste à la côte en force, ce n'est pas sans raison, résoudis créer, influence passer, avirer, culte du secret. Autant d'éléments propices à nourrir l'imaginaire complotiste, mais de là, à l'écroir, mettre du monde. Il n'y a pas que nous ne pouvons franchir. Nous donons donc rendez-vous à s'enchaîner aux autres. Pour la suite, m'un entendant Peter s'horriez vous votre fameuse maximum du jour. Oui, au bureau des complots, c'est comme dans une loge moins on en dit et plus on donne l'impression de savoir quelque chose. Spirituel. Bon, eh bien, allons nous reposer avant de reprendre notre edifice et d'ici là, vous qui nous écoutez, ne croyez pas tout ce que vous entendez. Non, faites plutôt appel au bureau des complots. Peter s'il ya coups, votre service.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le podcast "Le Bureau des Complots" est une émission fictive mais sérieuse qui explore les théories du complot, en commençant par celle des francs-maçons.
  2. Les origines de la franc-maçonnerie remontent au Moyen Âge avec les bâtisseurs de cathédrales, organisés en loges pour structurer leur métier et transmettre un savoir-faire.
  3. Au 16e siècle, des membres non-maçons (aristocrates, intellectuels) rejoignent les loges, transformant la maçonnerie opérative en maçonnerie spéculative, axée sur la philosophie et les symboles.
  4. La fondation de la Grande Loge de Londres en 1717 marque un tournant
  5. En France, la franc-maçonnerie se développe dès 1725, suscitant fascination et méfiance, notamment après l'infiltration d'une loge par la police en 1737, ce qui alimente les soupçons de complot.

Summary:

Le podcast "Le Bureau des Complots" aborde la théorie du complot entourant la franc-maçonnerie, en démystifiant ses origines et son évolution. Les animateurs expliquent que la franc-maçonnerie moderne trouve ses racines dans les loges de bâtisseurs de cathédrales au Moyen Âge, où les maçons se regroupaient pour organiser leur travail et transmettre leurs secrets techniques. Ces loges, initialement des abris sur les chantiers, ont développé des rituels et des symboles, comme le "mot du maçon", pour protéger leur savoir-faire et se reconnaître entre eux.

Au 16e siècle, en Écosse, des personnalités extérieures au métier, comme John Boswell, ont intégré ces loges, attirées par le mystère et l'exclusivité. Ce phénomène s'est accentué en Angleterre, menant à la fondation de la Grande Loge de Londres en 1717, qui a codifié la franc-maçonnerie spéculative avec les Constitutions d'Anderson. Cette nouvelle version, centrée sur la philosophie et le secret, a attiré l'élite intellectuelle et aristocratique.

En France, la franc-maçonnerie s'est implantée dès 1725, mais a rapidement suscité la méfiance des autorités, notamment après qu'un lieutenant de police ait infiltré une loge en 1737, révélant ses rituels. Malgré une répression timide, la franc-maçonnerie française a prospéré grâce à des figures influentes comme Louis de Bourbon-Condé, renforçant l'idée qu'elle était une société secrète liée au pouvoir, alimentant ainsi les théories du complot.

FAQs

C'est un podcast fictif de la RTBF où les agents Pétards et Jacobs analysent et démystifient les théories du complot avec sérieux et précision.

L'épisode se concentre sur la franc-maçonnerie, souvent présentée comme une société secrète qui contrôlerait le monde, un classique des théories du complot.

La franc-maçonnerie moderne puise ses racines dans les loges de bâtisseurs de cathédrales au Moyen Âge, mais son histoire officielle débute en 1717 avec la fondation de la Grande Loge de Londres.

À partir du 17e siècle, des non-maçons, comme des aristocrates et des intellectuels, ont rejoint les loges, transformant progressivement la maçonnerie opérative en une organisation spéculative centrée sur la philosophie et le secret.

James Anderson a rédigé les Constitutions d'Anderson en 1723, un texte fondateur qui a codifié les règles et les symboles de la franc-maçonnerie, marquant sa rupture définitive avec les métiers de la construction.

Ses réunions secrètes et ses origines britanniques protestantes ont alimenté les soupçons de complot, menant à une première vague de répression, bien que timide, sous l'Ancien Régime.

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