Dans cet épisode, Mathie, psychologue et thérapeute de couple, aborde la question de la réparation après un conflit. Elle commence par rappeler que le conflit est un phénomène normal et universel, présent dans toutes les relations humaines, y compris en soi-même. Ce qui fait peur, ce n’est pas le conflit en soi, mais ses conséquences possibles : silence, distance, remise en question de la sécurité du lien. Elle insiste sur le fait que chacun vit le conflit différemment, selon son histoire personnelle et son style d’attachement, et qu’il est essentiel de ne pas interpréter les réactions de l’autre comme un rejet. Elle explique aussi que les disputes récurrentes cachent souvent des besoins plus profonds non exprimés, et que comprendre ces enjeux est la première étape pour sortir du cycle répétitif. Ensuite, elle identifie deux erreurs courantes après une dispute : faire comme si rien ne s’était passé, ce qui laisse des blessures non soignées, et vouloir résoudre le problème trop vite, avant d’avoir rétabli la connexion émotionnelle. Elle s’appuie sur les travaux de John Gottman pour souligner l’importance des « tentatives de réparation » : de petits gestes, mots ou contacts qui permettent de recréer le lien, avant de pouvoir discuter sereinement. Enfin, elle précise que se reconnecter ne signifie pas cautionner le conflit, mais ouvrir la voie à une vraie réparation, à condition de remettre ensuite le sujet sur la table pour éviter les fissures durables.
Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Couple en Tère à Pies. Le podcast qui met votre couple au travail. Je suis Mathie, psychologue clunicienne et terraspeux de couple, et ma mission est de vous aider à mieux comprendre les coulisses de votre vie à deux pour que vous puissiez enfin créer une relation épanoïcente. Aujourd'hui on se lance aux uns épisodes qu'on m'a demandé à plusieurs reprises. On a déjà parlé du conflit, mais aujourd'hui je fais un épisode spécifique sur comment réparer après un conflit. Je sais pas combien de fois j'ai entendu au cours de ma vie, je déteste le conflit, j'évite le conflit à tout prix. La vérité, c'est que on n'aime pas le conflit, c'est-à-dire qu'il y a peut-être très peu de personnes qui adorent le conflit. Moi, perso, j'ai jamais entendu, mais il y a des personnes de quelque part dérangement, on va dire "mais personne n'aime le conflit". Après, dans l'histoire du conflit, ce n'est pas forcément le conflit qui fait peur, mais ce qui fait peur, c'est ce qui vient après, c'est le silence, c'est la distance, c'est où est-ce qu'on regarde, c'est le doute de comment ça va se passer ensuite, c'est l'impact que ça va avoir sur notre relation, est-ce qu'on va réussir à retrouver quelque chose d'un état normal ou un état de connexion en tout cas? Et parfois, on a une vision un peu éronnée aussi des conflits, et on imagine parfois que les couples heureux ne se disputent pas ou très peu. La réalité, c'est que le conflit fait partie de la relation qu'elle-quelle soit, alors c'est sûr que notre partenaire, c'est la personne qui partage la plupart du temps notre quotidien. On a beaucoup, beaucoup d'attentes vis-à-vis de cette personne. C'est une personne que à la base, on connaît ni d'aise, ni d'Adam. Du coup, ce n'est pas forcément simple de vivre de quoi habiter avec cette personne différente de nous, et donc le conflit est tout à fait normal, comme on se dispute avec ses frères et soeurs aussi, parce que ce n'est pas des personnes qu'on a choisi, et qu'on nous impose dans la vie, des fois on arrive quand même à créer des relations hyper importantes et profondes avec ses frères et soeurs, mais quoi qu'il en soit, c'est quand même des personnes qu'on avait choisi. Voilà notre partenaire en choisi, mais le problème, c'est que quand on le choisi, on choisit entièrement avec ses qualités, avec ses défauts, avec ses besoins différentes et d'autres, avec ses limites, avec ses capacités, et donc ça crée du conflit. Et même j'ai envie de vous dire, parfois je me fais presque d'allantage des couples qui ne se disparaient jamais, parce que ça me paraît un petit peu fou, qui n'y est pas de désaccord, je pense simplement que ce sont des couples où on ne les explique pas, où on les révale, où on ne se rend pas forcément compte d'ailleurs qu'on peut le faire, où on évite, où finalement on ne posse pas de limites, on dit pas ce dont on a besoin, parce que on ne sait pas être en conflit, on a peur du conflit, on a peur d'être blessé, on a peur d'être rejeté, et puis un jour on se retrouve avec un problème énorme, et on ne sait plus du tout comment l'aborder. Et à l'inverse de ça, il y a des couples qui se disputent absolument tout le temps, comme si le conflit était devenu un mécanisme systématique, qui s'est plus parlé autrement, et il s'agresse parfois dans une banalité des concertantes, ce qui n'est pas plus souhaitable qu'un couple qui ne se disputent pas. Ce quand même, le conflit s'est passé en sètre notre mode de communication principale, mais la réalité, c'est que le conflit, c'est pas du tout pathologique, c'est normal. Il existe dans toutes les relations humaines, la vérité c'est qu'il existe même à l'intérieur de nous-mêmes. Est-ce que je transforme la vie, où est-ce que je reste dans mon travail, est-ce que je me fais plaisir en manger en ce gâteau, où est-ce que je tient en mon régime, est-ce que je dis que je ressens parce que c'est important, où c'est bon, je laisse tomber, je garde ça au fond de moi, le conflit, c'est simplement la rencontre de deux besoins, de limites, de visions du monde qui sont pas totalement compatibles, et ça, ça existe à l'intérieur de nous. Et ça n'a absolument rien de pathologique, c'est plus la manière de le gérer qui peut le devenir. Donc aujourd'hui, dans cet épisode, on a bord de l'oconflé, ce que c'est vraiment, et comment on répart, en conflit une fois que c'est arrivé. Peut-être que ça permettra aussi à certains d'en avoir moins peur, parce qu'on encore une fois, c'est pas le conflit qui est dangereux, à moins que, en use de moyens violents dans les conflits, et là, dans ce cas-là, en effet, on n'est plus dans du conflit normal, mais c'est pas le sujet du jour. Aujourd'hui, on se pose la question de « C'est quoi un conflit? » et comment on répart après un conflit? Et en psychologie, on considère, généralement, qu'un conflit, c'est une situation dans laquelle deux personnes poursuivent des objectifs, des besoins, des enterres, ou des valeurs qui semblent incompatibles à un moment donné, c'est-à-dire au moment du conflit. Donc, à la base, un conflit, c'est pas forcément un truc qui prend la forme d'une dysputée, surtout une divergence, une tension, et une incompatibilité, momentanée, ou en tout cas, parce qu'elle a exprimé, elle se ressort à ce moment-là. Et ce qui est intéressant, c'est que, ou pourrais-ce un doute, poser la question à votre partenaire, c'est qu'on ne définit pas tous la situation de conflit de la même manière. Ça, je le vois beaucoup dans les couples. Pour certaines personnes, parfois un simple désaccord, une simple divergence, c'est déjà vécu comme un conflit important. Et donc, du coup, ce sont des personnes qui vont avoir l'impression d'être très souvent en conflit. Pour d'autres, un conflit, ça commence au moment où on commence à se crier dessus, où il y a des pleurs, où on se parle pas pendant plusieurs jours. Et là, qu'elle vont se sentir en situation de conflit, qu'elle vont pouvoir dire, là, je me suis disputée, je suis en conflit avec mon partenaire. Certaines personnes supportent très bien, comprennent de la distance à prendre 18, parce que c'est nécessaire et parce qu'elles ont l'empeuze. Pour d'autres, c'est totalement insupportable. Et c'est ça le sujet, et c'est ça que je voulais dire, c'est que c'est très important de comprendre, avant même d'apprendre à réparer, que chacun ne vit pas le conflit de la même façon. Et qu'on ne peut pas imposer notre façon de vivre le conflit, à l'autre. Par contre, on peut essayer de comprendre, ok, pourquoi toi, la distance, c'est ok pour toi, pourquoi moi, je n'y arrive pas. Je vais t'expliquer pourquoi aussi. Mais par contre, je ne peux pas demander à l'autre de ressentir ce que moi, je ressens. Mais je peux me décentrer de moi-même pour essayer de comprendre que mon partenaire, ou ma partenaire ne vit pas le conflit de la même manière, ça va dépendre de son histoire, de son style d'attachement, de sa sécurité intérieure. Et d'ailleurs, ça n'est pas parce que notre partenaire prend de la distance au moment du conflit, que ça veut dire qu'il n'est pas touché parce qu'il se passe. Parfois, même, c'est tout l'inverse. C'est juste une manière de se protéger, parce que c'est trop dur émotionnellement par l'an, parce qu'on est dépassé émotionnellement par l'an. Donc, c'est très important de pouvoir prendre de la distance, ne pas interpréter ou malinterpréter le comportement de l'autre, on vit tous le conflit de manière différente. Et d'ailleurs, ça peut être intéressant de demander notre partenaire comment tu te sens quand on se dispute. Après, ça nécessite aussi d'avoir accès à ça. Certaines personnes vous direont "moi, j'attends que ça passe" et puis voilà, bon, je ne crois pas beaucoup, mais enfin, admettons. Mais en tout cas, c'est important de savoir dans quel est ta d'esprit et l'autre quand on se dispute ou quand on est en situation de conflit. Maintenant, qu'est-ce que ça engendre un conflit? En réalité, pendant un conflit, qui prend la forme d'une dispute, c'est pas seulement un problème qu'on essaie de réseau, c'est-à-dire que ça part parfois de rien du tout. D'ailleurs, je l'entends très souvent. En fait, c'est tellement débile la raison pour laquelle on s'est disputé. C'est tellement une broutille, les couples ont honte de me dire qu'elle est l'origine de leur conflit parce que ça peut être un truc comme on faut découper une carotte ou le film qu'on regarde à la télé. Donc, ça peut nous paraître complètement idiomale, gréto, aussi, ça arrive. C'est bien qu'il y a un enjeu bien plus profond que le découpage de la carotte ou le programme télévision du soir. Donc, c'est pas seulement ça qu'on essaie de réseau, il y a des enjeux, il y a surtout un lien qui peut se rompre pendant quelques minutes, pendant quelques heures, parfois, pour certains couples pendant plusieurs jours. Le risque du conflit, c'est qu'on se sent plus ensemble. On se sent pas compris, on se sent plus protégé. On se sent parfois plus en sécurité. Et c'est ça qui fait vraiment mal. Parce qu'au fond, peut-être, il y a une question silencieuse qu'on se pose quand on est en conflit avec l'autre, c'est, est-ce que on est toujours en sécurité ensemble? Est-ce qu'on est toujours bien ensemble? Malgré ce qu'on vient de se dire, malgré ce qui vient de se passer, malgré nos divergences? Est-ce qu'il y a moyen qu'on arrive quand même à être bien ensemble? Ce qui est très important, on tourne à un conflit avec son partenaire et parfois, quand on a un conflit qui est réécurant, d'ailleurs, j'avais fait un épisode à ce sujet pour qu'on a toujours les mêmes disputants couples. C'est de comprendre ce que l'on va chercher auprès de l'autre. Qu'est-ce qui fait que je ne lâche pas, qu'est-ce qui fait que ça, à chaque fois, ça m'active de la même manière, et je réponds de la même manière, qu'est-ce que je vais revendiquer, qu'est-ce que j'essaye de faire comprendre à l'autre? Qu'est-ce que je n'entends pas, qu'est-ce que je n'obtiens pas, qu'il fait que je vais toujours, toujours, toujours à l'attaque, et que je vais toujours au conflit dans cette situation. Parce que si on comprend pas, on ne peut pas l'exprimer du coup correctement à l'autre, ce que j'attends à ce moment-là, ce qui fait que je reviens vers toi, c'est ça. Et puis surtout, c'est la première étape pour se dire, est-ce que véritablement mon partenaire est capable de me donner ça? Est-ce qu'il le veut, première chose? Enfin non, première chose, est-ce qu'il le comprend? Deuxième chose, est-ce qu'il veut me le donner? Ou pas? Et troisième chose, est-ce qu'il peut? Parce que. Il y a aussi cette question, la étile en capacité, ou étale en capacité, d'accéder à mon besoin, à malimite, parce que tant que je n'ai pas regardé avec beaucoup de conscience, donnettez et parfois c'est très dur. Ce qui se joue derrière mon conflit, alors je ne peux pas véritablement bouger de place. C'est à dire que si je comprends qu'on partenaire ne peut pas me donner ça. Peut-être que je peux décider si ça me va ou si ça me va pas. Et peut-être que aussi mon partenaire peut me dire je peux répondre à ton besoin, mais pas de cette manière-là. Je peux respecter cette limite, mais pas de cette manière-là aussi. Donc si je ne comprends pas, si je n'exprime pas, si je ne dis pas très clairement ce que je cherche, quand je veux regarder telle émission à la télé et pas son émission à lui, qu'elle est l'enjeu, qu'elle est le besoin, qu'est-ce qui se joue derrière tout ça, et que je vais juste exprimer en partenaire en fait, je veux que ce soit moi qui gagne et je veux regarder ce que j'ai envie de regarder à la télé, bah on avance pas en fait. On avance pas parce qu'on reste au premier niveau de la communication, c'est-à-dire le continu. Et le continu de la communication en couple, c'est pas vraiment intéressant. D'ailleurs, beaucoup de personnes s'attachent beaucoup à ça. Alors qu'en fait, il faut essayer de passer à des niveaux supérieurs, de en fait qu'est-ce qui se passe vraiment quand je veux regarder ce truc-là à la télé et que toi tu m'empêches de le faire. Qu'est-ce que je vis, qu'elle est mon besoin, qu'est-ce qui se joue entre nous? Donc ça, c'est une première chose aussi pour bien comprendre ce qui se passe et on nous conflit en couple. Et c'est pareil de l'autre côté. C'est-à-dire que chacun vient jouer quelque chose pour lui, toujours, toujours, même si c'est une carotte qui est mal coupée. Ça, c'était pour rentrer un petit peu et pour rappeler, parce que c'est des choses que j'ai déjà dit dans cet épisode sur les disputes, mais il me semble quand même que c'est assez essentiel et que ça fait jamais de mal une petite piqueur de rappel sur le conflit. Et l'importance de comprendre l'intérêt de ce conflit, la fonction de ce conflit, c'est à quelque chose. Il faut comprendre à quoi il nous sert, parce que si on comprend pas, il va continuer de se répéter encore et encore. Maintenant, au centre, on nous assure la réparation. La première erreur qu'on fait après une dispute, c'est souvent de faire comme si rien ne s'était passé. Ces uns-n' personne sont très mal à l'aise avec le conflit. Et donc forcément, un moment donné après le conflit, il y a les émotions qui retomben. Même si parfois ça prend plus de temps pour certaines personnes que pour d'autres, parce que certaines personnes reminent beaucoup et se charge encore plus de colère, etc. Mais quoi qui n'en soit très souvent quand même, il y a ce besoin de retrouver le lien et la connexion, parce que les émotions retomben et parce que tout simplement, on aime notre partenaire et qu'on aime être en lien avec les personnes qu'on aime quand même. Donc dès que les émotions retomben un petit peu, dès qu'on a pris du recueux sur la situation, et bien on va se dire peut-être, bon allez, c'est bon, c'est pas grave, on passe à autre chose, et puis on croise les doigts pour que ce soit pas pareil la prochaine fois. Vous on se dit, on verra bien, quand la prochaine fois se produit. Le problème, c'est que parfois notre corps lui n'est pas vraiment passé à autre chose. Il y a une blessure relationnelle qui ne disparaît pas simplement parce qu'on décide de passer à autre chose. Alors il y a certains conflits, effectivement, où c'est possible. Mais notamment pour les conflits récurrents, souvent il faut imaginer que si on ne répart pas, c'est-à-dire ça fait une fissure, puis il le conflit d'après, ça fait grandir à la fissure, et il le conflit d'après la fissure a grandi encore plus, etc, etc, jusqu'à un moment donné où la blessure elle est tellement grande qu'en fait on peut plus réparer le vase. Parfois il y a certains conflits, ils me disent, ben en fait, quelqu'un m'a marché sur le pied. Bon, c'est pas ravie, c'est pas excusé, j'ai un bleu maintenant sur le pied, mais bon, voilà, on oublie. Donc cette technique-là de l'autre chose, globalement, ça ne fonctionne pas, c'est acheter de la paix à court terme, c'est-à-dire, je sais bon, ça me soulage parce que je suis en lien avec l'autre, etc. Mais mon besoin n'a pas été exprimé. Je ne suis pas allé au bout de mon besoin de réparation, et donc quelque part il y a toujours quelque chose en moi qui est cassé. Et peut-être que je ne l'ai pas dit à l'autre, peut-être que je vais dire qu'on a du mal à être dans la réparation et donc on va voir dans cet épisode comment on fait. Mais en tout cas, la technique de l'autre rouge en tout cas pour certains conflits, parce que encore une faille, il y en a certains, qui peut-être ne mérite pas parce que c'est pas des enjeux très profonds, c'est peut-être simplement de la fatigue, etc. Quoi qu'il en soit si on parle mal à l'autre, si on le sent sert de punching ball, c'est quand même chouette de pouvoir s'excuser et réparer au moins ça. La deuxième erreur en parallèle de tout ça, c'est aussi parfois de vouloir résoudre le problème trop vite, donc immédiatement. Immédiatement, il va falloir qu'on cherche une solution qui avait raison, qui a commencé, qui doit faire des efforts. Et juste après une dispute, c'est pas d'abord le problème qu'il faut résoudre, c'est d'abord comment je me reconnecte avec l'autre pour pouvoir résoudre le problème. Parce que tant qu'on se sent pas reconnecté avec l'autre, on risque de répéter le conflit. Parce que justement, on est encore sur sa position de défensive, on va encore ressortir les mêmes arguments, on va encore se balancer, se rebalancer la balle à chaque fois. Parce qu'on se sent encore menacé, on n'est toujours pas dans cette optique de comprendre et donc on va se battre, on va revendiquer, etc. Donc, il y a d'abord une étape que souvent on râte si celle de la reconnection avant de pouvoir résoudre le problème et réparer ce qu'il s'est passé. Donc, on n'est pas reconnecté véritablement, c'est difficile d'accéder justement au niveau supérieur de la communication, qui est, je t'écoute, je t'entends, je m'ouvre sans avoir besoin de me défendre par rapport à tout ça. Parce que ton émotion, ton ressentine n'est pas dangereuse et surtout ton émotion, ton ressentine ne dit pas que je suis une personne horrible que ceci que cela. Donc, parfois, vous l'avez résoudré. Imédiatement, la situation n'est pas forcément la solution. Alors, qu'est-ce qui répart vraiment? Et comment on fait pour recréer cette connexion? C'est John Gotman qui parle de ce qu'il appelle des tentatives de réparation. Donc, pour rappel, John Gotman, c'est un psychologue américain qui a étudié toute sa carrière les couples. C'est lui qui a théorisé les cavallées de l'apocalypse, etc. Pour ceux qui ont écouté les précédents épisodes. Et donc qui dit que finalement, c'est pas le conflit qui est dangereux dans les couples. C'est pas ça qui est prédicteur véritablement de des couples qui se séparent, mais par contre ce qui est prédicteur des couples qui se séparent sont des couples qui ne réparent pas. Et donc, il a regardé comment les couples qui fonctionnent répart et il existe ce qu'on appelle des tentatives de réparation. Et ce n'est pas forcément des longues excuses ou des tirades. C'est souvent très minuscule, ce n'est pas un immense discours. Ça peut être, est-ce que ça te dit de recommencer? Ça peut être quelqu'un qui vous prend en l'hébra, un sourire, une main tendue, un contact physique, une touche, un petit peu d'humour pour reconnaître une petite partie de sa responsabilité. C'était pas où ce qui s'est passé quand même. J'ai un peu honte de la manière dont on s'est comporté. Et c'est vrai que certains personnes refusent catégoriquement de recréer ce lien parce que justement, elles ont l'impression que si on se reconnectent ensemble, ça veut dire que je cautionne ceux qui s'est passé. Ça veut dire que je accepte ce conflit et que je accepte de passer à autre chose et que justement, je accepte de faire l'autre ruche. Surtout dans des couples où on a été blessé à main trop prise, ça devient encore plus dur. Alors que c'est tentative de reconnection, de réparation, elles vont permettre de recréer ce lien qui vont nous permettre d'accéder. A la communication, à se sentir à nouveau connecté, à pouvoir s'entendre et justement à pouvoir réparer. Si je suis dans la distance totale, si je suis dans la colère profonde, si on refuse tout tentative de l'autre de rentrer en connexion avec moi, il y a peu de chance que j'arrive à réparer quoi que ce soit. Et donc, c'est sûr que si je me dis, en fait, ça se passe toujours comme ça. Bon, on se disput. Après, bon, bon, bon, bon, on a besoin de rentrer en connexion, se faire un câlin, puis on reprend notre vie normal et puis on en repart le jamais. Oui, de coup, là, c'est problématique. Mais du coup, ça nous pousse nous à se dire, ok, j'accepte de me reconnecter avec l'autre. Mais par contre, je m'engage à remettre le sujet sur le tapis, parce que c'est trop important parce que j'ai compris ce qui se cache d'un reçu conflit et que absolument j'ai besoin qu'on répart, parce que sinon la relation est fissurée. Donc, c'est tentative de reconnection à elles ont du sens. Si on en fait quelque chose, ensuite, si la reconnection sert, justement à créer le terrain propice pour pouvoir réparer le conflit. Donc, les couples solides ne sont pas ceux qui ne se blessent jamais. C'est impossible. Ce sont ceux qui répondent positivement à ces tentatives de réparation, parce qu'ils comprennent qu'à cet instant, l'autre est en train de dire, je veux revenir vers toi. Je veux créer du lien avec toi, même si c'est mal à droit, même si je ne sais pas trop comment faire. Et c'est vrai que parfois certaines personnes en couple ont vraiment ce rôle-là de recrer la connexion après la dispute. Ça peut être difficile. On peut dire, mais pourquoi c'est toujours un mois de faire ça? Mais les personnes qui ne reviennent jamais, mais les personnes qui ne reviennent jamais après le conflit, mon soit parce qu'on n'est pas suffisamment patient, on n'arrive pas à attendre qu'il le fasse, parce qu'on n'a peut-être pas envie d'être en trois semaines.
Mais la plupart des temps, la plupart du temps les personnes qui ne reviennent pas ne sont pas dans le refus du lien, mais plutôt dans la peur d'être reucheté, c'est-à-dire que si moi je fais une tentative de reconnection et qu'elle n'est pas bien reçue et que finalement je me fais reucheter, ça va être trop dur pour moi en fait, je ne m'en sens pas capable. Donc j'attends que l'autre soit prêt à se reconnecter, puisque moi tu as son chou prêt. Et je ne prends pas ce risque là, ce qui est bien dommage, parce qu'on se prive de quelque chose de très fort quand on est dans cette position attentiste. On se prive d'envoyer le message très fort à l'autre de "on s'est disputé", mais je t'aime quand même. Et je veux quand même être en lien avec toi. Voilà, les tentatives de réparation pour vous créer du lien, c'est ça qui va nous permettre de reçoire reconnité après un conflit, un mot, un geste, un. Oui, un mot effectueux, on s'ouvrir une caresse, quelque chose qui vient dire à l'autre, vient on se reconnecte. Mais attention à ce qu'il n'y est pas derrière, vient on se reconnecte et on ne parle plus jamais du problème. Parce qu'après une réparation, elle comporte plusieurs niveaux. Une fois qu'on s'est reconnecté ensemble, à travers ces tentatives de reconnection plus ou moins habillées, mal à droite, plus ou moins à sens unique ou pas, on répart et on répart à plusieurs niveaux. Première chose, être à l'écoute de l'émotion et du ressenti de l'autre. Et ça, en effet, ça ne peut se faire que quand je me sens connecté avec l'autre. Donc avant tout, j'essaie de comprendre ce que tu as vécu. Pourquoi tu t'es senti rejetée, pourquoi tu as épaire, pourquoi tu t'es mis en colère? Après un conflit, cette question-là de qui a commencé, qui avait raison, qui a tort, inutile. La question, c'est plutôt qu'est-ce qui t'a fait du mal? Explicement, pour quitter le terrain du débat et de l'argumentation, pour entrer dans celui de la compréhension, et comprendre ne veut pas dire être d'accord. Ça veut dire reconnaître la réalité émotionnelle de l'autre. C'est primordial de faire la différence entre je valide ton ressenti, ok, tu t'es senti comme ça. Et c'est pour ça que t'as réagi comme ça. Donc faire la différence entre valider ce ressenti et valider une vérité. Si je comprends que tu as hyper, ça ne veut pas dire que je suis un monstre terrifiant qui cherche à te faire peur. Non, mais par contre, ce que j'ai fait, ce que j'ai dit, est venu provoquer de la peur chez toi. Je le comprends, je le valide. Et je n'ai pas du tout à discuter de ça. Je ne discute pas, on ne peut pas discuter le ressenti de l'autre, c'est ce qu'il a vécu. Et ça ne veut pas dire que mon intention était de lui faire peur. Mais parfois si, donc, il y a aussi beaucoup d'honnêtés à voir où est-ce qu'on prend que t'es eu peur parce que quelque part, ce truc là, je l'ai dit porte-faire peur. Ou je l'ai dit parce que j'avais que ça allait te blesser. Ce n'est pas fou, comme chose à admettre, mais la vérité, c'est que c'était peut-être ça la vérité aussi. Voici l'ensoir primordial de faire la différence entre le ressenti et la vérité, parce que sinon, on est en capacité de valider le ressenti de l'autre, parce que si on valide le ressenti de l'autre, et que ça veut dire que c'est nous fautif, alors on ne va pas pouvoir y accéder. Un man qu'on soit dans une personne qui aime bien se taper dessus, ou qui sacable beaucoup, ce qui n'est pas du nom plus, du tout, quelque chose qui permet véritablement de réparer quoi que ce soit. Donc, étape essentielle, être à l'écoute de l'émotion et du ressenti de l'autre, c'est ça. C'est cette étape de validation, je vous assure que presque ça, ça peut suffire tellement, c'est un soulagement d'entendre que notre réalité émotionnelle est comprise et validée de l'autre. Notre chose très importante, après un conflit, c'est justement, c'est ce qu'on disait, rassurer le lien, rester en lien malgré les divergences, de rassurer le lien relationnel. Malgré ça, disput, je thème, tu comptes toujours pour moi, je suis là, je ne veux pas qu'on devienne des ennemis. On est quand même une équipe, même si là, on sait un petit ré dans les pattes. Parce qu'au fond, c'est toujours ça qu'on a besoin de savoir. Est-ce qu'on est toujours une équipe? Est-ce qu'on s'aime toujours? Est-ce que ce lien est toujours fort? Est-ce que on n'est pas venu trop l'abîner? Oui, je suis en colère contre toi, mais oui, je thème aussi, ça c'est deux réalités qui cohabitent. C'est important de se le rappeler quand on est en colère contre son partenaire. Et ça aussi, ça peut vraiment calmer beaucoup de personnes quand on leur dit, là, c'est trop dur pour moi, je dois m'extraire de cette situation, mais je reviens, mais je thème, mais là, je suis trop en colère contre toi. C'est pas incompatible et souvent, on est très en colère contre les personnes qui se sont celles qui y ont le plus la possibilité de nous mettre en colère. On s'appelle vraiment aider parfois de pouvoir rassurer le lien, pour pouvoir justement supporter ces émotions-là désagréables vis-à-vis de l'autre et ne pas le considérer comme notre édemy. Donc assurer que on est toujours présent malgré le conflit ou malgré cette situation. Une autre chose essentielle, que on avait certainement entendu dire plein de fois, mais une fois de plus, c'est jamais de trop, c'est prendre ces responsabilités. Si il a eu un conflit, il a eu une danse dans laquelle je suis rentré, dans lequel j'ai joué un rôle. Etap super importante, je prends ma part et j'attend pas forcément que l'autre le fasse pour le faire. C'est ça aussi, ça pose problème, tant que tu ne prends pas ta part, je ne prends pas la même. Et du coup, tout le monde est concé, en fait, si tout le monde réfléchit comme ça. Et là, on ne réfléchit pas en équipe, on réfléchit en, c'est l'équipe adverse et donc je dois gagner et donc pour gagner, il faut que l'autre connaisse et après, éventuellement, moi, je reconnairais que c'était pas fou fou ce que j'ai fait. Et donc, je prends mes responsabilités, souvent, c'est pas mes. enfin, on fait ces mêmes pas, souvent, c'est jamais mes émotions de son le problème. Ça, je ne contrôle pas ce que je ressens, en revanche, je contrôle mon comportement et c'est souvent ça qui pose problème. Oui, c'est vrai, je comprends que tu te sens t'y comme ça quand j'ai fait ça. J'ai été négligant, j'ai pas pensé à toi, j'ai pas pensé à l'impat que ça aurait pu avoir sur toi, je me suis emporté, je me suis mal exprimé. Excuse-moi pour ça, mes mots étaient vraiment difficiles. Je regrette de les avoir utilisé, etc. Attention au "wee mai", hein, parce que ça, on les connaît aussi, le problème du "wee mai" c'est que ça n'a nul tout ce qui avait avant. Oui, c'est vrai, j'ai mal à gimmer, mais c'est parce que toi, mais ceci, mais cela, attention à ce "wee mai" qui gâche tout. Vous n'avez pas besoin de ce "wee mai", si la partie émotionnelle ressentie, vous avez pu l'exprimer parce que votre partenaire comprend pourquoi vous avez agit comme ça. Il comprend pourquoi vous êtes mis en colère. Donc vous n'avez plus besoin de dire ce "wee mai", il le sait normalement. Si ça détape de "j'ai expliqué mon émotion", "j'ai expliqué ce que j'ai vécu", "j'ai expliqué ce que j'ai ressentie", "s'qui explique pourquoi j'ai agressé l'autre, pourquoi je vais y amal parler", etc. Ce qui ne justifie pas en revanche et comme ça ne justifie pas, alors ça nécessite que je prenne mes responsabilités et que je dis "c'est vrai, je t'ai mal parlé", et je n'aurais pas dû. Une fois que tout ça s'est fait, on peut revenir sur les comportements qui ont posé problème. Qu'est-ce qu'on fait différemment la prochaine fois? Voilà ce qui s'est passé, voilà mon besoin, voilà ce qui n'est plus acceptable pour moi. Par exemple, qu'on se parle mal, c'est plus acceptable. On fait comment la prochaine fois? Comment on fait concrètement pour que ça ne se reproduise pas de cette manière-là? Peut-être qu'il faut s'arrêter avant, peut-être qu'on peut décider d'un mot, qui est fait qu'on voit qu'on est dans l'escalade. Est-ce que c'est vrai que parfois c'est aussi intéressant de sortir de ce discours émotionnel et de pouvoir dire "ok elle est fait, c'est ça". L'effet c'est que tu as fait "si", c'est que tu as fait "ça", et donc pour moi c'est pas acceptable où mon besoin il est là. Qu'est-ce que t'en pense? Comment on pourrait faire? C'est aussi pour ça que c'est important de considérer que notre partenaire n'est pas quelqu'un qui nous a voulu du mal heureusement. Mais qu'il a certainement eu, peut-être, il n'a pas pensé à nous, voilà il a été mal à droit. Et donc c'est important de donner ce bénéfice du doute et de lui dire "écoute moi ça c'est plus possible pour moi". J'ai besoin que tu t'exprimes autrementement, j'ai besoin de pouvoir te dire quand je trouve que tu t'adresse mal à moi. Est-ce que tu crois que c'est possible? Comment je pourrais te le dire? Comment je pourrais te le signifier pour que ça ne te heurte pas? Donc là on s'emble, on cherche des solutions parce que cette relation elle est importante et parce que cette relation elle est importante et bien, c'est important de se mettre d'accord pour que les choses soient différentes. Une chose importante aussi que la réparation, c'est que ça ne se fait pas toujours le jour même et ça ne se fait pas toujours d'un coup aussi. Comme j'ai dit on imagine souvent qu'après un conflit, tout doit être réparé immédiatement. Comme si on devait absolument tout abaiser, tout à planir pour pouvoir reprendre sa vie normale. Parfois ça marche et parfois c'est pas possible. Parfois on a juste besoin de plus de temps, le temps que nos émotions redescendent, le temps que notre cerveau retrouve un peu de rationalité de sécurité, le temps de réfléchir aussi à ce qui s'est vraiment passé quand c'est des conflits qui impliquent des choses très importantes. Et encore une fois c'est important de ne pas confondre prendre du temps et éviter le sujet. Parce que ça arrive souvent, se dis but, ça redescend, la vie reprend son cours, on n'en repart jamais. Et comme on est pris dans cette temps,
bien super positif, agréable, du coup n'a pas envie de remettre une pièce dans la machine. Donc on ne parle pas, on évite au détriment de notre évolution à long terme. Je prévive de léger ce moment super qu'on en train de passer, mais d'une certaine manière, je condamne un petit peu mon couple si c'est à ce moment-là parce que justement je fais l'autre chose. Et ça, c'est difficile à comprendre et le meilleur moment pour parler d'un conflit, ce n'est pas pendant le conflit, c'est souvent pas juste après, mais c'est plus tard quand on se sent à nouveau très proche, à nouveau très connecté, quand peut-être après le conflit on n'a pas pu tout exprimer. Mais quand on est à nouveau dans cette sécurité relationnelle, dans cette ambiance, c'est là que notre cerveau est pour de vrai vraiment vraiment vraiment capable d'écouter. Si on est connecté avec l'autre et qu'on lui dit, là je me sens vraiment bien avec toi et justement parce que cette relation-là elle compte énormément, énormément pour moi. J'aimerais revenir sur quelque chose qui me pèse toujours sur le cœur. Pas pour créer une dispute vraiment, c'est pas mon objectif parce que vraiment j'ai besoin qu'on comprenne ensemble ce qui s'est passé parce que j'ai du mal à passer à autre chose finalement. Cette manière d'aborder les choses, elle change complètement l'intention. On parle plus du conflit pour avoir raison. On parle du conflit parce qu'on veut prendre soin de notre relation. On ne vient pas revendiquer quelque chose, on vient prendre soin de notre relation. Et c'est exactement ça réparé. C'est pas seulement mettre un portement sur une blessure, c'est utiliser cette blessure pour mieux se comprendre et rendre la relation un peu plus solide qu'avant, parce qu'on se comprend mieux, parce qu'on est plus connecté, parce qu'on a donné accès à l'autre, à quelque chose d'intime de nous. Un an il y a aussi une question qui réveille en souvent, c'est, est-ce qu'on peut réparer tout seul? Cette question elle est hyper douloureuse parce que effectivement, il y a des personnes qui se retrouvent à devoir faire ça. Est-ce que leur partenaire n'en est pas encore là? Et il n'est pas seulement dans une attitude attentiste comme on disait tout à l'heure de reconnection parce qu'il y a peur du roger, etc. Et juste dans le refus catégorie de pouvoir réparer parce que toujours coincé dans sa vision des choses, de potentiellement, c'est vous, le foutive dans cette histoire et donc moi je n'ai rien à réparer finalement. Est-ce qu'on peut réparer seul? Oui et non. En fait, on peut toujours faire sa part, on peut toujours faire le travail de reconnaître les motions de l'autre, le ressenti de l'autre, reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui s'est passé, présenter des excuses sincères, revenir de manière canme. On peut toujours créer des conditions pour que la réparation puisse se faire, mais par définition une réparation elle est relationnelle et elle suppose qu'à un moment donné l'autre aussi accepte de faire ce pas vers nous. Donc ça peut pas être inutile de le faire, de lui montrer comment on fait aussi. C'est que part c'est un petit peu agir par exemplarité, j'ai envie de dire, mais aussi avec sensérité parce que ça a rien de faire si c'est juste pour lui montrer que nous on sait faire etc. Non, c'est important de faire parce que c'est une valeur importante parce qu'on a de la considération pour l'autre, alors ce qui ne veut pas dire que l'autre ne nous considère pas mais qu'en tout cas il n'en est pas là. Mais quoi qu'il en soit un moment donné quand même, on se retrouve confronté à limite, c'est que tout ne dépend pas de nous, mais par contre ce qui dépend de nous c'est notre manière, nous d'entrer dans ce processus de réparation, mais on ne peut pas y être un définiment seul. On peut se dire aussi pourquoi ça a nous de le faire, parce qu'en fait on souffre et si on souffre, c'est pas à l'autre de faire quelque chose, ça a nous de faire quelque chose. Ça nous de prendre en charge notre propre souffrance. Si on attend toujours de l'autre qui viennent nous réparer, ça marche pas. Donc si vous souffrez de ce manque de réparation, alors je vous encourage vivement à entrer dans ce process et voir ce qui se passe. Est-ce que là vous prenez en charge votre propre souffrance? Vous vous donnez les moyens de ne plus souffrir. Et oui potentiellement, c'est prendre le risque de voir que votre partenaire n'en est pas là. Et ça peut être douloureux. Mais d'abord, il faut qu'on essaye pour le savoir. Et puis, encore une fois, la réparation ça se fait parfois par étape, parfois par étape, on y va un petit peu, on fait un pas, puis quelques semaines plus tard, on refait un pas et puis on refait un pas pour arriver peut-être un jour à ce processus final où chacun a pris sa part ou ont ses sentis compris et on peut enfin avancer. Donc parfois, la réparation surtout dans le cadre de conflini qui revienne ou qui ont été très fort, d'apprendre du temps, ça demande de la patience, ça demande de retourner tranquillement, calmement, chaque fois pour poser une petite pièce, une petite pierre pour avancer tranquillement. Une autre question, ici, qu'on me pose souvent, est-ce qu'on peut tout réparer? Je crois que non, parfois, c'est pas possible. La violence physique, par exemple, ou toute forme de violence, quelle qu'elle soit, psychologique, verbal, physique, ça n'a pas sa place dans une relation. Quand on se fait humilier, quand on se fait menacer, quand on se fait manipuler et que ça devient un mode de fonctionnement habituel, on est plus simplement dans un conflit, on est juste endangé et c'est pas du tout la même chose. Donc parfois, il y a des relations qu'on ne peut pas réparer, il y a des situations qu'on ne peut pas réparer. Mais ça, c'est des situations particulières et qui ne correspondent pas tout à fait à ce processus de réparation dont j'ai parlé ici parce que évidemment qu'au temps, quand il a violence, rentrant en compte et contre la violence, rentrant en compte de manière répétée, les choses ne sont plus du tout les mêmes. Donc, beaucoup plus, un petit peu, c'est important de se dire que réparer, c'est pas revenir comme avant, justement. Je aussi n'ai d'accord, qui est très importante parce que justement, quand on a retrouvé parfois un état normal aussi, on peut se dire, c'est bon, on a retrouvé notre état d'origine, or, en conflit, ça sert à optimiser notre relation. Donc réparer, ce n'est pas revenir comme avant, justement, après ce conflit, qu'est-ce qu'on a pu changer ensemble? Est-ce qu'on se comprend mieux? Est-ce que j'ai compris une limite, un besoin que j'ai que l'autre a? Est-ce qu'on pense qu'une bonne réparation, ça consiste à juste retrouver notre état en terreur? Je ne crois pas. Je pense que une bonne réparation, c'est une relation qui revient un peu différente finalement. Les plus de compréhension, plus de solidité, plus de maturité, plus des coûts, peut-être. Et dans un monde idéal, chaque conflit, ça devient une opportunité de mieux comprendre l'autre, mieux comprendre sa relation, à condition qu'on accepte de regarder ce qu'il est venu, révélé de nous et de notre relation. Et peut-être, c'est plus à présent de voir le conflit comme ça, pas quand même un échec, mais un moment où deux personnes se confrontent avec leurs besoins, leurs limites, leurs blessures, leurs histoires. Et quand on sait que on a la capacité de pouvoir réparer, on sait comment faire et quand on est prêt, on peut le faire. C'est beaucoup plus simple d'y aller, parce qu'on a la certitude qu'après la tempête, on trouvera toujours un chemin pour se retrouver et surtout changer un petit peu de direction ensemble. Parce que ce conflit se ravi nous dire "Ah tiens, peut-être qu'il faut marcher un peu plus sur la gauche, ou peut-être un peu plus sur la droite". Peut-être qu'il faut mettre dans notre sac à dos en par-appui. Peut-être qu'on a pas les bonnes chaussures non plus pour marcher. Voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. J'espère qu'il vous aura éclairé, tonner des pistes que vous saurez un peu mieux la prochaine fois. Comment faire après un conflit avec votre partenaire, surtout n'hésitez pas à lui envoyer cet épisode, si vous pensez que ça peut vous aider ou à le partager avec quelqu'un qui aurait besoin de l'entendre. Si cet épisode vous a plu, et bien abonnez-vous, likez, laissez-moi un commentaire, c'est comme ça que vous pouvez soutenir le podcast et c'est super important pour moi. Pour merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Coupe L'Enterrabile. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Le conflit est normal et inévitable dans toute relation, car il résulte de la rencontre de besoins, limites et visions différentes.
La peur du conflit vient souvent de ce qui suit
Chaque personne vit le conflit différemment selon son histoire, son attachement et sa sécurité intérieure ; il ne faut pas imposer sa propre façon de le vivre à l’autre.
Les disputes récurrentes cachent souvent des enjeux plus profonds (besoins non exprimés, limites, attentes) qu’il faut identifier pour éviter la répétition.
La première erreur après un conflit est de faire comme si rien ne s’était passé ; cela laisse des fissures relationnelles qui s’aggravent avec le temps.
La deuxième erreur est de vouloir résoudre le problème trop vite, avant de se reconnecter émotionnellement avec l’autre.
John Gottman souligne l’importance des « tentatives de réparation » (petits gestes, humour, contact physique) pour recréer le lien, ce qui permet ensuite de vraiment discuter et réparer.
Summary:
Dans cet épisode, Mathie, psychologue et thérapeute de couple, aborde la question de la réparation après un conflit. Elle commence par rappeler que le conflit est un phénomène normal et universel, présent dans toutes les relations humaines, y compris en soi-même. Ce qui fait peur, ce n’est pas le conflit en soi, mais ses conséquences possibles : silence, distance, remise en question de la sécurité du lien.
Elle insiste sur le fait que chacun vit le conflit différemment, selon son histoire personnelle et son style d’attachement, et qu’il est essentiel de ne pas interpréter les réactions de l’autre comme un rejet. Elle explique aussi que les disputes récurrentes cachent souvent des besoins plus profonds non exprimés, et que comprendre ces enjeux est la première étape pour sortir du cycle répétitif. Ensuite, elle identifie deux erreurs courantes après une dispute : faire comme si rien ne s’était passé, ce qui laisse des blessures non soignées, et vouloir résoudre le problème trop vite, avant d’avoir rétabli la connexion émotionnelle.
Elle s’appuie sur les travaux de John Gottman pour souligner l’importance des « tentatives de réparation » : de petits gestes, mots ou contacts qui permettent de recréer le lien, avant de pouvoir discuter sereinement. Enfin, elle précise que se reconnecter ne signifie pas cautionner le conflit, mais ouvrir la voie à une vraie réparation, à condition de remettre ensuite le sujet sur la table pour éviter les fissures durables.
FAQs
Le conflit est normal car il résulte de la rencontre de deux besoins, limites ou visions du monde incompatibles. Il existe dans toutes les relations humaines et n'est pas pathologique en soi, c'est la manière de le gérer qui peut le devenir.
Chaque personne vit le conflit selon son histoire, son style d'attachement et sa sécurité intérieure. Certains supportent la distance, d'autres non, et il est important de ne pas imposer sa propre façon de vivre le conflit à l'autre.
La première erreur est de faire comme si rien ne s'était passé. Cela peut acheter une paix à court terme, mais la blessure relationnelle reste et peut s'aggraver avec les conflits récurrents.
Juste après une dispute, il faut d'abord se reconnecter avec l'autre avant de chercher une solution. Tant qu'on ne se sent pas reconnecté, on reste sur la défensive et on risque de répéter le conflit.
Les tentatives de réparation sont de petits gestes ou paroles pour recréer le lien après un conflit, comme un sourire, une main tendue ou un peu d'humour. Elles permettent de se reconnecter et d'accéder à une communication constructive.
Accepter de se reconnecter ne signifie pas cautionner ce qui s'est passé. Il faut s'engager à remettre le sujet sur le tapis pour réparer la fissure et éviter que la relation ne se dégrade.
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