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Comment parler de crise climatique sans faire flipper les enfants? [rediff]

12m 58s

Comment parler de crise climatique sans faire flipper les enfants? [rediff]

In this podcast episode, the focus is on how parents can discuss climate change with their children without causing fear. The concept of eco-anxiety is explored, highlighting the range of emotions individuals may experience when confronted with environmental realities. Psychologist Karine Singen discusses the importance of finding a balance in communicating the truth about environmental issues to children while reassuring them and empowering them to take positive actions. Strategies such as regulating a child's emotions, providing age-appropriate information, and encouraging involvement in eco-friendly initiatives are emphasized. It is crucial for parents to help children understand the impact of their choices without burdening them with guilt. By fostering awareness and encouraging action in a supportive manner, children can develop a sense of responsibility towards the environment without feeling overwhelmed. The podcast also encourages listeners to engage with various topics and offers ways to provide feedback and suggestions for future episodes.

Transcription

2309 Words, 13901 Characters

Salut, c'est Anne-Létitia Béro, bienvenue dans Minute Pépillon. Aujourd'hui, c'est notre rendez-vous la bulle qui parle de nous, de soi, de ce qui va, de ce qui va parfois moins bien. Dans cet épisode, on s'intéresse à la parole des parents sur le changement climatique, sur ces conséquences parfois dramatiques, sans faire flipper les enfants. D'ailleurs, comment leur dire aux enfants que l'élévation du niveau des océans, que la multiplication des séchresses menace la vie de centaines de millions de personnes dans le monde? Comment leur dire que l'exploitation des milieux naturels longtemps préservés? Le contact, la consommation d'animaux sauvages, sont à l'origine d'épidémie mortel chez l'homme, coucou le coronavirus. Comment leur dire aussi que les objets du quotidien qui sont en plastique, c'est bien pratique, mais que c'est aussi une énorme source de pollution qu'on trouve dans nos océans, mais aussi dans les fétus. Comment leur parler de ces pollution parfois indélébiles, mais sans les faire flipper, sans les rendre incapable d'agir face à l'immensité du problème? Après voiser les co-anxiétés, c'est le titre du livre de Karine Singen aux Editions de l'Homme, la psychologue qui est installée au Québec et l'invité de cet épisode, elle va revenir sur les co-anxiétés, ce phénomène individuel, partage et collectivement. Elle ne va nous parler aussi des mots, des gestes pour apprendre aux enfants, leur dire la vérité, mais aussi les rassurer et leur donner la volonté d'agir de changer, de s'engager pour une transition écologique. Première question à Karine Singen, quand vous parlez des co-anxiétés, précisément, vous parlez de quoi? En fait, de cette espèce de grand parapluie qui regroupe l'ensemble des émotions qu'on peut vivre lorsqu'on devient conscient de la réalité environnementale. Donc, il y a dans le sol cet espèce de peur presque existantiel du désastre et de la fin, de la finalité, de l'humanité. Ça peut aller avec toutes sortes d'autres émotions comme de la tristesse de la culpabilité, le sentiment de deuil, de perte, frustration, colère, indifférence même. Puis l'intensité va varier selon les gens, mais c'est dans l'ensemble des émotions congrossantes, des réactions qu'on a là quand on est confrontées, conscient de la réalité de l'urgence. Donc, si je comprends bien, ça peut aller du stress plus ou moins fort voir jusqu'à la détresse psychologique. Tout à fait, quand on est dans le registre de la détresse psychologique, des pressions anxiétés, on va utiliser davantage jargon là. Et quand on est dans cet extrême-là, c'est plus certain si le mécanisme, c'est les coins anxiétés, ou ce n'est pas simplement une détresse psychologique davantage. Je vais oser dire le terme plus pathologique, disant. Quand nous jeunes adultes voire jeunes parents, nous sommes préparés les coins anxiétés. Quelle discours à voir envers son jeune enfant qui découvre le monde par rapport à ce discours qui peut être embossant? Tout d'abord, il faut apprendre à se composer avec notre propre éconociété pour arriver dans un espace où il n'est pas possible d'offrir de l'information qui est claire à nos enfants, qui est équilibre. En fait, évidemment, le discours va toujours être ajusté dans le contenu de l'âge de l'enfant, mais dans le fond, l'enfant doit comprendre un petit peu quelle est cette réalité, donc de savoir mettre des mots là-dessus, et aussi faire le pont avec, mais qu'est-ce que lui comme enfant peut faire? Que aussi bien l'idée a nu en fait qu'elle est sa responsabilité. On ne veut pas que nos enfants prennent le poids du monde sur leurs épaules, et qu'ils aient l'impression que toute la charge leur revienne sur eux. Donc il faut qu'ils sentent que nous, comme adultes, on est là aussi pour eux, pour agir, pour aider à protéger leur environnement, mais de les aider aussi à se mobiliser dans tout sort d'action qui sont en cohérence avec leur âge. Je regarde un journal télévisé avec mon enfant qui a peut-être trois, cinq ans, six ans. Il y a la marinnoir, où il y a un reportage sur la mer de plastique. L'enfant ne comprend peut-être pas tout ce qui se passe, mais voit des images qui peuvent effrayer, des animaux englués, avec un discours qui, même si connaissent pas le sens de tous les mots, peut être en goissant, voire même parfois dans un reportage avec une musique qui est en goissante. Comment à ce moment-là, je peux apporter une sécurité à mon enfant pour le rassurer, et en même temps avoir un discours qui fait qu'il comprenne que, en fait, dans le monde, tous les paros. Tout à fait. Première chose, peut-être porter attention, d'une part, à l'intensité de ce que l'enfant vit, parce que si, par exemple, il est terrifié par cette marinnoir, ou il s'en glotte parce qu'il voit ces pauvres animaux englués dans le pétrole, la première chose qu'il faut l'aider à faire, c'est à se réguler à sa pésie. Donc, être là pour lui, le rassurer, pas tant que ça va être ok, mais que c'est normal, qui ressentent ces émotions-là, de l'aider à faire sonne, avec ce qu'il vit, mais oui, c'est normal d'être triste quand on voit les animaux comme ça. C'est normal d'avoir peur. De l'aider à sa pésie, peut-être là-même. Respire un petit peu, se relaxer sans invanider ce qu'il ressent, c'est la partie importante. On ne veut pas invanider, mais on veut l'aider à sa pésie. Et ensuite, l'aider à comprendre un petit peu, oui, c'est des choses qui arrivent. Selon le group d'ange encore, ça va beaucoup dépendre, mais pour ceux qui sont capables de comprendre un petit peu plus ma information, de comprendre un petit peu, mais qu'est-ce que c'est, cette marinnoir, qu'est-ce que c'est cette marinnoir, qu'est-ce que c'est cette marinnoir et qu'est-ce que c'est cette marinnoir et qu'est-ce-ce-que c'est cette marinnoir et qu'est-ce-que c'est cette marinnoir et qu'est-ce-que c'est cette marinnoir et qu'est-ce-que c'est cette marinnoir et que ça vient d'où? Et donc ça va être une responsabilité de faire quelque chose, puis que lui aussi fait quelque chose, donc ça va peut-le l'aider à ce. et il y a un terme qui n'est pas vraiment d'équivalent français, là, l'a développé un sentiment d'impartment, c'est-à-dire que. et le aussi, son tiro la jouet, c'est une façon de peut-être. à la péser dans un moment bien spécifique comme ça. Et comment je relis, dont ma vie quotidienne entre eux, cette marée de plastique, et le problème du plastique qui se déverse dans les océans, a le jouet en plastique, comment j'arrive à faire le lien, est-ce que, à un moment donné quand on joue ensemble, je vais me dire, mais tu sais, ce morceau de construction en plastique, il faut faire attention de pas le jeter un peu partout, parce que ça peut arriver dans l'océan, comment j'arrive à faire des puns? Je crois que si l'enfant est très très anxieux, je ferai pas ce pont-là nécessairement de manière systématique, parce que ça se peut, il faut falloir l'aider à gérer son manque fierpé avant de faire ça, mais ceci est en dit, peut-être dans des moments significatifs. Par exemple, quand l'enfant justement veut se débarrasser d'un jouet où il veut un nouveau jouet, peut-être, il veut dire, tu sais, tu sais, tu sais, on a vu cette marée de plastique à la télé, tu sais, avec toutes ces déchets de plastique qu'ils ont ramensées de l'eau. Quand on achète un jouet, regarde l'emballage dans lequel il vient, mais c'est pas en ballage là et souvent bon, on va essayer de le recycler, ce n'est pas toujours efficace, puis c'est ramance, éventuellement dans l'eau. Donc, est-ce que tu penses que ce jouet-là, tu en as vraiment besoin? Est-ce qu'on ne pourrait pas plutôt, peut-être voir si on n'a pas déusagé, peut-être, conserver notre jouet, développer les nouvelles façons de nos amusines? Mais l'idée, c'est de le conscientiser non seulement l'impact de, par exemple, de la consommation de jouets de plastique, le cours environnemental ou l'empreinte de ce jouet-là, mais de une façon qui est peut-être assez légère, assez ludique, puis qu'il amène un simplement à réfléchir à l'impact que lui a sans nécessairement le cul-pabilisé. Mais il faut faire attention pour pas le cul-pabiliser à pour qu'il se sent mal d'avoir des jouets, mais plutôt qu'il devienne conscient du cours environnemental de ces jouets. Plus de l'importance de prendre soin de ce qu'on va rester dans ce registre-là, où il y a cette conscience qui est équilibrée par toute une attitude qui ne favorise pas de clé-pabilité. Quand on est adulte, vous en parlez, c'est important d'avoir des relations sociales pour être moteurs de changement. Ça peut notamment dans les relations sociales, peut-être intégrer une association avec des gens qui s'interroge sur le changement climatique et qui veulent agir à leur niveau pour lutter contre ce changement climatique. Quand on est enfant, n'a pas les mêmes relations sociales, même si on n'en a beaucoup, on peut avoir des copains, des copiennes. Comment faire que l'enfant peut-être trouve parmi des amis ou des cercles, on va avoir des groupes d'organisations de jeunesse, je pense, aux coûts, mais ça pourrait n'importe quelle autre association pour trouver, pour peut-être ce questionner, mais aussi pour trouver des réponses et être moteurs de changement. Ça peut passer par tout le sort de façon, il y a quelques petites initiatives avec qui peuvent être pris en classe. Par exemple, l'enfant peut choisir de faire une petite présentation oral sur une pratique qui, là, sur ce qu'est-ce qui comprend des changements climatiques, puis peut-être connecter de cette manière-là avec d'autres copains et copiennes qui ont des préoccupations similaires. Donc simplement de savoir qui est pas tout cela à partager. Ça peut avoir cette forme-là. Il peut s'impliquer de manière plus pro-active dans des initiatives scolaires, par exemple ou par à scolaires, qui mettent de l'enfance des pratiques environnementales positives qui favorisent, par exemple, c'est juste de l'information ou la récupération de jouer des trucs comme ça. Et il y a ce niveau-là qui peut-être de manière un petit peu plus large si l'enfant est jeune, jeune à dos ou fin primaire, peut-être de l'impliquer dans une association, un groupe à l'extérieur de l'école. L'idée c'est de partir des intérêts de l'enfant puis de ces préoccupations. Donc on peut avoir tous les préoccupations pour environnement tellement de formes. L'enfant peut davantage être intéressé par le sort des animaux, versus par des initiatives de récupération, de recyclage, de consentiser des copains des copains d'amonger moins de viande. Donc c'est partir des intérêts puis des préoccupations des enfants puis de voir s'il n'y a pas des moyens où il peut partager ses préoccupations de manière constructive. Donc ça peut être des façons de faire. Puis l'enfant peut connecter aussi avec des adultes significatives qui valient de ses préoccupations et qui en même temps l'ail d'assemobiliser. Fait que c'est une autre façon de se sentir soutenue, supportée et de sentir qu'on n'est pas seul comme enfant à porter le proté préoccupation. Je retyne de cet interview le fait de ne pas stresser, de ne pas culpabiliser l'enfant. En fait, on veut juste trouver ce juste équilibre où l'enfant est conscient de sa réalité, parce que c'est une réalité avec laquelle il va devoir composer. C'est la génération d'enfants maintenant qui vont avoir le coup principal des sensements environnementaux. C'est pas de nous les adultes actuelles. Donc de trouver une façon qui soit conscient de ça, sans nécessairement qu'ils sentent qu'un tout le pouvoir reporte sur lui et que notre génération s'enlève à un bel émer, en ce temps qu'ils vont se mobiliser, d'avoir une scène de culpabilité, sans pas appeler ça comme ça. Donc une conscience peut-être à son niveau de l'impact de ses choix, sans nécessairement que ça tombe dans une formule blanc. Parce qu'on sait que si l'État immatif est trop grande, donc si l'enfant est trop inquiets, il n'y aura pas plus ce repos d'impact positif ni pour l'unie pour la Terre. Donc on ne veut pas se rendre là, c'est inutile et c'est vrai aussi pour la due. Donc ça peut être plutôt des paroles de temps en temps dans la vie quotidienne, qu'on va jouer, qu'on va prendre la douche, qu'on va aller faire les courses, ou qu'on va chercher un cadeau pour un anniversaire ou les fêtes de fin d'année qu'on a vécu il n'y a pas très longtemps. Exactement. Sans oublier le petit bout où il faut éduquer l'enfant, si lui offrir de l'information, pas trop. Puis voir un peu dans le fond, c'est toujours la réponse de l'enfant. C'est quand on sent que ça s'enlise un peu ou que l'enfant consomme trop, on peut limiter, mais de lui offrir de l'information qui est claire puis approprier à son âge. Ça, c'est l'autre bout, parce qu'il faut qu'il comprenne que c'est toute notre petite intervention ici et là. Ça prend des mots de compresse. Mais pourquoi me raconturez-le, qu'il faut que je me dépêche dans le touche. Ah, mais c'est vrai. Merci à Carine Saint-Jean pour cet entretien. Minute-papillon avec son point d'exclamation, c'est le podcast de 20 minutes. Vous pouvez le retrouver sur toutes les applis, les plateformes des coûts en ligne. Vous pouvez vous abonner, c'est gratuit. Nous évaluer avec des petites étoiles, parce qu'on aime beaucoup les petites étoiles, et que surtout ça va nous faire remonter dans les classements. Et aussi, vous pouvez nous écrire pour nous envoyer des idées, des commentaires, des critiques aussi à [email protected]. On se retrouve demain pour notre rendez-vous. Tout s'explique, d'ici là. Portez-vous bien. [Musique] On ne va pas ce qu'il teit comme ça. Vous avez aimé cet épisode? Sportif, généraliste, sexo ou scientifique, varié, mais toujours bien informé. Découvrez les autres podcasts de la rédaction 20 minutes sur votre application d'écoute préférée ou directement sur podcastaucluriel.20minutes.fr. Et merci de nous avoir écouté.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Discussion on parents' role in addressing climate change with children.
  2. Explanation of eco-anxiety and its impact on individuals and society.
  3. Strategies for parents to communicate environmental issues to children.
  4. Importance of balancing awareness without overwhelming or guilt-tripping children.

Summary:

In this podcast episode, the focus is on how parents can discuss climate change with their children without causing fear. The concept of eco-anxiety is explored, highlighting the range of emotions individuals may experience when confronted with environmental realities. Psychologist Karine Singen discusses the importance of finding a balance in communicating the truth about environmental issues to children while reassuring them and empowering them to take positive actions.

Strategies such as regulating a child's emotions, providing age-appropriate information, and encouraging involvement in eco-friendly initiatives are emphasized. It is crucial for parents to help children understand the impact of their choices without burdening them with guilt. By fostering awareness and encouraging action in a supportive manner, children can develop a sense of responsibility towards the environment without feeling overwhelmed.

The podcast also encourages listeners to engage with various topics and offers ways to provide feedback and suggestions for future episodes.

FAQs

Les co-anxiétés regroupent l'ensemble des émotions ressenties en prenant conscience de la réalité environnementale, comme la peur, la tristesse, la culpabilité, la colère, etc.

Il est conseillé d'adapter le discours à l'âge de l'enfant, de lui expliquer la réalité tout en le rassurant, en lui donnant des mots pour comprendre et en l'encourageant à agir selon ses capacités.

Il est important d'aider l'enfant à se réguler émotionnellement, à le rassurer en lui expliquant que ses émotions sont normales, et à lui fournir des informations adaptées à son niveau de compréhension.

On peut inciter l'enfant à réfléchir sur l'impact de ses choix en lui expliquant de manière légère et ludique, en l'encourageant à adopter des comportements plus respectueux de l'environnement.

On peut l'inciter à s'impliquer dans des initiatives scolaires, à rejoindre des associations de jeunesse, à partager ses préoccupations avec d'autres enfants, et à trouver des adultes supportifs pour l'accompagner dans son engagement.

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