Comment l’IA a-t-elle déjà métamorphosé la guerre ?
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L’intelligence artificielle révolutionne déjà la guerre, comme l’illustre le logiciel « L’Évangile » de l’armée israélienne, qui suggère des cibles et évalue les frappes en temps réel. Palantir, entreprise américaine controversée, est au cœur de cette transformation : son interface centralisée permet de croiser des données de capteurs, drones et renseignements pour accélérer les opérations. Selon des enquêtes, l’IA a multiplié les frappes en Irak et en Ukraine, où des cycles d’innovation rapides (nouvelles générations de drones toutes les trois semaines) remplacent les lents programmes d’armement traditionnels. Cependant, cette automatisation pose des dilemmes éthiques : en déléguant à des algorithmes la sélection de cibles, y compris dans des zones civiles, on risque de franchir des barrières morales cruciales. En France, la DGSI a utilisé Palantir jusqu’en 2023, mais cherche désormais une alternative souveraine avec Chaps Vision, par crainte de dépendance envers Washington. Parallèlement, un basculement culturel s’opère dans la tech : des startups comme Helsing (Allemagne) et Mistral (France) s’engagent dans la défense, tandis que Google, Meta et OpenAI assouplissent leurs règles pour des contrats militaires. Ce phénomène, comparé à une nouvelle forme de dissuasion, risque d’entraîner une course mondiale où les considérations éthiques passent au second plan face à l’urgence opérationnelle.
♪ ♪ ♪ Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Thomas Bommg-Gartner et il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, l'intelligence artificielle a-t-elle déjà changé la manière de faire la guerre? ♪ ♪ ♪ ♪ Devant choisir d'interagir avec le monde, tel qu'il est réellement, et non pas tel que nous voudrions qu'il soit. ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ Shorter to shoulder, coat, a coat. Hound here, ce palantir soutient nos forces armées. ♪ ♪ ♪ Partageons la même mission. ♪ ♪ ♪ Gagne, when. ♪ ♪ ♪ Les acteurs de l'IA, les acteurs de l'intelligence artificielle nous décontra avec les principales armées du monde, avec en tête l'entreprise américaine palentire, dont vous venez d'entendre une publicité. Ces acteurs commercialistes des logiciels qui révolutionnent les opérations militaires, des logiciels qui autonomisent un grand nombre d'actions à commencer par les frappes. Et cette révolution militaire est en train de faire sauter des barrières étiques cruciales. Mais qu'attend les états-majeurs, des différentes armées, du déploiement de l'intelligence artificielle, où et comment l'IA était l'aujourd'hui employé sur les champs de bataille, faut-il s'en inquiéter, voir légiférer, où n'est-ce pas déjà trop tard, on va tenter de répondre à ces questions avec Alexandre Picard qui couvre l'intelligence artificielle pour le service économique du monde, comment l'IA a déjà metta mort-faut-il à guerre un épisode de Marion Bautorelle, réalisation Thomas Aing. Imaginez un monde, un futur, où la guerre se fait grâce à une "IA", dont nous leions non, tiens cette "IA" s'appelle l'évangile. L'évangile est au service de l'armée, elle en augmente les capacités, elle aide l'officier, qui est installée dans un fauteuil, à des milliers de kilomètres du front. L'officier donne des ordres à l'évangile. L'évangile est bien pratique, ergonomique, elle se présente à l'officier sous la forme d'une interface agréable. Elle vient de lui annoncer que la dernière si baigneme a été atteinte, conformément à l'objectif qu'il lui avait fixé. Au sol, les drones et les tanks t'aient l'égidée progresse bien, mais plus les troupes de l'officier avance, plus elles ont besoin de nouveaux objectifs de prochaines cibles. L'évangile lui en suggère rapidement de nouvelles, quand on en compte, en temps réel, de l'état du champ de bataille, des conditions météaux, des mouvements adverses. Ces nouvelles cibles atteindre l'évangile est capable de les détecter, les ennemis planqués dans des résidences privées ou dans l'espace public, parfois même au sein d'une école. L'officier va-t-il appuyer sur le bouton rouge? Il peut en tout cas choisir, pour frapper préférent-il se drone plus rapide ou plutôt celui-ci qui a plus de carburant. L'évangile lui recommande d'éviter en tout cas l'avion, ce serait trop long. L'officier choisit son drone et frappe. Une nouvelle fenêtre pop dans l'interface de l'évangile, le rapport d'évaluation de la frappe est déjà disponible. L'officier peut y lire une première estimation des dégâts. Mais il n'a pas le temps. L'évangile lui propose de jeter un œil à cette carte ou apparaise de multiples petits points, ce sont autant de nouvelles cibles de nouvelles frappes. Peut-être pour plus tard? Pas de problème, l'évangile reste disponible 24/24. L'évangile n'est pas un jeu vidéo. L'évangile n'est pas une projection dystopique dans un futur angoisant. L'évangile c'est le nom d'une IA, aujourd'hui utilisée par l'armée israélienne. Elle est aujourd'hui très près de réussir à faire tout ce que je viens de vous raconter, selon les informations du cardienne et du média israélien 972, l'évangile a été utilisé à Gaza et au Liban. Bonjour à Alexandre. Bonjour. Alexandre, tu couvres les gafes, mais surtout l'intelligence artificielle pour le monde. Je dirais que tu réagis à ce que je viens de décrire. Des logiciels de ce type sont bien d'ores et déjà, aujourd'hui à disposition des militaires. J'ai des exemples de ça. Oui, c'est tout à fait proche de ce qui est aujourd'hui disponible. Il y a quand même une difficulté. C'est que ce n'est pas super simple de savoir exactement ce qui se passe, c'est ce que, bien sûr, les armées font puisque c'est classifié et sujet très sensible. Mais il y a des choses qui sont tout à fait officielle, par l'entir qui est une entreprise américaine, à démantir avoir été associé à ce logiciel dont on parle. C'est l'évangile qui est vraiment un logiciel utilisé par l'armée israélienne. Mais en revanche, elle a reconnu tout à fait d'avoir des contrats avec plusieurs armées du monde, donc l'armée américaine, l'armée israélienne, donc pour d'autres choses. Et l'armée ukrainienne aussi, donc c'est tout à fait clair. Et effectivement, le logiciel principal que propose pas l'entir, c'est quelque chose, voilà, qui est un peu de ce genre-là. C'est une sorte de grande interface qui permet de gérer des sources extrêmement diverses et de faire soit durant ce monument, soit des suggestions de cible, effectivement, et après actionner des moyens comme ils disent, pour frapper et ensuite avoir des rapports sur ce qui s'est passé. Par exemple, les outils palentirs ont été utilisés dans la capture du président Nicolas Maduro au Venezuela. Oui, tout à fait, c'est ce qu'avait dit l'armée américaine. Tu as pressamment consacré avec un de tes collègues, Olivier Pinot, une enquête justement sur palentir. Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi cette entreprise américaine est singulière dans la sile connevalée? Par l'entir, en fait, à la différence des autres, extrêmement tôt à assumer d'être en rupture avec l'ambiance très californienne, un peu démocrate, et dès 2003, à l'époque, ou c'était le premier boom internet, un de ses profondateurs, qui s'appelle Peter Till, ils étaient beaucoup plus dans un état, des sprit post-onseptembre, après ces attentats, et voulait lutter contre le terrorisme. "Somement comme palentir, c'est le quita de la stopping major terrorist attacks. Je ne sais pas où on va. " C'était vraiment quelque chose qui s'est tout de suite placé sur ce terrain-là. Et c'est une entreprise qui a une réputation sulfuruse parce qu'ils ont bien tout de suite eu un discours assez provocateur et aussi des liens avec l'ASSEIA, qui est la principale agent de l'enseignement américaine, parce que cette CIA est donc devenu leur premier client, ils ont développé de ce logiciel dont on parlait un peu pour l'ASSEIA au départ, et aussi même devenu leur actionnaire, parce que l'ASSEIA est un fonds d'investissement qui lui permet de soutenir certaines entreprises dont elles pensent qu'elle pourra être utile alors l'activité plus tard et donc ils ont soutenu palentir notamment. Et c'est vrai que ce coups de déçue de furent a constitué, enfin il y a un programme qui s'appelle Maveun qui est un peu le nom du logiciel dont on parle aujourd'hui la version la plus agoutie, et à l'époque c'était Google qui devait s'en occuper et en fait suite à des protestations d'employés Google a laissé tomber, mais pas l'entir, lui a bien récupéré le contrat derrière et a fait un développement de cet espèce d'architecture assez central, en fait, dans l'activité de l'armée américaine. Donc chez Google, il y a eu des protestations, c'est pas le cas chez Palentir. Les vélyté militaris de Palentir ont été réaffirmés en avril dernier avec la publication d'un manifest en 22 points qui a fait beaucoup parler et on voit ici quelques extraits. La République Technologie qu'en bref, la Silicon Valley a une dette morale vers son pays qui a rendu possible sa montée en puissance. L'élite technologique de la Silicon Valley doit participer à la défense de la nation. 5. La question n'est pas de savoir si des armes avec un éligeant artificiel seront construites, mais plutôt de savoir qui les construira et dans quel but. Nos adversaires ne perdront pas de temps à débattre de s'ilfeux ou non développés des technologies sensibles pour la sécurité militaire et nationale. Ils le forment. 7. Si un marine américain demande un meilleur fusil, nous devrions le construire et il en va de même pour un logiciel. Notre pays devrait être capable de débattre sur le bien-fondé d'une intervention militaire à l'étranger, tout en demeurent inflexibles dans notre engagement en verseux que nous envoyons s'exposer aux dangers. 12. L'ératomique s'oucha sa fin. Cet air de dissuasion s'achève et il nouvel et sur le point de commencer, celle de Lilla. Voilà quelques extraits de ce manifeste en 22 points signé palentir avec très clairement une orientation très proamériquelle et les portant palentir, à l'exemple aujourd'hui, à une très vaste clientèle au-delà des États-Unis. Comment tu l'expliques? En fait, oui, c'est vrai qu'ils ont par exemple une agence française, donc le renseignement intérieur, que ça s'appelle la DGSI, ils ont l'OTAN, où les États-Unis sont présents mais n'est pas que. Ils ont même des entreprises privées. Ils ont RBUS en France par exemple, ou Société Générale ou Saison-Fie, etc. En fait, l'explication de ces clients, c'est-à-dire qu'en fait, par l'entir, ils sont bons, c'est-à-dire que leur logiciel, par exemple, la DGSI qui a signé en 2016, d'ailleurs, disait qu'à l'époque, il n'y avait pas d'équivalent, ce que vant, par l'entir, qui vous disent se distinguer, c'est un mot interntit utile, ça s'appelle l'ontologiste air de dire finalement, plus que le logiciel, c'est aussi dès le départ, on va faire une espèce de cartographie de toutes les données que vous avez, mais ça peut être de la compte-à, ça peut être normal, des logiciels de métier, dans le lichet les clients, on a plein de choses variées, ou bien sûr des capteurs, des trucs de drones ou que sais-je. Et en fait, on va toutes les noms vérifier que les logiciels qui sont tous séparés, en fait, communiquent entre eux, et donc tout ce travail un peu de fond, ensuite, quand on va mettre le logiciel, tout va bien marcher, et ça va être extrêmement facile de croiser des données dans tous les sens, parce qu'on aura fait ce boulot et qu'on aura un peu cassé les silos. C'est des trucs de business qui sont assez connus, mais en fait, que eux, on l'aire de faire bien. Par ailleurs, il y a un truc que les clients apprécient, c'est qu'ils leur envoient des ingénieurs chez eux, donc ils envoient des ingénieurs dans l'armée, armée ou j'ai, par exemple, Airbus pour faire des modifications.
à la demande du client, etc. Donc ça pareil, c'est quelque chose qui est apprécié. Et par ailleurs aussi, ils ont rajouté avec l'intelligence artificielle générative et les chatbots comme chatGPT, etc., une couche aussi par-dessus leur logiciel où on peut converser un feu dans l'engage naturel avec cet interface et l'interroger donc aussi pour les militaires. Et ils ont notamment un contrat avec anthropique, qui est un concurrent d'openAI et donc on peut comme ça utiliser ces interfaces, un peu comme on utilise des yas classiques. Et alors, tu parles justement de l'usage militaire? Qu'est-ce que ça a déjà changé sur le terrain, le travail avec Palantien? Les militaires, en tout cas, qui font des dé mots parfois même dans des événements de Palantien, je pense à un responsable armé américain, sont vraiment d'itiers ambis qui disent que c'est un game changer. "C'est un révolutionnaire, on est en train de faire ça." Que ça change complètement la dog, que c'est révolutionnaire, etc. Peut-être la façon l'indicateur claire qui le montre le plus, c'est la hausse du nombre de cibles frappés, une chercheuse de l'université du treiche d'Empéhi-Bac, qui s'appelle Jessica Dorset, qui est écité par le Financial Times, il se disait que l'armée américaine, dans la guerre en iran très récente, dans les quatre premiers jours, avait fait 2000 frappes. Et que c'était à peu près pareil, que en 6 mois, dans l'offensive allié, en Syrie et en Irak en 2014. Au-delà des chiffres, c'est le dire qu'il y a beaucoup plus de s'accélère d'une certaine façon. Donc les côtés militaires éventent que c'est un gain de temps. Et bon, on peut aussi dire que ça pose aussi des questions éthiques, bien sûr. "A la marge, ça a créé l'étention au sein de palentir." C'est pas spécifiquement ça, mais effectivement, le magazine-wire, d'avécité, que pourtant même dans cette entreprise, donc il assume à 100%, son travail avec les autorités américaines et avec les armées, il y avait eu un moment des débats dans des canaux internes de discussion, notamment autour de la collaboration avec AIS, qui est cette police-centive immigration américaine, notre parce qu'il y avait fait deux morts, notamment à Minneapolis, et qu'à ce moment-là, même au sein de palentir, ça veut créer des interrogations, même des protestations. J'aimerais revenir avec toi avec ça sur le fait que la France, tu l'as dit, accep de collaborer avec une entreprise comme Palentir, tu parlais du contrat avec la DGSI, comme on explique ça, alors que justement la DGSI, quand même, agit dans un secteur, où on co-asonne beaucoup les informations, les données, et puis il y a ces questions étiques qui sont posées. Oui, mais en fait, la justification, comme j'ai dit tout à l'heure, c'est qu'en fait, à l'époque, en 2016, quand ils ont signé le contrat, ils disaient qu'il n'y avait pas d'équivalent, et ils avaient dit à l'époque qu'ils leur remplaceraient à terme par une solution souveraine ou française, mais bon, ils ont quand même renouvelé deux fois jusqu'à l'envie dernière, et en disant à chaque fois que, pour l'instant, les solutions n'étaient pas au niveau. En fait, il y a un point quand même qu'il y a important et que souligne l'envie Palentir, mais qui est confirmée par les clients comme la DGSI, et qu'en fait, contrairement à ce qu'on pense parfois des grands acteurs d'une numérique, il n'y a pas de données qui sortent de se logiciel et qui vont chez Palentir. Donc il dit que Palentir n'a pas les données de la DGSI et de les Français, ce qui sont bien surtrès sensibles. En gros, on peut l'installer sur ses prop-serveurs et le laisser à l'intérieur des serveurs de la DGSI, sans qu'il y ait de communication comme on y pense parfois dans le cas des réseaux sociaux ou dans le cas du cloud, etc. Donc, de ce point de vue-là, il n'y a pas forcément le problème de fuite de données, mais ça veut pas dire que ça ne pose pas de problème. Évidemment, il perd une question de dépendance. On peut se dire, voilà, on est en enseignant à Français, ici demain, on se froid avec Washington, l'administration Trump, et on peut avoir demain plus accesses logiciels ou ça peut être posé quand même des problèmes autres. Et si, ni que ces craintes commençés à peser, la DGSI a dernièrement annoncé que le contrat avec Palentir allait être remplacé. Oui, tout à fait, mi-jouin un peu en urgence, parce que c'était quand même tout à fait inattendu, le gouvernement a surpris en annonçant donc un acteur français qui s'appelle Chaps Vision. Elle avait été choisie pour remplacer à terme Palentir, par exemple, elle n'était pas du tout content, puisque ça a été fait de façon, selon eux, un peu précipité. Mais c'est un peu l'idée qu'ils ont senti que, dans le moment, avec les tensions géopolitiques, extrêmement fortes et le côté tout à fait stratégique revêtent des armeliers à ces plus juste un truc que dans les entreprises, mais effectivement, c'est militaire et tout. Ça devait être difficile de justifier d'avoir un acteur pas souverain pour des choses aussi sensibles. Donc c'est une logique d'affichage. Alexandre a tenté de repoussé que Palentir est une exception dans le paysage des Stertops, mais en réalité, c'est un tout nouveau marché économique qui est en peine expansion aujourd'hui. Oui, mais en fait, depuis pas le très longtemps, depuis à peu près deux ans, on sent qu'il y a un basculement culturel dans les armées du monde entier et un peu un changement peut-être de doctrine ou de vision. Il y a cette écrque chose qui était vu comme un peu prospectif ou qui était contesté, etc. Et en fait, aujourd'hui, c'est en train de s'imposer comme un peu presque, on en parle presque comme une nouvelle forme de dissuasion comparable à la dissuasion nucléaire. C'est dans le manifest, c'est un content de tout à fait. Mais c'est lentil. C'est effectivement vrai que tout le monde regarde ça. Le théâtre de l'Ukraine est un peu un théâtre assélover, un laboratoire assélover, mais que tout le monde observe et tout le monde en train de se dire où là-là, on est en train vraiment de passer dans autre chose. Donc pour pas se retrouver dépassé, tout le monde a envie de se mettre dans une forme de course. On voit d'ailleurs dans la sile conneval et un basculement culturel extrait. On a dit tout à l'heure que Palantir e depuis 2003, il était parti dès le début dans cette idée, mais c'était absolument pas le cas des autres. Google n'était pas là dedans, Meta non plus et en fait, ils ont tous aussi basculé d'une certaine façon, un peu à la faveur du fait que Trump revenait, mais aussi plus généralement. Et ils ont décidé de soit mettre à jour leur régletique, soit faire des changements qui ont fait que même OpenAI, entre au pic, Google, Meta aussi, ils se sont tous mis à avoir des activités militaires. Alors là tu parles des gendetèques, mais aussi des startups beaucoup plus modestes, mais il y a toute une écosystème qui s'est mis en place. Oui, tout à fait, même en Europe, on a par exemple un acteur qui s'appelle Helsing, H.E.L.S.N.G. et en fait, vous vous certaine connaissez ce mistral, il y a, enfin, à peu près, qu'en français de modèle, un peu style concurrent de chat d'hypétés, mais cette startup est plus valorisée que mistral, et elle est créée en Allemagne et elle a aussi des antennes en France et en Royaume-Uni. Et voilà, elle s'est très clairement mise avec notamment des anciens de méta de noms de méta en France des Français sur le créneau de la défense. Et même mistral, par exemple, a un partenariat avec H.E.L.S.N.G. et a décidé aussi d'aller sur le terrain de la défense. Donc c'est pas du tout un tabou, au contraire, c'est plutôt quelque chose qui a rendi un peu au nom d'une forme de patriotisme et de souveraineté. Et alors, comment ça se passe commercialement quand on est une startup qui commence à agir dans les domaines de la défense, on va frapper au port des états majeurs, on propose des services, en fait, comment comment ça se passe? C'est un peu dans ce startup-là aussi tout un changement culturel qui est proné, en fait, eux, ils considèrent, enfin, si je prends le discours de Palantir, qui est vraiment un discours à la fois commercial, mais extrêmement provocateur et fort, il dit que le complexe militaro industriel américain, donc on connaît bien ces grands acteurs qui depuis les années 80, font les avions, font tous ces trucs-là, sont complètement des sortes d'innozeurs parfaitement dépassés qui sont beaucoup trop lent, qui ont des produits beaucoup trop cher avec des contrats beaucoup trop longs. Il faudrait transformer ça, remplacer ça, par des sociétés du type, celle d'Ilonemois, ce que celle de Palantir, bien sûr, ou en Durel. Donc des startups qui créent leurs propres produits sans attente que les armées leur commande, ensuite, les armées font des contrats avec que mes ces entreprises ont aussi une activité civile. En fait, tout un changement culturel, et bien sûr, c'est ce qu'on va en Ukraine, des iterations beaucoup plus rapides, de nouvelles générations de drôle, toutes les trois semaines, pas un grand programme d'armement qui prend 10 ans, et voilà, tout un changement culturel. Aussi, changement culturel du côté des armées aussi, d'avoir cette agilité-là. Oui, ben, disons que c'est ce que prône ces entreprises-là, après, je pense qu'il y a des contrats argument sur mon côté, des militaires, mais effectivement, de même essayer de voir comment leurs processus de décisions, les délais de décisions, etc. Parce que sinon, il y a une petite startup, qui s'appelle Horatio, qui disait qu'ils aimeraient bien, faire des Français, avoir des délais de décisions beaucoup plus rapides, c'est ça qu'ils les aideraient. Et après, il y a aussi des questions, je pense, en Europe, pour développer ces secteurs qui sont aussi la question de la préférence européenne. Est-ce qu'on demande aux armées européennes de d'acheter des acteurs européens pour revenir un peu sur le souverain de tes commandes, et tout à l'heure? Il y a aussi des sujets, même à l'intérieur de l'Europe, certains disent, est-ce qu'on est capable d'avoir des acteurs européens? On a vu que pour faire un avion, franco-allemand, c'était compliqué. Et en fait, pareil, sur l'IA, il y a un peu cette même question. Est-ce qu'on veut prendre une hi-alemand pour l'armée française, etc. Et ça, c'est un vrai sujet aussi de souveraineté pour l'Europe? Alexandre, cette accélération que tu note depuis deux ans, cette volonté des startups de l'IA de vouloir se mettre au service des armées, d'anticiper, même leur besoin, tout ça, fini par poser de grandes questions, ou en éle des biétiques, au sujet de l'intelligence artificielle sur les terrains militaires. Il est extrêmement vif et beaucoup de spécialistes redoutent presque un basculement moral aux juridiques. Ça, donc, c'est quelque chose qui divise, mais qui est tout à fait parfaitement d'actualité. La question, en gros, c'est, est-ce qu'on peut un peu contrôler ces y à jusqu'à quel point elles vont être sous un, ce qu'on appelle un contrôle significatif, contrôle humain significatif, c'est-à-dire un contrôle humain réel. Et ça, en fait, c'est une question qui est ouverte, l'humain, donc, est censé avoir ces suggestions de l'IA et ensuite prendre sa sécision. Mais bien sûr, on redoute une pente glissante si on a 1000 cibles suggérés par heure, on voit bien qu'il peut y avoir un délai de décisions décision qui peut être. essentiellement peut être trop court pour qu'il soit vraiment effectif de même pour comprendre pourquoi tel cible a été suggéré encore faut-il savoir sur quelle donnée l'IA s'est fondée pour savoir si c'était une bonne idée de suggérer cette cible. Mais si toutes ces données dont on parle ne sont compréhensibles que par unIA et ne sont pas forcément dans les formats compréhensibles par l'humain, ça aussi ça peut poser question. Par ailleurs, on est déjà sur le terrain dans des capes frontières. Par exemple en Ukraine il a été dit que parfois les drones perdaient la connexion internet et donc il finissait la dernière partie de leur mission sans connexion internet donc en fait ils étaient en autonomie une certaine façon de fête. Il y a aussi des gens qui ont dit que quand on était dans ces logiciels il y avait un risque un peu d'être un peu comme dans un jeu vidéo, une opion de gamification, donc un côté une dérealisation et que quand on est loin du théâtre de la guerre, on peut avoir une sorte de légèreté qui ne correspond pas à la gravité morale des choix qui a à faire. On a aussi parlé de sur confiance en l'algorithme si finalement on nous propose 20 fois une bonne cible ou à la fin ou d'un monde on vérifiera plus parce qu'on impressionne que c'est tout le temps bon. Des plus largements, ça pose la question de la responsabilité, pas l'antir ou anthropique quand les interroges aujourd'hui sur les décisions disent bah oui mais c'est l'humain qui a décidé donc nous on n'est pas responsable mais si demain il y a de plus en plus d'autonomie est ce qu'il n'y a pas un risque, la question que c'est logiciel soit responsable mais du coup on voit bien que c'est pas quelque chose qui est facile juridiquement et qui pose une énorme question. Par le question juridique aujourd'hui il n'y a aucun traité international qui limite l'utilisation de l'intelligence artificielle militaire est ce qu'il y a une volonté légiférée sur cette usage de l'IA militaire? Bah très tôt depuis 2013 il y a eu beaucoup de campagne contre ce qu'on a parfois appelé les robots tueurs donc l'idée vraiment d'armotonomie qui serait des logiciels et/ou des machines qui agirait et tuurait toutes seules. Et même les militants d'ailleurs qui mettent en avant les risques extrêmes ou existentiel que pose l'IA par exemple la perte de contrôle etc. Ce sont beaucoup mis dans ces campagnes comme un sujet consensuel qui pouvait montrer que l'IA c'est assez dangereux aussi. Mais en fait il y a l'idée d'un traité sur cette question un peu comme ça avait été fait sur les armes à sous munition les mines antipersonnelles ou les armes bactéologiques mais on voit bien que c'est pas très facile c'est un sujet qui par un vrai peu encore discuté par l'ONU enfin en marge du G7 et ça m'en mis jeun. Une expérience est menée sur nos propres sociétés, sans plan ni consentement et cela n'est ni viable ni acceptable. Mais c'est évident qu'il s'est difficile d'obtenir un consensus en ce moment vu l'étention entre les Etats-Unis, la Chine et même au-delà quoi. Alexandre ce sera malais un question est ce que ce nom de toi il n'est pas déjà trop tard pour l'égiférer sur la question de l'intelligence artificielle dans la guerre maintenant qu'on a compris comment l'IA est massivement utilisé par les armées? C'est vrai qu'on peut vraiment redouter une escalade puisque ça se sert à un certaines armées avances avec des drones par exemple d'autonomes en offensive. Évidemment les autres armées voudront d'un point de vue défensif sans pré munir et donc on peut vraiment redouter une escalade. Certains disent que malgré les révélités Chine et Taz-Unis pendant la guerre froide par exemple l'URSS et les Etats-Unis avaient pu discuter quand même de se limiter en termes de nombre de missiles mais bon est ce que ce sera faisable vu que contrôler des logiciels ou des IA par rapport à compter des missiles dans un contrôler leur nombre de missiles c'est beaucoup plus difficile et bien sûr il y a des tensions géopolitiques qui demeurent. Et aussi faut anticiper le fait que les entreprises vont pas rester inertes, vont dire oui mais les armes autonomes aussi c'est il y a c'est moins de perte humaine peut-être des armes plus intelligentes peut-être moins de dommages collatéaux donc il y aura aussi tous ces arguments ça fait pas encore l'objet de consensus toutes ces questions. Et enfin on peut voir que même un acteur qui a été positionné de façon très clair contre l'usage de ces yeux pour des armes autonomes donc anthropiques sont pas trons d'Ariho Amédei à dire assainement que oui peut-être quand même un argument légitime en faveur de l'investité d'armes entièrement autonomes pour se défendre contre des adversaires étrangers par exemple comme dans le cas l'invasion de l'Ukraine par la Russie mais bon on comprend bien que si c'est des acteurs privés qui sont voilà responsables de ça c'est un terrain glissant. Et enfin je pense qu'il faut voir que même si bien sûr la défense à maintenant perd du complètement ce côté tabou et que tout le monde va là-dedans c'est un espèce de nouvelle vague très forte. On est qu'au début et ces entreprises auront peut-être des problèmes d'image avec ces activités parce que si demain il y a des frappes collatéras, l'extrême grave ou des usages très cliven moralement dans la population il faudra pouvoir assumer en terme d'image cette nouvelle activité qui n'en est quand même pas un de dignes. Merci Alexandre, merci Thomas. Et si ce sujet vous a comme nous passionnés je ne peux que vous recommander de suivre le travail de l'exemple picard à la rebrick économique du monde accessible sur mon préfère et sur l'application. Lors du monde c'est terminé pour aujourd'hui mais vous nous retrouver dès demain pour un nouvel épisode merci de votre fidélité. À bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
L’IA transforme déjà la guerre, notamment via des logiciels comme « L’Évangile », utilisé par l’armée israélienne à Gaza et au Liban, qui suggère des cibles et gère des frappes en temps réel.
Palantir, entreprise américaine pionnière, collabore avec plusieurs armées (États-Unis, Israël, Ukraine) et a développé une interface centralisée pour croiser des données et automatiser des opérations militaires.
L’usage de l’IA accélère le rythme des frappes (ex.
La France a collaboré avec Palantir via la DGSI, mais cherche désormais une solution souveraine avec l’entreprise française Chaps Vision, en raison de tensions géopolitiques.
Un basculement culturel s’opère
Summary:
L’intelligence artificielle révolutionne déjà la guerre, comme l’illustre le logiciel « L’Évangile » de l’armée israélienne, qui suggère des cibles et évalue les frappes en temps réel. Palantir, entreprise américaine controversée, est au cœur de cette transformation : son interface centralisée permet de croiser des données de capteurs, drones et renseignements pour accélérer les opérations. Selon des enquêtes, l’IA a multiplié les frappes en Irak et en Ukraine, où des cycles d’innovation rapides (nouvelles générations de drones toutes les trois semaines) remplacent les lents programmes d’armement traditionnels.
Cependant, cette automatisation pose des dilemmes éthiques : en déléguant à des algorithmes la sélection de cibles, y compris dans des zones civiles, on risque de franchir des barrières morales cruciales. En France, la DGSI a utilisé Palantir jusqu’en 2023, mais cherche désormais une alternative souveraine avec Chaps Vision, par crainte de dépendance envers Washington. Parallèlement, un basculement culturel s’opère dans la tech : des startups comme Helsing (Allemagne) et Mistral (France) s’engagent dans la défense, tandis que Google, Meta et OpenAI assouplissent leurs règles pour des contrats militaires.
Ce phénomène, comparé à une nouvelle forme de dissuasion, risque d’entraîner une course mondiale où les considérations éthiques passent au second plan face à l’urgence opérationnelle.
FAQs
L'Évangile est une IA utilisée par l'armée israélienne pour suggérer des cibles, gérer des frappes et fournir des rapports en temps réel, notamment à Gaza et au Liban, selon des enquêtes médiatiques.
Palantir assume pleinement son rôle militaire, comme le montre son manifeste en 22 points, et a des contrats avec plusieurs armées, dont celles des États-Unis, d'Israël et de l'Ukraine.
Palantir se distingue par son approche provocatrice et patriotique, ses liens précoces avec la CIA, et sa capacité à intégrer des données variées via son logiciel, ce qui en fait un outil prisé des armées.
Les risques incluent une augmentation des frappes, des questions sur la dépendance technologique, et des débats internes, comme chez Palantir concernant la collaboration avec des agences comme l'ICE.
La DGSI a justifié cela par l'absence d'équivalent en 2016, et Palantir assure que les données restent sur les serveurs des clients, mais des craintes de dépendance ont poussé la France à chercher une alternative souveraine.
L'IA est considérée comme un 'game changer', accélérant les frappes, comme en Irak où 2000 frappes en 4 jours équivalaient à 6 mois d'opérations, selon une chercheuse.
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