Comment discuter avec ses proches séduits par le Rassemblement National
71m 5s
Dans cette transcription, L’omère la Près, militante écologiste de 33 ans, partage des conseils pour dialoguer avec des proches attirés par le Rassemblement National. Elle explique que ce parti d’extrême droite gagne du terrain en France, notamment dans les zones rurales et périurbaines, où le sentiment de désespoir et de colère est fort face à la hausse du coût de la vie, la fermeture des services publics et la précarité. Selon elle, il faut d’abord écouter pour comprendre les motivations des électeurs, plutôt que de les juger ou de les confronter directement. Un exemple central est la voiture : pour beaucoup, elle n’est pas un simple objet mais une valeur de liberté et d’autonomie, surtout dans des régions où les transports en commun sont inexistants. L’invitée critique la vision du monde du RN, qui oppose les individus les uns aux autres, et propose de promouvoir une alternative basée sur la coopération et l’autonomie collective, comme dans les coopératives ouvrières. Elle insiste aussi sur l’importance des élections municipales de 2026, qu’elle considère comme un enjeu crucial pour empêcher l’extrême droite de conquérir le Sénat. Son message final est clair : il faut occuper le terrain, tisser des liens avec les acteurs locaux (commerçants, entraîneurs sportifs) et monter des listes dans les petites communes, pour offrir une vision politique différente et combattre le RN sur le terrain des idées et des valeurs.
Comment discuter avec des proches, c'est dû par le rassemblement national. C'est l'heure de renverser la table avec l'humila après une femme politique et militante écologiste qui a quelques techniques à nous transmettre pour tenir des conversations difficiles. Un truc que j'entends beaucoup chez moi, c'est que normalement il y a des trucs bien à gauche, il y a des trucs bien droit, des trucs bien à l'extrême gauche, à l'extrême droite, ce qui serait bien, c'est qu'on fasse un programme avec un peu plus tout. Ça pour moi, ça veut pas dire que les gens sont modérés, ça veut dire que les gens sont perdues. Le cœur et l'esprit des gens, c'est un champ de bataille. Il faut qu'une des visions du monde gagne. Et c'est pour ça que il faut avoir ces conversations. On ne peut pas gagner si on leur parle plus. En croire les sondages actuelles, à regarder élection après élection, les scores toujours plus élevé récoltés par le parti du rassemblement national, c'est à dire un parti d'extrême droite, héritier du front national fondé par des anciens nazis et tenues par la famille Le Pen. Les idées, les candidats et candidates de ce parti sont en train de gagner de plus en plus de françaises et français. Statistiquement, il est donc probable que vous ayez vous aussi des proches de plus en plus cédus par leurs idées. Voilà qui obsède mon invité "L'omère la Près", une femme politique de 33 ans, partisane d'une écologie populaire, qui a été candidat au législatif de 2022, dans le département où elle a grandi l'an. C'est d'un 1er année, elle a sionné la France et les Etats-Unis pour comprendre ce qui pousse des électeurs de classe populaire vers le rassemblement national en France, au verre Donald Trump aux Etats-Unis. Elle y a des couverts, des phénomènes assez comparables, des sentiments de désespoirs et de colère face à des problèmes très réels, le coup de la vie toujours plus élevé, des armes indico, la fermeture des services publics, avec une confusion très bien entretenue sur qui sont les véritables responsables de ces catastrophes, en s'appuyant sur des idéologies de haine, racistes et sexistes. Et elle s'attaque courageusement à ces questions dans son livre que j'ai vraiment énormément aimé, ça s'appelle "seigeant là". C'est sorti en septembre dernier aux éditions paillot et elle nous emmène avec elle en immersion dans le bar ou à ses habitudes, chez sa mère Amie, mèle avec elle et pas d'accord, sur la route dans les usines, etc. Et c'est une France que l'oumire la prête, comme d'autres, refuse de laisser tomber. Alors on pense à vos retrouvailles de fin d'année, mais aussi aux élections qui arrivent très vite. J'ai proposé à l'oumire de me rejoindre chez moi, un soir de décembre, pour discuter en direct avec vous. Ok, bonsoir tout le monde. C'est vraiment cool que vous soyez là, parce que peut-être c'est votre cas aussi, mais nous sommes au bout du roulot. - Comment ça va lui dire? - Non, pas au pas. - Ouais, c'est pas ouf, c'est pas ouf. - Pas ouf, ça. - C'est pas grave, c'est la vie, hein? - Attends, je te décalton de dossier. Donc ça, vous savez tout, on est contre mon lit en fait. - Sur ces réseaux sociaux et dans sa newsletter, "Pluk Power", que je vous recommande aussi sur "Sapsack", l'oumire la prête de ne voloncer des conseils, qu'on lipe à trois ailleurs, je trouve pour continuer d'avoir des discussions avec des gens qui ne sont pas du tout d'accord avec nous, voir dans les opinions, nous hœurtes et nous effrayons. Et elle nous rappelle quand même une urgence, c'est que avant la présidentielle de 2027, il y a des élections municipales en mars de 1926, qui concerne 35 000 communes en France, qui sont très importantes parce que c'est de ces élections que vont dépendre ensuite les élections sénatoriales et que, si on ne veut pas que le sénat bascula l'extrême droite, il faut aussi mener la bataille des municipales. Et donc, il y a une seule solution selon elle, c'est de faire campagne dès maintenant, d'occuper le terrain, de toquer au porte, de noer les liens avec des lidoires d'opinion locaux, avec les patrons de bar, les entraîneurs de clubs sportifs, les commerçants, les commerçantes, etc. Comme elle le dit souvent, si vous êtes dans une petite ville ou un village que vous êtes de gauche, allez-y, on vous en supplie, monter une liste, je vous ai mis des liens et des références. Si vous souhaitez vous engager dans l'article qui accompagne cet épisode en ligne. Allez, c'est parti! Tu dis que c'est un livre que tu as écrit comme une lette d'amour à la France que tu as aimé. Donc, pour commencer, quand on veut discuter avec ses proches, c'est quand même bien de se rappeler pourquoi on les aime. Et pour que cette France-là, on l'aime aussi malgré tout. Est-ce que tu peux nous raconter? Quelle est cette France que tu as aimé? Décrire l'endroit d'outil, et il nous dire pourquoi il est représentatif d'une grande partie de la France? Alors moi, je viens de la pleine de lins, qui est une région de lins, ce département entre Lyon et Jeunève, que peu de personnes connaissent finalement. On est vraiment un peu le centre de rien, la périphérie de tout, quoi. Donc, en tourner chez nous, on est pas loin de Lyon, pas loin de Jeunève, pas loin du ski, pas loin de la mer, pas loin de la sisse. En fait, on a vraiment un peu de choses à nous. Donc, quand les gens me demandent d'où je viens, je dis, "Bah, il y a le poulet de brès, c'est la centrale nucléaire du budget, dessus." Et il n'y a pas raison. C'est pas un endroit touristique. On a des raisons de venir. Exactement. C'est un peu pareil pour mon coin, un mois dans le cher. D'ailleurs, quand je t'ai dit, moi, je suis en libérie du chalet de tout, tu m'as dit. C'est où? J'ai la légende, ça ne fme pas. Donc, on appartient à la diagonale du vie, toi aussi, c'est un peu. Non, on appartient à la diagonale du zid. Mais, en gros, à quoi ça ressemble? chez moi, c'est beaucoup de routes, beaucoup de champs de maïs et des pavillons, beaucoup, et des entrepots, des usines. Voilà. Donc, c'est beaucoup de toles, beaucoup de petits pavillons, des boutes forêts, mais quand même surtout des champs de maïs. Et en termes de couleurs, tu vois, c'est jaune du maïs vers du blé, gris de la route, et marrons de la terre. En gros, c'est les couleurs qui prédominent. Et ça ressemble à la France aussi pour répondre à t'inquiétation parce que le salaire médian, il est bon de 10% inférieure à celui de la France au global, mais en fait, c'est en fait. C'est un peu 1800 euros, ou salaire médian en France. Ça veut dire qu'il y a 50% des gens qui gagnent plus que ça, et 50% de la population qui gagne moins de 1800 euros par mois. Et donc, c'est vraiment une petite France, dans le sens où on oublie parfois, qu'en fait, c'est assez hétérogène. La France Rale finalement, parce qu'il y a quelques fils de médecin, quelques fils de prof, beaucoup de fils d'ouvriers et de petits employés, mais aussi des artisans, des autentres entrepreneurs, de plus en plus, des commerçants. Par rapport à ce que j'ai découvert, en termes de cégrégation en ville, ça a rien à voir parce qu'il y a qu'une école, il y a qu'un club de foot, il y a qu'une piscine, donc en fait, on se fréquente beaucoup plus. -C'est super marché. -C'est super marché. Que dans les espaces, dans la boîte de nuit, il y a très peu d'espace spécialisé, en termes de classe sociale. Donc, en fait, on se fréquente vachement jusqu'au lycée ou le lycée de tri, beaucoup, quand même, les enfants les plus pauvres et les enfants racisés, vont majoritairement dans l'onsenionment professionnelle et les autres en général. Mais par exemple, dans mon lycée générale, il y avait aussi un lycée technique, donc il y avait aussi quand même des fils de classe populaire. C'est majoritairement une France classe populaire, haute et petite classe moyenne. -En gros. -Et là où on vit, effectivement, tu peux très bien, si tu appartiens à la haute bourgeoisie, tu peux très bien ne jamais croiser de personnes de classe populaire. -Pas un. -Pas un découvert, tu dis, on arrive à pas. -Exactement. Et inversement, nous, on ne croise jamais de gens de la haute bourgeoisie. Et je pense que c'est un problème, parce que ça explique que, comme tu en dis, les riches, les patrons, les gens pensaient à eux. Par exemple, comme tu en dis, on va taxer les ultra-riches avec la taxe zucman. Alors même qu'on parle de 100 millions de patrimoine, ce qui n'existe pas chez nous, les gens pensent que, comme eux, ils sont relativement riches par rapport aux gens autour, parce que ils ne rentrent pas entre 4000 balles par mois, parce qu'ils ont un garage auto ou genre de choses. Ils se sentent attaquer de même que patron, parce qu'ils ont une boîte avec 10 vengas. Et ça, c'est vraiment des phénomènes identifications qui sont très précieuses pour les classes dominantes, parce que c'est aussi grâce à ça, qu'ils arrivent à brouiller les frontières de. C'est qu'ils le nous. Et donc, à faire comme si le "e" qui était attaqué par la gauche, donc les ultra-riches, ça allait concerner, ça prendrait une tout autant l'hernaire à Arnaud que le patron du garage de ta vie. Exactement. Tu dis que c'est la France que tu aimes et tu montres que cette France-là, elle bascule de plus en plus, peut-être que tu la vois basculer de plus en plus vers le RN. Ça me fait penser à ce que t'écris Julien Trouceau dans son livre "Pécnode". C'est un très beau livre poétique, qui est très bien écrit aussi, et qui raconte mais ça, on va y revenir. Pourquoi les arguments déployés par les écologistes ne s'apprend pas aussi, et pourquoi la relation à la nature, ou est-ce qu'on appelle la nature est tellement abîmée, notamment par toutes les installations industriales et aussi parce que toutes ces installations, c'est ce qui permet aux gens d'avoir un travail. De vous faire, en fait. Exactement. Je pense que c'est vraiment le comprendre, parce que quand on est urbain, souvent on ne comprend pas, on se dit, mais enfin, c'est vous qui êtes les plus proches de la nature, vous devriez avoir envie de la protéger. Mais il faut voir que chez nous, la nature a jamais été patrimonialisée. Elle est extrète. C'est comme nos corps, c'est comme nos coeurs, nos cerveaux. C'est une matière, une ressource à extraire pour faire du profit. Et donc ça, ça a toujours été ça. Et nous, on nous a toujours présenté cette tension comme un choix binaire, qu'on ne peut pas résoudre. En gros, soit tu bouffes et on détruit tout ce qu'il y a autour de toi, soit tu protèges la nature, mais tu crèves la dalle. Et donc forcément, après les gens, ils réfléchissent comme ça et la tension entre, il faut protéger la planète, mais qu'est-ce que ça va encore nous coûter en termes de confort, en termes de niveau de vie, en termes d'argent? C'est pas nouveau. En fait, leur rapport au territoire, notre rapport à la Terre, il a été construit comme ça, comme un lieu où on est très des trucs pour financer des ultra riches. Toujours ça a été ça. Et ça, je veux dire, je le décris aussi, dans les années 70, nous on est la pleine de lins. D'où je viens, c'est le résultat de politique, d'industrie ultra riche qui ont dit après mes 68. Ou est-ce qu'on peut avoir des industries qui ne se mettent pas en grève? Ou est-ce qu'on peut faire du business loin des bastions communistes communiste qui s'est dit.
et ils ont dit, on va aller dans les zones rurales où les gens sont en majorité ouvriers agricoles, qui travaillent à l'unisine la journée et dans les fermes la nuit. Et ou en fait, je cite le président de notre département aujourd'hui. J'en dégueris les républicains qui nous disent que nous sommes un peuple de tes œufs et de besoignes. Bon, voilà, t'as tout compris. - Et donc ça, c'est aussi ce que tu décris dans ton livre. La première scène, tu commences, on est chez ta meilleure ami. - Ça a une personne très importante dans le livre, Mel. - Vous n'avez pas du tout les mêmes opinions politiques. Et puis tu passes beaucoup ton haut bas aussi. Le PMU en face duquel j'ai reménagé quand je suis rentré dans l'un. - Oui, tout à fait. - Parce que c'est un lieu où les gens se rencontrent ou les gens discutent comme un peu de politique. Et puis tu vas aussi dans un entrepôt où tu prends un travail en interim, tu discuses avec les gens qui travaillent là bas. C'est un livre qui est très riche de toutes les conversations que tu as eu avec dans plein d'endroits différents où tu rapporte. Voilà, ce que pense vraiment les gens, les problèmes qui sont. Parce que si on veut discuter avec des proches qui sont séduits par le RN, tu rappelles dans une hôtel newsletter. Que si on a deux oreilles et une bouche, c'est d'abord pour écouter deux fois plus qu'on ne parle. Donc il faut d'abord d'inc comprendre qu'est-ce qui fait que les gens sont séduits par le RN. - Tout à fait. - Y a un objet autour duquel, voilà, ça grèche énormément de raisons de voter RN pour beaucoup de gens. C'est la voiture. Vous voyez que la voiture prend beaucoup de place. C'est ce que tu décueux dans le chapitre, s'il me font sauter mon permis, je pète un boulard. Tu rappelles qu'il y a 30 millions de voitures individuelles en France. C'est la première cause d'émission de gaz à effet de serre dans le secteur des transports. Et ça, typiquement, la voiture dans cette France pérée urbaine et rurale, c'est impossible de faire sang. En tout cas, c'est très difficile. Là où les urbanes et des personnes un peu plus diplômées parlent de la voiture comme d'un objet, en disant, en fait, c'est un moyen de déplacement. Pour nous, c'est une valeur, c'est la liberté en fait. Et donc, forcément, on ne traite pas du tout, par exemple, une valeur et un objet. Il y a des choses sur lesquelles on peut transiger, faire des efforts, un objet, on peut le changer, etc. Et il y a des choses sur lesquelles on ne peut pas, notamment, une valeur. Et je pense qu'il faut comprendre ce que c'est, et enfin moi, je le décris le sentiment d'enfermement qu'on n'a, quand on n'a pas de voiture chez nous, rien n'est possible. En fait, enfin, on ne peut pas aller bosser, on ne peut pas. Ou alors, on dépend toujours des autres. Et ça, c'est vraiment un sentiment d'enfermement immense parce que c'est vraiment un manque d'autonomie. Quand je pense au vote-hérent, pour moi, c'est plus une résultante d'une vision du monde que invote. Je le dis, je pense que. J'ai beaucoup de gens diplômés, c'est un peu l'inverse, où, enfin, moi, alors, je vais parler de moi parce que je peux parler pour tout le monde. Mais moi, j'ai une vision du monde et de cette vision de monde, découle la manière dont je me comporte mes choix de consommation, je m'enlaisons en droit que je m'en vacances, les choix où je lis, mon travail, de beaucoup mes amitiers. Pour beaucoup de gens, c'est l'inverse, c'est l'expérience physique, palpable, tangible du monde, dont découle une vision du monde et donc un vote. Et c'est pour ça que moi, je me bats pas tant contre le vote-hérent, bien évidemment, qu'il faut se battre contre mes. On ne peut pas juste dire, c'est pas bien de vote-hérent, ou voilà ce que ça va faire pour si le R&T au pouvoir. Il faut se battre contre la vision du monde, qui est celle du R&K, que les autres sont un danger, et qui est d'ailleurs très, très proche de celle du néolibéralisme, en finalement, que si l'autre gagne, alors moi, je perd, la vie, c'est une grande compétition. Exactement, tout le temps, les autres sont des ennemis qu'il faut battre, en fait. Et dans tout ça, pour moi, il y a un enjeu d'autonomie, qui est très fort, de perte d'autonomie chez nous, on n'a pas d'autonomie pour choisir ses lieux de consommation, pas d'autonomie au travail, quand vous êtes ouvri à la chaîne, de plus en plus maintenant, vous avez un casque qui vous dit quoi faire, vous avez pas d'interaction avec les gens. Rappel ce que c'est, c'est-à-dire que les gens ont des casques, avec des casques tout à jour, tous les gens ont des rouges. Tout à l'heure, il y a un rougo. Et vous donne des ordres. Et vous avez des ordres qui ont des rouges. Plus qu'en ville, par exemple, la voiture chez nous, c'est plus de 30% des penses par mois à Paris. Et en fait, tout ça s'accrèverait vraiment une toute petite marche d'autonomie quotidien. Et donc la perspective de devoir lâcher ce qui te donne le plus d'autonomie. Donc la voiture, mais aussi sur d'autres sujets, la piscine individuelle. En fait, ce qui est perçu comme beaucoup, comme étant la cible des écolo, les gens disent, mais en fait, on. Non, qu'est-ce qu'il nous reste? Qu'est-ce qu'on va faire? Comment on va occuper les gosses? Les entrerries, il faut les enner. Il y a beaucoup de gamins qui restent seuls, tout que la journée chez eux. Et quand ils ont une piscine, c'est quand même mieux que quand ils n'ont pas. Et puis, ils n'ont pas de voiture. Je veux dire, la voiture, c'est pas aussi juste se déplacer pour aller bosser. C'est aussi aller voir tes amis, aller voir tes gosses. Si jamais t'esseparé de ton conjoint conjoint, c'est aller voir tes parents. C'est ce qui permet aussi le lien social. Et donc, la perspective d'être privée de ça, mais elle est insoutenable pour plein de gens. Par exemple, comme on dit, avec des proches, c'est dit par le R&B. Si la voiture, c'est une valeur super importante pour eux, et bien, tu vas pas commencer à expliquer que, bah ouais, quand même, la voiture s'appolue beaucoup. Non, c'est pas le sujet. Encore une fois, il faut revenir à la vision du monde. Donc, moi, ce que j'essaye de faire avec mes proches quand je disque du R&B, c'est de démontrer cette idée que les autres ne sont là que pour nous attaquer, nous voler des trucs, être en compétition avec nous. Et j'essaye plutôt de raconter un peu ce que tu fais sur le Parfait en Gaagne, que en fait, les autres sont de une force. Parce que dans le rapport de force actuelle, qui est de haut en bas et non pas de gauche à droite, on a plus de force quand on est très nombreux tous ensemble. Et ça, c'est révolutionnaire pour beaucoup de gens. C'est quelque chose qui n'existe plus dans leur idée. Et donc, je pense que ça, c'est raconter ça, montrer les fois où c'est arrivé, y compris chez nous. C'est beaucoup plus fort que de parler d'un truc individuel et de parler de privation. Et puis parler de ce sujet d'autonomie en disant, mais en fait, tu voudrais faire quoi? Par exemple, je parle beaucoup des scopes de ces quoi quand des ouvriers reprennent leur ruisine, parce que ouvriers tout le monde sait ce que c'est. Ça parle aux gens. Et donc, du coup, la perspective même d'être ouvrier et de décider pour soi, c'est une perspective révolutionnaire. Et je pèse mes mots quand je dis révolutionnaire. Et je trouve que c'est une conversation qui est plus intéressante que la voiture, parce que je crois assez fondamentalement que quand, si, j'espère qu'on aura plus d'autonomie, notamment au travail, dans la démocratie locale aussi, on aura moins besoin d'autonomie confort. On pourra se dire, je suis moins accroché à cette voiture, ou à ce mini confort au Black Friday à Chine, à des trucs qui me donnent l'impression de l'autonomie et de la liberté et du plaisir aussi. Et du plaisir, parce que tu consomme quand même à pas cher et tout le monde. Et exactement, c'est ça, tu as pas beaucoup de source de plaisir non plus. Mais c'est aussi parce que le quotidien et contraint, je pense que si toute la journée tu travailles, c'est ce que décrives les ouvriers du Ralex. Donc je passe si vous vous rappelez le verre dans lequel on regarde notre âge à la Cantine, qui a été repris par ses ouvriers, il dit ça a changé leur vie. Alors même qu'ils font le même travail. Ce qui a changé leur vie, par exemple, c'est que du Ralex était sur le point de faire faillite et qu'il y a eu un plan de reprise des ouvriers pour qu'il fasse une scope avec du Ralex. Exactement. Et ils ont décidé qu'ils allé gérer l'usine eux-mêmes et eux ils disent que ça change leur vie. Donc ça, par exemple, ça fait partie des histoires que tu racontes. Oui, tout à fait, parce qu'en fait, c'est purement révolutionnaire pour plein de gens de se dire, et attend, il faut voir aussi de qui on parle, on parle de gens qui ont été largement humiliés à l'école par le système scolaire. Donc tu rappelle que dans le coin où tu vis, les gens ont pas forcément fait des longues études. La moitié des gens chez moi n'ont pas le bac. Donc ils ont soit pas de diplôme, soit un CAP. Par exemple, je raconte moi sur ma photo de classe de première section de ma ternel, on est 27. Et on est trois à avoir notre bac général. Quand je suis arrivé à Sciences Po, j'ai réalisé que la plupart des gens autour de moi, mes camarades, ils avaient pas un pot d'enfance qui n'avait pas un bac plus 5. Ce qui est fou, donc il ne faut pas aussi minimiser les humiliations. Et c'est pour ça d'ailleurs que l'argument qui avait été déployé pas mal, j'ai trouvé à gauche, en certaine partie de la gauche dans les médias de Dianne, mais Jordan, Bardela, il est bête, il a pas fait d'études, il fait des fautes de français, très mauvaises arguments. C'est terrible. Oui, bien sûr. C'est beaucoup plus intéressant de dire là, il y avait un article du monde aujourd'hui. Jordan Bardela, il va servir la soupe au grand patron parce qu'on fait ça qui va se passer le R&D toujours ça. C'est la alliance avec l'extrême argent, l'extrême droite. Mais ça, comme tu l'as dit au début de la conversation, encore suffisamment. C'est encore faut-tu s'entendre sur qu'est-ce que c'est les facturons? Est-ce que quand t'es un petit patron du bâtiment local, est-ce que c'est la même chose que d'être un trégrin patron au Médéph? Voilà, mais ça forcément, enfin moi, je pense vraiment sincèrement que le plus gros défi qui attend les classes populaires et les petits classes moyennes rurales, c'est reclarifier qui sont nos adversaires et qui sont nos alliés. Pour moi, c'est vraiment ça, le travail politique qui doit être fait. Aujourd'hui, tout est brouillé. On ne sait plus qu'il y a des faux phénomènes d'identifications sur la race, par exemple. Mais ça aussi, c'est une stratégie des dominants de tout temps, de dire on va fracturer les faibles entre eux. Parce que si Sunis, comme on est 42 milliards d'héros en France, 42 milliards d'héros dans une démocratie, vous gagnez pas. Mais si on crée des phénomènes d'identification avec nous, ça fait que les gens, ils vont croire qu'on est dans la même équipe. Et c'est là, je pense vraiment que nous, le travail politique qui doit être fait, il est de reclarifier, non, en fait, on n'est pas ensemble avec Bernard Rando. Même si il mange du cochon, qu'il est patron et qu'il est blanc, en fait, ça n'est pas notre allié. Objectif.
Mais on est piètes dans ce groupe-là, parce que pourquoi c'est très difficile de discuter avec des proches séduis par le RN? Parce que généralement, visar allemand, ce qui nous révoltent, ce qui nous dégoute, c'est le racisme du RN. Bon, leur sexisme évidemment, mais leur racisme, puisque la cible du racisme est la figure repousse-oir qui est de bouquée mystère, qui habite tout leur discours. Et leur idéologie, c'est la figure de l'immigrer, qui va avec la figure du profiteur, d'être associat, d'être les assister, etc. Et ça se discouire là, tu t'y confrontes tout de suite dans le livre. C'est omniprésent. Donc, allons-y, qu'est-ce qu'on fait face à ça, sachant que dire, c'est racisme que tu dis donc c'est mal et de faire comme si c'était une photo moral, ne sert plus à rien. En fait, ça ne sert à rien de faire ça. C'est juste très agaçant, d'autant plus, quand on vient pas exactement du même coin, qu'on a une trajectoire d'ascension sociale par exemple. -Germard, par exemple, si je suis là, ça va devenir comme morce et d'aide. Donc, que faire l'ombre? -Alors, déjà, il faut identifier qui on a en face de nous. Je pense sincèrement que chez mes proches, il y a une bataille qui est menée dans leur cœur et dans leur esprit pour savoir comment analyser le monde. Il y a trois lectures du monde. Il y a la lecture raciste profondément qui dit que les autres sont indangées, dont on doit se protéger. -Les autres ont tendu les nombres blancs. -Oui, voilà. Ben, je sais pas parce que les cassos, moi-je, j'ai beaucoup entendu chez nous, on a assez de cassos en France pour pas cuire ce des autres. L'assistée est vraiment devenue le deuxième repoursoir. C'est la racialisation des rapports sociaux. Donc, le fait que, en France, le substra-raciste associé dans la tête des gens assistés et non blancs, mais en réalité, le mot "assisté" est un mot qui revient plus que immigré ces dernières années. Et c'est vraiment avec cette figure de l'assistée que la bascule sur la petite france moyenne, elle en train de se faire. Et ça, il faut vraiment l'avoir en tête. Mais donc, en gros, il y a cette lecture raciste. Il y a la lecture néolibérale qui dit, "Chac'im pour soi, les autres. " Quand on veut, on peut, "moi, je me suis fait tout seul, j'ai pas besoin des autres." Et il y a notre lecture qui dit, non, le rapport de force ne se situe pas là. Il est entre dominant et dominé, et les dominants ensemble sont une force immense. Et les autres sont une force, la solidarité. Nous permet d'avoir du kiff. D'avoir des trucs sympages, là c'est que. Et ça, il faut vraiment entendre que, au sein de l'esprit du cœur de beaucoup de gens, c'est trois visions cohabites. Même sur le même sujet, et les gens, tout le monde, je crois, enfin, je veux dire, je crois qu'on le sait, a envie d'être une bonne personne, à envie d'être quelqu'un de bien. Enfin, il y a peu de gens qui se lavent les matins, disant "Je n'en a rien à foutre que tout le monde crève, tout le monde a envie d'avoir de l'estime de lui-même." Et je crois, pour l'avoir vu, que au sein d'une même personne, cohabite des tensions très fortes sur qu'est-ce qui fait de moi quelqu'un de bien et de respectable. Quand est-ce que je suis en train de me faire baiser? Quand est-ce que je suis en train de me mentir? A qui il faut que je fasse confiance dans un contexte de défiance très forte, en face aux figures d'autorité classique traditionnelle, comme les médias, la science, les parties politiques, les syndicats. Et ça, il ne faut pas le minimiser. Et surtout, il ne faut pas se méprendre. J'entends beaucoup la gauche modérée, dire un truc que j'entends beaucoup chez moi, c'est "non, il y a des trucs bien à gauche, il y a des trucs bien droit, des trucs bien à l'extrême gauche, à l'extrême droite, ce qui serait bien, c'est qu'on fasse un programme avec un peu de tout." Pour moi, ça veut pas dire que les gens sont modérés, et ça veut dire que les gens sont perdues. Et ça veut dire que, au sein de, il y a une bataille de sens, et que je crois assez sincèrement, mais ça, c'est mon pignon de femmes politiques, que nos visions, ces trois visons du monde, ne sont pas considérables. Il faut donc qu'on gagne. Il faut qu'on gagne, c'est Star Wars, Harry Potter, il n'y a pas un cohabite avec les méchants. Il faut qu'on gagne cette bataille. Par contre, on ne peut pas gagner la bataille en parlant avec des gens qui sont déjà d'accord avec nous. Je crois, sinon, je comprends pas vraiment ce qu'on fait en politique, on parle que aux gens qui sont déjà d'accord avec nous. Donc, il faut comprendre le degré de gens qui ne sont pas d'accord avec nous. Si les gens adhèrent profondément à une vision ou le racisme et l'angle structurelle, qui explique le monde pour eux, moi, je ne parle pas assez, gens. Ils sont trop loin. Pour moi, à partir du moment où on arrive dans un schéma où tout est expliqué avec un angle que ce soit le racisme ou la religion, je sais pas, les chrétiens évangéliques, les islamistes, les gens d'extrême droite, en fait, dans la radicalisation, ce que les spécialistes de la radicalisation sont décrives, c'est, il n'y a plus de breche, il n'y a plus d'où il n'y a plus d'où. Il y a une explication qui explique tout qui régit tout. Il n'y a plus de place pour les émotions, pour la contradiction pour l'humain. Et d'autres gens, là, on se retrouve confronté à. Non, on part. Et comment on fait ton camp, ce sont nos parents et qu'on les a mis en l'Urcelade? Ça, c'est très dur. Moi, je ne connais pas de gens comme ça que j'aime. J'avoue, je connais des gens comme ça. Pour moi, ce sont des adversaires politiques qui ne perdent pas de gens profondément racistes, plein de les adversaires. -C'est terminé. -Ouais, voilà. Et je mettrais dedans les néolibéros forcenés qui pensent que quand on veut, on peut, et non, non, non, non. Profondément. Et qui refuse toute tentative de solidarité, toute tentative de communauté. Tout ça, je suis un plage, j'avoue. Alors, si tu un peu moins chez moi, c'est un peu moins le truc dominant. -Mais moi, par contre, j'en ai vu dans la haute bourgeoisie, ce sont radicalisés, toujours cette exemple de ce mec qui conteste les rapports du gèque, qui pense que le gèque raconte n'importe quoi, que c'est des gens très, très éduqués. -Ouais, ça, j'avoue, j'ai pas de solutions pour ces gens-là. -Oui, ça, ça n'a rien d'aller essayer de les convaincre et tout ça. Politica dit, mais alors, qu'une utilité des médias français, c'est un énorme problème. -Alors, moi, je parle de racisme. Il faut parler de racisme. Aujourd'hui, en France, à gauche, en tout cas, mon interprétation, c'est qu'il y a un peu de deux interprétations. La gauche môle, notamment très blanche, qui dit, "Non, non, mais surtout pas de pari de racisme, ça divise les classes populaires." "Oh, là, là, moi, je pense que ces gens-là, ils disent bien plus leur propre inconfort à parler de racisme." -Oui, ils sont là, un an, mais c'est le wakisme, ça a apporté le débat politique. -En fait, c'est à cause de vous les wakens que l'on s'est mis à parler de rasses tout le temps, et ça, ça fait peur aux gens, parce que c'est pas vraiment ça, leur problème et tout. -Ouais, là, et ça, ces gens-là, mon avis, ils disent beaucoup plus leur propre inconfort, en tant que responsable politique, ils ont parlé dans ce sujet qui est très inconfortable et qui est douleurux, c'est sûr. Et il y a aussi d'autres personnes qui disent, "Non, mais ça sert à rien de parler à ces gens, parce qu'ils sont ontologiquement racistes et ils vont jamais changer." Moi, je crois que. Il y a une troisième voix, qui est qu'on parle du racisme, y compris avec des gens qui disent des trucs racistes. Pour moi, il faut expliquer ce qu'est le racisme. Le racisme, c'est un outil de division des classes populaires. C'est inventé comme un outil de division des classes populaires. Toujours en Algérie française, sur les plantations américaines. L'objectif, c'est toujours de dire, il y a une toute petite classe dominante, blanche, en majorité, et une masse de gens dominés. Si ces gens se unissent, on ne va pas y arriver. Donc, il faut qu'on arrive à l'édiviser. Il y a plusieurs manières de diviser les gens. Le masculinisme en est un aussi. Et la classe de dire, donc, ça, c'est quelque chose qui est très fort chez nous, ne peut-être pas envie d'être le dernier de l'échelle. Donc, tu veux pas être en alliance avec les ceux qui sont vraiment tout au bout, parce que toi, ça te permette de dire, "Oh, moi, je suis pas le dernier." C'est la même chose avec la blanche de thé. Le fait d'être blanc, tu dis, "Oh, moi, je suis pannoir, au moins, je suis pas arabe." Et ça, c'est un faux sentiment de sécurité, un faux sentiment de fâjeur, c'est une fierté qui n'a aucun sens, qui n'importe aucun confort matériel. Mais il ne faut pas l'enégliger, parce que souvent les gens de gauche disent, mais ils sont trop con, les gens qui votent pour le RN, parce qu'ils votent contre leurs intérêts matériels. Mais il ne faut pas l'enégliger l'intérêt du désir de fierté et d'appartenance. Je pense qu'on s'intéresse trop peu aux émotions politiques, alors, ce sont des ressorts extrêmement importants du vote. Donc, pour moi, il faut arriver à dire aux gens, votre colère est légitime. Moi, je suis désolé, je ne juge pas la colère de gens qui font les trois huit, qui ont l'impression d'être écrasé d'impôts. De taxes, comme ils disent, qui ont l'impression d'avoir très peu d'autonomie, qui ont l'impression de bosser pour rien, que tout ça, c'est des faits. En fait, ce que tu dis, c'est que c'est pas des impressions. La colère est légitime. La question, c'est les responsables de cette colère. Et c'est là où, moi, je dis, il faut reclarrifier qu'ils sont nos alliés et qu'ils sont nos ennemis. Parce que vraiment, le style au constat est le bon. Les responsables des problèmes matériels des gens ne sont pas les bons. Et ça, ça ne peut arriver. Pari dit, colère, légitime, explication merdique. Oui, oui. On a le droit. Mais après, moi, je dis pas que ça doit être le projet de vie de tout le monde de parler avec les électeurs, les électrices réénains. Franchement. Vous avez le droit. À force surruite, si vous êtes concerné, si vous êtes une minorité raciale, si vous êtes musulman, si vous êtes LGBT, et que vous êtes concerné par la montée du R&N en France qui vous menace dans votre chère, dans votre existence, mais protégez-vous. Vous n'êtes pas obligé d'avoir ces conversations. Moi, je parle majoritairement à des gens issus de nos villages de France qui ont des proches qui sont en train d'être transformés par le R&N et qui ne savent pas quoi faire. Voilà, je ne dis pas que le projet politique de tout un chacun, tout un chacun qui doit être ça. Mais par contre, je pense que, en tant que blanche, on doit absolument lutter contre la supprimatie blanche. C'est notre devoir d'être très très à notre race, et de combattre les idées racistes autour de soi, dès qu'on peut prendre cette charge-là, ça me paraît quand même le minimum. Beaucoup de commentaires qui disent, moi, c'est par an. Si viva qui vira droite toute, ouais, ça m'a arrivé d'aller chez des personnes. Ouais, plus ou moins proche, et tout est arrivé, il y avait sénieux, allumés, je vous ai dit, que sénieux était allumés en boucle, c'est un immense problème. C'est un immense problème. Parce que, après, c'est la manière dont je vois le truc, mais moi, je vois vraiment ça comme le cœur et l'esprit. Des gens, c'est un champ de bataille. Pour, il faut qu'une des visions du monde gagne. Pour que notre vision du monde gagne, il faut livrer bataille.
En fait, on ne peut pas gagner si on leur parle plus parce que c'est comme si vous aviez des écouteurs et dans le droit, on vous dit que des trucs atroces et dans le rey gauche, sinon c'est radio. Parce pas possible ça. En fait, forcément vous a un moment, vous finissez par écouter ce qu'on va raconter. Donc je crois aussi, et qu'on peut parler de racisme sans faire de comprendre. Par exemple, moi, quand on parle de racisme, quand on dit des choses racises demain, moi, je n'ai jamais la tête, je dis jamais. Oui, je comprends, quand je comprends pas, je par contre, je questionne. Je dis pourquoi tu penses ça? Quand on me dit des trucs, par exemple, un truc qu'on m'a dit beaucoup, il y a trop d'immigrés en France. Ok. Donc la réponse pourrait être, non, mais tu peux pas dire ça, non, mais c'est n'importe quoi. Voilà, les chiffres, ça ne fonctionne pas. Alors on peut trouver sa dommage, on peut trouver sa bête, on peut trouver sa débil, on a 3. On peut dire les chiffres, ça ne fonctionne pas. Ça fonctionne pas. Interessant. Donc on n'arrive pas à convaincre les gens, ça s'il y a plusieurs études en psychologique que je vais retrouver, si je me montre que. Que très peu avec les faits, c'est la même chose pour l'écologie d'ailleurs. Moi, donc, moi, ce que je fais dans ce moment-là, c'est, ok, pourquoi tu dis ça? Donc, j'ai acquiès pas en mode un "oui", je comprends. Je dis, on peut tout à fait montrer clairement aux gens qu'on n'est pas d'accord avec eux. Il ne s'agit pas de mettre de l'eau dans son vent sur un truc zin, pas du tout, par contre, moi, je dis aux gens, ok, ok alors pourquoi? Pourquoi tu dis ça? Alors là, c'est intéressant parce que, donc, souvent, ce qui arrive quand on détricote le fil de la pelote, c'est. Il y a trop de compétition. La vie est un jeu à un symbole négatif, plus il y a d'immigrés prêts à accepter des tafes moins payées, plus il y a de risques que moi, mon salaire à moi, en pâtisse, et donc que je sois encore plus ralaguel, je cite, c'est un mot qui revient beaucoup, donc il faut les empêcher de venir. C'est très rarement des paniques culturelles. Alors, peut-être aussi, ça dépend où vous êtes. Dans le sud est, il y a plus de paniques culturelles dans un espace qui est traumatisé par la mémoire de la guerre d'Algérie, qui est largement peuplée de descendants, de p'tien noire, je veux dire, moi, je viens pas du tout de cette France-là, donc encore une fois, il faut faire attention. Toi, c'est pas des arguments de type culturelle du nôtre, pas du tout, ce que tu racontes, c'est, en fait, il n'y a pas assez pour tout le monde. On a déjà trop de taxes, on a déjà trop taxé. Voilà, l'argent, ça ne nous voit pas la couleur de l'argent, parce qu'on a plus de service public, tout a disparu et tout, donc on a l'impression de payer pour les autres, et les autres, c'est qu'ils, les jeunes, des banlieues, les gens qui sont pas blancs, les gens qui vivent loin, etc. Les migrants, assister, les neuvres à la grande, les migrants qui ont d'un logement, une carte bancaire, ou ce n'est pas vrai, on ne vous donne pas un logement, une carte bancaire. Mais bien sûr, le logement va jouer énormément dans ce discours-là, parce que tout le monde, en France, la galère à ce loge, il y a une énorme crise du logement. Les gens payent énormément de leur budget de plus en plus, ça a vraiment explosé la part de l'argent consacré au budget, et il y a, comme il y a très peu de logements sociaux qui sont construits, il y a énormément de gens sur les datantes. Et donc, oui, les gens sont très encolaires de ne pas pouvoir se lever. Oui, et les puissins organisent la compétition entre nous. Encore une fois, pendant qu'on se bat entre nous, on n'est pas en train de se battre au dessus. Et ça, c'est vraiment important de le comprendre. Moi, ce que j'essaye de voir, c'est que la personne en face de moi est une victime de la propagande qu'on lui assène toute la journée. Ça ne veut pas dire qu'elle n'est pas responsable de ses actes. Moi, je n'excuses pas le vote Rennes, et je tiens à dire que le jour où ces gens-là, au RON-MI, le Rennes, au pouvoir, on aura une conversation différente, parce que là, ça va devenir très compliqué de pardonner. Et moi, c'est pour ça que je fais ce travail maintenant. C'est parce que je ne veux pas avoir imposé la question de "est-ce que je dois pardonner aux gens que j'aime?" Parce qu'ils ont contribué à tuer potentiellement des médiettes personne. Je ne veux pas penser à ça. Donc, je me dis, on n'en est pas encore là. Donc, comment est-ce qu'on fait pour rattraper les gens par le callback? Parce qu'un truc qu'il faut avoir en tête, c'est que si le Rennes passe d'un parti minoritaire à un parti de masse, c'est qu'il a converti des gens. Je ne crois pas que les gens soient devenus des monstres. Ce qui s'est passé, c'est qu'ils ont adhéré, à une vision du monde, qui est extrêmement problématique et qui est monstrueux, ça c'est sûr. Mais une vision du monde, ça se change de la preuve quand on votait communiste et que maintenant on vote pour le Rennes comme des millions de gens dans le bassin minier et les zones de l'Est, c'est bien qu'on peut faire changer les gens d'avis. Et moi, c'est à ça que je m'accroche. Les gens peuvent changer d'avis et on m'a demandé dans les commentaires avant. Est-ce que tu as fait changer des gens d'avis? Oui, oui, des centaines de gens. Il y a des centaines de gens qui, comme moi, je me suis présenté aux élections légitatives, avaient voté pour Marine Le Pen à la présidentielle et ont voté pour moi au législatif. Pourquoi? Parce que mon message, il leur parlait à eux, en disant moins gentant tout ce que vous me dites. Et oui, ça n'est pas normal de se lever tous les matins entre 8 et de ne pas arriver à finir les fins de moi. Ça n'est pas normal de bosser à deux parents et de ne pas pouvoir emmener vos gamins en vacances. Ça n'est pas normal de choisir entre payer la facture d'électricité ou la facture de la cantine des gamins. Ça n'est pas normal. Maintenant, qui a le pouvoir de faire changer cette situation? Qui sont nos adversaires, qui sont nos alliés? Moi, je pense que vous vous trompez sur l'identification de ces alliés et de ces adversaires. Et ça, ça peut. C'est un truc qui prendu temps encore une fois, remetons-nous dans le temps du R&N. On se rappelle, dans les années 70, le R&N, c'est un alliage complètement lunère entre des monarchistes, des royalistes, des vichistes, des nazis et des déçus de l'OAS, de l'Algérie française. Ces gens-là n'ont rien à faire ensemble. Enfin, je veux dire, ils ne sont même pas d'accord sur le projet de politique. Mais pour autant, ils disent, "OK, dans 50 ans, sera majoritaire." C'est ce qui est en 30 de se passer. Et pour moi, il faut vraiment qu'on soit dans une perspective de conquête où on dit, on parle à tout le monde. Alors, encore une fois, il y a des gens qui ne commanderont pas, ça c'est sûr. Mais on ne parle pas aux gens qui, seulement aux gens qui sont d'accord avec nous, ça ne veut pas dire qu'on change notre message, moi, je ne change jamais. Mon message, je dis toujours la même chose. Peu importe là où je parle. J'écoute, et je dis toujours la même chose dans l'esprit, mais par contre, je essayais de m'adapter à de quoi ils ont une me parle et si ils me parlent de salaires, ce qui est quand même un des trucs les plus riques que je branche chez moi, les gens se dirent de tout le temps, dans le tour, ils vont se voir à tous les sujets. Et bien, la question, c'est qui peut faire en sorte que tu sois mieux payé, mais c'est pas les migrants, en fait. Il faut arrêter avec ça, ça n'a pas de sens. Je pose aussi beaucoup la question, à qui profite le crime, à ton avis, à qui ça profite que tu penses comme ça? Qui aime que tu penses comme ça? Je pose des questions, parce que aussi, il faut voir que là où on a de la chance, c'est quand les gens doutent. Quand les gens doutent plus, c'est fini. Mais quand ils doutent, par exemple, je décrivais le sué de la crise migratoire. On m'a beaucoup dit, mais moi, je veux pas que ces gens meurent, bien sûr que ça me fait de la peine. La crise migratoire, on dit que c'est bon, enfin, il faut quand même revenir sur ça aussi, c'est-à-dire qu'on y a de crise migratoire que, parce que la réponse de l'Etat, à l'arrivée de personnes qu'on appelle maintenant des migrants, mais bon, qui sont des refugiés, qui sont des exilés, des personnes qui sont obligées de s'exiler, parce que la situation chez eux devient insupportable à cause de la guerre, d'un niveau de vie, ou d'autre chose. Bon, ça a été quand même de fermer les frontières, d'avoir une politique répressive, extrêmement importante, de ne pas les accueillir, de les criminaliser, etc. Donc c'est ça qu'on appelle la crise migratoire, mais il n'y a pas eu une explosion du nombre de gens qui sont arrivés. Non, bien sûr. Et pour moi, on revient toujours à la même question. La question, c'est comment être une bonne personne? Moi, je dis, pour être une bonne personne, il faut choisir ton voisin, même si il bouffe pas de port et que, parce qu'on fait tuer sur la même chaîne que lui. Je pose aussi beaucoup la question, c'est quand la main-foque t'avais un problème dans la vie. Raccoon, une situation difficile. Et bien, l'immense majorité du temps, le responsable, c'est l'Etat parce qu'il y a un absence de service public, ou c'est le patron. Bah ça, les gens se disent, "Ah oui, j'avais un ça, ça, c'est vrai ça." Il faut recréer beaucoup de doutes sur "En fait, attend, attend". Moi, je dis aux gens, quand tu n'arrives pas à dormir la nuit, tu penses à quoi? Bah, les gens ils pensent au trait de leur pas-visions qui ne sont pas sur des pouvoirs pays. Ils pensent à leur facture, ils pensent à leur ambiance de travail qui ne se passe pas bien à leur santé. À leur santé? Bien évidemment, ils pensent à leur gosse, est-ce qu'ils vont avoir assez d'argent pour pouvoir eux aussi devenir propriétaire? En fait, ils pensent à des choses concrètes. Et nous, ce qu'il faut qu'on arrive à faire, c'est rattraper. Les gens, en les réancrandent dans leur propre préoccupation. Parce que là, on les connaît. Et on les connaît, ça. On n'a plus. Et ça, je veux dire, c'est pas de là. C'est pour ça aussi que moi, je vois beaucoup mes proches comme des victimes. C'est parce qu'on n'a plus d'espace de politisation. Donc ça veut dire plein de petites entreprises, ça veut dire aussi de l'intérim. Voilà. On est l'intérim. Donc en fait, le fait que les gens changent d'entreprises sans arrêt pis que c'est très précaire. Donc tu te sens digue pas. On a un petit tuti. Je vais rester deux mois. Tu te sens digue pas. Enfin, puis c'est trop risqué aussi de le faire. Attends. Alors on a vraiment énormément de questions. Attends, attendez, attendez. Peut-tu reprendre les uns interrompés tout à l'heure, quelqu'un de z'infrance, il y a trop d'immigrés, tu rétions. Ah oui. Pourquoi tu penses ça? Et ensuite, qu'est-ce que tu as? Alors. Donc pourquoi tu penses ça? Alors, donc là, souvent, on arrive à une vision du monde, en fait, au-delà du vote. On arrive à. Les autres sont mes compétiteurs. Et là, je pose des questions sur. Par exemple, c'est quand que les autres ont été une compétition pour toi. Racconte. Ok. À ton avis, c'était la. Donc par exemple, je sais pas, il y avait peu de place pour devenir cédé. Il y avait. Donc pour savoir qui a été cédé, à l'heure qu'on était en interlim, il y a eu deux personnes quand tu es choisie, c'est deux personnes immigrées, le Par les mêmes pas français, je sais. Et je demande de raconter des situations très précises. En disant, comment ça aurait pu mieux se passer? Alors oui, tu peux voir le truc douce. Ça serait mieux passer si c'était moi qui avait été pris pour être en cédé. Mais est-ce que tu penses pas que tout le monde devrait avoir 3 assez d'aisages en cette boîte? Tu dis pas possible. Tu dis pas possible. Donc c'est la compétition. Mais ça tout le monde devrait avoir un affaîtail, mais c'est pas possible. La fatalité, c'est très dur. Mais c'est là où moi je dis aussi beaucoup aux gens. Pourquoi c'est pas qui dit que c'est pas possible? Qui dessine? Est-ce que tu vois par exemple, je dis aux gens?
Quand tes parents étaient à l'usine, est-ce qu'ils étaient en CD? La réponse est oui. Ok. Qui a décidé qu'il y avait plus de CD? Qui a décidé que chez VIP par exemple entrepouge est travaillé? Il y aurait 50% d'intérimères. Est-ce que c'est les salariés? Non, c'est VIP. Donc c'est qui VIP? C'est ton patron. Ok. Donc maintenant, il faut arriver à poser les bonnes questions. Alors, est-ce qu'ici on reprend le truc? Est-ce que le problème c'est les imméirés? Ou est-ce que le problème c'est ton patron? C'est ton patron. Ok. Donc du coup, le sujet c'est que tu as peu accès à des biens et à des services. C'est pareil pour les services publics. Moi, je comprends, je suis désolé. Je refuse de condamner des gens qui disent que je paye autant d'impôts que les gens en ville. Et pourtant, j'ai pas de médecin. P'tain, moi, je suis rentré habité chez moi. J'habite 3 ans chez moi. Je n'ai jamais réussi à trouver un médecin très temps. Alors je ne vous parle pas. Il y a 2 psychiatres conventionnés pour un bassant de 100 000 habitants chez moi. Il y a un passage très imouvant d'ailleurs. Il s'agit de. Bah oui, il aurait bien aimé peut-être consulter, etc. Mais il n'y a pas de psychiatres. Il n'y a personne pour prendre soin de la santé mentale ni de la santé physique. Donc, bah oui, il y a eu plein de problèmes de santé. Il paye beaucoup, mais ils n'ont pas de service plus. Il n'y a pas non plus la poste, pas non plus de. Oui, tout ferme. Et ça ferme quoi? Oui, les maternités pour accoucher. Chez nous, ils ont supprimé un poste de postier. Le centre des impôts a fermé. Enfin, il faut vraiment aussi comprendre que. Et c'est là où je trouve que l'extrême-rate est très forte et il faut absolument qu'on se bâte. Mais la grande capacité de l'extrême-rate, c'est de prendre nos mots, de l'éviter de son sens, et de remettre un nouveau sens dedans. Quand la droite. On a homie-clin dans son lit, les deux, un des autres trucs qui font, c'est que tout ce qu'on veut pas avoir à gauche, tout ce que toutes les choses vont passer un peu par dessus, parce que voilà, on est là, c'est des questions un peu tabouées et tout pour nous. L'extrême-rate est récupère ces sujets-là qu'on veut pas avoir qui sont importants pour les gens. Ils en font quelque chose. Moi, je pense qu'un des problèmes, par exemple, une des choses qu'on veut pas du tout voir à gauche, parce que ça a été trosté par l'extrême-roi, c'est donc toutes les explications, etc. C'est sur l'insécurité par exemple. Bien sûr. Et c'est horrible, parce qu'on n'arrive pas à avoir un vrai discours qu'on se trouve complexe, intéressant, et juste sur l'insécurité à gauche. Voilà. Et donc à repolitiser ce qu'on appelle "insécurité", ce qui fait que les gens se sentent pas en sécurité, etc. Et hop! C'est très intéressant qu'il y a récupéré tout ça. L'antissé-mitisme à les années. À gauche, on n'a pas voulu regarder l'antissé-mitisme. Il y a plein d'antissé-mit partout à gauche. On en a fait un nom de sujet, parce que nous, on est la gauche, on est gentils. Resultat, on a très rarement, en fait, à gauche, après la défense des juifs et des juifs sérieusement. Et donc hop, c'est l'extrême-roi de qu'il a récupéré. Voilà. Et là où c'est intéressant, et c'est là où je pense qu'il y a un vrai problème de représentants politiques aussi, c'est que quand les gens sont concernés, ils parlent vachement bien de ces sujets sur l'insécurité. Le drame absolu qui a touché Amine, qui est assassiné à Marseille, donc qui est cette semi-détend contre le narcotrafique à Marseille. Donc un deuxième frère a été assassiné. Il traite de l'insécurité. Enfin, je veux dire avec une justice qu'on ne peut avoir que quand c'est quelque chose qu'on a utile, il n'a pas peur. C'est d'ailleurs pour ça potentiellement qu'il a été visé. Mais je pense qu'il y a vraiment un sujet aussi. Et quand on me demandait si j'avais convaincu, c'est aussi parce que moi, je parle avec l'émot, avec le cœur, avec l'amour des miens. Et ça, ça ne s'invente pas. En fait, il y a un moment, il faut aussi laisser la place. Quand on me dit oui, il n'y a pas de gens qui représentent la France rural et périrobène. Mais en fait, des milliers de leaders ont émergé pendant les Gilets jaunes. Où sont-ils? Est-ce qu'on leur a fait une place en politique? Est-ce qu'on leur a fait un place dans le syndicalisme? Non, la réponse est non. Il ne faut pas prendre à la légère des enjeux de représentativité. Je veux dire, si il y a une génération rima, c'est aussi parce que Rima Hassan, des euros députés pour la France en soumise, elle a incarné quelque chose par son identité, mais aussi bien évidemment par son discours, par juste sa manière de parler qui elle est. Et nous, on crève d'une absence de représentativité. Comme ça, moi, j'ai des amis qui votent pour Jordan, par là parce qu'il s'appelle Jordan. Bah oui, parce qu'il fait de la muscu, parce qu'il a l'air sympa, il fait pas la gueule sur les réseaux et tout ça. À la sonde nationale, il y a 5 % de personnes de députés qui viennent des classes populaires, des ouvriers et des employés. Voilà, c'est 45 % la population française qui est ouvrée à employé. D'ailleurs, c'est en lisant ton livre que j'ai entendu pour la première fois la proposition de parité sociale. On s'est hébatue dans les années 2000. Les féministes sont battus pour qu'il y ait une parité de genre. Donc, il y a un certain nombre annoncé obligatoire, la moitié de vingt sur les listes électorales. C'est même obligatoire dans les petites communes pour la première fois pour ces municipales en 2016. Mais par contre, il y a pas de parité sociale. Et non, et ça, c'est gravissime. Parce que ça, encore, tu vas tu parler des sujets que le R& Shop vite de sa substance et rien gèque ta sens complètement bouillée, pervers. Bah ça, ça en est une de dire, on n'a pas de place, nous, on n'existe pas, nous, mais nous qui, l'eau, elle est héritière, elle est à vos quatre, à la grande salle et à autre sène. Alors, un truc que je comprends pas par exemple, c'est, pourquoi l'argument de mes regards, il triche, enfin franchement, il passe leur temps, "Oh, R&N". Tu dis, "OK, les gens, moi, j'aime pas les assister, j'aime pas les tricheurs, moi, je me bâche, travaille dur, etc. Je vais être une casse sauce donc un casse social". Là, il y a eu des scandales, mais aéorissant, donc concernant les élus du rassemblement national. Donc, Marie le Pen, Jordan Bardela, d'autres élus encore, qui ont donc. qui ont été condamnés, quand même, à des pènes d'inligibilité, parce qu'ils ont volé en fait de l'argent public, donc notre argent. Comment ça se fait que ça ne choque pas en fait? Alors, pour moi, il y a plusieurs explications. J'étais avec ma mineure potte, il n'y a pas longtemps en voiture, on parlait du procès de sarco, elle me dit "Non, mais sarco, si il a été condamné, c'est juste parce qu'il est trote". Alors là, j'ai pas du tout ce que tu n'y as, il y a eu des profs au conseil, j'avais bu deux peintes, j'ai pété un point, je sais pas, tu peux pas y arser, est-ce que tu sais ce qu'il avait sarco, un chien, il y a une, en réalité, ce qui est intéressant. Si j'avais creusé, je pense qu'il y a plusieurs choses. Un sarco, c'est le président des patrons, son conjoint et patron. Elle, elle trouve, et je l'entends tout à fait, que pour un petit patron, il n'y a pas de marge de manoeuvre. C'est vrai que si jamais t'es un contrôle écteur, la loi, toi tu l'luvant tôt le, en fait, et tu ne dis pas des évitements, etc. Encore une fois, sarcozy, il a complètement enrichi, entretenu, ce phénomène d'identifications. Je suis comme vous, c'est d'ailleurs le piège absolu du RN. Ou maintenant, quand on attaque le RN, on attaque les électeurs. Ils ont réussi à créer un espèce de phénomène d'appartenance d'identification extrêmement forte entre leurs bases et ils nous m'éprisent, donc ils vous m'éprisent. Ils nous invitent pas sur les télé. Ce pas parce qu'on mange, c'est parce que regarder, ils ne veulent pas entendre votre voix. Ça, c'est très dur à déconstruire. Je fais des comparaisons avec des phénomènes d'empris amoureux. Donc par exemple, quand on ne croit plus en l'amour et que d'un coup, on tombe amoureux, donc quand on croit plus en la politique, qu'on se met à croire dans le RN, on a des gens autour de nous qui nous disent, "Vous allez tuer, ça a mal se passer." Je sais pas si vous avez tous eu un ou une pote qui s'est mis en couple et vous êtes l'agent, ça va mal se passer, cette histoire. Et ça finit par mal se passer. Alors, le Trumpisme, on est en plein dedans, parce que la Trumpine en train de trahir la totalité de ses promesses aux classes populaires blanches qui l'ont porté au pouvoir. Et bah là, il y a plusieurs gens. Tu peux réagir différemment. Tu peux dire non tous les autres entorts, seule lui a raison. J'arrête de voir les gens. C'est l'emprise absolue. Tu coupe tous les autres liens avec les gens qui ne vont pas dans le sens de cette personne. Et c'est fini. Tu peux avoir des gens qui disent, "moi je crois plus en l'amour, je crois plus rien, je crois plus en la politique." C'est fini. Tu deviens absensionniste. Et tu peux avoir des gens qui disent, "OK, j'ai fait une erreur. Je me suis fait avoir." Mais ça veut pas dire que tout le monde est comme ça. Et je vais continuer à y croire en amour comme un politique. Pour ça, ça suggère d'avoir des gens qui disent, "C'est OK de cette trompe, de cette trompe." C'est en fait ça arrive à tout le monde de cette fête du paix. Et ça, c'est là où je dis, la gauche doit être prête à réacueillir les gens qui sont déçus quand le RN va être, au pouvoir, si jamais il y a accès, il ne faut absolument pas qu'on fasse comme les démocrates qui sont en train de faire ça aux États-Unis, qui disent, "En gros, leur grand machin, c'est Focca Round and Find Out, en gros, t'as joué t'as perdu." Mais là, on a une masse de gens qu'on pourrait récupérer. On disant, "Vous voyez, vous a menti. Maintenant, vous avez la preuve, c'est bon, il n'y a plus, on va avoir, on n'a jamais essayé." Il faut qu'on arrive à dire aux gens, cette ligne de crête est très difficile. Ce que vous avez fait, c'est gravissime. Mais peu importe que vous avez fait avance ni maintenant, vous avez envie d'être dans une équipe où on se dit, "On est plus fort ensemble." Voilà nos valeurs, on ne transigera pas dessus, mais vous avez une place. Alors, venez. Moi, je pense qu'il faut qu'on arrive à faire ça. Et la gauche morale a du mal à faire ça. Y compris, et là, je m'adresse au blanc, je pense qu'il y a une peur d'être Ken Seul, si t'es blanc et que tu parles aux électeurs du RN. Par d'autres blancs ou par les personnes racisées, ou quoi. Mais en fait, moi, je pense que c'est notre responsabilité, comme tu le disais très bien. En fait, nous avons créé ce problème. Nous l'avons laissé se développer. C'est un nom d'aller chercher nos gens maintenant. Et ça, vraiment, si les gens votent et communissent se mettent à vos terrains, ils peuvent revoter autre chose. Mais il faut qu'on arrive à trouver un équilibre entre dire, c'était pas ok. Et on va comprendre pourquoi tu t'es fait avoir pour que ça ne réarife plus jamais. Mais tu n'es pas condamnée à être pestiféré parce que t'as fait ça. Mais ça, encore une fois, je fais beaucoup de comparaison avec la vie quotidienne, mais c'est parce qu'on parle d'émotion. Et il faut comprendre à quel point le désir de fierté, le désir d'appartenance, le désir d'en occant des gagnants. C'est très fort ça. Moi, j'ai des potes qui votent pour le rain, parce qu'ils y saient enfin, "gagner un truc", quoi. Comme quand tu choisis ton équilibre de foot, enfin, c'est ça. Et ça, il faut le prendre en compte. Les activistes américains disent beaucoup, et c'est ce qui a été fait avec Zoran Mamdanie, le socialiste qui a été élu mien de New York. Il faut "throw a better party".
Donc faire une teuf plus sympa. On va accueillir les gens aussi parce qu'on va leur dire, en fait, vous savez quoi ce truc là? Cette vision toute raccournie du monde ou tout le monde est en compétition. Tout le monde est un ennemi, tout le monde est un obstacle. C'est de la merde. Nous, on a la joie avec nous. Nous, on pense que on est plus fort ensemble. Là, on s'éloigne un peu de comment par là des proches qui sont séduites par le LN. Mais c'est comment, est-ce qu'on fait une stratégie politique avec quelle moyen d'action? Par exemple, il faut voir que le RN là est en train de réinvestir tous les trucs cool dans les lieux. Et puis au quai, au reban. Donc on parle de des balles traites par exemple. La Côte de Bingo, des soirées à l'aise, à le défaite. Mais parce que nous l'on a dit que c'était nul. Moi, je suis désolé. Je vous raconte un truc. Quand j'ai lancé mon livri à deux mois, j'ai fait une soirée qui ressemblait à une soirée de la maison. Donc c'est-à-dire qu'il y avait un cours de country, il y avait une playlist balde des conscrits, il y avait un quiz sur les terroirs, etc. On m'a dit pourquoi tu fais des clichés comme ça sur la ruralité? Mais ça déclichait en fait, c'est notre vie. Et donc il y a un moment, ben ouais moi, j'aime bien faire du quad, j'aime bien faire des barbecs. En fait, je suis ça et on me laisse assez peu être ça dans les minutes de gauche, parce que le quad c'est pas écolo-jentant, parce que manger de la vie, c'est pas écolo-jentant aussi, parce que je sais pas, mettre du rouge à l'aieve, ma chain, ça a bien un peu comme une pouffe, avoir des fausongles, les fausongles, parce que je n'ai pas pris par la gauche quand je me suis présentée. J'avais toujours des fausongles et en fait il faut arrêter d'être mes prison comme ça, avec notre culture. Alors tout le monde la cite le livre de Roselamy, oui, à stand-in-bôtre, c'est intéressant de réinvestir ça parce que par exemple le désir d'électeurs du R&D, d'avoir des racines, de revaloriser les racines et tout, moi c'est un truc que je comprends, tout le monde a besoin d'être en racine et quelque part tout le monde a besoin de se dire qu'il a une culture que c'est pas nul, que c'est pas mes prisables, que c'est cool et tout ça et que moi, plus on m'est pris ces racines, il y a plus temps envie de revendiquer. Le caracé, tout à fait, non mais le caracé, enfin plein de trucs, plein de choses qui ont été, plein de trucs. Je m'étais jugé, beau, nul, pas la hauteur intellectuelle que l'on devrait avoir, mais ça il faut voir aussi que c'est aussi avec l'ambourjoisement et le phénomène de diplomasation des gens de gauche où je le donne comme exemple dans mon livre, mais moi mes grands parents paternels viennent de milieu agricole, tous les deux, comme beaucoup de nos grands parois, les mes aussi. Pendant la garde Algérie, il n'y avait plus d'un stit dans les villages de France donc ils sont devenus un stit à la faveur de la garde Algérie. Mais ils sont restés profondément ancrés dans le village, donc ok ils sont devenus un stit, mais mon grand-père il était président du club de ballotte et de tarot, il organisait le banquel à Saint Vincent. Je veux dire, il était vraiment ancré dans le village, il faisait les points, voilà, vraiment. Et bien ma mère aujourd'hui elle est prof au collège dans un village à côté du minin, ben plus du tout, on ne va pas au loto, elle ne va pas au boudin, moi j'y allais, parce que je n'étais pas avec ma mère, ma mère, que je présente dans mon livre, mais elle ne serait pas venue à l'idée de faire ce genre de truc. Et je pense que nous aussi ça donne aux interrojets quand est-ce qu'on prend par aux activités populaires. On ne peut pas dire, on veut le vote populaire, mais sous nos conditions, en fait, venez chez nous parce que chez vous c'est nul. Et ça, c'est vraiment un problème de m'épriser la culture pop, d'expliquer que ce qui nous fait est naz, mais en fait il y a un moment à les gens, ils ont pas envie de se faire chier dessus, quoi. Il dit, franchement, si vous êtes pas d'accord, donc je revoute avec le truc de comment tu parles des proches qui sont séduites du R&D. Non, ben ça a un rapport aussi, c'est qu'en fait au niveau global, ça ne va pas de m'épriser les classes populaires, quand les gens ils ont pas de s'épriser dessus, nos proches aussi. Donc comment tu leur parles, déjà tu t'arrènes de les m'épriser et tu les écoutes. C'est ton conseil principal. Oui, moi c'est mon conseil principal parce que, en fait, ce qu'il faut vraiment comprendre, c'est que, notamment chez les classes populaires, à forcer-y quand vous parlez en tant que personne diplômée, il y a une déchance et il peut y avoir beaucoup de paroles provoques pour vérifier votre loyerté. Est-ce que vous avez une loyerté aux idées ou est-ce que vous avez une loyerté à la personne qui vous êtes en tant de parle? Moi, on me l'a fait beaucoup. On dit des trucs très problématiques pour voir comment je vais réagir. Et quand je réagit comme ça peut m'arriver encore, alors même que c'est quand même mon travail de faire ce genre de formation, en disant "non mais tu peux pas dire ça, putain c'est n'importe quoi, allez, vas-y, c'est bon, tu vas s'ouler, ce qui m'arrive encore, ça nous arrive à tous." La porte ferme tout de suite. Et quand je dis "ok, écoute, tu sais que je suis pas d'accord." Mais j'ai envie de comprendre pourquoi tu dis ça, parce que je t'aime. Qu'est-ce à dire? Parce que ça, je l'ai aussi remarqué, il y a beaucoup d'attaques, perso pour voir, pour se sentir valorisé quand vous avez fait des études et clôtes n'a pas fait des études, il peut y avoir une tentative de reprendre le dessus, en critiquant, en charriant, machin. Il faut pouvoir aussi gérer une blague, enfin quand les gens vous vanne, ça va. -Sauf quoi, Jean? -Les études, toutes ces études, et tu sais toujours pas débarrasser trois aciettes, "Tai, tu dis ça, et pour autant je sais quand même mieux faire la éke-toi." Voilà, moi je rie. On mensulte, on disant "elle, l'un soumis, les colos, bon, je rigole." Il faut apprendre aussi à descendrer 5 minutes et prendre une blague. Mais si c'est des gens très proches qui vous disent des choses dure, moi j'ai aussi pris la utile de dire "Tu sais, ça me fait vraiment de la peine que tu me dis ça." Je comprends pas pourquoi dès qu'on se voit, tu vas absolument me réduire à ça, tu vas absolument me parler de ça. Moi, je veux bien qu'on ait une conversation là-dessus, parce que je comprends que c'est important pour toi et on n'est pas d'accord et on a le droit de paie d'accord. Mais je n'ai pas envie que ce soit en conflit, j'ai pas envie que tu me charrient tout le temps comme ça, genre ça me fait de la peine en fait. J'ai besoin que t'entends que ça me fait de la peine, vu que je sais que tu m'embrances, je comprends pas pourquoi tu vas absolument me faire de la peine comme ça. Ça, ça désarme tout de suite, le truc. Et ça permet à l'autre de dire "Non, attends, en fait, c'était parce que je voulais faire, ça marche pas à tous les coups. Tout ce que je vous dis, c'est des essais. Il n'y a pas de recette magique, sinon ça saurait entre au pouvoir, on aurait la sécurité alimentaire, on travaillait trois heures par jour et ce serait génial. Mais bon, il faut aussi montrer aux gens que l'objectif c'est d'avoir une conversation humain. Le plus important dans la conversation, c'est le lien qui vous junie à cette personne. C'est pas les idées. Vous avez le droit de décider qu'il y a des idées qui pour vous sont des lignes rouges, qui fait que la relation n'est plus possible. Ça, c'est votre droit, c'est vous qui décidez. Mais si vous n'en êtes pas encore là, moi, je vous conseille vraiment de traiter cette relation comme une relation de couple, une relation avec des enfants. En fait, une embrouille sur le lav-selle, le lul des vacances, le machin. Est-ce que vous avez déjà essayé de dire à l'autre? En fait, t'es vraiment trop con. T'as un compris? Je vais t'expliquer comment ça se passe. Ça ne marche pas, non? J'ai une embrouille de couple. Ça ne marche pas mieux en politique, en fait. C'est beaucoup plus utile de dire, j'ai besoin de comprendre, et en amour, comme en amitié de dire, là, on se comprend pas, ce que tu dis, ça me urte. J'ai besoin à la fois de comprendre pourquoi tu dis ça et à la fin de t'expliquer pourquoi moi ça me urte. Et après, on tombera pas forcément d'accord, mais au moins, on se sera mieux compris à la fin de cette conversation, parce que là, j'ai l'impression qu'on n'arrive plus à être en relations, en parler de ça, et que quand on en parle, on en parle mal. J'ai vu plusieurs questions passées sur les municipales qui arrivent bien de vous. Et donc c'est ce que tu dis dans un déposte Instagram. Tu prends un tue reproint des codes du naufiche hyperconnus et à unis. Aewon Tew, former cast, qui est une infiche de recrutement pour l'armée. J'étais. Elle a fait l'umir à la fin Aewon Tew, fort de gagner la bataille des municipales. Donc, à l'on y, c'est parler à nos proches, ou parler à des gens moins proches qui sont cellus par le RN, notamment pour les municipales, quels sont tes préconisations lumières? Alors, il faut parler de concret. On a arrêté des listes. Déjà, déjà présenté voin. Si vous êtes dans un bled à ForSury, où il y a une liste de droite-unique d'extrême droite-machin, montez une liste, progressiste. On n'est pas obligé de l'appeler de gauche. Vous êtes pas obligé d'avoir les logos. On s'en fout. Ok? Juste présentez-vous. Ça va être dur, c'est pas évident, mais rappelez-vous, il y a personne qui va venir nous sauver. On va se sauver tout seul. Il faut arrêter de croire qu'il y a quelqu'un qui va un moment que les partis vont gérer leurs. Non, on va se sauver tout seul. Donc, ensuite, sur les municipales, je vois une question sur mes lanches. On arrête de parler du national. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'est-ce que vous mangez tes enfants à l'école et nos repas-en à l'épade? Comment est-ce qu'on va se déplacer? Est-ce qu'il va y avoir de la culture ou pas dans notre bled? Et où est-ce qu'on va habiter? C'est ça, les grandes prérogatives d'une municipale. Il faut dire aux gens, en fait, on parle de concret. On parle pas de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise. On parle pas de Jordan Bardela et de ses procès. On s'en fout. On parle de, qu'est-ce qu'on veut pour notre village? Il faut dépolitiser le machin. Ah, c'est intéressant. Parce qu'on va y dans les discussions avec les proches, celui par le RN. Il faut partir dans les vieux quotidiennes et politiser le problème. Donc, dire, voilà, si t'es pas assez payé, c'est pas la faute des immigrés, c'est la faute des patrons. Si tu galères à l'atelier, c'est parce que l'état a pas mis largement pour qu'on puisse construire des logements, etc., etc. Mais dans les municipales, dépolitiser le basard. Voilà, c'est ça. Il faut comprendre ce que vont faire les listes de droite et d'extrême droite. Il faut pouvoir dire aux gens, regardent dans tel ville, je vous donne un exemple et d'un beau monde. Le grand fief tu a reine dans le Nord-Pas de Calais. Une des premières choses qu'a fait street prix-wa, le mer-renne, c'est de fermer le secours populaire. Alors, la question qui se pose, là, est-ce que tu penses que les gens qui n'ont pas assez à manger, et qu'il y a une assaut qui essayent de les aider, est-ce qu'ils doivent pouvoir continuer à recevoir à bouffer? Si tu penses oui, alors du coup, va-te pas pour le mer-renne. Mais vu que l'argument, c'est les assister et tout ça. Alors après, c'est les différents souvent quand c'est la ville. Parce que c'est des gens que les gens connaissent. Donc, ils sont moins dures, vous savez, c'est un peu le principe de la lecture plus dur.
avec les gens qu'on connaît pas parce qu'il y a moins de danger perso. Mais il faut vraiment réussir à dire que vont faire ces gens. Et à parler de ce que vous voulez faire aussi. Il faut qu'on arrête des toujours en réactions. Vous rappelez, on fait une tuffe plus sympa. On propose des trucs mieux. Parce qu'en fait, on en amarde de toujours dire les autres qui vont faire si, et eux ils ont fait ça, machin. Vous pouvez le dire. Moi je pense que c'est important d'avoir, en tête, que fait le RN quand le RN prend le pouvoir. Enfin, Racheline, c'est quoi, Friezus. Des tournements de fond public. Enfin, c'est quand même toujours bien de. Et pareil, il faut expliquer, ça veut rien dire, des tournements de fond public. Ça veut dire il a pris l'argent qui devait payer les gens qui étaient paysages pour la mairie et il s'est acheté une montre avec. Il faut être concret. Concret, concret, concret. Et après, il faut dire ce que la liste de gauche propose. En fait, parler de ça, parler de. Il faudra assurer les gens en disant si c'est possible. Parce que un truc qui nous bute, c'est la fatalité. Non, en gros, on peut pas avoir des trucs chouettes parce qu'on n'a pas assez d'argent, parce que n'en a pas. C'est pas vrai. Il faut dire aux gens regarder. Ce budget, il existe. En fait, il faut y croire. Venez on essaye. Venez on essaye d'y croire. On essaye de pas y croire, ça fonctionne pas. Venez on essaye autre chose. Et puis si ça ne marche pas dans ce saison, on mettra quelqu'un d'autre. Mais là, on a l'occasion, si vous avez une liste, sympa en plus, de dire, "Nogamment, tu veux qu'ils mangent bio ou qu'ils mangent pas bio?" Pas priori, tu veux. Dès c'est un commun, qui est une orgat qui analyse les à penser majoritaires sur différents sujets, a fait des études sur les municipales. Et puis si on dit aux gens, c'est très intéressant, je trouve. Est-ce que vous voulez plus de bio dans les cantines et les épaules? Donc il y a 7 % de gens hyper-cholots qui disent "non". Bon, mais eux, bah on ne leur parle pas. On ne va pas qu'on vingt que tout le monde. L'objectif c'est 51 %. Et après, sur ces 80, 13 % de gens qui disent "oui", il y a plus de la moitié de gens qui disent "oui", mais pas sûr que ce soit la priorité. C'est assez gens qu'il faut parler. Parce qu'en fait, eux, ils sont dans un logique de manque de jeu à somme négative. Si on fait ça, ça veut dire qu'on fera pas ça. Si on fait ça, oui, ce serait bien, mais on n'a pas l'argent. En fait, il faut qu'on dise, mais si on peut, il y a des. Regarde, eux, ils l'ont fait, eux, ils l'ont fait. Ça, ça a créé du l'emploi. Enfin, je vais dire, il y a un truc, une newsletter, sympa qui s'appelle la Fédération des trucs qui marchent. Ce truc n'est pas si ou. C'est sûr qu'est celle, les newsleteurs, qui racontent plein de trucs qui ont fonctionné. Ah ça, moi j'adore. Je teure tous ces trucs, les histoires de trucs honga, les trucs. Il faut de l'espoire, en fait. Alors, il faut pouvoir dire aux gens, eh, ça, en fait, à Montsartou, à Château-Neuf-sur-Grasse, donc deux villages dans l'arrière-paineté ni soie, il y a du bio à toutes les cantines et tous les épaules. Ça permet d'embocher des pays en local, et après, ils ont créé un magasin pour vendre le surplus. C'est possible. Ça existe. Il y a des villages qui ont mis des panneaux solaires partout. Il y a des villages qui vont à la chasse aux subventions et qui rénovent leurs écoles. Je veux dire tout ça. Il y a des villages, comme tu dis, cette commune d'Herdré, j'ai vraiment l'orathlantique, en fait, en parlant de le livre Pâche 60, qui met des pices cyclables partout, ce qui fait que les gens peuvent, enfin, c'est des places à vélo, parce que, dans la plupart des zones rurales, vous pouvez pas vous déplacer à vélo, parce que les routes elles sont vraiment beaucoup trop dangereuses. Enfin, vous voulez pas mourir, il faut. Il est passé un s'amener, arrivé pour aller voir ma grand-mère. Bon, elle est décédée maintenant, mais de faire les 20 kilomètres entre la gare et le village, mais j'avais vraiment. J'ai pas aimé mourir réplacement de fond, en fait. On va devoir prendre leur vélo, enfin, c'est trop dangereux. Donc, je pense qu'il y a vraiment un enjeu à dire aux gens, c'est possible. On peut y arriver. Parce que là, c'est la "dép" tout le monde. Je sais pas si vous voyez le nom. Comme les gens sont aussi résignés. Ah, mais c'est sûr que le R&D va passer en 2027. Non, non, non. En fait, là, on est pas en 2027. On va être en 2026. Il va y avoir une élection d'un 35 000 communes de France qu'on peut gagner. C'est tout. Donc, venez, on fait ça d'abord. Si jamais il n'y a pas de liste de gauche, organisez vous faites une liste de gauche. Si jamais il y a une liste de gauche, si tu les as les voir, proposez l'heure de faire du porte à porte. Donc, moi, en ce moment, je travaille chez Victor Popular. On est en train de lancer un programme d'accompagnement des listes de gauche, progressistes, dans les petites communes. On va vous aider. Il y a des ressources qui existent. En fait, on a quatre mois pour se retroucer les manches. C'est possible. On peut gagner des trucs, ok? C'est pas la fin. Et je vous le rappelle quand même. On est élus préférés des Français. Donc, ça parola du poids. Quelles soient OPMU, au commémoration de Jones, novembre, sur le marché, etc. Et ça fait une grosse différence si quelqu'un, si on parle de vision du monde, passe sa vie à relayer les éléments de langage du RN, passe sa vie à dire dans mes les autres, c'est sur c'est la compétition, si na na na na. Ou si il y a quelqu'un qui dit, "Venez, on arrête de parler de ça à la limite". Si on veut mettre tout le monde d'accord, on va organiser un banquet par an pour qu'on se parle tous et pour les gens qui ne pas de Noël. Et on va mettre des panosolaires, parce que sans parler du grand débat sur le nucléaire le machin, venez, on va avoir, on va être autonome en électricité chéne. En fait, tout ça, on peut le faire. Donc, on fait ça et je vous rappelle que ces gens a disent le Sénat. Et si on. Oui, que les élus locaux, en fait, c'est eux qui vote pour le Sénat. Donc, c'est pas une s'estapée, un Sénat d'extrême droite ou de droite, si il faut vraiment investir les municipiers immédiats. Exactement. Un comprensif que le part des parties de gauche n'est pas. Ça me fait plus de bâcher non plus à part se demander qui va dériger les grandes métropoles qui sont déjà à gauche. Et en plus, ne même pas réussir à se unir pour nous éviter à Chida Datia Paris. C'est vraiment franchement si c'est pour faire ça, mais interessez-vous au blé, non? Franchement, il y a 87% des communes françaises où il y a moins de 2500 habitants. 87% de 35 000 communes de feu du monde. Moi, j'ai trois envie de me manger un politique, mais franchement, je viens à Paris 19e. C'est un des circonscriptions les plus à gauche, les détruits nos assauts qui font des choses sur le terrain. Après, vous vous rappelez, il y a l'interco, etc. Les municipales décident aussi d'autres échelons administratifs, notamment l'intercommunalité. Et ça, il ne faut pas qu'on laisse. Comme c'est des élections pas sexy, nous, on les laisse à la droite. Et c'est fini ça, en fait. Maintenant, je vous le dis, personne va venir nous sauver. Il faut qu'on se sauve nous-même, donc il faut qu'on se sorte les doigts. Il faut qu'on accepte de se. De s'engager, je lis, il faut du temps, il est d'énergie pour s'engager en politique. Oui, c'est vrai, mais ça donne aussi beaucoup d'énergie. De s'engager. Et en fait, si on ne le fait pas, ça prend moins de temps et d'énergie de son agent politique pour prendre les arbres contre les fascistes. Tout à fait. Les Français, les Tranjés inscrivez-vous pour faire du phonique. Alors là, je veux, je veux, je veux, mon victoire populaire, hein. Mais on vous pouvez faire plein de trucs à distance. Vous pouvez essayer pas si vous avez une compétence, vous êtes graphiste. Envoyez-moi un message et je vous mets en lien avec des petites listes qui ont besoin de graphistes. Enfin, franchement, ne partez pas du principe que vous ne pouvez rien faire, parce que sinon, vous allez rien faire. Et on a vraiment besoin, mais je crois que le temps de la neutralité, le temps d'une enengagement, il est terminé. C'est malheureux. C'était bien de pouvoir faire d'autres trucs. Mais là, je crois que face à la menace qui pèse, il faut tout ce qu'on prenne un grand. une grande respiration et qu'on retourne au combat quoi. Donc, y compris dans les discussions avec nos proches où c'est important de passer par accès, pas aller lâcher, il faut pas aller lâcher. C'est bien quand même de maintenir le lien en sport, pour pouvoir parler de petites, parce que c'est vrai que vous êtes en embouillie. Mais il fait pas. Avec tous vos proches qui sont pour le R&D, vous pourrez parler de politique avec que ça c'est ça. Si vous avez. En fait, je pense qu'il y a. Vous pouvez aussi d'entendre que, à qui vous ne voulez plus parler, parce que c'est trop difficile et vous pouvez rompre les liens. Il y a plein de gens pour qu'il s'est beaucoup moins radical. Et vous avez aussi le droit de parler de leur bébé, de parler de leur loisie, de parler de vous. En fait, vous n'êtes pas obligé de traiter chaque conversation comme le grand moment de combat politique du truc. En fait, c'est vraiment pénible quand à quelqu'un qui a l'air déterminé à te convaincre. Ouais. Qui te vend un truc quoi. Exactement. Et j'ai essayé là avec mon parents, il m'a dit à pleure. Tu as rien me vendre, en fait. Arrête. Donc, bon, c'était pas la même technique. Ouais. Et c'est ce qu'on disait avant, la radicalisation, c'est quand il y a plus de prise, il y a plus d'où, il y a plus de. Et ça, ça n'arrive que quand il y a plus de liens avec l'extérieur. Et le R&N compte là-dessus. Le R&N se nourrit de ça en disant aujourd'hui, "Oui, vous, j'ai dit ce qui dit ce qui dit de vous, "il vous m'éprise, il vous aime pas." Mais faites les mentir. Rappelez-vous, on est le candidu-quiff. En fait, on va gagner. Ça te dit qu'on est vraiment le candidu-plaisir, le candidat-quiff, la joie, le conel de la solidarité. Ouais, grave, c'est trop important. Ça, je voulais quand même le dire, Vincent Tiberi, pour finir sur une note positive, qui travaille sur l'intolérance. Il a créé un truc qui s'appelle l'intolérance et il dit que l'intolérance était plus forte chez les électeurs PC des communistes. Dans les années 70, que chez les électeurs du R&N aujourd'hui. Donc, il y a des batailles qu'on est en train de gagner chez nous. Il ne faut pas croire. Il faut vraiment faire mentir le R&N sur cette vision de la France où il aura les périodes bennes comme soi. On sera une espèce de reçu j'affacho un repère de la France éternelle qui change pas chez nous aussi. Il y a des couples mix, chez nous aussi. Il y a des immigrés chez nous aussi, il y a des trans, chez nous aussi, il y a des féministes. En fait, on est tout aussi nombreux et nombreuses, même si parfois. Parce que les choses sont moins denses. Il y a une sanction à la différence qui est plus importante dans un lieu qui est très structuré par l'interconnecence. Et c'est à dire, mais chez nous aussi, on aime, on travaille différemment. Et on n'est pas ce qu'ils essaient de faire de nous. Et il ne faut pas se laisser faire là-dessus sur cette vision. C'est pour ça que je dis même si ça vous coûte, même si c'est dur, si vous êtes de gauche, si vous êtes progressiste, si vous êtes féministe, si vous êtes antiraciste, si vous êtes propalestinien. Mais soyez le fièrement de manière ouverte. Mais soyez le, en fait, chez nous. Ne vous cachez pas. On a besoin de vous. Merci, nous mire. Bon, il va en 2 heures. Merci. Oh, ma God, viens, on va dîner chez moi. Oui, je suis en voisin. D'acquoter. Oui, il a préparé des trucs. Merci beaucoup à l'humir la prête d'être venu chez moi. Ce soir-là, merci à vous que tu avais posé vos questions. Je vous recommande de lire et d'offrir son livre. C'est Jean-là, que j'ai trouvé vraiment excellente. C'est un récit documentais sensible, qui solide une traduction très bien écrit et qui donne vraiment des clips pour comprendre et pour agir. Toutes les références que nous avons citées sont à retrouver en détail dans l'article qui accompagne cet épisode sur mon substac. Renverser la vidéo.
Remverser la table c'est un podcast créé et produit par moi, Victoire Tuayon, financé par vous. Merci beaucoup et je le plaisir de travailler avec des femmes talentueuses, Jean Longini qui s'occupe de la production et de la communication, Solène Moulin qui a réalisé cet épisode et composé la musique, Amanda Jilou qui a conçu l'identité graphique et Mélanie Vasue qui s'occupe de la pub et des partenariats. Merci beaucoup pour votre écoute, abseintôt et tenez-nous au courant si vous plaît des conversations que vous avez eu avec vos proches de vos difficultés. Voilà, continuons à échanger autour de ces sujets parce que malheureusement, à mon avis, ça va durer toute notre vie. Merci. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
L’invitée, L’omère la Près, militante écologiste, propose des techniques pour discuter avec des proches séduits par le Rassemblement National (RN).
Elle insiste sur l’importance d’écouter deux fois plus que de parler, afin de comprendre les racines du vote RN : désespoir, colère face aux problèmes réels (coût de la vie, services publics), et confusion entretenue sur les responsables.
La voiture est un symbole clé
Elle critique la vision du monde néolibérale et xénophobe du RN, où « l’autre est un danger », et propose de la contrer en valorisant la solidarité et l’autonomie collective.
Elle souligne l’urgence des élections municipales de 2026, cruciales pour éviter un basculement du Sénat à l’extrême droite, et appelle à faire campagne localement dès maintenant.
Summary:
Dans cette transcription, L’omère la Près, militante écologiste de 33 ans, partage des conseils pour dialoguer avec des proches attirés par le Rassemblement National. Elle explique que ce parti d’extrême droite gagne du terrain en France, notamment dans les zones rurales et périurbaines, où le sentiment de désespoir et de colère est fort face à la hausse du coût de la vie, la fermeture des services publics et la précarité. Selon elle, il faut d’abord écouter pour comprendre les motivations des électeurs, plutôt que de les juger ou de les confronter directement.
Un exemple central est la voiture : pour beaucoup, elle n’est pas un simple objet mais une valeur de liberté et d’autonomie, surtout dans des régions où les transports en commun sont inexistants. L’invitée critique la vision du monde du RN, qui oppose les individus les uns aux autres, et propose de promouvoir une alternative basée sur la coopération et l’autonomie collective, comme dans les coopératives ouvrières. Elle insiste aussi sur l’importance des élections municipales de 2026, qu’elle considère comme un enjeu crucial pour empêcher l’extrême droite de conquérir le Sénat.
Son message final est clair : il faut occuper le terrain, tisser des liens avec les acteurs locaux (commerçants, entraîneurs sportifs) et monter des listes dans les petites communes, pour offrir une vision politique différente et combattre le RN sur le terrain des idées et des valeurs.
FAQs
Il faut d'abord se rappeler pourquoi on l'aime et adopter une approche d'écoute. Utilisez vos deux oreilles et une bouche pour écouter deux fois plus que vous ne parlez, afin de comprendre ce qui motive son adhésion.
Dans les zones rurales et périurbaines, la voiture est perçue comme une valeur de liberté et d'autonomie, pas comme un simple objet. Sans elle, les gens se sentent enfermés et dépendants des autres.
Ne commencez pas par critiquer la pollution de la voiture. Concentrez-vous plutôt sur la vision du monde de l'autre et montrez que la solidarité collective peut offrir plus d'autonomie que la consommation individuelle.
Le vote RN découle d'une expérience physique et tangible du monde : sentiment d'enfermement, perte d'autonomie au travail et dans la vie quotidienne, et une vision où les autres sont des ennemis en compétition.
Racontez des histoires de solidarité et de coopération, comme les ouvriers qui reprennent leur usine en SCOP. Montrez que les autres sont une force dans un rapport de force vertical, pas des ennemis.
La nature y est perçue comme une ressource à extraire pour survivre, pas comme un patrimoine à protéger. Les gens sont confrontés à un choix binaire : manger ou protéger l'environnement.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.