In the podcast episode, Charles Pépin delves into the complex question of believing in God in the face of suffering and evil in the world. He discusses different philosophical viewpoints on faith and doubt, emphasizing the significance of integrating doubt into one's belief to prevent violence and intolerance. Various perspectives from philosophers such as Kirkegaard, Pascal, and Kant are explored, offering insights into the nature of faith and reason. The episode underscores the idea that experiencing doubt is a crucial aspect of the journey towards faith, as many renowned believers have acknowledged the presence of doubt in their spiritual paths. Ultimately, the discussion encourages a nuanced understanding of belief in God, one that embraces doubt as a healthy component of faith.
Transcription
3557 Words, 20120 Characters
Arrêtez-nous ici pour réfléchir en paix. Une philosophie, le podcast de Charles Pépin, vous est présenté par Naos et le MK2 Institut. Aujourd'hui, comment croire en Dieu? On va faire un exercice que je faisais souvent avec mes élèves de lycée. On répète la phrase, on la laisse nous traverser. Comment croire en Dieu, comment croire en Dieu? Et alors, on entend tout de suite plein de résences et au moins deux. Comment croire en Dieu aujourd'hui, conjointurnellement, quand on voit l'état du monde et quand on voit le mal que les hommes sont capables de se faire. Et puis, sur un plan absolument non conjointuriel, sur un plan de l'absolu, sur le plan philosophique même, de quelle manière croire en Dieu. Et notamment, on entend peut-être, croire en Dieu, à ce qu'il n'y a pas d'une distinction intéressante à faire, entre une foi qui serait une certitude subjective qui m'enveille totalement, qui traverse tout entier mon être et ma subjectivité. Ou alors, la croyance, est-ce que ce ne serait pas distingué de la foi, au sens peut-être où la croyance, à la différence de la foi, pourrait incorporer une petite voire une grande dimension de doute. Mais n'allons pas trop vite et revenons au début comment croire en Dieu. Comment croire en Dieu quand on voit l'actualité géopolitique, quand on voit le terroriste, quand on voit les guerres, quand on voit les attentats, quand on voit le mal que les hommes sont capables de se faire entre eux. Et vous savez, par rapport à cette question, la théologie répond souvent quelque chose qui me parait extrêmement insatisfaisant et qui est et on trouve ça dans les trois monothéistes, que Dieu a créé l'homme libre. Donc, c'est pas un argument d'opposer le malheur, la violence, les crimes, les meurtres de masse à l'existence de Dieu, parce que cela relèverait de la liberté de l'homme, Dieu et en créer l'homme libre. Donc, on dit ça, et puis on a l'impression que c'est un argument de haut niveau théologique. Et à la verse, quand on dit ce que j'ai dit en introduction, quand on voit la violence, la agressivité, la haine, les assassinats, les meurtres de masse, en doute de l'existence de Dieu, et bien cela, on est renvoyé à quelque chose de pauvre comme si c'était très médiocre, comme pensé. Et comme si, à contrario, le point de vue théologique, visant à dire que Dieu a créé l'homme libre serait de haute tenue intellectuelle. Je pense que c'est tout le contraire, que cet argument, il est complètement bidon, qu'il est basement rhétorique, que cela rit marien, de s'arrêter à cette idée, que Dieu aurait créé un homme libre. On ne voit pas comment un Dieu omniscient, omnipotent, aurait créé un homme libre et se concentré de le regarder, massacré ces congénères. Et à l'inverse, le sentiment du sens commun, et bien, je le défend totalement, évidemment, qu'on doute, et que c'est tout à fait normal, de douter de l'existence de Dieu, d'être même envahi et pourquoi pas détruit par ce doute si on a la foi, parce que quand on voit le mal que l'homme est capable de faire à l'homme, oui, en effet, je trouve ça légitime de douter de l'existence de Dieu. Et alors, je reprends, et je le fais souvent dans ma philosophie, je l'avais fait déjà, dans la philosophie de la joie, de dire que le sens commun a une sorte de puissance philosophique en lui-même, quand le sens commun dit que oui, on est fou de joie, que c'est la joie de vivre, ces expressions très simples et qui je crois portent une vraie sagesse philosophique de la même façon. Quand les gens disent que si Dieu existe, il a dû partir en voyage, il a dû partir en vacances, il n'est pas très présent, je trouve qu'il y a dans cette affecte quelque chose de très profond. Maintenant, allons plus loin. Comment croire en Dieu? Eh bien, si on répond avec Kirkegaard, que la foi est décorélée de ce qu'on observe objectivement dans le monde, alors la violence, les guerres, le terrorisme, les attentats ne nous font pas douter de l'existence de Dieu, si on repart du point de départ que la foi est une pure folie et souvenez-vous de Kirkegaard de 10 ans, moins j'ai de raison de croire en Dieu, plus je suis libre, dit croire. Parce que, précisément, la foi est définie par Kirkegaard comme un saut métà rationnel, métà, ça veut dire à la foi au-delà, et ça veut dire après. Ça veut dire qu'au fond, c'est par rationnel, c'est par raisonnable, c'est ça qui est beau dans la foi, c'est une folie. Évidemment, c'est fou de croire qu'il existe un être omniscient, omnipotent, omnimement qui a créé le monde et qu'on n'a jamais rencontré et dont on n'a jamais fait l'expérience, mais c'est ça la foi, c'est pas une affaire de Kirkegaard de bonne valeur, c'est pas une affaire de Kirkegaard, d'éducation, de catégisme, c'est pas une affaire de Kirkegaard de dogmes, de rythme, tout ça, c'est la religion sociale, tout ça, c'est la religion qui s'accocune avec le pouvoir, c'est pas ça la foi. Kirkegaard s'inscrit dans cette grande tradition, il y avait aussi Pascal. La vérité de Dieu ne se prouve pas, elle s'y prouve, la nuit de feu Pascal, la révélation. Mais là, quelque part, ça raisonne par rapport à notre première idée. C'est que si on est fait la foi et cette folie qui nous illumine et qui est décorérée de ce qu'on observe en effet dans le monde, eh bien les malheurs, les guerres, les attentats peuvent tout à fait ne pas nous faire douter de cette foi parce que depuis le début, elle se situe dans une stupéfiante décorération à l'égard de ce que nous pouvons observer. Alors, à la question comment croire en Dieu, on répond le contraire de ce qui serait une réponse phénoménologique. Par exemple, on trouvait ce début de réponse chez Aristote, lorsqu'il dit qu'au temps on regarde le monde et qu'on voit comment le monde semble bien d'organiser, alors on se dit qu'il doit bien avoir une cause première et on parle du monde et de son organisation harmonieuse, voire de sa beauté et on en arrive à l'hypothèse de Dieu. Dans ce cas-là, c'est phénoménologique, on croit à partir de ce qu'on voit et c'est ainsi que des vacansciés peuvent se dire en Italie, par exemple, mais tellement déglise, tellement de cathédrale, tellement d'architecture, tellement de beauté, tellement de peinture que quelque part, ça nous souffre l'existence de Dieu parce que si il y a tout ça pour rien, c'est qu'on est sacrément fou. Mais c'est la même réponse que j'ai envie de dire, entre guillemets phénoménologiques, on partira du monde pour en arriver à Dieu. Dans la même façon, on trouve aussi l'idée que tout se s'enversait, c'est l'ître de s'enversait, quelque part indique l'existence d'un Dieu parce que ce serait vraiment trop fou de faire couler autant de l'ître de s'en en invoquant quelqu'un qui n'est qu'une illusion. Et vous voyez, c'est toute cette réponse phénoménologique avec la notion de s'enversait, avec la notion de beauté de cathédrale, ça ne marche pas parce que l'existence de Dieu n'est pas sur le même plan que ce qu'on peut observer dans le monde concret qu'il s'agisse de guerre, de cathédrale ou de la forme des becs et des pattes de canard qui indiqueraient un créateur ou, comme le disait Aristote, un premier moteur. C'est pourquoi, à cette question, comment croire en Dieu, la première réponse, c'est avec qu'il peut garder d'une manière mystique, en comprenant que la foi relève d'un saut, un saut dans l'inconnu, par de la, le raisonnable, par de la, le rationnel. Quand on a bien compris ce que dit qu'il peut garder, alors on sourit devant celles et ceux qui nous disent "moi j'ai la foi" parce que j'ai été élevé dans tel éducation. Alors on sourit devant celles et ceux qui sont simplement indoctrines et qui sont simplement dressés et qui nous parlent de leur foi alors qu'on sent très bien que nul foi ne les traverse que c'est simplement de la répétition voire du conformisme social. Parce que la religion a cette fonction de créer du lien social peut-être que c'est très bien qu'on a besoin pour être ensemble de pratiquer à la même heure très bien, mais c'est n'a rien à voir avec l'existence de Dieu et c'est cela que nous rappellent merveilleusement. Chirque garde, si vous voulez un film qui illustre ça, et bien je vous recommande le ché d'œuvre du cinéma d'Annoir, ordette, de Dreyer, ordette, ça veut dire la parole en ébreu, il s'agit quelque part de la vie de Jésus et de la manière dont le message de Jésus a été accueillie en son temps, vous allez voir attention chez d'œuvre. Maintenant revenons à la question, comment croire en Dieu? Il y a une réponse simétrique opposée à celle que je viens de développer avec Kirque garde ou Pascal, c'est la réponse de la théologie rationnelle, avec les preuves rationnelles de l'existence de Dieu. Alors on trouve ça chez Saint-Anselme, je vous recommande quand même le meilleur livre à suger, c'est le pro-slogion de Saint-Anselme. Alors en général, les preuves rationnelles, l'existence de Dieu quand on les trouve chez Descartes, moi elles sont franchement pas terribles, elles ne sont pas convainquantes, en gros je vous le résume. Il s'agit de dire moi être fini, je ne peux former que des idées finis à partir des choses finis dont je fais l'expérience sensible dans l'espace et dans le temps. Or, j'ai en moi l'idée de l'infini, donc je n'ai pas pu former cette idée tout seul, vu que je ne forme que des idées finis à partir du monde fini. C'est bien, c'est QFD qui l'existe par voie de conséquence, un être infinie qui m'a mis cette idée dans la tête, donc à partir du moment où j'ai l'idée de Dieu, Dieu ne peut qu'exister. Ça c'est ce qu'on appelle la preuve ontologique de l'existence de Dieu, ça n'est pas très convainquant, il y a juste une modalité convainquante qui est chez Saint-Anselme. Je ne peux pas vous le résumer maintenant, ce que c'est trop technique, mais je vous propose une belle expérience existentielle. Le proche logon de Saint-Anselme, ça ne se trouve pas en livre de poche, vous allez le trouver chez un bouquiniste ou sur un acide de revente, un joli livre d'occasion, vous mettez dans un endroit bien visible en terrasses et vous lisez devant tout le monde le proche logon de Saint-Anselme, je vous promets, belle rencontre assurée. Mais évidemment, c'est encore moins convainquant de partir de l'idée de Dieu dans la tête de l'homme pour en arriver à l'existence de Dieu et de fonder sa foi à la dessus, ce qu'on appelle la théologie rationnelle. C'est encore moins convainquant que de partir de la forme du bec du canard ou de partir du nombre de litres de 100 inversés ou de partir du nombre de cathédrales dans le monde, parce que, comme la très bien objectée, Foyer Bar, dans son livre, qui est une bombe, l'essence du christianisme, qui est traînée de chien d'une certaine manière, et bien peut-être que cette idée d'un fini, nous l'avons en nous. Et ce que dit Foyer Bar, c'est que nous ne voulons pas assumer tout l'infini que nous sentons en nous, nous avons en tant qu'humain, dit Foyer Bar, des dispositions infinies, une intelligence possiblement infinie, une empathie possiblement infinie, une imagination possiblement infinie, mais nous ne voulons pas l'admettre alors nos hypothasions cela et nous attribuons à Dieu ce qu'en fait nous sentons, comme potentiel, proprement humain. Voilà pourquoi Foyer Bar un appel au meurtre de Dieu pour qu'unci l'homme se ressaisise de son pouvoir d'infini, et bien sûr, ça rappelle aussi la thèse nicienne de la mort de Dieu, pour qu'unci l'homme se ressaisise dans son infinité et dans ce cas là, il n'est pas surprenant que nous ayons en nous l'idée de l'infini, c'est pas Dieu qu'il amise en nous, c'est parce que nous, en tant qu'humain, nous savons que nous sommes capables de quelque chose d'infini, alors ce serait de l'intelligence, ce serait peut-être l'amour, ce serait peut-être la volonté, ce n'est pas ici le sujet, ça ne permet en tout cas de refuser la réponse de la théologie rationnelle à la question comment croire en Dieu, cette réponse étant en le démontrant, et nos objectons avec cela, comme je l'ai dit précédemment, et avec Pascal, que Dieu ne se prouffe pas, il s'est prouvé. Vous entendez maintenant le comment raisonner, parce qu'on a eu déjà de réponse très opposée. Je vous en propose maintenant une troisième, qui est inspirée du philosophe italien Johnny Vatimo dans son livre "espérée croire", il a aussi été engagé en politique en Italie, et j'aime bien ce penseur, parce qu'il nous dit qu'il faudrait peut-être croire en Dieu au sens commun du verbe croire. Est-ce que tu crois que tu as réussi ton devoir de filot? Oui, je crois. Est-ce que tu crois qu'il fera beau demain? Oui, j'ai vu la météo, elle n'est pas très fière, mais oui, je crois. Est-ce que tu crois que vous allez divorcer bientôt? Oui, je crois. Ça veut dire qu'au fond, j'ai quelques raisons de pencher d'un côté plutôt que de l'autre. C'est pas une science exacte, j'ai pas une certitude absolue, mais je penche plutôt d'un côté que de l'autre, et je l'assume, et je sais qu'il ne s'agit que d'une croyance, que je ne confonds pas avec un savoir. Appliquons cette notion de la croyance à Dieu, c'est très intéressant. Ok, il y a une hypothèse autrement farfelue, qui est l'existence de Dieu, un être omniscient et omnipotentant avec un cœur infini. Et bien, j'y crois. C'est-à-dire que je sais que c'est pas sûr, mais je penche plutôt de ce côté-là. Finalement, cette idée de croire en Dieu n'ont pas au sens une certitude absolue subjective qui m'enveille, mais au sens simplement d'accorder plus de crédit à la réalité de cette idée qu'à son absence. Et bien, ça me paraît très intéressant, d'une certaine manière. C'est un peu ce que proposent Kant, lorsqu'il appelle Dieu une idée de la raison, dans la critique de la raison pure, Kant nous dit que nous avons dans notre raison des idées que nous ne pouvons pas démontrer. Nous pouvons y croire, mais sans être sûr que ça existe, parce qu'à l'heure, ce serait confondre la croyance avec un savoir, peut-être que dans la foi absolue qu'on a évoqué précédemment, il y a une confusion de la croyance et du savoir. Et ce que dit Kant, c'est que nous avons des idées de la raison, et la attention, c'est un faux ami, et les idées de la raison chez Kant, en fait, ça devrait est traduire par les objets de la croyance. Donc, acceptons, et pour Kant, les trois idées de la raison, donc là, je vous fais un petit passage de la critique de la raison pure, c'est le mois, le monde et Dieu. Mais en vérité, c'est trois idées renvoient à Dieu, parce que c'est le monde en tant qu'il est créé par Dieu, et c'est le mois en tant que j'ai peut-être la vie éternelle de mon âme grâce à Dieu. Donc, comprenez-nous que selon Kant, en effet, nous avons l'idée de Dieu en nous, mais lui, il n'en déduit pas assurément, comme dans la théologie rationnelle qu'il critique l'existence nécessaire de Dieu, il dit simplement que c'est une bonne idée, et que c'est une bonne idée qui peut nous ouvrir et l'esprit. Par exemple, si on est savant, et qu'on a l'idée de Dieu sous des vauts d'aristote, comme ayant possiblement orchestré cette nature arbonneuse, ça va nous aider à trouver les lois universelles, comme la chute des corps ou la gravitation, parce que l'idée d'une intelligence supérieure, tu aurais agencé l'ensemble, et d'une idée assez régulatrice pour le travail du savant, et quand on va ainsi voir une pomme tombée, peut-être se dire que c'est la même loi qui fait tomber la pomme par terre et qui a tirat la lune vers la terre, parce qu'il y a un être supérieure qui a agencé l'ensemble, donc c'est plutôt une bonne idée, ça ne veut pas dire qu'on est sur que ça existe, mais on y croit, au sens où on accorde du crédit à une idée hautement hypothétique. Dans la même façon, d'y quand l'idée de Dieu qui produit l'idée de la vie éternelle de mon âme, elle peut être un cadre intéressant pour me développer moralement, parce que c'est tellement dur de devenir quelqu'un de bien, de s'améliorer, que si je suis sûr qu'il y a rien après la mort, que je vais pourri et me faire bouffer par les verres, je suis plutôt être invité à être égoïste et à profiter de la vie avant que ce soit trop tard, mais si, en revanche, j'ai l'idée que peut-être, j'aurais la vie éternelle de mon âme, que peut-être Dieu existe, ça va réguler positivement mon effort, pour devenir meilleur. Voilà une belle idée, comment croire en Dieu comme ça, en en doutant un peu, en étant pas sûr, mais en étant régulé par cette possibilité qui relève de la croyance, qui relève de l'espérance. Voilà pourquoi le livre de Janie Vatimo porte ce joli titre espéré croire. Évidemment, cette idée d'une croyance qui est un corps port du doute, elle évite la violence, elle évite l'intelligence, parce que je n'ai pas tué quelqu'un vu que moi-même, je doute. Par contre, si je suis dans la foi comme certitude subjective et en plus dans le monoteïisme avec l'idée qu'il y a un seul Dieu, je peux ne pas supporter le fait qu'on me dise que ce Dieu n'existe pas parce que je suis sûr qu'il existe ou alors ne pas supporter le fait qu'on me parle d'un autre Dieu qui va être en concurrence avec le míin. C'est pourquoi le monoteïisme, quand il est compris comme une certitude subjective, absolue, portant lui, une possible violence. Mais si on s'arrête à cette idée qui va de Kant à Janie Vatimo et qu'on dit qu'on peut croire en Dieu en en doutant, alors on est protégé de l'excessive violence, on est protégé de l'intelligence, puisque moi-même je doute, je n'ai plus aucune raison de t'agresser, si tu n'es pas d'accord avec moi. Alors voilà, vous m'avez vu arriver avec mes gros sabots de philosophe, j'aime bien cette réponse, comment croire en Dieu en en doutant. Je me souviens d'ailleurs que Jésus lui-même a douté l'existence de son père, mon père, mon père, mon Dieu, pourquoi m'a-tu abandonné. On va finir sur une petite réflexion sur le doute, parce que tout le monde doute en fait. Je crois que même les fanatiques qui font des attentats suicides, qui se font sauter plein d'exlosifs après avoir tué des innocents, à part quand ils sont complètement drogués et ça arrive, mais à part ce qu'à là, je pense que eux aussi, ils ont un moment de doute quand même. Et peut-être qu'ils passent à l'acte en devnant assassin et en se suicidant, parce que ce moment de doute leur est insupportable. Et qu'une manière de sortir de cet horreur, parce que quand on se dit que si ça se trouve en Dieu des innocents pour rien et qu'on se fait sauter pour rien, c'est un doute insupportable, on pourrait même, et c'est ce que fait le philosophe Slavoche Zisek, interpréter le passage à l'acte, à la lumière de ce doute qui est tellement insupportable que pour en sortir, il déclenche les exclusifs. Et à l'inverse, on pourrait presque dire que la version humaniste du doute, c'est de dire que je supporte le doute. Je doute, mais ça ne met pas insupportable. Et si ça met insupportable, je risque de devenir fanatique, parce que comme le doute est insupportable en moi, il va être insupportable aussi chez les autres, d'où la violence. Et donc, peut-être que ce qui fait qu'on arrive à le croire en Dieu sans être violent, sans être intolerant, c'est qu'on croit en doutant et qu'on supporte très bien ce doute en soi. Mais je vous entends, si vous êtes vraiment croïne. Peut-être que vous vous dites oui, c'est un philosophe, il s'en sort comme il peut, mais il n'a pas vraiment la foi. Je peux entendre cette objection, je peux respecter la certitude subjective que vous avez de l'existence de Dieu, mais je crois qu'il est plus raisonnable de réussir à intégrer dans la croyance ou dans la foi, quelque part, à un moment une dimension de doute. Et je crois, précisément, que c'est ce dont témoigne tous les grands croyants. Ils racontent tous que l'expérience du doute fait partie du chemin de la foi. Je. Ah. Hey. Yeah. Hey. Yeah. Une philosophie, le podcast de Charles Pépin, a été pensé et conçu par Charles Pépin, et réalisé par Adorable Studio. À la semaine prochaine. Pourquoi me postue la question en si tu connais d'avance la réponse? Tu te tronques? Je te pose la question, qu'un je cherche la vérité pour toi comme pour moi.
Podcast Summary
Key Points:
Charles Pépin's podcast presented by Naos and the MK2 Institut discusses the topic of believing in God.
The episode explores different perspectives on how to believe in God amidst the world's suffering and evil.
Various philosophical approaches to faith and doubt are discussed, including perspectives from Kirkegaard, Pascal, and Kant.
The importance of incorporating doubt into belief to avoid violence and intolerance is highlighted.
Summary:
In the podcast episode, Charles Pépin delves into the complex question of believing in God in the face of suffering and evil in the world. He discusses different philosophical viewpoints on faith and doubt, emphasizing the significance of integrating doubt into one's belief to prevent violence and intolerance. Various perspectives from philosophers such as Kirkegaard, Pascal, and Kant are explored, offering insights into the nature of faith and reason.
The episode underscores the idea that experiencing doubt is a crucial aspect of the journey towards faith, as many renowned believers have acknowledged the presence of doubt in their spiritual paths. Ultimately, the discussion encourages a nuanced understanding of belief in God, one that embraces doubt as a healthy component of faith.
FAQs
La foi peut être perçue comme un saut métarationnel au-delà de l'observation objective du monde, permettant de ne pas douter de l'existence de Dieu malgré les malheurs et les atrocités.
La foi est souvent associée à une certitude subjective profonde, tandis que la croyance peut comporter une dimension de doute, suggérant une approche plus nuancée envers l'existence de Dieu.
Certaines approches théologiques tentent de prouver rationnellement l'existence de Dieu, mais ces preuves ne sont pas toujours convaincantes et peuvent être remises en question par des philosophes comme Kant.
Selon certaines perspectives philosophiques, il est possible de croire en Dieu en intégrant une dimension de doute, ce qui peut éviter la violence et l'intolérance associées à une certitude absolue.
Le doute fait partie intégrante du cheminement de la foi selon de nombreux grands croyants, témoignant de la complexité et de la profondeur de la relation avec Dieu.
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