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Clausura a la orilla del Tomebamba

from Teoría del Derecho y de los Principios

19m 49s

Clausura a la orilla del Tomebamba

Cet épisode du podcast "Entrez dans l'histoire" de Laurent Deutsch est consacré à la peste noire, l'événement le plus dévastateur du Moyen Âge. Le récit commence en 1346 à Caffa, comptoir génois assiégé par l'armée mongole de la Horde d'Or. Décimés par une maladie mystérieuse, les Mongoles catapultent leurs cadavres infectés par-dessus les remparts, inventant la première guerre bactériologique de l'histoire. Les marchands génois qui fuient la ville embarquent sans le savoir la bactérie Yersinia pestis, transmise par les puces des rats, et la propagent dans tous les ports méditerranéens puis dans toute l'Europe jusqu'en 1351. La maladie, appelée "peste noire" en raison des bubons qui noircissent le corps des victimes, se propage plus vite qu'un cheval au galop et tue dans des proportions apocalyptiques. Les médecins de l'époque, ignorants du principe de contagion, appliquent des remèdes inefficaces fondés sur la théorie des humeurs : saignées, purges, cataplasmes à base de crapauds ou de plumes de poulet, et masques en bec de corbeau remplis d'épices. La panique engendre des réactions collectives extrêmes : fuites massives, processions de flagellants, danses de Saint-Guy et pogroms sanglants contre les communautés juives accusées d'empoisonner les puits. Pourtant, la crise fait naître les premières réglementations sanitaires : quarantaine de quarante jours à Raguse, billets de santé à Brignoles et mesures de confinement préconisées par le pape Clément VI. En 1352, l'Europe a perdu la moitié de sa population, mais la peste a paradoxalement ébranlé les superstitions médiévales et ouvert la voie à la Renaissance.

Transcription

3060 Words, 18277 Characters

French
Napoléon dans les pas de l'empereur, le podcast. Napoléon meurt à 52 ans. Aucun des bonheurs partent à dépasser 55 ans. Et ça, c'est quelque chose qui a un poids tout à fait fondamental. Ce sont des gens qui vivent dans le temps rapide. Et ça peut expliquer le fait d'être pressé continuuellement par le temps qui passe. Napoléon dans les pas de l'empereur, c'est l'un des 300 podcasts à retrouver. Sur RTL.fr et la Pierre-TL. RTL raconte. Du lundi au vendredi, entrez dans l'histoire avec Laurent Dutch. Bonjour les amis, c'est Laurent Dutch. Qu'est-ce que je suis content de vous retrouver pour se rendez vous quotidien avec l'histoire? Ah ouais, ça me réconforte car nous sommes en autone et c'est pas ma saison préférée. Oui, les arbres se dénude, les jours raccourcis. Il commence à faire froid. C'est le début des maladies, c'est le début des virus, c'est le début des épidémies. Et là, évidemment, vous vous dites "oh là là il va nous coller la déprime". Et bah pas du tout, au contraire. Alors, on va parler épidémies pour se rappeler de la chance qu'on a de vivre à notre époque. Oui, avec les vaccins, avec les antibiotiques, avec les antivirus. Et pour mieux vous en convaincre, je vais vous raconter le cauchemar des épidémies. L'enfer des maladies convécut nos ancêtres autant de la peste noire. La peste noire, qu'elle n'ont terrible une maladie qui est apparue dans la seconde moitié du 14ème siècle et qui a été l'événement le plus dévastateur et le plus tragique du Moyen-Âge. En tout cas, à présent, on va retrouver l'égeste barrière, mettez vos masques et prenez votre gel hydroalcoolique, on n'est jamais trop prudent, car je vous emmène faire une plongée dans la grande pestilence du 14ème siècle. Surtiez-le! Nous sommes en 1346 en crimez sur les bords de la mer noire. Et nous sommes sur le comptoir génoie de Caffa, qui est assiégé depuis plusieurs mois par l'armée de la Orde d'Or. Une armée de guerriers mongole venu d'Asie est commandée par Gianni Begg, le petit fils du célèbre et impitoillable Jen Giscane. La situation des habitants de Caffa est celle des marchands italienes qui se trouvent et désastreuses. Afamée, piégé derrière les homures de la ville, les malheureux ont perdu tout espoir de s'en sortir. Mais en ce jour de septembre 1346, la chance semble enfin tournée. Les habitants de la petite cité portuaire s'aperçoivent en effet que les soldats de la Orde d'Or s'offrapaient par un mal inconnue, un mal qu'ils ont probablement ramené avec eux et qu'ils étuent à une vitesse incroyable. Évidemment, cette maladie inattendue est une véritable oeuvre pour nos Asiegés qui pensent enfin être délivrés de leurs assayants. Mais non, y a rien à faire, les mongoles persistent malgré tout à tenir le siège. Et contre tout attente, ils changent même de stratégie. Ils optent tout à coup pour une tactique digne de l'un des meilleurs épisodes de Wolking Dead. À l'aide de très bûchers, lancètre de la catapulte, ils se mettent à lancer leur mort par-dessus les remparts de la ville. Eh oui, les types se disent, on va leur jeter nos cadavres infétés et saira plus vite que d'attendre des plombes. Vous l'avez compris, les mongoles viennent d'inventer la première guerre bactériologique. Et en l'espace de quelques semaines, la maladie va décimer non seulement les troupes de la Orde, mais également la population de CAFA. Si bien que les mongoles décident finalement de lever le siège, mais que les marchandiers nois eux aussi, sans presse de quitter la ville, avant de succomber à leur tour à ce mal mystérieux. Mais ce que les marchandiers nois ignorent encore, c'est qu'en quittant leur comptoir, ils embarquent à bord de leur navire une mystérieuse passagère. Une passagère clandestine et insoupçonnée, qui causera bientôt la mort de millions d'êtres humains. L'intrusque, les survivants de CAFA emmènent avec eux, à la forme d'un bâtonnet et mesure deux micro-mètres. Elle s'appelle Yersinia Pestis, du nom de celui qu'il a découvert à 1894, le médecin Alexandre Yersin, indiceple de Pasteur. Yersinia Pestis est l'un des agents patogènes les plus virulents et les plus meurtriers au monde. Cette bactérie infecte d'abord les rats, qui eux-mêmes la transmettent au puce qu'ils transportent. Et vous avez de viner la suite, lorsque les puces morts de les hommes, elles le refilent aussitôt la maladie. Ainsi, en 1347, lorsque nos marchands italien reprennent la mer, ils sont loin de se douter qu'ils vont propager cette bactérie dans chaque port où ils feront à l'orexcal. L'empire Byzantin est le premier touché, puis c'est autour de la Sicile, de l'Italie, du sud de la France, de la Croacie, de la Grèce et enfin de l'Espagne. En un an, les galère génoises ont répandu la maladie mortelle dans tout le bassin méditerranéen. Par contagion, le mal s'est ensuite à toute l'Europe crétienne. Aucun pays ni échappe. La grande vague pesteuse, défaire le tour à tour sur l'Allemagne, le Danemark, la Grande-Bretagne, l'Irlande, puis la Scandinavie et enfin l'Islande pour s'arrêter en 1351 au pleine désertique de la Russie. T'es un feu mortifait et rien contrôlable, elle n'épargne pas non plus le monde musulman. Elle frappe le proche et le Moyen-Orient, la palestine le magrèbe, l'Égypte. Bon, là il faut quand même préciser que c'est pas la première épidémite peste venu d'Asie. Non, une catastrophe similaire avait déjà eu lieu dans l'empire Byzantin en 541 sous le règne de l'empereur Justinien. Seulement, quand cette deuxième épidémite touche l'Europe, 7 ans plus tard, personne ne fait le rapprochement avec la précédente. On l'a oublié la peste de Justinien. Et même si on en a gardé un vague souvenir dans les comptes et légendes, on imagine pas un seul instant qu'il puisse agir de la même maladie. La peste noire va se répandre beaucoup plus rapidement que toutes les autres épidémies, que ce soit la variole, le coléra, la gale, le tifus, ou encore la dysentrie. La peste noire, la mort noire, comme on l'appelle, s'étend plus vite qu'un feut de forêt. Elle parcourt, vain lieu par jour, soit environ 80 kilomètres. Elle va plus vite qu'un cheval au galot. Et quand elle s'approche de vous, il est souvent déjà trop tard. Et elle va tuer dans des proportions extraordinaires, un chroniqueur de l'époque écrit, il y a eu tellement de morts que tout se crure que c'était la fin du monde. Et oui les amis, en l'an de grâce 1348, les gens pensent que l'apocalypse qu'on leur annonce depuis plus de 1000 ans est malheureusement arrivé. Et puis surtout, la maladie s'accompagne de signes que personne n'avait encore jamais vu. Des symptômes étranges qui font vraiment flipper. Oui, car au début, les gens n'emplois pas encore le terme de peste noir. Non, ils parlent de grandes pestilences ou de morts d'ence. On parle aussi de la maladie des bosses, parce que donc l'un des premiers symptômes est un gonflement des gonglions laphatiques au niveau de l'haine, des essaisles, et du coup. Et quand ces abscesses supurent, il en sort un jubre infoncé totalement répuillant. D'où le nom de peste noir condonnera plus tard à la maladie. Mais ces grosses pustules et bubons ne sont pas les seuls symptômes. Les gens sont également pris de fièvre, de vomissement, de diarrés, de mot de tête ou de douleur musculaire. Bref, c'est l'heureux, c'est un cauchemar. Et comme si ça ne suffisait pas, une autre variante de la maladie commence à circuler en même temps la peste pulmonaire qui elle affecte le système respiratoire. Et là, pour ceux qui ne porterait pas encore de masques, vous connaissez le principe, quand on touche ou quand on crache, au projet des gouttlettes sur les copains. L'avez-vous très régulièrement les mains ou utilisez une solution hydraulique, tousées ou éternuées dans votre coude, utilisez des mouchoirs à usage unique puis je télé. Oui, et le problème, c'est qu'au XIVème siècle, les gestes barrières, on connaît pas. Alors, imaginez un peu la cata. Les gens tombent comme des mouches, et personne ne semblent en mesure de guérir cette maladie, cette pestice atrocissima déterminée à exterminer la rassumaine. Personne n'a de remède, les médecins sont impuissants. Bon, il faut dire qu'à l'époque, au niveau compétence, on n'était pas autopin. Les médecins, ils avaient clairement pas bas de plus dix, et pour soigner leurs passions, ils avaient pas encore d'antibiotique. Ah oui, il faudra quand même attendre le 20ème siècle avant Alexander Fleming découvre la péniciline. Non, au Moyen-Âge, en dehors de la prière, les remèdes, c'est signaré, vomitaré, cararré, pour paraudier le maladie maginaire de Molière. Car la grande croyance à l'époque, c'est la théorie des humeurs, hérité d'hypocratés de galliens, deux médecins grèques de l'antiquité. On pense en effet que les maladies sont causées par un déséquilibre des humeurs, des fluides s'écrétées par notre organisme, le sang, la habite, la bille jaune, ou la bille noire. Le principe est très simple. Dès qu'une humeur l'emporte sur les autres, il faut vite rétablir l'équilibre en purgeant le malade. Du coup, on le seigne, c'est néré. On le fait vomir, vomitaré. Et si ça suffit pas, on lui fait en supplément un petit lavement. Cararré! Le clistère, ou il clistère! Non, pas le clistère, pas le clistère! On va y souvenir, on va y souvenir! Mais les médecins utilisent aussi d'autres remèdes pour soigner la mort noire. Hum, remèdes, tout aussi inefficaces. Par exemple, afin d'éviter l'apparition des bubon, les ganglions enflé et douloureux, ils enduisent le corps des patients de cataplasme, une sorte de préparation pateuse dont la composition peut nous laisser son jeur. On y mettait de la résine de pain, des crapeaux, du miel et même des asticaux. Ils font aussi avaler au malade des émeraux de broyer ou à défaut pour les plus pauvres, des petites quantités d'arceniques ou de mercures. Oui carrément du poison! Et c'est pas tout un c'est même à florilège. Allez je, je résiste pas au plaisir de vous citer encore quelques uns des remèdes les plus populaires de l'époque. On a par exemple la méthode vicarie, du nom du médecin anglais Thomas Vicarie. Alors, avec cette méthode, on déplume un poulet et on l'applique toujours vivant, c'est important sur les bubon pour extirper la maladie. On peut aussi frotter les morceaux d'un serpent mort sur l'absence à marcher aussi. Enfin, c'est censé marcher. Et oui car là, le serpent étant l'incarnation de Satan, le mal est censé être attiré par le mal. Oui genre, et mon égatif. Pour les plus riches, on peut aussi boire du vinaigre mélanger à de la poudre de l'icorne. Si ça existe, en tout cas aucun d'orzième siècle, on croit encore l'icorne. Comme on croit aussi au centaur, au griffon et même au dragon. Et en plus de la théorie des humeurs, nos médecins médiévaux vont même nous inventer la théorie des miènes. La peste serait dû à des poisons mortifères contenus dans l'air. Des poisons provoquées par les tremblements de terre, les tempêtes, la conjonction des planètes ou le passage d'une comète. Du coup, pour purifier, l'air courant plus des villes, il font des fumigations d'ensemble de choux ou de paix brûlés. Et pour se prémunir de toute cette pestilence ambiante, nos médecins s'affubent de grands chapeaux et de l'ommento. Et ils se collent sur le nez, des masques en forme de bec de corbeau remplis de toutes sortes dépices. Et si ce même masque qui deviendra au 16ème siècle, l'accessoire incontournable du fameux médicaux de la peste est le docteur de la comédia de l'arté. Mais évidemment, faut-il le préciser, rien de tout cela ne viendra à bout de cette calamité. Le fléau touche les villes comme les campagnes, les riches comme les pauvres. De nombreuses têtes couronnais succommes comme les autres. L'impératrice de bisonce, Anne de Moscou, le roi du Portugal est doit premier, le roi de Castille, alfonce 11, la reine d'Angleterre, Anne de Bohème, Louis I, le roi de Sicile, et même, Anne de Bourgogne, la reine de France, à tous les étages, c'est les catombes. Et l'immense stress, suscité par l'épidémie, va aussi donner lieu à des réactions pour le moins surprenantes. On pourrait même dire, à des scènes dystéries collectives. Oui alors, au début et en comprend facilement, ce sera le sauf qui peut général. Un grand nombre de personnes quitte leur foyer, on prend tout ce qu'on peut, mami, l'égoce, le baluchon et tout le monde tende de fuir le plus loin possible, sans se douter que la grande fauchueuse va finir par les rattraper, de toute façon elle va plus vite que. Mais en même temps, les gens cherchent aussi une raison, une explication à ce cataclysme. Et le premier truc qui leur vient à l'esprit, bon sang mais c'est bien sûr, c'est un chatiment divin. On a dû faire un truc qui n'a pas plus au créateur, donc il est furax contre nous. C'est une punition. Il faut absolument se remettre dans les clous, il faut se remettre décaire avec Dieu. Alors on va voir se multiplier les messes, les processions religieuses, destinées à calmer la colère d'ivine et à éloigner les démons. Oui parce que vous connaissez le dicton, si c'est pas Dieu, c'est donc le diable. A partir de 1349, on va voir se développer des défiler de flagellant, des types un peu gelés qui se livrent publics à des actes de pénitence. Et eux, ils font pas son blanc les gars, ils se frappent le corps jusqu'au sang, avec des fouets, munis d'une pointe de faim. On observe aussi d'autres comportements tout à fait surprenant, la manne d'ensemble ou la danse de sangui. En Allemagne ou en Alsace, les gens se mettent à se tortiller nuit et jour de façon étrange jusqu'à s'écrouler de fatigue. Non c'était pas trop ça, non, non plus. Non plus, non plus. Voilà, voilà, plus ambiance technique des années 2000. Et quand on a éliminé la d'ivine providence ou l'œuvre du malin, on va aussi chercher d'autres responsables. On va chercher des bouquets mystères. Les premiers incriminés seront alors les les preux, les mandions et surtout les juifs qu'on accuse d'emploisonner l'audépui. Dès lors, les pogroms vont se multiplier dans toute l'Europe. Des dizaines de milliers de juifs seront massacrés, envoyés au buché ou expulsés des villes. Par exemple, en 1349 à Strasbourg, 2000 juifs seront enfermés dans une branche et brûlés vifs. Mais dans ce Moyen-Âge pétrie de superstition, on va voir aussi émerger des comportements plus rationnels. Oui, on va assister les amis à la naissance des premières réglementations sanitaires. Peu à peu, les autorités communales vont prendre des mesures pragmatiques dont certaines vous allez le voir sont encore appliquées aujourd'hui. En premier lieu, on va interdire de vendre les meubles et les vêtements des morts de la peste qu'on préfère brûler. Et les défins seront désormais éliminés à l'extérieur des villes. Ouf, ça y est, on a enfin compris le principe de la contagion. Ensuite, plusieurs cités italiennes et anglaises interdisent l'entrée aux personnes venant de lieux infectés. Le port de Raguze, aujourd'hui du Brovenique, impose-lu une période d'isolement de 40 jours au navire qui a coste. On vient d'avanter le principe de la quarantaine que nos autorités sanitaires appellent désormais la distanciation sociale. Le pape Clémentci, ses sons médecins, Guille de Choliac, vont même asstorer le premier confinement. Écoutez-les, il faut avoir le plus grand soin d'éloigner les hommes-sins de ceux dont la maladie répandent une mauvaise odeur, car l'air respiré par les malades sortent de leurs bouches corrompus et empoisonnent les autres. Enfin, c'est en province, à Brignol, qui apparaît le premier billet de santé, exigé des voyageurs pour entrer dans la ville. Et oui, c'est l'ancêtre du pass sanitaire si décrier à l'époque du confinement. Malheureusement, à l'époque de la peste noire, toutes ces mesures sont arrivées trop tard et ont été incapable d'endiguer le fléau. En 1352, l'année qui marque la fin de la flambée épidémique, l'Europe est dépeuplée de la moitié de sa population. Oui, comme Thanos, dans Avengers, le mec en claquant des doigts, claque la moitié de la population est décimée. La peste noire, c'est Thanos. Enfin pas le Tétanos, mais Thanos, dans Avengers, pour ceux qu'on la référence. Dans le monde entier, faute demain d'œuvre, un grand nombre de terre sont retournés à l'état sauvage ou à l'état de Friche. Les villes sont désertées, des villages entiers ont disparu. La rareté des dents résalimentaires a entraîné une hausse des prix et provoqué des dizaines épouvantables. Que ce soit le commerce, l'artisanat, l'agriculture, tous les secteurs d'activité sans exception se sont effondrés littéralement. Pendant des siècles, la peste noire, la mort noire, va laisser dans son siège le souvenir macabre d'un monde complètement dévasté. Mais paradoxalement, la grande peste a constitué un progrès évident. Elle a en effet éloigné peu à peu les hommes de leur frayeur supersticieuse. Elle leur a apporté une soif nouvelle de connaissances. Elle les a poussée à prendre des décisions plus pragmatiques, plus rationnelles. En un mot, elle a changé l'émentalité. Oui, car on peut dire qu'il y a eu un avant et un après, 1348. Au delà de son oeuvre de destruction, la bactéritueuse a mis fin à un moyen âge anté par l'astrologie, la superstition à outrance et l'esprit magique. Comme je vous l'ai déjà dit, derrière chaque mal, ce trouve toujours un bien. Et il semblerait que cette hiérciniapestice, en dépit de ses ravages, est pas vélavoi vers une période plus moderne, une période de progrès. La renaissance. Et voilà, les amis, cette épisode d'entrée dans l'histoire consacrée à la peste noire est à présent terminée. Et tant mieux, il était temps parce que moi j'étais à deux doigts de remettre à masque. Ah non non, c'est fini, c'est fini plus de confinement, s'il vous plaît. En tout cas, cette épisode et tous les autres épisodes d'entrée dans l'histoire sont aussi disponibles, si vous le voulez, sur RTL.fr. Ou sur l'application RTL? Quant à moi, je vous retrouve tous les jours à 15 heures, juste avant les grossettes pour de nouvelles histoires passionnantes, sur déchirantes, magnifiques, magiques, captivantes, passionnantes pour des destin tragiques et incroyables qui méritent d'entrée dans l'histoire. Je m'arrête là et je vous retrouve très vite. En attendant, portez-vous bien et n'hésitez pas à vous abonner.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La peste noire, causée par la bactérie Yersinia pestis, est apparue en 1346 à Caffa, un comptoir génois assiégé par l'armée mongole de la Horde d'Or.
  2. Les Mongoles ont utilisé les cadavres infectés comme arme en les catapultant par-dessus les remparts, inventant ainsi la première guerre bactériologique.
  3. Les marchands génois fuyant Caffa ont propagé la maladie dans tout le bassin méditerranéen puis dans toute l'Europe entre 1347 et 1351.
  4. La maladie se transmettait par les puces des rats et provoquait des bubons, de la fièvre et des vomissements, tuant en quelques jours.
  5. Les médecins médiévaux, ignorants de la contagion, appliquaient des remèdes inefficaces fondés sur la théorie des humeurs et des miasmes.
  6. La panique a engendré des réactions collectives extrêmes
  7. Malgré leur arrivée tardive, les premières mesures sanitaires sont nées de la crise : quarantaine, billets de santé et confinement.
  8. La peste noire a décimé la moitié de la population européenne mais a paradoxalement favorisé l'émergence de la Renaissance.

Summary:

Cet épisode du podcast "Entrez dans l'histoire" de Laurent Deutsch est consacré à la peste noire, l'événement le plus dévastateur du Moyen Âge. Le récit commence en 1346 à Caffa, comptoir génois assiégé par l'armée mongole de la Horde d'Or. Décimés par une maladie mystérieuse, les Mongoles catapultent leurs cadavres infectés par-dessus les remparts, inventant la première guerre bactériologique de l'histoire. Les marchands génois qui fuient la ville embarquent sans le savoir la bactérie Yersinia pestis, transmise par les puces des rats, et la propagent dans tous les ports méditerranéens puis dans toute l'Europe jusqu'en 1351.

La maladie, appelée "peste noire" en raison des bubons qui noircissent le corps des victimes, se propage plus vite qu'un cheval au galop et tue dans des proportions apocalyptiques. Les médecins de l'époque, ignorants du principe de contagion, appliquent des remèdes inefficaces fondés sur la théorie des humeurs : saignées, purges, cataplasmes à base de crapauds ou de plumes de poulet, et masques en bec de corbeau remplis d'épices. La panique engendre des réactions collectives extrêmes : fuites massives, processions de flagellants, danses de Saint-Guy et pogroms sanglants contre les communautés juives accusées d'empoisonner les puits.

Pourtant, la crise fait naître les premières réglementations sanitaires : quarantaine de quarante jours à Raguse, billets de santé à Brignoles et mesures de confinement préconisées par le pape Clément VI. En 1352, l'Europe a perdu la moitié de sa population, mais la peste a paradoxalement ébranlé les superstitions médiévales et ouvert la voie à la Renaissance.

FAQs

C'est une maladie dévastatrice apparue au XIVe siècle, causée par la bactérie Yersinia pestis, qui a été l'événement le plus tragique du Moyen Âge.

Des marchands génois fuyant le siège de Caffa ont embarqué la bactérie sur leurs navires et l'ont répandue dans chaque port où ils accostaient, notamment via les rats et leurs puces.

Les malades souffraient de gonflements des ganglions (bubons), de fièvre, de vomissements, de diarrhées et de douleurs. Une variante pulmonaire affectait aussi le système respiratoire.

Ils se fondaient sur la théorie des humeurs et pratiquaient saignées, purges et lavements, ou utilisaient des remèdes inefficaces comme les cataplasmes et les masques en bec de corbeau.

On a vu apparaître la quarantaine de 40 jours, l'isolement des malades, l'interdiction d'entrer pour les personnes venant de lieux infectés et le premier billet de santé, ancêtre du pass sanitaire.

L'Europe a perdu environ la moitié de sa population, des villages entiers ont disparu et tous les secteurs d'activité se sont effondrés.

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