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Christine Lagarde est l’invitée exceptionnelle des Matins

38m 42s

Christine Lagarde est l’invitée exceptionnelle des Matins

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, commente d'abord l'accord potentiel entre Trump et l'Iran, qu'elle juge positif pour la réouverture du détroit d'Ormuz et la réduction de l'instabilité des prix des matières premières, tout en restant prudente sur sa confirmation. Elle rappelle que la BCE a pour mission fondamentale de garantir la stabilité des prix avec un objectif d'inflation de 2 %, et de préserver l'euro. Lagarde justifie la récente hausse des taux directeurs de 0,25 %, passant de 2 % à 2,25 %, comme une réponse nécessaire à la propagation de l'inflation due au choc pétrolier. Elle explique que l'inflation a des effets directs, indirects et de second tour (notamment sur les salaires), et que la BCE doit agir pour éviter une spirale inflationniste durable, qui pénaliserait surtout les ménages les plus vulnérables. Elle rejette l'idée que cette hausse des taux favorise les riches, affirmant que l'inflation non maîtrisée est plus dommageable pour les pauvres. Enfin, Lagarde aborde son mandat, écartant les spéculations sur un départ anticipé pour raisons politiques, mais indique qu'elle interviendrait si l'ancrage européen de la France était menacé. Elle insiste sur son devoir de rester à la barre en période de tempête économique, tout en se disant attentive aux débats politiques français.

Transcription

6221 Words, 37498 Characters

French
-Franç culture. -Les matins de France culture. Guillaume Herrner. -Bonjour, Christine Lagarde. -Bonjour, Guillaume Herrner. -Vous êtes président de la Banque centrale européenne, c'est-à-dire l'une des femmes les plus importantes du monde, les plus puissantes. On va revenir, d'ailleurs, sur le rôle de la Banque centrale européenne. Vous avez au paravant de 2011 à 2019, dirigé le FMI, le fonds monétaire international, mais avant tout, je suis obligé de vous faire réagir à l'information de la nuit. C'est là une du fiert, où j'ai cette suspendue à l'accord entre Trump et l'Iran. Il y aurait donc un accord conclu, celui-ci serait signé dans quelques jours. Ensuite, votre réaction, Christine Lagarde. -Coutes-et-ce que cette nouvelle est confortée par les développements des jours qui viennent la signature d'un même en homme en fin de Staling, d'après ce que j'ai compris vendredi en Suisse, c'est une bonne nouvelle. On ne peut que s'en réjouir. Surtout, si elle consacre l'ouverture et le déménage du détroit d'ormouse, puisque c'était vraiment ce détroit par lequel transité un volume important de gaz et de pétrole qui a entraîné une augmentation phénoménale des cours des matières premières et beaucoup d'instabilité dans le monde. Donc, c'est en soi si c'est confirmé, parce qu'on a été échodé un certain nombre de fois par l'immérences d'un accord, mais il semble d'après ce que non seulement les tweets, des uns et des autres indiques, mais surtout ce que des officiels, des deux côtés à faire des transères indiques, il semblerait que cette fois-ci, ce soit le bon. Donc, on va voir ce que je comprends, c'est qu'il est prévu la réouverture progressive du détroit d'ormouse, pas de pH prélevé par les iraniens, le déménage qui commencerait auquel peut-être un certain nombre d'autres pays participés en soutien, et puis 60 jours supplémentaires pour encore négocier. Donc, on n'a pas encore fini l'histoire et en particulier toute la question de l'enrichissement de l'uranium, reste à débattre, à convenir et à conclure en forme d'accord, puisque c'est d'être un des entre guillemets buts de cette guerre étrange. Et leur sujet 7, vous en attendez quoi, justement dans ce contexte-là, que signent la garde, est-ce que c'est ça, en fait, le point le plus important, le retour à l'appel, peut-être que vous courantez? Vous avez mentionné que j'avais été directrice générale du Femmonétaire international, chaque fois que la paix revient, c'est une bonne nouvelle. Moi, j'ai vu des pays dans lesquels nous avions fait des programmes pour aider aux développements économiques, à la l'amélioration des conditions de vie, des citoyens, où la guerre revenait et où tout était mis par terre à nouveau. Donc le retour de la paix dans l'absolu de toute façon, c'est une bonne nouvelle. Après, vous savez, il y a des calendriers de communication, c'est-à-dire que le fait que la signature soit annoncé hier, le jour de l'anniversaire du président Trump, la veille du début du G7, qui commence ce soir avec une perspective de signature en Suisse, en plus, à tout près des viands. Tout ça n'est pas totalement à Nodein, il y a des communiquants de Grand-Allan qui prévoient les choses. Mais peu importe à la limite, dès lors que ce serait vraiment la paix, on se peut s'en réjouir. Le G7, le G7, chacun des membres participants arrive avec ses buts de négociation. Et c'est toujours très intéressant. Moi, j'ai participé à pas mal de G7, en particulier les 8 années où j'étais directrice générale du FMI, chaque pays fait sa déclaration avant. Il faut une conférence de presse, il s'écrivue une lettre. Et ce qui est très intéressant, c'est de voir s'il y a une espèce de convergence des buts de négociation. C'est pas toujours le cas. Je crois que la gendarme française, c'est de se concentrer sur les grands écranés ambalones seuses entre les différents blocs, les États-Unis, la Chine, l'Europe, et pour voir de quelle manière on pourrait les résorber. J'ai dit en introduction que vous étiez l'une des femmes, sinon la femme la plus importante de Europe, qu'est-ce que Christine Lagarde peut faire pour moi? Qu'est-ce que, dans la Banque centrale européenne, en quoi votre rôle est celui, évidemment, de l'institution que vous présidez et importantes pour les auditrices, les auditeurs, expliqués-nous? Notre mission, telle qu'elle a été fixée par les fondateurs de la Banque centrale européenne, il y a plus de 25 ans, c'est la stabilité d'épri. C'est l'explicité noir sur blanc dans le traité qui nous gouverne. Donc depuis plus de 25 ans, notre mission, c'est de garantir la stabilité d'épri dans tous les États membres de la zone euro. Alors on a commencé petit. On est maintenant 21 États membres depuis qu'on a intégré la Croix-Cie puis la Bulgarie, et dans ces 21 États membres, on les regarde en comme un bloc économique, et on peut revenir là-dessus parce que c'est un des problèmes auxquels nous faisons face, on doit maintenir la stabilité d'épri. On a défini comme étant 2% d'inflation. Pourquoi 2%? Parce qu'on considère que c'est le chiffre qui permet à la fois un peu de négociation salarial, un peu d'héreur statistique, et en même temps, qui ménage une espèce de petit coussin de confort. Et c'est surtout un tout d'inflation qui est relativement un dollar dès lors que les négociations salariales avancent à peu près au même rythme que l'inflation plus de la productivité. Donc ça, c'est la mission. Stabilité d'épri qui est destinée à éviter l'inflation. Sachant que chaque fois qu'on se trouve en situation d'inflation, c'est assez dramatique pour le pouvoir d'achat, pour la consommation des ménages à moins de revenus, que ça entraîne des primes de risques associés aux investissements et aux emprunts à la fois des ménages, des entreprises et des états membres. Donc c'est très important d'arriver à cette stabilité. La deuxième mission que je considère comme la nôtre, à la BCE, c'est de préserver l'euro. C'est notre monécomune à nous tous les 360 millions d'Europe et 1, qui réfléchissent aux gérons payantes en euro. Vous avez décidé, vous collectivement, la bonne centrale européenne, à décider une augmentation d'éto. Il faut dire pour fixer les choses sans entrer trop dans la technique, la BCE considère qu'un taux d'inflation cible et d'environ 2%? C'est 2%! Et les taux, il y a trois taux directeurs. C'est des taux très importants dans notre vie quotidienne. Vous voulez par exemple acheter un appartement, vous dépendez de ces taux. Ces trois taux directeurs, vous avez décidé de les remonter ce qui n'a pas été fait depuis 3 ans. Vous êtes aux alentours de 3,5% en augmentation de taux. Pourquoi avez-vous pris cette décision? Est-ce que cette nouvelle de la nuit, le fait que l'accord soit pris, est-ce que ces deux natures a modifié cette décision, Christine Lagarde? Alors, les trois taux, qu'est-ce que ça représente? C'est le taux auxquels les banques se refinent chez moi à la BCE. Et ça leur donne le coût de l'argent, qu'elle facture ensuite aux entreprises ou aux ménages, ou à l'état, éventuellement, pour qu'ils en prennent. Donc, quand vous, Guillaume Hermère, vous allez acheter un appartement, vous allez obtenir un crédit, il peut être probablement, dont le taux sera fixé par la banque. En tenant compte du taux, quelle elle se finance chez moi, et de la marche qu'elle va réaliser est du risque que vous constitue. Voilà, c'est à peu près ça. Le taux principal, celui dont on parle tout le temps, c'est le taux traditionnel de refinancement quotidien des banques. Aujourd'hui, je vais revenir en arrière, une seconde. Avant la guerre, c'est-à-dire avant le 28 février, le taux directeur était à 2%, et on avait une inflation qui était presque à 2%. Donc, c'était parfait. J'exagère, mais c'était une bonne réalisation. 2% de inflation, un petit peu plus de 2% de inflation, 2% de taux d'intérêt. Qu'est-ce qu'on a vu? On a vu un choc pétrolier brutal, qui est un choc excérieur, qui apporte une augmentation des prix. C'est un peu comme une taxe qui serait facturée par les états producteurs et distributeurs de produits pétroliers. Mais il faut qu'on la paye. En soi, si ça n'est que ça, si ça ne durent pas trop longtemps, on peut considérer qu'on ne va pas bouger. Parce que ça va, gradualement, se résorber tout seul, parce que le choc est de relative faible intensité, de relative faible durée. En revanche, et c'est ce que nous avons commencé à voir. C'est que un choc de cette nature, il est éventuellement durable, sans jour, c'est assez long. Et il est assez fort, et surtout, c'est ça qui est le point le plus important et que j'espère les auditeurs pour en comprendre. C'est que un choc de cette nature se diffuse ensuite dans l'économie. C'est-à-dire que dans un premier temps, si vous allez au restaurant, vous allez conduire votre voiture pour y aller à faible. Vous n'en parce que vous vous avez roulé en vélo, mais vous conduisez votre voiture. Le prix à la pompe, il aura augmenté. Ça, c'est l'effet direct de l'inflation. Si il y a que ça, et si ça s'arrête là, on peut imaginer que la banque centrale laisse faire. Si un mois plus tard, vous retournez dans ce même restaurant, vous prenez toujours la voiture. Vous allez payer un peu plus à la pompe, mais vous allez probablement aussi payer un peu plus au restaurant parce que lui, il aura des produits qui auront augmenté, il aura une note de gaz qui auront augmenté, il aura des coups supplémentaires. Et fait un direct de l'inflation. Ça, on a absolument fait le coup. on commence à le voir un peu partout depuis plusieurs semaines. Et puis, si vous retournez deux mois plus tard, la note sera peut-être un peu plus élevé pour vous, parce que vous pouvez toujours le prêter à la pompe. Vous pouvez toujours des frais de matière première, de nourriture, de farine, de gaz du restaurateur, mais vous allez aussi payer une augmentation probable des salaires. Et ça c'est ce qu'on appelle les frais de second tour, si vous voulez. Et ça, notre mission à la banque centrale européenne, dès lors qu'on commence à identifier ça, il faut tout de suite prendre des mesures. Et c'est la raison pour laquelle, à l'une animité des 21 gouverneurs de banque centrale, nous avons décidé d'augmenter de 0,25, faisant passer le tour de 2 à 2,25%. Mais alors, l'une des conséquences de tout cela, Christine Lagarde, c'est qu'évidemment, on le comprend, l'argent est plus cher, l'argent est plus cher, donc il y a moins de recours à l'investissement. Alors, ça n'est pas seulement les ménages, même si les ménages ont un rôle, sont aussi les entreprises. Et tout cela peut freiner des investissements, alors même que l'Europe, on va évidemment reparler, mais c'est le sujet central, l'Europe est disons dans une mauvaise passe presque structurelle sur le plan économique, notamment du point de vue de son industrie. Vous avez dit le mot, elle est dans une mauvaise passe structurelle. Et ce sont des mesures structurelles qui vont pouvoir répondre aux circonstances actuelles. C'est-à-dire, mais ça, je espère qu'on y reviendra tout à l'heure, mais éliminer les barrières internes, garder l'argent et les parne colossales des ménages, des entreprises en France pour de l'investissement dans l'innovation et dans la compétitivité, c'est exactement la bonne réponse qu'on doit apporter. Moi, à Bangcentral, je suis obligé de remplir ma mission. Je dois assurer la stabilité des prix. Quand je commence à voir le né de l'inflation qui sort et que je me dis non seulement on a des effets directs, on a des effets indirects. Vous souvenez, vous allez au restaurant, etc. Mais qu'on commence à sentir fremeir les effets de seconde tour, c'est-à-dire des risques, dogmentation des salaires en particulier, on doit nécessairement prendre des mesures. Et on a un indicateur qu'on regarde attentivamente, c'est l'inflation sous-jacente. L'inflation sous-jacente, c'est l'augmentation des prix que vous supportez, que je supporte, dont vous défalquez les prix de l'énergie, les prix de la nourriture, parce que ça, ce sont des éléments très variables. Vous gardez le cœur. Et ce cœur-là, aujourd'hui, il est à la hausse. On est à 2,5 % de prévision d'inflation sous-jacente. Je regarde un deuxième élément de manière très attentive aussi, c'est le prix des services. Parce que dans le prix des services, vous avez un élément salaire important. Le prix des services aujourd'hui, il est passé de 3 à 3,5 %. Donc, j'entends les critiques. C'est souvent ce sont des critiques françaises. Et je les comprends. Oh, voilà, elle est en train de prendre des mesures. Ça va tuer la croissance. Moi, je dois tuer l'inflation si elle se réveille. Parce que si elle sort de la bouteille, l'inflation. Pour la faire entrer, ça sera beaucoup plus difficile, ça sera beaucoup plus coûteux. Et une situation inflationniste de long terme, c'est pas acceptable pour les consommateurs, pour les entreprises, non plus. Et moi, je ne frampli pas ma mission. Il y a différents types d'inflation. Alors, vous avez rappelé un type d'inflation, il y a aussi une inflation sur les actifs. Et on dit souvent que, il y a toujours, c'est un peu comme dans la galaxie, il y a toujours de l'inflation quelque part dans l'univers. Il compris de l'inflation en matière d'actifs. On le voit avec la bourse qui atteint des sommets. Requords, certains bien immobiliers, des bien-de-lux. Tout ça pour vous dire que l'éto, élevé, profite aux gens riches, très très riches. Et on peut redouter que cette décision, dont on comprend les tenants et les aboutissants, renforcent encore les inégalités en permettant aux gens extrêmement riches, ceux qui ont du cache et qui profitent. Donc, c'est haut de venir encore plus riche, Christine Lagarde. Il y a beaucoup de choses juste dans ce que vous dites. Mais quand je regarde, moi, ce contre quoi je lute, qui est l'inflation? Qu'est-ce qui est le plus affecté par l'inflation? Ce sont les ménages les plus pauvres. Ce sont eux qui consacrent une grande partie de leur revenu aux achats, dans réalimentaires, au loyer, aux crédits à la consommation, etc. Donc, moi, ma mission, c'est de lutter contre l'inflation. Une augmentation des taux d'intérêt de 0,25, c'est pas ça qui va enrichir les pleuriches. C'est plus favorable. Parce que quand vous investissez, quand vous épargnez, si le taux d'intérêt est un peu plus élevé, c'est plus confortable, ça vous fournit plus de revenus de votre capitale. Mais si je laisse filer l'inflation, qu'est-ce qui va empêcher le plus, le prix? Et si on décidait tout simplement de gager, de relier les salaires à l'inflation, il y aurait une possibilité de dire, voilà, pour les ménages les plus pauvres, il n'y a aucune incidence à une inflation puisque les salaires augmentent très mécaniquement. Alors, c'est un petit peu ce qui se passe, alors c'est tout à fait ce qui se passe par exemple en Belgique parce qu'ils ont gardé le mécanisme d'un exemple. - Donc ça c'est parfait, mais pas en France. - Alors en France, rappelez-vous, on a quand même le SMIC, qu'il lui est indexé sur l'inflation, dès que l'inflation ne dépassa un certain seuil, hop, ça déclenche une augmentation du SMIC qui est décidée par le ministre des Finances sur des conditions qui sont parfaitement convenues. Donc, on a un mécanisme d'indexation sur l'inflation pour la partie des salariés qui en France sont rémunérés au niveau du SMIC. Ça entraîne souvent un effet cliquet au-dessus dans le cadre de négociation salariale. Donc là, il y a toujours un peu de perte de temps entre l'inflation qui tape et la négociation salariale qui intervient un peu plus tard, mais on a fort heureusement un décrochage par rapport à l'indexation complète qu'on avait avant qui elle autoalimentait l'inflation. Ça, c'est un des grands succèges de l'or. - Christine Lagabre, président de la BOMG, central européenne, on se retrouve dans une vingtaine de minutes, où vous pourrez faire des questions politiques également puisque votre mandat s'achève en 2027. Je crois que 2027, ce n'est pas une date complètement neutre pour la France. On a une relécation d'en reparler 8 heures sur France Culture. 6h30, 9h, les matins de France Culture, Guillaume Herrné. - Oui, une autre invité. Christine Lagabre, la présidente de la BOMG, central européenne. On a évoqué avec vous, madame, le rôle extrêmement important de cette institution, où il se trouve que votre mandat expire normalement en fin octobre, de 1727. C'est un mandat du huit ans. Il n'est pas renouvelable. J'ai pu lire en février dernier dans le final showtime, puisque vous envisageiez de ne pas aller au terme de votre mandat pour permettre un renouvellement, peut-être un renouvellement avant la date, qui évoquait mon camarade Jean-Lémarie, autrement dit la présidentielle française. On va le dire explicitement aux auditrices et aux auditeurs pour que Emmanuel Macron, le chancelier allemand Frédéric Mert, par exemple, et la possibilité de choisir votre successeur avant que Neuvienne alléguisée, par exemple, un président appartenant au rassemblement national. - Où, code de spéculation? - Ce que j'ai pu envisager au mois de février dernier, c'était sous l'empire d'une situation que je vous ai décrit de tout à l'heure, c'est-à-dire, inflation de 2%, taux d'intérêt de 2%, le redigital en bonne voix de législation. Donc je pouvais, avec un certain confort, me dire que la mission était accomplie, que j'avais 70 ans et que finalement, je pouvais peut-être prendre une retraite un tout petit peu anticipée. J'ai un sens du devoir et je considère que, quand t'es un peu de tempête, le capitaine reste à bord. Donc le capitaine du bateau, Banque Central européenne, il est à bord et aujourd'hui, nous faisons face à une situation dont on espère qu'elle va s'améliorer un peu avec les accords qui ont peut-être été trouvés en matière de guerre au Moyen-Orient, mais où on a des regains d'inflation où nous avons été obligés à l'une animité de tous les états membres d'augmenter le taux d'intérêt de 0,25%. Moi, je considère qu'il est de m'en devoir d'accomplir la mission, la stabilité des prix, et pour l'instant, c'est ce qui guide mon action. Va de soi que je vais être attentif au propos des uns, des autres au campagne, au programme et que si je m'aperçoit que l'ancrage de la France au sein de l'Union européenne est émenacée par des incompréhensions, par des véléités de séparatisme, je m'exprimerai de là à dire que je suis candidat à quoi que ce soit, certainement pas. Alors attendez, parce que j'avais une autre idée à vous soumettre, Christian, la garde, peut-être que. Voilà. Si vous n'aliez pas au terme de votre mandat, vous pourriez, par exemple, prendre par à la présidentielle française ce qui aurait pour effet de prévenir à certain nombre de tentations populistes puisque vous incarnez une forme de rationalité, qui par les temps qui cours, peut être apprécié par certains. C'est pour ça que je vous dis que si je m'aperçoit que l'ancrage européenne de la France est endangée, je trouverai les moyens de m'exprimer en soutien de cette mission, de cette ancrage européenne, de cette impératif européen, au sein duquel la France doit continuer à porter une autre, voie nationale française, profondément européenne afin de tout simplement qu'ensemble nous soyons plus fort. J'aime votre bout l'engage, mais j'aimerais comprendre le sens de cette phrase. Est-ce que vous exprimez de toute façon heureusement la présidente de la BCE? C'est exprimé politiquement, prendre part aux jeux politiques considérés par exemple que le risque des gouvernements populistes noms votre successeur est un risque trop important pour que vous le preniez? Ce qui guidera ma mission, c'est la mission. C'est-à-dire réaliser l'objectif et érandre les clés d'une banque centrale européenne qui aura garantie la stabilité des prix pour nos concitoyens. C'est l'impératif numéro 20. L'impératif numéro 2, c'est la protection de notre monnaie pour que l'euro soit stable, soit sûr, soit une monnaie respectée et une monnaie forte dans le monde. C'est la deuxième devise internationale aujourd'hui. Le troisième impératif, c'est ce que je vous disais, c'est l'ancrage de la France au sein de l'Union européenne. Donc voilà, je vais essayer de servir ces trois impératifs par ordre décroissant et je trouverai les moyens de m'exprimer. Jean-Lémarie, ça vous inspire une question. Une question tout fraîche ou toute chose, je ne sais pas comment il faut dire puisqu'elle concerne une interview que Jordan Bardela vient de donner aussitre politique au rassemblement nationale pourrait entrer à l'Élysée l'année prochaine. C'est un hypothèse. Et dans cette hypothèse, Jordan Bardela explique que la France réduirait de moitié la contribution française à l'Union européenne, 25 milliards environ. Est-ce que la France retrouverait ainsi des marges de manoeuvre, Christine Lagarde? Premièrement, je n'ai pas lu l'interview. Deuxièmement, je ne veux pas prendre opposition dans un débat politique en cours, pré-campagne électorale. Je observe simplement que l'Europe, c'est un club éminemment important qui a permis de garantir la paix depuis plus de 70 ans, deux qui a permis les changeés bien des services, des capitaux et le mouvement des peuples au sein des états membres de l'Union européenne. Et que quand on fait partie d'un club aussi fondamental que celui-là, on en respecte les règles. On n'arrive pas en disant, je renverse la table, je change tout. Il y a des règles. Je le vois, vous savez au sein du Conseil des Governeurs. Il y a 21 Governeurs qui viennent de 21 et un membre différent avec des contextes politiques différents. Il faut se parler, il faut s'écouter, il faut trouver des convergences, il faut respecter la feuille de route initiale. Il y a des perts fondateurs de l'Europe qui étaient animés par un projet. Il y a eu d'autres successeurs par la suite qui ont amplifié ce projet. Je crois qu'on a encore beaucoup à faire pour que l'Europe soit une région à la fois puissante qui garde son attractivité, qui garde son épargne et qui permette la productivité et le bien-être des concitoyens. Alors justement sur l'Europe, on a évoqué aux informations, les décisions Donald Trump à la fois sur le fond, sur la forme, tout ceci peut susciter certaines formes de perplexité chez certaines personnes. Et Christine Lagarde, l'un des enjeux extrêmement important, c'est la question du dollar. Le dollar, peut-il rester une monnaie de référence avec un président américain ou style aussi bicarré dans ses conditions l'Europe a une carte à jouer? Est-ce que l'Europe pourrait devenir la monnaie de référence? Je vais retenir le premier propos. Est-ce que l'Europe a une carte à jouer? Réponse oui. Est-ce que l'Europe demain peut être le remplaçant du dollar? Non. Ça fonctionne pas comme ça. Bien sûr. Parce que la région européenne, zone euro, 360 millions d'habitants, l'ensemble de l'UE 450 millions d'habitants, soit 100 millions d'habitants de plus que les États-Unis, une région géographique riche de sa diversité, de ses talents, de son épargne considérable et qui a des fondamentaux qui inspire la confiance. J'entends les investisseurs étrangers, ceux qui achètent de la dette dans le monde entier. Aujourd'hui, il y a un véritable intérêt, pas un engouement, mais un intérêt véritable, pour les émissions de dette souveraine et manant de l'UE et peut-il particulièrement de la zone euro. Pourquoi? Parce qu'on est prévisible, parce qu'on respecte la règle de droit. Parce qu'on ne change pas d'avis tous les matins. C'est un problème, parce que parfois la gouvernance européenne, on dit, c'est lourd, ça prend du temps, il faut se consulter, il y a des comités, il y a des tasques forces, etc. C'est vrai. C'est vrai. Mais en contre-parti, on sait exactement à quoi ça tendre. Et par conséquent, les investisseurs savent que leur argent est bien investi dans un univers dont les règles sont connues et sont certaines. L'un des freins a l'idée de faire des bons du trésor, faire des bons du trésor par non-européens, des eurobonds, des saifs, à celles, des actifs. Sur, ce sont les allemands qui ne veulent pas mutualiser les dettes. Mais ce faisant, est-ce qu'on ne se prie pas en Europe d'un outil important? Parce que là, on a une fenêtre. On voit bien que les bons du trésor américain sont moins sûrs qu'au par avant, qui y a un risque, je dis pas que c'est un risque possible de rééchelonnement de la dette américaine. Je ne vais pas me prononcer sur le sujet d'un rééchelonnement de dette américaine. En revanche, je pense que le grand projet de l'Union des marchés de capitaux, on appelle l'Union de les parings et de l'investissement maintenant, ne sera un vrai succès que si on a un instrument de dette mutualisé qui donne de la profondeur et de la liquidité au marché. Ça, c'est une des clés de la réussite des États-Unis. Le dollar et fort, parce qu'il y a aussi des bons du trésor, à profusion et que les investisseurs ont de la liquidité, par conséquent. Nous, aujourd'hui, on n'a pas encore ça. C'est pas que l'on sait pas le faire. On l'a fait une fois. En réponse au Covid, on a émis un emprunt européen d'environ 800 milliards d'euros qui a permis de répondre aux impératifs économiques, financiers, de liquidités, de l'ensemble des États membres au moment de la crise du Covid. Mais on n'a pas forcément besoin du Covid pour faire ça. Moi, jusqu'à ce que j'espère, dans la perspective d'une union économique et monétaire, dont nous nous fournissons la partie monétaire, c'est que la partie économique et financière pourra être développée entre les États membres, notamment de la zone euro, autour de le projet Fédérateur, qui justifie un financement collectif. Ça veut dire que si, par exemple, on s'accorde tous ensemble pour dire que la défense, c'est un impératif. À ce moment-là, peut-être. Pas aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui, il y a encore des prises de position très fermes et hostiles à ce projet. Mais peut-être qu'à ce moment, les allemands et quelques autres, ils ne sont pas tout sols. Les allemands et quelques autres se diront, oui, c'est dans notre intérêt collectif, d'avoir une dette qui soit commune aux États membres afin de financer la défense qui nous est commune parce qu'on est ensemble et qu'on est plus fort ensemble. Alors, j'ai une autre proposition. On a parlé, il y a quelques minutes des crypto-monnaies sans entrer dans les détails techniques, il y a les crypto-devis et puis il y a un type de devis, un peu particulier qu'on appelle des Stablecoins. Les Stablecoins, ils représentent aujourd'hui un marché très important, 500 milliards de dollars, un peu moins, un peu exagéré. 350 pour US/DC et Têteur, par exemple, donc un peu moins, mais ils sont en croissance extrêmement rapide. Pourquoi la Banque centrale européenne refuse de faire des Stablecoins qui aurait là aussi un intérêt extrêmement vif? Non, on refuse pas du tout, hein? Permettez-moi juste peut-être un point. Il y a d'un côté les crypto-actifs, mais ne s'appelait pas des deux vis parce qu'ils ont inant pas les caractéristiques de deux vis, je vais jamais vous payer un café en crypto et vous n'yrez pas acheter une perte de chaussures en crypto. Cela, on les met de côté. Cela, on les met de côté, c'est des instruments spéculatifs, ça monte, ça descend. On est pas ça à la baissée. Mais les Stablecoins, non mais c'est moins spéculatif. Non, ce n'est pas qu'on aime pas ça, ce sont des actifs. Les gens qui veulent prendre un risque, mettre un ticket de chez pas 1,200,000 euros selon les moyens des gens sur un actif super spéculatif, c'est leur problème. Simplement qu'est-ce que c'est qu'un Stablecoin? C'est une promesse, donc je m'appelle Tether ou Circle, ce sont les deux principaux aujourd'hui. Et je vous dis, mon cher Guillaume, vous m'achetez un Stablecoins que je vous ai m'aie, en contre partie vous allez me payer. Et moi, je vous garantis que le jour où vous voulez échanger votre Stablecoins, je vous rendrai en équivalent $. Parce que 99% du marché aujourd'hui, il est en Stablecoins $. Quelle est l'intérêt après tout? Parce que je pourrais aussi simplement transacter en dollars avec vous. L'intérêt c'est qu'il y a un certain nombre de fonctions qui aujourd'hui tournent lentement avec des coups importants. C'est le cas particulièrement des paiements transfrontaliers. C'est le cas aussi des pays dans lesquels il y a une très forte inflation et où la devise est faible. Et où là, on essaie de substituer quelque chose d'autre à doser au dollar ou à doser à l'Europe, puisque c'est possible aussi. Et ça donne une espèce de confort, premièrement. Et deuxièmement, ce que disent les grands émetteurs de Stablecoins, c'est transiger avec mes Stablecoins. Ça vous coûte à moi cher dans les transferts transfrontaliers. Quand on rentre dans le détail de ce que ça coûte des filles et des filles. etc. C'est pas si, avant d'avouer de faire ça, pardon, oui c'est vrai, les frais, les commissions, les trouser les frottements diverses et variés, ce n'est pas si bon marcher que ça, mais c'est quand même mieux que ce que fournissele marcher jusqu'à présent. Nous ce qu'on dit à la banque européenne, c'est bon, que l'elle intérée, on comprend pas très bien, il y a peut-être des cas d'utilisation particulière, des pays particuliers, mais cette inventivité numérique, cette utilisation de ce qu'on appelle distribueux de l'adjet technologie, donc vous allez sûrement trouver une traduction immédiate. Ça, il faut l'encourager, il faut absolument sans saisir de cette technologie et parvenir à des transactions plus rapides, moins cher, plus efficace. C'est exactement ce qu'on appelle, alors c'est à nouveau, vous allez hurler, la tokenisation des actifs, le fait des peaux. Un token, c'est un jeton, le fait de transformer en jeton, en jeton qui lui-même aurait un cours. C'est très intéressant, en fait. - En fait, à la fois, c'est très technique, alors les gens disent, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire? - En fait, ça fait un coup de cheveux, c'est bon. - J'ai compris ça le jour, je suis un peu plus vieillé que vous, et donc j'ai vécu la dématérialisation des titres. Autre fois, on avait des obligations avec des coupons, vous allez chercher votre coupons, etc. Et puis, dans les années, fin des années 80, on a dématérialisé. Donc, c'était devenu des dossiers qui étaient tenus dans des registres. On n'avait plus son coupons. Ça, c'est une étape plus achevée encore de la dématérialisation, parce que tout ça sera inscrit dans des dossiers purement numériques qui constituent une chaîne de transaction. - Bon, alors, je vais le dire autrement, parce qu'on voit que ce sont des sujets très techniques, mais à la fois, on voit aussi que la sphère de la finance qui représente des sommes gigantesques, en quelque sorte, a l'insu des citoyens et en train de se développer de manière considérable avec un risque aussi que l'Europe soit marginalisée. Je prends un autre exemple, Christine Lagarde, sur lequel j'aimerais votre réaction anthropique. Donc, c'est une firme d'intelligence artificielle. A vu l'un de ses modèles interdit à l'extérieur des États-Unis pour les non-américains, ce qui veut dire que si vous voulez utiliser Fabol-Five, en France, si vous êtes pas américains, vous pouvez pas. Et donc là, il y a un risque de marginaliser l'information supplémentaire, alors même que l'Europe est fragilisée. Qu'est-ce que la présidente de la BCE pense justement de ce risque là? - Je pense trois choses. La première chose, c'est que cette situation créée par la détermination des États-Unis allarmée par anthropique, qui est l'éditeur de ces outils dont vous n'êtes parler. Donc, la décision des États-Unis devrait nous amener instantanément à réfléchir à qui sont nos acteurs à nous, qui peut se substituer à ça? On a en France un grand acteur qui est mistral. J'espère que ça permettra à mistral de faire des levées de fonds très importantes et d'avoir des valorisations boursières compatibles avec ces perspectives. Il y a la même chose en Suède, il y a la même chose en Al-Magnac. Donc, on a des champions européens. Il faut les aider. Il faut les pousser. On n'est pas obligé de se tourner toujours vers les États-Unis. Premièrement, deuxièmeement, je pense, pour l'avoir un peu exploré parce que nous avons regardé attentivement les risques de stabilité financière de ces outils que vous évoquiez tout à l'heure. On doit impérativement se poser la question des effets de l'intelligence artificielle sur la gestion du système financier, sur les infrastructures financières, sur l'ensemble des univers dans lesquelles on fonctionne, pensé au contrôleur aérien. Quand ils sont en train de gérer un système d'arrivée et de départ des avions, imaginons que le système de gestion soit pénétré par un acteur toxique qui utilise l'intelligence artificielle à des fins négatifs, il faut absolument se défendre contre ça. Donc, ce que moi, je pense, c'est que nous devrions ensemble et au niveau des gouvernements établir une espèce de feuilles de route, de cadre de fonctionnement de l'intelligence artificielle pour se préserver de ces risques-là et il faut absolument que les chinois soient à table, parce que les chinois sont les prochains acteurs sur le terrain. Justement, les chinois, puisque vous venez de prononcer… Je vous fais des bonnes liaisons. Oui, c'est merveilleux parce que… Vous avez voilà, il faut parler de la Chine. Alors, parlons de la Chine, Christine, la garde. Est-ce que vous n'avez pas justement la sensation que la politique économique de la Chine, même si elle se paye d'un coup politique autoritaire très élevé, et aujourd'hui, une politique bien plus agile, bien plus astucieuse que celle de nombre de démocratie? Astuceuse, je ne sais pas parce que ça, c'est leur jugement, plus agile. Oui, malgré des rigidités de structure incroyable. C'est-à-dire que en Chine, sur un marché gigantesque, avec des investissements colossaux dont certains largement subventionnés par l'Etat, un groupe de 9 personnes, présidé par le présidentie, peut décider de telle ou telle direction, de telle ou telle stratégie industrielle, de telle ou telle concurrence entre les acteurs pour arriver non seulement à commercialiser sur le marché domestique, mais commercialiser en dehors du marché chinois. Ça, c'est évident. Jean-Lémarie, il nous reste quelques instants peut-être Guillaume pour parler de la crise climatique, et si importante, il se trouve que cette semaine il va faire très chaud en Europe que les climatologues observe s'est fait nomenes avec beaucoup d'inquiétude évidemment, phénomène qui rend nos vies quotidiennes beaucoup plus difficiles, et qui ont un impact majeur aussi sur les économies. C'est la question de l'inflation que vous évoquez, mais c'est beaucoup plus vaste aujourd'hui. Est-ce que l'Europe est à la hauteur de ce défi aujourd'hui sur les questions que vous suivez et Christine Lagarde? En matière de climat? Oui. Elle est plus l'Europe aujourd'hui et plus à la hauteur qu'un certain nombre d'autres pays dans le monde, certainement plus que, par exemple les États-Unis, mais l'Europe doit non seulement poursuivre la voix qui a été engagée, la transition climatique poursuivre des mesures qui sont impopulaires, à nouveau, Guyon Mermer va me mot dire, mais c'est le ETS-N-Mission. Alors là je ne comprends pas. La jef y arrivera pas. C'est un coussupplementaire qu'on impose aux entreprises qui ne prennent pas les mesures de la transition climatique. Donc c'est un impôt. Vous ne respectez pas les engagements de l'accord de Paris. Par exemple, vous ne réduisez pas vos émissions de CO2, bah vous allez payer une taxe. C'est difficile. Ça va être en négociation ETS-1 puis ETS-2. C'est hyper important de continuer sur cette voie-là, même si ça augmente les coups parce que c'est le seul moyen de parvenir à une transition climatique qui nous permette non pas de limiter à 1,5, parce que là je pense qu'on est dans le Crénault. Mais de limiter les effets du changement climatique dans toute la mesure du possible. Donc il faut un continuer sur l'arlancé et de développer encore cette lutte contre le changement climatique et surtout mettre en place des mesures permettant la transition. Moi c'est ce que j'ai essayé de faire accepter au FMI ça m'a pris deux ans. C'est devenu un sujet macro, vraiment. Depuis que je suis à la BCE, nous avons aussi intégré le changement climatique dans nos paramètres d'appréciation des risques et de détermination de nos projections macroéconomiques. On l'applique également à toutes les créances sur lesquelles des financements sont consentis. C'est pas son difficulté. On est fortement critiqués. J'ai entendu à deux multiples reprises, vous n'êtes pas dans votre mode, Amanda, c'est pas la mission de la BCE. Et je pense que c'est profondément la mission de l'admesse, que d'envisager tous les risques qui peuvent s'appliquer, imaginez par exemple. Je donne un financement en contrepartie d'une créance qui est basée sur des actifs immobiliers. Situé dans une région susceptible par exemple d'inondation. Pas créance, elle vaut quoi. Ça va leur faciale? Non, il faut la réduire du montant du risque correspondant par exemple à l'inondation. Des biens qui sont plus assurables. Est-ce que ça peut constituer encore des créances? Merci beaucoup, Christine Lagarde, d'avoir été avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes présidente de la Banque centrale européenne dans quelques instants mes camarades, François Saltyel, Lucille Comot et le journal d'Anne Lorchois, le 8h45.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Christine Lagarde, présidente de la BCE, réagit à l'accord potentiel entre Trump et l'Iran, le qualifiant de bonne nouvelle si confirmé, notamment pour la réouverture du détroit d'Ormuz et la stabilité des marchés.
  2. La mission principale de la BCE est de maintenir la stabilité des prix (inflation cible de 2 %) et de préserver l'euro, en utilisant des taux directeurs pour contrer l'inflation.
  3. Lagarde justifie la récente hausse des taux de 0,25 % (de 2 % à 2,25 %) pour lutter contre les effets directs, indirects et de second tour de l'inflation, malgré les critiques sur son impact sur la croissance.
  4. Elle souligne que l'inflation frappe surtout les ménages les plus pauvres, et que son action vise à protéger leur pouvoir d'achat, tout en notant que les mécanismes d'indexation des salaires, comme le SMIC en France, peuvent atténuer les effets.
  5. Lagarde évoque son mandat à la BCE (jusqu'en 2027), rejetant les spéculations sur un départ anticipé pour des raisons politiques, mais affirmant qu'elle s'exprimera si l'ancrage européen de la France est menacé.

Summary:

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, commente d'abord l'accord potentiel entre Trump et l'Iran, qu'elle juge positif pour la réouverture du détroit d'Ormuz et la réduction de l'instabilité des prix des matières premières, tout en restant prudente sur sa confirmation. Elle rappelle que la BCE a pour mission fondamentale de garantir la stabilité des prix avec un objectif d'inflation de 2 %, et de préserver l'euro. Lagarde justifie la récente hausse des taux directeurs de 0,25 %, passant de 2 % à 2,25 %, comme une réponse nécessaire à la propagation de l'inflation due au choc pétrolier.

Elle explique que l'inflation a des effets directs, indirects et de second tour (notamment sur les salaires), et que la BCE doit agir pour éviter une spirale inflationniste durable, qui pénaliserait surtout les ménages les plus vulnérables. Elle rejette l'idée que cette hausse des taux favorise les riches, affirmant que l'inflation non maîtrisée est plus dommageable pour les pauvres. Enfin, Lagarde aborde son mandat, écartant les spéculations sur un départ anticipé pour raisons politiques, mais indique qu'elle interviendrait si l'ancrage européen de la France était menacé.

Elle insiste sur son devoir de rester à la barre en période de tempête économique, tout en se disant attentive aux débats politiques français.

FAQs

La mission principale de la BCE est de garantir la stabilité des prix dans la zone euro, avec un objectif d'inflation de 2 %.

La BCE a augmenté ses taux pour lutter contre l'inflation, notamment après un choc pétrolier et face à des effets de second tour, comme la hausse des salaires.

Les trois taux directeurs sont le taux de refinancement principal, le taux de la facilité de dépôt et le taux de la facilité de prêt marginal.

L'inflation sous-jacente exclut les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation ; elle est cruciale car elle reflète les tendances durables de l'inflation.

L'inflation touche davantage les ménages pauvres car ils consacrent une grande partie de leurs revenus aux achats essentiels, réduisant leur pouvoir d'achat.

Elle avait envisagé une retraite anticipée en février, mais la crise inflationniste l'a convaincue de rester pour accomplir sa mission.

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